Paroles d'histoire

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Un podcast consacré à l'actualité des livres, de la recherche et des débats en histoire

102 épisodes

29 mars 2020 - 00:29:09
L’invité: Jean-Christophe Piot, journaliste et vulgarisateur en histoire La série : Deadwood, diffusée sur HBO (2004-2006) La discussion : * Le contexte historique de la série, et les personnages réels qui y figurent, comme “Wild Bill” Hickok * La façon dont Deadwood subvertit les codes du western, dans la lignée du film d’Eastwood, Impitoyable * Une série réaliste dans son rapport au corps, à la souffrance, à la maladie * Les enjeux profonds de la série: rapports de pouvoir, statut administratif du territoire, l’ordre avec ou sans la loi * La façon de représenter le capitalisme du XIXe siècle, et les personnages venus de l’est, comme Alma Garret * Le flamboyant Al Swearengen, tenancier de saloon, et la façon dont la série aborde à travers lui la prostitution * Le révérend Smith et la représentation de la religion * Le shérif Seth Bullock et son rapport à la violence et à la loi * Une série qui représente également des immigrés chinois Pour aller plus loin: * émissions de Paroles d’histoire sur la série Rome (volet 1, volet 2) * Philippe Jacquin, Daniel Royot, Go West ! Histoire de l’Ouest américain d’hier à aujourd’hui, Paris, Flammarion, 2002.
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25 mars 2020 - 00:20:26
Ép. 100. Le coronavirus en perspective, avec Guillaume Lachenal L’invité : Guillaume Lachenal, professeur à Sciences Po Paris, spécialiste d’histoire des sciences et de la médecine La discussion : * comment, en historien ou sociologue des sciences on se saisit d’un événement comme l’épidémie de coronavirus * pourquoi il n’y a pas de « leçons » évidentes à tirer de l’histoire des épidémies passées * un souvenir de la « grippe espagnole », ou d’Ebola, qui n’a pas forcément conduit à des politiques publiques bien pensées * La question du « triage » dans la moyenne durée de l’histoire de la médecine, du militaire à l’humanitaire * Les espoirs récurrents et souvent trompeurs de « remèdes miracles », comme la cyclosporine dans les années 1980 lors de l’épidémie de Sida Pour aller plus loin : Cahiers Georges Canguilhem n°6: La médecine du tri. Histoire, éthique, anthropologie
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23 mars 2020 - 00:14:08
Émission en partenariat avec Le Collimateur, podcast de l’IRSEM, animée par Alexandre Jubelin Le film : À la poursuite d’Octobre rouge (The Hunt for Red October) de John McTiernan (1990), d’après Tom Clancy Interprétation de la musique originale du film (Basil Poledouris) durant le générique de début de l’émission
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20 mars 2020 - 00:18:31
Deux figures héroïques, ordinaires et relativement méconnues, en France du moins: Harriet Tubman (1822-1913) Rick Rescorla (1939-2001) Pour aller plus loin: Portrait de Rick Rescorla Synthèse historiographique sur l’Underground railroad Musique de fin: I will survive, version prof / coronavirus, par Michael Bruening    
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17 mars 2020 - 00:43:43
Le thème : après l’allocution présidentielle annonçant la “guerre” contre la pandémie de Coronavirus, retour à l’aide d’archives audio sur différents discours historiques de mobilisation dans la Première et la Seconde Guerres mondiales. Les extraits audio: * Emmanuel Macron, 16 mars 2020 * Georges Clemenceau, années 1920 * René Viviani, 5 août 1914 * René Viviani, 26 août 1914 * Paul Deschanel, 22 décembre 1914 * Raymond Poincaré, 14 juillet 1915 * James Hamilton Lewis, 1918 * Franklin Lane, 1918 * James W. Gerard, 1918 * George VI, 3 septembre 1939 * Paul Reynaud, 28 mai 1940 * maréchal Pétain, 17 juin 1940 * maréchal Pétain, 30 octobre 1940 * Jacques Doriot, juillet 1941 * Winston Churchill, 13 mai 1940 * Winston Churchill, 4 juin 1940 * Winston Churchill, 18 juin 1940 * Winston Churchill, 20 octobre 1940 * général De Gaulle, 22 juin 1940 * général De Gaulle, 23 octobre 1941 * Franklin D. Roosevelt, 8 décembre 1941 * Eleanor Roosevelt, 8 décembre 1941 * un électricien new-yorkais, 8 décembre 1941 * Sol Shidlinger, 8 décembre 1941 Pour aller plus loin: BNF, archives de la parole Library of Congress, recherche “discours”
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13 mars 2020 - 00:17:58
L’invitée: Chantal Morelle, professeure en CPGE, spécialiste du gaullisme Le film: De Gaulle, de Gabriel Le Bomin (2020)  
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11 mars 2020 - 00:38:21
