Paroles d'histoire

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Un podcast consacré à l'actualité des livres, de la recherche et des débats en histoire

253 épisodes

11 juillet 2018 - 00:37:45
Un mini-documentaire en 6 parties sur la comédie musicale Hamilton, et son rapport à l’histoire, avec quelques petits extraits musicaux. Lin-Manuel Miranda en vacances au Mexique en 2008, lisant la biographie d’Alexander Hamilton par Ron Chernow qui a inspiré son projet 1) Présentation de “Hamilton” et son succès inouï (0’30) 2) Lin-Manuel Miranda et les origines du projet (2’30), avec son passage à la Maison Blanche en 2009 3) La vie mouvementée d’Alexander Hamilton (6’45) 4) Un spectacle aux choix scéniques et musicaux originaux, avec une dimension politique (12’50) 5) Chez les historiens, enthousiasme et critiques (21′) 6) Leçons finales : l’écart fécond entre spectacle et histoire (30’45) Parmi les références citées: –présentation en français par Sylvie Bressler –présentation synthétique dans le NYT –portrait de Lin-Manuel Miranda et description du projet dans le New Yorker -un livre d’histoire interrogeant Hamilton et son succès –commentaire positif par Joseph M. Adelman -le Founders chic, article de H.W. Brands en 2003 dans The Atlantic –commentaire critique par Lyra Monteiro –commentaire critique par Annette Gordon-Reed -commentaire par Joanne Freeman –point de vue féministe par Stacy Wolf Conseil final: Histgeobox pour continuer à réfléchir à l’histoire en musique
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4 juillet 2018 - 00:38:39
L’invitée : Clyde Plumauzille, chargée de recherches au CNRS, membre du LabEx EHNE Le livre : Prostitution et révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (1789-1804), Paris, Champ Vallon, 2016. La discussion : un état des lieux de l’univers prostitutionnel à Paris à la veille de la Révolution, et son cadre légal contraignant (2’), la place spécifique de la prostitution dans les cahiers de doléances (4’45), les caractéristiques sociales des femmes arrêtées comme prostituées sous la Révolution (5’50) et l’importance méthodologique de ne pas réifier la catégorie « prostituées », d’envisager un « continuum de pratiques » (6’50), une filiation historiographique qui n’est pas seulement celle d’Alain Corbin, mais aussi de Jill Harsin, pour en faire une histoire sociale (9’30), l’intégration de l’histoire de la prostitution dans une histoire du travail (10’50), comment combiner une « agency » (capacité d’agir) de ces femmes, avec l’existence de contraintes et de dominations (13’), l’univers social dans lequel évoluent ces femmes, avec des clients / amants / amis / souteneurs (ces derniers assez rares) (14’55), la source très rare que constitue le journal d’Alexandre Brongniart racontant ses relations avec des prostituées (17’30), le Palais-Royal comme lieu central de la prostitution sous la Révolution (18’30), les plaintes des riverains attestant d’une « lutte des places » parmi les classes populaires dans l’espace urbain (20’30), le contrôle policier adossé à une crainte des maladies vénériennes (22’30), le paradoxal silence des législateurs révolutionnaires sur la prostitution, avec une dépénalisation silencieuse (24’35), un tournant hostile à la prostitution et plus largement aux femmes dans l’espace public en 1793 (27’50), une distinction entre droit de cité et droit à la cité qui montre la citoyenneté « diminuée » de femmes désignées comme prostituées, encore vérifiable aujourd’hui (31’), face à ces contraintes, la ressource de l’écriture, pour des femmes incarcérées après la Terreur (33’45). Les références citées dans le podcast : – Gérard Noiriel, Introduction à la socio-histoire, Paris, La découverte », « Repères », 2006. – Alain Corbin, Les filles de noce, Misère sexuelle et prostitution (XIXe et XXe siècles), Paris, Aubier Montaigne, 1978. – Jill Harsin, Policing Prostitution in Nineteenth Century Paris, Princeton, Princeton University Press, 1985 – Arlette Farge, La vie fragile, violences, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1986. – Anne Simonin, Le déshonneur dans la République. Une histoire de l’indignité 1791-1958, Paris, Grasset, 2008. -Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, éd. Nouveau monde, 2011, 448 p. Le conseil de lecture : Park Mun-wung, Mémoires d’un frêne, d’après une nouvelle de Choi Yong-tak, Rue de l’échiquier, 2018.  
