Paroles d'histoire

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Un podcast consacré à l'actualité des livres, de la recherche et des débats en histoire

159 épisodes

4 mai 2020 - 00:37:26
L’invité : Laurent Gayme, professeur d’histoire-géographie Le film : Rocky IV (Sylvester Stallone, 1985) La discussion : * Un film de guerre froide, inscrit dans le contexte particulier de 1985 (1’) * Sa réception aux États-Unis et en France (3’) * Le scénario du film (7’30) * Une apparition de Gorbatchev (11’) * Le dénouement « heureux » et improbable du film (13’) * Le personnage d’Ivan Drago, dans un rôle pressenti pour Schwarzenegger (14’) * Un portrait à charge du sport soviétique : dopage, amateurisme dévoyé… (18’) * L’inversion du film : Rocky s’entraînant dans la nature soviétique, Drago avec de la haute technologie (20’) * La mise en scène de la confrontation est-ouest lors de la conférence de presse (26’) * Le show à l’américaine de James Brown (27’30) et ses liens avec les valeurs défendues par Stallone * Un film à inscrire dans un moment « reaganien » du cinéma (33’) Le conseil de lecture : Frédéric Gimello-Mesplomb (dir.), Le cinéma des années Reagan, un modèle hollywoodien ?, Nouveau Monde éditions, 2007.
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30 avril 2020 - 01:02:57
Les invités : Olivier Aranda, doctorant en histoire maritime de la Révolution française à Paris-I, et Alexandre Jubelin, animateur du podcast Le Collimateur, chercheur en histoire maritime Les romans et le film : Master and Commander (Peter Weir, 2003), d’après Patrick O’Brian La discussion : * Qui est Patrick O’Brian ? (2’15) * Le personnage de Maturin, plus développé dans les romans que dans le film (4’) * Des romans qui ne sont pas seulement maritimes, avec des intrigues amoureuses, un rapport complexe à la nature… (6’) * Une « patine » XVIIIe siècle des dialogues (8’40) * Des romans imprégnés d’une passion de la mer et des marins (11’40) * La complexité des descriptions navales (14’) * Une série située durant les guerres de la Révolution et de l’empire (16’) * Une saga qui présente presque un biais pro-français montre ces guerres à l’échelle mondiale (18’30) * Des romans qui évoquent le monde impérial britannique, avec la question irlandaise par exemple (21’20) * Quels sont nos livres préférés ? (24’) * Intermède : « Don’t Forget your Old Shipmate » * Que penser du film pour un historien de la guerre sur mer ? (27’) * Le charme du film (29’) * Autorité et discipline (33’) * La pratique de la médecine à bord (37’40) * La sociabilité du bord (39’) * La dimension matérielle de la vie maritime (41’) * Un film qui substitue un navire français à l’adversaire américain des romans (45′) * Les combats navals : stratagèmes, artillerie, abordages… (49′) Pour aller plus loin : * N.A.M Rodger, The Command of the Ocean: A Naval History of Britain, 1649–1815. New York: W. W. Norton. 2005 * Brian Lavery, Nelson’s Navy: Its Ships, Men and Organisation 1793-1815, London Conway Maritime, 1989
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29 avril 2020 - 00:40:52
