Paroles d'histoire

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Un podcast consacré à l'actualité des livres, de la recherche et des débats en histoire

175 épisodes

11 janvier 2021 - 00:43:19
L’invitée : Christiane Klapisch-Zuber directrice d’études honoraire à l’EHESS Le livre : Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence (XIVe-XVe siècle), Paris, EHESS / Gallimard / Seuil, coll. « Hautes études », 2020. La discussion : * Un parcours de recherche orienté par Fernand Braudel, de l’histoire économique et sociale vers l’anthropologie historique  (1’10) * Un travail fondamental sur le catasto florentin (3’20) * Les gisements documentaires extraordinaires de la ville (4’15) * L’accès aux familles patriciennes comme à des couches sociales plus modestes (5’) * Contrastes et différences entre Florence et Venise (6’15) * Le recueil d’articles construit comme un livre ordonné, montrant la vie des femmes mariées (8’20) * La notion de « marché matrimonial » à Florence au XVe siècle (9’25) * Les calculs familiaux, destinés à marier ou à vouer à l’Église certains enfants (10’40) * Des mariages célébrés devant le notaire, plus que devant l’Église (13’30) * La dot, clé des relations sociales et matrimoniales (15’15) * Le sens à donner aux images de femmes parées et habillées, dans l’iconographie (18’15) * Les choix des épouses par leurs futures belles-mères (20’30) * Les cycles de vie particuliers des marchands florentins (23’) * La chambre nuptiale, ses objets, ses représentations (24’45) * Le nombre de naissances, l’importance de la mortalité infantile (27’50) * Quels sentiments familiaux, envers les enfants ? (30’) * Quel statut pour une veuve, et son « matrimoine » dans la société florentine ? (32’) * Quelle transmission du nom par les femmes ? (35’40) * La sépulture des femmes et ses enjeux (37’30) * Que voir, à Florence, comme traces de cette histoire ? (39’) Entretien avec Didier Lett retraçant la carrière de Christiane Klapisch-Zuber Bibliographie et références citées dans l’émission * Bellavitis, Anna, « Dot et richesse des femmes à Venise au XVIe siècle », Clio, HFS, 6, 1998, p. 91-100. * Chabot, Isabelle, La dette des familles. Femmes, lignage et patrimoine à Florence aux XIVe et XVe siècles, Ecole française de Rome, 2011, coll. de l’EFR 445. * Chabot, Isabelle & Anna Bellavitis, « A proposito di ‘Men and Women in Renaissance Venice’ di Stanley Chojnacki », Quaderni storici,  2005, p. 203-238. * Frugoni, Chiara, Une journée au Moyen âge, Paris, Les Belles lettres, 2013. * Guglielmotti, Paola (dir.), Donne, famiglie e patrimoni a Genova e in Liguria nei secoli XII e XII, Gênes, Società Ligure di storia patria, 2020. * Kirshner, Julius, « Pursuing honor while avoiding sin. The Monte delle doti of Florence », Milano, Giuffrè, 1977. * Lett, Didier, L’enfant des miracles. Enfance et société au Moyen Âge (XIIe-XIIIe s.), Paris, Aubier, 1997. * Molho, Anthony, Marriage alliance in late medieval Florence, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1994. Texte de Dante cité à la fin de l’émission Dante Alighieri, La divine comédie, t. III, Le Paradis, chant XV, v. 97-108, Paris, Flammarion, 1990, trad. Jacqueline Risset. Dante rencontre son trisaïeul Cacciaguida qui lui loue l’état de Florence au XIIe siècle : « Florence en son antique enceinte où elle sonne encore la tierce et la none, était en paix, sobre et pudique. Elle n’avait ni habits brodés ni ceinture qui fussent plus à voir que la personne. La fille, en naissant, ne faisait pas encore peur à son père, car l’âge et la dot ne dépassaient ni l’un ni l’autre la mesure. Elle n’avait pas de maison sans familles, on n’y rencontrait pas encore Sardanapale,
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5 décembre 2020 - 01:20:23
Les invités : Vivien Barrière, maître de conférences à Cergy Université ; Clément Salviani, doctorant à Paris-I et ATER à l’université Bordeaux-Montaigne Le film : Gladiator, de Ridley Scott (2000) La discussion : * Le rapport de nos invités à ce grand film épique (1’30) * Présentation du film, du projet, de son succès (4’05) * La séquence d’ouverture : les guerres aux frontières de Marc-Aurèle contre les barbares (5’50) * La représentation stéréotypée des barbares (7’05) * La première bataille : une façon de faire la guerre qui n’a rien de romain (9’10) * L’introduction de Maximus, « parfait » chef militaire (11’40) * Une vision plutôt simplifiée de Marc-Aurèle, et l’idée fausse de velléités « républicaines » (13’25) * La représentation de l’empereur Commode et l’interprétation de Joaquin Phoenix, tributaire d’un portrait déformé transmis par des sources sénatoriales (16’40) * Le règne de Commode (associé au pouvoir du vivant de son père), plus long et plus complexe que le film ne le suggère (20’30) * Le rapport aux dieux et à l’au-delà, de Maximus, laissant de côté la religion publique de Rome (23’25) * La succession impériale, l’empereur assassiné : un enjeu récurrent ? (28’) * La mort de Commode, et la façon dont le film reprend le péplum La chute de l’empire romain de 1964 (30’30) * L’évasion de Maximus (32’) et son long trajet vers l’Espagne, permettant de voir une géographie imaginaire de l’empire romain (33’), avec l’idée (impossible) d’une ascension sociale du personnage principal (34’) * Maximus, un nouveau Cincinnatus ? (35’) * L’Afrique du nord romaine entre réalisme et clichés orientalisants (36’40) * Comment Maximus a-t-il été doublé par les envoyés de Commode ? (38’) * La représentation de la gladiature, et les différents types de spectacles (40’) * Les lieux de la gladiature, à Rome et dans l’empire (44’) * Quel degré de violence de la gladiature par rapport à ce que montre le film ? (46’15) * Le geste, peu attesté dans l’antiquité, du pouce levé ou baissé (48’20), repris par le peintre Gérôme dans un tableau inspirant les choix esthétiques du film (49’) * Un morceau de bravoure du film : la mise en scène de la bataille de Zama (52’) * La façon dont Gladiator filme la guerre (56’) * La thématique de la décadence romaine, et la question historiographique de la fin de l’empire (57’20) * Que dit le film politiquement ? (1’02’00) * La référence aux Gracques (1’06’00) * L’onomastique un peu fantaisiste du film (1’07’30) * La restitution intéressante du Colisée (1’10’00) * Quel sens donner à la scène la plus fameuse : « are you not entertained ? » (1’11’15) * Quels moments préférés ou marquants dans le film (1’14’00) Les références citées dans le podcast : * Claire Sotinel, Rome, la fin d’un empire, Paris, Belin, 2019. * Kyle Harper, Comment l’empire romain s’est effondré. Le climat, les maladies et la chute de Rome, Paris, La Découverte, 2019. * Benoît Rossignol, Marc-Aurèle, Paris, Perrin, 2020. * John Scheid, Infographie de la Rome antique, Paris, Passés composés, 2020.
