La Poudre

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Lauren Bastide reçoit dans une chambre d’hôtel une femme inspirante, artiste, activiste, politique pour une conversation intime et profonde sur son enfance, sa carrière et ses combats.Comment les femmes qui font le 21ème siècle ont-elles été façonnées par l’éducation qu’elles ont reçue, les invectives de la société, leur rapport à leur corps ?Un nouvel épisode, un jeudi sur deux.La Poudre was created by journalist, feminist activist and co-founder of Nouvelles Écoutes Lauren Bastide in order to offer women a safe space to express themselves.La Poudre is a one-hour long intimate, in-depth conversation with an inspirational woman. Artists and activists join Lauren on her podcast to talk about their path, career and experience with being a woman in our world.Some episodes of La Poudre are dubbed in English. Look for the ?? !

98 épisodes

9 janvier 2020
Yseult, la compositrice, chanteuse et toplineuse à la voix d’or est l’invitée du 63e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, de scène et de pouvoir.L’édito de Lauren : Ah ! Vous êtes là !Bienvenue en 2020. Pour célébrer cette nouvelle décennie, je vous offre la voix du futur.Résumé de l’épisode :Yseult est née le 18 août 1994 à Paris. Elle passe son enfance de déménagement en déménagement (15:10) et n’a pas toujours eu la relation apaisée qu’elle a aujourd’hui avec ses parents (16:32). Son adolescence bat au rythme de son envie de faire de la musique (21:20) malgré l’incompréhension de sa famille. Encore au lycée, elle chante à Montmartre sur les marches du Sacré-Cœur. À 18 ans, elle passe les castings et est sélectionnée pour La Nouvelle Star. Elle y fait l’expérience d’un rapport parfois très dur avec la presse et une partie du public (33:01) malgré son talent indéniable. Après cette émission où elle finit deuxième, elle sort un premier album mais se débat avec le sexisme et le racisme de l’industrie musicale (40:40). Au creux de cette vague, elle est contactée par ASOS pour être l’une de leur mannequin grande taille. Une expérience très positive sur le chemin de sa relation avec son propre corps (48:22). Elle n’abandonne pas la musique, loin de là, et revient avec un projet très personnel en 2019 en commençant avec le single Rien à prouver. Étant l’une des seules femmes noires du paysage musical français, elle évoque la solidarité, notamment avec Lous, qu’elle ressent comme nécessaire pour affirmer la place qui leur revient (39:17). Exaspérée par le fonctionnement de ce milieu qu’elle trouve absurde et très souvent injuste, elle crée son propre label pour pouvoir produire sa musique et celle des artistes qui la touche (44:40). Rendez-vous en 2020 pour voir la suite de sa révolution de l’industrie musicale !Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-MahieuProgrammation et coordination : Gaïa MartyMontage et mixage : Marion Emerit
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26 décembre 2019
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.L’immense autrice et penseuse Maggie Nelson est l’invitée du 62e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de Judith Butler, de violence et d’amour.L’édito de Lauren :C’est drôle, ces derniers jours les bleuets sont apparus parmi les coquelicots et les pissenlits dans la petite prairie qui borde la rivière.Les cueillir et les faire sécher entre les pages 58 et 59.Au fond de l’eau un reflet lapis lazuli attire mon regard.Je plonge ma main dans l’eau. Je ramasse l’objet. C’est un morceau de mosaïque, ou peut-être un carreau de piscine. Bleu comme la rivière. Bleu comme les bleuets. Bleu comme un coup sur ma cuisse, comme mon âme les soirs d’été, comme l’encre de mon stylo sur mon carnet.Résumé de l’épisode :Maggie Nelson est née en 1973 à San Francisco où elle a grandit (08:50). Ses parents, amours de jeunesse mariés jeunes, divorcent un an avant que son père ne meurt d’une crise cardiaque. Un drame qui marque son adolescence (17:16) autant que les récits familiaux, dont celui de sa tante Jane, la sœur de sa mère, morte assassinée (25:08). Elle déménage à New York pour faire ses études et y rencontre des figures littéraires telles qu’Eileen Miles et Annie Dillard qui se révèleront très importantes pour l’autrice qu’elle est en train de devenir. Elle publie de la poésie dès 2001 et sort son premier premier essai en 2005, Jane, a Murder où elle se confronte à l’histoire de sa tante qu’elle retrace et explore. À la publication de ce livre, par un concours de circonstance le dossier de l’assassinat de Jane est rouvert. Ce procès sera le thème de son premier roman, Une partie rouge (2009) où son style d’écriture, entre notes très structurées et référencées, autofiction et poésie se déploie déjà avec brio (14:20). Elle complètera cette trilogie sur le rapport des femmes à la violence par The Art of Cruelty, un essai paru en 2009, en même parallèle de Bluets, un recueil de pensées autour du bleu dans lequel elle dissèque les ressorts de la dépression (37:10). En 2015, elle publie Les Argonautes, un nouveau roman hybride autour – entre autre – de sa grossesse et de la transformation de son compagnon Harry (54:36). Ce livre, traduit dans une dizaine de langues met son nom sur le devant de la scène littéraire mondiale. Sa pensée, profondément queer, complexe et limpide à la fois, lui vaut une reconnaissance dans de nombreux pays et un lectorat déjà en attente de son prochain écrit. Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La voix française de Maggie Nelson est incarnée par Marie Labory, merci à elle.La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-MahieuTraduction : Céline LeroyProgrammation et coordination : Gaïa MartyPrise de son voix française : Charles de CilliaMontage et mixage : Marion Emerit
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26 décembre 2019
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.The incredible author and thinker Maggie Nelson is the guest of the 62nd episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about Judith Butler, violence and love.Lauren’s forewordIt’s funny, these past few days, bluets have appeared among poppies and dandelions in the small meadow near the river.I gathered them and put them to dry between the pages 58 and 59.In the river, a lapis lazuli sparkle catches my eye in the water.My hand dives in.I take the object. It’s a piece of mosaic, maybe a swimming pool tile. As blue as the river. As blue bluets. As blue as a bruise on my thigh, as my soul on summer evenings, as my pen’s ink on my notebook.Episode summaryMaggie Nelson was born in 1973 in San Francisco where she grew up (08:50). Her parents, high-school sweethearts who were married very young, divorced a year before her father’s death from a heart attack. This tragic event, as well as her family’s story – especially her mother’s sister murder – left their mark on her adolescence (17:16). She moved to New York to go to university and met there important litterary figures such as Eileen Miles or Annie Dillard