Storiavoce

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Storiavoce est une radio web exclusivement consacrée à l'histoire. Storiavoce s'adresse à un grand public cultivé, étudiant et universitaire.

198 épisodes

26 août 2019 - 00:44:13
Né sous le nom de Lucius Domitius Ahénobarbus le 15 décembre 37 à Actium, Néron est le dernier empereur romain de la dynastie julio-claudienne. Homme de pouvoir cruel, personnage pervers, esthète sadique, Néron est souvent invoqué comme le symbole du mal. Déjà Pline l’Ancien au Ier siècle après J-C, en l’associant à Caligula le consacrait « fléau du genre humain ». Et pourtant, la rigueur historique et la finesse d’analyse, nous découvrent un personnage plus en relief : on ne peut comprendre Néron sans comprendre sa famille et son enfance, associer uniquement la cruauté de l’empereur à un sadisme malsain et voire en lui exclusivement un poète maudit et mauvais. Savez-vous que ce n’est pas Néron qui a brûlé Rome ? Que l’empereur que l’on voit souvent comme exclusivement cruel et avide de sang était aimé de son peuple ? Que ce souverain était raffiné et cultivé ? Nous recevons au micro de Storiavoce, Catherine Salles, qui vient nous proposer un portrait de Néron et dégrossir la vision simpliste qu’on a souvent du personnage.L'invité: Catherine Salles est agrégée de lettres classiques et grande spécialiste de l’Antiquité. Elle a enseigné les lettres et la civilisation latine à Paris X et vient de publier une très belle biographie de l’empereur romain Néron (Néron, Perrin, 2019, 228 p. Elle a déjà écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’Antiquité et la mythologie: Le grand incendie de Rome, 64 ap. J.-C., (Tallandier, 2015, 256 p.), Lire à Rome, (Les Belles Lettres, 2008, 316 p.)
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4 juillet 2019 - 00:36:33
La nuit du 15 avril est entrée dans l’histoire. Au petit matin, la France s’est réveillée en état de choc. Depuis, nous sommes passés par toutes les étapes du deuil tel que le décrivent les psychologues : sidération, douleur, colère, résignation, espérance. Avec curiosité, chacun s’est plongé dans les souvenirs communs de la grande histoire, on regrette toujours de ne pas s’être assez intéressé aux disparus. Il s’est aussi remémoré les siens dans une introspection plus intime. Pourquoi sommes-nous touchés au plus profond de notre âme ? Notre Père ne fait pas l’unanimité. Mais Notre-Dame... Belle et rassurante, comme une mère, elle accroche sa silhouette arachnéenne aux rives de la Seine. Et ouvre ses entrailles. La cathédrale accueille ses enfants sans jugement. À tous, elle offre grâce et beauté, force et hardiesse, vie et mémoire. Ce dossier sur les cathédrales gothiques était en gestation quand le drame est survenu. Il a été étoffé pour mettre l’événement en perspective. Qu’est-ce qu’une cathédrale ? Que s’est-il passé au XIIe siècle pour que l’Europe se lance dans d’immenses chantiers de reconstruction ? Quelles sont les ambitions du gothique? Comment ces églises agrègent-elles l’histoire des hommes, jusqu’à aujourd’hui ? Les meilleurs spécialistes répondent à ces questions. Tout comme l’expérience vécue sur le terrain. Une invitation à découvrir les autres cathédrales. Rédactrice en chef, Priscille de Lassus répond aux questions de Christophe Dickès.Priscille de Lassus: Après des études littéraires et une école de journaliste, Priscille a commencé par travailler chez Radio Classique au service Actualités. Elle est aujourd’hui rédactrice en chef de Codex, un livre-magazine qui raconte l’histoire du christianisme avec pédagogie et curiosité. Codex, partenaire de Storiavoce, assume sa fibre pédagogique et une grande honnêteté intellectuelle, sans avoir peur des controverses. Une trentaine d’universitaires composent le conseil scientifique. Priscille prête régulièrement sa plume à d’autres revues culturelles : L’Objet d’art, Archéologia, Art et métiers du livre, Les Vieilles maisons françaises…
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2 juillet 2019 - 00:46:10
Au XIXe siècle, nombre d’hommes et de femmes – de femmes principalement – confient le récit de leur vie personnelle, de leurs pensées et de leurs tourments les plus intimes à un directeur de conscience. Cet homme d’Église, avec qui l’on évoque ce dont on ne peut parler ailleurs, est tout à la fois un guide moral et le premier confident : si sa charge initiale est de veiller à la bonne tenue des âmes, son écoute devient souvent pour les individus dirigés une occasion de parler d’eux-mêmes et de s’observer, d’ouvrir une « chambre à soi ». Les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Caroline Muller a mené l’enquête sur ces hommes et ces femmes, mais aussi sur les directeurs de conscience qui les accompagnent, à une époque où la vertu thérapeutique de la parole n’est pas encore une fin en soi. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres, largement retranscrites ici, et qui portent bien souvent la mention « à brûler ». Caroline Muller répond aux questions de Christophe Dickès.L'invitée: Maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Rennes 2, Carole Muller travaille sur la France dans la seconde moitié du XIXe siècle et particulièrement sur l'histoire du genre et du catholicisme. Elle est l'auteure du livre Au plus près des âmes et du corps, une histoire intime des catholiques au XIXe siècle (PUF, 364 pages, 23€).
