Le Feuilleton

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15 septembre 2019 - 00:24:28
durée : 00:24:28 - "Les Anneaux de Bicêtre" de Georges Simenon (5/5) : On fait ce qu'on peut - par : Blandine Masson - "Est-ce que je saurai encore? Je veux dire: vivre comme les autres. Car je ne suis plus tout à fait comme eux et je ne le redeviendrai jamais."« A tous ceux, professeurs, médecins, infirmières et infirmiers, qui, dans les hôpitaux et ailleurs, s'efforcent de comprendre et de soulager l'être le plus déconcertant : l'homme malade. » Ce n'est pas seulement le décor qui est planté dès l'épître dédicatoire des Anneaux de Bicêtre (qui fut dans un premier temps intitulé « Les cloches de Bicêtre ») que Georges Simenon publia en 1963, c'est l'esprit même du roman, accompagné dès l'entame de l'inévitable, mais nécessaire, avertissement : « Toute ressemblance avec des personnes existantes ne pourrait être que fortuite. » L'auteur craignait qu'on le prît pour un roman à clefs, genre vain et par lui dédaigné. Il est vrai que le restaurant n'était autre que le Grand Véfour du chef Raymond Oliver et que son héros, magnat de la presse parisienne, vivait une tragédie traversée dans des circonstances similaires par Pierre Lazareff, le patron de France-Soir, ami de Simenon depuis l'avant-guerre. Mais cela importe peu.  Ce qui compte, c'est une fois de plus la dimension universelle et intemporelle du roman : le monde vu d'un lit d'hôpital par un malade qui ne peut s'exprimer et que, partant, tous croient hors du monde jusqu'à ce qu'il sorte de son état apparemment végétatif. Il passe alors d'une perception auditive à une perception visuelle mais n'en poursuit pas moins sa crise de conscience jusqu'à ce qu'à la fin, il boucle la boucle, tant celle de sa méditation que celle de sa maladie, ou plutôt jusqu'à ce qu'il en referme l'anneau. Le véritable point de départ du roman, c'est un homme en pleine activité dont l'auteur lui-même ignore le passé à ce moment précis. Il a besoin de voir cet homme-là tout à coup handicapé, à la merci des autres, un grabataire incapable de boire et manger, entièrement dépendant. Ce personnage emblématique du Tout-Paris, familier des meilleurs restaurants et des hôtels particuliers, se retrouve à l'hôpital dans une chambre (Simenon a avoué avoir hésité à le mettre dans la salle commune). L'important était de voir comment cet homme allait considérer les autres humains, comment cet homme, réduit presque à l'état de momie en raison de son AVC,  allait voir ce qui se passait autour de lui.           La petite graine de son histoire, ce fut donc cela : un fait d'observation dans la rue. Simenon regardait parfois dans la rue un homme ou une femme d'un certain âge, observait sa démarche, et à son regard, à sa façon de tenir la main, il se disait que cette personne était condamnée et qu'elle s'attendait à une crise d'un moment à l'autre. L'hémiplégie, plutôt que l'infarctus du myocarde, lui permettait d'imaginer l'aphasie motrice qui coupait donc la communication avec le monde.           Simenon n'en ressentit pas moins la nécessité de se documenter afin de n'être pas pris en défaut sur les détails comme sur l'ensemble. Comme il se trouvait à l'étranger, pour une fois, il se permit d'adresser un questionnaire détaillé à un responsable médical de l'hôpital. Mais la plus précise de ses questions, celle qui lui importait le plus, n'avait rien de scientifique : Quand on est allongé dans un lit à tel étage de telle aile, entend-on sonner les cloches de la chapelle ? Et surtout, ressent-on, à travers les cercles concentriques qu'elles lancent dans l'espace, les vibrations des anneaux ?...           Pierre Assouline Adaptation : Pierre Assouline Réalisation : Michel Sidoroff Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière Avec la Comédie Française Thierry Hancisse  (René Maugras), Laurent Natrella  (Pr Audoire), Michel Vuillermoz  (Pierre Besson d'Argoulet), Suliane Brahim  (Mlle Blanche), Elliot Jenicot  (Narrateur), Anna Cervinka  (Colette), Yoann Gasiorowski  (Le kiné) Bruitage : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Eric Boisset, Maïwenn Le Jehan Assistant à la réalisation : Claire Chaineaux Les Anneaux de Bicêtre s