who both influenced and inspired the young writer she was becoming. She started publishing poetry in 2001 and Jane, a Murder, her first essay in which she explored and confronted her aunt’s death, went out in 2005. Coincidentally, the trial on Jane’s death was reopened at the same time. She published her first novel on the subject, The Red Parts, in which her writing style, between very structured notes and references, autofiction and poetry bloomed (14:20). She completed a trilogy on women and violence in 2009 with another essay, The Art of Cruelty, published the same year as Bluets, a collection of thoughts on the colour blue in which she explores depression’s intricacies (37:10). In 2015 she published The Argonauts, a new hybrid novel revolving around her pregnancy and the parallel transformation of her companion, Harry (54:36). This book, published in a dozen foreign languages, puts her at the forefront of world literature. Her sharp, complex and subtle writing and queer thought gives her recognition in many countries and a wide audience already waiting on her next book.Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-MahieuProduction assistant : Gaïa Marty Editing and mixing : Marion Emerit
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19 décembre 2019
Quelle place pour les femmes artistes dans les collections des musées ? À quel prix sont vendues leurs œuvres sur le marché de l’art ? Combien sont-elles dans les écoles d’art, dans les galeries, dans les manuels d’histoire ? Les femmes artistes peuvent-elles vivre de leur art ? Camille Morineau, commissaire d’exposition, Fabienne Dumont docteure en histoire de l’art et critique et Aïcha Snoussi, artiste plasticienne en ont débattu au micro de Lauren Bastide lors d’un enregistrement public le 4 avril 2019 au Centre Pompidou. Résumé de l’épisode :Pour ouvrir la discussion, Camille Morineau, Aïcha Snoussi et Fabienne Dumont exposent chacune l’élément déclencheur qui leur a fait prendre conscience du biais sexiste présent dans le milieu de l’art (05:45). Elles œuvrent toutes pour en déboulonner les barrières et en détricoter les injonctions. Camille Morineau, par exemple, a monté l’exposition majeure « [email protected] » à Beaubourg en 2009 à partir des collections du musée, (09:36) confirmant ses intuitions profondes : les femmes artistes sont nombreuses, elles ont œuvré dans tous les champs de la création et elles ont, pour beaucoup été mises de côté. Fabienne Dumont, elle, s’est attaquée à exhumer et mettre en lumière l’histoire des des femmes artistes féministes des années 1970 (14:53). Quant à Aïcha Snoussi, elle rend hommage à celles qui l’ont précédée et inspirée (19:25) dans son cheminement vers la déconstruction de toutes binarités (21:13). Interroger l’art des femmes est parfois résumé à interroger s’il y a un art féminin (23:48), une affirmation que les trois invitées de Lauren Bastide contestent. Elles soulignent cependant le profond sexisme qui imprègne l’histoire de l’art (26:21), nécessitant beaucoup de travail pour rectifier l’invisibilisation dont elles sont victimes. Une invisibilisation d’autant plus forte pour les femmes racisées comme le rappelle Aïcha Snoussi (29:53). Enfin, elles clôturent cette passionnante discussion en mentionnant que ce travail de longue haleine pour faire rentrer les artistes femmes dans les manuels et dans les musées (38:00) doit être doublé d’un soutien financier pour contrevenir à la précarité qui les touche plus que leurs homologues masculins (48:25).Achetez des œuvres d’artistes femmes, bonne écoute et continuez de faire parler La Poudre !La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation du générique : Aurore Meyer-MahieuPrise de son : Charles de CilliaProgrammation et coordination : Gaïa MartyMontage et mixage : Marion Emerit
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12 décembre 2019
Aloïse Sauvage, artiste aux multiples talents, est l’invitée du 61e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de cirque, de danse et de chant.L’édito de Lauren :Comment allez-vous ? Comment allez-vous vraiment ? Comment va votre corps ? Comment va votre esprit ? Si je fais silence, là, pendant cinq secondes… ça semble long hein ? Vous avez ressenti quoi ? Moi, un léger mal au crâne, une petite tension au bas du ventre et dans mon dos aussi, au niveau des cervicales. Et au loin un bruit diffus dans ma tête. Une sorte de brouhaha fait de colère, de peur, de honte. Y a rien à faire. Il est là. Même quand je reçois de la tendresse, même quand je marche dans la forêt, même quand je regarde mes gosses.Parfois j’aimerais qu’on me débarrasse de ce sentiment diffus. J’aimerais que tout le monde m’aime et me comprenne, c’est humain. Mais les autres n’y peuvent rien. Il n’y a qu’une personne au monde qui puisse me libérer de ce bruit : c’est moi. C’est moi quand je m’accepte telle que je suis, avec mes failles, mes erreurs. C’est moi quand je lâche prise. Alors j’essaye. Je respire. J’y arriverai. J’ai toute la vie. Et vous aussi.Résumé de l’épisode :Aloïse Sauvage est performeuse, circassienne, danseuse, chanteuse et actrice, elle a ainsi de nombreuses et talentueuses cordes à son arc (04:56). Née le 25 septembre 1992, elle a grandi au Mée-sur-Seine (11:14) et garde de très bons souvenirs de son enfance et de son adolescence dans cette petite ville du 77 (18:30). Hyperactive depuis son plus jeune âge (23:20), elle joue de plusieurs instruments de musique et fait du break dès le collège. Elle s’intéresse très tôt au rap, inspirée par ses textes engagés, rythmiques et puissants (28:23). Après le lycée, elle se forme à l’académie Fratellini, l’une des plus prestigieuses écoles de cirque contemporain (34:34). Elle a été entre autres l’une des interprètes de Raphaëlle Boitel, l’une des grandes créatrices de cirque contemporain d’aujourd’hui. Si elle se définie circassienne, c’est aussi parce que cette discipline lui permet de ne pas choisir entre théâtre, danse et musique, ce qu’elle continue à mettre en pratique dans ses propres performances scéniques (40:37). Elle incarne une vraie liberté dans sa façon de refuser les cases de la création mais aussi dans celle de se réapproprier les étiquettes : elle donne ainsi son propre sens à celle de « femme » (42:23) dans son cheminement et apprend à s’assumer, comme individu, comme chanteuse (56:03) ou encore comme actrice, notamment dans le film 120 battements par minute où on a pu la voir en 2017. Une voie qu’elle se trace avec brio malgré les doutes, et dans laquelle elle porte sa vision de la société, moins genrée, moins hétéronormée (01:02:08), toujours plus fluide et incandescente.Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-MahieuProgrammation et coordination : Gaïa MartyMontage et mixage : Marion Emerit
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28 novembre 2019