L’invitée : Karine Salomé, historienne du XIXe siècle et professeure en lycée Le livre : Vitriol. Les agressions à l’acide du XIXe siècle à nos jours, Paris, Champ Vallon, 2020. La discussion : * Le point de départ de l’enquête * Les sources et leur croisement, avec un dépouillement de la presse en particulier * Quelles surprises dans ces sources ? * Le contexte social des agressions au vitriol, une conflictualité de « l’interconnaissance » * La question du « crime passionnel », notion en réalité ambiguë * Une forte proportion des acquittements, qui renvoie aux rôles assignés aux femmes au XIXe siècle * Crime passionnel ou prémédité ? * Un processus de correctionnalisation des affaires de vitriol * L’idée d’un geste opéré par contagion, de la presse ou de la littérature qui l’évoque * Deux affaires célèbres et archétypales : la veuve Gras et la comtesse de Tilly * L’agression au vitriol, symptôme d’une reconfiguration des rapports de couple * Les dimensions politiques du vitriol, associé aux femmes insurgées en 1848 et 1871, ou à des conflits sociaux comme en 1907 * L’agression au vitriol, irruption féminine dans l’espace public ? * Le dessin d’Albert Robida en 1880, « Le coup d’état féminin » * Le « moment vitriol » comme période d’interrogation sur les rapports entre les sexes * La comparaison avec la pratique des balafres (sfregio) à Naples * Le déclin des agressions au vitriol, difficile à expliquer * Les résurgences contemporaines, en Asie du sud particulièrement, avec une inversion genrée Les références citées dans le podcast et le conseil de lecture : * Thomas Bouchet, Le roi et les barricades, une histoire des 5 et 6 juin 1832, Paris, Seli Arslan, 2000. * (conseil) Anne-Emmanuelle Demartini, Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années trente, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2017. * Dominique Kalifa, Les bas-fonds, histoire d’un imaginaire, Paris, Seuil, 2013. * Myriam Tsikounas, Éternelles coupables. Les femmes criminelles de l’Antiquité à nos jours, Paris, Éd. Autrement, 2008. * Katherine Watson, « Love, Vengeance and Vitriol: An Edwardian True-Crime Drama » in Kilday A-M, Nash D (ed.), Law, Crime and Deviance since 1700: Micro-Studies in the History of Crime, Bloomsbury, 2016. Dessin d’Albert Robida, 1880 (à consulter en haute définition ici)
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4 mars 2020 - 00:47:56
Les invité-e-s: Aurélia Michel (maîtresse de conférences, Université Paris-Diderot), Florent Piton (doctorant et ATER, Université Paris-Diderot) et Clyde Plumauzille (Chargée de recherche au CNRS) Affiche par Fred Sochard Le thème : La Loi de Programmation Pluriannuelle sur la Recherche, en cours de rédaction La discussion : * Ce qu’on connaît du projet de loi : pilotage et compétition, dans la lignée de politiques menées depuis une quinzaine d’années * La question de l’évaluation au cœur de ces enjeux * La course à la publication provoquée par ce modèle * L’idée d’une loi « darwinienne » défendue par le président du CNRS * Les problèmes posés par une conception instrumentale de la recherche * La précarité accrue à l’horizon de la loi LPPR * La seule solution possible et urgente : créer des postes fixes et pérennes * Les menaces portant sur les revues * L’ampleur inédite du mouvement, les formes de mobilisation envisagées Liens et ressources : * Université ouverte * RogueESR * Sauvons l’Université * Analyse du projet LPPR par Christophe Charle (éditions abonnés, consultable avec un compte à créer gratuitement) * Analyse par l’historien Jean-Baptiste Fressoz
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27 février 2020 - 00:43:05
Les invité-e-s * Isabelle Neuschwander, chercheuse et archiviste, ancienne directrice des Archives Nationales * Maurice Vaisse, historien, professeur émérite à sciences-po, spécialiste d’histoire internationale de la Ve République La discussion * Le cadre légal de la communication des archives en France : la loi de 2008 (intégrée au Code du Patrimoine) et ses principes * Les différents délais de communicabilité, leurs raisons d’être, les possibilités de dérogation * Les dispositions critiquables de la loi, s’agissant de ce qui concerne le nucléaire, avec des archives définitivement incommunicables * Une loi qui s’applique à différentes institutions et différents dépôts d’archives * Le cœur du problème actuel : l’Instruction Générale Interministérielle (IGI) 1300 de 2011 * La façon dont Maurice Vaisse s’est vu opposer le refus de consultation de certaines archives en vertu de ce texte * Les contradictions entre l’IGI 1300 et le Code du Patrimoine quant à la classification « secret » des documents * Le problème de la hiérarchie des normes : la loi de 2008 et le Code du Patrimoine devraient prévaloir