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27 juin 2019 - 00:36:23
Dans les célèbres mémoires de madame de Rémusat, proche de Joséphine de Beauharnais, on peut lire un propos attribué à Napoléon Bonaparte, alors empereur des Français: « Le titre de roi est usé (…) celui que je porte est plus grand, il est encore plus vague, il sert l’imagination. » Le titre d’empereur et la notion d’empire ne renvoient pas seulement à une réalité politique et administrative mais à un ensemble de concepts et de réalités à l’imaginaire prospère : immensité d’un territoire, conquête, puissance, démesure, voire infini. Les empires impressionnent et alimentent des fantasmes et des rêves ; ils ont aussi et surtout structuré et caractérisé la période médiévale. Sylvain Gouguenheim, célèbre historien médiéviste vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif sous le titre : Les Empires médiévaux, aux éditions Perrin. Nos invités, Carman Bernand, grande spécialiste des sociétés et des peuples d'Amérique latine, et Florence Samsonis, qui travaille sur les relations entre le monde franc et byzantins, y ont participé. Elles répondent à Mari-Gwenn Carichon.Nos invitées: - Carman Bernand est historienne et anthropologue, grande spécialiste des sociétés et des peuples d’Amérique latine. Elle est l'auteure du chapitre : « Les empires solaires des Amériques : les Mexicas et les Incas ». - Florence Sampsonis est historienne, docteur en histoire médiévale et notamment spécialiste des relations entre le monde franc et le monde byzantin, et l’histoire (sa thèse porte sur "L’administration de la Morée par Charles Ier d’Anjou (1267-1285). L’apport majeur d’une source délicate : les registres angevins." Elle est membre depuis 2019 du Comité Français des Études Byzantines. Elle est ici l'auteure du chapitre : « L’empire latin de Constantinople entre 1204 et 1261, l’ombre d’un Empire ».
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24 juin 2019 - 00:39:41
Dans cette nouvelle émission Nos mémoires consacrée aux sources de l'Histoire, Eric Branca, journaliste et Historien, présente les entretiens oubliés d'Hitler. Depuis son émergence politique, en 1923, jusqu’à la défaite de la France, en 1940, Hitler a utilisé la presse démocratique comme nul autre dictateur ne l’avait fait avant lui. Complétant et souvent corrigeant ses innombrables discours, il accorda des entretiens à des journalistes triés sur le volet afin d’endormir les opinions publiques occidentales sur la réalité de ses desseins et le caractère impitoyable de leur mise en œuvre. Malgré les centaines de milliers de pages consacrées au Führer depuis plus de soixante-dix ans, ces interviews, accordées aux plus grands correspondants américains, britanniques et français de l’époque, n’ont pourtant jamais fait l’objet de la moindre publication, si ce n’est par le biais d’une poignée de citations. Elles sont pourtant essentielles, à la fois par ce qu’elles disent et par ce qu’elles dissimulent.L'invité: Historien et journaliste, Éric Branca a publié plusieurs ouvrages à succès, dont le très remarqué L’Ami américain. Washington contre de Gaulle (1940-1969) chez Perrin. Il vient d'éditer chez ce même éditeur: les entretiens oubliés d'Hitler 1923-1940 (260 pages, 22€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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20 juin 2019 - 00:43:31
La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI. Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la France moderne.La nature et l’évolution des relations entre le Trône et l’Autel, l’Église et l’État sous l’Ancien Régime sont difficiles à comprendre pour nos contemporains. De même que les conflits religieux qui l’émaillent – guerres de Religion, jansénisme, quiétisme… – et qui ont de multiples implications au plus haut sommet de l’État. Marie-Joëlle Guillaume en livre les arcanes par le biais des portraits de douze grands prélats français, du règne d’Henri III à celui de Louis XVI. Pierre de Gondi, François de La Rochefoucauld, Pierre de Bérulle, Richelieu, Bossuet, Fénelon, Valentin-Esprit Fléchier, Louis-Antoine de Noailles, Jean-Baptiste Massillon, André-Hercule de Fleury, Christophe de Beaumont et François-Joachim de Bernis : hommes d’État, hommes d’action, noms illustres des Lettres françaises ou prédicateurs en vue, tous sont de grandes âmes