Profil Ludique

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Profil Ludique est une balado universitaire francophone dont la mission est de dresser le portrait détaillé d'un genre vidéoludique émergent et controversé: le walking simulator. Chaque épisode explore une problématique singulière à travers des analyses de walking simulators iconiques tout en s’appuyant sur des textes scientifiques issus des études du jeu vidéo ou du cinéma, des théories littéraires, de l'histoire de l’art ou encore de la philosophie.L'espace de réflexion aménagé par ce balado se structure autour de deux objectifs. D'une part, analyser en profondeur les caractéristiques esthétiques et expérientielles qui définissent ce nouveau genre. D'autre part, réaliser une cartographie des séries culturelles, des liens de parenté formels et des hybridations artistiques que le walking simulator entretient avec d’autres genres vidéoludiques et médiatiques.

16 épisodes

11 février 2019 - 02:16:50
(0:00): Présentation de notre invitée d’honneur, Gabrielle Trépanier-Jobin, docteure en communication et professeure en jeux vidéo à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) dont les recherches se spécialisent sur le jeu vidéo et la parodie. La problématique propose d’interroger la parodie comme manière de construire un discours critique sur le jeu vidéo en tant qu'activité et objet culturel/industriel. Contextualisation narrative de notre objet d’analyse: Dr. Langeskov, The Tiger, and The Terribly Cursed Emerald: A Whirlwind Heist (Crows Crows Crows, 2015)(9:42): Cartographie des aspects théoriques de la parodie en référence à la thèse de doctorat de Dr. Trépanier-Jobin. Il est d’abord question de poser une définition opératoire de la parodie et de ses principaux procédés. Cette définition est ensuite contrastée avec une forme connexe: la satire. Cette précision amène dans la discussion le thème des cibles de la parodie avant de migrer vers l’enjeu des fonctions et des dimensions de cette dernière.(38:53): Analyse détaillée de Dr. Langeskov découpée selon quatre cibles parodiques dans la mire de l’oeuvre étudiée. Cible #1: Critique régénératrice des mécaniques sclérosées et des promesses d’aventure épique des jeux vidéo AAA.(1:00:35): Cible #2: Satire des conditions de travail difficiles et parfois chaotiques de l’industrie du jeu vidéo commercial.(1:25:05): Cible #3: Commentaire réflexif sur l’exploitation des joueurs dans le cadre du système de développement ouvert et participatif du jeu vidéo contemporain.(1:38:18): Cible #4: Ridiculisation de la figure de l’auteur incompris dans sa relation au processus créatif déchirant.(1:57:17): La conclusion ouvre sur la réception de Dr. Langeskov et aborde le prolongement de l’expérience parodique par les joueurs eux-mêmes dans le contexte social.BibliographieJuul, Jesper. 2018 « The Aesthetics of the Aesthetics of the Aesthetics of Video Games: Walking Simulators as Response to the problem of Optimization ». En ligne. Actes du colloque Philosophy of Computer Games Conference (Copenhagen, 13-15 août 2018)..Kücklich, Julian. 2005. « Precarious playbour: Modders in the digital games industry ». Dans Fibreculture, vol. 5. .Trépanier-Jobin, Gabrielle. 2013. « Le rôle de la parodie dans la dénaturalisation des stéréotypes de genre: l’exemple du soap opera et de la série Le coeur a ses raisons ». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal.