L’invitée : Zoé Kergomard, chercheuse en histoire contemporaine à l’Institut historique allemand à Paris Le film : Les conquérantes / Die Göttliche Ordnung (Petra Volpe, 2017) La discussion : * Présentation du film et de sa trame (1’30) * Éléments de contexte : pourquoi la Suisse est-elle restée aussi à l’écart des évolutions générales en matière de suffrage ? (2’30) * le rôle (ou l’absence de rôle) de la Seconde Guerre mondiale en la matière (8’40) * La description dans le film d’une société traditionnelle et patriarcale, à travers différents personnages (10’30) * La place de l’église dans les normes de genre (15’30) * Les étapes d’une prise de conscience féministe (17’30) * un personnage de femme “antiféministe” (19’30) * les tâches domestiques perpétuant les rôles traditionnels (22′) * la rencontre d’une manifestation féministe (23’30) * questions politiques et questions de sexualité (27’20) * les rôles masculins qui changent aussi, avec la représentation de l’armée (30’40) * le choix de tourner le film en dialecte alémanique (33′) * La réception du film en Suisse, permettant la réunion de différentes générations féministes (35′) * conseils de lecture   Pour aller plus loin : * Dictionnaire historique de la Suisse, “bible” en ligne et trilingue (notamment les articles Suffrage féminin, Mouvement des femmes ou encore Manifestations, Grèves, Migrations…) * Studer, Brigitte: “L’Etat c’est l’homme”. Politique, citoyenneté et genre dans le débat autour du suffrage féminin après 1945, in: Schweizerische Zeitschrift für Geschichte 46 (3), 1996, pp. 356–382. * Skenderovic, Damir; Späti, Christina: Les années 68 : une rupture politique et culturelle, Lausanne 2012. * Ruckstuhl, Lotti; Bécour; Catherine: Vers la majorité politique, Interfeminas, 1990. Documentaires: * De la cuisine au Parlement, Stéphane Goël, 2010, https://rts.ch/play/tv/climage/video/de-la-cuisine-au-parlement?id=6472893 * Debout! Une histoire du mouvement de libération des femmes 1970-1980, Carole Roussopoulos, 2009 (entre la France et la Suisse romande) https://dailymotion.com/video/xfbni * Les années Schwarzenbach (sur l’arrivée d’Italiens en Suisse et le mouvement xénophobe), Katharine Dominice, 2010, https://youtube.com/watch?v=3N2jn5X9byw
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27 avril 2020 - 00:52:19
L’invité : Vincent Guigueno, historien, conservateur du patrimoine, et figurant dans le film Le film : Dunkerque (Christopher Nolan, 2017) La discussion : * Une expérience de figurant dans Dunkerque (1’20) * Un film à réinscrire dans une série de films représentant la Seconde Guerre mondiale (5’) * Une œuvre qui ne se veut pas un film de guerre traditionnel, d’une construction originale et déroutante (7’30) * Le travail du spectateur pour reconstituer la trame du film, et l’expérience singulière du visionnage (12’30) * Un film non « symétrique » dont les Allemands sont absents (14’40) * Qu’est-ce qu’un film de guerre « traditionnel » ?  ne pas faire à Nolan le procès du film qu’il n’a pas voulu faire (17’30) * Le discours de Churchill mis en scène à la fin du film (22’30) * Les  sources d’inspiration de Nolan, en lien avec une mémoire familiale et britannique (24’) * Un film sans conseillers historiques, mais appuyé sur des témoignages (28’) * La place accordée aux Français dans le film, qui a beaucoup fait discuter (30’20) * Des anachronismes assumés par Nolan (35’) * Dans un film non réaliste, des effets de vérité (37’) * Des échos de la Première Guerre mondiale dans la Seconde (42’) * Un grand film sur la claustrophobie de la guerre (45’) * Conseils de lecture, et dimensions mémorielles locales (47’40) Conseils de lecture : * Christopher Nolan, Dunkirk, Londres, Faber & Faber, 2017 * Josuah Levine, Forgotten voices of Dunkirk * Penny Summerfield, « Dunkirk and the popular memory of Britain at war, 1940-1958 », Journal of Contemporary History, vol. 45, n° 4, octobre 2010, p. 788-811.    