sur l’IGI 1300 * Un surcroît de travail inutile pour les archivistes * Des exemples concrets de recherches bloquées par ces dispositions * La question de l’historicité du « secret » et de ses catégories * Une comparaison avec les pratiques archivistiques américaines et le Freedom of Information Act (1966) * Le principe français de respect des fonds, que l’IGI 1300 risque de fragiliser Références Cadre légal * Loi sur les archives de 2008 (dans le Code du Patrimoine) * Instruction Générale Interministérielle de 2011 (IGI 1300) Tribunes et articles * « Archives et transparence, une ambition citoyenne », La Gazette des archives, n° 255 (2019-3) * Lettre des historiens américains au président Macron (11 février 2020) * Tribune d’historien-ne-s dans Le Monde (13 février 2020) * Tribune d’historien-ne-s étrangers dans Le Monde (13 février 2020) * Tribune de l’Association des archivistes français (19 février 2020) Analyses    
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26 février 2020 - 00:39:47
L’invité : Michael Lucken, professeur à l’INALCO Le livre : Le Japon grec. Culture et possession, Paris, Gallimard, 2019. La discussion : * L’origine du livre et de l’enquête (1’15) * Des connexions repérées entre Grèce et Japon dès le XIXe siècle, par des savants européens et japonais (3′) * Des voyageurs qui analysent les analogies, de forme (colonnes en architecture…) (4’05) * Les différents types de corrélations imaginées entre Grèce et Japon, permettant d’imaginer un contre-récit à celui d’un début de l’histoire en occident (5’50) * Le contexte de la modernisation à partir de l’ère Meiji (1868) qui permet de comprendre ce regard porté sur la Grèce (8’40) * Le référent grec qui permet aussi de se positionner face à la Chine (10′) * La structuration des études classiques et helléniques au Japon au début du XXe siècle (11’30) * Le paradoxe d’un philhellénisme japonais sans voyages en Grèce, fondé sur les textes (13’20) * La formation de néologismes japonais fondés sur le grec, comme « théologie » / « shingaku » (15’05) * L’importance de la médiation allemande dans l’émergence du « Japon grec » (17′) * Les usages nationalistes de l’antiquité dans la période de l’expansionnisme japonais, des années 1895-1945 * Les épisodes du passé grec qui sont particulièrement utilisés : un parallèle entre le Japon et Thèbes en particulier ; puis des usages fascisants de Platon (18’25) * Les analogies établies entre guerriers grecs et samouraïs japonais, compliquées par la question du corps (22’30) * Une « table rase » du rapport à la Grèce en 1945 (24’55) * Le patrimoine architectural néoclassique japonais, en grande partie détruit durant la Seconde Guerre mondiale (27’10) * Un rapport au théâtre grec qui s’établit après la guerre (29’05) * La place de la référence grecque pour l’écrivain Mishima (30’50) * Un Japon grec présent en filigrane dans la culture populaire, à travers les films de Miyazaki notamment (32’10) * La question de l’appropriation culturelle, possible avec du travail : le Japon peut être grec (34’25) Les références citées dans le podcast, et le conseil de lecture : * Anthony Andurand, Le mythe grec allemand. Histoire d’une affinité élective, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013. * Johann Chapoutot, Le national-socialisme et l’antiquité, Paris, PUF, 2008. * Jean-Paul Demoule, Où sont passés les indo-européens ? le mythe d’origine de l’occident, Paris, Seuil, 2014. * Pierre-François Souyri, Moderne sans être occidental. Aux origines du Japon d’aujourd’hui, Paris, Gallimard, « Bibliothèque des histoires », 2016. * Nakai Masakazu, Introduction à l’esthétique, Dijon, Presses du réel, à paraître. Fronton néoclassique et colonnade de l’ancien bâtiment de la monnaie à Osaka
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20 février 2020 - 01:08:24
Quatrième séance des “mercredis des révolutions“ (édition 2019-2020), université populaire organisée à la mairie du XVIIIe arrondissement par la Société d’histoire de la révolution de 1848, en partenariat avec “Paroles d’histoire”. Les invitées: Michèle Audin est écrivaine et amatrice d’histoire. Son roman Comme une rivière bleue (Gallimard, 2017) a pour cadre (et pour personnage) Paris pendant la Commune de 1871. Elle a aussi rassemblé et présenté les textes du communard Eugène Varlin (Libertalia, 2018). Judith Lyon-Caen, historienne, enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Elle explore les relations entre histoire et littérature au xixe et au xxe siècles. Dans La Griffe du temps (Gallimard, 2019), elle réfléchit à ce que l’histoire peut dire de la littérature en enquêtant sur une nouvelle des Diaboliques de Barbey d’Aurevilly (1874). Discussion animée par Thomas Bouchet
