Paroles d'histoire

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Un podcast consacré à l'actualité des livres, de la recherche et des débats en histoire

139 épisodes

7 juillet 2020 - 01:18:50
L’invité: Jérôme Lambert, maître de conférences en physique à l’Université de Rennes L’affaire Tournesol, 1956 (c) Hergé / Moulinsart Le thème: sciences et techniques dans l’œuvre d’Hergé La discussion: * Première partie: images et figures scientifiques * Hergé, amateur de science et féru de documentation précise (1’30) * Le personnage de Tournesol et ce qui l’a inspiré (5′) * Des usages dangereux de la science, mas pas de “savant fou” chez Hergé (11’30) * Hergé fasciné par les matériaux, et par une science relevant plus de l’ingénierie que de la recherche fondamentale (16’45) * Les manifestations de la nature dans les albums: éclipses, éclair en boule… (19’30) * Science et ésotérisme (19’30) * La dimension pédagogique des albums (26’30) * Enseigner les sciences avec Hergé (29′) * Seconde partie: les quatre albums marqués par les questions scientifiques (31’20) * L’étoile mystérieuse: météorites, lunette astronomique (et non téléscope comme dit par erreur dans l’émission), calculs… (32′) * Objectif Lune, extraordinaire œuvre d’anticipation (41′) * On a marché sur la Lune: apesanteur et whisky en boule, paysages lunaires et char (52′) * L’affaire Tournesol, l’arme sonore et la fascination d’Hergé pour le verre cassé (1’07) * Une éthique de la recherche discutable dans Tintin et les Picaros (1’16) Bibliographie: – Sur le personnage de Tournesol, ses prédécesseurs dans Tintin et les personnages réels dont Hergé s’est inspiré : “Le Tournesol illustré : éloge d’un oublié de l’histoire des sciences”, par Albert Algoud, chez Casterman (1994) – Les deux extrêmes : l’ingénieur et le savant fou : Jo, Zette et Jocko (Le Manitoba ne répond plus et l’éruption du Karamako), réédition de 1952 – Sur l’astronomie dans Tintin : “Mais où le temple du Soleil ? Enquête scientifique au pays d’Hergé”, par Roland Lehoucq et Robert Mochkovitch, Flammarion (2003) – Sur l’inspirateur d’Hergé pour les décors de la fusée lunaire : “Alexandre Ananoff, l’astronaute méconnu”, de Pierre-François Mouriaux et Philippe Varnoteaux, Ed2A, 2013. – Sur le déroulé minutieux des missions Apollo, avec des photos (*) prises sur place : “Ils ont marché sur la Lune, le récit inédit des explorations Apollo”, par Philippe Henarejos, chez Belin (2018)
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3 juillet 2020 - 00:52:02
Les invité-e-s : Axelle Brodiez-Dolino, historienne au CNRS ; Emilien Ruiz, historien à Sciences Po, membres du comité de rédaction de la revue Le Mouvement Social Le numéro de revue : Le Mouvement Social n° 269-270, 2019/4, « Écrire autrement ? L’histoire sociale en quête de publics »  La discussion : * Présentation de la revue Le Mouvement Social (1’30) * Le thème du numéro : écrire l’histoire autrement (BD, théâtre, blogs…) (3’) * La nouveauté des formes d’intervention actuelle des historien-ne-s dans l’espace public (8’ * En lien avec un contexte qui est aussi politique, avec des usages réactionnaires de l’histoire (10’45) * Les questions méthodologiques (histoire comme travail de la preuve), au cœur des enjeux politiques (12’45) * Les injonctions paradoxales des institutions et des pairs vis-à-vis des interventions dans l’espace public : encouragées (14’) sans être toujours valorisées (17’30), avec des obstacles notamment juridiques (19’) * Le plaisir et l’intérêt de ces écritures alternatives, avec la rencontre d’un public plus vaste (20’30) * La notion d’histoire publique, qui permet en partie de poser ces enjeux, mais aussi les problèmes qu’elle pose (22’30) * Les questions de statut, de légitimité, de reconnaissance pour les collègues qui tentent ces écritures alternatives (28’) * Le rôle du web, des réseaux sociaux, de Wikipedia dans ces évolutions (29’30) * Quelle réception de ces pratiques, quelle efficacité, quantitative et qualitative ? (35’) * Quelle place pour les émotions dans ces pratiques, et quel enrichissement pour les historien-ne-s ? (38’) * La catégorie « histoire populaire » et ce qu’elle dit, par son relatif succès, des écritures alternatives de l’histoire et de leur réception (42’) * Qui « nous » lit ? (48’) Schéma de Lisa Gilbert diffusé sur Twitter puis auprès de la American Historical Association.  
