Storiavoce

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Storiavoce est une radio web exclusivement consacrée à l'histoire. Storiavoce s'adresse à un grand public cultivé, étudiant et universitaire.

176 épisodes

22 avril 2019 - 00:20:19
Le mot apparaît au XIXe siècle et fait figure de repoussoir: mais comment définir la réalité de l'absolutisme? Dans ce deuxième volet de nos [Cours d'Histoire] consacré au Grand Siècle et au pouvoir, l'historien Michel Vergé Franceschi présente un régime bien éloigné des clichés habituels. Interrogé par Christophe Dickès, il répond aux questions suivantes:- Comment définir l’absolutisme ? Peut-on le définir par opposition à un pouvoir aristocratique, oligarchique ou bien même démocratique ? - Le roi fait-il les choses "selon son bon vouloir", libre de toute contrainte ? - Le pouvoir du roi est-il arbitraire, illimité, ni lié par des lois ? Le roi absolu se distingue par le fait qu’il contrôle le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Existe-t-il des contre-pouvoirs à l’absolutisme ? - Est-ce que l'absolutisme est une particularité française ? Le roi, dit-on, est « empereur en son royaume »… que signifie cette expression ? - Peut-on considérer le pouvoir de Louis XIV comme une forme d’autoritarisme ? - Que signifie la phrase: "Le peuple en ses Etats, le roi en son conseil"?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin.
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18 avril 2019 - 00:21:06
Le libéralisme français connut son heure de gloire sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848. Louis-Philippe est alors au pouvoir et s’entoure d’hommes de valeur dont François Guizot, Casimir Perier, Jacques Laffitte ou encore le duc de Broglie. Ils sont imprégnés de la pensée d’intellectuels tels que Frédéric Bastiat, Alexis de Tocqueville et Jean-Baptiste Say. Sous leur houlette, en dix-huit ans, la France rattrape une partie du retard économique qu’elle avait accumulé sur l’Angleterre. Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent. Le pays se dote d’infrastructures telles que le chemin de fer, qui commence à relier les grandes villes, et les canaux. Ce que Louis-Philippe réalisa, dans une France épuisée par les guerres et les changements de régime, fut le dépassement des clivages politiques pour gouverner au centre et moderniser le pays en impulsant du mouvement tout en préservant sa stabilité. Jean-Baptiste Noé nous présente ces dix-huit années dans ce Cours d'Histoire. il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme et notamment: La parenthèse libérale, dix-huit années qui ont changé la France (Calmann Lévy, 174 pages, 17€). Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L’Opinion, 222 pages, 18€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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14 avril 2019 - 00:17:04
Sa statue monumentale est en face du Palais Bourbon, aux côtés de Michel de L’Hospital, de Henri-François d’Aguesseau et du duc de Sully. Au centre d'une polémique fin 2017, le personnage domine pourtant son siècle. L'historien Michel Vergé-Franceschi nous dit pourquoi. Il répond à Christophe Dickès.- Qui était Colbert ? Quel était le niveau d'entente et de confiance entre Louis XIV et son ministre? - Est-ce que la confiance de Louis XIV à Colbert inaugure le règne de la bourgeoisie comme le dit Saint-Simon ? La bourgeoisie qui commerçait se met à la politique ? - Colbert représente t'il la reprise en main des finances au détriment de Fouquet? - Peut-on voir en lui un des plus grands réformateurs de l’époque moderne ? - Est-ce que ce modèle de rigueur est une légende dorée ? Daniel Dessert, par exemple, estime que son rôle était limité. - Colbert est aujourd’hui critiqué pour le fameux Code noir, un édit publié en 1685 touchant je cite : « La discipline des esclaves nègres des îles de l’Amérique française ». Notre regard contemporain ne peut comprendre un tel texte. Comment faut-il le lire et l'interpréter?L’invité: Corse de naissance, indéfectiblement attaché à son île d’origine, Michel Vergé-Franceschi lui a rendu hommage dans plusieurs ouvrages. Il est un des grands spécialistes d’histoire moderne et tout spécialement du monde maritime. Auteur de très nombreux ouvrages, il a publié chez Payot une biographie de Colbert mais aussi de Ninon de Lenclos. Professeur d’histoire moderne à l’université de Tours, il a été l'invité de Storiavoce pour évoquer la figure de Pozzo di Borgo, l’ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€). Ces deux livres La mer et Henri le Navigateur viennent d’être réédités dans la collection de poche des Editions du Félin. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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11 avril 2019 - 00:42:40