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27 juin 2018 - 00:31:28
 L’invitée : Faustine Harang, docteure en histoire, enseignante en lycée Le livre : La torture au Moyen âge. Parlement de Paris, XIVe-XVe siècles, Paris, PUF, coll. « Le nœud gordien », 2017La discussion : présentation du livre (1’), la difficulté de trouver la torture dans les sources judiciaires de la fin du Moyen âge (2’30), le vocabulaire médiéval de la torture et la notion de « question » (6’15), les fondements juridiques de la torture en droit romain (7’30), contrairement aux idées reçues, la torture normée et mesurée (9’20), la difficile quantification des cas de torture et les ordres de grandeur numériques plausibles (11’20), l’évolution des pratiques judiciaires et les rapports plus complexes qu’il n’y paraît entre ordalie/jugement de Dieu et torture (14’), le parallèle entre torture et confession qui se met en place à partir du XIIIe siècle (16’10), la torture et les conceptions médiévales de la douleur, du corps souffrant, de l’âme (18’55), l’identité de ceux qui subissent la torture : marginaux, mal famés ? (20’10),  la torture comme instrument de la raison d’État, visible dans les grands procès du XIVe siècle (21’45), les doutes des juges médiévaux devant l’efficacité de la torture, et le développement de leur « intime conviction » (23’20), la centralité de l’aveu dans les procédures judiciaires françaises, un héritage médiéval ? (26’35), la difficulté, du point de vue de l’écriture historique, de travailler sur un objet impliquant violences et souffrances (27’35), les remises en question de la torture à l’époque moderne (28’40), la réflexion sur l’histoire médiévale nourrie par l’histoire contemporaine, celle de la torture en guerre d’Algérie notamment (29’50). Les références citées dans le podcast : –Émission de la Fabrique de l’histoire sur la justice médiévale -Claude Gauvard, « De grace especial ». Crime, État et Société en France à la fin du Moyen Age, Paris, Publications de la Sorbonne, 1991 – Raphaëlle Branche, La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2e éd., 2016 [2001]. Le conseil de lecture : Henri Alleg, La question, Paris, Éditions de minuit, 1958
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2 avril 2018 - 00:01:48
Pourquoi ce podcast? Petite présentation.
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13 avril 2018 - 00:44:03
L’invitée : Ludivine Bantigny, maîtresse de conférences à l’université de Rouen-Normandie Le livre : 1968, De grands soirs en petits matins (Seuil, 2018).  Lire la recension. La discussion : les bornes chronologiques de l’événement « 68 » (à 3 minutes d’entretien environ), la violence des manifestations et de la répression menant aux « morts oubliés » de juin 1968 (6 min.),l’importance pour l’historienne de restituer la dimension matérielle et concrète de l’événement (10 min), le rapport au passé (le Front Populaire, la Commune…) en mai-juin 1968 (15 min.), l’internationalisme pensé et vécu par les acteurs du mouvement (18 min.), le rapport aux sources et le travail en archives sur les fiches établies par la police (22 min.), la mémoire spécifique de la guerre d’Algérie et la présence (ou non) de « Charonne » et du 17 octobre 1961 dans les esprits en 1968 (25 min.), les rapports hommes-femmes, la difficile prise de parole féminine, et la question de la sexualité (27 min.), une histoire contrefactuelle de mai-juin 1968 : comment les choses auraient-elles pu tourner autrement, basculer ? Quel rôle pour la CGT en particulier ? (32 min.), quels acquis sociaux, alors que l’inflation rend éphémères les gains salariaux, et qu’à l’échelle locale les rapports de force sont souvent défavorables aux grévistes après « mai » ? (38 min.), que font les historiennes et les historiens en mai 68 ? (40 min.). Le conseil de lecture final : Julie Pagis, Un pavé dans leur histoire, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Sociétés en mouvement », 2014.    