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29 juin 2020 - 00:59:24
L’invité : Pierre Jacolino, professeur de français au lycée, tintinophile, amateur de BD et de culture pop. Auteur du blog popanalyse.eklablog.com. L’album : Le crabe aux pinces d’or (1940-1941) La discussion : * Le travail d’analyse des cases et séquences de BD dans le blog (1’20) * Le charme des versions noir et blanc d’Hergé, dessinateur de planches (3’) * La parution troublée du Crabe aux pinces d’or (5’45) * Un album loin des réalités de la Seconde Guerre mondiale (7’20) * Le cadre géographique de l’album : le monde de la mer, l’Afrique du nord, et ses représentations littéraires ou filmées (11’30) * Bagghar, une transposition de Tanger ? (16’50) * Une ville coloniale, et une ville de faux-semblants (18’25) * Un album qui repose sur le thème du faux : fausse monnaie, fausses boîtes de crabe, faux bateau… (23’) * Tintin, un regard perçant (25’) * Un univers onirique très développé dans l’ouvrage (27’15) * Les scènes frappantes de rêves ou cauchemars impliquant Tintin et Haddock : désir sexuel ? (29’) * Désirs, alcool, désintoxication (30’30) * La rencontre décisive du capitaine Haddock (34’50) * Une nouvelle exploration, plus tournée vers l’intériorité (41’30), l’attention aux êtres et à leur fragilité * Apparition d’Haddock, relégation de Milou (43’45) * L’héroïsme de Tintin et ses différentes facettes (46’30) : l’habileté, la vitesse (50’25), la rectitude morale (52’30) et même une certaine complexité Les références citées durant l’émission : * Notes de blog de Pierre Jacolino sur l’album * Jean-Marie Apostolidès, Les métamorphoses de Tintin, Seghers, 1984, 2e édition, Flammarion, 2006. * Benoit Peeters, Les bijoux ravis, Impressions Nouvelles, 2007 * Pierre Fresnault-Deruelle, Hergé ou le secret de l’image, Essai sur l’univers graphique de Tintin, Moulinsart, 2000    
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25 juin 2020 - 00:34:28
L’invité : Mathieu Lours, professeur en CPGE Caspar David Friedrich, Abbaye dans une forêt de chênes (1809-1810), Berlin, Alte Nationalgalerie Le livre : Églises en ruine, des invasions barbares à l’incendie de Notre-Dame, Paris, Cerf, 2020. La discussion : * Une évocation d’Alain Erlande-Brandenburg, récemment disparu (1’) * L’arpentage des ruines, à l’origine de cette enquête (2’) * La ruine, objet singulier, entre anéantissement complet et préservation pour d’autres usages (3’) * La distinction entre église en ruine et église déconsacrée (5’) * Les ruines du haut Moyen âge, aujourd’hui rares (5’30) * La charpente théologique qui fait penser les ruines (6’45) * Le passage célèbre de Raoul Glaber qui évoque l’embellissement des églises au Moyen âge central (8’) * La « concurrence » entre ruines antiques et ruines d’église (9’20) * La Réforme, moment marquant de la destruction d’églises, suivant différentes logiques (11’) * Comment détruit-on une église ? (14’30) * La ruine d’église, un non-sujet pour la peinture classique * Deux destructions emblématiques : le grand incendie de Londres, la destruction de Port-Royal (18’) * Comment reconstruit-on des ruines ? une question qui commence à se poser au lendemain des guerres de religion (19’45) * La ruine d’église associée à la beauté à partir du préromantisme au XVIIIe siècle (21’30) * Le tableau de Caspar David Friedrich, Abbaye dans une forêt de chênes (1809-1810), emblématique de ce mouvement (24’) * Les destructions de la Révolution, plus complexes qu’on ne le pense parfois (26’) * La patrimonialisation des églises en ruine, au premier XIXe siècle (29’) * Les ruines d’église liées aux guerres mondiales, aux sens différents suivant les pays (30’30) * Où aller, pour voir les ruines ? abbaye de la pointe Saint-Mathieu, Saint-Félix de Montceau (33′)
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22 juin 2020 - 00:45:44
L’invité : Jean-Arnaud Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans (c) Hergé / Moulinsart Le thème : Tintin dans les Balkans, à travers Le Sceptre d’Ottokar (1938-1939) La discussion : * L’histoire de la Syldavie, telle que la présente la brochure touristique que consulte Tintin (1’) * Les différentes hypothèses de localisation de la Syldavie (3’) * La bataille de Zileheroum contre les Turcs en 1127, sur le modèle de la bataille de Kosovo Polje ? (5’45) * Quel héritage religieux dans la Syldavie de Tintin ? (9’) * Quelle langue parle-t-on en Syldavie ? (10’20) * Un pays traditionnel, initialement à l’écart de la modernité, sauf pour la figure du roi évoquant Zog Ier d’Albanie (11’30) * Les vêtements syldaves (15’) * Quelle influence austro-hongroise en Syldavie ? (17’) * Palais moderne et forteresse médiévale (18’35) * Une diaspora syldave active en occident, en raison de l’histoire conflictuelle du pays (20’) * Une région qui frappe les imaginations par la violence qu’on lui attribue (23’) et son manque de développement dans une vision « balkaniste » (30’) * le légitimisme monarchique d’Hergé, sensible dans l’album (33′) * La rivalité syldavo-bordure, et son arrière-plan historique (Anschluss…) (34’15) * Le scénario très précis du coup d’état évité (37′) et la crainte d’un ennemi intérieur (39’50) * La Syldavie a-t-elle rejoint l’Union européenne en 2004? (42′) Les références citées durant l’émission : * Jean-Arnaud Dérens, Là où se mêlent les eaux. Des Balkans au Caucase dans l’Europe des confins, avec Laurent Geslin, Paris, La Découverte, 2018. * Maria Todorova, Imagining the Balkans, Oxford, OUP, 1997. * Edward Saïd, Orientalism, New York, Pantheon, 1978. * Albert Londres, Les comitadjis ou le terrorisme dans les Balkans, Paris, Albin Michel, 1932. * Anthony Hope, Le prisonnier de Zenda, 1894. * Aurélien Bellanger, Le continent de la douceur, Paris, Gallimard, 2019.