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19 février 2020 - 01:06:49
Troisième séance des “mercredis des révolutions“, université populaire organisée à la mairie du XVIIIe arrondissement par la Société d’histoire de la révolution de 1848, en partenariat avec “Paroles d’histoire”. Les invité-e-s : Benjamin Stora (historien), Alexandra Badea (dramaturge) ; discussion animée par Philippe Darriulat La discussion : * Première question de Philippe Darriulat : la mémoire de la guerre d’Algérie dans la société française actuelle * Benjamin Stora (5’) : un rappel des exactions coloniales, et de la façon dont la plupart des pays européens esquivent cette mémoire * L’absence de la question coloniale dans la mémoire entretenue par la construction européenne * Une « bonne conscience coloniale » qui se perpétue de nos jours * La question coloniale, constitutive de la question nationale en France * Alexandra Badea (23’) : la mémoire encore compliquée du 17 octobre 1961, et du massacre de Thiaroye * Benjamin Stora (40’) : les premières résurgences mémorielles du 17 octobre 1961, et sa place mémorielle aujourd’hui, puisqu’on ne peut plus parler de méconnaissance ou d’occultation * Le rapport entre connaissance historique et reconnaissance mémorielle (51’) * La réappropriation récente, en Algérie, d’une part oubliée de l’histoire : Messali Hadj, Ferhat Abbas, le mouvement algérien dans toute sa pluralité Pour aller plus loin : Bibliographie de Benjamin Stora Présentation du travail sur Thiaroye d’Alexandra Badea au Théâtre de la Colline Entretien avec Cédric Maurin, professeur d’histoire, sur le projet d(atelier théâtral autour des “récits manquants”
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12 février 2020 - 00:55:30
L’invitée : Aurélia Michel, Maitresse de conférences à l’Université Paris-Diderot Le livre : Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l’ordre racial, Paris, Seuil, “Points”, 2020. La discussion : * Le projet du livre : fournir un matériau pour aider à penser le racisme dans un cadre pédagogique, synthétiser les acquis de l’histoire de l’esclavage (1”15) * Pourquoi l’esclavage et la race ne sont pas des questions historiques périphériques (4’15) * Les traces matérielles concrètes de l’esclavage aujourd’hui (6’15) * La conceptualisation anthropologique de l’esclavage (7’25) * L’esclave comme travailleur « libre » (10′) * La bifurcation introduite par les Portugais à la fin du XVe siècle, avec la naissance de la plantation esclavagiste atlantique (11’50) * Les différents modèles de plantations, avec l’importance de l’État dans le cas français (15’35) * Le « Code noir » de 1685 dans les Antilles françaises (17’30) * La place du christianisme, pas fondamentale dans cette économie de plantation (18’45) * L’histoire du mot « nègre » et de sa charge symbolique (19’55) * Les choix d’écriture du livre, pour faire émerger le traumatisme de la violence à l’ère esclavagiste (24’25), et s’en libérer (26’30) * L’instabilité structurelle du système esclavagiste au XVIIIe siècle (27’10) * La révolte de Saint-Domingue, un événement fondamental (30’10) * Les redéfinitions juridiques et politiques induites par les révolutions de la fin du XVIIIe siècle, et la naissance de l’idée de « blanc » (32’05) * La difficulté à envisager une société mixte : les projets de « colonisation » de l’Afrique par des noirs affranchis aux États-Unis (35′) * Le rôle des savants dans la formulation de la « race » dans la première moitié du XIXe siècle (37’35) * La fin de l’esclavage qui coïncide avec la naissance d’un marché global du travail (40’20), appuyé notamment sur « l’engagisme » (44’50) * L’idée de race qui permet le transfert entre monde esclavagiste et politiques coloniales (42’25) * Le scandale des « bonnes antillaises » à Paris dans les années 1920 (46’45) * Le rôle de savants comme W. E. B. DuBois pour critiquer la « race » comme principe (49’25) * Comment se libérer de la « fiction blanche » et de la « fiction nègre » sans les essentialiser (52’15) Les références citées et le conseil de lecture : * Claude Meillassoux, Anthropologie de l’esclavage. Le ventre de fer et d’argent, Paris, PUF, 1986. * Paulin Ismard, La cité et ses esclaves. Institutions, fictions, expériences, Paris, Seuil, 2019. * Milia Marie-Luce Monique, « Une tentative avortée d’immigration de travail: “l’affaire des bonnes antillaises”, 1922-1924 » dans Le travail colonial : Engagés et autres mains-d’oeuvre migrantes dans les empires ; 1850-1950, Paris, Riveneuve éditions, 2016, p. 141‑168. * Malcolm Ferdinand, Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribbéen, Paris, Seuil, 2019.