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21 avril 2018 - 00:33:25
L’invitée: Claire Marynower, agrégée d’histoire et maîtresse de conférences à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire du Maghreb à l’époque coloniale. Le livre : L’Algérie à gauche 1900-1962, PUF, 2018. La discussion : le choix de travailler sur l’Algérie coloniale (à 2 minutes environ), l’objet du livre: les socialistes en Algérie, des colonisateurs de « bonne volonté » selon l’expression d’un acteur de l’époque (3’30)  les particularités de la région d’Oran, terrain de l’enquête (6′), les types de sources utilisées, en l’absence des archives locales du parti (8′), la démarche prosopographique (10’30), le portrait plus nuancé qu’on ne l’écrit habituellement des militants du parti (13′), les violences qui émaillent la vie politique dans l’Algérie de l’entre-deux-guerres (15’45), l’importance de la guerre d’Espagne dans la vie d’Oran toute proche et peuplée d’une forte communauté d’immigrés espagnols (17’30), le projet de Réforme Blum-Viollette en 1936 et l’enthousiasme qu’il suscite du côté algérien (20′), les possibilités de rencontre au sein de la S.F.I.O. entre Français et Algériens ainsi que leurs limites (23′), les difficultés croissantes des socialistes face à l’irruption du nationalisme algérien dans les années 1940 et 1950, autour des émeutes et violences de Sétif et Guelma (1945) en particulier (25’20), l’importance du livre pour réfuter les tendances nostalgiques qui mythifient « l’effort colonial » de la France en Algérie (29’40). Les références citées dans le podcast : – Raphaëlle Branche, La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2e éd., 2016 [2001]. – Albert Memmi, Portrait du colonisé, précédé de Portrait du colonisateur, Paris, Buchet/Chastel, 1957. – Célia Keren, « Négocier l’aide humanitaire : les évacuations d’enfants espagnols vers la France pendant la guerre civile (1936-1939) », Revue d’Histoire de l’Enfance Irrégulière, n°14, dossier « Enfances (dé)placées », 2013, p. 167-183. – Jean-Pierre Peyroulou, Guelma,1945. Une subversion coloniale dans l’Algérie française, Paris, La découverte; coll. « Textes à l’appui », 2009. Le conseil de lecture final : Marceline Loridan-Ivens, L’amour après, Paris, Grasset, 2018.