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31 octobre 2018 - 02:28:59
(0:00) : Contextualisation des enjeux de l’épisode qui porte sur l’expérience de jeu “documentarisante” proposée par Discovery Tour by Assassin’s Creed: Ancient Egypt (Ubisoft Montréal, 2018).(9:27): Présentation des théories de la sémio-pragmatique de Roger Odin (2000) développées en études cinématographiques. Les tenants et aboutissants de la notion de “lecture documentarisante” sont exposés dans le détail.(23:10): Présentation descriptive de la création d’Ubisoft. Nous analysons ensuite plusieurs "énoncés de vérité" à valeur historique qui dans cette oeuvre instituent ce que nous conceptualisons sous l’expression de “jouabilité documentarisante”. À ce titre, nous abordons la voix over du narrateur, les animations de personnages, la mécanique de prise de photo et le recours à des images photographiques d’archives. En dernier lieu, nous évaluons l’intégration des énoncés de fiction tissés à travers le discours historique de Discovery Tour.(52:06): Afin d'approfondir notre problématique, nous convoquons un article scientifique de Cindy Poremba (2007) qui porte sur les relations entre la photographie et le jeu vidéo. Il est question des principaux contextes de la photographie, des fonctions canoniques du médium et des questions post-modernistes rattachées à la construction du réel par les processus photographiques. En nous appuyant sur les conclusions de Poremba, nous réinterrogeons le rôle complexe de la photo dans Discovery Tour ainsi que ses impacts sur la jouabilité documentarisante.(1:35:03): Les éclairages apportés par les analyses précédentes sont réappropriés afin de raisonner les figures esthétiques et les mécaniques liés à la photographie qui jalonnent l’expérience du walking simulator. En dernier lieu, nous nous référons au concept de “lecture à l’authenticité” (Odin, 2000) pour théoriser un mode de jouabilité propre à ce genre vidéoludique. Cette conclusion est l’occasion de cristalliser deux effets génériques iconiques du walking sim: les effets d’authenticité et d’auteurialité.Bibliographie : Calleja, Gordon. 2011. In-Game: From Immersion to Incorporation. Cambridge : The MIT Press.Montembeault, Hugo et Simon Dor. 2018. “À quoi pensent les archives de la jouabilité? Une approche historiographique de l’expérience vidéoludique”. En ligne. Dans Conserveries mémorielles, no. 23. .Odin, Roger. 2000. De la fiction. Bruxelles: De Boeck UniversitéPoremba, Cindy. 2007. "Point and Shoot. Remediating Photography in Gamespace". En ligne. Dans Games and Culture, vol. 2, no. 1 (janvier), p. 49-58. .
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2 octobre 2018 - 01:50:42
(0 :00) : Cet épisode est l’occasion d’un vagabondage dans la généalogie du walking simulator dont le parcours est brièvement contextualisé en guise d’ouverture.(6 :19) : Présentation de notre invité d’honneur Sébastien Genvo, professeur à l’Université de Lorraine spécialisé en études du jeu vidéo. Après un survol du profil ludique et académique de notre invité, il est question de cerner ses premiers contacts avec le walking simulator. Les particularités de son approche théorique du jeu sont ensuite l’objet d’une discussion. Il est entre autres question du jeu comme processus culturel marqué par des phénomènes de (dé)ludicisation, d’homogénéisation et de réception.(29 :25) : Cette section introduit la notion de « série culturelle » issue de la nouvelle historiographie du cinéma (Gaudreault, 2008) et adaptée en études vidéoludiques par Jonathan Lessard (2012) à travers son analyse du jeu Adventure (Crowther and Woods, 1977).(40 :01) : Cet ancrage conceptuel est mobilisé en dialogue avec le cadre théorique du professeur Genvo afin de revisiter les influences sérielles qui co-habitent au sein du walking simulator, nommément le jeu d’aventure textuel (40 :01), le cinéma interactif (55 :14), le jeu d’aventure pointez-et-cliquez (1 :17 :10) et les art games (1 :33 :30).(1 :38 :05) : Au terme de ce vagabondage à travers les séries culturelles du walking simulator, les intervenants engagent une réflexion sur la notion de « jeu expressif » développée par le professeur Genvo. Le genre à l’étude est ainsi abordé sous l’angle de son expressivité singulière.