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15 septembre 2019 - 00:24:31
durée : 00:24:31 - "Les Anneaux de Bicêtre" de Georges Simenon (4/5) : Tout dépend du point de vue où on se place - par : Blandine Masson - "Depuis que je suis couché ici avec la quasi-certitude de ne pas me relever, je m'efforce de me comprendre, d'avoir enfin une opinion sur moi-même. Je suis loin du compte... "« A tous ceux, professeurs, médecins, infirmières et infirmiers, qui, dans les hôpitaux et ailleurs, s'efforcent de comprendre et de soulager l'être le plus déconcertant : l'homme malade. » Ce n'est pas seulement le décor qui est planté dès l'épître dédicatoire des Anneaux de Bicêtre (qui fut dans un premier temps intitulé « Les cloches de Bicêtre ») que Georges Simenon publia en 1963, c'est l'esprit même du roman, accompagné dès l'entame de l'inévitable, mais nécessaire, avertissement : « Toute ressemblance avec des personnes existantes ne pourrait être que fortuite. » L'auteur craignait qu'on le prît pour un roman à clefs, genre vain et par lui dédaigné. Il est vrai que le restaurant n'était autre que le Grand Véfour du chef Raymond Oliver et que son héros, magnat de la presse parisienne, vivait une tragédie traversée dans des circonstances similaires par Pierre Lazareff, le patron de France-Soir, ami de Simenon depuis l'avant-guerre. Mais cela importe peu.  Ce qui compte, c'est une fois de plus la dimension universelle et intemporelle du roman : le monde vu d'un lit d'hôpital par un malade qui ne peut s'exprimer et que, partant, tous croient hors du monde jusqu'à ce qu'il sorte de son état apparemment végétatif. Il passe alors d'une perception auditive à une perception visuelle mais n'en poursuit pas moins sa crise de conscience jusqu'à ce qu'à la fin, il boucle la boucle, tant celle de sa méditation que celle de sa maladie, ou plutôt jusqu'à ce qu'il en referme l'anneau.           Le véritable point de départ du roman, c'est un homme en pleine activité dont l'auteur lui-même ignore le passé à ce moment précis. Il a besoin de voir cet homme-là tout à coup handicapé, à la merci des autres, un grabataire incapable de boire et manger, entièrement dépendant. Ce personnage emblématique du Tout-Paris, familier des meilleurs restaurants et des hôtels particuliers, se retrouve à l'hôpital dans une chambre (Simenon a avoué avoir hésité à le mettre dans la salle commune). L'important était de voir comment cet homme allait considérer les autres humains, comment cet homme, réduit presque à l'état de momie en raison de son AVC,  allait voir ce qui se passait autour de lui.           La petite graine de son histoire, ce fut donc cela : un fait d'observation dans la rue. Simenon regardait parfois dans la rue un homme ou une femme d'un certain âge, observait sa démarche, et à son regard, à sa façon de tenir la main, il se disait que cette personne était condamnée et qu'elle s'attendait à une crise d'un moment à l'autre. L'hémiplégie, plutôt que l'infarctus du myocarde, lui permettait d'imaginer l'aphasie motrice qui coupait donc la communication avec le monde.           Simenon n'en ressentit pas moins la nécessité de se documenter afin de n'être pas pris en défaut sur les détails comme sur l'ensemble. Comme il se trouvait à l'étranger, pour une fois, il se permit d'adresser un questionnaire détaillé à un responsable médical de l'hôpital. Mais la plus précise de ses questions, celle qui lui importait le plus, n'avait rien de scientifique : Quand on est allongé dans un lit à tel étage de telle aile, entend-on sonner les cloches de la chapelle ? Et surtout, ressent-on, à travers les cercles concentriques qu'elles lancent dans l'espace, les vibrations des anneaux ?...           Pierre Assouline Adaptation : Pierre Assouline Réalisation : Michel Sidoroff Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière Avec la Comédie Française Thierry Hancisse  (René Maugras), Coraly Zahonero (Lina), Laurent Natrella  (Pr Audoire), Gilles David (Clabaud), Suliane Brahim  (Mlle Blanche), Elliot Jenicot  (Narrateur), Julien Frison  (L'Interne) Bruitage : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : Eric Boisset, Maïwenn Le Jehan Assistant à la réalisation : Claire Chaineaux
