LE CINÉMA AVEC UN GRAND A | CinéMaRadio

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LE CINÉMA AVEC UN GRAND A : Les films du grenier sont de sortie un lundi sur deux! By Yann Ritter. Chaque semaine, retrouvez Yann Ritter et Matthieu dans le Cinéma avec un grand A sur CinéMaRadio et revivez les plus grands moments du 7ème Art. Rendez-vous dans notre grenier, on ressort toutes les K-7 Vhs et on se mate les films et les séries ! Et tous les genres cinématographiques y passent: films d'action, comédies, films d'horreur, mangas, etc. Le festin nu, New York 1997, le film d'animation La Bande à Picsou, Sister Act, Amadeus, Good Morning Vietnam, Cluedo Le Film, Will Hunting, La vie aquatique, le secret de mon succès, Speed, Delta Force, Akira, Yakusa, Kagemusha, etc. ? COMMENT ÉCOUTER LES PODCASTS DE CINEMARADIO ?Il existe plusieurs façons d’écouter et télécharger nos émissions sur internet. Ce qui est IMPORTANT c'est que si tu veux nous soutenir il faut t'abonner sur un max de plateformes à nos podcasts et vidéos, que tu donnes des avis sur les émissions, que tu donnes des notes quand c'est possible, que tu partages nos chaînes de podcasts, que tu likes relikes et rerelikes. Bref, faut que tu sois à fond au moins autant que nous! hihihi? ÉCOUTE-NOUS SUR YOUTUBE :Rendez-vous sur notre page YouTube, abonne-toi et clique sur l’émission qui t'intéresse : https://www.youtube.com/channel/UCdp3TMvlaVvoU8vks6Y8tmQ? ÉCOUTE-NOUS SUR ITUNES :Dans iTunes, rendez-vous dans la section Store puis utilise le champ Recherche en haut à droite et tape “CinéMaRadio”. Tu trouveras alors nos différentes émissions. Important: si tu veux vraiment nous soutenir abonne-toi, donne-nous la note de 5 étoiles et commente un max! Nous lâcher 5 étoiles sur Apple Podcasts permet de soutenir le podcast en le mettant dans le Top iTunes et ça permet de le faire découvrir à un maximum de gens.http://bit.ly/ITUNEScinemAUne fois abonné.e, sélectionne l’épisode qui t'intéresse, et c'est parti mon podcast!? ECOUTE-NOUS SUR DEEZER :Deezer est une autre jolie plateforme de podcasts. Donc tu peux venir t'abonner à nos podcasts, commenter ces émissions, les partager, les liker, la TOTALE quoi!http://bit.ly/DEEZERcinemA? ECOUTE-NOUS SUR SPOTIFY:https://open.spotify.com/show/5k3PQpr2uAkWhUtT0KIngp? ECOUTE-NOUS SUR PODCLOUD:https://podcloud.fr/podcast/le-cinema-avec-un-grand-a-cinemaradio?5adc868fa9b4970561002581EST-CE QUE TOUT EST CLAIR MAINTENANT ?En gros retiens qu'on a besoin de toi pour continuer à proposer un maximum de contenus en lien avec le cinéma et les séries et que si ce que nous faisons te plait, alors ça nous plait que ça te plaise ! Un énorme MERCI, bises à toi et à tous les passionné.e.s de ciné et de séries que tu rencontreras aujourd'hui ou demain sur ta route et qui te feront un spoiler ou deux "sans le faire exprès".L'équipe de CinéMaRadio

18 épisodes

24 avril 2019 - 00:00757
Dans ce podcast cinéma nous revenons aujourd'hui sur ce grand film d'horreur, Silent Hill ! Film culte dont on fait la critique aujourd'hui sur Cinémaradio. Vous pouvez écouter toutes les critiques de films sur Cinémaradio et notamment dans le podcast cinéma du Cinéma Avec un grand A.
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29 janvier 2019 - 00:11:32
Yann Ritter revient sur ce grand classique de la littérature adapté au cinéma: Le Festin NuBon autant vous dire que pour notre film du jour, il nous faudra à vous comme à moi une bonne dose de recul (… et de LSD accessoirement) pour piger un broc de ce mic mac psychédélique, Le Festin Nu étant ce qu’on peut appeler un gros, un très gros trip multifacette et un objet filmique inattendu…LE ROMAN D'ABORDLe Festin Nu est à l’origine un roman de William Burroughs, qu’il écrivit entre 1954 et 1957 à Tanger sous l’influence de diverses substances hallucinogènes et sous coke (ce qui est en soit un exploit). Le résultat est une œuvre dispersée obscène et informe mais saluée par la critique et le public dès sa publication… en France. Aux Etats-Unis le livre fut interdit pour 10 ans tant il choquait les mœurs par son évocation crue de l’homosexualité.LE FILM ENSUITEPar son manque de cohérence et d’une forme classique le roman fut très vite classé dans la catégorie inadaptable. Mais un homme, qui présentait Burroughs comme une de ses inspirations premières tenta le pari. Cet homme c’est David Cronenberg, qui à l’époque avait déjà réalisé une dizaine films, dont le culte La Mouche et le dérangeant Vidéodrome entre autre, qui avait fait de lui un cinéaste reconnu autant par le public que par la critique. Mais l’adaptation du roman de Burroughs est un défi de taille pour le canadien qui décide d’ajouter aux éléments qu’il prend au roman une évocation de la biographie de son auteur. C’est ainsi que William « Bill » Lee assassine sa femme en jouant à Guillaume Tell de la même manière que Burroughs. De même l’Interzone où Lee pense se trouver dans son délire est une évocation de l’International Zone de Tanger où il écrivit le roman. « Il semble que j'ai enregistré mes impressions sur ce mal et son délire….. le Festin Nu cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette. »L'HISTOIREAlors ce film, on commence par quoi ? … Ah oui William Lee est un ancien junkie reconverti dans l’extermination de cafards, (jusque-là vous alleZ me dire tout va bien mais …) sa femme lui vole son produit pour se…. l’injecter. Bien décidé à garder son boulot et à aider sa femme, il décide d’aller à la rencontre d’un médecin spécialisé dans ce genre de cas.Vous suivez ? Bon alors on revient en arrière. Bill Lee est arrêté par deux policiers des stups qui le soupçonnent de trafiquer de la poudre, ils le mettent en face d’un cafard géant (oui, oui) qui lui révèle que sa femme est une espionne et qui plus est non humaine et qu’il faut absolument la tuer. Une fois fait il devra se rendre dans un port franc de la cote nord-africaine appelé l’Interzone, où il devra faire son rapport et enquêter sur différents personnages locaux tout en se faisant passer pour homosexuel. Vous ne me croyez pas ? Et pourtant….LE CASTINGPeter Weller, qui refusa de reprendre une troisième fois son rôle fétiche de Robocop pour jouer dans le film de Cronenberg, livre une performance étonnante. Il ralentit sa diction et son jeu pour rentrer dans son personnage constamment surpris et désabusé par son propre délire. Ne comprenant pas toujours où il se trouve et ce qu’il fait parfois touchant d’autre fois franchement déroutant Weller intègre parfaitement les sentiments de ce personnage si atypique.« L'orgasme ne joue aucun rôle dans la vie du drogué. …. le sablier de la came s'est vidé. »EN CONCLUSIONLe Festin Nu est un film singulier et pluriel à la fois. Un trip artistique, organique, sexuel de drogue (bien sûr) et même littéraire, jamais un film n’aura aussi bien compris la démarche de l’écriture et de la pensée littéraire. Un film où le scénario n’est pas la pierre angulaire du concept, tant il est dense, barré et complexe, mais fait partie d’un tout entre le visuel, la performance des acteurs et les plaidoyers en sous-texte.L’art rejoint ici le cinéma tant la mise en scène de Cronenberg est soignée et l’interprétation des comédiens est millimétrée. Weller surprend à chaque scène tant son aura de Robocop est présent dans les esprits, il prouve qu’il est capable de l’exact opposé et montre à tous ceux qui l’ignoraient encore, son talent.Là où Burroughs démarre dès les premières lignes dans le trip de son personnage. Cronenberg lui démarre en présentant ses personnages, William Lee extermine des cafards, à des amis intellectuello-camés et des ennuis avec sa femme et aux boulots, la situation posée, Lee peut peu à peu sombrer …« L’odeur de roussi se rapproche...»Cronenberg est à l’apogée de son talent et de son trip organique. Même Existenz son ultime film de genre n’attendra pas ce niveau, il pose ici comme une sorte de manifeste du cinéma organique tant les créatures, les délires et l’univers sont cohérents et subtils. Rien ne nous est épargné durant le visionnage du Festin Nu, le trip va jusqu’au bout, jusqu'à la dernière scène. L’adaptation du livre est très libre mais tout est là, Burroughs et Cronenberg sont en adéquation totale, personne d’autre que le cinéaste canadien n’aurait pu mieux interpréter les méandres tortueux de l’esprit du romancier. Une réussite totale mais à ne pas mettre en toutes les mains.Yann Ritter 