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24 avril 2020 - 00:52:54
L’invité : Antoine Resche, docteur en histoire, spécialiste de la navigation transatlantique, animateur de la chaîne Youtube Histony Le film : Titanic (James Cameron, 1997) La discussion : * L’influence du film sur un parcours de chercheur (1’30) * Le succès considérable du film et sa place dans la culture populaire de l’époque (3’20) * Quelles interactions entre le film et les progrès de la recherche, sur un objet longtemps à l’écart de la recherche universitaire ? (5′) * Le projet de James Cameron, né d’un rapport intense à la plongée sous-marine, mais aussi des peintures de Ken Marshall (6’45) * La fidélité matérielle aux décors et objets d’époque (9′) * Mais une fidélité approximative aux rôles des individus comme l’illustre le cas de Bruce Ismay, illustrant la reprise par Cameron des récits les plus courants (11’30) * Les explications du naufrage données par James Cameron, justes sur le plan technique (14’40) * Les causes humaines de la catastrophe et les erreurs commises, à comprendre dans leur contexte (18’10) * Un navire “insubmersible”, idée d’époque ou amplifiée par la suite? (21’40) * Un contexte qui permet de comprendre autrement la question des canots de sauvetage (24’15) * Un naufrage exceptionnel mais qui est plus intelligible lorsqu’on le réinscrit dans des séries d’événements comparables, comme l’affaire du Costa Concordia en 2012 (27’00) * Les normes qui président à l’évacuation: “les femmes et les enfants d’abord”, doctrine pas toujours appliquée en réalité (30′) * La façon dont le film met en scène l’opposition des classes sociales (35′) * Le bilan humain du naufrage et ses explications (41′) * Un film qui met en scène de façon intéressante les rapports entre histoire et mémoire (45′) * Conseils de lecture (xxx) Pour aller plus loin : * Gérard Piouffre, Le Titanic ne répond plus, Paris, Larousse, 2009. * Lawrence Beesley, The Loss of SS Titanic, 1912 * Un article sur la mortalité lors des naufrages qui relativise la notion des “femmes et les enfants d’abord” * “Titanic et la lutte des classes”, article de Thomas Frank (abonnés)
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22 avril 2020 - 00:40:11
 L’invitée : Aurore Chéry, historienne, spécialiste du XVIIIe siècle Le film : A Royal Affair, de Nikolaj Arcel (2012) La discussion : * L’intrigue du film, à la fois politique et amoureuse, sous le règne de Christian VII du Danemark lors de la période où Johann Struensee est au pouvoir, introduisant les Lumières au Danemark * Le contexte politique plus complexe que ne le suggère le film, la question des Lumières se superposant à celle des ingérences étrangères * Les luttes de factions à la Cour, et à l’échelle européenne (4’30) * La « folie » du roi Christian VII  – ou sa simulation ? (7’20) * Un corps royal plus fragile qu’on ne le pense (11’30) * La sexualité royale, objet de débats et de discours (13’15) * Le réformateur Johann Struensee et son parcours (16’) en homme des Lumières (20’) * La dimension médicale de son action (23’) * La superposition du cas danois et du cas français (28’) * La statut de Struensee, et à travers lui le statut des « étrangers » sous l’Ancien régime (30’) * Un film historique intéressant mais qui ne rend pas tout à fait justice à la reine Caroline-Mathilde (33’) * Les enjeux éducatifs, et l’influence de Rousseau (35’) * Les légères allusions à l’empire colonial du Danemark (38’) Pour aller plus loin : * Lettres de Gustav III * “Mémoires de Reverdil” en ligne. * biographie de Christian VII par Ulrik Langen en danois * Article d’Aurore Chéry sur l’onanisme en comparant le cas danois et le cas français, et billet sur la visite de Christian VII à Louis XV *  article de Langen sur le voyage de Christan VII en France.  
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20 avril 2020 - 00:31:47
L’invitée : Elisa Vial, étudiante en histoire Le film : La meglio gioventu (Nos meilleures années) de Marco Tullio Giordana (2003) La discussion : * Une fresque historique émouvante racontant cinquante ans d’histoire italienne (2’) * Le parcours du personnage principal, le psychiatre Nicola Carati, qui incarne un tournant dans la prise en charge de la maladie mentale, en lien avec Michel Foucault et Franco Basaglia (7’) * La représentation des hôpitaux psychiatriques comme lieux d’incarcération, et à l’inverse la volonté des réformateurs de traiter les patients comme des personnes (11’) * Les tensions sociales à Turin au début des années 1970 (13’30) * La façon dont le film illustre les clivages nord-sud en Italie (16’) * La représentation des Brigades rouges (18’) * La violence de la mafia et la corruption politique (21’) * La famille comme cadre social in fine valorisé sans être idéalisé (28’)