Priscillia Ludosky, lanceuse d’alerte et militante, est l’invitée du 60e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de démocratie, de résistance et d’écologie.L’édito de Lauren :Sortir. Marcher. Brandir des pancartes. Lever les poings. Crier. Protester. Contester. Refuser. Persister. S’unir. S’élever. Se soutenir. S’allier. Être gazé·e·s. Être frappé·e·s. Être ignoré·e·s. Recommencer.Résumé de l’épisode :Priscillia Ludosky est née en 1985 en banlieue parisienne où elle grandit (10:50). Poussée vers une profession sécurisante par sa famille, elle travaille pendant onze ans dans la banque (16:12). En 2017, elle amorce un changement de carrière et crée sa propre entreprise de cosmétiques bio. Le 29 mai 2018, elle met en ligne une pétition fouillée et sourcée pour protester contre la hausse du coût du carburant après avoir découvert que les nouvelles taxes ne finançaient en rien la transition écologique, comme annoncé pour les justifier (25:12). Véritable lanceuse d’alerte (32:25), sa pétition recueille en quelques mois des centaines de milliers de signature : c’est l’un des principaux déclencheurs du mouvement des Gilets Jaunes. Le 17 novembre 2018, elle prend une part active au premier rassemblement national de celui-ci et s’engage à long terme dans cette lutte. Au sein du mouvement, elle accepte de prendre une place en tant que porte-parole de tou·te·s celleux qui ont signé sa pétition, mais ne s’attribue jamais un rôle de leadeuse. Sa mesure et sa mise à distance des forces politiques tentant de s’approprier son discours lui valent une légitimité et de nombreuses plateformes dont elle fait bon usage pour continuer à porter les enjeux du mouvement, comme le référendum d’initiative citoyenne (44:30). Aujourd’hui, elle continue le combat entamé il y a un peu plus d’un an et montre son engagement dans les causes qui lui tiennent à cœur, dont la lutte contre les violences policières (59:40) ou celle pour de vraies politiques écologiques (01:06:05). Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation de l’introduction et générique : Aurore Meyer-MahieuProgrammation et coordination : Gaïa MartyMontage et mixage : Marion Emerit
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25 novembre 2019
Nouvelles Écoutes présente Intime & Politique, un flux de podcasts féministes produits par Nouvelles Écoutes et proposés par Lauren Bastide.Intime & Politique, ce sont des documentaires sonores de 4 à 6 heures qui s’attaquent aux racines des discriminations sexistes et des stéréotypes de genre. Dans cette première saison, trois réalisateur·ice·s activistes exploreront la thématique des corps sexués des femmes et proposeront de décaler les regards pour faire évoluer les comportements et les mentalités, à travers d’intenses plongées sonores et sensorielles dans le quotidien des femmes.Pour vous abonner : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/intime-politique/id1488643718Et pour suivre toute l’actualité de l’émission, abonnez-vous au compte @intimeetpolitique_ne sur Instagram.
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14 novembre 2019
Marie-Noëlle Battistel, députée, Lisa Carayon, maîtresse de conférence en droit, spécialiste des questions du droit à disposer de son corps et Sharlen Sezestre, chargée de plaidoyer international au Planning familial étaient au micro de Lauren Bastide le 12 juillet 2019 dans le cadre d’un enregistrement public à l’Assemblée nationale pour les vingt ans de la Délégation aux droits des femmes.L’édito de Lauren :C’était le le 12 juillet dernier, à l’Assemblée Nationale. La Délégation aux droits des Femmes de l’Assemblée, et sa présidente Marie-Pierre Rixain, m’avaient invitée à enregistrer un épisode de La Poudre. Franchement j’en ai vu des lieux prestigieux, j’en ai vécu des moments dingues, mais ce jour-là j’avais un petit pincement au ventre inédit. Un certain sentiment de gravité.J’ai voulu qu’on parle du droit à l’IVG. Ce droit que l’Assemblée Nationale a donné aux femmes le 17 janvier 1975. Ce droit qu’on pourrait tout aussi bien nous enlever. Vous étiez nombreuses ce jour-là, dans la salle. L’émotion était forte. Je suis fière de partager ce moment avec vous aujourd’hui.Description de l’épisode :La loi Veil du 17 janvier 1975 est l’un des tournants historiques majeurs de l’histoire récente des droits des femmes. Pourtant, dès le début des échanges, Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent à quel point les compromis politiques qu’avaient dû faire Simone Veil pour faire adopter ce texte ont situé la loi dans le champs du médical, de l’exception et de la négociation sur le droit des femmes à disposer de leurs corps (09:57). Avec Marie-Noëlle Battistel, elles insistent sur la fragilité de l’acquisition de ce droit (14:02) et sur les forces politiques qui le menacent aujourd’hui. Après une remise en question de la nécessité-même d’une loi (21:08), elles s’interrogent sur celle du délai d’accès à l’IVG, dont les bornes temporelles sont encore en discussion aujourd’hui (23:02). Elles balayent également les questions cruciales de la double clause de conscience, pesant encore aujourd’hui sur la possibilité des femmes de se voir refuser l’intervention par les praticien.ne.s consulté.e.s (31:04), la limitation géographiques causée par la réduction du nombre de médecins présent.e.s et de centres accessibles (31:58) et celle de la remise en question de la médicalisation de cet acte (37:28). Si certaines des limitations ont été supprimées depuis le vote de 1975, comme la clause de détresse par exemple (45:28), ou l’entretien obligatoire (50:47), et si certaines avancées ont pu voir le jour comme le délit d’entrave voté en 2017 (53:04), Lisa Carayon et Sharlen Sezestre rappellent la grande disparité territoriale et les questions profondément intersectionnelles qui viennent contrebalancer ce tableau encourageant et rappeler les inégalités des femmes dans l’accès à l’avortement. Cette dernière replace aussi ce droit tel qu’il est appliqué en France par rapport au contexte international, affirmant la nécessité d’une solidarité pour le défendre au-delà des frontières (1:03:33). Tandis que Marie-Noëlle Battistel et Marie-Pierre Rixain, présidente de la Délégation, assurent leur volonté de continuer à agir contre les violences gynécologiques et pour un soutien financier des actions menées, Lisa Carayon clôture cet important échange en affirmant que si l’envie est grande de se battre pour la constitutionnalisation du droit à l’avortement, de nombreuses lois sont déjà à notre disposition pour tenter de faire respecter les droits des femmes (1:32:22). Saisissons-nous en et poursuivons le combat !Bonne écoute et continuez de faire parler La Poudre !Liste d’associations et de sites œuvrant à l’information et à la pratique d’IVG en France et dans le monde :Le planning familial (France) : https://www.planning-familial.org/frPaye ton IVG (France) : https://www.facebook.com/payetonivg/ Federacja na rzecz Kobiet i Planowania Rodziny (Pologne) : http://federa.org.pl/ Prochoice America (États-Unis) : https://www.prochoiceamerica.org/ Planned parenthood (États-Unis) : https://www.plannedparenthoodaction.org/issues/abortion Association pour la santé reproductive des personnes LGBTQI (États-Unis) : https://urge.org/ Association pour la santé reproductive des femmes racisées (États-Unis) : https://www.sistersong.net/ Campagne pour l’avortement (Argentine) : http://www.abortolegal.com.ar/sumate-a-la-campana/ Socorristas en Red (Argentine) : http://socorristasenred.org/Le discours que vous entendez dans l’introduction est un extrait de l’intervention de Simone Veil dans l’émission « Débat à l’Assemblée nationale : réforme de la loi sur l’avortement » produit par Office national de radiodiffusion télévision française en 1974 et provenant des archives de l’INA. Merci à l’INA pour son autorisation.La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuProgrammation et coordination : Gaïa MartyPrise de son : Charles de CilliaMixage : Marion Emerit