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30 avril 2018 - 00:34:33
L’invitée : Manon Pignot, ancienne élève de l’ENS (Fontenay-Saint-Cloud), agrégée d’histoire, maîtresse de conférences à l’université de Picardie-Jules Verne. Les parutions : – Déflagrations, sous la direction de Zérane S. Girardeau, Paris, Anamosa, 2017. –« « Les enfants ne vont pas au front » : les combattants juvéniles de la Grande Guerre », Le Mouvement Social, dossier : Engagements adolescents en guerres mondiales, n°261, oct-nov. 2017. La discussion : la force expressive des dessins d’enfants en guerre (à 3 minutes environ), l’archivage des dessins d’enfants et l’intérêt que leur ont porté pédagogues et historiens (8’), l’intérêt du dessin pour échapper aux déterminismes sociaux liés à la maîtrise de l’écriture, mais la difficulté à le contextualiser (10’45), les différences et les ressemblances entre dessins suivant les contextes de guerre (11’45), le caractère plus marquant des dessins d’enfants plus jeunes (14’45). Puis la Première Guerre mondiale, avec les quelques adolescents qui cherchent à rejoindre le front pour combattre (17′),  les causes multiples de leurs engagements souvent contrecarrés par les autorités (18′), l’inscription de ces phénomènes dans le temps long de la scolarisation et de la structuration du sentiment national (21′), les mélange d’inquiétude et de fierté des contemporains devant ces velléités guerrières (23′), leur mémoire ambiguë (26′), les éclairages de cette histoire au regard des « enfants-soldats » et des tentations guerrières pour certains adolescents aujourd’hui (28′) Parmi les dessins évoqués dans le podcast : Dessin de Beata, 8 ans, enfant rwandaise au centre pour enfants orphelins ou séparés de Ndera, 1997 (p.103) Dessin d’un enfant tchadien dans un camp de personnes déplacées par la guerre du Darfour, 2007 (détail, p. 189) Dessin d’un enfant dans la guerre d’Espagne, 1937 (p.208) Photo d’un des adolescents-soldats évoqués dans l’article (Imperial War Museum Q11105) Le conseil de lecture : Anna Hope, Le chagrin des vivants (2016) et La salle de bal (2018).
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1 mai 2018 - 00:26:30
L’invité : Pierre Grosser, professeur agrégé à Sciences Po, chercheur en histoire des relations internationales Le livre : L’Histoire du monde se fait en Asie. Une autre vision du XXe siècle, Paris, Odile Jacob, 2017. La discussion : les origines du travail et l’intérêt pour l’Asie en tant qu’historien internationaliste (3′), le défi mais la possibilité d’écrire une histoire de l’Asie sans parler les langues de la région (4′), les renouvellements historiographiques récents de l’histoire de l’Asie et les biais de ces travaux qu’il faut savoir décoder (5’30), la vogue actuelle de l’histoire mondiale en France, et le retard ou les limites de ces approches qui ignorent souvent les relations internationales (7’30), l’importance pour les relations internationales aux XIXe-XXe siècles de la zone située entre Chine et Russie (10’40), l’issue de la première guerre mondiale en Asie et les frustrations de la Chine et du Japon, pour la « clause d’égalité raciale » notamment (13′), la discrétion diplomatique de la France dans la région (15′), le lien entre questions extérieures (et asiatiques) et politique intérieure, pour l’URSS en particulier (16’10), les raisons pour lesquelles la guerre URSS-Japon n’a (presque) pas eu lieu, qui aurait pu constituer le tournant de la seconde guerre mondiale (18’30), les lectures renouvelées de la capitulation japonaise en 1945, entre bombes atomiques et offensive soviétique (20′), la périodisation de la seconde guerre mondiale, qu’on peut faire débuter en 1937 ou 1931 en Asie, et les sous-entendus historiographiques, politiques et mémoriels dans le choix de ces dates (22′). Les références citées dans le podcast : – Sylvain Venayre et Pierre Singaravélou, Histoire du monde au XIXe siècle, Paris,Fayard, 2017. – Jürgen Osterhammel, La transformation du monde au XIXe siècle , Paris, Nouveau monde éditions, 2017. – Christopher Bayly, La naissance du monde moderne (1780-1914), Paris, Les Éditions de l’Atelier – Le Monde diplomatique, 2007 Le conseil de lecture : Odd Arne Westad, La guerre froide globale, Payot, 2007
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9 mai 2018 - 00:31:55