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18 juin 2020 - 00:50:35
L’invité : Matthieu de Oliveira, MCF à l’université de Lille Le Sceptre d’Ottokar (c) Hergé / Moulinsart Le thème : Tintin, les sciences humaines, et la représentation de la recherche La discussion : * Des albums qui mettent en scène une démarche de recherche (1’) * Le sceptre d’Ottokar, un album qui met en scène la recherche à travers la sigillographie (2’) * Les règles et conditions d’accès aux documents dans l’album (6’) * L’héraldique et les éléments médiévalisants de l’album (10’15) * La représentation des savants dans l’univers d’Hergé (13’) * Le secret de la Licorne et le Trésor de Rackham le rouge, deux albums structurés par le motif de la recherche (18’45) * Les archives familiales du capitaine Haddock (21’30) * L’archéologie pratiquée par Haddock et Tintin sur l’île (26’) * Le trésor archivistique découvert dans l’épave (30’) * Les albums liés aux Incas, et leurs enjeux : recherche archéologique, éthique des fouilles et de la collecte d’objets… (33’) * Tintin, amateur de livres (38’) * Tintin, fact-checker (39’30) * Tintin, capable de décrypter énigmes et de reconstituer des fragments (42’40) * Tintin et le « paradigme de l’indice » (46’30) Les références citées dans l’émission : * Carlo Ginzburg, « Signes, traces, pistes; Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980/6 (n° 6), p. 3-44. * Sonia Dollinger, Tintin et les archives d’Ottokar * Tintin, les fétiches et les musées, avec Vincent Guigueno
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12 juin 2020 - 00:53:39
L’invité : Benoît Peeters, biographe d’Hergé Le thème : Hergé et son attitude politique autour de la Seconde Guerre mondiale La discussion : * Une question longtemps brûlante, et centrale, quand on s’intéresse à Hergé (1’15) * Les rapports entre Hergé et le leader du mouvement Rex, Léon Degrelle (3’15) * Raymond De Becker, personnage clef, « mentor » d’Hergé et « non-conformiste » des années 1930 glissant vers la droite (7’) * Un Hergé sans positions politiques affirmées, sinon le monarchisme et le neutralisme (12’20) * Hergé sous l’uniforme durant la « drôle de guerre » (15‘30) * Le choix d’Hergé rejoignant Le Soir sous l’occupation (18’20) * Le Soir « volé » et ses conditions de parution (19’50) * Une dimension antisémite explicite dans L’Etoile mystérieuse (23’50) * Hergé voulant vivre en retrait du monde, et construire par ses récits une temporalité alternative (29’15) * L’occasion manquée de quitter Le Soir en 1943, pour un auteur qui reste fondamentalement un homme de presse (34’40) * Les difficultés considérables – morales, psychologiques, judiciaires – d’Hergé à la Libération (38’35) * Les échos de ces difficultés dans les récits de Tintin (45’50) * Reste-t-il des choses à apprendre sur cette période ? (50’40)
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9 juin 2020 - 00:53:32
L’invitée : Elsa Devienne, maîtresse de conférences à l’Unniversité de Northumbria Le livre : La ruée vers le sable, Une histoire environnementale des plages de Los Angeles au XXe siècle, Éditions de la Sorbonne, 2020. La discussion : * La question des plages, devenue visible durant le confinement (1’15) * L’origine de cette recherche : la ségrégation des lieux de loisir ; puis la découverte des espaces spécifiques des plages de Californie du sud (5’) * Quelles archives pour l’histoire des plages ? (9’15) complétées par des sources privées comme l’album photo  de Verna Williams (13’15) * Une ville qui tourne initialement le dos à la mer, avant de construire un rapport intense au littoral et aux plages (14’35) * L’invention d’une culture de plage californienne, dès les années 1930, synthétisant différentes influences (19’10) * Le besoin de mise en ordre de la plage, du point de vue social et racial (22’50), et les petits espaces de liberté des Africains-Américains (Inkwell, Bruce’s beach) (26’) * Un « lobby des plages » qui cherche à remédier à la « crise » des plages dans les années 1930 (27’30) * Une transformation des plages de Los Angeles plutôt réussie, et qui vient nuancer la vision noire léguée par le livre de Mike Davis, City of Quartz (34’) * La  plage californienne, modèle pour l’Amérique des années 1950… (37’30) * …au prix de la suppression d’Ocean Park, et ses sous-cultures, noire, gay, ouvrière et du body-building (39’20) * Une volonté de re-privatiser les plages dans les années 1970, en lien avec l’émergence de  la nouvelle droite américaine (46’) * Conseils de lecture et de visionnage (49’) Les conseils de lecture, de films, et les références citées durant l’émission : * Alain Corbin, Le territoire du vide: l’Occident et le désir du rivage, 1750-1840, Paris, Aubier, 1988. * Mike Davis, City of Quartz, 1990 * Rayner Banham, Los Angeles, l’architecture des quatre écologies, 1971 * John Fante, La route de Los Angeles, 1985 * The Dude face à la police de Malibu * Gidget (1959), l’un des premiers « films de plage » * Le match de foot américain sur la plage dans Point Break * The Long Goodbye de Robert Altman * Premier épisode de la série Terriers
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8 juin 2020 - 00:54:08