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17 avril 2020 - 00:47:11
Les invité-e-s : Fanny Malègue, doctorante à l’EHESS, et David Chaunu, doctorant à Paris-Sorbonne L’œuvre : The Long Song, mini-série de la BBC (2016), adaptée du roman d’Andrea Levy. La discussion : * L’origine de la série, adaptation d’un roman d’Andrea Levy (1’30) * Un jeu habile de la série sur l’esclavage et sa représentation, et sur les codes narratifs des récits d’anciens esclaves comme celui de Equiano (4’) * Le nom, l’identité, comme enjeu clef dans les sociétés esclavagistes, avec ici la réification de « Miss July » nommée « Marguerite » par sa maîtresse (6’10) * Le contexte historique de la série : les « îles à sucre » exploitées par les empires (10’15) * Les hiérarchies de statut, travail et couleur dans la société jamaïquaine, et la place de la ville en son sein (11’30) * La place des distinctions de couleur dans la société servile (14’30) * Une série qui met en scène l’« agency », la capacité d’agir, de Miss July (18’50), et les relations maîtres-esclaves de façon complexe, à rebours d’autres représentations comme celle de Django Unchained * La mise en scène des maîtres et de leur fragilité ou déclassement (22’50) * Le personnel d’encadrement des plantations et leurs propres rapports d’infériorité mais aussi d’assimilation au groupe des maîtres (26’) * L’abolition de l’esclavage en 1833 comme point de pivot de la série, qui insiste avant tout sur les continuités (29′) * Le maintien d’une domination économique sur les anciens esclaves (33′) * Le personnage de Robert Goodwin, et les ambiguïtés de l’abolitionnisme qu’il permet de mettre en scène, à travers les relations amoureuses et de couple qu’il entretient (35’30) * Le travail sur la langue propre à la série (40′) * Conseils de lecture (44′) Conseils de lecture / Pour aller plus loin : * Cousseau Vincent, « Nommer l’esclave dans la Caraïbe xviie-xviiie siècles », Annales de démographie historique, 2016/1 (n° 131), p. 37-63. * Paul Cheney, Cul de Sac: Patrimony, Capitalism, and Slavery in French Saint-Domingue. Chicago: University of Chicago Press, 2017 * Abigail L. Swingen, Competing Visions of Empire: Labor, Slavery, and the Origins of the British Atlantic Empire, New Haven CT: Yale University Press, 2015. * Site de Trevor Burnard, spécialiste de l’histoire de la Jamaïque  
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15 avril 2020 - 00:59:33
L’invité : Tal Bruttmann, historien Les œuvres: le comic Watchmen (Alan Moore, 1985) et la série du même nom (Damon Lindelof, HBO, 2019) La discussion : * Pourquoi, en historiens, s’intéresser à Watchmen ? D’abord un tournant au milieu des années 1980 dans l’histoire du comic / de la BD * Une série dessinée qui casse le mythe du super-héros et questionne la notion de justice, et des masques sous lesquels on l’exerce * Un comic qui prend place dans une chronologie alternative, où les États-Unis ont remporté la guerre du Vietnam * Le contexte des années 1980 et la menace de la guerre nucléaire planant sur la série dessinée * La façon dont Watchmen intègre le motif de l’horloge (Doomsday clock)et du temps dans sa narration et ses choix graphiques * Lé série télévisée créée par Damon Lindelof, et son choix de transposer l’œuvre plutôt que de l’adapter * La violence raciale, enjeu frontalement affronté par Watchmen version 2019 * La scène d’ouverture : le massacre racial de 1921 à Tulsa (Oklahoma), et la façon d’en faire l’histoire * Les contextes multiples de ce massacre, inscrit dans la moyenne durée des violences racistes, du lendemain de la Première Guerre mondiale, et dans un lieu spécifique, l’Oklahoma * L’intégration de la Shoah au propos de la série * Le pogrom de Tulsa comme point de départ narratif des neuf épisodes * Le nazisme américain à l’orée de la Seconde Guerre mondiale * D’autres enjeux historiques et sociaux propres aux États-Unis : les armes à feu et les drogues * Le propos très subtil de la série sur la mémoire, la « nostalgie » et l’histoire Pour aller plus loin : * Le comic watchmen * Mémoire universitaire sur Watchmen * interview de Damon Lindelof * Article sur le pogrom de Tulsa * Site de HBO * Farid Ameur Le Ku Klux Klan, Paris, Hachette / Pluriel, 2016 * Caroline Rolland Diamond, Black America. Une histoire des luttes pour l’égalité et la justice (XIXe-XXIe), Paris, La découverte, 2019.