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31 octobre 2019
Inès Rau, mannequin étincelante et actrice, est l’invitée du 58e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de corps, d’âme et de liberté.L’édito de Lauren :Elles s'appelaient Claudia, Cindy, Linda et Naomi. Elles étaient placardées au dessus de mon lit d’adolescente. Jambes nues, peau luisante, cheveux longs et ondulés. Il y avait bien un poster de Brad Pitt dans un coin, mais c’était elles qui m’obsédaient, c’était elles mes saintes-patronnes. On les appelait les super modèles. Elles ont servi de véhicules à des injonctions ravageuses pour l’estime de soi des femmes. C’est par leur faute que pendant des années j’ai acheté de la fast fashion, passé mes jambes à la cire chaude, claqué ma paye en balayage, fait des régimes, porté des strings… Habitudes dont le féminisme m’a aidé à me délester.Mais elles étaient indépendantes, flamboyantes, et célèbres pour gagner plus d’argent que le photographe qui les immortalisait ou que le styliste qui les habillait. D’ailleurs, l’hymne de cette bande de femmes, c’était Freedom de George Michael.Elle n’ont pas subi leur beauté, elles en ont fait une arme. D’ailleurs, personne n’aurait songé à les traiter d’idiotes.Résumé de l’épisode :Inès Rau est mannequin, actrice et autrice d’un livre autobiographique Femme (Flammarion). Elle s’est inventée et se considère comme sa propre œuvre d’art (05:28). Née en 1990, elle grandit en petit garçon dans les quartiers populaires de Nancy (08:00), une enfance qui contribue à faire d’elle la femme libre et sûre d’elle qu’elle est (09:50) malgré des relations familiales complexes. Elle garde cependant un amour et une admiration profondes pour sa mère et pour sa grand-mère dont elle porte le nom (12:30). Sa seconde naissance advient lorsqu’elle débarque à Paris, à 18 ans (20:08). Elle y vit dans une grande précarité, mais aussi dans le monde de la nuit, grâce auquel elle apprend à assumer la féminité qu’elle a toujours porté en elle (25:00). Elle entreprend une transition de genre et travaille rapidement comme mannequin, sans jamais évoquer son histoire (29:23). En 2017, Playboy fait d’elle la première playmate transgenre, c’est son coming out. Si elle est fière de son parcours, elle n’en reste pas moins méfiante face au dévoiement de l’expérience de la transidentité (32:50) et doit gérer la curiosité souvent déplacée qui entoure son anatomie (38:05). Curiosité qu’elle gère avec brio, parlant librement de sa sexualité, de la beauté de son corps de son rapport au hommes (43:50) et de son identité (49:25). Malgré les attaques transphobes auxquelles elle a dû faire face (54:47), son engagement écologiste la porte aujourd’hui et sa carrière d’actrice, débutée avec le rôle de Marcia dans l’adaptation en série de Vernon Subutex ne fait que commencer (06:45) !La chanson que vous entendez dans l’introduction est Freedom! ‘90 de George Michael.Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuProgrammation et coordination : Gaïa MartyMixage : Marion Emerit
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17 octobre 2019 - 01:11:40
L’artiste contemporaine Laure Prouvost et la commissaire d’exposition Martha Kirszenbaum, duo à l’origine du pavillon français de la Biennale de Venise 2019 sont les invitées du premier épisode du cycle L’art & La Poudre en partenariat avec l'association Aware. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’art, de femmes et de poulpe.L’édito de Lauren : L’art n’a pas de nation. L’art n’a pas de temps. L’art n’a pas de sexe. Ou si ? En mai, après l’ouverture de la Biennale, à Venise, l’eau s’est mise à monter. Je suis allée sur le toit du pavillon français. J’ai embarqué dans un bateau, avec deux femmes. C’était Laure Prouvost, l’artiste, et Martha Kirszenbaum, la commissaire. Grandes, lumineuses, musclées, invincibles, belles… On a vogué des jours. On a vogué des nuits. On a atteint une île et on a accosté. Sur le sol, au bord de l’eau, des micros. On s’est assises, et on a parlé. Résumé de l’épisode : Quelle place pour les femmes dans l’art contemporain ? Comment les artistes françaises entrent-elles dans les musées, les foires et prix internationaux, les institutions ? Laure Prouvost, née en 1978 à Croix, est l’une des artistes contemporaines les plus reconnues de sa génération. Avec Martha Kirszenbaum, jeune commissaire d’exposition née en 1983 à Vitry-sur-Seine, elle a réalisé le pavillon français à la Biennale de Venise 2019. L’œuvre qui en a résulté, Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre) est un voyage sensoriel et initiatique, l’épopée mystique et transfrontalière d’une douzaine de personnages, de la banlieue parisienne à la lagune vénitienne.  Toutes deux passées par un parcours international (05:15), elles revendiquent la liberté que leur a apporté ce changement de paradigme (09:30) et le questionnement sur les identités et les frontières qu’il entraîne. Un questionnement qui fait partie intégrante de leur proposition à la Biennale (10:06). Elles ont pourtant grandi en France : Laure Prouvost dans le Nord (18:32), une enfance campagnarde et réfractaire à l’autoritarisme du système scolaire, et Martha Kirszenbaum en région parisienne (22:46), entre classicisme versaillais et parents moins conventionnels. C’est l’Angleterre qui accueille Laure Prouvost dès ses débuts et lui remet le prix Turner. Elle devient ainsi la première française à recevoir cette prestigieuse récompense pour une œuvre qui, déjà, questionnait les frontières et les moyens de les contourner (31:39). Pour Martha, ce sont les États-Unis qui lui offrent la possibilité de diriger un centre d’exposition, alors qu’elle manquait de modèles de femmes commissaires d’exposition dans son pays d’origine (26:00). Au-delà de ces problématiques géographiques, Laure Prouvost évoque au micro de Lauren Bastide sa propre féminité (39:24) mais aussi sa mise en scène du corps féminin dans ses œuvres (43:00). Sensibles à la place des femmes et à leur représentation dans l’art, elles sont d’ailleurs toutes les deux signataires de l’appel « Not suprised » qui dénonce les violences sexuelles dans le monde de l’art (55:57). Un monde où les femmes peinent encore à trouver leur place et un équilibre entre vie privée et vocation (1:01:25).Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Les extraits sonores et les morceaux de Lafawndah et Flavien Berger que vous entendez dans l’épisode sont extraits de l’œuvre Deep Sea Blue Surrounding You (Vois ce bleu profond te fondre). Merci à Laure Prouvost pour son autorisation.La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Clotilde Fauchille For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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3 octobre 2019 - 01:02:20