L’invitée : Sophie Dulucq, directrice de l’IFAS-recherche (Institut Français d’Afrique du Sud – Johannesburg) L’album : Tintin au Congo (1930-1931) La discussion : * Quel regard pour une historienne de l’Afrique sur cet album ? (1’) * L’histoire éditoriale de Tintin au Congo (3’) * Les spécificités de la colonisation belge au Congo, issue de la volonté personnelle de Léopold II, roi de Belgique (7’30) * Les héritages de cette colonisation particulière, et l’idée d’une colonisation « éthique » après les exactions de la période antérieure (10’30) * Les sources d’Hergé, qui s’est très peu documenté, et s’est notamment basé sur les collections du musée de Tervuren (12’45) alors qu’il aurait été possible de s’informer plus précisément (15’) * La chasse, élément clef de l’album, et des pratiques coloniales (16’) * La représentation binaire et simplifiée de l’Afrique coloniale (21’) et des populations africaines (22’) avec un stigmate tout particulier sur les « évolués » (24’) * Le langage attribué aux colonisés, avec une « aggravation » de la version de 1946 à cet égard (27’30) * La représentation des Africains, divisés en tribus, dont les pygmées (29’) * Les « hommes léopards », objets d’une thèse récente, figure bien plus complexe qu’il n’y paraît (32’) * La crainte du « mauvais blanc » et du complot américain, propre au Congo belge (39’) * Les spécificités du colonialisme belge, du point de vue éducatif notamment (40’50) * Tintin, figure coloniale, qui maîtrise la technique, notamment le cinéma () * La réception de Tintin au Congo en Afrique (47’) * Que penser des polémiques récentes sur l’album ? (49’30) Les références citées durant l’émission : * Géraldine André et Marc Poncelet, « Héritage colonial et appropriation du « pouvoir d’éduquer » », Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs, 12 | 2013 * Lancelot Arzel, Des “conquistadors” en Afrique centrale : espaces naturels, chasses et guerres coloniales dans l’Etat indépendant du Congo (années 1880-1900), Thèse, Sciences Po, 2018 * Donald Crummey (ed.), Banditry, Rebellion, and Social Protest in Africa, Portsmouth, N.H., Heinemann Educational Books, 1986. * Eudes Girard, « Une relecture de Tintin au Congo », Études, 2012/7 (Tome 417), p. 75-86. * Eric Hobsbawm, Les bandits, Paris, la découverte, 2018 [1969]. * Isidore Ndaywel è Nziem, Histoire générale du Congo, de l’héritage ancien à la la République démocratique, Louvain-la-neuve, Duculot, 1998. * Jean et Arnaud Pirotte, « Le monde en cases. Les continents lointains dans la BD wallonne de la grande époque (1930-1970) », Outre-Mers, Revue d’histoire,T.104, n°392-393, 2016. * Violette Pouillard, « Conservation et captures animales au Congo belge (1908-1960). Vers une histoire de la matérialité des politiques de gestion de la faune », Revue historique, 2016/3 (n° 679), p. 577-604 * David van Reybrouck, Congo, une histoire, Arles, Actes Sud, 2010. * Vicky Van Bockhaven, “Anioto : Leopard-men Killings and Institutional Dynamism in Northeast Congo, C. 1890–1940.”, Journal of African History, 59.1 (2018): 21–44 ; The leopard men of the Eastern Congo (ca. 1890-1940) : history and colonial representation, Thèse, University of East Anglia. School of Art History and World Art Studies, Norwich, UK, 2013. * Patricia Van Schuylenbergh, Faune sauvage et colonisation. Une histoire de destruction et de protection de la nature congolaise (1885-1960), Bruxelles, Peter Lang, 2019. * Martine van Woerkens, Le voyageur étranglé. L’Inde des Thugs,
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5 juin 2020 - 01:04:30
L’invitée : Rachel Mazuy, chercheuse en histoire contemporaine Le thème : Tintin de l’autre côté de Rideau de fer, dans Au pays des soviets (1929-1930) et L’affaire Tournesol (1954-1956) La discussion : * Deux albums situés dans des contextes très différents, avec l’anticommunisme de l’entre-deux-guerres puis le climat de la guerre froide (1’) Tintin au pays des soviets * Les caractéristiques de Tintin au pays des soviets (3’25) * L’anticommunisme de la Belgique, et ses spécificités d’époque (6’20) * Un récit qui est autant un récit d’aventures qu’un pamphlet idéologique (8’25) * La source d’inspiration principale d’Hergé : le livre de Joseph Douillet, Moscou sans voiles (11’40) * Le récit de voyage en URSS, genre installé quand écrit Hergé (13’30) * Une inspiration méconnue, le scout danois Palle Huld (15’45) * L’idée d’usines factices et de « villages Potemkine » (20’) * L’Allemagne, sur le chemin de la Russie (22’30) * Une Russie qui rappelle la guerre civile plus que les années 1920 (24’20) * Les apparences et vêtements (26’20) * Qui dirige la Russie d’Hergé ? (27’30) * Quelles ressources visuelles pour dessiner l’album ? (29’50) * Hergé parfois en-dessous de la réalité : les orphelins et enfants errants, la dékoulakisation… (31’) * Au-delà de l’anticommunisme, des clichés traditionnels sur la Russie (35’) L’affaire Tournesol * Un album de guerre froide, qui transpose également un imaginaire lié à la Seconde Guerre mondiale (41’) * Quel pays de l’est représente la Bordurie ? (43’) * Un imaginaire marqué par la peur atomique (47’) * Une lecture « totalitaire » chez Hergé ? (51’) * L’atmosphère de surveillance qui règne en Bordurie (53’) * …mais des réalités quotidiennes éloignées de celles des pays de l’est (58’) * L’évolution de la représentation de ces pays dans la BD, avec le marquant Partie de chasse en 1983 de Bilal et Christin (1’01’00) Références bibliographiques et filmées * Dziga Vertov, L’homme à la caméra (1929) * Lev Kulechov, Les extraordinaires aventures de M. West au pays des bolcheviks (1924) * Rachel Mazuy, Croire plutôt que voir ? Voyages en Russie soviétique (1919-1939). Paris, Odile Jacob, 2002 * Sophie Cœuré, La grande lueur à l’Est : Les Français et l’Union soviétique, Seuil, Paris, 1999