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3 décembre 2018 - 00:11:37
Un film de Noël à voir avec des enfants (mais sans enfant c'est bien aussi!).Il y a peu Disney relançait la série La Bande a Picsou avec de nouveaux épisodes. Du coup ça donne envie à Yann Ritter de parler du canard le plus riche de monde pour tous les cinéphiles nostalgiques !Aujourd’hui pour les deux qui ne suivraient pas dans le fond on revient sur La Bande à Picsou le film le trésor de la lampe perdue sorti en 1989.Mais avant de commencer, petit retour en arrière, La bande a Picsou ou Duck Tales en anglais est une série animée de 100 épisodes diffusée entre 1987 et 1990 sur la toute jeune Disney Channel aux Etats-Unis et chez nous dans les différentes émissions estampillées Disney de l’époque. On y suit l’oncle Picsou, ses neveux : Riri, Fifi et Loulou et … sa nièce Zaza, dans leurs voyages à travers le monde. A noter que la plupart des histoires sont des adaptations animées des histoires imaginées par le créateur de Picsou, Carl Barks.Synospis :Picsou est appelé en Egypte par une de ces équipe de fouille archéologique, ils auraient trouvé une chambre secrète menant peut être au trésor de Kali Baba. Arrivés sur place pas de trésor mais une carte en indiquant l’emplacement. Picsou et ses neveux s’empressent de partir sur place. Mais en haut de la montagne le sorcier Merlock les épie, cherchant lui aussi le trésor pour y récupérer une lampe magique. Il envoie Dijon, son sbire paresseux, cleptomane et gaffeur espionner Picsou.Picsou découvre le trésor et fait cadeau de la lampe à sa nièce Zaza sans comprendre son importance, mais Merlock arrive, vole le trésor et laisse nos amis canards en très mauvaise posture.Picsou triste et déprimé rentre à Canardville (et non Donaldville, Donald étant semble-t-il banni de la bande a Picsou) avec la lampe comme seul réconfort de sa mésaventure.Les enfants de retour à la maison s’amusent avec la lampe et découvre en la frottant qu’elle contient un génie (comme par hasard !). Génie aussi jeune qu’eux en apparence, mais qui a déjà connu plusieurs maître dont Kali Babba et … Merlock. Ce dernier a suivi la troupe en ville grâce à ses pouvoirs et est prêt à tout pour récupérer la lampe.Vous l’aurez compris un scenario dans la droite ligne de la série, des écrits de Barks et fleurtant même avec Indiana Jones. La boucle est bouclée puisque l’inspiration principale de Spielberg pour créer son héros n’est autre que le plus avare des canards.Dans ce film on a droit à une étrange et inattendue chanson de Michel Elias datant de 1976.Le film est pour moi une réussite reprenant tous les éléments qui ont fait de la série le plus grands succès télé de Disney à l’époque. L’aventure, un scenario qui aura certains échos dans le futur Aladdin de Disney et un méchant charismatique dont le don de polymorphie permet une scène très drôle avec des lasers dans le coffre. Mais il faut dire que le doublage de Merlock aide beaucoup à son charisme. Vous aurez reconnu la voix du grand Jean Topart, voix de Salieri dans Amadeus ou voix off des mystérieuses cités d’or. Il donne toute son énergie et sa voix grave au sorcier, mais donne une performance assez différente de la voix originale de Christopher Lloyd. Il y a peu Disney relancait la série La Bande a Picsou avec de nouveaux épisodes. Mais dommage de ne plus y entendre le grand Philippe Dumat, disparu en 2006.Au final on a là un film mineur de Disney avec un casting 3 Etoiles en V.O comme en V.F ! Ce film est le premier long-métrage Disney tiré d'une série animée et réalisé par la filiale télé Walt Disney Television Animation, responsable de toute les bonnes séries Disney des années 80/90, de Tic et Tac Rangers du risque à Couacs en Vrac. A noter que l’animation a été gérée par la branche française du studio, les animateurs ont d’ailleurs caler tous les mouvements de bec sur la VF ce qui fait que La Bande à Picsou le film est un peu un film français pour le coup !La Bande a Picsou, film multidiffusé à Noël avec d’autres (Astérix par exemple) est selon moi une perle! A regarder par nostalgie, ou rien que pour son doublage.
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19 novembre 2018 - 00:14:58
Le Cinéma Avec Un Grand A | Yann Ritter se remate le film chef d'oeuvre AMADEUS.Yann ressort ce film et nous fait écouter les meilleurs extraits du film Amadeus. On adore! Ecoute aussi le SOUNDTRACK du film Amadeus sur CinéMaRadio la radio du cinéma. Retrouve tous les podcasts du Cinéma Avec Un Grand A sur les plateformes de podcasts: 👉 Spotify: https://open.spotify.com/show/5k3PQpr2uAkWhUtT0KIngp👉 Itunes: http://bit.ly/ITUNEScinemA👉 Deezer: https://www.deezer.com/fr/show/56877👉 Stitcher: http://bit.ly/STITCHERcinemA👉 Pocket Casts : https://pca.st/263a👉 Overcast : https://overcast.fm/itunes1375049859/le-cin-ma-avec-un-grand-a-cin-maradio👉 Castbox : http://castbox.fm/vic/1375049859👉 Castro : https://castro.fm/podcast/385f9669-96e4-4491-b4ba-26c4e10ea1ce👉 Iheart : https://www.iheart.com/podcast/269-le-cinema-avec-un-g-29238094/👉 Google Play : https://www.google.com/podcasts?feed=aHR0cHM6Ly9mZWVkLnBpcHBhLmlvL3B1YmxpYy9zaG93cy81YWRhMmYwYzQyYzY3ODc3NTljZjRiZjc%3D👉 podCloud : http://le-cinema-avec-un-grand-a-cinemaradio.lepodcast.fr/👉 Podmust : https://podmust.com/podcast/le-cinema-avec-un-grand-a/👉 Tunein : http://tun.in/pi0Vi👉 Breaker : https://www.breaker.audio/le-cinema-avec-un-grand-a-cinemaradioIMPORTANT: Si tu aimes ce podcast cinéma, prends deux secondes pour noter ce podcast sur iTunes en nous attribuant 5 étoiles qui nous permettront d’être écoutés par plus de monde ;-)
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29 octobre 2018 - 00:14:58
PODCAST CINEMA | Critique du film Loose Change (2005)Emission exceptionnelle avec un film tres important des années 2000: Loose Change.Un podcast en deux parties :1/ Que raconte le film?2/ Comprendre le sens de tout ce bordel!Le Cinéma avec Un Grand A est à écouter sur CinéMaRadio et retrouve tous les podcasts du Cinéma Avec Un Grand A sur les plateformes de podcasts:👉 Soundcloud: https://soundcloud.com/user-242803914👉 Itunes: http://bit.ly/ITUNEScinemA👉 Deezer: http://bit.ly/DEEZERcinemA👉 Stitcher: http://bit.ly/STITCHERcinemA
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17 octobre 2018 - 00:11:26