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13 avril 2020 - 00:47:01
L’invité : Guillaume Pollack, professeur d’histoire-géographie, et spécialiste de la RésistanceLe film : L’armée des ombres (Jean-Pierre Melville, 1969) La discussion : * Un film puissant sur la Résistance, et le vécu de ses acteurs (1’45) * L’expérience personnelle de Melville (6’) * Les figures réelles auxquelles renvoient les personnages du film (9’40) * Le contexte de 1942-1943 dans lequel se situe l’intrigue (11’10) * Les actes de résistance, le quotidien résistant, montrés dans le film (18’30) * L’importance des relations avec la population, qui permet de survivre, comme le montre la scène de Philippe Gerbier (Lino Ventura) chez le barbier (24’) * Le personnage de Mathilde (Simone Signoret) et ce qu’il montre des rôles féminins dans la Résistance (28’22) * La représentation de la violence, à l’encontre de trois figures : le traître, l’ennemi, la résistante qui risquerait d’être « retournée » (31’40) * L’appareil répressif français et allemand représenté dans le film (34’30) * Le choix de Melville consistant à « dépolitiser » la Résistance, et à faire disparaître presque entièrement les motivations des Résistants (37’30) * Quelle réception pour le film en 1969 ? (42’30) * Conseils de lecture (45’30) Pour aller plus loin : * Marjolaine Boutet, « L’utilisation pédagogique de la série télévisée Un Village français », Historiens & Géographes, 2016, p. 185-188. * Sylvie Lindeperg, Les Ecrans de l’ombre : la Seconde Guerre mondiale dans le cinéma français (1944-1969), Paris, CNRS Éditions, 1997. * Christian Delage et Vincent Guigueno, L’historien et le film, Paris, Gallimard, « Folio Histoire », 2004.
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12 avril 2020 - 00:33:00
L’invité : Mathieu Lours, historien de l’art et de l’architecture, professeur en CPGE Le thème : l’incendie de Notre-Dame de Paris, un an après La discussion : * Que ressent-on comme historien de l’architecture religieuse devant un tel événement ? (2’10) * Le thème de l’église en ruines, central dans notre histoire culturelle (3’50) * Des précédents importants : Reims, Rouen, Nantes, avec pour la première les effets de la Grande Guerre (4’50) * Les débats sur la reconstruction de Reims et les éclairages qu’ils apportent (8’20) * Les destructions de la cathédrale de Rouen et leurs usages par le régime de Vichy (9’35) * L’incendie de celle de Nantes, durant des travaux, comme à Notre-Dame (11’15) * L’état de Notre-Dame aujourd’hui, relativement satisfaisant en dépit de l’incendie (12’15) * L’état des connaissances sur l’édifice, partiellement renouvelé par la catastrophe (15’30) * Reconstruire, réinventer ? les termes du débat et leur cadre légal (17’10) * Que reconstruit-on ? Les XIIe-XIIIe siècles, le XIXe siècle ? Quel type de charpente ? (19’40) * Le vrai-faux problème des « chênes centenaires » (22’) * Le cadre institutionnel créé par l’État pour les travaux, dans la longue durée du rapport à ce monument (23’15) * Un dialogue efficace entre responsables et experts aujourd’hui (25’45) * L’état actuel des travaux (26’30) * Le mécénat considérable suscité par l’incendie, et la nécessité d’en faire bénéficier un patrimoine plus ordinaire (27’10) * Conseils de lecture (29’15) Conseils de lecture / pour aller plus loin : * Collectif, Notre-Dame de Paris, Strasbourg, La nuée bleue, coll. « La grâce des cathédrales, 2013. * Dany Sandron, Andrew Tallon, Notre-Dame de Paris : neuf siècles d’histoire : une reconstitution des différents âges de la cathédrale, de sa construction à nos jours, Paris, De Noyelles, 2019. * Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, chap. IV du livre X (l’incendie)
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10 avril 2020 - 00:42:57