L’invitée : Laurence de Cock, qui enseigne en lycée et à l’université Paris-Diderot ; elle est la fondatrice du collectif aggiornamento histoire-géo qui travaille à repenser l’enseignement de l’histoire et de la géographie. Le livre : Laurence de Cock, Sur l’enseignement de l’histoire, Paris, Libertalia, 2018, 329 p., 17€. La discussion : présentation de l’ouvrage ; la figure souvent caricaturée d’Ernest Lavisse et son originalité comme savant et pédagogue (à 3 minutes environ), la difficulté (et la nécessité) d’ouvrir la porte de la salle de classe pour étudier les pratiques scolaires  et pas seulement les programmes ou les manuels (5 min.), le renouvellement des questionnements autour de l’enseignement de l’histoire après la Première Guerre mondiale, en lien notamment avec la naissance (1929) de la revue Annales d’histoire économique et sociale de Lucien Febvre et Marc Bloch (9 min.), le contexte particulier des années 1960-1970 où fourmillent les projets (13 min.), l’inertie des pratiques ordinaires pour beaucoup de profs loin des avant-gardes pédagogiques (16 min.) le tournant du début des années 1980 et les cris d’alarme d’Alain Decaux sur l’enseignement de l’histoire (18 min.), la difficulté de l’histoire scolaire et de sa finalité intellectuelle dans un contexte où l’immigration et sa vision « culturaliste » polarise les débats (20 min.), la question du jugement dans l’histoire et dans la salle de classe (23 min.), comment faire une scolaire émancipée et émancipatrice sans substituer un « roman de gauche » au « roman national » (26 min.), le carcan horaire des programmes (28 min.), et enfin les bonnes raisons de devenir prof d’histoire (30 min.). Les références citées dans le podcast : * Suzanne Citron, Le mythe national. L’histoire de France revisitée, Paris, éditions de l’Atelier, 2008. * Annie Bruter, « Un laboratoire de la pédagogie de l’histoire. L’histoire sainte à l’école primaire (1833-1882) », Revue de l’histoire de l’éducation, n° 114, 2007. * Evelyne Héry, Un siècle de leçons d’histoire. L’histoire enseignée au lycée 1870-1970, Rennes, PUR, 1999. * Olivier Loubes, « « L’incommode image exacte » du Petit Lavisse. Brève histoire régressive des écritures scolaires du récit national (2013-1913) », in Etienne Bourdon et al., Lavisse : le roman national comme patrimoine scolaire, Éditions de l’œil, 2016. * Antoine Prost, Histoire de l’enseignement et de l’éducation depuis les années 1930, Perrin, 2004. Le conseil de lecture : Gérard Noiriel, Une histoire populaire de la France, Marseille, Agone, à paraître en septembre 2018.
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16 mai 2018 - 00:31:47
L’invité : Fabrice Bensimon, professeur d’histoire et de civilisation britanniques à l’université Paris-IV, membre du Centre d’Histoire du XIXe siècle Le livre : Les sentiers de l’ouvrier. Textes de John Colin, Charles Manby Smith et William Duthie, traduits par Sabine Reungoat, présentés par Fabrice Bensimon, Paris, éditions de la Sorbonne, 2018, 136 p. , 15€. La discussion : comment les historiens ont recherché et fait émerger des autobiographies issues des classes populaires (2’), qui écrit mais aussi qui n’écrit pas dans les classes populaires britanniques au XIXe siècle (5’50), les logiques migratoires de la Grande-Bretagne vers la France, où se trouve notamment un marché noir de l’édition à l’époque (8’10), le décalage de qualification entre Britanniques et Français au début de l’industrialisation (10’), liberté de circulation vs. contrôle des passeports et des déplacements (13’), le rapport distant des ouvriers britanniques à l’effervescence politique française des années 1830-1848 (15’45), à propos de politisation, « the » question : pourquoi pas de révolution en Grande-Bretagne en 1848 ? (18’20), les sociabilités populaires et ouvrières dans le Paris des années 1830-1840 (22’45), la « Saint lundi » et les résistances aux rythmes accrus du travail (24’30), l’intégration de ces ouvriers dans la société française, entre ouverture et fermeture avec l’émergence d’un « langage de la nationalité » (27’). Les références citées dans le podcast : Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, maçon de la Creuse, présentation, notes et bibliographie de Jean-Pierre Rioux, Paris, Vendémiaire, 2012 [1895] Agricol Perdiguier, Mémoires d’un compagnon, Paris, Maspero, 1977 [1854-1855] Edward P. Thompson, La Formation de la classe ouvrière anglaise, Paris, Seuil, « Points », 2012 [1963] Jacques-Olivier Boudon, Le Plancher de Joachim. L’histoire retrouvée d’un village français, Belin, 288 pp., 24 €. Le conseil de lecture : Jill Lidington et Jill Norris, Histoire des suffragistes radicales, Paris, Libertalia, 2018 [1978].  