aux prises avec de grands débats. La présentation fouillée de leurs fortes personnalités, l’explication de leurs œuvres et de leurs actions conduisent à une plongée passionnante dans les XVIIe et XVIIIe siècles. Alliant la rigueur de l’historien à la limpidité du style, Marie-Joëlle Guillaume éclaire un pan encore largement méconnu de l’histoire politique et religieuse de la FranceL'invitée: Marie-Joëlle Guillaume est agrégée de Lettres classiques. Éditorialiste à l’hebdomadaire Famille Chrétienne, elle est membre de l’Académie d’Éducation et d’Études sociales et auteur de très nombreux articles et conférences. Elle a publié deux livres d'entretiens avec le cardinal Poupard, chez Plon en 2001 et chez Perrin en 2003. Spécialiste du XVIIe siècle, elle est la biographe de Vincent de Paul et vient de publier Pour Dieu et pour le Roi (Perrin, 400 pages, 24€).
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17 juin 2019 - 00:24:56
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce dernier épisode est consacré à la Deuxième Guerre mondiale et à la responsabilité du Mérchal Pétain. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes- Faut-il distinguer Laval de Pétain et en quelque sorte amoindrir la responsabilité de ce dernier ? - En 1942, vous montrez Pétain à court de solution… mais en a-t-il eu vraiment ? N’est ce pas la même incapacité du temps de son Ministère en 1934? - Fin 42, le Maréchal s’efface au profit de la seule personne Philippe Pétain. Est-ce à ce moment que Philippe Pétain cesse d’être le Maréchal ? - En dehors de l’antisémitisme d’Etat qui est un des caractères du régime, l’imprécision et la faiblesse de ces hommes n’est-elle pas dans la continuité de la faiblesse de la Troisième République ? Celle de Munich mais aussi celle de l’immobilisme face au péril hitlérien ? - Quel est son degré de responsabilité ? S’est-il trompé ou est-ce qu’il a été trompé ? - Fallait-il juger le Maréchal Pétain? - Faut-il distinguer (et non dissocier) le régime de Vichy et Philippe Pétain ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.
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12 juin 2019 - 01:01:50
En 1789, l’Assemblée constituante vote un projet constitutionnel au sujet de la place du pouvoir royal dans les institutions. Tout naturellement, les députés se regroupent par affinités idéologiques, sensibilités politiques, et plus largement conception de la France et de son gouvernement. A droite du président les partisans du pouvoir royal, à gauche, ses opposants. C’est ainsi que naît la gauche ou plutôt, les gauches. Le clivage d’abord topographique prend ensuite un sens plus large jusqu’à devenir un référent incontournable de la politique française. Aussi opposés soient-elles la droite et la gauche alimentent leur existence dans les idées qui les opposent l’une à l’autre, mais pas seulement. La bataille des idées n’est effective que grâce à la campagne de ses émissaires et de ses initiateurs: qui furent ces figures de la Gauche française? Pour les évoquer, Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce Michel Winock.Michel Winock est le plus grand spécialiste de la République française et de ses mouvements intellectuels. Il a publié des dizaines d’ouvrages qui sont aujourd’hui des références pour étudier et l’époque contemporaine : Le siècle des intellectuels (928 pages, 90,00 euros), récompensé par le prix Médicis essai en 1997, Le 20e siècle idéologique et politique (544 pages, 11,00 euros) ou encore L’histoire de la France républicaine, histoire politique XIXe-XXIe siècle (1 290 pages, 32 euros) paru en 2017. Historien des idées, des mouvements politiques et des dynamique institutionnelles, il s’est également rendu célèbre avec des grandes biographies : Madame de Staël (Prix Goncourt de la biographie)(672 pages, 11,00 euros), ou encore Clemenceau (584 pages, 35,00 euros) (Prix Aujourd’hui en 2008) . Régulièrement sollicité pour apporter son expertise d’historien pour commenter l’actualité politique et sociale française, il connaît la gauche mieux que personne. L’ ouvrage collectif qu’il vient de diriger et publier chez Perrin rassemble des plumes brillantes et des historiens talentueux : Les figures de proue de la gauche depuis 1789 (480 pages, 24, 90 euros) dans lequel Michel Winock a signé deux chapitres: l’un sur Proudhon et l’autre sur Victor Hugo.