L’invitée :  Marjolaine Boutet, Maîtresse de Conférences en Histoire contemporaine à l’UPJVLe film :  Rambo, first blood (Ted Kotcheff, 1982) La discussion : * Rambo, un film assez méconnu, à relier au cinéma indépendant du « nouvel Hollywood » des années 1970 (1’30) * Résumé de ce « huis clos à ciel ouvert » qui oppose un vétéran du Vietnam au shérif d’une petite ville (3’35) * Le basculement du film lorsque Rambo revit le traumatisme du Vietnam (5’10) * Rambo « bon sauvage » mais expert du combat (8’00) * La tension entre les facettes du personnage : vulnérable et dangereux, marqué par la guerre (10’40) * La violence de Rambo, à réinsérer dans la représentation des vétérans dans le cinéma des années 1970-1980, et les codes des films d’action des années 1980-1990 (13’40) * Le fameux monologue de Rambo : « rien n’est terminé… c’était pas ma guerre » (16’30) * Rambo, symbole du désarroi d’une génération (19’) * Un film qui amorce un retournement conservateur de la mémoire du Vietnam, stigmatisant les pacifistes, le féminisme… (22’) * Le déni de la défaite du Vietnam, à travers la critique néoconservatrice de l’État et des institutions (24’50) * Quelle réception pour le film, préparée par des séries comme Magnum, PI à partir de 1980 ? (26’45) * Le mémorial du Vietnam et sa symbolique (30’45) * L’ami de Rambo victime de l’« agent orange » et la prise en charge lacunaire des vétérans (33’00) * L’absence des Vietnamiens dans la représentation américaine du Vietnam (35’20)   Articles de Marjolaine Boutet pour aller plus loin :   * « Le Vietnam et l’Amérique au cinéma et à la télévision : du traumatisme au déni » * « Le Vietnam version prime-time » * « Les séries télévisées américaines des années 1980. Une autre histoire de la guerre du Vietnam » Conseils de lecture : * JEFFORDS, Susan, The Remasculinization of America : Gender and the Vietnam War, Bloomington (Ind.), Indiana University Press, 1989. * ANDEREGG, Michael (ed.), Inventing Vietnam, the War in Film and Television, Philadelphie, Temple University Press, 1991. * DITTMAR, Linda, MICHAUD, Gene, From Hanoi to Hollywood : the Vietnam War in American Film, New Brunswick, Rutgers University Press, 1990. * FERRO Marc, Cinéma et histoire, Gallimard, Folio, 1993. * VAÏSSE Justin, Histoire du néoconservatisme aux États-Unis, Odile Jacob, 2008.
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7 avril 2020 - 00:45:14
L’invité : Hugo Orain, enseignant d’histoire-géographie et doctorant (co-tutelle) Rennes 2 et UQTR (Québec). Le film : Un peuple et son roi (Pierre Schoeller, 2018) La discussion : * Résumé du film, et des destins de personnages qu’il entrecroise (1’) * Le projet de Pierre Schoeller : faire la généalogie de la République (2’50) * Un film sur le langage politique, à l’assemblée et dans les couches populaires (4’10) * Les conseillers et conseillères historiques du film (5’30) * Une œuvre inscrite dans un contexte favorable à la représentation de la Révolution (7’30) * Un renouvellement historiographique perceptible à l’écran ? (8’50) * Des échos avec le mouvement des « gilets jaunes » et « nuit debout » ? (9’50) * Un film ouvertement positif envers la Révolution, ce qui est rare dans la période récente (12’15) * Un corpus plutôt négatif, au cinéma, à la télévision, dans les jeux vidéo (14’10) * Un moment clef du film : la manifestation des femmes les 5-6 octobre 1789 (16’30) * La place donnée à la chanson populaire dans le film (19’15) * Les principaux événements représentés, avec une place forte accordée à la fuite du roi et à la fusillade du Champ-de-mars, dans l’engagement révolutionnaire (20’30) * Une scène forte et réussie, la prise des Tuileries et ses préparatifs (24’) * Les sentiments mitigés laissés par le film, et les différents registres sur lesquels il fonctionne (26’50) * La façon dont Louis XVI est représenté, sans être ridiculisé (29’20) * Les débats entre députés à la salle du manège (33’35) * Décors, costumes, lumières : les choix visuels du film, inspirés des peintures de Raguenet (35’40) * Le film mis en perspective avec d’autres œuvres : La Marseillaise, Un violent désir de bonheur * Des séquences utilisables par les enseignants (39’45) * La puissance de la séquence dans laquelle la Bastille est détruite (40’50) Conseils de lecture / pour aller plus loin : * Entretien de Pierre Schoeller avec Emmanuel Laurentin ; avec Dominique Godineau dans les AHRF * Dossier sur le « protagonisme » politique dans Politix * Martial Poirson (dir.), La Révolution française et le monde d’aujourd’hui – Mythologies contemporaines, Paris, Garnier, 2014. * Eric Vuillard, 14 juillet, Arles, Actes sud, 2016.