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2 octobre 2018 - 01:50:42
(0 :00) : Cet épisode est l’occasion d’un vagabondage dans la généalogie du walking simulator dont le parcours est brièvement contextualisé en guise d’ouverture.(6 :19) : Présentation de notre invité d’honneur Sébastien Genvo, professeur à l’Université de Lorraine spécialisé en études du jeu vidéo. Après un survol du profil ludique et académique de notre invité, il est question de cerner ses premiers contacts avec le walking simulator. Les particularités de son approche théorique du jeu sont ensuite l’objet d’une discussion. Il est entre autres question du jeu comme processus culturel marqué par des phénomènes de (dé)ludicisation, d’homogénéisation et de réception.(29 :25) : Cette section introduit la notion de « série culturelle » issue de la nouvelle historiographie du cinéma (Gaudreault, 2008) et adaptée en études vidéoludiques par Jonathan Lessard (2012) à travers son analyse du jeu Adventure (Crowther and Woods, 1977).(40 :01) : Cet ancrage conceptuel est mobilisé en dialogue avec le cadre théorique du professeur Genvo afin de revisiter les influences sérielles qui co-habitent au sein du walking simulator, nommément le jeu d’aventure textuel (40 :01), le cinéma interactif (55 :14), le jeu d’aventure pointez-et-cliquez (1 :17 :10) et les art games (1 :33 :30).(1 :38 :05) : Au terme de ce vagabondage à travers les séries culturelles du walking simulator, les intervenants engagent une réflexion sur la notion de « jeu expressif » développée par le professeur Genvo. Le genre à l’étude est ainsi abordé sous l’angle de son expressivité singulière.
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1 septembre 2018 - 02:09:44
(00:00): Présentation des objectifs analytiques de la saison 2 qui portera sur la pragmatique des effets génériques du walking simulator à travers ses hybridations.(12:14): Profil ludique du jeu d’objets cachés. Portrait de ses principaux aspects contextuels, thématiques et expérientielles.(43:24): Parallèles entre les caractéristiques du jeu d’objets cachés et du walking simulator. La notion d’incertitude perceptuelle proposée par Greg Costikyan (2013) est employée afin d’étudier des traces du jeu d’objets cachés à travers d’autres genres vidéoludiques.(1:30:26): Réflexions théoriques sur la performance perceptuelle dans le jeu vidéo. Le design des défis et des mécaniques propres au jeu d’objets cachés sert de point de comparaison pour cerner la part de jeu dans le walking simulator.
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1 août 2018 - 01:18:09
En s’appuyant sur la pragmatique des effets génériques proposée par Dominic Arsenault (2010), cette intervention cernera les “amorces génériques” du walking simulator qui circulent à travers deux autres oeuvres vidéoludiques: The Long Dark (Hinterland Studio, 2014) qui s’apparente au jeu de survie à monde ouvert et Kona (Parabole, 2016) qui s’inscrit dans la lignée du jeu d’aventure sur le mode de l’enquête. L’analyse de figures esthétiques telles que l’expérience des distances, la solitude, la contemplation, l’excavation des ruines du passé et le dépouillement de l’intime servira à réfléchir les potentielles zones de contacte et d’éloignement entre les genres concernés. En guise de conclusion, une discussion ouverte sera initiée afin d’aborder la propagation des effets génériques du walking simulator à travers d’autres genres vidéoludiques.
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15 juin 2018 - 03:13:37
(0:00) Présentation du plan de match : revisiter les grandes lignes d’analyse de la première saison afin d’aborder les questions du public qui nous ont été adressées durant l’année.(6:00) Retour sur l’épisode no. 1 au sujet de Dear Esther comme oeuvre innovatrice dont la proposition ludique minimale est posée comme emblématique de ce nouveau genre qu’est le walking simulator.(16:28) Retour sur l’épisode no. 2 portant sur l’étude des discours et de la réception controversée du genre. Réponse aux questions sur l’importance du régime de vision à la première personne, sur le sujet de la non-violence comme critère générique et sur la connotation péjorative et l’appropriation de l’étiquette « walking simulator ».(43:51) Retour sur l’épisode no. 3 s’appuyant sur l’étude de The Stanley Parable afin de réfléchir à l’identité et à l’habitus du gamer que le walking simulator vient ébranler dans le contexte de la culture vidéoludique contemporaine. Réponse à la question de l’« amateur » de jeu vidéo et de la manière dont ce dernier est susceptible de travailler son goût vidéoludique par l’entremise des particularités de ce genre minimaliste.