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5 février 2020 - 00:51:43
Les invitées: Christine Cadot, Maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris 8; Sarah Gensburger, Chargée de recherche au CNRS, directrice adjointe de l’Institut des sciences sociales du politique Le sujet : Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe La discussion : * Une résolution du Parlement européen qui écrit de façon confuse l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (1’50) * La journée commémorative du 23 août « en hommage aux victimes des régimes totalitaires », peu connue, (3’35) * Les « bonnes » intentions derrière ces dispositifs mémoriels (5’10) * Les changements mémoriels avec l’élargissement à l’est de l’Union européenne en 2004, qui conduit à inclure le communisme dans le « plus jamais ça » européen (6’30) * Le « pilier mémoriel » de l’élargissement de l’Europe, et les effets contre-productifs de certaines politiques mémorielles (9’30) * L’idée que la mémoire européenne ferait une appartenance européenne commune (13’30) * Une autre journée commémorative européenne, pour les attentats, le 11 mars (14’15) * Le rapport compliqué à la Russie actuelle dont témoigne le texte du Parlement européen (16’15) * La façon dont les instances européennes s’emparent des enjeux mémoriels, comme réponses à la crise de légitimité de l’UE (20’) * La sociologie des eurodéputés, qui les rend propices à se saisir de ces enjeux (23’10) * Quel statut juridique pour le texte du Parlement européen, qui n’a pas tout à fait force de « loi » ? (28’20) * Les dangers portés par ce texte en termes de relativisation des crimes nazis (32’30) * Problèmes et omissions du texte (37′) * Les limites plus générales des politiques de mémoire (40’) * Quelles mémoires doivent fabriquer les musées, les enseignants ? (44’) Les références pour aller plus loin : Christine Cadot, Mémoires collectives européennes, Presses universitaires de Vincennes, 2019. Sandrine Lefranc, Sarah Gensburger, A quoi servent les politiques de mémoire? Paris, Presses de Sciences Po, 2017. Article des “Décodeurs” (Le Monde) sur cette résolution Article de Charles Heimberg critiquant cette résolution
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29 janvier 2020 - 00:49:13
Le thème : Jean Delumeau (1923-2020), son œuvre et sa place dans l’historiographie Jean Delumeau dans “Apostrophes” en 1978 Les invité-e-s : Isabelle Poutrin, Professeure d’histoire moderne à l’université de Reims ; Guillaume Cuchet, Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris-est Créteil. La discussion : * La place majeure tenue par Jean Delumeau dans l’historiographie (1’) * Un parcours universitaire qui conduit à Rome et à l’histoire moderne (4’) * À l’origine, loi du religieux, un historien de l’économie et de la société, sur les lancées de Fernand Braudel (6’) * Extrait : Jean Delumeau et l’alun de Rome (8′) * Un historien des grands mouvements et de la longue durée (11’30) * Extrait : le choix d’écrire un volume de la Nouvelle Clio sur la Réforme (13′) * Un historien soucieux d’œcuménisme (15’) * Jean Delumeau participant de la construction d’une légitimité de l’histoire religieuse, longtemps marginale ou cléricale (16’) * Un historien des « mentalités » (18’) * Un talent du texte et de la citation (21’) * Comment articuler l’histoire des croyances, et celles des pratiques sociales ? (25’) * Une carrière singulière, au Collège de France, avec des enquêtes collectives (29’) * Extrait : la peur en occident (introduction de la 2e partie, lue par Héloïse Chéronnet, 28’30) * Un historien de la peur, mais pas seulement, en lien dialectique avec une dimension rassurante de l’Église et du paradis (31’) * Des prolongements aux idées de Delumeau, sur le « contexte panique » du XVIe siècle, chez Denis Crouzet ou Caroline Callard (33’) * Jean Delumeau, essayiste catholique, aux prises avec la « déchristianisation » (34’) * Les liens entre passé et présent dans son œuvre, et la question du degré de christianisation du Moyen âge (37’) * Les critiques adressées par Jean Delumeau à l’Église et à son rigorisme (39’) * Une (légère) ouverture à l’histoire des femmes (42′) * Un livre collectif questionnant L’historien et la foi (1996) (44′) * Quelle postérité ? Liens et bibliographie : * Entretien audio avec Jean Delumeau, par Luc Daireaux (Au Miroir de Clio, sur Radio campus Rouen, 2016) * Entretien écrit avec Jean Delumeau (Etudes, 2005) * Jean Delumeau évoquant La peur en occident dans l’émission Apostrophes en 1978 * Biographie et bibliographie détaillée de Jean Delumeau (Collège de France) * Articles et recensions de Jean Delumeau (site Persée) Références citées durant l’émission et prolongements : * Gabriel Le Bras, “Déchristianisation: Mot fallacieux,” Cahiers d’histoire, 9, (1964), pp. 92-97. * Igor Sosa Mayor, El noble atribulado * Caroline Muller, Au plus près des âmes et des corps  * Caroline Muller, “Ce que confessent les journaux intimes