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3 juin 2020 - 00:50:42
L’invité : Philippe Delisle, professeur à l’université Lyon-III Le thème : Hergé, Tintin, et le catholicisme La discussion : * Les origines d’un travail sur la BD, et la collection « esprit BD » chez Karthala (1’) * Le parcours religieux et spirituel d’Hergé, difficile à bien connaître (4’20) * Une figure clef : l’abbé Wallez, directeur du Vingtième siècle (8’50) * Un Hergé qui s’éloigne du catholicisme strict dans les années 1950-1960, avec la crise de son mariage (10’50) * La prégnance du catholicisme dans l’espace public belge dans la première moitié du XXe siècle (12’15) * Des réseaux de diffusion catholiques en France également, avec le magazine Cœurs vaillants et les moyens paradoxalement modernes alors utilisés (16’40) * Tintin, héros croyant, dans les premières versions de ses aventures (19’) * Une représentation chrétienne de la mort, pour les bandits de L’Oreille cassée (23’15) ou Wolff dans On a marché sur la Lune (26’30) * Les adversaires de Tintin, qui reflètent ceux du catholicisme de son milieu : bolcheviks, puissances d’argent… (29’45) * Le passage d’un Tintin chrétien à un Tintin de culture chrétienne (34’50) * Haddock voulant transformer de l’eau en vin : référence chrétienne dans les Sept boules de cristal, non soulignée comme telle (38’) * L’album Tintin au Tibet, et son imprégnation spirituelle, témoignant aussi de l’idéal scout (41’) * Une déconfessionalisation plus large de la bande dessinée d’après-guerre (44’) * Les albums qui intéressent le plus : Tintin au Congo ; Le Lotus bleu (48’15) Bibliographie Ouvrages de Philippe Delisle: * BD franco-belge et imaginaire colonial, Karthala, 2008 * Spirou, Tintin et Cie, une littérature catholique?, Karthala, 2010 * Le missionnaire, héros de la BD belge, Karthala, 2011 * La BD franco-belge, une littérature antiesclavagiste, Karthala, 2013 * Petite histoire politique de la BD belge de langue française, Karthala, 2016 * La BD au crible de l’Histoire. Hergé, Maurras, les jésuites et quelques autres, Karthala, 2019 Luc Révillon, “Cœur Pur et le démon de midi” In : De Socrate à Tintin : Anges gardiens et démons familiers de l’Antiquité à nos jours [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011.
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1 juin 2020 - 01:11:27
La discussion : * Les musées, une question centrale pour Tintin, avec une « double incorporation » : des musées dans l’œuvre d’Hergé, mais aujourd’hui de cette œuvre et de Tintin aux musées (1’) * Le contexte des années 1920 et 1930, marqué par une fascination pour les musées et les explorateurs, et une évolution des musées (4’20) * Les différents musées présents dans Tintin, ainsi que les collections, les réserves, et la profusion des objets dans l’œuvre (8’40) * L’oreille cassée, dont toute l’intrigue repose sur le vol d’un objet dans un musée ethnographique (13’50) * Tintin et le code du patrimoine (18’) * La biographie de la statuette Chimu représentée dans l’Oreille cassée (20’) * Le mot « fétiche » et son sens, et le jeu très complexe sur les valeurs de l’objet qu’il implique (22’) * Valeur marchande et vol (28’) * Le personnage de Ridgewell, figure emblématique de l’ethnologue tel qu’on se le représente alors (33’) * Le fétiche démultiplié et reproduit en série (37’) * Ce qu’on trouve dans le « musée ethnographique » de l’album (41’) * Le « fétiche » du Trésor de Rackham le rouge (42’50) * La salle de marine du château de Moulinsart, et la collecte des objets (46’) * Le parcours historique de rémémoration du capitaine Haddock (49’) * La façon dont Hergé est entré au musée, à Angoulême puis à Bruxelles (54’) * Des planches de BD qui suscitent des recherches : l’exemple des momies (59’) * La muséification d’Hergé, et la valeur marchande de Tintin (1’00’30) * La dimension nostalgique de Tintin, qui peut être contrebalancée par une universalisation de la bande dessinée, de la BD extra-européenne (1’05’00) Références bibliographiques * Le musée imaginaire de Tintin, catalogue de l’exposition de 1979 * Présentation de la statuette Chimu (« Arumbaya ») par Sergio Purini * Entretien avec l’athropologue Philippe Descola sur Tintin * Analyse de la séquence d’ouverture de L’oreille cassée par Pierre Jacolino * Article sur Tintin et la représentation de la mer dans la BD * Nathalie Heinich, « Les objets-personnes. Fétiches, reliques et œuvres d’art », dans  L‘art en conflits. L’œuvre de l’esprit entre droit et sociologie, sous la direction de Edelman Bernard, Heinich Nathalie. Paris, La Découverte, « Armillaire », 2002, p. 102-134. * Julien Bondaz, « Le caractère marchand du fétiche et son secret. L’art de profiler les objets chez les antiquaires ouest-africains », Gradhiva [En ligne], 30 | 2019 * Pascal Riviale, « La marine française et l’archéologie du Pérou au xixe siècle », Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, 2017/2 (N° 46), p. 123-137. * Walter Benjamin, L’Œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (1939), traduit par Frédéric Joly, préface d’Antoine de Baecque, Paris, Payot, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2013 (version partielle de 1936 en ligne) * Thèse d’’Emanuela Canghiari, La dialectique des restes : circulation, trafic et appropriation des vestiges archéologiques au Pérou