On a ressorti le film Kagemusha !On change de pays et même d’époque tant qu’à faire. Bienvenue dans Kagemusha l'ombre du guerrier d'Akira Kurosawa. Accrochez-vous parce qu’on va se marrer ou se perdre (c’est selon).Japon, XVIème siècle, une féroce guerre des clans divise l’archipel. L’un des plus puissants est le clan Takeda mené par le leader charismatique et quasi vénéré Shingen. Il rêve de prendre la capitale, Kyoto et ainsi devenir seigneur du pays. Mais lors de l’assaut du château de Noda il est mortellement blessé. Il fait alors passer un ordre un peu spécial pour sauvegarder son clan. Le frère de Shingen met dont en place un stratagème pour respecter la volonté de son frère. Il va utiliser un banal voleur comme doublure, l’idée semble étrange au départ mais ce dernier est le sosie parfait du seigneur défunt. Mais le Kagemusha (guerrier de l’ombre en japonais) n’a que le physique de commun avec le chef de clan. Sa présence et son allure manquent plusieurs fois de le faire démasquer mais il apprendra vite la vérité sur son rôle. Il comprendra dès lors, l’importance de sa mission quand il découvrira la vérité et réussira a bluffer les espions ennemis, le petit fils, les concubines et même ceux qui sont dans la confidence !Mais autant chez l’ennemi que dans le clan, des manigances se préparent dans l’ombre…Le film s’ouvre sur un plan unique, fixe et statique de six minutes. On nous présente ici Shingen Takeda, son frère, Nobukado et un voleur qui vient d’échapper à la peine de mort. La ressemblance flagrante entre lui et le seigneur Takeda pourrait bien servir au clan. Tatsuya Nakadai jouant les deux rôles (celui de Shingen et du Kagemusha) le plan est évidement un astucieux trucage. En VF pour accentuer la différence deux comédiens diffèrent doubleront chacun des personnages ; à savoir les talentueux Pierre Hatet et Marc De Georgi.Tatsuya Nakadai a la dure tache d’incarner la figure historique de Shingen Takeda, mais aussi sa doublure. Ce qui pour un acteur traditionnel ne serait pas chose aisé mais Nakadai était un véritable caméléon pouvant tout jouer et étant méconnaissable film après film. Son talent l’avait même fait devenir petit à petit le remplaçant de Toshiro Mifune comme acteur fétiche de Kurosawa. Et si vous le cherchez aujourd’hui, le bougre n’est pas mort, il est au casting du film d’animation Le Conte de la princesse Kaguya, un film récemment réalisé par le grand Isao Takahata.Kagemusha permis à son auteur, âgé à l’époque de 70 ans, d’avoir enfin la reconnaissance internationale qu’il méritait, et rafler au passage la Palme D’or à Cannes en 1980. Mais au prix de quelques concessions. N’arrivant pas à obtenir le budget nécessaire pour son projet, Kurosawa se tourna vers la peinture pour raconter son histoire. Ces peintures servirent à convaincre ses deux plus grands fans, George Lucas et Francis F.Coppola, de produire son film (rien que ça !). Ces peintures serviront également de story-board et on peut dire que ça se voit ; de par le foisonnement de couleurs omniprésentes, visibles sur les costumes authentiques. Mais aussi par la photographie, les scènes de bataille couvertes d’éclairs rouge feu ou la célèbre scène du rêve qu’on croirait tout droit sortie de l’imaginaire torturé d’un aliéné.Bon après, ce n’est peut-être pas le plus épique des films de genre qu’on pourrait voir. Il suffit de regarder Les 7 Samouraïs pour s’en rendre compte, mais il est bon de nuancer cela au regard de la scène de batailles finale tournée en deux mois et inspirée de la véritable bataille de Nagashino de 1575.Pour conclure, notons que la Bande Originale du film est composée par Shinishiro Ikebe. Au final, que dire de ce film, qui n’a pas déjà été dit, film magistral, avec sa mise en scène extraordinaire. Les superlatifs manquent, donc pour conclure je dirais bêtement « Uwasa wo Sureba Kage » ! Comprenne qui pourra…Retrouve tous les podcasts du Cinéma Avec Un Grand A sur les plateformes de podcasts:👉 Soundcloud: https://soundcloud.com/user-242803914👉 Itunes: http://bit.ly/ITUNEScinemA👉 Deezer: http://bit.ly/DEEZERcinemA👉 Stitcher: http://bit.ly/STITCHERcinemA
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8 octobre 2018 - 00:09:25
PODCAST LE CINEMA AVEC UN GRAND A | CinéMaRadio | CRITIQUE DU FILM SPEEDYann Ritter s'est rematé un film des années 90 pour toi (et un peu pour lui aussi on n'va pas s'mentir!). Speed avec Sandra Bullock et Keanu Reeves notamment. Le film a été un grand succès! C'est en fait un remake d'un film japonais Super Express 109 (新幹線大爆破) de Jun'ya Satō, sorti en 1975. A la base c'est Monsieur Quentin Tarantino qui devait le réaliser. Mais ça ne s'est pas concrétisé finalement. Le rôle d'Annie avait été aussi proposé à Halle Berry tandis que celui de Jack Traven à Johnny Depp, Tom Cruise et Bruce Willis.C'est Billy Idol qui a signé le titre du générique de fin du film et tu peux biensûr écouter ce son sur la radio du cinéma CinéMaRadio.Retrouve tous les podcasts du Cinéma Avec Un Grand A sur les plateformes de podcasts: 👉 Soundcloud: https://soundcloud.com/user-242803914👉 Itunes: http://bit.ly/ITUNEScinemA👉 Deezer: http://bit.ly/DEEZERcinemA👉 Stitcher: http://bit.ly/STITCHERcinemA
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17 septembre 2018 - 00:07:25
PODCAST CINEMA | Critique du film Delta Force avec Chuck Norris.Un monument du cinéma d'action revu par Yann Ritter pour le balado ciné Le Cinéma Avec Un Grand A de CinéMaRadio.Plus de 30 ans pour le plus grand film d’action visionnaire de tous les temps. Delta Force avec Chuck Norris. Nous allons rendre hommage a ce monument du cinéma d’action. Delta Force c’est une bande de terroristes qui prend en otage un avion rempli de touristes israéliens et le détourne vers l’aéroport de Beyrouth. Ouh, ça sent l‘intrigue politique (ou le film de propagande c’est selon). La Delta Force est évidemment envoyée sur place, même si le capitaine McCoy , joué par un Chuck Norris légendaire, se fait attendre. Il avait effectivement donné sa démission après une foireuse dernière mission (ce qualificatif vaut autant pour la mission en elle-même que pour les moyens mis en œuvre pour la mettre en scène). Mais l’appel du devoir est trop fort et McCoy débarque pour grimper dans l’avion avec ses coéquipiers, une mission périlleuse commence alors !La B.O du film (enfin B.O c’est vite dit car peu de morceaux dans ce métrage) est composée par Alan… Silvestri. Mince Alors ! Le compositeur attitré de Bob Zemeckis qui a composé les musiques de Forrest Gump et Retour vers le futur entre autres ! Il n’y a qu’une seule explication, Menahem Golan le grand manitou de la Canon et réalisateur du film a dû envoyer la Delta Force contre Silvestri ; je vois que ça. Bon après j’avoue que la B.O est le seul truc que j’aime vraiment dans le film avec le Chuck bien sûr !Autre chose ultra surprenante Golan était tellement un génie qu’il arrivait à avoir tout le monde dans ses films à deux francs (ou deux euros). On retrouve donc… Shelley Winters (en mère juive pris en otage), Robert Vaughn, George Kennedy et … Lee Marvin, dans son dernier film en plus.Pour conclure, Delta Force c’est …. un peu raciste (plus qu’un peu même) et très cliché ! Mais il y’a Chuck et sa moto et ça fait toute la différence.Yann RitterRetrouvez les podcasts de CinéMaRadio sur toutes les plateformes podcasts : iTunes, Deezer, TuneIn, Stitcher, SoundCloud, Mixcloud, PodCloud, Spreaker, Apple Podcasts, Bose, Castbox, Podcast Addict, Player FM, Buzzsprout, Pocketcasts, Acast, iVoox, et toutes les autres. http://bit.ly/itunescinemaradiohttp://bit.ly/DeezerCinemaradiohttp://bit.ly/tuneincinemaradiohttp://bit.ly/stitcherCineMaRadiohttp://bit.ly/CastboxCineMaRadio
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20 août 2018 - 00:14:52