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30 novembre 2020 - 00:40:09
L’invité : Bruno Dumézil, professeur à Sorbonne Université L’ouvrage : Barbares, Paris, PUF, « Quadrige », 2020. La discussion : * Une histoire et un dictionnaire du concept de « barbare » (1’) * Une définition presque impossible, mais des traits récurrents servant à concevoir l’Autre comme « barbare » (2’20) * Attila de Delacroix sur la couverture de l’ouvrage, disant l’importance de l’image des barbares (4’) * Les noms de peuples barbares, et ce qu’ils recouvrent, parfois plus complexe (5’25) * Les peuples semi-imaginaires comme les Scythes, et les stéréotypes repris des siècles durant (6’50) * Les auteurs ayant évoqué les barbares, et l’ambiguïté de leurs textes (8’) * L’altérité des barbares : marqueurs physiques (9’25) * L’altérité des barbares : marqueurs alimentaires (11’) * La présence de l’archéologie qui compense et complète les biais des sources textuelles (12’15) * La transmission d’acquis historiographiques ayant remodelé notre compréhension des « barbares » (14’) * Comment penser aujourd’hui ce qu’on a nommé les « grandes invasions » ? (16’20) * Les notices consacrées aux historiens dans l’ouvrage (18’20) * Croyances et cultes des barbares, et des zones de contact / frontières (20’) * Comment accorder une place aux femmes dans un tel dictionnaire ?  (21’45) * Les ouvertures vers les « barbares » d’autres aires géographiques, en Chine, au Japon… et là où cela n’existe pas (23’45) * Rome et la Chine aux deux extrémités de l’Eurasie faisant face à des peuples nomades (25’40) * Des « barbares de rechange » à la période moderne ? (26’45) * La place donnée à la culture de masse : cinéma, littérature, jeu vidéo (28’45) * Est-ce qu’on s’intéresse toujours aux barbares pour de bonnes raisons ? (31’15) * Regrets ou ajouts par rapport à la première édition du livre (33’30) * Les notices les plus originales (34’45) * La volonté de varier les modes d’exposition du savoir et de ne pas cloisonner histoire savante et histoire diffusée auprès du grand public (36’30) * Conseils de lecture : Conan le barbare de Rober Howard, Tolkien, Narnia de C. S. Lewis
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14 décembre 2020 - 00:53:40
L’invitée: Camille Creyghton, assistant professor à l’université d’Utrecht Le livre: Résurrections de Michelet, Politique et historiographie en France depuis 1870, Paris, éditions de l’EHESS, 2019. La discussion: * Comment une chercheuse néerlandaise s’empare de Michelet (2’) * Le sens du titre : « résurrections » de Michelet (5’) * Le conflit de succession à la mort de Michelet et le rôle de sa veuve Athénaïs Mialaret  (8’) * La sous-estimation de la part des femmes dans l’écriture de l’histoire au XIXe siècle (10’45) * La promotion de Michelet comme grand historien de la IIIe République (13’30) * Une figure pas si consensuelle ou simple à commémorer, à droite notamment (18’) * Les usages de Michelet en temps de crise : affaire Dreyfus, Grande Guerre, Occupation (22’20) * Les coupures historiographiques à nuancer entre histoire romantique, méthodique et des Annales (25’) * Les liens personnels et intellectuels entre Michelet et Gabriel Monod (30’05) * La distinction souvent faite entre Michelet « historien » et « écrivain » (33’) * La « redécouverte » de La Sorcière dans les années 1970 (36’30) * Vers une banalisation contemporaine de Michelet ? (41’) * Michelet a-t-il des équivalents en Europe ? (47’)
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8 décembre 2020 - 01:10:46
Dessin d’Ethel Taylor, 1920 Retrouvez les conseils 2019 et 2018 Les conseils des antiquisants Vivien Barrière (MCF CY université) et Clément Salviani (ATER Université Bordeaux-Montaigne)             * Sandra Zanella, La caccia fu buona : pour une histoire des fouilles à Pompéi de Titus à l’Europe, Naples, Centre Jean Bérard, 2019 * Massimo Osanna, Les nouvelles heures de Pompéi, Paris, Flammarion, 2020. * D’Alésia à Rome l’aventure archéologique de Napoléon III, Flammarion /Musée d’archéologie nationale, 2020. * Mathieu Engerbeaud, Les premières guerres de Rome (753-290 av. J.-C.), Paris, Les Belles Lettres, 2020. * Martin Sauvage, Atlas historique du Proche-Orient ancien, Paris, Les Belles-Lettres, 2020. Les conseils de la médiéviste Catherine Rideau-Kikuchi (MCF Université de Versailles-Saint-Quentin) * Pierre Monnet, Charles IV, Paris, Fayard, 2020. * Écrits spirituels du Moyen âge, textes réunis par Cédric Giraud, Paris, Gallimard, « Pléïade », 2020. * Florian Besson et Justine Breton, Un moyen âge de fer et de sang, Paris, PUF, 2020. * Miri Rubin, Cities of strangers. Making Lives in Medieval Europe, Cambridge University Press, 2020. * Renaud Adam, Le théâtre de la censure (XVIe et XXIe siècles). De l’ère typographique à l’ère numérique, Bruxelles, Académie royale, 2020. * Céline Bessière et Sibylle Gollac, Le genre du capital: Comment la famille reproduit les inégalités, Paris, La découverte, 2020. Les conseils de la moderniste Pauline Lemaigre-Gaffier (MCF Université de Versailles-Saint-Quentin) * Anne Perrin Khelissa, Luxe intime. Essai sur notre lien aux objets précieux, Paris, CTHS, 2020. * Maria Pia Donato, Les archives du monde. Quand Napoléon confisqua l’histoire, Paris, PUF, 2020. * Nicolas Schapira, Maîtres et secrétaires (XVIè – XVIIIè siècles), Paris, Albin Michel, 2020. * Flavie Leroux, Les maîtresses du roi, Seyssel, Champ Vallon, 2020. * Série Histoire dessinée de la France: tomes 9 (En âge florissant, par ¨Pascal Brioist et Anne Simon) et 10 (Sacrées guerres, par Jérémie Foa et Pochep) * Nicolas Le Roux (dir.), Faire de l’histoire moderne, Paris, Garnier, 2020. Les conseils de la contemporanéiste Caroline Muller (MCF Rennes-II) * Hervé Mazurel, Kaspar l’obscur, Paris, La découverte, 2020. * Bibia Pavard, Florence Rochefort et Michèle Zancarini-Fournel, « Ne nous libérez pas,