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29 mai 2020 - 00:56:10
L’invité : David Serfass, maître de conférences en histoire de la Chine et de l’Asie orientale contemporaine à l’Inalco et chercheur à l’IFRAE (Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est). L’album : Le Lotus Bleu, publié à partir de 1935 La discussion : * Le synopsis de l’album (1’15) * La conception de l’album, transformée par les contacts entre Hergé et des étudiants chinois, dont Tchang Tchong-Jen (2’50) * La volonté de déconstruire les clichés orientalistes… sans y parvenir tout à fait (4’20) * L’offre de service faite à Hergé par le Kuomintang en 1939 (8’10) * Une représentation outrée des Japonais (9’) * Des clichés sur la Chine répadus à l’époque ? (10’50) * La manière dont Shanghai est représentée, avec la présence des britanniques, les contrôles des papiers… (12’25) * La diversité de Shanghai, et l’impérialisme britannique représenté dans la BD (15’35) * Le contrôle des espaces, des papiers, dans les différentes juridictions (17’50) * Les inscriptions chinoises figurant dans la ville, avec un certain nombre de slogans politiques (19’) * La représentation de la Chine « ordinaire » dans l’album (22’40) * Les inondations de 1931 et leur importance (23’34) * La représentation du Japon et de son impérialisme informel puis formel (27’10) * L’incident de Moukden (18 septembre 1931) et sa transposition dans l’album (30’) * La Mandchourie et Shanghai concernées par l’occupation japonaise (33’) * Un Japon présenté comme supérieur technologiquement, à l’aide notamment du télégraphe (35’) * Le rôle de la presse internationale et de la « guerre médiatique » où Tintin joue lui-même un rôle (38’) * La Société des Nations un peu ridiculisée, le rôle du Japon y étant plus complexe (40’) * La Chine représentée comme n’ayant pas d’État ou de gouvernement, mais des sociétés secrètes (44’50) * Le rôle de l’opium à cette période, utilisé par le Japon, et la sociabilité des fumeries d’opium (47’30) * La postérité de l’album (53’50) Bibliographie * Sources League of Nations, Report of the Commission of Inquiry, 1er octobre 1932. League of Nations, Japan’s Case in the Sino-Japanese Dispute [discours de Matsuoka Yôsuke, déc. 1932-fév. 1933, pdf], 1933.   * Travaux sur les thèmes abordés BERGÈRE, Marie-Claire, Histoire de Shanghai, Paris : Fayard, 2002. BICKERS, Robert A., Empire made me: an Englishman adrift in Shanghai, London : Allen Lane, 2003. BIROLLI, Bruno, Ishiwara : l’homme qui déclencha la guerre, Paris : Armand Colin, 2012. Documentaire Arte BROOK, Timothy ; WAKABAYASHI, Bob T. (dir.), Opium Regimes: China, Britain, and Japan, 1839-1952, Berkeley : University of California Press, 2000. BURKMAN, Thomas W., Japan and the League of Nations: Empire and world order, 1914-1938, Honolulu, T.H. : University of Hawaiʾi Press, 2008. COURTNEY, Chris, The Nature of Disaster in China: The 1931 Yangzi River Flood, Cambridge : Cambridge University Press, 2018. ELLEMAN, Bruce A. ; KOTKIN, Stephen (dir.), Manchurian railways and the opening of China : an international history, Armonk : M.E. Sharpe, 2010. GROSSER, Pierre, L’histoire du monde se fait en Asie : une autre vision du XXe siècle, [2017] Paris : Odile Jacob, 2019. HENRIOT, Christian, Virtual Shanghai : https://www.virtualshanghai.net/
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27 mai 2020 - 00:48:52
L’invité : Florian Moine, doctorant à Paris-I  Gérard Casterman supervisant les épreuves de couverture de Coke en Stock, 1958 (c) C. Fromenti Le thème : l’histoire éditoriale de Tintin La discussion * Pourquoi travailler sur Tintin et sa publication ?  (1’) * Un rapport de lecture qui a évolué entre l’enfance et le travail de recherche (2’25) * Un travail qui s’inscrit dans le cadre d’une historiographie renouvelée des productions culturelles et de l’édition (3’40) * L’histoire éditoriale de Tintin et ses évolutions (5’15) * Les archives Casterman, complément aux entretiens donnés par Hergé (7’30) * Comment Hergé est-il publié chez Casterman, éditeur catholique initialement influent dans les milieux scolaires ? (10’40) * Une stratégie de pénétration du marché français (13’45) * L’inscription de Tintin dans le paysage concurrentiel de l’album pour enfants (15’50) * La Seconde Guerre mondiale, tournant fondamental avec le passage en couleur de Tintin (17’35) * Une mise en couleur qui participe de la standardisation des albums (23’) * La façon dont Casterman échafaude des projets pour « l’après-guerre » durant la guerre (25’) * Hergé, auteur méticuleux, coloriste précis (26’50) * La dimension collective du travail et la naissance du « Studio Hergé » (29’) * Les « rendements décroissants » et l’espacement croissant des albums de Tintin dans les années 1950-1960 (32’15) * Les contraintes nouvelles de l’après-guerre pour Casterman : loi de 1949, tarifs douaniers… (35’) * Le « toilettage » de certains albums dans les années 1950-1960, à l’initiative souvent de l’éditeur (38’10) * Une « patrimonialisation » de Tintin réussie par l’éditeur dans les années 1960-1970 (42’) * L’album le plus intéressant pour l’histoire éditoriale, L’étoile mystérieuse (48’) Retrouvez ici des éléments de bibliographie.