PODCAST CINEMA | CRITIQUE DU FILM BASKET DIARIES | Le Cinéma Avec Un Grand A sur CinéMaRadio.Matthieu Blomme se demande dans ce podcast ciné si une bonne pefomance d'acteur(s) suffit sauver un film bof? La réponse dans ce balado cinéma consacré à la performance du beau (et jeune à l'époque) Léonardo Di Caprio.Aujourd'hui on va tenter de résoudre une problématique à travers la question, une bonne performance d’acteur suffit-elle à sauver un film plutôt moyen ? Afin d’illustrer notre propos, nous allons nous servir de l’exemple de Basketball Diaries, réalisé par Scott Kalvert, en 1995, avec Leonardo DiCaprio et Mark Wahlberg. Alors, déjà, de quoi ça parle, en deux mots ? Nous suivons un jeune new-yorkais, Jim Carroll, qui aime bien écrire de la poésie et faire du basket avec ses coupains. Sauf qu’un jour, il goutte à la coke lors d’une petite soirée alcool-claque sur la fesse. Après ça, c’est la dégringolade. Le mec part en vrille, coke, héro, eau de javel, huile de colza, le mec il se shoote avec tout ce qu’il trouve autour de lui. Sauf qu’étant devenu un clochard, il n’a plus un rond. Du coup, il sombre dans la prostitution pour payer ses fixes. Jusqu’à ce qu’il se fasse prendre par la maréchaussée, qu’il ait un retour de conscience, et qu’il devienne, du jour au lendemain, un artiste acclamé. Tout ça, c’est tiré d’un bouquin autobio écrit par le véritable Jim Carroll, un poète américain absolument pas connu par chez nous, qui, vraisemblablement, a vécu tout ce que l’on voit dans le film. Donc, postulat de départ : Basketball Diaries, biopic sur fond d’addiction à la drogue. Ok. Interprété par DiCaprio, à l’époque où il émerge à Hollywood (on est avant Roméo et Juliette et Titanic). Ok, très bien. Jim Carroll. Je ne connais pas plus que ça, mais comme j’aime bien la poésie, pourquoi pas, le parcours du gars peut donner un film sympa. Réalisé par Scott Kalvert. Qui ça ? Scott Kalvert. Qui ? Kalvert ? Non, connais pas. Et pour cause, le mec a pondu des clips entre la fin des années 80 et début 90. Un film intitulé Deuces Wild (Les Voyous de Brooklyn) en 2002. Mouais, non. Et il s’est suicidé en 2014. Ah…Basketball Diaries est un film pété de problèmes. Et le premier d’entre eux, il vient de son réalisateur. Alors, je ne vais pas vous parler du background et du contexte de la période, on s’en fout un peu ici. Le film est une prod’ indépendante, sans grande envergure, ni grande ambition, si ce n’est celle de circuler à travers les festivals, ce qu’il ne fera pratiquement pas. Le souci, c’est que Kalvert, il a beau être motivé par son sujet, il fait, ici, ce qu’il sait faire de mieux, visiblement : c’est-à-dire, un clip-vidéo. Sauf que l’usage des grands angles qui déforment l’image, soit ça n’a aucun sens, soit le sens que c’est censé avoir (du type déformation des repères etc…), ça sonne creux. Car l’effet reste superficiel (et ultra connoté). Et, manque de pot pour lui, c’est devenu un truc daté. En fait, on pourrait comparer ce film à Trainspotting, réalisé avec un phrasé clipesque et sorti à l’exacte même époque. Seulement, pourquoi chez Boyle ça marche et pas chez Kalvert ? Boyle utilise le sujet de l’addiction pour illustrer un contexte social se définissant par toute une série de codes, comportementaux et culturels, s’incarnant, dans le film, à travers la fuite en avant du personnage de McGregor, qui répond, à tout ça, par le refus, en consommant de l’héro. Sauf, qu’à la fin, après la mort de son meilleur ami, il comprend qu’il est, de toute façon, par nature, contraint de supporter une addiction. Aussi, il accepte celle qui lui permettra de vivre comme tout le monde, même s’il est conscient que celle-ci s’établie d’une manière imparfaite, plutôt qu’à la marge, sous le coup d’une addiction autrement plus dangereuse. Je simplifie, mais l’idée est là. Dans Basketball Diaries, on suit DiCaprio claqué au cœur d’un contexte social qui n’est pas bien défini (on est à New-York, mais où précisément ? Et, à quelle époque ? A l’époque du bouquin de Carroll dans les années 60 ? Ou dans les années 90 ?), le type sombre, ensuite, dans l’addiction d’une manière un peu conne, vrillant à vitesse grand V, il est sauvé par Ernie Hudson, mais en fait, non, puisqu’il re-vrille. Et à la fin, il s’en sort en allant au zonz’ (sans qu’on sache vraiment pourquoi il s’en sort, puisqu’il dit lui-même que de chopper de la drogue en taule c’est plus simple que dans la rue, donc quid du déclic) et finis par faire des conférences. C’est quoi, exactement, le message ? A part celui de « la drogue, c’est pas bien ». D’un côté, Boyle travaille sa mise en scène clipesque afin que cela se coordonne correctement avec le propos plutôt grave du film (avec, rappelons-le, un rôle très fort de la BO). De l’autre, Kalvert te fait un clip anti-drogue d’une heure et demie (avec une BO un peu random, à l’exception, peut-être de la scène Riders on the Storm des Doors pendant le match de basket où DiCaprio et Wahlberg sont camés, et encore…). Le problème, c’est que tu ne sais jamais si Kalvert veut parler de la drogue, de la jeunesse, de poésie, de basketball même. Il donne l’air d’avoir pris le sujet le plus intéressant, quand même, la drogue, et d’avoir mixé le reste là-dedans. Et ça donne différents mélanges de genres un peu foireux où les actions s’enchaînent trop vite et trop mécaniquement pour que cela ait un impact réel dans l’esprit du spectateur. A la fin de Trainspotting, on te dit pas « gnagnagna vous avez vu comment je m’en suis sorti, comment la drogue c’est pas bien… ». Non, on te dit « j’ai été un connard différent de vous. Maintenant, je vais devenir un connard comme vous. » A toi, après, de recomposer le sens de cette phrase. Si on te laisse juste avec, « tu as vu les ravages de la drogue ? », bah merci, monsieur le professeur, promis, je me torcherai le cul la prochaine fois que j’irais faire caca. C’est dommage. Car le sujet de Basketball Diaries est tellement important qu’il ne pouvait pas se contenter juste de ça, mis en boîte de cette manière-là. Et pourtant, à côté de ça, on a DiCaprio.Et DiCaprio, ce n’est pas qu’il fait le taff, simplement. Il sauve littéralement le film, le faisant passer de petit film oubliable hyper naïf à « ah ouais, tiens, pourquoi pas ? ». Ca n’a pas l’air énorme, dit comme ça, mais honnêtement, pour le cas de Basketball Diaries, ça change réellement la donne. DiCaprio donne de la valeur ajoutée à des séquences qui, sur le moment, te pose sur ton cul. La scène où son perso est placé en situation de manque par Hudson ou sa confrontation avec sa mère à la toute fin, la scène où il se prostitue dans les chiottes, etc… Tu vas avoir des éclairs de génie sur ces séquences grâce, essentiellement, à DiCaprio, totalement investi dans son personnage. Et, notez-le, quand vous le reverrez, ces scènes donnent le sentiment d’avoir été construites de telle sorte qu’elles se modèlent intégralement autour de la figure de DiCaprio plus que l’inverse, c’est-à-dire utiliser DiCaprio pour raconter quelque chose par l’image. Constamment, vous le verrez en amorce du cadre, ou au centre de celui-ci, même s’il est en arrière-plan. Et ça, pour moi, c’est un aveu d’échec de la part de réalisateur. A partir du moment où tu composes ton cadre pour mettre en avant ton acteur sur le reste, plutôt qu’y implanter ton acteur dans une harmonie d’ensemble, avec différentes échelles, différentes structures dans l’espace, et même une temporalité cohérente, c’est que tu as plus à montrer sur le comédien qu’à raconter toi, en tant qu’auteur. Et je parle de ça, dans le cadre d’un film indé’. C’est p’tet pas vrai, hein ? Si Kalvert était là, il dirait p’tet « mais pas du tout ! tu te trompes ! t’es une pute de dire ça ! ». En tout cas, de mon œil, c’est comme ça que je le reçois. Ce n’est pas mauvais, en soi. Me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est toujours cool de voir un comédien qui joue bien. Mais, là, il y a que ça. Et Kalvert donne le sentiment de se dire, au moins, ça c’est dans la boîte, on ne pourra pas me l’enlever. La défaillance, vous allez rire, pour moi, elle s’incarne en un seul plan. On est