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15 septembre 2019 - 00:24:45
durée : 00:24:45 - "Les Anneaux de Bicêtre" de Georges Simenon (3/5) : Première semaine à l'hôpital Bicêtre - par : Blandine Masson - "J'ai envie de mettre mon existence au point. Il ne s'agit pas d'une confession, ni d'un examen de conscience. "Mon père, je m'accuse..." Non ! Déterminer, avec toute l'objectivité possible, ce qui reste de cinquante-quatre ans d'une vie d'homme."« A tous ceux, professeurs, médecins, infirmières et infirmiers, qui, dans les hôpitaux et ailleurs, s'efforcent de comprendre et de soulager l'être le plus déconcertant : l'homme malade. » Ce n'est pas seulement le décor qui est planté dès l'épître dédicatoire des Anneaux de Bicêtre (qui fut dans un premier temps intitulé « Les cloches de Bicêtre ») que Georges Simenon publia en 1963, c'est l'esprit même du roman, accompagné dès l'entame de l'inévitable, mais nécessaire, avertissement : « Toute ressemblance avec des personnes existantes ne pourrait être que fortuite. » L'auteur craignait qu'on le prît pour un roman à clefs, genre vain et par lui dédaigné. Il est vrai que le restaurant n'était autre que le Grand Véfour du chef Raymond Oliver et que son héros, magnat de la presse parisienne, vivait une tragédie traversée dans des circonstances similaires par Pierre Lazareff, le patron de France-Soir, ami de Simenon depuis l'avant-guerre. Mais cela importe peu. Ce qui compte, c'est une fois de plus la dimension universelle et intemporelle du roman : le monde vu d'un lit d'hôpital par un malade qui ne peut s'exprimer et que, partant, tous croient hors du monde jusqu'à ce qu'il sorte de son état apparemment végétatif. Il passe alors d'une perception auditive à une perception visuelle mais n'en poursuit pas moins sa crise de conscience jusqu'à ce qu'à la fin, il boucle la boucle, tant celle de sa méditation que celle de sa maladie, ou plutôt jusqu'à ce qu'il en referme l'anneau. Le véritable point de départ du roman, c'est un homme en pleine activité dont l'auteur lui-même ignore le passé à ce moment précis. Il a besoin de voir cet homme-là tout à coup handicapé, à la merci des autres, un grabataire incapable de boire et manger, entièrement dépendant.             Ce personnage emblématique du Tout-Paris, familier des meilleurs restaurants et des hôtels particuliers, se retrouve à l'hôpital dans une chambre (Simenon a avoué avoir hésité à le mettre dans la salle commune). L'important était de voir comment cet homme allait considérer les autres humains, comment cet homme, réduit presque à l'état de momie en raison de son AVC,  allait voir ce qui se passait autour de lui.             La petite graine de son histoire, ce fut donc cela : un fait d'observation dans la rue. Simenon regardait parfois dans la rue un homme ou une femme d'un certain âge, observait sa démarche, et à son regard, à sa façon de tenir la main, il se disait que cette personne était condamnée et qu'elle s'attendait à une crise d'un moment à l'autre. L'hémiplégie, plutôt que l'infarctus du myocarde, lui permettait d'imaginer l'aphasie motrice qui coupait donc la communication avec le monde.             