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25 mai 2020 - 01:03:35
L’invité : Sylvain Lesage, maître de conférences à l’Université de Lille Le thème : comment la bande dessinée est devenue un objet historiographique Affiche de l’exposition Hergé en 1977 lors du Festival d’Angoulême La discussion : * Aux sources d’un regard historiographique sur la BD : la bédéphilie dans les années 1960 1’20) * Un mouvement à la fois italien, français et belge, et très masculin (6’40) * L’émergence d’une BD plus adulte et autoréférentielle dans les années 1970 (9’) * Comment la BD franco-belge intéresse également les bédéphiles (12’20) * Les formes d’institutionnalisation de la BD avec l’expression « neuvième art », le festival d’Angoulême… (18’15) * La réification de l’auteur, que le phénomène Hergé pousse à son comble (24′) * La chronologie de la prise en compte de la BD aux États-Unis, plus précoce (27′) * La façon dont la BD est entrée à l’université, d’abord via la sémiotique ou la sociologie, puis pour l’histoire avec Pascal Ory (36′) * Le paysage historiographique au milieu des années 2000 (45′) * La place singulière de Tintin dans ce paysage, et les limites que la surfocalisation sur cette œuvre implique (51′) Les références citées dans le podcast * L. Boltanski, « La constitution du champ de la bande dessinée », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, 1975, 1, p. 37-59 * Francis Lacassin, Pour un neuvième art : la bande dessinée, Union Générale d’Éditions, 10/18, 1971 * P. Ory, « Mickey go home !  La désaméricanisation de la bande dessinée (1945-1950) », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, 1984, p. 77‑88 * T. Crépin, Haro sur le gangster ! : la moralisation de la presse enfantine, 1934-1954, Paris, CNRS, 2001 Bibliographie complémentaire * O. Mitterrand, L’histoire par la bande : bande dessinée, histoire et pédagogie, Paris, Syros, 1993. * P. Ory, Le petit nazi illustré : une pédagogie hitlérienne en culture française: « le Téméraire » (1943-1944), Paris, Nautilus, 2002 (Albatros, 1979). * J. Gallego (dir.), La bande dessinée historique: premier cycle: l’Antiquité, Pau, Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, 2015. * T. Martine, Le Moyen Âge en bande dessinée, Paris, Karthala, 2016. * P. Delisle, Bande dessinée franco-belge et imaginaire colonial : des années 1930 aux années 1980, Paris, Karthala, 2008. * M. Porret (dir.), Objectif bulles : bande dessinée & histoire, Genève, Georg, 2009. * A. Genoudet, Dessiner l’histoire: pour une histoire visuelle, Paris, Éditions le Manuscrit, 2015. * Sylvain Lesage, Publier la bande dessinée. Les éditeurs franco-belges et l’album, 1950-1990 (Presses de l’ENSSIB, 2017)
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22 mai 2020 - 00:54:47
L’invitée : Julie Deschepper, historienne de l’URSS et post-doctorante à l’IUE Le film : La mort de Staline, d’Armando Iannucci (2017) La discussion : * Comment voit-on ce film quand on est une historienne de l’URSS ? (1’15) * Un film qui fonctionne comme une farce, mais avec un volet sombre (4’00) * Un film qui condense plusieurs contextes de la période stalinienne (8’00) * La représentation de Staline, avec une certaine banalité (10’35) * La représentation de la façon dont s’exerce le pouvoir au sein du groupe dirigeant stalinien (13’20) * L’incertitude qui saisit le groupe dirigeant suivant la mort de Staline (18’20) * La restitution plutôt fidèle des derniers moments de Staline, de la crainte d’appeler un médecin, dans le contexte du prétendu « complot des blouses blanches » (21’20) * Des dirigeants pas mécontents d’être débarrassés de Staline (25’45) * Les funérailles monumentales du dirigeant soviétique (28’20) * Où se trouve Staline aujourd’hui ? (30’45) * Quelle émotion à la mort de Staline ? (33’) * La diminution de la violence répressive dans ce contexte, et les débuts de libéralisation sous Khrouchtchev (36’) * Joukov, le rôle de l’armée, et le souvenir de la « grande guerre patriotique » (40’) * Les enfants de Staline, détraqués et ineptes (44’) * Une scène emblématique : lorsqu’on cherche une petite fille pour poser avec Malenkov, comme avec Staline, sur la photo officielle (47’45) * Un film censuré en 2018 en Russie (50′) Les conseils de lecture : * Sheila Fitzpatrick, La Russie soviétique dans les années 30, Paris, Flammarion, 2002 ; id., Dans l’équipe de Staline, Paris, Perrin, 2018. * Oleg Khlevniuk, Staline, Paris, Gallimard, Folio, 2019. * Natacha Laurent, L’œil du Kremlin. Cinéma et censure en URSS sous Staline,  Toulouse, Privat, 2000 * Fact-checking détaillé du film * Documentaire La mort de Staline / State funeral, de Sergei Loznitsa * Petite liste des représentations de Staline au cinéma * Critique de la BD originelle
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19 mai 2020 - 00:04:29
Une série d’émissions sur Tintin, le personnage créé par Hergé en 1929, qui permet de réfléchir à l’histoire du XXe siècle et de la bande dessinée, est prévue à partir du 25 mai 2020. Retrouvez ici les éléments de bibliographie mentionnés durant l’émission, et n’hésitez pas à laisser commentaires ou suggestions.