dans la scène où les jeunes, sous l’impulsion de DiCaprio, signent un ballon de basket pour leur copain malade. Premier gros plan sur DiCaprio, la mise au point n’est pas bonne. C’est juste de la technique. Ça ne veut rien dire et ça arrive même aux meilleurs (surtout, avec les putains de pellicules). Pour ma part, ça symbolise deux choses : la mise en avant de DiCaprio (présent dans toutes les scènes. En même temps, c’est un biopic, on ne s’en offusquera pas) et une mise en scène fébrile. Ah oui, et ne comptez pas trop sur Mark Wahlberg pour l’épauler, où même les autres, à part peut-être Hudson et Bracco (qui ont l’expérience et ça se ressens). Wahlberg, on n’est pas loin de la caricature du bad-guy. En même temps, rôle hyper mal écrit. A aucun moment, il nous ait possible de nous positionner clairement sur ce perso’. Et Marky Mark, ne sachant pas non plus, cabotine comme s’il était réellement sous coke.Donc, pour répondre à la question, l’acteur ayant un rôle essentiel dans l’esprit collectif du public (il est, pour la plupart, la représentation à travers laquelle nous pénétrons dans le cœur du sujet d’une œuvre), il se peut qu’un comédien puisse délivrer l’œuvre de la banqueroute artistique. Seulement, pour ma part, je n’y crois pas. Si c’est le cas, d’après moi, c’est par pur choix stratégique de la part du réalisateur, conscient, pourtant, que la vérité se situe à 180° de là. Un comédien n’est qu’un rouage de la mécanique filmique. C’est effectivement celle qu’on remarque le plus, en premier. Mais, elle sert à porter un édifice autrement plus important que lui-même (et pour lequel il n’est qu’une simple pièce de puzzle). Un acteur ne peut pas sauver un film par hasard. S’il le fait, c’est parce qu’il a été poussé à ce rôle par une architecture de mise en scène orienté en sa faveur. Et si cette architecture se positionne face à lui, elle n’est, nécessairement, plus centrée sur autre chose. Pourtant, c’est cette autre chose, le plus important. Cet autre chose, c’est le traitement du sujet, c’est le sens de l’intrigue, c’est l’ambition, la créativité. Pas l’acteur. L’acteur, on s’en fout. Le cinéma est tellement inventif qu’en se creusant la tête, tu peux faire un excellent film en partant du sujet de la drogue, sans faire appel au moindre acteur. Certes, ici, on est dans un biopic, c’est normal de mettre en avant l’interprète de Jim Carroll. Ok, mais ça ne change rien. La figure célèbre que tu mets en avant doit obligatoirement passer à travers les filtres de ta mise en scène. Et non l’inverse. Ton sujet est un des éléments de ton architecture cinématique. C’est le traitement que tu apporteras à ce sujet qui compte. Tu peux me faire un biopic en racontant l’histoire du gars à partir du point de vue d’un autre gars. Regarde Amadeus de Milos Forman. Pour ma part, il n’y a pas d’excuse possible. DiCaprio sauve Basketball Diaries avec l’approbation de Scott Kalvert, comme une sorte de cache-misère. Ou alors, Scott Kalvert n’est pas metteur en scène. Il ne comprend pas ce métier, et l’importance de chaque rouage de la mécanique qu’il travaille. Ou alors, il n’a aucun contrôle sur son film, ce qui est possible aussi. Un film ne devient pas un grand film sur un coup du hasard. Un film, s’il se saisit correctement de son contexte et de son sujet, et qu’il parvient, à force de travail, à construire une belle cohérence avec toutes les mixtures de la potion, il a, théoriquement, de grandes chances d’être grand. Un film qui se planque derrière sa tête d’affiche, révélation des Oscars de l’année précédente (rappelons-le), il le fait tout autant volontairement. Il n’y a pas de hasard dans la construction d’une œuvre de cinéma. Aucun réalisateur professionnel ne vous dira, « j’ai fait ça, sans savoir quel sens cela pourrait avoir après coup ». Evidemment. Donc, croire qu’un film peut être sauvé par un comédien, c’est une connerie. S’il est sauvé par un comédien, c’est parce qu’on a bien voulu qu’il le soit pour compenser quelque chose qui brillait un peu moins. Ce n’est pas grave, en soi. Hein. Faut pas pleurer, ça va bien se passer, t’en fais pas. Basketball Diaries n’est pas le seul dans ce cas. Seulement, dans la mesure où, lui (puisqu’on parle de lui), en l’occurrence, a été fait de cette manière, il permet l’établissement d’une lecture ne nous permettant pas de considérer le film comme quelque chose de réussi, au final. C’est sympa à regarder. Mais c’est tout. Et ça fait chier, car en vrai, le sujet, il mérite mieux. C’est un peu comme faire un film sur le SIDA, mais tourner ça comme s’il s’agissait d’une grosse grippe. Bah non. Faut aller plus loin. Faut que le spectateur ressorte de la salle avec des questions autrement plus creusées que celles qui consistent à dire aux copines, « hey, vous avez vu, les filles, comment il joue bien DiCaprio ? ». Poufiasses.Perso, je recommande toujours Basketball Diaries à tous ceux qui aiment bien voir DiCaprio bien jouer. Tous ceux qui aiment bien la drogue, par contre, ça ne vaut pas votre fixe d’héro. Tous ceux qui veulent voir des phoques enculer des pelicans, vous vous êtes carrément trompés d’antenne. Ici, on parle cinéma. Et c’est précisément ce qu’on vient de faire. Comme quoi, on peut être un film plutôt moyen et avoir, tout de même, des choses intéressantes à raconter. Même si c’était pas tout à fait ça, le sujet premier. Matthieu BlommeRetrouvez Toutes les chroniques cinéma du CinéMa Avec Un Grand A sur CinéMaRadio .Retrouvez tous les podcasts du CinéMa Avec Un Grand A sur les plateformes podcasts:Itunes: http://bit.ly/ITUNEScinemADeezer: http://bit.ly/DEEZERcinemAStitcher: http://bit.ly/STITCHERcinemA
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6 août 2018 - 00:11:46
PODCAST CINE | Critique du film culte La Vie Aquatique.Le Cinéma Avec Un Grand A s'intéresse aujourd'hui à l'excellent Film de Wes Anderson « The Life Aquatic with Steve Zissou ». Voici la critique du film La vie aquatique proposée par Yann Ritter dans Le Cinéma Avec Un Grand A sur CinéMaRadio. La vie Aquatique de Wes Anderson s’inspire de la vie de l’océanographe Français Jacques-Yves Cousteau en la parodiant très librement. Steve Zissou, un océanographe excentrique est le chef de l’équipe de recherche qui porte son nom la “Team Zissou”. Après la présentation devant un public circonspect de son dernier documentaire, il décide de conduire son ultime expédition dans le but de retrouver “le requin-jaguar”, responsable de la mort de l'un des membres de son équipage, Esteban. Mais s’il pouvait par la même occasion graver son nom dans l’Histoire il ne serait pas contre. Son équipe présente des membres pas mal toc-toc dans leurs têtes mais tout de même motivés et bien attentionnés. Parmi eux figurent, pour la première fois, Ned Pimpleton, qui est peut être le fils de Zissou et une charmante journaliste d’un magazine Océanographique nommée Jane Winslet-Richardson. Ainsi que son épouse, qui est considérée comme le soi-disant “cerveau de la Team ». C’est comme ça que les apparences et la réalité s’entrechoquent et les illusions tomberont petit à petit pour eux. Après avoir eu affaire à des attaques de pirates pas très commodes ainsi qu’au fameux Requin-Jaguar (qui se transforme vite en quête d’un Moby Dick pour Zissou plus qu’autre chose) Steve comprendra que tout ce qu’il a planifié tombera malheureusement à l’eau (sans mauvais jeu de mots). S’en suivra une aventure remplie de rebondissements, de romances et de comiques improbables qui sont la marque de fabrique incontestable de Wes Anderson. Le film regroupe tous les fidèles d’Anderson. On retrouve donc Owen Wilso en malchanceux fils “potentiel” de Zissou qui essaye