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10 juin 2019 - 00:21:29
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce deuxième épisode est consacré à la période de l'entre-deux guerres jusqu'à la défaite de 1940. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Entre les deux Guerres, Pétain est-il un homme qui veut se mettre en retrait avec les honneurs ou au contraire un homme actif ? - Quelles seront ses responsabilités militaires? - A posteriori, peut-on le charger de l’impréparation militaire qui mènera à la défaite de 1940 ? - Quel sera son rôle ministériel aux armées en 1934? Qu’a fait le Maréchal pendant ces neuf mois ? - Pourquoi fait-il un bilan négatif de cette expérience? Pourquoi refuse t'il un nouveau maroquin dans les gouvernements de Pierre-Etienne Flandin ou Sarraut en 1936? - Le discours au dîner annuel de la Revue des Deux Monde préfigure son programme de 1940. Peut-on dire que Vichy a été préparé dans un contexte de crise international dans les années 1930 ? Ou que les choses se sont faites dans l’improvisation ? - Comment expliquer sa nomination en Espagne en tant qu'ambassadeur? - Pourquoi est-il appelé en 1940? A t’il eu raison de prendre le pouvoir en 1940 ? - Peut-on en faire un pessimiste? - L’armistice était donc le bon choix pour lui ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.
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5 juin 2019 - 00:53:50
Plus qu’un simple objet d’histoire, la Révolution Française est pour certains un mythe, un fantasme, une idole. Un mythe aux contours flous qu’il faut sans cesse réinventer et adapter, un mythe populaire écrit par des intellectuels, un fantasme qui ensorcelle et qui fascine. Mais la Révolution française est aussi une idole, qui semble pourtant chanceler depuis 1789 dans son sanctuaire. Elle est une idole ébréchée mais dont les débris semblent toujours replacés dans le saint des saints du temple de l’histoire. L’historiographie semble le montrer : étudier la Révolution française ne peut-être qu’un pèlerinage ou une guerre sainte. Une chose est sûre, la salle capitulaire ne se désemplit pas même si tout le monde ne semble pas avoir le droit au chapitre. Mari-Gwenn Carichon reçoit au micro de Storiavoce, l’historien Claude Quétel, qui vient de publier aux éditions Tallandier et Perrin, l’ouvrage : Crois ou meurs, une histoire incorrecte de la Révolution française.L'invité: Claude Quétel est un historien tout d’abord spécialiste du 18ème siècle Directeur de recherche honoraire au CNRS, il est spécialiste de la folie et de la psychiatrie. On lui doit, entre autres une Histoire de la folie, de l’Antiquité à nos jours (624 pages, 12,5 euros) chez Tallandier et une Histoire des murs (320 pages, 9 euros) chez Perrin. Reconnu comme un fin connaisseur de la Seconde Guerre mondiale, il a également été directeur scientifique du mémorial de Caen avec La Seconde Guerre mondiale (Perrin, 480 pages, 24,9 euros), L’Impardonnable Défaite (Tempus, 480 pages, 11 euros). Son Crois ou meurs est le récit historique de la période la plus controversée de l’histoire de France et l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Il a été coédité par Perrin et Tallandier (512 pages, 21,90€).
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3 juin 2019 - 00:23:36
Au programme de la classe de Troisième et de Terminale, la période des guerres totales fait de la personnalité du Maréchal Pétain une figure incontournable tant pour son rôle pendant la Grande Guerre que pendant la période de Vichy. Dans un [Cours d’Histoire] en trois volets, Bénédicte Vergez-Chaignon nous présente les facettes du personnage. Ce premier épisode est consacré aux origines de Pétain, de Cauchy-La-Tour (Pas-de-Calais) jusqu’à la fin de la Grande Guerre. Interrogée par Christophe Dickès, notre professeur d'histoire répond aux questions suivantes :- Que sait-on de Pétain avant 1914 ? Quelles sont ses origines, sa formation ? - Comment voit-il la défaite de 1870 ? - Il a un avancement anormalement lent, « une carrière sans éclat mais régulière » ? Pétain lui-même se voulait être un homme ordinaire ? - Quels sont ses principes en matière militaire ? - Le général Laure dit de lui en 1904 qu’il a « Une fermeté de caractères et d’idées qui lui permet de n’être l’esclave d’aucun milieu ». Quel est son caractère ? - Comment expliquer son ascension fulgurante et sa progression? - D’où vient sa réputation d’homme proche de ses soldats ? - Quel est le rôle de Pétain à Verdun en février 1916 ? Pourquoi a-t-il été choisi ? - Des détracteurs ont souhaité réévaluer son rôle en le minimisant. Qu’en dire ? Quelle était la nature de son différend avec Joffre ? - Pétain Verdun, est-ce l’homme providentiel ? - Quel est le rôle de Pétain en 1917-1918 ?L’invitée : Bénédicte Vergez-Chaignon est diplômée de Sciences Politiques et Docteur en Histoire. Spécialiste de la France et de la Deuxième Guerre Mondiale, elle a travaillé sous la direction de Serge Berstein. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont une biographie de Pétain qui fait autorité. L’ouvrage, qui a été salué unanimement, a reçu le prix de la biographie politique 2014 et le prix de la biographie du Point en 2015. Le livre est disponible en poche chez Tempus (1276 pages, 16€). Bénédicte Vergez-Chaignon vient de publier chez Flammarion, Jean Moulin, l’affranchi.