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16 mai 2020 - 00:38:12
L’invitée : Chloé Pathé, fondatrice des éditions anamosa Le sujet : comment les maisons d’éditions, librairies, actrices et acteurs de la filière du livre font face à la crise liée à la Covid-19. La discussion : * Le lien fondamental entre maisons d’édition indépendantes et librairies indépendantes (1′) * Les effets de la crise sur une petite maison d’édition (3’40) * La rupture du cotact physique avec lecteurs, libraires, festivals… (5′) * Une lecture en « numérique » qui augmente, sans compenser l’absence des livres physiques (8′) * Le fonctionnement de la librairie et des « offices » qui en rythment la vie, non sans difficultés (10′) * La place d’Amazon, et de ses pratiques critiquables dans cet ecosystème complexe (14′) * Une revendication clef, le tarif postal spécifique dédié au livre (15’50) * Une « suproduction » des livres et comment on pourrait y remédier (18’50) * Le calendrier des parutions, à repenser (22′) * La structure du champ éditorial en France, avec des petites structures mais aussi des mastodontes (27’10) * Le soutien nécessaire de l’État, et la perspective d’États généraux de l’édition indépendante (31′) * Des réflexions à long terme, sur l’écologie et l’économie du livre (35′) Liens et tribunes : * Tribune : « nous sommes en crise », par un collectif de maisons d’édition indépendantes * Entretien entre Olivier Nora et Sabine Wespieser * Article de Nicole Vulser sur le monde de l’édition face à la crise * Tribune de Pierre Astier sur le calendrier littéraire à repenser * Appel d’éditeurs et de libraires à repenser la chaîne du livre
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9 mai 2020 - 00:49:16
L’invitée : Ophélie Jouan, historienne de l’art Le film : Monuments Men (George Clooney, 2014) La discussion : * Le scénario du film (1’30) * Un film franchement raté (3’40) * Le casting et les problèmes qu’il pose (5’40) * Un problème de ton, à la fois sérieux et humoristique (7’30) * L’art paradoxalement peu présent dans le film (9’00) * Un film appuyé sur une historiographie développée dans les dernières 25 années (10’40) * Une dimension pédagogique (malheureusement) revendiquée par le film (13’30) * Les réalités du pillage artistique mené par les nazis (15’40) * L’identité juive des victimes de spoliations, largement invisibilisée (19’40) * La mission des « monuments men » déformée (22’20) * L’oubli des efforts pour protéger le patrimoine avant leur arrivée (25’20) * Le personnage de Rose Valland, dont le rôle est caricaturé (28’) * L’accélération du film, qui met en scène une volonté nazie de détruire les œuvres d’art, de façon là encore déformée (33’) * L’idée (inexacte également) d’une concurrence avec les soviétiques sur ce point (35’50) * Une ellipse sur les opérations de restitution (38’) * Un parallèle à faire avec le film La femme au tableau de 2015 (40’) * Mais aussi avec Indiana Jones et les aventuriers de l’arche perdue (43’) * Conseils de lecture (46’) Conseils de lecture et bibliographie : * NICHOLAS Lynn, Le pillage de l’Europe : les œuvres d’art volées par les Nazis, trad. Paul Chemla, Paris, Seuil, 1995. * VALLAND Rose, Le Front de l’art – Défense des collections françaises 1939-1945 (1961), Paris, éd. RMN, 2014. Réédité en 2014 et étoffé d’un appareil critique. * FARMER Walter I., The Safekeepers: A Memoir of the Arts at the End of World War II, Berlin/New York, Walter de Gruyter, 2000. * PLAUT James S., “Loot for the Master Race”, The Atlantic, 1946. * SMYTH Craig Hugh, Repatriation of Art from the Collecting Point in Munich after World War II, La Haye, Gerson Lectures, Schwartz/SDU, 1988. * SKILTON John D., Jr, Défense de l’art européen. Souvenirs d’un officier américain spécialiste des monuments, Paris, Editions internationales, 1948 ; rééd. En anglais : Memoirs of a Monument Officer: Protecting European Artworks, Portland, Inkwater Press, 2008. * LORENTZ Claude, La France et les restitutions allemandes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1943-1954), Paris, ministère des affaires étrangères, coll. « Diplomatie et histoire », 1998. * KARLSGODT Elizabeth Campbell, “What’s wrong with this picture: casual disregard for history in George Clooney’s The Monuments Men (2014)”, Historical Journal of Film, Radio and Television, 14 décembre 2015. Filmographie : * LOSEY Joseph, Monsieur Klein, 1976. * CURTIS Simon, La Femme au tableau, drame, BBC Films/The Weinstein Company, 2015. * FRANKENHEIMER John, Le Train, Les Films Ariane, Les Productions Artistes Associés, Dear Film Produzione, 1964. * SCHULER Hannes, Le musée d’Hitler : l’art pillé par les nazis, Les Films du Paradoxe, 2012.    
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6 mai 2020 - 01:04:46
Quatrième séance des “mercredis des révolutions“, université populaire organisée à la mairie du XVIIIe arrondissement par la Société d’histoire de la révolution de 1848, en partenariat avec “Paroles d’histoire”. Un débat enregistré le 4 mars 2020. Les intervenant-e-s : * Jacqueline Lalouette, modératrice * Bertrand Tillier, historien et auteur de La Commune, une révolution sans images? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914), Champ Vallon, 2004 * Raphaël Meyssan, graphiste et auteur de la tétralogie Les Damnés de la Commune émission accompagnée d’images : * Diaporama de Bertrand Tillier * Diaporama avec une sélection d’images de Raphaël Meyssan * Voir le blog de Michèle Audin signalé durant l’émission
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