tant bien que mal de se faire une place dans la vie déjà bien remplie et codifiée de son père ; Willem Dafoe, quant à lui, joue un personnage naïf du nom de Klaus qui était jusqu’ici celui que Zissou considérait comme son fils. Mais lors de l’arrivée de Ned, une intense rivalité se crée entre eux ; et bien sûr le meilleur pour la fin Bill Murray ! Il faut bien le dire Murray avec son air déconnecté et perdu, pas loin de sa prestation dans le film « Lost in Translation » de Sofia Coppola, capte toute l’attention du spectateur sur lui. Passant de sa relation tumultueuse avec sa femme à une présentation exhaustive et éducative de son bateau, Zissou se révèle multi-facette, imprévisible et sûrement moins perdu qu'il n’y parait. Avec « The Aquatic Life », Anderson quitte l’univers quasi ubuesque de La Famille Tenenbaum, pour s'orienter vers un film dominé par ses couleurs et son visuel enfantin. Mais qu’on ne s’y trompe pas, le ton lui n’a pas changé. Anderson crée des personnages forts et complexes qui vivent des situations … Fortes et complexes. Le jeu de Bill Murray est à l’image de ce principe : son aspect simple et déconnecté de la réalité cache un personnage atypique et certainement triste de ce qu'il devient. Ne communiquant plus que très peu avec sa femme, il n’a plus que la mer et ses documentaires pour vivre. Ce qui rend les méthodes de Zissou, un peu extrémes et assez surréalistes il faut bien le dire ! La vie Aquatique c’est du Grand Anderson, du bon cinéma, de l’originalité et un foisonnement d’idées plus colorées et barrées les unes que les autres. Ne vous attendez pas à une biographie du commandant Cousteau, La Vie Aquatique c’est un hommage à l’image qu’ont pouvait avoir de l’homme au chapeau rouge. Une fable (comme tous les films andersonniens) aquatique, poétique et surprenante. A voir absolument quoi !Yann RitterRetrouvez la Bande Originale du film La Vie Aquatique en écoutant CinéMaRadio, la webradio du cinéma. Titres de la B.O de La Vie Aquatique :Lightning Strike RescueLife On Mars David Bowie
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24 juillet 2018 - 00:08:21
Ecoutez le balado audio / podcast cinéma sur le film The Yakuza sorti en 1974. Yann Ritter vous propose sa critique cinéma du film.Les plus grandes bandes originales de films japonais sont à écouter gratuitement sur CinéMaRadio.L'Histoire : Georges Tanner, qui alimente en armes le Yakusa, n'a pu honorer un contrat. Le chef, Tono, fait enlever sa femme et sa fille. George charge un ami, Kilmer, de les retrouver. Kilmer est confronté aux règles du Yakusa. Il est initié par Ken, un professeur qui l'assistera, avec son sabre, dans sa quête.Première sortie : 28 décembre 1974 (Japon)Réalisateur : Sydney PollackDate de sortie en DVD : 23 janvier 2007Bande originale : Dave GrusinScénario : Paul Schrader, Robert Towne, Leonard Schrader
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9 juillet 2018 - 00:10:57
PODCAST CINEMA | critique du film CLUEDORetour sur un film légèrement timbré et très fifties inspiré du jeu Cluedo. Voici le balado ciné sur le film Cluedo.L'affiche du film Cluedo à retrouver sur CinéMaRadio.Les meilleures bandes originales de films sont à écouter sur la radio du cinéma, la radio soundtracks : CinéMaRadio.
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25 juin 2018 - 00:14:29
PODCAST CINEMA | CRITIQUE DU FILM HULK.Matthieu Blomme dans "Le Cinéma Avec Un Grand A" s'intéresse au film d'Ang Lee réalisé en 2003. Voici le balado audio cinéma sur le film HULK.Et pour écouter les plus grandes musiques de films, ainsi que la bande originale du film Hulk, rendez-vous sur la radio on line consacrée au cinéma, CinéMaRadio .
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11 juin 2018 - 00:12:48
PODCAST CINEMA | Critique du film GOOD WILL HUNTING | CinéMaRadio.Voici le balado audio cinéma, l'émission radio consacrée au cinéma de Yann Ritter avec aujourd'hui le film GOOD WILL HUNTING, grand classique s'il en est! Pour écouter ce podcast ciné facile: c'est ici.Aujourd’hui donc Good Will Hunting de Gus Van Sant qui révéla Matt Damon et Ben Affleck au grand public (en tant qu’acteur mais aussi comme scénariste) et est le premier vrai succès populaire de Gus Van Sant. Une fable sur la vie, et l’injustice mais aussi une éloge à l’éducation inversée se heurtant au système traditionnel. Will Hunting est un jeune orphelin d’un vingtaine d’années vivant de petit boulots et passant le plus clair de son temps avec ses amis dans les bars, à jouer au baseball ou…. à se battre. Mais Will à une particularité il a un savoir immense dû a toutes ses lectures pour oublier sa vie. Il travaille comme technicien de surface au M.I.T, et se fait remarquer par le professeur de math Gerald Lambeau en résolvant anonymement deux équations d’une grande difficulté. Après une énième bagarre il est condamné à la prison, mais Lambeau obtient sa libération. A certaines conditions… Hunting épuise tous les amis psychologues de Lambeau, mais il décide de faire appel à son camarade de chambre à la fac. Sean McGuire, un psychologue veuf, qui ne se remet pas de la mort de sa femme et qui semble être un adversaire à la taille de Will. Après une première séance plutôt musclée il décide tout de même de continuer à le voir. Will découvrira l’amour et prendra conscience de qui il est. Et petit à petit, il se tracera un chemin dans la vie.Et toute cette histoire est accompagnée par la jolie bande originale composée par Danny Elfman. MATT DAMON AU TOP DE SA FORMEMatt Damon joue avec une justesse surprenante, vu son jeune age, il sait être touchant et marquant durant tout le film. Il crée un personnage complexe et rebelle qui peine à avancer et à trouver son chemin dans ce monde qu’il ne veut pas intégrer. ROBIN WILLIAMS MAGISTRALRobin Williams, bon que dire, même en n’ayant pas le rôle principal il reste extraordinaire. Sean McGuire est un être torturé et pas si supérieur à Will qu’on pourrait le penser. La relation Will/Sean est forte, brutale, touchante et inattendue. Peut-être pas si loin de la relation entre les deux acteurs. ET EN BONUS BEN AFFLECK Ben Affleck , notre Batman de service et accessoirement meilleur ami de Matt Damon dans la vie, bien que n’ayant pas un grand rôle dans le film, tire tout de même son épingle du jeu. Mention spéciale à la scène du négociateur en chef ou de son monologue face à Will. Le film par sa mise en scène sobre, nous raconte une histoire qui joue sur toute la palette des émotions autant pour les acteurs que pour le spectateur. Un scénario fort, écrit par ses interprètes donnant ainsi un point de vue tout particulier à cette histoire. A LA RÉALISATION, GUS VAN SANTGood Will Hunting est le film le plus conventionnel de Gus van Sant, sentant pour ainsi dire la commande à plein nez vu le pédigree du personnage. Un casting hollywoodien, un argument classique tout pour faire de Will Hunting un film à oscars. Mais ça n’empêche pas le cinéaste d’avoir une mise en scène généreuse montrant toute les émotions de ses personnages. Il arrive à dépeindre avec brio la naissance des sentiments entre eux à l’image de la relation entre Sean et Will se tissant au gré des séances et de l’apprentissage de ce dernier. Mais aussi l’amour, avec le personnage de Skylar plus profonde que l’image de bourgeoise que Will se fait vite d’elle. La nuance de tout ça sera ma conclusion, le film au détour de quelques plans, de par le jeu de Damon ou de Williams nous démontre qu’avant d’être une histoire ou une œuvre c’est avant tout un film humain, loin de la définition du cinéma vue par les américains et c’est peut-être là que réside tout le génie du métrage.