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30 mai 2019 - 00:39:27
Au cours de cette deuxième partie consacrée à la Grèce archaïque, Maria-Cécilia d'Ercole évoque le tournant et même la révolution que constitue le VIIIe siècle avant J.-C. Comment se caractérise cette révolution? Quel rôle joue la religion dans la société? Peut-on parler d'un pan-hellénisme à cette période ? Au delà de ce moment essentiel qui préside à la naissance de la Grèce, d'Ercole évoque par ailleurs le rôle de l'oeuvre homérique: que sait-on exactement d’Homère ? Comment les textes de l’Iliade et l’Odyssée ont-ils été écrits et sait-on exactement les dater ? Peut-on parler de sociétés homériques et quelle est la frontière entre réalité et littérature ? Quels sont les liens entre Homère et l’autre poète grec, Hésiode ? Comment enfin expliquer la postérité de l'oeuvre et surtout, comment l'oeuvre va t'elle participer à l'émergence d'une culture et d'une intelligence grecque? Autant de questions auxquelles Maria Cecilia d’Ercole répond. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invitée: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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26 mai 2019 - 00:41:20
Nous sommes au VIe siècle avant JC, dans le fameux palais de Crésus, roi de Lydie et bien évidemment, comme chacun le sait : l’homme le plus riche de la terre. Or, en ce jour, Solon, le sage archonte, visite le fameux roi qui lui demande de lui décerner le titre de « personne la plus heureuse au monde. » C’était sans compter sur la sagesse de Solon qui, après avoir feint de ne pas comprendre la question, se mit à expliquer au roi que le plus heureux des hommes était un certain Thelos. Thelos, obscur athénien mais qui a vu naître, qui a vu grandir ses enfants, qui les a élevé dans la droiture et la sagesse, qui les a vu eux-mêmes devenir père et mère… Thélos qui enfin bénéficia d’une mort heureuse en luttant pour sa patrie, les armes à la main. Une belle mort, une mort héroïque qui place le plus obscur des citoyens dans « l’éternité du souvenir et la reconnaissance publique. » Storiavoce vous propose de remonter le temps et de découvrir un vaste monde, celui de la Grèce archaïque avec ses héros, ses mythes mais aussi ses citoyens obscurs : monde complexe s’il en est couvrant pas moins de 2500 ans d’histoire. Alors, comment embrasser au sens propre une telle période ? Comment faire la part des mythes, des légendes et de l’histoire ? Comment les pierres parlent-elles à l’archéologue et les poèmes homériques à l’historien? C’est ce que présente Maria Cecilia d’Ercole dans une émission en deux parties: la première consacrée à la Grèce archaïque; la seconde à Homère. Elle est interrogée par Christophe Dickès.Notre invité: Maria Cécilia D'Ercole est historienne et archéologue et directrice d'études à l'EHESS. Elle dirige aussi l'’UMR 8210 ANHIMA (Anthropologie et Histoire des Mondes Antiques). Spécialiste de l'histoire des échanges économiques et culturels dans la Méditerranée antique, Maria Cécilia d'Ercole a notamment écrit Ambres gravés. La collection du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre (Louvre Editions, 2013). Elle a co-écrit avec Julien Zurbach et sous la direction de Brigitte Le Guen La Naissance de la Grèce, De Minos à Solon (3200 à 510 avt J.-C.) (Belin, 688 pages, 49€. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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23 mai 2019 - 00:51:20
« L’Impératrice est légitimiste ; le prince Napoléon est républicain ; Morny est orléaniste ; moi-même, je suis socialiste ; il n’y a que Persigny qui soit bonapartiste, et il est fou ». Cette phrase attribuée à Napoléon III mais aujourd’hui jugée apocryphe, illustre le Second Empire. Retour sur une grande époque aux personnalités légendaires ; une époque charnière, parcourue par de nombreux courants de pensée apparemment contradictoires et de grands personnages. Même les sensibilités politiques des proches du gouvernement de Napoléon III semblent désaccordées. Le Second Empire est un gouvernement, une société, une période, tiraillés entre les souvenirs du Premier Empire, dans ses gloires et ses défaites, et l’aspiration au progrès et au renouveau. De facto, le Second Empire n’est pas seulement l’histoire d’une dynastie et de son peuple. De grands personnages l’ont traversé : ils lui ont donné son éclat, éveillé son idée ou pensé son renouvellement, consolidé ses fondements ou fissuré sa structure, pleuré sa chute ou précipité sa fin. Auteur de Ils ont fait et défait le Second Empire, Eric Anceau revient sur vingt-cinq grands personnages qui ont marqué la période. Il est interrogé par Mari-Gwenn Carichon.L'invité: Codirecteur de l’axe politique du LabEx EHNE, vice-président du Comité d’Histoire parlementaire et politique, directeur adjoint de la revue Histoire, Economie, Société et coordonnateur du double diplôme Histoire Sciences sociales entre Sorbonne-Université et Sciences-Po Paris, Eric Anceau est rattaché au Centre d’histoire du XIXe s. de Sorbonne-Université et Paris-Panthéon-Sorbonne. Il enseigne l’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe à l’époque contemporaine. Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix (Académie des Sciences morales et politiques, Fondation Napoléon, Ville d’Ajaccio,…). Déjà interviewé pour l'ouvrage collectif Qu'est-ce qu'une nation en Europe? (Presses Sorbonne université, 280 pages, 8.90€), Eric Anceau vient de publier: Ils ont fait et défait le Second Empire (Tallandier, 384 pages, 21,90€).
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20 mai 2019 - 00:15:19
Au programme de la classe de quatrième et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette troisième partie sur le vie quotidienne des esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècles, il répond aux questions suivantes:- Comment les esclaves se logeaient-ils? Que portaient-ils comme vêtements? - Une vie conjugale était-elle possible? - De quelle manière les esclaves survivent-ils au quotidien ? - De l’Afrique aux colonies, ils entrent dans un monde nouveau: est-ce que cela entraîne leur acculturation ? Que reste t’il de leur passé africain ? - Vous évoquez la créolisation encadrée d’ailleurs par l’Eglise catholique: comment la définir? - Existe-t-il une résistance ou des résistances à l’esclavage ? - L’affranchissement est-il une utopie ou un doux rêve pour ces hommes ? - Il existe des libres de couleur: quelle était leur proportion ? Leur liberté signifiait-elle une égalité? - Quelles étaient leur place dans l'économie coloniale? - Quel rôle leur statut va jouer dans l’abolition?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.
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16 mai 2019 - 00:46:29
Pour nous Français, les abdications ont toujours une saveur de renoncement et d’échec. A u moment où nous avons enregistré cette émission, l'empereur du Japon Akihito a renoncé au trône au profit de son fils Nahurito dans une forme de scepticisme général. Il en fut de même pour Benoît XVI au profit de François : d’ailleurs, pour la monarchie pontificale élective, on ne parle pas d’abdication mais de renoncement à la charge. Un renoncement codifié. Pour notre république française, les choses sont bien différentes : d’abord parce que les présidents élus exercent un mandat dans le temps. Mais on le sait, la décision par exemple de François Hollande de ne pas se représenter à l’élection présidentielle fut entre autres le résultat d’un constat : celui d’un échec après un quinquennat trop court pour ce qu’il avait de long, trop long pour ce qu’il avait de court. Or, en cette année 2019, nous commémorons la démission d’un autre président de la République, celle du Général de Gaulle après l’échec du référendum du 27 avril 1969. Nous gardons de cette renonciation une série de photos en noir et blanc, un peu floues, prises en Irlande . Une représentation presque romantique : celle d’un retraité, comme perdu sur cette plage dans la froidure irlandaise, un homme en décalage avec son temps, ruminant sur son passé et les occasions manquées. Mais les images peuvent mentir : Storiavoce vous propose de découvrir au cours de cette émission un autre de Gaulle : un de Gaulle qui, au contraire, avait parfaitement conscience des changements qui s’opéraient devant lui; un De Gaulle même disons-le révolutionnaire, prêt à répondre aux nécessités de son époque. C’est ce que nous propose de comprendre l’historien Arnaud Teyssier. Il est interrogé par Christophe Dickès.L’invité: Ancien élève de l’Ecole normale et de l’ENA, Arnaud Teyssier a collaboré avec Philippe Séguin et été le directeur du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Intérieur de 2003 à 2008. Professeur à Paris I de 2006 à 2014, il est depuis 2015 professeur à l’École normale supérieure et co-directeur de la Prép’ENA Paris I-ENS, où il enseigne la culture générale ; également inspecteur général de l’Administration et administrateur de l’Institut d’études avancées de Nantes et conseiller scientifique de Futuribles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont un Charles Péguy, un Richelieu, et un Philippe Séguin, le remords de la droite. Il vient de publier aux éditions Perrin De Gaulle 1969: l'autre révolution.