Simenon n'en ressentit pas moins la nécessité de se documenter afin de n'être pas pris en défaut sur les détails comme sur l'ensemble. Comme il se trouvait à l'étranger, pour une fois, il se permit d'adresser un questionnaire détaillé à un responsable médical de l'hôpital. Mais la plus précise de ses questions, celle qui lui importait le plus, n'avait rien de scientifique : Quand on est allongé dans un lit à tel étage de telle aile, entend-on sonner les cloches de la chapelle ? Et surtout, ressent-on, à travers les cercles concentriques qu'elles lancent dans l'espace, les vibrations des anneaux ?...             Pierre Assouline Adaptation : Pierre Assouline Réalisation : Michel Sidoroff Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière Avec la Comédie Française Thierry Hancisse  (René Maugras),  Laurent Natrella  (Pr Audoire), Michel Vuillermoz  (Pierre Besson d'Argoulet), Suliane Brahim  (Mlle Blanche), Danièle Lebrun  (Infirmière-chef), Elliot Jenicot  (Narrateur) Bruitage : Bertrand Amiel Prise de son, montage et mixage : E
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15 septembre 2019 - 00:24:53
durée : 00:24:53 - "Les Anneaux de Bicêtre" de Georges Simenon (2/5) : AVC: accident cérébro-vasculaire - par : Blandine Masson - "Que m'ont-ils dit jusqu'ici ? Que je ne mourrais pas. Que je guérirais. Que je ne resterais pas impotent. Que, dans quelques semaines ou quelques mois au plus, je reprendrais ma place parmi les humains qui continuent leur existence agitée au-delà de la fenêtre. Mais puisque cela m'est égal !"« A tous ceux, professeurs, médecins, infirmières et infirmiers, qui, dans les hôpitaux et ailleurs, s'efforcent de comprendre et de soulager l'être le plus déconcertant : l'homme malade. » Ce n'est pas seulement le décor qui est planté dès l'épître dédicatoire des Anneaux de Bicêtre (qui fut dans un premier temps intitulé « Les cloches de Bicêtre ») que Georges Simenon publia en 1963, c'est l'esprit même du roman, accompagné dès l'entame de l'inévitable, mais nécessaire, avertissement : « Toute ressemblance avec des personnes existantes ne pourrait être que fortuite. » L'auteur craignait qu'on le prît pour un roman à clefs, genre vain et par lui dédaigné. Il est vrai que le restaurant n'était autre que le Grand Véfour du chef Raymond Oliver et que son héros, magnat de la presse parisienne, vivait une tragédie traversée dans des circonstances similaires par Pierre Lazareff, le patron de France-Soir, ami de Simenon depuis l'avant-guerre. Mais cela importe peu. Ce qui compte, c'est une fois de plus la dimension universelle et intemporelle du roman : le monde vu d'un lit d'hôpital par un malade qui ne peut s'exprimer et que, partant, tous croient hors du monde jusqu'à ce qu'il sorte de son état apparemment végétatif. Il passe alors d'une perception auditive à une perception visuelle mais n'en poursuit pas moins sa crise de conscience jusqu'à ce qu'à la fin, il boucle la boucle, tant celle de sa méditation que celle de sa maladie, ou plutôt jusqu'à ce qu'il en referme l'anneau. Le véritable point de départ du roman, c'est un homme en pleine activité dont l'auteur lui-même ignore le passé à ce moment précis. Il a besoin de voir cet homme-là tout à coup handicapé, à la merci des autres, un grabataire incapable de boire et manger, entièrement dépendant. Ce personnage emblématique du Tout-Paris, familier des meilleurs restaurants et des hôtels particuliers, se retrouve à l'hôpital dans une chambre (Simenon a avoué avoir hésité à le mettre dans la salle commune). L'important était de voir comment cet homme allait considérer les autres humains, comment cet homme, réduit presque à l'état de momie en raison de son AVC,  allait voir ce qui se passait autour de lui.  