Depuis des siècles, la papauté et le Saint-Siège jouent un rôle majeur sur la scène internationale: en tant que puissance européenne d'abord puis en tant que puissance morale. Depuis la fin du XIXe siècle, elle multiplie les interventions à la demande des Etats en conflits et joue un rôle d'arbitre et de médiateur. Elle propose ce qu'on appelle communément dans la langue de la diplomatie ses bons offices. Par ailleurs, elle entretient avec de nombreux Etats des relations diplomatiques afin de défendre la liberté religieuse et, surtout, de protéger les catholiques là où ils se trouvent dans le monde. Elle signe ainsi des concordats ou des accords avec ces états délimitant "les" libertés de l'Eglise: liberté de culte, liberté scolaire, etc. Storiavoce vous propose de découvrir ce rôle international avec Roberto Regoli. Il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Roberto Regoli est professeur d’histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne de Rome dont il dirige le département d’Histoire de l’Eglise. Il est spécialisé dans l’histoire de la papauté, la curie romaine et la diplomatie pontificale du XIXe au XXIe siècles. A cet égard, il dirige la prestigieuse revuue internationale : Archivum Historiae Pontificiae. Dans le cadre de ses recherches, il a travaillé sur le Secrétaire d’Etat Consalvi (1757-1824) mais il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, Dernièrement, il a dirigé en collaboration avec Marie Levant, et en lien avec l’Ecole française de Rome et le LabEx (Paris Sorbonne), un colloque consacré à la politique concordataire du Saint-Siège des XIXe siècles à nos jours. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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11 avril 2019 - 00:42:40
Depuis des siècles, la papauté et le Saint-Siège jouent un rôle majeur sur la scène internationale: en tant que puissance européenne d'abord puis en tant que puissance morale. Depuis la fin du XIXe siècle, elle multiplie les interventions à la demande des Etats en conflits et joue un rôle d'arbitre et de médiateur. Elle propose ce qu'on appelle communément dans la langue de la diplomatie ses bons offices. Par ailleurs, elle entretient avec de nombreux Etats des relations diplomatiques afin de défendre la liberté religieuse et, surtout, de protéger les catholiques là où ils se trouvent dans le monde. Elle signe ainsi des concordats ou des accords avec ces états délimitant "les" libertés de l'Eglise: liberté de culte, liberté scolaire, etc. Storiavoce vous propose de découvrir ce rôle international avec Roberto Regoli. Il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Roberto Regoli est professeur d’histoire contemporaine à l’Université pontificale Grégorienne de Rome dont il dirige le département d’Histoire de l’Eglise. Il est spécialisé dans l’histoire de la papauté, la curie romaine et la diplomatie pontificale du XIXe au XXIe siècles. A cet égard, il dirige la prestigieuse revuue internationale : Archivum Historiae Pontificiae. Dans le cadre de ses recherches, il a travaillé sur le Secrétaire d’Etat Consalvi (1757-1824) mais il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, Dernièrement, il a dirigé en collaboration avec Marie Levant, et en lien avec l’Ecole française de Rome et le LabEx (Paris Sorbonne), un colloque consacré à la politique concordataire du Saint-Siège des XIXe siècles à nos jours. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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8 avril 2019 - 00:47:52
Pourquoi tant d’histoire est une émission qui a pour vocation de mettre en valeur des historiens, leurs parcours et leur œuvre. En quoi cette œuvre a marqué l’intelligence ainsi que la recherche? Qu’ils soient vivants ou disparus, l’idée est aussi de souligner quel est le rapport que nous pouvons entretenir avec l’histoire. • Comment vivre l’histoire ? • Comment évoluer dans "l’atelier de l’historien" pour reprendre l’expression de François Furet? • Comment entretenir le goût de l’histoire et le sens qu’elle donne à notre existence et à nos quêtes? • Alors que l’enseignement est marquée par l’utilitarisme et la question du comment, en quoi les historiens nous amènent à comprendre le pourquoi des événements.Storiavoce vous propose aujourd'hui de découvrir un des plus grands universitaires de son temps. Un chercheur tout d’abord, mais aussi un homme qui s’est investi dans le monde scolaire et universitaire : à Sciences Po, à Nanterre dans la période difficile de la fin des années 60. Un homme qui a surtout su créer un pont entre la recherche d'une part et le monde médiatique d’autre part. Qui a su sortir de sa tour d’ivoire en s’investissant lui-même sur les plateaux de télévision, de radio mais aussi dans les colonnes des journaux : il s’agit de René Rémond. Il est présenté par Charles Mercier, interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré sa thèse à l’engagement universitaire de René Rémond au lendemain de Mai 68. Son livre consacré à René Rémond (Salvator, 416 pages, 22€) a été préfacé par Pierre Nora. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Pourquoi tant d’histoire est une émission qui a pour vocation de mettre en valeur des historiens, leurs parcours et leur œuvre. En quoi cette œuvre a marqué l’intelligence ainsi que la recherche? Qu’ils soient vivants ou disparus, l’idée est aussi de souligner quel est le rapport que nous pouvons entretenir avec l’histoire. • Comment vivre l’histoire ? • Comment évoluer dans "l’atelier de l’historien" pour reprendre l’expression de François Furet? • Comment entretenir le goût de l’histoire et le sens qu’elle donne à notre existence et à nos quêtes? • Alors que l’enseignement est marquée par l’utilitarisme et la question du comment, en quoi les historiens nous amènent à comprendre le pourquoi des événements.Storiavoce vous propose aujourd'hui de découvrir un des plus grands universitaires de son temps. Un chercheur tout d’abord, mais aussi un homme qui s’est investi dans le monde scolaire et universitaire : à Sciences Po, à Nanterre dans la période difficile de la fin des années 60. Un homme qui a surtout su créer un pont entre la recherche d'une part et le monde médiatique d’autre part. Qui a su sortir de sa tour d’ivoire en s’investissant lui-même sur les plateaux de télévision, de radio mais aussi dans les colonnes des journaux : il s’agit de René Rémond. Il est présenté par Charles Mercier, interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Charles Mercier est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux et membre junior de l’Institut universitaire de France. Il a consacré sa thèse à l’engagement universitaire de René Rémond au lendemain de Mai 68. Son livre consacré à René Rémond (Salvator, 416 pages, 22€) a été préfacé par Pierre Nora. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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3 avril 2019 - 00:46:28
Qui n’a jamais imaginé Louis XIV cantonné à son château de Versailles dont les seuls déplacements étaient ceux qu’il effectuait entre la salle du trône et le théâtre, dans le faste et le confort le plus absolu? Rien n’est plus faux ! Louis XIV est un grand voyageur ! Défini généralement comme un génie de l’institutionnalisation voire l’inventeur de la bureaucratie française, Louis XIV serait un roi stable. Il n’y a qu’un pas pour l’imaginer figé dans un immobilisme spatial. À partir de cette idée, on peut aisément deviner toutes celles qui ont pu en découler sur Louis XIV et plus globalement sur son règne… Et pourtant, selon La Gazette de Théophraste Renaudot, il a « préféré ainsi les fatigues des voyages aux délices de la cour ». Louis XIV n’est pas seulement un roi guerrier, il est aussi un roi qui aime se déplacer et qui fait de ses voyages un élément constitutif voire essentiel de son art de gouverner. Il est même le seul Bourbon qui ait franchi les limites de son royaume. C’est sur la silhouette d’un roi soleil voyageur, persévérant, que nous allons nous arrêter aujourd’hui grâce à la lecture du dernier ouvrage de l’historien Christophe Levantal. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.- Pourquoi l’image d’un roi-soleil voyageur est-elle si méconnue ? - Qu’entendons-nous par « voyage » de Louis XIV ? - Où loge le roi lorsqu’il se déplace ? - Quels moyens de locomotion la cour utilise-t-elle pour se déplacer ? - Comment le roi gouvernait-il pendant ses longs déplacements ?L'invité: Christophe Levantal est historien des institutions et de la noblesse et surtout grand spécialiste de Louis XIV. Il a publié de nombreux ouvrages de référence : Louis XIV. Chronographie d’un règne, le règne de Louis XIV au jour le jour et un Dictionnaire biographique des Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790). Il vient de publier un livre très riche et détaillé sur les voyages de Louis XIV: Louis XIV, voyageur (28,00 €) chez CNRS éditions. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Qui n’a jamais imaginé Louis XIV cantonné à son château de Versailles dont les seuls déplacements étaient ceux qu’il effectuait entre la salle du trône et le théâtre, dans le faste et le confort le plus absolu? Rien n’est plus faux ! Louis XIV est un grand voyageur ! Défini généralement comme un génie de l’institutionnalisation voire l’inventeur de la bureaucratie française, Louis XIV serait un roi stable. Il n’y a qu’un pas pour l’imaginer figé dans un immobilisme spatial. À partir de cette idée, on peut aisément deviner toutes celles qui ont pu en découler sur Louis XIV et plus globalement sur son règne… Et pourtant, selon La Gazette de Théophraste Renaudot, il a « préféré ainsi les fatigues des voyages aux délices de la cour ». Louis XIV n’est pas seulement un roi guerrier, il est aussi un roi qui aime se déplacer et qui fait de ses voyages un élément constitutif voire essentiel de son art de gouverner. Il est même le seul Bourbon qui ait franchi les limites de son royaume. C’est sur la silhouette d’un roi soleil voyageur, persévérant, que nous allons nous arrêter aujourd’hui grâce à la lecture du dernier ouvrage de l’historien Christophe Levantal. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.- Pourquoi l’image d’un roi-soleil voyageur est-elle si méconnue ? - Qu’entendons-nous par « voyage » de Louis XIV ? - Où loge le roi lorsqu’il se déplace ? - Quels moyens de locomotion la cour utilise-t-elle pour se déplacer ? - Comment le roi gouvernait-il pendant ses longs déplacements ?L'invité: Christophe Levantal est historien des institutions et de la noblesse et surtout grand spécialiste de Louis XIV. Il a publié de nombreux ouvrages de référence : Louis XIV. Chronographie d’un règne, le règne de Louis XIV au jour le jour et un Dictionnaire biographique des Ducs et Pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790). Il vient de publier un livre très riche et détaillé sur les voyages de Louis XIV: Louis XIV, voyageur (28,00 €) chez CNRS éditions. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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31 mars 2019 - 00:45:38
Nous sommes en 1482, dans cette France médiévale prête à entrer dans la Renaissance. Alors que le roi Louis XI est à l’agonie, le Rouennais Pierre Choinet, "médecin et astrologien" du roi écrit Le Livre des Trois Âges, destiné à son souverain. Sorte de bilan du règne, le texte vise à redonner la santé et la fierté d’une vie écoulée à un roi à l'agonie. Or, dans ce texte, une des enluminures présente un berger en train de tondre un mouton. A ses côtés un panier rempli de laine, ainsi qu’un chien hiératique portant un collier de fer. Le berger est évidemment le roi et l’enseignement est intemporel : le roi doit imposer ses sujets mais avec modération. A sa façon, Pierre Choinet anticipe le fameux mot: "Trop d’impôts tue l’impôt". Quant au panier, il symbolise le trésor royal tandis que le chien représente, lui, l’armée parce que le premier devoir d’un roi est de défendre ses sujets. Cependant, régulièrement dans notre histoire, l’imposition a suscité colères, indignations et parfois même révoltes. Storiavoce vous propose de faire une petite histoire de ces révoltes à travers les âges : des Maillotins aux Bonnets rouges (qui étaient aussi bleus), de la Fronde aux Gilets jaunes… Quelques soient leurs expressions, ces révoltes révèlent une permanence de l’histoire. Docteur en Histoire économique, Jean-Baptiste Noé nous en décrit ses ressorts. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme. Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L'Opinion, 222 pages, 18€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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Nous sommes en 1482, dans cette France médiévale prête à entrer dans la Renaissance. Alors que le roi Louis XI est à l’agonie, le Rouennais Pierre Choinet, "médecin et astrologien" du roi écrit Le Livre des Trois Âges, destiné à son souverain. Sorte de bilan du règne, le texte vise à redonner la santé et la fierté d’une vie écoulée à un roi à l'agonie. Or, dans ce texte, une des enluminures présente un berger en train de tondre un mouton. A ses côtés un panier rempli de laine, ainsi qu’un chien hiératique portant un collier de fer. Le berger est évidemment le roi et l’enseignement est intemporel : le roi doit imposer ses sujets mais avec modération. A sa façon, Pierre Choinet anticipe le fameux mot: "Trop d’impôts tue l’impôt". Quant au panier, il symbolise le trésor royal tandis que le chien représente, lui, l’armée parce que le premier devoir d’un roi est de défendre ses sujets. Cependant, régulièrement dans notre histoire, l’imposition a suscité colères, indignations et parfois même révoltes. Storiavoce vous propose de faire une petite histoire de ces révoltes à travers les âges : des Maillotins aux Bonnets rouges (qui étaient aussi bleus), de la Fronde aux Gilets jaunes… Quelques soient leurs expressions, ces révoltes révèlent une permanence de l’histoire. Docteur en Histoire économique, Jean-Baptiste Noé nous en décrit ses ressorts. Il est interrogé par Christophe Dickès.L'invité: Docteur en Histoire économique et chercheur associé à Paris Sorbonne Université, Jean-Baptiste Noé est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au libéralisme. Il a co-écrit La Révolte fiscale, Histoire, théorie et avatars (Calmann Lévy an association avec L'Opinion, 222 pages, 18€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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28 mars 2019 - 00:45:02