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15 décembre 2020 - 00:51:41
Le thème : « femmes en révolution en 1968 », 2e séance de l’année 2020-2021 pour l’université populaire « Les mercredis des révolutions » organisée par la société d’histoire du XIXe siècle, en partenariat avec la mairie du 18e arrondissement de Paris, Politis et Paroles d’histoire Photo prise à Paris le 29 mai 1968 par Jacques Marie (AFP) Les intervenantes : Ludivine Bantigny (université de Rouen) et Leslie Kaplan (écrivaine), débat animé par Caroline Fayolle (Université de Montpellier) La discussion (tenue à distance, ce qui explique les imperfections de sa retransmission) : * Introduction et présentation historiographique, par Caroline Fayolle (1’) * Présentation des invitées (3’30) * Mai 68, une prise de parole des femmes ? (6’) * Lecture d’un extrait de Leslie Kaplan : occuper une usine en 1968 (10’15) * La tension entre le protagonisme des femmes en 1968 et leur marginalisation (11’30) * Quelles revendications spécifiques des femmes en 1968, avec quelle ampleur ? (20’) * Les enjeux de sexualité et de contraception (23’30) * Les effets de mai-juin 1968 sur la vie privée, dans la lignée des travaux de Julie Pagis (27’20) * Les comités d’action de quartier (33’30) * Une dynamique féministe qui s’enclenche en 1968 ? (42’) * 1968, révolution anthropologique ? (48’)
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18 décembre 2020 - 00:54:39
L’invitée, l’invité : Corine Maitte, professeure d’histoire moderne à l’université Gustave-Eiffel ; Didier Terrier, professeur émérite d’histoire à l’université polytechnique des Hauts-de-France Le livre : Les rythmes du labeur. Enquête sur le temps de travail en Europe occidentale XIVe-XIXe siècle, Paris, La dispute, 2020.   La discussion : * Une enquête au long cours, inspirée par la sociologie (1’30) * Les chantiers précédents : notamment sur les verriers italiens à l’époque moderne (5’) * Un travail à la fois empirique et historiographique, dans la longue durée, avec la difficulté de jongler entre historiographies (7’15) * Un travail portant sur les travailleurs manuels vivant le travail dans le cadre de rapports de domination (9’50) * Décoder les sources de périodes différentes (11’30) * Parmi les lieux communs historiographiques à nuancer : le « temps du marchand » remplaçant le « temps de l’Église » à la fin du Moyen âge (12’30) * Une référence clef à discuter, l’article d’E. P. Thompson en 1967(13’45) * La ponctualité n’est pas née avec Calvin au XVIe siècle (16’30) * La contrainte horaire n’est pas qu’un instrument de domination (18’) * Le cliché d’une Europe catholique moins travailleuse que le monde protestant, avec la question plus complexe qu’il n’y paraît des jours fériés / chômés (18’30) * La critique radicale des moyennes et calculs horaires de l’économétrie (23’50) * Penser par cas, pour approcher le temps de travail (27’) * Une source extraordinaire : une enquête sur les gestes d’un ouvrier en 1848 (29’) * Une source extraordinaire (2) : la comptabilité médicéenne (32’20) * Le lien entre intensité du travail et formes de rémunération (34’35) * L’idée de la « révolution industrieuse » émise par Jan de Vries, méritant également d’être nuancée (36’40) * Quels savoirs positifs, une fois les lieux communs déconstruits ? Que change le machinisme ? (40’11) * Le travail des femmes, constamment sous-estimé (46’11) * Pourquoi s’arrêter aux années 1890 ? (48’) * Faire attention à l’âge des travailleurs (51’) Les références citées dans le podcast (par ordre chronologique) * Edward P. Thompson, « Time, Work-Discipline, and Industrial Capitalism », Past & Present, no. 38, 1967, pp. 56–97. * Jacques Le Goff, Pour un autre Moyen âge. Temps, travail et culture en Occident, Paris, Gallimard, 1977. * Jan De Vries, « The industrial revolution and the industrious revolution », Journal of Economic History, 54-2, 1994, p. 249-270.  1994 ; id., The industrious revolution : Consumer behavior and the household economy, 1650 to the present, Cambridge, Cambridge University Press, 2008 (lire le compte-rendu par Jean-Yves Grenier) * Jens Thoemmes, Vers la fin du temps de travail?. Paris, Presses Universitaires de France, 2000. * Hans-Joachim Voth, Time and work in England, 1750-1830, Oxford, Charandon Press, 2000. * Max Engamarre, L’ordre du temps. L’invention de la ponctualité à Genève au XVIe siècle, Genève, Droz, 2004. * Leonard N. Rosenband, La fabrication du papier dans la France des Lumières. Les Montgolfier et leurs ouvriers, 1761-1805, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005 * Desfontaines, Hélène. «  Apprentissage des normes temporelles du travail salarié, un nouveau défi pour les chauffeurs routiers », Daniele Linhart éd.,
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21 décembre 2020 - 00:42:53