La petite graine de son histoire, ce fut donc cela : un fait d'observation dans la rue. Simenon regardait parfois dans la rue un homme ou une femme d'un certain âge, observait sa démarche, et à son regard, à sa façon de tenir la main, il se disait que cette personne était condamnée et qu'elle s'attendait à une crise d'un moment à l'autre. L'hémiplégie, plutôt que l'infarctus du myocarde, lui permettait d'imaginer l'aphasie motrice qui coupait donc la communication avec le monde. Simenon n'en ressentit pas moins la nécessité de se documenter afin de n'être pas pris en défaut sur les détails comme sur l'ensemble. Comme il se trouvait à l'étranger, pour une fois, il se permit d'adresser un questionnaire détaillé à un responsable médical de l'hôpital. Mais la plus précise de ses questions, celle qui lui importait le plus, n'avait rien de scientifique : Quand on est allongé dans un lit à tel étage de telle aile, entend-on sonner les cloches de la chapelle ? Et surtout, ressent-on, à travers les cercles concentriques qu'elles lancent dans l'espace, les vibrations des anneaux ?...           Pierre Assouline Adaptation : Pierre Assouline Réalisation : Michel Sidoroff Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière Avec la Comédie Française Thierry Hancisse  (René Maugras),  Coraly Zahonero  (Lina), Laurent Natrella  (Pr Audoire), Stéphane Varupenne  (Fernand Colère), Suliane Brahim  (Mlle Blanche), Danièle Lebrun  (Infirmière-chef), Elliot Jenicot  (Narrateur) Bruitage : Bertrand Amiel Prise de
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15 septembre 2019 - 00:24:13
durée : 00:24:13 - Fictions / Le Feuilleton - par : Blandine Masson - "René Maugras est encore tout au fond d'un trou aussi obscur que les abysses des océans, sans contact avec l'univers extérieur. Son bras droit, pourtant, à son insu, commence à s'agiter d'une façon spasmodique, cependant que sa joue se gonfle comiquement à chaque expiration."
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25 août 2019 - 00:24:49
durée : 00:24:49 - Les grandes espérances de Charles Dickens 15/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:56
durée : 00:24:56 - Les grandes espérances de Charles Dickens 14/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:51
durée : 00:24:51 - Les grandes espérances de Charles Dickens 13/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:54
durée : 00:24:54 - Les grandes espérances de Charles Dickens 12/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:43
durée : 00:24:43 - Les grandes espérances de Charles Dickens 11/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:56
durée : 00:24:56 - Les grandes espérances de Charles Dickens 10/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:41
durée : 00:24:41 - Les grandes espérances de Charles Dickens 9/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:50
durée : 00:24:50 - Les grandes espérances de Charles Dickens 8/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:35
durée : 00:24:35 - Les grandes espérances de Charles Dickens 7/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:24:30
durée : 00:24:30 - Les grandes espérances de Charles Dickens 6/15 - Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure, rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse mademoiselle Havisham, abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes. Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Dickens et l'écriture des Grandes espérances Traversant une période de pertes et de séparations, Dickens "médite un nouveau livre". Il parle de "gravir d'un pas ferme la montagne pour retrouver l'oiseau qui parle, l'arbre qui chante" et conçoit ce qu'il appelle "une idée superbe, très originale et grotesque", celle sans doute de la relation entre le jeune Pip et Magwitch, le forçat évadé. Promeneur infatigable, alors que Londres est en pleine rénovation, il recrée en imagination la ville de son enfance et tous les souvenirs s'y rattachant. Il louera un vapeur, conviant ses amis à une croisière sur la Tamise pour être exact dans la description de la fuite de Magwitch et publiera le roman, son avant-dernier, par épisodes dans son journal All the Year Round, de décembre 1860 à août 1861, puis en trois volumes, suite à l'accueil enthousiaste de la presse et du public qui se réjouissaient du retour de Dickens à l'humour et au pathétique de ses premiers romans.