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13 mai 2019 - 00:25:05
Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l’ouverture Atlantique, la colonisation et l’esclavage engagent à la fois la mémoire et l’histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent continue ici un [Cours d’Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur le rapport entre maître et esclaves dans les îles du XVIIe au XVIIIe siècle, il répond aux questions suivantes:- Qui sont les premiers esclaves sur le territoire français ? - Comment se fait-il que l’esclavage soit interdit en France à l’époque et autorisé sur ces terres ? - D’où viennent ces esclaves ? Pourquoi l’esclave africain s’impose ? - - En Afrique, qui organise ces marchés d’esclaves ? - Quelle est la réalité des rapports entre maître et esclaves? - Existe-t-il une condition juridique de l’esclave ? Où le fait précède t’il le droit? - Existe-t-il des cadres juridiques différents d’un endroit à l’autre ? - Qui sont les maîtres ? - Existe-t-il des hommes de couleur libres ? Et ces hommes ont-ils eux-mêmes des esclaves ? - Les maîtres ont-ils un pouvoir absolu ? Vous évoquez des relations non en droit mais dans le cadre d’une entente tacite !Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté – La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d’esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.
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9 mai 2019 - 00:42:21
Faste, luxe, oisiveté, décadence, excès. Pour la majorité du peuple français du XVIIIe siècle, le noblesse se renie dans l’insouciance : elle piétine les fondements de son institution, les causes de sa création et le motif de son établissement. Bref, la noblesse se saborde. Mieux, elle expire sur scène, à l’acte V d’une tragi-comédie, après au moins un siècle d’agonie mise en scène par elle-même. Lors de la nuit du 4 Août, les aristocrates votent la fin de leurs privilèges. Comment et pourquoi les évolutions morales et sociales de la noblesse ont-elles provoqué sa chute, et celle de l’Ancien Régime tout entier ? Storiavoce vous fait découvrir une facette peu connue de l’élite nobiliaire, excellant dans l’art de l’autocritique et de l’autodérision : entre mythes et réalités. Interrogée par Mari-Gwenn Carichon, Fadi El Hage est l'auteur du livre : Le Sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence aux éditions Passés Composé.L’auteur : Fadi El Hage est historien moderniste, chercheur associe à l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine et l’auteur d’ouvrages remarqués sur l’histoire militaire : Histoire des Maréchaux de France à l’époque moderne, Napoléon historien (préfacé par Jean Tulard), La guerre de succession d’Autriche (1740-1748). Le sabordage de la noblesse, Mythe et réalité d’une décadence est le titre de son dernier livre publié aux éditions Passé composés (252 pages, 22€). ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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6 mai 2019 - 00:18:51
Au programme de la classe de 4è et de Seconde, l'ouverture Atlantique, la colonisation et l'esclavage engagent à la fois la mémoire et l'histoire. Loin des clichés et des simplifications habituelles, Frédéric Régent entame ici un [Cours d'Histoire] en quatre volets consacré à ce sujet. Interrogé par Christophe Dickès dans cette première partie sur la conquête des îles sucrières aux XVIe siècle, il répond aux questions suivantes:- L’idée coloniale est très souvent associée à l’époque des XIXe et XXe siècles. Or cette idée coloniale date de la fin du XVe et du début du XVIe siècle. Peut-on comparer le colonialisme contemporain avec celui de l’époque moderne et les mettre sur un même pied d’égalité ? - La colonisation française démarre fortuitement : elle est la conséquence des rivalités anglaises, espagnoles et hollandaises. Est-ce que cela signifie qu'aux origines, il y a pas de projet colonial français à proprement parler ? - Quand est-ce que s’installe les Français et où s’installent-ils ? - Quel rôle a joué Pierre Belain d’Esnambuc? Quel est le rôle de Richelieu dans cette conquête coloniale ? - Quel rôle jouent la Compagnie de Saint Christophe puis la Compagnie des îles ? - Qui étaient les premiers colons? - Le