Clara Luciani, talentueuse musicienne et chanteuse, est l’invitée du 57e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de se chercher, de se perdre et de se trouver.L’édito de Lauren : Il y a des matins, je me lève, je me dis qu’on n’est pas mal : je vois le mot « féminicide » écrit en une des journaux, un vrai beau clitoris dans un manuel de SVT, je me dis que des trucs sont rentrés, que le monde a compris qu’on ne voulait plus se faire parler comme à des enfants par nos médecins, qu’on aimerait bien jouir nous aussi et que la charge mentale, bah ça se répartit. Il y a des matins où je me dis qu’on n’y arrivera jamais, qu’il y a trop de voix qui couvrent les nôtres. Celles qui disent qu’on ne peut plus rien dire, qu’une femme voilée n’a pas le droit de se baigner, que deux femmes c’est pas des parents, et puis le droit d’importuner, et puis certaines l’ont bien cherché. Vous connaissez la théorie du tube de dentifrice ? Une fois le dentifrice sorti du tube, cela devient très difficile de le faire rentrer. Alors on fait quoi ? Bah on insiste, on persévère, on lâche rien. Gardez la tête haute et tenez-moi la main. Solides comme des roches, fortes comme des lionnes et fières comme des paonnes - oui, la femelle du paon s’appelle une paonne. Persistons toutes ensemble. Bienvenue dans La Poudre, saison 4.Résumé de l’épisode : Clara Luciani est née en 1992 à Marseille et a grandi dans sa banlieue, à Septèmes-Les-Vallons (08:20). Entourée d’une mère attachée à la culture (10:40) et d’un père musicien, elle rêve d’un jour, comme la Solange de Jacques Demy, « vivre de son art à Paris » (26:15). À 19 ans, elle atteint la capitale, où elle jongle entre petits boulots et expériences musicales diverses (21:33). Elle se cherche, travaille, tremble sur scène… Les séquelles du harcèlement scolaire qu’elle a subi dans son adolescence la rattrapent et entament sa confiance en elle (17:16), mais la scène la libère et la fortifie, l’aide à accepter et à trouver sa féminité (24:00). C’est le chanteur Raphaël qui, en lui proposant de jouer sur sa tournée (34:17), la sauve du découragement, après sept ans de persévérance. Mais c’est sa première grande rupture amoureuse (43:05) qui lui inspire les premières chansons dans lesquelles elle se reconnaît vraiment et lui font gagner l’amour du public. Depuis, elle enchaîne les concerts, y a été confrontée au sexisme, mais y a aussi gagné des amies dont elle admire les actes de réelle sororité (47:50). Sa trajectoire flamboyante depuis la sortie de son album « Sainte-Victoire » ne fait que commencer !Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles Écoutes Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu Programmation et coordination : Gaïa Marty Mixage : Marion Emerit For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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19 septembre 2019
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 27 juin 2019. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.The singer, musician, producer and performer Chris is the guest of the 55th episode of La Poudre. With Lauren Bastide, they talked about performance, control and sex.Chris is an international pop music icon. This discussion starts with an exchange on the importance of queer thought and her creative work (04:36). Born Héloïse Letissier in 1988 in Nantes (France) and passionate about literature, she studies theatre and literature in Lyon. She mentions how lucky she was to grow up surrounded by books (06:08), with a father who is a literature teacher and a very free and independent mother (11:10). This did not prevent her from feeling strangely out of place and nostalgic as a child (14.22). Fortunately, theatre will rescue her from this spleen (15:22). She recalls the sexist violence she had to face at the Lyon school for the performing arts (27:13), which pushed her to abandon her dream of becoming theatre director… Never mind, she embarked on a trip to London, met a drag queen trio and decided that her life would revolve around queerness (34:58): Christine and the Queens was born. In 2014, her first album comes out: "Chaleur humaine" will sell more than a million copies. The same year, she wins the Victoire de la musique prize as woman performer of the year. Shorter hair, shorter name, her second album, "Chris", comes out in October 2018 and offers a more precise definition of her vision of femininity (38:08) while defending her claims for various sexualities and her own pansexual identity (49:20). She makes visible a burning, hungry and uninhibited feminine desire, in a much needed feminist gesture!Executive producer: Nouvelles ÉcoutesProduction and signature tune: Aurore Meyer-MahieuTranslation: Zisla TortelloEnglish voice-over: Elise Anderson-ScottoProduction assistant: Gaïa MartyRecording: Charles de CilliaMixing: Clotilde Fauchille
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19 septembre 2019
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 11 octobre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.In this episode revolving around witches, Mona Chollet deciphers why society is in need of witches (03:29) and talks about her childhood in Switzerland (06:20). She also evokes contemporary witches role models (11:03), what it means to have “a life of your own” (15:41), the economic reasons for witch hunts (22:20), how medicine was confiscated by men (29:10), ecofeminism (37:02), the cultural heritage of femininity (40:50), how witch hunts are in fact misogynistic mass crimes (46:14) as well as radical feminism (50:35).Mona Chollet is a journalist and essayist born in 1973 in Geneva, Switzerland. Her last book, “Witches: the Undefeated Power of Women” published in September 2018 by La Découverte publishing house, is an ongoing success. After a B.A. in literature in Geneva, she left for Lille (France) to study journalism at the École Supérieur de Journalisme. After her graduation, Mona Chollet did some freelance work for Charlie Hebdo magazine. Today, she is head of publication and journalist for the Monde Diplomatique and is also the author of five highly documented and captivating essays. The last three are considered as true bibles for feminist activists : « Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine » ( "Fatal Beauty, The New Faces of Feminine Alienation" - 2012 - Zones éditions), « Chez soi, une odyssée de l’espace domestique » ( "At Home, a Domestic Space Odyssey" - 2015 - Zones éditions) et « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » ( "Witches, the Undefeated Power of Women" - 2018 - éditions La Découverte). Executive producer: Nouvelles ÉcoutesProduction and signature tune: Aurore Meyer-MahieuTranslation: Zisla TortelloEnglish voice-over: Laura BensonProduction assistant: Gaïa MartyRecording: Charles de CilliaMixing: Clotilde Fauchille