L’invité : Grégory Chambon, directeur d’études à l’EHESS Le livre : Histoire des nombres, Paris, PUF, « Que-sais-je », 2020.   La discussion : * Le déchiffrement de l’élamite, une formidable nouvelle (1’40) * Un parcours de recherche croisant mathématiques et antiquité orientale (3’40) * Que veut dire faire l’histoire des nombres ? (5’30) * Les différents champs historiographiques et géographiques mobilisés pour écrire cette histoire (6’45) * Le recours méthodologique à l’anthropologie : il n’y a pas que la façon occidentale actuelle de compter (8’) * Les apports de la psychologie cognitive (9’50) * Les origines des bases de numération, et la dactylonomie [compter avec les doigts] (12’) * Nombres, divinités, propriétés symboliques (13’40) * Le lien entre nombres et métrologie (15’) * Nombres concrets, nombres abstraits (16’40) * Est-ce que l’on comptait dans la préhistoire ? (18’40) * Le besoin de compter, à l’origine de l’écriture ? (21’) * Comment un chercheur compte-t-il avec d’anciens systèmes d’écriture ? (23’30) Et avec quels outils informatiques ? (25’35) * La façon dont les Égyptiens notaient les nombres (27’) * Les multiples origines et sens du zéro (29’) et des chiffres occidentaux (32’) * Compter en Grèce antique (35’) * L’abaque médiévale (37’) Les références citées dans l’émission (par ordre alphabétique) : * Denise Schmandt-Besserat, Before Writing, Vol. I: From Counting to Cuneiform, Austin, University of Texas Press, 1992. * Peter Damerow, « The Material Culture of Calculation : A Theoretical Framework for a Historical Epistemology of the Concept of Number », in U. Gellert, E. Jablonka (dir.), Mathematisation and Demathematisation : Social, Philosophical and Educational Ramifications, Rotterdam, Sense Publishers, 2007, p. 19-56. * Stanislas Dehaene, The Number Sense : How the Mind Creates Mathematics, Oxford, Oxford University Press, 1997. * Danièle Dehouve, L’imaginaire des nombres chez les anciens Mexicains, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011. * Jean-Jacques Glassner, Écrire à Sumer. L’invention du cunéiforme, Paris, Seuil, 2000. * K.A. Overmann, « Updating the Abstract-Concrete Distinction in Ancient Near Eastern Numbers », Cuneiform Digital Library Journal, no 1 (2018). * J. Ritter, « Metrology and the prehistory of fractions », in P. Benoit, K. Chemla, J. Ritter (dir.), Histoire de fractions. Fractions d’histoire, Bâle, Boston et Berlin, Birkhaüser, 1992, p. 9-34. * Bernard Vitrac, Jim Ritter, « Pensée grecque et pensée “orientale” », in J.-F. Mattéi (dir.), Encyclopédie philosophique universelle, Paris, Puf, 1998, p. 1233-1250, vol. 4. * Claudia Zaslavsky, Africa Counts: Number and Pattern in African Culture, Boston : Prindle, Weber, and Schmidt, 1973. Le conseil de lecture : Eliette Abécassis, Le palimpseste d’Archimède  
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29 décembre 2020 - 00:33:16
Une discussion avec Alexandre Jubelin, producteur du podcast Le Collimateur, autour des films Captain America: First Avenger (Joe Johnston, 2011) et Wonder Woman (Patty Jenkins, 2017). La question des super-héros a fait l’objet d’un entretien avec William Blanc (ép. 36)
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24 novembre 2020 - 00:46:04
L’invitée: Claire Somaglino, maîtresse de conférences à l’Université Paris-Sorbonne Le livre: Atlas de l’Egypte ancienne, Paris, Autrement, 2020. La discussion : * Un Atlas qui s’inscrit dans une réflexion sur l’espace et les frontières de l’Égypte (1’) * À qui s’adresse l’ouvrage ? (2’30) * La place donnée aux fouilles archéologiques (4’) dont les ports pharaoniques (5’) dans l’ouvrage * Le travail en collaboration avec la cartographe Claire Levasseur (5’30) * Montrer des évolutions temporelles, alors que la monarchie égyptienne a valorisé la fixité (6’) * Les grandes scansions chronologiques de l’égyptologie, découpées en « empires » et « périodes intermédiaires » (7’45) * Une périodisation tributaire de conceptions anciennes valorisant un pouvoir centralisé (11’) * Vizir, nomarque… le vocabulaire de l’égyptologie marqué par des langues étrangères et des concepts postérieurs (12’30) * Les documents permettant d’échapper à une vision trop normée transmise par les textes royaux et les tombes des élites (15’) * Le statut servile ou non de la main-d’œuvre (18’30) * Une partie consacrée à l’environnement égyptien et du Nil (20’30) * La Nubie, au sud de l’Égypte, un espace clef tout au long de la période (22’50) * Des échanges avec les autres États qui se complexifient au milieu du IInd millénaire (24’) * Le pharaon, chef de guerre valorisé dans ce contexte (25’40) * L’idéologie royale en lien avec les dieux, avec le premier pharaon divinisé, Amenhotep III (27’45) * L’épisode débattu du culte d’Aton (28’45) * Un n parallélisme entre fin du Nouvel empire et fin du monde mycénien (31’20) * Des relations entre États fondées sur le paiement d’un tribut (33’20) * L’Égypte, espace riche et convoité ? (34’45) * La domination perse à la fin de la période et la naissance (?) d’un sentiment « national » des égyptiens (36’) * Une pratique cultuelle marquant le dernier millénaire de l’histoire égyptienne :les sépultures d’animaux (38’15) * Quand arrête-t-on l’histoire égyptienne ? (40’30) * Expositions, documentaires…La place de l’Égypte antique dans la culture contemporaine (42’) * Conseils de lecture (43’30)   Les références citées dans le podcast et les conseils de lecture: * Damien Agut, Juan Carlos Moreno-Garcia, L’Egypte des Pharaons de Narmer à Dioclétien, Belin, “Mondes anciens”, 2016 * Dimitri Laboury, Akhenaton, Pygmalion, 2010. * Lynn meskell, Private life in New kingdom Egypt, Princeton UP, 2004. * Frédéric Payraudeau, Chloé Ragazzoli, Claire Somaglino, Pierre Tallet, L’Egypte pharaonique. Histoire, société, culture, Paris, Armand Colin, 2019.