commerce négrier est illégal mais dans les faits, il était toléré... comment expliquer cette contradiction? - Comment les colons gèrent-ils leurs relations avec les autochtones mais aussi la menace extérieure étrangère? - Existe-t-il à l’origine un esclavage blanc ? - Au commencement, il y l’économie du tabac qui doit faire face à une crise de surproduction. Comment l'économie sucrière supplante t'elle celle du tabac? Peut-on parler de révolution sucrière?Notre invité: Docteur en histoire de l’université de Paris I, Frédéric Régent s’est spécialisé dans les questions concernant l’esclavage dans les colonies françaises sous l’Ancien Régime et au temps de la Révolution. Après avoir enseigné en lycée, en collège et à l’université des Antilles-Guyane, Frédéric Régent a publié en 2007 un ouvrage reconnu et qui fait désormais autorité sur cette question intitulé La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions 1620-1848 (Grasset, réédition Hachette Pluriel en 2010). Frédéric RÉGENT est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (IHMC – UMR 8066) et de l’Institut d’Histoire de la Révolution Française (IHRF). Ses recherches actuelles concernent les propriétaires d’esclaves en Guadeloupe, des débuts de la colonisation française en 1635 à l’abolition de l’esclavage en 1848. Frédéric Régent est l’auteur de Esclavage, métissage, liberté - La Révolution française en Guadeloupe (1789-1802), Grasset, 2004 ; La France et ses esclaves, de la colonisation aux abolitions, 1620-1848, Grasset, 2007, Pluriel, 2012. Il est co-auteur avec Gilda Gonfier et Bruno Maillard : Libres et sans fers. Paroles d’esclaves français. Guadeloupe, Île Bourbon (Réunion), Martinique, Fayard, 2015. Il vient de publier Les maîtres de la Guadeloupe, Propriétaires d'esclaves (1635-1848) (Tallandier, 432 pages, 23.30€). Par décret en date du 22 août 2016,Frédéric Régent est nommé, pour une durée de trois ans, Président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.
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2 mai 2019 - 00:47:30
De tout temps l’art oratoire a été pratiqué afin de persuader un auditoire sur un sujet donné : avec l’historien Jean-Louis Brunaux par exemple, nos auditeurs ont pu découvrir que Vercingétorix pratiquait l’exercice et aimait parler en public. Il fut ce qu'on appelle communément un grand orateur. L’exercice de la rhétorique est né dans la Grèce antique : tout le monde a en tête le tableau de David représentant la mort de Socrate discourant devant ses élèves. La rhétorique était avant tout un moyen d’enseigner mais aussi un outil politique. Elle concerne autant la littérature que le théâtre ou bien encore donc la philosophie… Le Moyen-Âge de son côté n’a pas boudé l’exercice : bien au contraire. En 1988, Hervé Martin a décrit dans un ouvrage paru aux Editions du Cerf le métier de prédicateur à la fin de l’époque médiévale. Mais que transmettaient ces prédicateurs, dans leur grande majorité des hommes de Dieu ? A qui s’adressaient-ils et quel était donc leur auditoire ? Parlaient-ils le latin ou bien utilisaient-ils la langue vernaculaire ? Dans le discours, quelle place aussi pouvaient avoir les images dans le discours ? Surtout, quels étaient les thèmes abordés par ces hommes qui cherchaient le divin et en transmettaient la saveur? C'est ici le sujet abordé dans le dernier livre de Nicole Bériou, Religion et Communication. Elle est l'invitée de Christophe Dickès.L'invitée de Storiavoce: Nicole Bériou est médiéviste. Ses champs de recherche, couverts par une bibliographie de plus de 80 titres, sont l’Histoire religieuse, l’Histoire culturelle et l’Histoire des pratiques de la communication. Ses principaux travaux, empreints d’une érudition exigeante, abordent la prédication médiévale comme un système de communication. Elle vient de publier Religion et communication, un autre regard sur la prédication médiévale (Droz, 563 pages, 24€) Elle a été élue au mois de novembre dernier à l'Académie des Inscriptions et des Belles Lettres. ___________________________________________________ - Retrouvez nous sur www.storiavoce.com/ - Notre compte Twitter: twitter.com/Storiavoce - Notre page Facebook: www.facebook.com/storiavoce/
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