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19 septembre 2019
Cet épisode de La Poudre a été publié en français le 1er novembre 2018. Pour l’écouter, remontez dans les archives ou cliquez ici : 🇫🇷.In this episode, Anne Hidalgo talks about what it is to be a political woman in 2018 (03:57), her childhood in Lyon and her memories of Andalusia (04:48), her family history impacted by Franco’s nationalism (10:30), her French naturalisation at 14 years old (18:05), how she became a feminist (21:47), the link between Paris and her political career (27:25), the parity law (39:00), how to stay healthy when faced with her opponents’ attacks (48:15), why she was opposed to separate spaces at the afrofeminist festival Nyansapo (57:10) and her relationship with her uterus (1:05:49).Anne Hidalgo is Paris’ mayor since March 2014 and the first woman to ever hold this position. Born in June 1959 near Cadix in Andalusia (Spain), she arrived in France with her family in 1961 and grew up in a working-class neighbourhood in Lyon. In 1984, after her studies in labour and trade-union law, she becomes health and safety inspector in the French department Val-de-Marne. She is then 23 years old and the youngest person in France to hold this position. She becomes a member of the French socialist party in 1994. She starts up in politics in 1997, working for Martine Aubry who is then minister of Employment and Solidarity and becomes her advisor. In 2001, she runs for the municipal elections in the 15th arrondissement in Paris. She wins a seat at the Paris city council. She becomes the previous mayor of Paris Bertrand Delanoë’s deputy mayor. In September 2012, she announces her decision to run for the next municipal election in 2014, which she wins against the right-wing candidate Nathalie Kosciusko-Morizet. In October 2018, she gets the authorisation from the Paris’ Tribunal to pedestrionise a whole section of the Seine’s banks. This measure symbolises her term, centered on environmentalism and the fight against cars.Executive producer: Nouvelles ÉcoutesProduction and signature tune: Aurore Meyer-MahieuTranslation: Zisla TortelloEnglish voice-over: Sharon MannProduction assistant: Gaïa MartyRecording: Charles de CilliaMixing: Clotilde Fauchille
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25 juillet 2019
This episode of La Poudre was originally recorded in English. To listen to the undubbed version, click here.L’immense militante féministe américaine Gloria Steinem est l’invitée du 56e épisode de La Poudre. Figure historique des luttes féministes aux États-Unis, elle revient sur son parcours et ses combats. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé d’écriture, de voyage et d’intuition.L’édito de LaurenJ’ai interviewé Gloria Steinem.Non mais voilà, j’ai interviewé Gloria Steinem. C’est merveilleux, c’est du miel dans les oreilles, la puissance théorique de cette femme. Ce qu’elle dit sur la parole, sur la non-violence, sur les médias, sur le racisme. Elle est absolument extraordinaire, elle a la voix et la beauté militante enchanteresse d’une femme de 80 ans qui a passé sa vie sur la route à partager la pensée féministe. Et même si le son laisse un peu à désirer, et j’en suis profondément désolée, je remercie du fond du cœur le Mona Bismarck Center et les éditions Harper Collins de m’avoir permis d’échanger avec Gloria Steinem en public ce soir-là.Avant de laisser la place à notre entretien, je voudrais dire merci aux Gloria Steinem françaises. Il y en a plein, elles sont nombreuses, ces militantes du quotidien qui donnent leur temps et leur énergie à notre combat, au péril de leur vie personnelle et même de leur santé, parfois. Elles se reconnaitront, et puis, elles sont plein à être passées ici, à ce micro. Mais, parce que j’ai envie, j’adresse aujourd’hui une pensée immense à Paye Ta Schnek alias Anaïs Bourdet, pour le travail incroyable qu’elle a abattu depuis 2012 avec ce Tumblr qui a changé la vie de bien des femmes. Merci Anaïs !Bon, je vais vous laisser en compagnie de Gloria, passez un bel été, je reviens à la rentrée pour une saison 4 de La Poudre encore plus explosive. Prenez soin de vous, et surtout continuez de faire parler La Poudre.Résumé de l’épisodeGloria Steinem est née en 1934 dans l’Ohio et raconte son incroyable parcours dans son dernier livre, « Ma vie sur la route ». C’est donc en parlant d’écriture et de l’importance de partager nos histoires que débute cette discussion avec Lauren Bastide (05:49). Elle évoque son enfance atypique et les traces qu’ont laissées les histoires de ses parents sur ses propres choix de vie (06:57), mais aussi ses années passées sur la route et l’état d’esprit d’ouverture qu’elle y a cultivé (09:12). Les combats féministes qui l’ont portée toutes ces années l’ont poussée à combattre sa peur de la prise en parole en public (13:37) mais aussi à apprécier les rencontres et le rapport particulier qui s’établit entre les personnes lorsqu’elles sont en présence les unes des autres (14:24). Une évidence qu’elle a redécouverte en Inde, lors de ses premiers voyages (18:05), maintenue par les usages des femmes et dont s’est d’ailleurs inspiré Gandhi dans la création de son mouvement de résistance pacifiste ! (18:50) Avec Lauren Bastide, elle évoque ensuite la création de son propre média comme une étape nécessaire pour que les problématiques et les discours des moins privilégié.e.s finissent par prendre de la place dans l’espace public (16:19). Un discours qu’elle a toujours souhaité profondément intersectionnel, rappelant que les avancées féministes aux États-Unis sont majoritairement portées par des femmes racisées, et ce, depuis toujours (22:16). Mais si tous ces projets ont pu se réaliser, c’est aussi un petit peu grâce au Dr John Sharp, le médecin qui, comme elle le rappelle au micro de Lauren Bastide, l’a aidée à avorter à une époque où sa démarche était illégale (26:53). Elle rappelle ainsi l’importance de partager ces expériences qui font partie de la vie de nombreuses femmes et de protéger leurs droits durement acquis dans des sociétés qui se sont construites sans, voire contre elles (27:17). Après ces éclairages du passé, cette discussion se clôture sur la vision de Gloria Steinem de la révolution féministe en cours et sur la colère comme moyen de la nourrir et de porter les militantes au quotidien (33:00).Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! Cet épisode a été enregistré au Mona Bismarck Center.La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuCoordination : Gaïa MartyPrise de son voix française et mixage : Charles de CilliaPour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref, toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.