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21 décembre 2019 - 01:08:16
Les intervenants: * Emmanuel Fureix, professeur à l’Université Paris-est Créteil * Romy Sanchez, docteure en histoire * Ary Gordien, docteur en anthropologie, Chargé de recherches à l’Université de Paris/LARCA * Avec une contribution de Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS Le débat: Esclavage et révolution, seconde séance des “mercredis des révolutions“, université populaire organisée à la mairie du XVIIIe arrondissement par la Société d’histoire de la révolution de 1848, en partenariat avec “Paroles d’histoire”.
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14 décembre 2019 - 01:11:45
Cliquer ici pour écouter les conseils donnés en décembre 2018. Les conseils de Noémie Villacèque (histoire antique) * D.M. Halperin, J.J. Winkler, F.I. Zeitlin (dir.) Bien avant la sexualité. L’expérience érotique en Grèce ancienne, Anhima, 2019. * Lydie Bodiou et Véronique Mehl, Dictionnaire du corps dans l’antiquité, Rennes, PUR, 2019. * Paulin Ismard, La Cité et ses esclaves. Institution, fictions, expériences, Paris, Seuil, 2019. * Nicolas Siron, Témoigner et convaincre: Le dispositif de vérité dans les discours judiciaires de l’Athènes classique, Paris, éditions de la Sorbonne, 2019. * Nathalie Barrandon, Les massacres de la République romaine, Paris, Fayard, 2018. * Claire Sotinel, Rome, la fin d’un empire, de Caracalla à Théodoric (212 à la fin du Ve siècle), Paris, Belin, collection « Mondes anciens », 2019. * Jean-Baptiste Bonnard, Corps, gestes et vêtements dans l’Antiquité. Les manifestations du politique, Caen, Presses universitaires de Caen, 2019. * Pierre Judet de la Combe, Homère, Paris, Gallimard, Folio, 2019 * Murielle Szac, Olivia Sautreil, Le feuilleton d’Artémis, Paris, Bayard, 2019 (littérature jeunesse) Les conseils d’Etienne Anheim (histoire médiévale) * Giulia Puma, Les Nativités italiennes (1250-1450). Une histoire d’adoration, Rome, Ecole Française de Rome, 2019. * Patrick Boucheron, La trace et l’aura. Vies posthumes d’Ambroise de Milan, IVe-XVIe siècle, Paris, Seuil, 2019. * Armando Petrucci, Promenades au pays de l’écriture, Paris, Zones sensibles, 2019. * Jacques Dalarun, Modèle monastique. Un laboratoire de la modernité, Paris, Éd. du CNRS, 2019. * Sandrine Victor, Les fils de Canaan. L’esclavage au Moyen âge, Paris, Vendémiaire, 2019. * Jean-Pierre Devroey, La nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820), Paris, Albin Michel, 2019. * Isabelle Fabre, Les vergers de l’âme. L’allégorie du jardin spirituel à la fin du Moyen Âge, Paris, Honoré Champion, 2019. * Christine de Pizan, Cent ballades d’amant et de dame, Paris, Gallimard, 2019. * Actuel Moyen âge, L’histoire continue !, Paris, Alma, 2019. Les conseils de Caroline Callard (histoire moderne) * Antoine Lilti, L’héritage des Lumières, Paris, Seuil, 2019. * Timothy Brook, Le Léopard de Kubilai Khan. Une histoire mondiale de la Chine, Paris, Payot, 2019. * Charlotte de Castelnau-L’estoile, Pascoa et ses deux maris, Paris, PUF, 2019. * Barbara Diffendorf, Planting the Cross: Catholic Reform and Renewal in Sixteenth- and Seventeenth-Century France, Oxford, Oxford University Press, 2019. * Collectif, L’Exploration du monde – Une autre histoire des Grandes Découvertes, Paris, Seuil, 2019. * Séverin Duc, La guerre de Milan. Conquérir, gouverner, résister dans l’Europe de la Renaissance, Paris, Champ Vallon, 2019 * Natalia Muchnik, Les prisons de la foi. L’enfermement des minorités (XVIe -XVIIIe siècle), Paris, PUF, 2019. Les conseils de Dominique Kalifa (histoire contemporaine) * Emmanuel Fureix, L’œil blessé. Politiques de l’iconoclasme après la Révolution française, Champ Vallon 2019. * Manon Pignot,
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11 décembre 2019 - 00:39:06