Tout le monde connaît le fameux mot de Juvénal sur la satisfaction des besoins romains: Panem et Circenses. "Le peuple qui jadis octroyait des commandements, des consulats, des légions et tout le reste, ne désire ardemment aujourd'hui que deux choses : du pain et des jeux." Tout au long de ses années de recherche, Catherine Virlouvet dévoile une réalité plus complexe de la plèbe romaine en soulignant son hétérogénéité. A t'on une idée précise précise du nombre d'habitants à Rome au Ier siècle? Comment faire vivre une ville de cette taille? Quels étaient les circuits d'acheminements des denrées alimentaires et notamment du blé? Comment se conservait ces denrées et où étaient-elles entreposées? Interrogé par Christophe Dickès, Catherine Virlouvet nous ouvre les portes du quotidien des Romains. Dans une seconde partie, elle présente l'Ecole française de Rome qu'elle dirige: son histoire, son rôle scientifique, ses spécialités et ses liens institutionnels qui participent du rayonnement de la France à l'étranger.Notre invité: Élève de Claude Nicolet, Catherine Virlouvet s'est spécialisée en histoire antique et a travaillé sur les procédures de distribution du blé public à Rome de la fin de la République au Haut-Empire, ainsi que sur les famines et les émeutes. Après une carrière universitaire (Rouen, Aix-Marseille), elle a été la première femme à occuper la direction de l'Ecole française de Rome.
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28 mars 2019 - 00:45:02
Tout le monde connaît le fameux mot de Juvénal sur la satisfaction des besoins romains: Panem et Circenses. "Le peuple qui jadis octroyait des commandements, des consulats, des légions et tout le reste, ne désire ardemment aujourd'hui que deux choses : du pain et des jeux." Tout au long de ses années de recherche, Catherine Virlouvet dévoile une réalité plus complexe de la plèbe romaine en soulignant son hétérogénéité. A t'on une idée précise précise du nombre d'habitants à Rome au Ier siècle? Comment faire vivre une ville de cette taille? Quels étaient les circuits d'acheminements des denrées alimentaires et notamment du blé? Comment se conservait ces denrées et où étaient-elles entreposées? Interrogé par Christophe Dickès, Catherine Virlouvet nous ouvre les portes du quotidien des Romains. Dans une seconde partie, elle présente l'Ecole française de Rome qu'elle dirige: son histoire, son rôle scientifique, ses spécialités et ses liens institutionnels qui participent du rayonnement de la France à l'étranger.Notre invité: Élève de Claude Nicolet, Catherine Virlouvet s'est spécialisée en histoire antique et a travaillé sur les procédures de distribution du blé public à Rome de la fin de la République au Haut-Empire, ainsi que sur les famines et les émeutes. Après une carrière universitaire (Rouen, Aix-Marseille), elle a été la première femme à occuper la direction de l'Ecole française de Rome.
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24 mars 2019 - 00:40:36
De tous les livres d’histoire que nous recevons à Storiavoce, Napoléon possède une place bien particulière. Le sujet paraît en effet inépuisable et il ne se passe pas un mois sans qu’un auteur ait la gentillesse de nous faire parvenir un ouvrage en lien direct ou indirect avec l’Empire. Mais, dans cette masse, peu de livres se distinguent vraiment… Si bien que quand nous avons reçu « Napoléon et le sacré », notre première réaction a été de dire: « Enfin ». Enfin un livre sur un sujet délaissé et pourtant essentiel du règne de l’Empereur. En effet, bien des interrogations subsistent: Napoléon fut-il d’abord éduqué religieusement ? Et si oui que va-t-il garder de cet enseignement ? Entretenait-il une religiosité et ou une spiritualité ? Quel est l’objectif de son concordat de 1802 ? Comment son entourage va t’il réagir à ce concordat ? Son administration va-t-elle l'appliquer correctement ? Pourquoi en dépit de ce concordat, le pape Pie VII v’ a t’il être fait prisonnier ? Autant de questions que nous posons à Marie Courtemanche. Elle est interrogée par Christophe Dickès.L'invité: Marie Courtemanche est une jeune historienne qui a travaillé sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon. Napoléon et le sacré est son tout premier livre. Il est paru aux Editions du Cerf (384 pages, 24€).