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6 avril 2020 - 00:35:57
L’invitée : Juliette Roy, étudiante en histoire, plus particulièrement de l’Egypte lagide Le film : Gods of Egypt (Alex Proyas, 2016) La discussion * Présentation du film : un bon nanar, mal reçu par la critique * Résumé de l’intrigue, avec le conflit Horus-Seth * Un film qui s’inscrit dans une série d’adaptations antiques / mythologiques * Une esthétique qui croise péplum et jeu vidéo (et mauvais goût) * Les mythes égyptiens mis en scène, comme la barque de Ré * Un casting accusé de « whitewashing »… * …sauf Chadwick Boseman jouant le dieu Thot * La manière dont le film représente l’au-delà * Des dieux « mortels » mais des « mortels » qui les accompagnent ?! * Comment représenter dieux et humains côte à côte * Décor et paysages « égyptianisants » * Les scènes ou éléments le plus WTF du film Pour aller plus loin / conseils de lecture : * Le site Antiquipop * Hervé Dumont, L’Antiquité au Cinéma – Vérités, légendes et manipulations, Nouveau Monde Editions, Paris / Cinémathèque suisse, Lausanne, 2009, DISPONIBLE EN LIGNE. * Claude Aziza,Guide de l’Antiquité imaginaire. Roman, cinéma, bande dessinée. Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée. – Paris : Les Belles Lettres, 2016. * Damien Agut, Juan Carlos Moreno-Garcia, L’Egypte des Pharaons, De Narmer à Dioclétien, 3150 avant J.-C.- 284 après J.-C, Paris, Belin, “Mondes anciens”, 2016.
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3 avril 2020 - 00:33:12
L’invité: Victor Faingnaert La série: Peaky Blinders La discussion : * Les origines et buts de la série, et de son créateur Steven Knight * Les rapports compliqués entre cet auteur et les historiens, quant à la représentation des classes populaires * Une contre-image de la Grande-Bretagne * Les origines du nom « Peaky Blinders » et les faits réels à l’origine de la série * Le style visuel de la série, Birmingham comme ville industrielle qui fait aussi référence aux décors de western * L’univers politique et social de la série, une lutte des classes tempérée par la volonté d’embourgeoisement des Shelby * Les origines variées des personnages, telles que la série les met en scène : italiens, juifs, gitans, noirs britanniques… * La place accordée à la question irlandaise * Une série plus juste sur le plan sociologique qu’historique ? * Les rôles féminins de la série, en écho aux femmes des classes populaires britanniques * La réception enthousiaste de la série et ses effets en Grande-Bretagne, avec une mode « Peaky »  
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2 avril 2020 - 00:36:07
L’invité : William Blanc, historien Le film : Excalibur, de John Boorman (1981) La discussion : * Présentation du film * Le parcours de John Boorman * Un projet initial : adapter le Seigneur des anneaux, et assumer la fantasy par opposition aux représentations du mythe arthurien dans les années 1950 * La base du film : Le morte d’Arthur de Thomas Mallory (1470) * Merlin, le personnage central du film, et la place de la magie * L’épée Excalibur comme fil directeur du film, quitte à retoucher le mythe * Le personnage négatif de Morgane * L’exaltation de la nature et du lien avec la terre * Les jeux d’intertextualité, avec T. S. Eliot notamment (The Waste Land) * Les choix musicaux : Carl Orff, Wagner… * Les choix visuels du film, ses jeux de lumières et de couleurs * Son influence et sa postérité, en France notamment Pour aller plus loin : * émission sur les super-héros avec William Blanc * émission sur Monty Python Sacré Graal avec Justine Breton * émission sur J. R. R. Tolkien, avec Frédéric Manfrin et Emilie Fissier * William Blanc, Le roi Arthur, un mythe contemporain: de Chrétien de Troyes à Kaamelott en passant par les Monty Python, Libertalia, 2016.  