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25 août 2019 - 00:25:00
durée : 00:25:00 - "Les Grandes Espérances" de Charles Dickens (5/15) : Le mystérieux bienfaiteur - par : Blandine Masson - Où le jeune Pip part faire son éducation à Londres gràce à la générosité d'un bienfaiteur anonyme.France Culture poursuit sa politique d'adaptation et de diffusion des grandes ouvres de la littérature classique et populaire. Après Les Misérables de Victor Hugo,  Le Rouge et le Noir de Stendhal,  Madame Bovary de Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë, Guerre et Paix de Leon Tolstoï, Don Quichotte de Cervantès, c'est vers l'Angleterre et vers l'un de ses meilleurs écrivains que nous nous tournons aujourd'hui : Charles Dickens (1812-1870). Le choix de l'ouvre à adapter fut difficile, entre des livres plus célèbres, adaptés au cinéma comme Oliver Twist ou David Copperfield et puis  Les Grandes Espérances, roman  souvent adapté en Angleterre, notamment par la BBC, mais moins lu et moins connu en France. Finalement c'est ce dernier titre que nous avons choisi avec Sylvie Granotier, écrivaine, scénariste et grande lectrice de Dickens. Avec ce grand feuilleton nous faisons le pari avec elle, de faire découvrir une grande ouvre de Dickens, sa langue (dans la traduction de Sylvie Granotier), le foisonnement de ses personnages (une petite centaine de rôles dans le feuilleton), ses descriptions de l'univers londonien du 19ème siècle,  sa vision de l'homme et de la société.      Blandine Masson Les Grandes Espérances de Charles Dickens Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate.  Note d'intention de l'adaptatrice, Sylvie Granotier La décision de France Culture d'adapter Les Grandes Espérances en feuilleton radiophonique est l'occasion rêvée de découvrir l'univers de Dickens dont les romans étaient publiés en feuilletons et qui les a lui-même adaptés pour des tournées théâtrales très prisées du public victorien qui riait et sanglotait sans retenue devant l'interprétation de l'auteur. Pour rester au plus proche de l'original, je suis partie du texte anglais, traduisant en même temps que j'adaptais. Au contraire de la tradition française, Dickens mélange les genres, passant du tragique à la franche comédie, du pathétique au grotesque, du poétique au concret. J'ai voulu que mon adaptation donne à entendre cette variété de ton.  Le héros, Pip, étant aussi le narrateur, je me suis appuyée sur la part la plus subjective de ses descriptions, entre mémoire affective et précision du regard, pour donner à voir les décors de son étrange destin. Concernant les personnages, il s'agissait de leur garder cette légèreté d'esquisse propre à Dickens sans renoncer à leur complexité humaine. Par ailleurs, je suis restée au plus près des dialogues d'origine, vifs et inventifs, qui se prêtent parfaitement au jeu de l'acteur.     **Sylvie Granotier ** Note d'intention de la réalisatrice, Juliette Heymann Réaliser ces Grandes Espérances, c'était avant tout pour moi faire entendre cette profonde humanité qui se dégage du texte de Dickens, sans jamais tomber dans le pathos ou la caricature. Pour cela, je me suis appuyée sur mon choix de distribution. Des voix, des énergies et tempéraments, des âmes surtout. Des comédiens capables de se mouler avec justesse et simplicité dans cet univers foisonn
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25 août 2019 - 00:25:00