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24 mars 2019 - 00:40:36
Un empereur très chrétien? by Storiavoce
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20 mars 2019 - 00:43:13
Nous ne connaissons de sa vie que ce que le pape Grégoire le Grand, qui régna au VIe siècle, a bien voulu nous transmettre. Nous avons aussi une règle écrite de 73 chapitres qui, en dépit de l’exercice littéraire, peut nous renseigner sur son existence… Pourtant, même si les sources nous apparaissent bien maigres, le personnage de Benoît de Nursie fait figure de géant dans l’histoire du Christianisme. Tant et si bien que pas moins de seize papes ont souhaité porter ce nom. Figure patriarcale, Benoît est considéré comme le fondateur du monachisme occidental : « Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. » nous disait encore récemment un pape. C’est parce qu’il rayonne jusqu’à nos jours qu’un autre pape, Paul VI, décida en 1964, d’en faire le patron de l’Europe. D'ailleurs, dans son livre sur la naissance de l’Europe au Moyen-Âge, le grand historien Jacques le Goff le place aux côtés aux côtés de Boèce, de Cassiodore, d’Isidore de Séville ou bien encore de Bède le Vénérable qu’il considère comme je cite « les fondateurs culturels du Moyen-Âge » … Mais l’histoire n’est-elle pas trop bien écrite ici ? Que savons-nous réellement de ce personnage ? Storiavoce vous propose de vous transporter à la fin du Ve siècle, dans un monde en crise, alors que l’Empire romain d’Occident vient de sombrer. Dans ce contexte, un homme va promouvoir un idéal : il s’agit de Benoît de Nursie.L'invité: Directeur de recherche au CNRS, directeur-adjoint du Laboratoire d'études sur les monothéismes, Odon Hurel est spécialiste du monachisme bénédictin. Il est notamment l'auteur de Cluny. De l'abbaye à l'ordre clunésien (2010, avec Denyse Riche), de Prières des bénédictins (2010), de Les Secrets des abbayes et des monastères (2013) et de Solesmes. Prieuré médiéval, abbaye contemporaine (2016, avec dom Thierry Barbeau). Il vient de publier une étude sur saint Benoît (Perrin, 450 pages, 23€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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20 mars 2019 - 00:43:13
Benoît ou la naissance d'une civilisation? by Storiavoce
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17 mars 2019 - 00:45:16
A la croisée des empires by Storiavoce
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17 mars 2019 - 00:45:16
A la croisée des empires by Storiavoce
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13 mars 2019 - 00:43:27
Proche de Louis XVIII, le duc de Lévis écrivait: « Un monarque sans cour est un grand arbre déraciné que le moindre coup de vent renverse ». Ecrin d’un pouvoir, reflet d’une puissance, vitrine d’un pays, une cour est une structure qui s’apprête en fonction du souverain qu’elle auréole. Elle se redéfinit et évolue sans cesse mais toujours sur les vestiges des dynasties passées et en fonction des autres cours avec lesquelles elle est en interdépendance. Si les différentes révolutions semblent avoir brisé ou du moins épuisé ces systèmes curiaux, ils ont pourtant été la réalité de bien des contrées pendant bien des époques… Storiavoce vous propose aujourd’hui, un tour du monde du faste, du luxe, du politique. Partez à la rencontre des dynasties les plus légendaires, des rois les plus fantasques, des reines les plus capricieuses et des royaumes les plus merveilleux en étudiant la cour dans sa logique mondiale à partir de l’ouvrage co-dirigé par Thierry Sarmant et Victor Battaggion : L’Histoire mondiale des Cours, de l’Antiquité à nos jours, aux éditions Perrin (448 pages, 25.00 €).L'invité: Thierry Sarmant est historien, spécialiste de numismatique, archiviste paléographe, et directeur des collections du Mobilier National. Il a publié une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire moderne et l’histoire du patrimoine dont Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (co-écrit avec Matthieu Stoll), Vincennes : mille ans d'histoire de France.Victor Battaggion est journaliste culturel et rédacteur en chef adjoint du magazine Historia. Il a publié entre autres : Ridicules ! Les dossiers inavoués des grands personnages de l’histoire et Les Figures du Mal. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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