(1:06:55) Retour sur l’épisode no. 4 traitant de la traversabilité des espaces dévastés et désertés de Everybody’s Gone to the Rapture. Retour sur deux suggestions du public. D’une part, l’idée que l’excavation minutieuse du passé dans les walkings simulators puisse transformer les non-lieux en lieu (ou en demi-lieu). D’autre part, au sujet des affinités du genre avec les courants naturalistes et romantiques en peinture.(1:22:36) Retour sur l’épisode no. 5 concernant le progressisme de Tacoma et la performance de genre non-masculinisée que le jeu met de l’avant.(1 :32:13) Retour sur l’épisode no. 6 abordant le pont entre la musicalité et le passage du temps dans Proteus. Précisions sur le statut ambigu du jeu comme objet sonore ainsi que sur le rôle flou qu’assure le joueur vis-à-vis l’émergence de la musique dans l’oeuvre.(1:40:45) Retour sur l’épisode no. 7 s’intéressant aux émotions proposées par What Remains of Edith Finch qui positionne le joueur comme complice de la mise à mort des personnages en lui faisant rejouer le moment tragique de leur décès.(1:50:35) Première portion du bloc de questions formulées par Guillaume, fier représentant de la communauté des filthy casuals. On se demande alors quel est donc l’intérêt de marcher dans un walking simulator par opposition à marcher à l’extérieur?(1:55:51) Réflexion sur une intervention du public à propos des plaisirs qui sont promus par le walking simulator. Quelle attitude ludique est-elle sollicitée dans un walking simulator? Qu’est-ce que « jouer » dans ce genre vidéoludique si minimaliste?(2:24:24) Deuxième portion du bloc de questions formulé par notre filthy casual. Quel est le public cible du walking simulator? Quel est l’avenir du genre? Peut-on s’attendre prochainement à des formes de recyclage ou de récupération commerciale? Comment les figures esthétiques iconiques du genre sont-elles susceptibles de se disséminer ailleurs?(2:54:10) Question d’ouverture sur les partages génériques entre le walking simulator et le jeu d’horreur. En reconnaissant les principaux points de convergence et de divergence entre les deux genres, nous annonçons les tenants et aboutissants de notre deuxième saison. Cette dernière traitera de la circulation des effets génériques propres au « walking simulator » à travers d’autres genres vidéoludiques, d’autres objets artistiques et d’autres types d’expériences culturelles.(3:00:03) Au terme de ce profil générique du walking simulator, la question du minimalisme vidéoludique est abordée comme caractère significatif du genre. Son mouvement de réduction formel est envisagé comme susceptible de dynamiser un raisonnement méta-réflexif sur les jeux vidéo, les genres, les conventions, les habitudes de jouabilité, les identités culturelles, les préférences vidéoludiques d’une communauté, etc.
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5 mai 2018 - 02:44:31
(0 :00) : Contextualisation de la problématique sur la tragédie vidéoludique et les émotions qui en découlent avec le cas de What Remains of Edith Finch (Giant Sparrow, 2017), dans lequel il est question de rejouer, une à une, la mort de chacun des membres de la famille Finch.(6 :41) : Présentation du cadre théorique ancré 1) dans la conception et l’expérience de l’échec et de la complicité dans le jeu vidéo chez Jesper Juul (2013), 2) dans les théories des émotions fictionnelles, d’artefact (Tan 1995) et vidéoludiques (Perron 2005), puis 3) dans le raisonnement de Carl Plantinga sur le paradoxe des émotions négatives au cinéma (2009).(47:47) : Étude ludo-narrative de la mise en jeu et en récit de l’échec fictif dans What Remains of Edith Finch. Analyse des représentations ambivalentes et symboliques de la mort ainsi que des relations particulières que les personnages entretiennent avec cette dernière. L’interprétation selon laquelle la joueuse incarne la malédiction qui hante les Finch est mise de l’avant. Elle sert à mettre en lumière la particularité émotionnelle de cette tragédie vidéoludique qui rend le joueuse consciemment complice de la mort de chacun des personnages.(2:02:54) : Les paradoxes de l’échec et de la tragédie étudiés à travers notre cadre théorique sont mis à contribution d’une réflexion sur l’expérience émotionnelle complexe et contradictoire proposée par What Remains of Edith Finch. Le caractère paradoxal de cette expérience est ensuite relativisé en référence au cadre théorique ainsi qu’aux émotions artistiques plaisantes et transcendantes que suscite le jeu.(2:19:54) : Le genre du walking simulator est abordé sous l’angle des notions d’échec ludique et fictif. Une comparaison est établie avec l’échec tel qu’articulé à travers les conventions vidéoludiques classiques afin de montrer que, dans le walking simulator, la mort sert moins de prétexte à la jouabilité que de vecteur pour stimuler la contemplation de son caractère inévitable et inexplicable.