L’invité : Stéphane Coviaux, professeur en classes préparatoires littéraires Le livre : La fin du monde viking, Paris, Passés composés, 2019. Un objet mentionné dans le podcast (31′): moule de stéatite trouvé au Danemark, servant à forger des croix et des marteaux de Thor La discussion : * La naissance de cette recherche et l’intérêt pour le monde scandinave (1’10) * Les langues qu’il faut parler pour mener de telles recherches (2’00) * Le fait de travailler sur un objet aussi présent dans la culture populaire (3’45) * Le mot « viking » et ses ambiguïtés (4’50) * Le cadre spatial large du livre, et son choix (5’55) * L’articulation entre sources écrites, généralement postérieures, et sources archéologiques, au cœur de ce champ de recherches (7’20) * Les problèmes d’interprétation des données archéologiques (9’40) * Un document exceptionnel : la grande pierre de Jelling (10’10) * À inscrire dans un type de documents, les pierres runiques (12’40) * Des missionnaires au second plan par rapport aux rois dans le processus de christianisation, éminemment politique (14’30) * Une conversion sous la menace, avec Olaf Tryggvasson ? (17’15) * Quelle grammaire rituelle pour les processus de conversion et les baptêmes ? (18’20) * Quelle raison profonde à ces choix de conversion pour les rois nordiques, avec quels éléments préalables de contacts avec des chrétiens ? (20’35) * La variété des acteurs concernés : marchands, esclaves…. (22’45) * Quelle place pour les reliques dans la christianisation du nord ? (24’05) * Le rôle de la papauté dans ce processus, qui interagit en partie avec la Réforme grégorienne (25’15) * La place du christianisme oriental, et les influences byzantines, dans le monde nordique (27’00) * Les hésitations religieuses et les refus de la nouvelle religion (28’00) * Les réemplois et continuités entre dieux scandinaves et christianisme (31’30) * Les femmes, gagnantes ou perdantes de la christianisation ? (32’40) * Ce que la christianisation a pu changer au quotidien pour les populations nordiques (alimentation, onomastique…) (34’20) * Quelles traces visibles aujourd’hui de cette période ? (36’30) Les références citées dans le podcast et les conseils de lecture : * Pierre Bauduin, Le Monde franc et les Vikings (VIIIe-Xe siècle), Paris, Albin Michel, 2009 * Pierre Bauduin, Histoire des Vikings. Des invasions à la diaspora, Paris, Tallandier, 2019 * Halldor Laxness, La saga des fiers-à-bras * Knut Hamsun, Pan  
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4 décembre 2019 - 00:43:41
L’invité : Emmanuel Droit, professeur d’histoire à Sciences Po Strasbourg Le livre : Les polices politiques du bloc de l’est, à la recherche de l’internationale tchékiste 1955-1989, Paris, Gallimard, 2019. La discussion : * Le projet de réaliser une histoire transnationale des polices politiques du bloc de l’est (1’45) * Les lacunes documentaires liées aux destructions d’archives (4’) * Les défis pratiques de l’histoire transnationale : apprendre la langue polonaise pour lire les sources ! (5’30) * Le travail spécifique sur des sources bureaucratiques à la fois arides et révélatrices (8’) * La notion de « bloc de l’est » qu’il faut en partie questionner, ou déconstruire (10’) * La Tchéka, née en 1917, et référence mobilisée dans les années 1950 afin notamment de mettre à distance les politiques répressives staliniennes (11’40) * La mise en place des polices politiques en Europe de l’est après 1945, de façon différenciée suivant les pays * L’image du tchékiste, parfait communiste * L’articulation entre dimensions socialiste, policière et patriotique de leur identité (20’) * Le tournant de la fin des années 1960, après le Printemps de Prague et avec la hausse des voyages au sein du bloc de l’est (22’30) * Une période qui remet en question l’image d’immobilisme ou de stagnation à l’est dans les années 1970, si l’on essaie de penser les futurs non advenus et de ne pas raconter l’histoire par la fin (26’) * L’exportation des pratiques policières dans le Tiers-Monde, au temps de la guerre froide globale : Cuba, Nicaragua, Yemen… (28’30) * Le défi du terrorisme international dans les années 1970, et l’ambiguïté des pays de l’est à son égard (31’) * La tension dans la pratique tchékiste entre le secret et l’affichage (33’) * Le fossé mémoriel entre Russie et Europe de l’est sur a question (35’) * Comment penser le passé de la RDA aujourd’hui, sans nostalgie ni simplifications faisant de la Stasi la seule composante de cette expérience ? (38’30) Le conseil de lecture : Chris Kraus, La fabrique des salauds. Trad. de l’allemand par Rose Labourie. Belfond, 2019.