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27 mai 2018 - 00:14:39
PODCAST CINEMA : Retour sur le film d’animation Akira de Katsuhiro Otomo (critique de film)Retour au Japon pour ce que l’archipel fait de mieux ou en tout cas exporte le mieux : l’animation.Akira : Je sais que ce film de Katsuhiro Otomo évoque beaucoup de choses à certains d’entre vous mais pour les autres : Tokyo, 16 juillet 1988 un cataclysme nucléaire ravage le pays. En 2019, après la troisième guerre mondiale Néo-Tokyo, cité construite sur les décombres de l’ancienne cité nippone est une ville corrompue et envahie de gang de motards. Une nuit l’un d’entre eux, Tetsuo, a un accident en essayant d’éviter un jeune garçon aux aspects de vieillard. L’armée capture le motard et lui fait subir des tests pour un projet Top secret pour repérer et développer les dons parapsychologiques des cobayes. Tetsuo s’enfuit et rejoint sa bande, mais sous les yeux de son chef Kaneda, il devient incontrôlable et violent. En parallèle, dans les sphères politiques et militaires on murmure le nom d’Akira sorte de Messie nucléaire pour certains groupuscules religieux. Ce nom est lié au projet auquel Tetsuo a été obligé de participer mais l’avenir de ce dernier divise les pouvoirs, les politiques veulent arrêter les frais tandis que les militaires veulent à tout prix poursuivre ce projet fou. En apprenant l’existence d’Akira et de sa puissance quasi illimitée, Tetsuo de plus en plus puissant et incontrôlable se met en quête de le trouver pour arrêter ses maux de têtes. Mais très vite ce dernier ne contrôle plus rien et se fait dévorer par la puissance d’Akira.  « Si on vous dit que le dessin animé c’est pour les enfants n’en croyez rien et balancez le DVD d’Akira a la tronche de celui qui vous dit ça ! » Choc. C’est le premier mot qui vient en revoyant les premières images et pas seulement parce que la première est la destruction de Tokyo par le feu nucléaire. La qualité d’animation, particulièrement, les arrière-plans, l’action qui démarre sur les chapeaux de roues c’est le cas de le dire: tout est fait pour vous immerger dans ce monde pessimiste mais tellement fascinant. On découvre cette bande de loubards, très loin du modèle Goonies qui était monnaie courante à l’époque. Et on est étonné par tant de personnalités et de charisme de la part de personnages animés, loin très loin des personnages de Disney très unilatéraux. Si on vous dit que le dessin animé c’est pour les enfants n’en croyez rien et balancez le DVD d’Akira a la tronche de celui qui vous dit ça.
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14 mai 2018 - 00:18:07
Predator 2 / Le CinéMa Avec Un Grand A sur CinéMaRadio.By Matthieu Blomme.
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30 avril 2018 - 00:14:25
SAW 3D : Chapitre FinalMatthieu Blomme vous refait vivre l'univers de Saw : vivre ou mourir à vous de choisir!Si je vous dis scénario complètement alambiqué, horror porn ou torture porn, jeu macabre, film à tiroir, vous pensez évidemment tous aux… « Bronzés 3 »… Je plaisante. Enfin, … je plaisante… Etant donné que j’ai tendance à associer ma définition du mot « porn » avec l’image de Josiane Balasko, la plaisanterie revêt quel... Bon, bref, on s’en fout, c’est pas le sujet. En 2004, le réalisateur James Wan, futur réalisateur connecté avec l’au-delà, s’attachant aussi bien à mettre en scène des fantômes dans Conjuring qu’à les modéliser directement en CGI dans Fast and Furious 7 (ouais, elle est sale celle-là, mais bât les couilles), se lance dans le bain hollywoodien avec un modeste film d’horreur appelé à devenir une espèce de film culte, qui allait, naturellement, générer un nombre incalculable de séquels. De nos jours, la franchise Saw, puisque c’est de cela dont il s’agît, dont le personnage principal John Kramer devînt aussi célèbre que les Freddy Krueger, Jason Voorhees, Michael Myers, et autres pourritures dans le même genre, comme Chucky, Leatherface ou Nadine Morano, entretient, non sans quelques allers et retours (mais quelle franchise de l’horreur ne passe par là ), un capital sympathie dans le souvenir des quelques-uns s’étends risqués dans les salles obscures à chaque période de la Toussaint pendant 7 ans au cours des années 2000. La saga Saw est restée dans les mémoires par son script puzzléifié, à base de méga retournements de situations, de quiproquos, défauts d’interprétations des personnages et autres mise à l’échec et mat 75 coups à l’avance. Evidemment, tout ceci ne serait pas de l’horreur sans séquence de tortures, moments macabres, des bras arrachés, des lambeaux de peau déchirés, des visages scarifiés, bref tous les trucs qu’on ne retrouve généralement pas dans les épisodes de Oui-Oui. Saw, c’est 7 films d’un canon, disons de base + un reboot sortie l’année dernière. Alors, on va pas revenir en détails, ici, sur chacune des œuvres composants cette saga pleine d’allégresse et de bonne humeur. On va plus spécifiquement s’intéresser au dernier film avant le suivant… Voilà. C’est Saw 3… D… Du coup, à ne pas confondre avec Saw 3. Saw 3, c’est pas Saw 3D. Ils portent presque le même titre mais y’en a un en 3D, l’autre pas. Et 3D c’est le 7, en fait. Qui s’appelle aussi « Chapitre Final », mais c’est pas le dernier en vrai. Il y’en encore un derrière. Celui-là, c’est le reboot. Il s’appelle Jigsaw. A ne pas confondre avec Le Mystère de la Villa Blanche, un thriller de 1962 dont le titre original est Jigsaw… Je vais roter. Je vais vraiment roter.Préalablement, je ne saurais trop vous conseiller de revoir les 7 films de la franchise originale avant de continuer à écouter cet enregistrement, parce qu’on va spoiler comme des grosses biatches ! Alors, nous sommes au cul du 6, on retrouve le détective Hoffman, héritier plus ou moins légitime de Kramer, mort depuis le 3, piégé par la femme de celui-ci qu’on a découvert dans le 4 par le biais de flashbacks d’évènements situés avant le 1er… Je m’arrête un instant, je te conseille de prendre un papier et un crayon là, parce que ça va être chiant… Du coup, l’étau se resserre sur Hoffman, qui prend quand même le temps de finir le boulot en piégeant les derniers figurants qui restent dans cette saga. Sauf qu’en parallèle, se joue la mise à l’épreuve d’un gars qui prétends être une ancienne victime du Jigsaw alors qu’en fait, gros mytho, le mec a juste voulu surfer sur la vibe. Du coup, piège, piège, piège, Hoffman finit par effectuer ce qu’on appelle au quebec, un « coup de bigot à une proximité », pour s’en sortir. Sauf, que retournement, on t’apprend que c’est le Dr Gordon du premier film qui gère depuis le début, les intérêts du tueur. Il baise Hoffman… enfin… Vous m’avez compris, il le coince dans un piège et voilà, boum, ça fini comme ça. Et le tout est en 3D. C’est con, comme film. C’est très con.Jusqu’ici, la saga Saw s’est structurée, certes, de manière bancale, mais plutôt logique de telle sorte qu’un personnage par exemple, était lointainement introduit dans un volet précédent, jouait un rôle plus central dans l’œuvred’après, et finissait par se faire dézinguer dans le suivant. Je vulgarise, mais c’est un peu cela. Les personnages et leurs « destins », dans la franchise, étaient intimement liés à la narration de l’œuvre, elle-même se renouvelant par une intrigue parallèle autour d’un autre perso’ de fonction dont le rôle est de passer les épreuves. Et à la fin, bim, les deux intrigues se croisent pour en faire qu’une, celle-ci mettant, de surcroît, le pied à l’étrier pour le film d’après. Le problème, avec Saw 3D, c’est que tous les personnages clés