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29 mars 2018 - 01:59:10
(0:00) : Retour sur les deux derniers épisodes. Présentation de la problématique du jour avec le cas de Proteus (Key et Kanaga, 2013) qui est compris comme sonothèque et safari sonore.(9:31) : Établissement des fondations théoriques de l’épisode à l’aide des ouvrages L’audio-vision (Chion, 1990) et Playing with Sound (Collins, 2013), avec lesquels les divers types d’écoute, de source et d’interaction sonores sont développés.(23:25) : Résumé et analyse globale de Proteus. Description des mécaniques de jeu et des puzzles basés sur le positionnement spatial et une attitude ludique caractérisée par la patience et la contemplation audiovisuelle. Portrait des phénomènes (sur)naturels « cachés » qui surviennent suite à la résolution desdits puzzles. Réflexion sur les relations entre les dimensions thématiques et ludiques du jeu.(50:57) : Analyse détaillée de l'écoulement du temps dans Proteus (cycle jour-nuit et saisons) et de l'évolution sonore et musicale qui accompagne le phénomène. Exploration des interdépendances entre la morphologie des sons et de la musique (boucle, amplitude, dynamisme, texture, etc.), l’articulation de la temporalité (échelle et vitesse de perception du temps, notion de cycle, passé-présent-futur, etc.) et les thèmes clés du jeu (mort, rituel, mysticisme, nature, etc.).(1:24:13) : Parenthèse sur les notions d’« image-mouvement » (1983) et d’« image-temps » (1985) proposées par le philosophe Gilles Deleuze dans sa pensée sur le cinéma. Ouverture sur le walking simulator comme régime d’expérience en écho avec celui de l’image-temps propre au cinéma moderne.(1:30:00): Les concepts de Collins et de Chion présentés en introduction sont réutilisés pour aborder la singularité de l’expérience sonore de Proteus. Il est question d’approfondir la manière dont le jeu cultive une ambiguïté au niveau de la génération des sons et du type d’écoute qui est sollicité.(1:36:23): Les principes de base de la musique générative, indéterminée et minimaliste sont introduits. Proteus est ensuite situé dans l’héritage de ces arts sonores en raison de sa structure musicale qui fonctionne par accumulation et réduction de boucles sonores répétitives.(1:48:00): Ouverture sur d’autres objets vidéoludiques qui traitent du passage du temps. L’expérience proposée par le walking simulator est ensuite définie dans un rapport à la lenteur et à la solitude de la marche qui transforment la perception temporelle et la sensibilité auditive.
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6 mars 2018 - 00:31:12
Ceci est un épisode hors-série enregistré devant public dans le cadre du Festival Montréal Joue le 24 février 2018. Le jeu vidéo y est pensé comme un espace sécuritaire d’expérimentation, où les joueurs.euses ont l’occasion de pratiquer la vie en communauté. Les pratiques de détournement sont discutées pour leur rôle dans l’enrichissement social et la régulation des codes de conduite en jeu. Le cas des «exploits» se démarque par la tension éthique qu’ils exacerbent : ceux-ci peuvent révéler autant un comportement antisportif qu’une expertise susceptible de transformation ludique. L’épisode se conclut sur un développement du versant éthique de l’exercice social en jeu vidéo.