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25 juillet 2019
Cet épisode de La Poudre est disponible à l’écoute dans une version doublée en français. Cliquez ici pour l’écouter.The great feminist activist Gloria Steinem is the guest of the 56th episode of La Poudre. Historical figure of feminist fights in the United States, she rewinds on her journey and her battles with Lauren Bastide. Together, they talked about writing, travelling and loving.Lauren’s forewordI interviewed Gloria Steinem.No, but, really, here it is: I interviewed Gloria Steinem. It’s wonderful, it’s like honey in your ears, the theoretical power of this woman. What she says about speech, about non-violence, about the media, about racism. She is absolutely extraordinary. She has the voice and the mesmerising beauty of an eighty year-old activist, who spent her life on the road, sharing the feminist thought. And even though the sound isn’t of the finest quality, and I’m terribly sorry about that, I thank from the bottom of my heart both the Mona Bismarck Center and Harper Collins France who allowed me to talk to Gloria Steinem in public that evening.Before moving on to our interview, I want to say thank you as well to all our French Gloria Steinems. There are many of them, these day-by-day activists who give their time and energy for our fight, at the expense of their personal life and even health, sometimes. They will know who they are, actually many of them already came through here. But just because I fancy it, I turn my thoughts to Paye ta Schnek, also known as Anaïs Bourdet, for the amazing work she has done with her Tumblr since 2012, changing so many women’s lives. Thank you Anaïs.  Now, I leave you by Gloria Steinem’s side. Have a beautiful summer, I’ll come back in the fall with an ever more explosive season 4 of La Poudre. Take care of yourselves and keep The Powder alive.Episode summaryGloria Steinem was born in 1934 in Ohio and tells her incredible journey in her last book, « My Life on the Road ». Talking about writing and the importance of sharing our stories both open her discussion with Lauren Bastide (05:49). She mentions her unusual childhood and the marks her parents’ personal stories left on her own life choices (06:57), but also her years spent on the road and the open state-of-mind she developed there (09:12). The feminist fights she upheld pushed her into surpassing her own fear of speaking in public (13:37) but also into appreciating the encounters and the specific bond created by being in the actual presence of each other (14:24). She rediscovered this necessary and simple relation, preserved by women in India, during one of her first trips there (18:05) ; a technique which inspired Gandhi in the creation of his pacifist resistance movement! (18:50) With Lauren Bastide, she brings up the creation of her own media as a necessary step to make sure the less privileged’s discourses and issues end up taking space in the public sphere (16:19). Discourses she always fought to maintain as intersectional as possible, reminding us that feminist advances in the US were always mainly supported by women of colour (22:16). But if all her projects came to life, it is also - a little bit - thanks to Dr John Sharp, the doctor who helped her abort at a time when the procedure was illegal (26:53). She reminds us how important sharing these experiences - which are part of so many women’s lives - is, and how important it is to protect these hard-won rights in societies built without, if not against, women (27:17). After shedding some light on her past and its lessons, this discussion ends on Gloria Steinem’s vision of the current feminist revolution and on the necessary anger fueling it and driving activists everyday (33:00).This episode was recorded at the Mona Bismarck Center.Executive Producer : Nouvelles Écoutes Production and signature tune : Aurore Meyer-Mahieu Production assistant : Gaïa Marty Mixing : Charles de Cillia
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11 juillet 2019
Sharone Omankoy, militante et fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, créatrice du compte Instagram Aggressively Trans et Émilie Jouvet, cinéaste et photographe étaient sur la scène du festival « Patriarchy is Burning », crée par Gang of Witches, au micro de Lauren Bastide pour un enregistrement en public, le 16 juin 2019. L’édito de Lauren : RADICALITÉRADICALITÉRADICALITÉRADICALITÉPlus je pense à ce mot, moins je comprends ce qu’il veut dire. Et pourtant je le revendique et je le chéris. Radicale. Bien sûr. On ne lâche rien. C’est une histoire totale, un féminisme de la totalité, un féminisme pour les 99%, pour citer deux livres que je vous mets en référence dans La Poudre lit.Ce jour là, j’étais au Yoyo, sur scène, au cœur de l’exposition « Patriarchy is Burning » orchestrée par Gang of Witches, incroyable collectif de sorcières artistes au sublime univers graphique. Il y avait un public attentif, et sur scène, Sharone Omankoy, la fondatrice du collectif Mwasi, Lexie, du compte Agressively Trans, et Émilie Jouvet, réalisatrice porno féministe.Et contre toute attente, il est sorti de notre échange comme un sentiment d’apaisement, de fluidité, de soin de soi.Comme elle peut être douce, la radicalité.Résumé de l’épisode : C’est le mot-même de «radicalité » qui est tout de suite remis en question par Sharone Omankoy, militante afroféministe depuis de nombreuses années, qui ouvre le bal en évoquant sa surprise quand on a taxé Mwasi - le collectif afroféministe qu’elle a co-créé -, de radical notamment à cause de leur non-mixité (08:33). Lexie renchérit en expliquant en quoi être simplement qui elle est et en parler a fait d’elle quelqu’un de radical aux yeux des autres (11:26). Pour Émilie Jouvet, c’est le fait d’être taxée de radicale qui l’a poussée à l’être (14:06).Et si tout n’était qu’une histoire de corps ? Le regard de la société sur son propre corps a nourri l’afroféminisme de Sharone Omankoy (18:25), et le désir de Lexie de montrer des corps trans sur son compte Instagram (21:40). Émilie Jouvet, elle, ne cesse d’interroger à qui appartiennent les corps des femmes et qui décide de leur sort (29:35).Entre parcours de PMA (31:06) et législations violentes sur les corps trans qui avaient encore court jusqu’à très récemment (41:50), Émilie Jouvet et Lexie rappellent les oppressions pesant sur les communautés minorisées, dont les positions politiques dites « radicales » ne sont que la revendication du droit de vivre librement. C’est cette violence qui les pousse à prendre la parole, le stylo ou la caméra pour qu’émergent enfin des représentations de leurs vécus (43:55).Mais porter ces revendications use. L’articulation des oppressions et le travail de pédagogie permanent épuisent. Les trois militantes insistent sur le besoin de recul, de calme, de protection. Sharone Omankoy rappelle la différence entre enjeux collectifs et besoin thérapeutique individuel (55:06) et toutes trois délivrent quelques conseils pour se mettre à l’abri et prendre soin de soi.Pour finir, saviez-vous qui sont les TERFS ? Rendez-vous avec Lexie pour un petit détour par l’univers des féministes « radicalement » transphobes (56:47).Cette rencontre se clôture sur de riches échanges avec le public autour de l’énergie à consacrer à la pédagogie, de conseils pour prendre soin de soi ou de ce qu'il faut pour être un•e bon•ne allié•e (1:02:18).Bonne écoute ! Et continuez de faire parler La Poudre !La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuCoordination : Gaïa MartyMixage : Marion ÉmeritPour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.