durée : 00:25:00 - "Les Grandes Espérances" de Charles Dickens (4/15) : Une révélation - par : Blandine Masson - Où le jeune Pip rencontre un inquiétant étranger détenteur de secrets.France Culture poursuit sa politique d'adaptation et de diffusion des grandes ouvres de la littérature classique et populaire. Après Les Misérables de Victor Hugo,  Le Rouge et le Noir de Stendhal,  Madame Bovary de Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë, Guerre et Paix de Leon Tolstoï, Don Quichotte de Cervantès, c'est vers l'Angleterre et vers l'un de ses meilleurs écrivains que nous nous tournons aujourd'hui : Charles Dickens (1812-1870).  Le choix de l'ouvre à adapter fut difficile, entre des livres plus célèbres, adaptés au cinéma comme Oliver Twist ou David Copperfield et puis  Les Grandes Espérances, roman  souvent adapté en Angleterre, notamment par la BBC, mais moins lu et moins connu en France. Finalement c'est ce dernier titre que nous avons choisi avec Sylvie Granotier, écrivaine, scénariste et grande lectrice de Dickens. Avec ce grand feuilleton nous faisons le pari avec elle, de faire découvrir une grande ouvre de Dickens, sa langue (dans la traduction de Sylvie Granotier), le foisonnement de ses personnages (une petite centaine de rôles dans le feuilleton), ses descriptions de l'univers londonien du 19ème siècle,  sa vision de l'homme et de la société.      Blandine Masson Les Grandes Espérances de Charles Dickens Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate.  Note d'intention de l'adaptatrice, Sylvie Granotier La décision de France Culture d'adapter Les Grandes Espérances en feuilleton radiophonique est l'occasion rêvée de découvrir l'univers de Dickens dont les romans étaient publiés en feuilletons et qui les a lui-même adaptés pour des tournées théâtrales très prisées du public victorien qui riait et sanglotait sans retenue devant l'interprétation de l'auteur. Pour rester au plus proche de l'original, je suis partie du texte anglais, traduisant en même temps que j'adaptais. Au contraire de la tradition française, Dickens mélange les genres, passant du tragique à la franche comédie, du pathétique au grotesque, du poétique au concret. J'ai voulu que mon adaptation donne à entendre cette variété de ton.  Le héros, Pip, étant aussi le narrateur, je me suis appuyée sur la part la plus subjective de ses descriptions, entre mémoire affective et précision du regard, pour donner à voir les décors de son étrange destin. Concernant les personnages, il s'agissait de leur garder cette légèreté d'esquisse propre à Dickens sans renoncer à leur complexité humaine. Par ailleurs, je suis restée au plus près des dialogues d'origine, vifs et inventifs, qui se prêtent parfaitement au jeu de l'acteur.     Sylvie Granotier Note d'intention de la réalisatrice, Juliette Heymann Réaliser ces Grandes Espérances, c'était avant tout pour moi faire entendre cette profonde humanité qui se dégage du texte de Dickens, sans jamais tomber dans le pathos ou la caricature. Pour cela, je me suis appuyée sur mon choix de distribution. Des voix, des énergies et tempéraments, des âmes surtout. Des comédiens capables de se mouler avec justesse et simplicité dans cet univers foisonnant où les différents genres se
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25 août 2019 - 00:24:45
durée : 00:24:45 - "Les Grandes Espérances" de Charles Dickens (3/15) : Apprenti forgeron - par : Blandine Masson - Où le destin de Pip s'acharne à contrarier ses rêves de grandeur.France Culture poursuit sa politique d'adaptation et de diffusion des grandes ouvres de la littérature classique et populaire. Après Les Misérables de Victor Hugo,  Le Rouge et le Noir de Stendhal,  Madame Bovary de Flaubert, Jane Eyre de Charlotte Brontë, Guerre et Paix de Leon Tolstoï, Don Quichotte de Cervantès, c'est vers l'Angleterre et vers l'un de ses meilleurs écrivains que nous nous tournons aujourd'hui : Charles Dickens (1812-1870). Le choix de l'ouvre à adapter fut difficile, entre des livres plus célèbres, adaptés au cinéma comme Oliver Twist ou David Copperfield et puis  Les Grandes Espérances, roman  souvent adapté en Angleterre, notamment