introduits et développés dans les premiers volets sont presque tous déjà morts. Il n’en reste plus que deux, Hoffman et Jill, au cœur de la narration et ce sont deux perso’ qui, à ce moment-là, ne peuvent plus rien apporter en terme de caractérisation, puisque tout a déjà été dit avant. Le problème, c’est que tu as beau avoir introduit ces perso’ là, précédemment, là, le nouveau film les fait presque repartir à zéro en les limitant qu’à leurs seules fonctions de perso’ qui doit vivre ou crever. Ça c’est le premier point, et c’est, à la limite, pas le plus grave. Le problème, c’est qu’autour d’eux, le film se force à poser de nouveaux personnages qui eux vont faire avancer l’intrigue alors que jamais, auparavant, il n’a été fait mention d’eux. Pire, la saga nous dit depuis 6 films que ce que l’on voit correspond à tout ce qu’il s’est passé. Le 7 nous dit, par facilité, « non, non mais y’avait d’autres pièges, y’a eu d’autres survivants en off des films » notamment lors de la réunion des anciennes victimes du Jigsaw. Et ça, c’est fatal, ça te tue le puzzle narratif de la saga. Je m’explique. Prend un puzzle Ravensburger. Tu le termines et là, tu vois que tu as environ 30 pièces sur 100 supplémentaires, d’un autre puzzle incomplet (du coup) en plus du puzzle que tu as toi-même terminé. T’en fais quoi des 30 pièces, tu t’en branles, tu les jettes, tu as ton puzzle. Bah Saw 3D c’est ça. Un film en trop. Et c’est con car sur le papier ça se pose là.Par exemple, faire de Gordon le complice de Kramer, ok. Boucle bouclée, why not. Mais c’est tellement mal introduit, dans les dernières 5 minutes du film, qu’on l’observe cela presque comme une parodie, un pastiche. Genre la révélation de trop mais on s’en fout, on en est plus là. Le film semble à la fois se précipiter et prendre son temps pour raconter quelque chose qui tombe un peu à plat. La raison : le background. La prod’ ne voulait pas conclure trop vite cette franchise, qui devait, au fil des œuvres, fonctionner en double quatrain (les 4 premiers ensembles, puis les 4 suivants). Aussi, après le 6 d’une facture plutôt correcte, l’idée était de poser deux pièges de plus, une intro à la conclusion et une conclusion. Sauf que les chiffres du box-office tombant de films en films, et le méga-hit de Paranormal Activity qui vola l’affiche de Saw 6 fin 2009 a inquiété les producteurs qui se sont dit, « on a fait notre temps, faut resserrer, et comme Avatar a relancé la 3D, on va faire un départ en fanfare sur un seul dernier grand volet ». Résultat, une intrigue resserrée à mort et un déluge d’hémoglobine en 3D en plus. D’ailleurs, le film est en France, à ce jour, interdit au moins de 18 ans. Cela veut dire que tous les milléniaux n’ont pas le droit de regarder ce film. Priver la jeunesse d’un si bel apport à la culture, c’est tellement dramatique. La vérité, c’est que si je fais cette chronique aujourd’hui, c’est pour vous parler de cette brosse à chiotte qu’est l’Association Promouvoir. En France, il existe une association de catho’ intégriste capable de saisir le Conseil d’Etat pour faire sauter le Visa d’exploitation de certains films, sous prétexte que c’est violent, que y’a trop de cul, que gnagnagna… Alors, sur le principe, j’ai rien contre l’idée qu’il faille poser des limites, justement pour éviter qu’un môme venu voir Le Monde de Dory au cinéma se retrouve face à une scène de trash-bukkake avec des grosses bites prète à l’éjac’ faciale, et en 4D, ce qui te permet, en plus, d’en ramener à la maison. Mais, ça, c’est le boulot du CNC. Que Promouvoir puisse pousser le Conseil d’Etat à se substituer au CNC pour interdire, arbitrairement, des films plutôt que d’autres, sur une base de critères largement contestables, ça, clairement, c’est n’importe quoi. Non parce que Saw 3D ok, Saw 3, aussi, mais les autres ? Tous les films de cette saga sont violents. Sans parler des Hostels ? Sans parler de 50 nuances de Grey ? Tu rigoles, ils ont essayés de faire interdire cette purge de neuneu pour midinettes qui confond bukkake avec cheesecake. Rejet, évidemment. Et heureusement (quoique). Cela veut dire quoi ? Cette association met en lumière le décalage entre une idée de la censure et l’époque dans laquelle on vît. D’une, on ne va pas me faire croire qu’aucun millenial n’a vu Saw 3D. Si tu veux lutter contre une pratique, ne fait pas des exemples, car dans l’époque où l’on vît, cela va se retourner contre toi. Si tu veux lutter contre une pratique, critique une démarche d’ensemble, organise des débats, prends de la hauteur vis-à-vis de ton sujet, contredit et fais-toi contredis. Mais n’arrive pas comme ça comme un gros rageux en disant, « fermez vos gueules je veux faire interdire ça » sans tenir compte de l’ensemble des paramètres sociaux qui ont permît à une œuvre comme Saw 3D de voir le jour. Parce que même si le film, en soit, est pourri. Il a quelque chose à raconter, il dit quelque chose sur la manière dont les productions se font à partir d’enjeux commerciaux, il évoque une histoire sur l’évolution des tendances, et sur les multiples aspects politiques et sociaux qui génèrent celles-ci. Saw, par exemple, et le genre du torture-porn plus généralement, renvoie, politiquement, au choc profond ressenti, dès avril 2004, à la diffusion des images de tortures de prisonniers de guerre irakien à la prison d’Abou Ghraib. Pourquoi Paranormal Activity a pris le relais, parce qu’entre temps, YouTube a émergé, apportant avec lui, son lot d’images virales amateurs. Et pourquoi Conjuring, Insidious, etc… parce que philosophiquement, on incarne à l’extérieur ce que l’on est intérieurement. Et que la névrose sociale de notre temps pousse notre conscience à nous plonger dans des substituts symboliques, issus originellement du répertoire expressionniste. Et ces films apparaissent comme les miroirs de notre temps. C’est valable aujourd’hui, c’est valable depuis Le Cabinet du Docteur Caligari, Nosferatu et Dr. Mabuse.En conclusion, Saw 3D, c’est de la merde, mais nier son existence, comme veut le faire Promouvoir, c’est nier ce qui définit notre monde, dans toute sa beauté ou toute sa laideur. Et c’est extrêmement dangereux de raisonner ainsi, car c’est la porte ouverte à tous les totalitarismes. Et je préfère de loin perdre 1h30 de mon temps devant un film pareil que d’imaginer un seul instant, que l’avenir puisse s’écrire sans lui, ce qui nous empêcherait, en conséquence, de compléter le grand puzzle de notre propre discernement vis-à-vis du monde qui nous entoure. Et ça, clairement, ce serait très, très con. Plus con que le film lui-même. Je finirais par une citation que je dédie à Promouvoir : « Pas de Saw 6, pas de Saw 7, pas de branlette ». Merci. Au revoir. Ah merde… Ah non… Ah ouais non… Oui, on avait dit pas de jeux de mots, Lâche le levier… Lâche le levier…
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20 avril 2018 - 00:13:08
Retour sur un film culte de l’année 87 : Good Morning Vietnam de Barry Levinson.Dans ce film Robin Williams nous prouve, si on en avait encore besoin, qu’il est capable de l’humour le plus vif !Des improvisations les plus folles (c’est d’ailleurs sa prestation d’Adrian Cronauer qui lui permettra plus tard de doubler le génie dans le Aladdin de Disney) dans lesquelles Il se lâche complètement, il improvise dans tout les sens, fait des voix, raconte des vannes, un vrai One Man Show ! Williams, par son génie comique, transforme ce héros de la guerre à la vie bien moins fantasque en héros de film et crée un personnage tout en nuances et en subtilité.
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