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19 novembre 2020 - 00:48:03
Les invités : * Fabrice Bensimon, professeur d’histoire à l’Université Paris-Sorbonne, modérateur * Omar Benlaala, écrivain * François Jarrige, maître de conférences à l’Université de Bourgogne Le thème : « Ouvriers en révolution », première séance de l’Université populaire « Les mercredis des révolutions » organisée par la Société d’histoire de 1848 en partenariat avec Politis et Paroles d’histoire, à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris (et en visioconférence en période de confinement). Séance préparée par Philippe Darriulat. La discussion : * Présentation des invités (1’) * Les accidents du travail, enjeu récurrent pour les ouvriers du bâtiment hier et aujourd’hui (4’) * Pour Omar Benlaala, d’abord un livre sur son père, fier d’avoir été maçon malgré la fatigue puis la maladie (5’) * Le travail de chantier, un travail d’équipe (8’20) * Un père électricien pour François Jarrige (9’) * Les ouvriers et leur famille, entre honte et fierté (10’30) * Les conditions de travail des ouvriers du bâtiment au XIXe siècle, avec des risques qui s’accentuent au milieu du XIXe siècle (12’20) * Un secteur resté peu mécanisé (14’) * L’expérience de la migration, qui traverse les époques (15’20) * Les tensions au sein même des travailleurs algériens au XXe siècle (16’30) * La question de la xénophobie au XIXe siècle (19’) * Les engagements (syndicaux, révolutionnaires…) des ouvriers (25’) * Se loger pour un ouvrier algérien à Paris au XXe siècle (26’) * L’acquisition de la langue, nécessaire pour encadrer la famille, passant aussi par le syndicalisme (27’) * Le flou du terme « ouvrier » pour le XIXe siècle, modelé par la pluri-activité (29’) * La ville, lieu clef pour la politisation des ouvriers au XIXe siècle (31’45) * Expériences socialistes et révolutionnaires de Martin Nadaud (33’) * Quelles traces pour aborder ces expériences ouvrières ? (36’) * Des ateliers d’écriture, à la rencontre d’ouvriers retraités (38’) * La mémoire ouvrière des femmes (39’) * Les sources et témoignages du monde ouvrier au XIXe siècle (41’) * L’expérience des migrations, et son lien avec l’activisme révolutionnaire (42’) * Vivre mai 68 en tant qu’ouvrier immigré (45’) Les livres: * Martin Nadaud, Mémoires de Léonard * Omar Benlaala, Tu n’habiteras jamais Paris, Paris, Flammarion, 2018. * François Jarrige, Au temps des “tueuses de bras”. Les bris de machines à l’aube de l’ère industrielle (1780-1860), Rennes, PUR, 2009.    
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16 novembre 2020 - 00:40:05
L’invitée: Camille Juza, réalisatrice et productrice radio Le film: De Gaulle bâtisseur, une histoire des trente glorieuses (diffusion France TV) La discussion: * Un regard porté sur les transformations économiques et sociales de ce qu’on a nommé les “Trente glorieuses” * Extrait audio: Charles de Gaulle, 24 novembre 1966, inauguration du barrage de la Rance (4′) * Le regard critique aujourd’hui porté sur les réalisations de cette époque (4’30) * Derrière l’aspect critiquable des “grands ensembles”, une crise du logement (8′) * Le rôle du modèle américain dans la modernisation française des années 1950-1960 (10’30) * Une “civilisation du loisir” où l’État imagine de planifier le bonheur en remodelant les espaces (12’45) * La triple dimension de ces transformations :architecture, urbanisme, aménagement du territoire (15’40) * Le monde très masculin des aménageurs gaulliens – et la condition féminine peu enviable qui en découle (17’40) * Réalisation emblématique (1): Orly (21′) * Réalisation emblématique (2): la Grande-Motte (24′) * La modernisation agricole et le remembrement dans la même période (27′) * Comment se fait l’écriture (29′) et le travail de recherche (31’25) pour un documentaire historique * L’intérêt des premières archives filmées en son synchrone (34’20) Les conseils de lecture: * Julian Jackson, De Gaulle * Céline PESSIS, Sezin TOPÇU, Christophe BONNEUIL, Une autre histoire des « Trente Glorieuses ». Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre, Paris, La découverte, 2013.