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1 avril 2020 - 00:26:00
Le film : Alatriste (2006) d’Agustin Diaz Yanes, d’après les romans d’Arturo Perez Reverte La discussion avec Alexandre Jubelin (podcast Le collimateur) : * Une adaptation des romans d’Arturo Perez-Reverte, qui représente le siècle d’or espagnol et ses guerres * Les guerres menées aux Pays-Bas comme arrière-plan du film * Une représentation de la guerre à l’époque moderne, dans ses différentes formes (siège, bataille…) * La façon dont le film fait des allusions visuelles aux tableaux de Velasquez * La représentation des armes, des détails matériels, particulièrement juste * Intrigues de cour et jeux nobiliaires * La bataille de Rocroi (1643), fin des mythiques « tercios » espagnols La suite de la discussion avec Mehdi Girard (étudiant en histoire) : * L’intérêt du film * Le parcours du comte-duc d’Olivares, et sa représentation plutôt positive dans l’œuvre, comme ministre réformateur / rationalisant l’État * Un siècle d’or espagnol également montré dans ses splendeurs artistiques, à travers l’évocation de la rivalité entre les écrivains Quevedo et Góngora Pour aller plus loin: * Les romans d’Arturo Perez Reverte * Bartolomé Bennassar, Un siècle d’or espagnol (vers 1525-vers 1648), Paris, Robert Laffont, 1982. * B. Lavallé, L’Amérique espagnole, de Colomb à Bolivar, Paris, Belin, 1993  
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29 mars 2020 - 00:29:09
L’invité: Jean-Christophe Piot, journaliste et vulgarisateur en histoire La série : Deadwood, diffusée sur HBO (2004-2006) La discussion : * Le contexte historique de la série, et les personnages réels qui y figurent, comme “Wild Bill” Hickok * La façon dont Deadwood subvertit les codes du western, dans la lignée du film d’Eastwood, Impitoyable * Une série réaliste dans son rapport au corps, à la souffrance, à la maladie * Les enjeux profonds de la série: rapports de pouvoir, statut administratif du territoire, l’ordre avec ou sans la loi * La façon de représenter le capitalisme du XIXe siècle, et les personnages venus de l’est, comme Alma Garret * Le flamboyant Al Swearengen, tenancier de saloon, et la façon dont la série aborde à travers lui la prostitution * Le révérend Smith et la représentation de la religion * Le shérif Seth Bullock et son rapport à la violence et à la loi * Une série qui représente également des immigrés chinois Pour aller plus loin: * émissions de Paroles d’histoire sur la série Rome (volet 1, volet 2) * Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! Histoire de l’Ouest américain d’hier à aujourd’hui, Paris, Flammarion, 2002.
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25 mars 2020 - 00:20:26
Ép. 100. Le coronavirus en perspective, avec Guillaume Lachenal L’invité : Guillaume Lachenal, professeur à Sciences Po Paris, spécialiste d’histoire des sciences et de la médecine La discussion : * comment, en historien ou sociologue des sciences on se saisit d’un événement comme l’épidémie de coronavirus * pourquoi il n’y a pas de « leçons » évidentes à tirer de l’histoire des épidémies passées * un souvenir de la « grippe espagnole », ou d’Ebola, qui n’a pas forcément conduit à des politiques publiques bien pensées * La question du « triage » dans la moyenne durée de l’histoire de la médecine, du militaire à l’humanitaire * Les espoirs récurrents et souvent trompeurs de « remèdes miracles », comme la cyclosporine dans les années 1980 lors de l’épidémie de Sida Pour aller plus loin : Cahiers Georges Canguilhem n°6: La médecine du tri. Histoire, éthique, anthropologie
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23 mars 2020 - 00:14:08
Émission en partenariat avec Le Collimateur, podcast de l’IRSEM, animée par Alexandre Jubelin Le film : À la poursuite d’Octobre rouge (The Hunt for Red October) de John McTiernan (1990), d’après Tom Clancy Interprétation de la musique originale du film (Basil Poledouris) durant le générique de début de l’émission
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