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12 février 2018 - 01:42:27
Partie 1 (0:00) : Présentation des questions d’identités et de performances de genres dans la culture vidéoludique et le walking simulator. Il est suggéré que les walking sims proposent une performance de genre non-masculinisée qui contraste avec celle qui est normalement mise de l’avant dans les jeux vidéo dits « triple A ».Partie 2 (7:01) : Introduction de notre invitée d’honneur, Pascale Thériault, doctorante en études vidéoludiques à l’Université de Montréal, et dont les travaux portent sur la figure de l’héroïne d’action et les jeux féministes. Les cas de Tomb Raider (Core Design, 1996-), Bayonetta (Platinum Games, 2009) et Child of Light (Ubisoft, 2014) sont pris comme exemples afin d’illustrer les rapports de tensions que soulèvent leurs personnages féminins qui se logent à la frontière entre objet passif et agent actif.Partie 3 (13:17): Les concepts de « culture toxique » (Consalvo, 2012), de « masculinité militarisée » (Kline et al., 2003) et de « performativité du genre » (Butler, 2005) sont déployés afin de donner un point de vue d’ensemble sur les enjeux féministes au sein de la sphère vidéoludique.Partie 4 (22:28) : Analyse approfondie de Tacoma (Fullbright, 2017) exposant la portée progressiste attribuable à la diversité de ses thèmes narratifs, de ses personnages et de sa performance de genre non-masculinisée. Les principales observations sont ensuite mises en relation avec d’autres walking simulators afin de questionner le statut « engagé » de ce genre vidéoludique.Partie 5 (1:01:28) : Portrait des alt-games à travers ses dimensions artistiques, ludiques, économiques et politiques. Dys4ia (Anthropy, 2012), Freshman Year (Freeman, 2015), Queers in Love at the End of the World (Anthropy, 2013) et Morning Makeup Madness (Jiao Hsia, 2016) sont décrits afin d’illustrer le type de propositions formelles et thématiques que l’on retrouve dans cet ensemble de jeux à mi-chemin entre les notions de « genre » et de « mouvement ».Partie 6 (1:17:51) : Analyse des points de recoupement entre les walking simulators et les alt-games. Réflexion sur le type de progressisme et de portée idéologique propre à chacun de ces deux familles de jeu: l’un étant modéré, parfois relégué à l’arrière-plan, mais dont la portée est plus étendue (walking simulator); l’autre plus radical, qui représente son public en adressant directement des problèmes en lien à la justice sociale (alt-games).Partie 7 (1:34:50) : Ouverture sur l’idée d’un « jouer » féministe en abordant le cas problématique de Hey Baby (Suyin Looui, 2010).
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12 février 2018 - 01:42:27
Partie 1 (0:00) : Présentation des questions d’identités et de performances de genres dans la culture vidéoludique et le walking simulator. Il est suggéré que les walking sims proposent une performance de genre non-masculinisée qui contraste avec celle qui est normalement mise de l’avant dans les jeux vidéo dits « triple A ».Partie 2 (7:01) : Introduction de notre invitée d’honneur, Pascale Thériault, doctorante en études vidéoludiques à l’Université de Montréal, et dont les travaux portent sur la figure de l’héroïne d’action et les jeux féministes. Les cas de Tomb Raider (Core Design, 1996-), Bayonetta (Platinum Games, 2009) et Child of Light (Ubisoft, 2014) sont pris comme exemples afin d’illustrer les rapports de tensions que soulèvent leurs personnages féminins qui se logent à la frontière entre objet passif et agent actif.Partie 3 (13:17): Les concepts de « culture toxique » (Consalvo, 2012), de « masculinité militarisée » (Kline et al., 2003) et de « performativité du genre » (Butler, 2005) sont déployés afin de donner un point de vue d’ensemble sur les enjeux féministes au sein de la sphère vidéoludique.Partie 4 (22:28) : Analyse approfondie de Tacoma (Fullbright, 2017) exposant la portée progressiste attribuable à la diversité de ses thèmes narratifs, de ses personnages et de sa performance de genre non-masculinisée. Les principales observations sont ensuite mises en relation avec d’autres walking simulators afin de questionner le statut « engagé » de ce genre vidéoludique.Partie 5 (1:01:28) : Portrait des alt-games à travers ses dimensions artistiques, ludiques, économiques et politiques. Dys4ia (Anthropy, 2012), Freshman Year (Freeman, 2015), Queers in Love at the End of the World (Anthropy, 2013) et Morning Makeup Madness (Jiao Hsia, 2016) sont décrits afin d’illustrer le type de propositions formelles et thématiques que l’on retrouve dans cet ensemble de jeux à mi-chemin entre les notions de « genre » et de « mouvement ».Partie 6 (1:17:51) : Analyse des points de recoupement entre les walking simulators et les alt-games. Réflexion sur le type de progressisme et de portée idéologique propre à chacun de ces deux familles de jeu: l’un étant modéré, parfois relégué à l’arrière-plan, mais dont la portée est plus étendue (walking simulator); l’autre plus radical, qui représente son public en adressant directement des problèmes en lien à la justice sociale (alt-games).Partie 7 (1:34:50) : Ouverture sur l’idée d’un « jouer » féministe en abordant le cas problématique de Hey Baby (Suyin Looui, 2010).