par la BBC, mais moins lu et moins connu en France. Finalement c'est ce dernier titre que nous avons choisi avec Sylvie Granotier, écrivaine, scénariste et grande lectrice de Dickens. Avec ce grand feuilleton nous faisons le pari avec elle, de faire découvrir une grande ouvre de Dickens, sa langue (dans la traduction de Sylvie Granotier), le foisonnement de ses personnages (une petite centaine de rôles dans le feuilleton), ses descriptions de l'univers londonien du 19ème siècle,  sa vision de l'homme et de la société. * **Blandine Masson  ** Les Grandes Espérances de Charles Dickens Les Grandes Espérances est un roman d'apprentissage. Le jeune Pip, orphelin élevé à la dure,  rêve de devenir un gentleman, un lettré, un dandy, lui dont les manières sont celles d'un rustaud et le destin de devenir forgeron. Il reçoit la protection de la riche et vieille, capricieuse et fantomatique, perverse  mademoiselle Havisham,  abandonnée autrefois le jour de ses noces, qui a figé sa vie, sa personne et sa maison dans la poussière et les toiles d'araignée de sa propre rancour et adopté la ravissante Estella pour en faire l'instrument de sa vendetta contre les hommes.  Pip en tombe éperdument amoureux de la jeune fille, alors que l'ombre d'un forçat évadé plane sur son surprenant destin. Le miracle se produit, un bienfaiteur secret finance l'installation de Pip à Londres, et assure son  ascension sociale, Pip court vers le mirage qui reflète ses rêves au risque de les voir s'évanouir quand la vérité éclate. Note d'intention de l'adaptatrice,     Sylvie Granotier  La décision de France Culture d'adapter Les Grandes Espérances en feuilleton radiophonique est l'occasion rêvée de découvrir l'univers de Dickens dont les romans étaient publiés en feuilletons et qui les a lui-même adaptés pour des tournées théâtrales très prisées du public victorien qui riait et sanglotait sans retenue devant l'interprétation de l'auteur. Pour rester au plus proche de l'original, je suis partie du texte anglais, traduisant en même temps que j'adaptais. Au contraire de la tradition française, Dickens mélange les genres, passant du tragique à la franche comédie, du pathétique au grotesque, du poétique au concret. J'ai voulu que mon adaptation donne à entendre cette variété de ton.  Le héros, Pip, étant aussi le narrateur, je me suis appuyée sur la part la plus subjective de ses descriptions, entre mémoire affective et précision du regard, pour donner à voir les décors de son étrange destin. Concernant les personnages, il s'agissait de leur garder cette légèreté d'esquisse propre à Dickens sans renoncer à leur complexité humaine. Par ailleurs, je suis restée au plus près des dialogues d'origine, vifs et inventifs, qui se prêtent parfaitement au jeu de l'acteur.     Sylvie Granotier Note d'intention de la réalisatrice, Juliette Heymann  Réaliser ces Grandes Espérances, c'était avant tout pour moi faire entendre cette profonde humanité qui se dégage du texte de Dickens, sans jamais tomber dans le pathos ou la caricature.  Pour cela, je me suis appuyée sur mon choix de distribution. Des voix, des énergies et tempéraments, des âmes surtout. Des comédiens capables de se mouler avec justesse et simplicité dans cet univers foisonnant où les différents genres
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25 août 2019 - 00:24:51
durée : 00:24:51 - Fictions / Le Feuilleton - par : Blandine Masson - Où le chemin du jeune Pip croise celui de la jeune Estella, aussi ravissante qu'arrogante.
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25 août 2019 - 00:24:55
durée : 00:24:55 - Fictions / Le Feuilleton - par : Blandine Masson - Où l'on fait la connaissance du jeune Pip dans une situation doublement délicate.
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