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14 novembre 2020 - 00:44:54
L’invitée: Maria Pia Donato, directrice de recherche au CNRSLe livre: Les archives du monde. Quand Napoléon confisqua l’histoire, Paris, PUF, 2020. La discussion : * Le thème du livre, l’énorme opération de concentration des archives européennes à Paris sous l’empire napoléonien (45’) * La continuité entre spoliation et vol d’œuvres d’art, et ce qui concerne les archives (2’30) * L’ampleur des confiscations : plusieurs centaines de milliers de documents (5’30) * Un moment de l’histoire où dans les archives il y a aussi des livres, des médailles, des spécimens, des objets – on est à un moment de grande porosité, qui n’a pas entièrement disparu – entre archives, musées et bibliothèques (7’55) * Dans quelle mesure Napoléon Ier s’est impliqué lui-même dans le projet, est-ce que cela renvoie à des conceptions personnelles de l’empereur ? (11’) * Le passage d’une vision « utilitaire » de ces confiscations d’archives à un projet aux dimensions symboliques beaucoup plus fortes (16’) * Un des signes les plus forts de cette volonté de faire des archives un symbole du pouvoir impérial : le projet de palais des archives à Paris (19’30) * L’idée d’utiliser les archives comme armes politiques, notamment contre la papauté quandd les relations se dégradent, en utilisant des documents comme les procédures contre Galilée et les archives de l’Inquisition (22’) * Des archives à la fois dégradées, et reconditionnées, suite à ce transport (26’45) * Le long et complexe processus de restitution de ces archives après 1814-1815 (31’) * Comment restituer des archives à des instances qui ont disparu ? La « nationalisation » des archives qui en résulte (34’45) * Les enjeux civiques de cette enquête, la nécessité de débattre des archives, dans un monde où l’héritage matériel du passé se transforme à grande vitesse (38’) * Conseil de lecture (42’30) Le conseil de lecture: John Henderson, Florence under siege. Surviving the plague in an early modern city, Yale, Yale UP, 2019.
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9 novembre 2020 - 00:59:26
L’invité : Christian Jacob, directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche au CNRS Le livre : Faut-il prendre les Deipnosophistes au sérieux ? Paris, Les Belles Lettres, 2020. Édition électronique des Deipnosophistes La discussion * Athénée de Naucratis, autour incontournable pour les études anciennes (1’), bien que longtemps déconsidéré comme simple compilateur (3’30) * Athénée, une vieille connaissance, mais abordée avec de nouvelles questions, liées à la bibliothèque d’Alexandrie et à ses traces (6’30) * L’ancrage social du texte dans les milieux lettrés de la Rome des IIe-IIIe siècles de notre ère (9’50) * Les personnages assistant à ce banquet, mode de sociabilité majeur et ritualisé (14’30) * Un auteur qui évoque un monde révolu, avec une forte conscience temporelle et mémorielle (17’50) * L’épisode du tetrax, illustrant le lien si spécifique entre les mots et les choses dans les Deipnosophistes (22’) * Le déroulement du banquet, régulé par le principe de questionnement de la zétésis (28’) * Quelles pratiques d’écriture autour de ces réunions ? (34’) * Le rôle de la mémoire, et des moyens mnémotechniques, dans ces milieux lettrés (37’30) * Une structure derrière le désordre apparent du texte (42’) * Comment on lit, on travaille, on fiche un tel texte, avec le TLG notamment (47’15) * Comment les Deipnosophistes sont arrivés jusqu’à nous, dans un seul manuscrit (52’) * Conseils de lecture (57)     Les références citées et les conseils de lecture (par ordre alphabétique) : * Vincent Azoulay et Paulin Ismard, Athènes 403. Une histoire chorale, Paris, Flammarion, 2020. * Mary Carruthers, Le livre de la mémoire. Une étude de la mémoire dans la culture médiévale, trad. de l’anglais par Diane Meur, Paris, Macula, 2002. * Marcel Détienne, Les Jardins d’Adonis. La mythologie des aromates en Grèce. Préface de J.-P. Vernant. Paris, Gallimard, 1972. * Marcel Détienne et Jean-Pierre Vernant, Les ruses de l’intelligence, la métis chez les Grecs. Paris, Flammarion, 1974. * Michel Jeanneret, Des mets et des mots. Banquets et propos de table à la Renaissance, Paris, Corti, 1987. * François Lissarrague, Un flot d’images. Une esthétique du banquet grec, éd. Adam Biro, Paris, 1987. * Pauline Schmitt-Pantel, La Cité au Banquet. Histoire des repas publics dans les cités grecques, Rome, École française de Rome, 1992. * Pierre Vidal-Naquet, Le Chasseur noir. Formes de pensées et formes de société dans le monde grec, François Maspero, 1981. * Frances Yates, L’art de la mémoire, Paris, Gallimard, 1975. Voir également l’entretien avec Florian Barrière sur la perte et la transmission des textes antiques
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1 novembre 2020 - 01:07:06
Second volet de la rencontre-Enseignants  organisée par le Service éducatif et culturel de la Conciergerie/Sainte-Chapelle le 7 octobre 2020 (écouter ici le premier volet: histoire de la BD historique) Les intervenants: Paul Chopelin, maître de conférences à l’université Lyon-III ; Florent Grouazel et Younn Locard, auteurs-dessinateurs L’album: Révolution, tome 1: Liberté, Actes Sud, 2019. La discussion: * Des choix narratifs qui font le pari de placer les lecteurs au cœur de l’action, sans repères familiers * Une écriture en partie inspirée du cinéma, et le rôle de la « voix off » * Une palette de couleurs qui s’éloigne des stéréotypes de la période * Une méthode de travail particulière, où chacun écrit et dessine * Le choix des personnages pour ce récit choral, avec le souci de mettre en avant des figures féminines * Un album sans le roi, qui s’intéresse aux dynamiques populaires et ordinaires de la Révolution * Le rôle de la documentation et des lectures dans la conception de l’album * Comment restituer la langue du XVIIIe siècle ? * Quelles méthodes de travail pour accumuler et gérer la documentation historique, iconographique en particulier ? * Un épisode mis en avant dans l’album : l’incendie de la barrière de l’octroi, le 12 juillet 1789 * Comment penser et montrer les engagements * Le thème du complot, trait d’union entre l’époque révolutionnaire et la nôtre * Comment écrire les personnages féminins du livre, avec leur liberté mais aussi vivant la domination masculine ? * Où en est l’écriture des tomes suivants ? Pour aller plus loin: * entretien avec les auteurs (Annales historiques de la Révolution française) * entretien avec les auteurs (revue Entretemps)
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28 octobre 2020 - 00:56:42