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23 mai 2018 - 00:41:23
Cliquer ici pour accéder au premier volet de l’entretien. L’invité : Pierre Briant, professeur émérite au Collège de France (chaire d’Histoire et civilisation du monde achéménide et de l’empire d’Alexandre) Les livres : –Histoire de l’empire perse, Paris, Fayard, 1996. –Darius dans l’ombre d’Alexandre, Paris, Fayard, 2003. –Lettre ouverte à Alexandre le grand, Arles, Actes sud, 2008. –Alexandre des Lumières, Paris, Gallimard, NRF essais, 2012. –Alexandre. Exégèse des lieux communs, Paris, Gallimard, « Folio histoire », 2016. La discussion : comment les Perses se sont appropriés et ont réinventé Alexandre / Iskender sous un double visage, via le Roman d’Alexandre (1’), comment, à l’inverse, il a été utilisé par les Byzantins et comme précurseur des croisades (7’20), Alexandre mobilisé dans la querelle politique contemporaine entre Grèce et « Macédoine », Athènes et Skopje, et les origines du conflit (10’10), les jugements des dirigeants et historiens nazis sur le conquérant et sa politique (17’40), Alexandre héros colonisateur et civilisateur dans l’historiographie française et britannique au début du XXe siècle selon un modèle légué par Plutarque (20’55), l’importance de Johann Gustav Droysen (1808-1884) pour l’historiographie d’Alexandre (25’15), Alexandre dépeint du côté des colonisés, et afin de s’émanciper, dans l’Inde britannique (28’), le film d’Oliver Stone, Alexandre (2004), et ses angles morts (32’), quels choix documentaires les enseignants peuvent faire pour enseigner l’histoire d’Alexandre et de l’empire perse (36’50). Les références citées dans le podcast : Johann Chapoutot, Le nazisme et l’antiquité, Paris, PUF, « Quadrige », 2012. P. Briant, « Alexandre et les « Katarraktes » du Tigre », Pallas. Revue d’études antiques, Année 1986 P. Briant, « Impérialisme antique et idéologie coloniale dans la France contemporaine : Alexandre modèle colonial », Dialogues d’histoire ancienne, 5 (1979), p. 283-29 J. G. Droysen, Geschichte Alexanders des Großen, Hambourg, Perthes, 1833. Films cités dans le podcast: Le film Sikandar de Sorhab Modi (1941) L’entrée d’Alexandre à Babylone dans le film d’Oliver Stone (2004) ; regard critique par P. Briant sur le film Les documents cités dans le podcast : Plutarque, De fortuna alexandri (IIe s. ap. J-C) Le « sarcophage d’Alexandre » au Musée...