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1 décembre 2017 - 01:31:38
Partie 1 (0:00) : Retour sur l’analyse de The Stanley Parable de l’épisode précédent afin de rappeler brièvement les enjeux constitutifs de la culture vidéoludique ainsi que l'intrusion que représente l’arrivée des simulateurs de marche dans le monde du jeu vidéo.Partie 2(03:29) : Introduction aux enjeux du présent épisode consacrés à discerner la singularité des propriétés spatiales et navigationnelles des simulateurs de marche.Partie 3 (8:44) : Afin de comprendre la manière dont se distingue le genre par rapport à d’autres, l’argumentation introduit les concepts de « lieu » et de « non-lieu » abordés par Lev Manovich dans son ouvrage The Language of New Media (2001), ainsi que les notions d’espace « lisse » et d’espace « strié » proposées par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Mille Plateaux : Capitalisme et Schizophrénie (1980). Quelques remarques sont ensuite apportées sur les manifestations de lieux vidéoludiques et de leurs affinités au design fonctionnaliste et ergonomique.Partie 4 (22:38) : Everybody's Gone to the Rapture (The Chinese Room, 2015) est analysé en tant que lieu transformé en non-lieu par le désastre. Cette étude de cas permet d’insister sur l’activité nomadique du joueur dont le rôle est d’effectuer une trajectoire à l’intérieur d’un espace « strié » devenu « lisse » afin d’excaver le passé de personnages ayant été traversé par une forme de désastre (personnel, interpersonnel, social, naturel, etc.).Partie 5 (1:20:36) : En conclusion, les observations développées à partir de l’analyse de la narration, de la spatialité et du nomadisme propre à l’expérience de Everybody's Gone to the Rapture sont mises en résonance à l’échelle plus large du walking simulator, notamment en réfléchissant brièvement à d’autres oeuvres iconiques du genre telles que Dear Esther (The Chinese Room, 2012), The Stanley Parable (Galactic Cafe, 2013), Gone Home (Fullbright, 2013), Ether One (White Paper Games, 2015) et Firewatch (Campo Santo, 2016).
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2 novembre 2017 - 01:32:23
Partie 1 (0 :00) : Bref retour sur la réception controversée du simulateur de marche. Présentation de la problématique portant sur le débat polarisant autour du statut de « jeu » ou de « non-jeu » de ce genre émergent; problématique que nous proposons de raisonner à travers les théories de Graeme Kirkpatrick (2015) ainsi que par le biais d’une analyse de The Stanley Parable (Galatic Cafe, 2013), qui se dérobe à ce débat.Partie 2 (8 :36) : Portrait général des notions de « champ », de « capitaux » et d’« habitus » proposées par le sociologue Pierre Bourdieu.Partie 3 (11 :22) : Ces bases bourdieusiennes sont ensuite utilisées pour réfléchir aux idées de Kirkpatrick, qui définit trois principaux rapports de tension sur lesquels se sont fondés la culture du jeu vidéo, l’identité et l’habitus du « gamer » et les contours traditionnels du « bon » objet vidéoludique.Partie 4 (30 :22) : La distinction posée par Veli-Matti Karhulahti (2013) entre les jeux vidéo à défi kinesthésique et les jeux vidéo à défi non-kinesthésique est introduite afin d’approfondir la réflexion sur les préférences ludiques et les objets qui sont privilégiés par le « gamer » dit authentique.Partie 5 (38 :01) : Analyse de The Stanley Parable (Galatic Cafe, 2013) par le prisme de la pensée de Kirkpatrick.Partie 6 (1 :15 :49) : Les notions préalablement expliquées sont utilisées afin de comprendre pourquoi The Stanley Parable, malgré son équivalence formelle avec le genre du walking simulator, parvient à se soustraire au débat essentialiste « jeu vs non-jeu » contrairement aux autres jeux du genre.Partie 7 (1 :23 :43) : En conclusion, la notion d’institution et l’idée de jeu comme « processus en mutation perpétuelle » (Genvo, 2011, p. 102) sont proposées comme manière d’appréhender la question « jeu vs non-jeu » sous un angle sociologique et pragmatique plutôt qu’ontologique.