L’intervenant : Paul Chopelin, maître de conférences à l’université de Lyon-III Le thème : Histoire et bande dessinée, intervention à la Conciergerie, Paris, le 7 octobre 2020. La conférence : * La naissance de la BD historique au début du XXe siècle (1’) * Le rôle des éditeurs belges dans l’entre-deux-guerres, avec Don Bosco dans le Journal de Spirou (3‘30) * Des illustrés très genrés (5’20) et des codes issus du cinéma (Alix) * Les années 1960-70 avec une évolution du lectorat vers des BD adultes (7’40) * La BD pédagogique illustrée par « les belles histoires de l’Oncle Paul » (9’) * Le rôle de Glénat à la fin des années 1970, qui publie Bourgeon (11’45) * Les passagers du vent et son succès, ouvrant la voie à d’autres séries (14’) * La difficulté à définir la notion de « BD historique » (16’45) * Comment classer Astérix par exemple, ou encore les uchronies, le steampunk ? (21’45) * L’essor de la BD autobiographique (24’30), commémorative (25’) ou militante (25’30) * Les conditions du dialogue entre historiens et auteurs de BD (27’) avec Serge Tisseron comme pionnier (28’) * La BD comme objet de recherche ou d’investissement pour des universitaires (31’) * Préfaces, dossiers documentaires, bibliographies : l’accompagnement historien de la BD (33’) * Un regain dans les années 2010 avec des universitaires comme co-auteurs ou conseillers (34’), et les limites du medium pour traiter de grands panoramas * Les adaptations d’ouvrages de recherche en BD, comme Mauvais genre de Chloé Cruchaudet (36’) * L’enjeu du décor dans la BD historique (37’30) * L’usage nécessaire et régulier de stéréotypes historiques (39’30) * Les « maniaques du détail » et de la documentation comme Bourgeon et Pellerin (40’30) * Les réalistes, moins otages de la recherche documentaire (44’) * Les auteurs qui inventent leurs décors (46’) * Ceux qui jouent sur les stéréotypes (47’20) * Ceux qui travaillent sur des images anciennes et les mettent en scénario (48’) * Les usages en BD de la Conciergerie (50’) * Utiliser la BD en classe : oui mais comme un art à part entière et non une solution de facilité (57’)
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26 octobre 2020 - 00:43:14
L’invité : Alexandre Dupont, maître de conférences à l’université de Strasbourg Le livre : Une internationale blanche. Histoire d’une mobilisation royaliste entre France et Espagne dans les années 1870, Paris, éditions de la Sorbonne, 2020. La discussion : * Comment devient-on historien du légitimisme et du royalisme ? (1’) * Le paradoxe d’une étude sur des « vaincus » de l’histoire (2’) qui mobilise le concept d’« économie morale » (3’15) * Qu’est-ce que le « carlisme » espagnol, avec sa vision du monde contre-révolutionnaire au XIXe siècle ? (5’15) * L’Espagne est-elle à contretemps des évolutions politiques européennes à l’époque ? (8’) * Le contexte des années 1870 et l’arrière-plan de tentatives monarchistes en France (10’) * Le concept d’« internationale blanche » et son insertion dans les logiques transnationales du XIXe siècle (11’45) * L’importance fondamentale du catholicisme dans cet internationalisme monarchiste (13’40) * Une mobilisation appuyée sur des réseaux d’exilés (16’45) * Comment on franchit la frontière pyrénéenne au XIXe siècle, notamment pour la contrebande d’armes, observatoire de l’illégalité (18’15) * Les éclairages apportés par le travail sur la question des politisations populaires au XIXe siècle (21’30) * L’engagement de familles de la noblesse dans le carlisme (24’20), lié notamment à l’expérience des zouaves pontificaux dans les années 1860 (25’40) * La difficile quantification de groupes qui entendent peser sur l’opinion publique (27’15) * Quels regards, quelles éventuelles complicités, des autorités françaises vis-à-vis du carlisme ? (29’30) * Une mobilisation carliste qui a plus d’argent que l’internationale ouvrière ! (31’) * Les engagements armés en Espagne et la déception qu’ils suscitent parfois (33’30) * La mémoire de 1808 et les ambiguïtés des relations franco-espagnole au XIXe siècle (35’20) * Comment expliquer l’échec de ce mouvement monarchiste ? (37’) * Dans quelle mesure le franquisme, en 1936, s’appuie-t-il sur ces traditions politiques ? (38’40) * Conseils de lecture (40’)   Les références citées dans l’émission : * Sylvie Aprile, Le siècle des exilés. Bannis et proscrits, de 1789 à la Commune, Paris, CNRS Éditions, 2010 * Maurice Agulhon, La République au village, Paris, Seuil, 1979. * Luc Boltanski, La souffrance à distance. Morale humanitaire, médias et politique, Paris, Gallimard, « Folio », 2e éd., 2007. * Jordi Canal, « Guerres civiles en Europe au XIXe siècle, guerre civile européenne et Internationale blanche » dans Zúñiga Jean-Paul (dir.), Pratiques du transnational. Terrains, preuves, limites, Paris, Centre de Recherches Historiques, 2011, p. 57-77. * Nicolas Delalande, La Lutte et l’entraide. L’Âge des solidarités ouvrières, Paris, Seuil, « L’univers historique », 2019. * Delphine Diaz, Un asile pour tous les peuples ? Exilés et réfugiés étrangers dans la France du premier XIXe siècle, Paris, Armand Colin, 2014. * Arthur Hérisson, « Une mobilisation internationale de masse à l’époque du Risorgimento : l’aide financière des catholiques français à la papauté (1860-1870) », Revue d’Histoire du XIXe siècle, 52, 2016/1, p. 175-192. * Hervé Mazurel, Vertiges de la guerre. Byron, les philhellènes et le mirage grec, Paris, Les Belles lettres, 2013 * Jeanne Moisand, « Que faire d’exilés indésirables ? Les cantonalistes espagnols en Algérie française (1874) », Diasporas, 33 | 2019, 159-172. * Florencia Peyrou, « The role of Spain and the Spanish in the creation of Europe’s transnational democratic political culture, 1840–70 »,
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19 octobre 2020 - 00:57:47
Une émission préparée et réalisée en commun avec Luc Daireaux du podcast “Chemins d’histoire” Les invités : Vincent Azoulay, directeur d’études à l’EHESS ; Paulin Ismard, professeur à l’université d’Aix-Marseille Le livre : Athènes 403. Une histoire chorale, Paris, Flammarion, 2020. La discussion : * A l’origine du travail, une volonté de questionner le politique, dans la lignée des travaux de Nicole Loraux notamment (1’) * Des questionnements qui viennent en partie du présent, et une écriture « percutée » par des événements * La démarche de l’histoire chorale, pari d’écriture et d’historiographie * La choralité qui tient aussi à la démocratie * Extrait : le discours de Cléocritos, rapporté par Xénophon (Helléniques, II, 4, 20-22) * Le contexte de la stasis athénienne de 404-403 BCE * Le vocabulaire du chœur et son expérience, au centre de la formation des jeunes gens dans les cités grecques * Le choix des personnages et leur organisation, entre figures « majuscules » et « minuscules » * La complémentarité d’un livre écrit à deux, de façon chorale également * Un livre structuré en deux parties, avec des protagonistes politiques mais aussi des pas de côté * La résolution de la crise politique, par des modérés « sans modération », avec un compromis politique à certains égards violent * Les différentes temporalités de l’histoire racontée * L’usage de l’imagination, contrôlée par les sources, pour reconstituer une scène impliquant par exemple la prêtresse d’Athéna, Lysimachè, mais avec des garde-fous * La place de cette prêtresse, qu’Aristophane transpose sous le personnage de Lysistrata * La capacité de tous les Athéniens à percevoir des enjeux comme ceux de l’autochtonie * L’histoire chorale, une proposition transposable dans d’autres contextes ?