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27 juin 2019
L’artiste Chris, chanteuse, musicienne, productrice et performeuse, est l’invitée du 55e épisode de La Poudre. Avec Lauren Bastide, elles ont parlé de performance, de contrôle et de sexe.L’édito de Lauren : « J’ai envie de baiser. J’ai envie de jouir. J’ai envie de mouiller. J’ai envie de crier. J’ai envie d’être nue. J’ai envie de bander. J’ai envie d’éjaculer. J’ai envie de mordre. J’ai envie de montrer mes seins sur Instagram. J’ai envie de pas cacher mon vibromasseur. J’ai envie de parler de clitoris à table. J’ai envie de désirer sans attendre qu’on me désire. J’ai envie de toi. Et alors ? Y a quoi ? » Résumé de l’épisode :Chris est une icône de la pop internationale. Cette discussion s’ouvre sur un échange concernant l’importance de la pensée queer dans son travail créatif (04:36). Née Héloïse Letissier, en 1981 à Nantes, et passionnée de littérature, elle a fait des études de lettres et de théâtre à Lyon. Elle évoque ici la chance de grandir entourée de livres (06:08), avec un père prof de lettres et une figure de mère très libre et indépendante (11:10). Ce qui ne l’empêche pas de se sentir étrangement déclassée et nostalgique dans l’enfance (14.22). Heureusement, le théâtre la sauvera de ce spleen (15:22). Elle rencontre la violence sexiste à la sortie du conservatoire de Lyon (27:13) et doit enterrer son rêve de devenir metteuse en scène… Qu’importe, elle s’embarque pour Londres, rencontre un trio de drag queens et décide de mettre le queer au centre de sa vie (34:58) : Christine and the Queens est née. En 2014, elle sort son premier album, Chaleur humaine qui se vendra à plus d’un million d’exemplaires et remporte le prix de l’artiste interprète femme de l’année aux Victoires de la musique. Cheveux courts, pseudo raccourci : son deuxième album, Chris, sorti en octobre 2018 propose une définition précisée de sa vision du féminin (38:08), continue de porter haut sa revendication des sexualités multiples et son identité pansexuelle (49:20) et rend visible un désir féminin ardent, affamé, décomplexé, dans un geste féministe salutaire !Bonne écoute, et continuez de faire parler La Poudre ! La Poudre est une émission produite par Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuCoordination : Gaïa MartyMixage : Audrey GinestetPour faire parler La Poudre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Instagram @lapoudretv, sur Twitter @lapoudrene et sur Facebook sur la page La Poudre podcast. Vous l’avez sûrement remarqué, La Poudre aime les livres. Si vous aussi, rendez-vous sur notre site La Poudre lit, où nous recommandons toutes les deux semaines des ouvrages pour aller plus loin après l’écoute des épisodes.La Poudre c’est aussi une newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner sur le site nouvellesecoutes.fr, puis cliquez sur La Poudre. Cela sera l’occasion de découvrir Mortel, Primo, Commencer, Quoi de Meuf, Splash, Vieille Branche, bref toutes les émissions merveilleuses que nous produisons.
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13 juin 2019
Au micro de Lauren Bastide, Sarah Ourahmoune parle de son enfance à Clichy (07:58), du sport comme valeur fondamentale (09:25) et de son premier contact avec la boxe (17:40). Elle évoque aussi la situation des femmes dans ce sport à ses débuts (20:38), son premier combat (22:40), comment s’imposer dans le milieu sportif (27:10) et son rapport à son corps (32:20). Elle témoigne enfin de la difficulté de la reprise après la maternité (1:02:34), de la puissance d’un corps de sportive de 34 ans (1:07:52) et de son rôle dans la société (1:11:54).Sarah Ourahmoune est la boxeuse la plus médaillée de France. Dix fois championne de France, trois fois championne d’Europe, championne du monde en 2008 et médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Rio en 2016, elle commence la boxe à 14 ans à Aubervilliers, alors que la compétition n’était pas encore autorisée aux femmes. Née en 1982, elle gagne sa première médaille en 1999, peu de temps après l’ouverture de l’accès à la compétition. En dehors de son impressionnant palmarès de boxe, elle a une formation d’éducatrice spécialisée et poursuit des études à Sciences Po où elle développe son entreprise : Boxer inside. Elle y utilise la boxe comme moyen de développement personnel et forme des publics divers, notamment en entreprise. Engagée politiquement, elle fait aujourd’hui partie du Comité national olympique et sportif français en charge des mixités et est une des porte-parole des Jeux Olympiques de 2024.La Poudre est une production Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuCoordination : Gaïa MartyMixage : Audrey Ginestet
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30 mai 2019
Au micro de Lauren Bastide, Katell Quillévéré parle de sa méthode de travail sur les émotions (04:54), de son enfance entre Abidjan et la France (11:45), de son éducation catholique (14:17) et du lien entre perte de foi et cinéma (15:05). Elle évoque aussi le fait de se sentir garçon (20:55), comment elle est devenue réalisatrice (26:00) ainsi que son premier long-métrage (32:13), le privilège au cinéma (37:00), la convention collective pour laquelle elle se bat (41:04), le rôle des films dans sa vie (46:50), l’écriture de personnages féminins complexes (49:52) et la direction d’acteur-ice-s (55:50).Katell Quillévéré est une réalisatrice et scénariste aux personnages féminins puissants. Née en 1980 à Abidjan, elle revient en France vers 5 ans. Après un DEA de cinéma à l’université Paris VIII et un passage très formateur par la Société des réalisateurs de films, elle réalise son premier court-métrage, À bras le corps, en 2005. Il est sélectionné à Cannes pour la Quinzaine des réalisateurs et aux Césars du cinéma. Ses longs-métrages - Un poison violent réalisé en 2010, puis Suzanne, en 2013 - emportent tous les suffrages et sont également sélectionnés dans des compétitions cannoises. En 2016, elle adapte avec succès le roman de Maylis de Kérangal, Réparer les vivants. Très engagée pour la création et la diversité dans le cinéma, elle a co-fondé le festival du moyen-métrage de Brive et participe activement aux réflexions autour de la convention collective du cinéma.La Poudre est une production Nouvelles ÉcoutesRéalisation et générique : Aurore Meyer-MahieuMixage du générique du cycle Cinéma : Charles de CilliaCoordination : Gaïa MartyMixage : Audrey Ginestet
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