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27 novembre 2019 - 01:01:09
Émission en partenariat avec Chemins d’histoire, podcast de Luc Daireaux, enregistrée dans les studios de Radio Clype (réalisation Margot Leutard). L’invitée : Claire Sotinel, professeure d’histoire à l’université Paris-est-Créteil Le livre : Rome, la fin d’un empire, de Caracalla à Théodoric (212 à la fin du Ve siècle), Paris, Belin, collection « Mondes anciens », 2019. La discussion : * Quels choix pour ce troisième volume consacré à Rome dans la série « Mondes anciens » ? (1’45) * L’édit de Caracalla en 212, point de départ de l’ouvrage, et transformation profonde du monde romain (5’05) * La réussite même de l’empire, qui l’amène à se transformer et prépare les conditions de sa disparition (6’30) * Les choix iconographiques de l’ouvrage, et la double lecture qu’ils permettent (8’45) * Le poids d’une question historiographique ancienne, liée à l’idée de « déclin » et de « décadence » (11’50) * Des visions concurrentes de la fin de l’antiquité suivant le champ de l’histoire étudié : transition culturelle avec Peter Brown ou Henri-Irénée Marrou, chute brutale avec Bryan Ward-Perkins… (16’05) * La question des transitions économiques entre Antiquité et Moyen âge (21’50) * Comment penser la christianisation du monde antique, passage d’une religion civique à « une religion de la personne et de la communauté » (23’45) * La « crise du IIIe siècle » en lien avec des reconfigurations géopolitiques majeures (26’50) * La difficulté à lire l’Histoire Auguste, seule source narrative suivie pour cette période (30′) * Héliogabale / Antonin le jeune, prototype des personnages dont l’histoire est simplifiée par cette source (33’25) * Les difficultés rencontrées à l’époque de Valérien et de Gallien (34’45) * La réinvention de l’empire à l’époque de la tétrarchie (36’45) * Une idée reçue à effacer dans l’historiographie : le « partage » de l’empire entre Orient et Occident après Théodose (41’25) * La conversion de Constantin, et les interprétations que l’on peut en donner ; son établissement d’un « langage impérial de neutralité religieuse » (44’30) * Le règne de Julien et les contradictions de sa politique religieuse (50’00) * La complexité des rapports aux barbares, à la fin de la période, et la nécessité d’en percevoir la diversité (53’35) * La fin de l’empire romain, fin d’un modèle politique, mais « ce n’est pas la fin du monde » (58’30) Les références évoquées dans le podcast (par ordre alphabétique) * Peter Brown, Le monde de l’Antiquité tardive, de Marc Aurèle à Mahomet, Bruxelles, éd. de l’Université de Bruxelles, 2011. * André Chastagnol, L’évolution politique, sociale et économique du monde romain, de Dioclétien à Julien : la mise en place du régime du Bas-Empire, 284-363, Paris, SEDES, 3e éd., 1997. * François Chausson, Stemmata aurea : Constantin, Justine, Théodose. Revendications généalogiques et idéologie impériale au IVe siècle, Rome, Erma di Bretschneider, 2007. * Michel Christol, Les Règnes de Valérien et de Gallien (253-268) : travaux d’ensemble, questions chronologiques, Berlin, W. de Gruyter, 1975. * Andrea Giardina, « Esplosione di tardoantico », Studi Storici, vol. 40, n°1 (janv.-mars 1999), pp. 157-180. * Peter Heather, Rome et les barbares. Histoire nouvelle de la chute d’un empire, Paris, Alma, 2017. * François Jacques, Les cités de l’occident romain, Paris, Les Belles Lettres, 1990. * Claude Lepelley (dir.), La fin de la cité antique et le début de la cité médiévale de la fin du IIIe siècle à l’avènement de Charlemagne, Bari,
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