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12 octobre 2020 - 00:28:14
L’invité: Jacques Dalarun, directeur de recherches au CNRS Jacques Dalarun (photo (c) Ecole des Chartes) Le thème: l’activité de traduction en histoire (écouter le premier volet de l’entretien avec Jacques Dalarun, sur le livre de William Chester Jordan) La discussion: * Le manque de traductions, et l’enfermement dans des écoles historiques nationales qui en résulte (1’) * Le manque de reconnaissance, pour la carrière, du travail sur les sources et des traductions, à l’inverse (3’45) * Une expérience de traducteur qui vient du travail depuis le latin, sur les sources franciscaines (5’) * Qu’est-ce qu’un bon traducteur ? (7’) * Des traductions – collaborations avec les collègues ayant écrit les ouvrages (8’30) et les liens forts qui se créent à l’occasion (11’30) * La technicité de l’opération de traduction, s’agissant des citations de sources dans les livres d’histoire (13’) * La méthode de travail et de lecture, « à blanc » (15’) et l’écueil de l’ennui pour un travail chronophage (16’) * Les langues et surtout les auteurs plus difficiles à traduire que d’autres (19’45) * Le caractère littéraire de la traduction (22’) * La traduction comme nécessité et vertu pour les historiens (25’) Ouvrages traduits par Jacques Dalarun et cités durant l’émission: * François d’Assise au miroir de la liturgie, textes édités et présentés par Marco Bartoli, Jacques Dalarun, Timothy J. Johnson, Paris, Les Éditions franciscaines, 2015. * Saul Friedländer, Où mène le souvenir : ma vie, Paris, Éditions du Seuil, 2016. * Roberto Bizzocchi, Les sigisbées : comment l’Italie inventa le mariage à trois, XVIIIe siècle, Pris, Alma, 2016. * Peter Heather, Rome et les barbares : histoire nouvelle de la chute d’un empire, Paris, Alma, 2016. * Sanjay Subrahmanyam,  Leçons indiennes. Itinéraires d’un historien : Delhi-Lisbonne-Paris-Los Angeles, Paris, Alma, 2015. * Francesco Berti, Voyage avec l’ami. Mort et vie de Giuliano Benassi, Paris, Gallimard, 2013. * Robert Lerner, Ernst Kantorowicz, une vie d’historien, Paris, Gallimard, 2019.  
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12 octobre 2020 - 00:38:32
L’invité: Jacques Dalarun, directeur de recherche au CNRS Le livre: William Chester Jordan, La prunelle de ses yeux. Convertis de l’islam sous le règne de Louis IX, Paris, éditions de l’EHESS, 2020 (écouter le second volet de l’entretien avec Jacques Dalarun, sur son activité de traducteur) La discussion : * L’auteur du livre, et sa place parmi les médiévistes américains, dans la généalogie de Haskins et Strayer (1’) * Le propos très neuf du livre, sur les musulmans convertis sous Louis IX, grâce à un travail inventif sur le plan méthodologique (4’) * Un livre qui articule preuves, indices hypothèses et suppositions (8’) * La question de la conversion, dans son cadre médiéval (10’15) * Les apports du livre à l’historiographie du règne de Louis IX (12’) * Le contexte de la VIIe croisade, et le profil des musulmans qui seront convertis en 1253-1254 (16’) * Un épisode qui a laissé peu de traces iconographiques (20’) * La stratégie d’installation de ces populations au nord du royaume, de façon dispersée (21’30) * Des cas d’installation « exemplaire » : Dreux de Paris, ou encore des convertis inscrits à l’Université de Paris (24’) * Les traces plus fragmentaires des difficultés vécues par ces convertis (28’) * Le devenir au XIVe siècle de ces individus et de ces familles (30’) * Un livre qui fait réfléchir sur le présent (32’45)   Les références citées dans le podcast * William Chester Jordan, Louis IX and the Challenge of the Crusade: A Study in Rulership, Princeton University Press, 1980. * Marie Dejoux, Les enquêtes de Saint Louis. Gouverner et sauver son âme, Paris, Presses Universitaires de France, 2014. Le conseil de lecture * Salimbene de Adam de Parme, Chronique. Traduction, introduction et notes sous la direction de Gisèle Besson et Michèle Brossard-Dandré d’après l’édition du texte latin de Giuseppe Scalia ; préface de Jean-Claude Schmitt, Paris, Honoré Champion, 2016, 2 volumes, 1324 p., 95 €
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