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2 octobre 2017 - 01:20:10
(0:00) : Retour sur les questions abordées lors de l’épisode#1 et introduction de l’objectif global de ce deuxième épisode portant sur la réception controversée du simulateur de marche dans la culture vidéoludique.(3:19) : La notion de « panique générique » est mise de l’avant afin de réfléchir aux attitudes polarisées envers ce genre émergent.(6:35) : Portrait incarné des principaux arguments qui animent cette panique générique par l’entremise d’un débat simulé entre vos deux animateurs qui s’affrontent sans pitié dans l’arène des discours.(15:50) : Présentation de notre méthodologie inspirée du groupe de recherche du LUDOV (ludov.ca) telle qu’appliquée brillamment dans un texte de Carl Therrien (2015) sur l’historiographie et l’étymologie de l’étiquette « first-person shooter ».(24:04) : La « cristallisation temporaire [du] consensus culturel commun » (Arsenault, 2011, p. 334) autour du simulateur de marche est abordée par le biais de la plateforme Steam comme objet d’étude privilégié.(31:31) : Étude réceptive et profil discursif du simulateur de marche dans quatre grandes communautés : les designers (32:33), les journalistes (35:10), les joueurs (41:02) et les universitaires (59:29).(1:04:12) : Portrait étymologique de l’étiquette « walking simulator » retraçant ses différents glissements sémantiques depuis ses premières occurrences jusqu’à sa signification plus consensuelle.(1:10:41) : À la suite du questionnement soulevé par Sesame Street qui demeure insatisfait de l’usage du terme « walking simulator », la nécessité d’une étiquette alternative est l’objet d’une discussion ouverte (et d’un heureux désaccord!) entre les deux animateurs; discussion à laquelle le public est fortement invité à participer.
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31 août 2017 - 01:04:07
(0:00): L’introduction présente les partenaires et les intentions générales de Profil Ludique ainsi que les raisons pour lesquelles notre baladodiffusion portera cette saison sur les simulateurs de marche (walking simulators).(5:13): En prenant le jeu de tir à la première personne comme étude de cas, la discussion aborde ensuite la notion de genre en référant au modèle de Alastair Fowler (oeuvre innovatrice, paradigmatique et ultime) utilisé par Dominic Arsenault dans sa thèse de doctorat sur les genres vidéoludiques.(15:48): Ces bases théoriques sont employées afin de situer le simulateur de marche comme genre émergent ainsi que Dear Esther (The Chinese Room, 2012) comme jeu vidéo logé aux frontières entre l’œuvre innovatrice et paradigmatique.(17:10): La deuxième moitié de l'épisode s’attarde plus longuement sur ce jeu marquant. Sa narrativité ambiguë est l’objet d’une description et de quelques interprétations possibles.(49:25): Par la suite, l’attention se porte sur les caractéristiques ludiques de Dear Esther qui sont jugées représentatives du simulateur de marche en tant que genre en plein processus de cristallisation thématique et formelle.(56:36): La conclusion annonce le sujet du prochain épisode qui s’intéressera à la réception du simulateur de marche dans la culture vidéoludique.
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