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23 mai 2018 - 00:37:12
Cliquer ici pour accéder au second volet de l’entretien. L’invité : Pierre Briant, professeur émérite au Collège de France (chaire d’Histoire et civilisation du monde achéménide et de l’empire d’Alexandre) Les livres : –Histoire de l’empire perse, Paris, Fayard, 1996. –Darius dans l’ombre d’Alexandre, Paris, Fayard, 2003. –Lettre ouverte à Alexandre le grand, Arles, Actes sud, 2008. –Alexandre des Lumières, Paris, Gallimard, NRF essais, 2012. –Alexandre. Exégèse des lieux communs, Paris, Gallimard, « Folio histoire », 2016. La discussion : la volonté d’écrire une histoire « à parts égales » d’Alexandre et de l’empire perse ne s’appuyant pas seulement sur les sources narratives grecques (2’20), ses difficultés documentaires et les incertitudes sur les tombeaux de Darius III et d’Alexandre (7’05), les archives en grande partie manquantes du conquérant (9’30), l’usage des sources numismatiques et la question de la « monétarisation de l’Orient » sous Alexandre (12’25), le projet de conquête d’Alexandre, plus ample et plus cohérent qu’on ne le dit parfois, en raison de liens anciens entre monde grec et perse (14’35), les interprètes et les questions linguistiques dans les empires de Darius et d’Alexandre (19’45), les stéréotypes liant un effondrement de l’empire achéménide à l’image de Darius III couard ou fuyard, et les véritables raisons de la victoire macédonienne (22’45), la politique « iranienne » d’Alexandre et l’incendie de Persépolis (28’35), les questions posées par l’absence d’héritier légitime à la mort d’Alexandre (33’35), son rapport aux dieux à sa propre divinisation (35’50). Les références citées dans le podcast : P. Briant, « Impérialisme antique et idéologie coloniale dans la France contemporaine : Alexandre modèle colonial », Dialogues d’histoire ancienne, 5 (1979), p. 283-292
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30 mai 2018 - 00:38:12
L’invité: Fabrice Virgili, directeur de recherche au CNRS Le livre : François Rouquet et Fabrice Virgili, Les Françaises, les Français et l’épuration. De 1940 à nos jours, Paris, Gallimard, « Folio histoire », 840 p. Lire le compte-rendu La discussion : une histoire de l’Épuration mûrie depuis longtemps, qui vient de loin, pour les deux auteurs (2’), un questionnement relié à celui des politistes sur la « justice transitionnelle » et les changements de régime (3’15), le cadre temporel élargi du livre puisqu’on pense à l’Épuration bien avant 1944, dans la clandestinité (4’30), l’Empire colonial comme laboratoire (5’50), l’intégration de cette histoire dans un cadre européen, intégrant aussi les jugements de criminels de guerre dans la zone d’occupation française en Allemagne, et un regard comparatif sur l’espace européen (7’40) l’absence de « guerre civile » franco-française (12’25), la définition parfois ambiguë des « traîtres » à punir (13’), l’expression « épuration sauvage », ses origines, son inadaptation pour décrire la période (15’45), la question du « règlement de comptes » dans l’Épuration, (18’35), la variété géographique des modalités de l’Épuration (19’50), l’importance des enjeux économiques (ravitaillement, marché noir…, 21’40), le rythme du châtiment et des procès, que certains trouvent trop lent, faisant justice eux-mêmes, attaquant des prisons, dans un contexte de fin de guerre (24’), les sources et méthodes pour approcher l’opinion et ses réactions, dans la foulée des travaux de Pierre Laborie (26’55), l’Épuration dans l’Église et ses limites (29’), le bouleversement qui ralentit l’épuration au début de la guerre froide (30’30), un regard sur la présence récente de Charles Maurras, condamné en 1945, au sein de la liste des commémorations nationales (33’45), les échos mémoriels contemporains de l’Épuration (35’45). Les références citées dans le podcast : -Peter Novick, L’épuration française, 1944-1949, Paris, Balland, 1985 [1968] -Robert Paxton, La France de Vichy : 1940-1944, Paris, Seuil, 1973 -Philippe Bourdrel, L’épuration sauvage, Paris, Perrin, 1988 -Jean Dutourd, Au bon beurre, ou dix ans de la vie d’un crémier, Paris, Gallimard, 1952. -Pierre Laborie, L’opinion française sous Vichy : les Français et la crise d’identité nationale, 1936-1944, Paris, Seuil, 2e éd., 2001. Le conseil de lecture : Les polars suédois de Maj Sjöwall et Per Wahlöö
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