Héritières

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Héritières, c'est le podcast qui à travers des portraits de femmes, questionne l'héritage et la transmission du féminin. Ces femmes ont accepté de livrer un bout d'elles même, de leur histoire, de leur parcours. Merci de leur prêter l'oreille.

8 épisodes

15 mai 2019 - 00:40:28
Bienvenu dans votre tunnel fémino-transmitionnel! Et pourquoi pas? Par tous les pores de l’Histoire, la vôtre, on explore le féminin, qui vibre sur la peau, nous échappe, parfois, et reparaît, intime et ancré où on ne l’attendait pas ; au détour de vos récits, au creux des femmes qui nous habitent et nous entourent. Eclairer cet intime commun que nous ignorons, ce fil tendu qui fait raisonner la voix de nos plus vieilles qu’on le veuille ou non, c’est cela que permet le cadeau de vos mots.Et justement, c’est d’une plus vieille qu’il s’agit. Oui, aujourd’hui dans le 3e et dernier volet de notre trilogie mères-filles, Mamie est à l’honneur. Mamie, Ma-mie, ma moitié, mon réconfort, ma douce, Mamie. Ou pas.Cette ancienne là n’est pas de celles qu’on retrouverait sur des étiquettes de yahourts, ou un tricot au bout des doigts. Elle ne propose pas de petits gâteaux avec le thé, d’ailleurs, elle ne propose pas de thé non plus. Pas de mélancolie dans les yeux, ni un seul cheveux blanc. Un prénom de révolutionnaire refusé à l’état civil, on forcera une virgule plutôt qu’un trait d’union, un jour de 1932. Mais qu’importe, les dés sont jetés, et la roue s’est arrêtée sur la couleur rouge.Son instinct de vie est plus fort que tout et la pousse depuis toutes ces années, à se distancer de l’horreur, et avancer quoi qu’il arrive, passionnément, goulument, dévorer cette existence qui lui a un jour tout pris. La peur a marqué son corps, qui tressaute au milieu de phrases, se contorsionne à la moindre émotion pour ne pas lui laisser passer la digue.Une aventurière qui aurait pu ne jamais rentrer de son premier voyage au Népal, où elle est retournée 14 fois, la dernière il y a seulement quelques années, en solitaire, comme il se doit. Une femme. Presque le plus important pour elle, être une femme, qui vibre, qui désire, plantée dans la vie, et qui ne laissera pas quelques bougies déterminer son âge. Elle est l’origine, la matrice, ou plutôt une matrice, un début. De même que de l’oeuf ou de la poule, on ne saura jamais qui de la mère ou de la fille est arrivée la première; mais pour le bien de notre histoire, disons que nous sommes en présence d’une fille, mère d’une fille, et grand mère d’une autre. L’extrémité d’un fil de laine coupé au milieu de la pelote. Plusieurs pièces manqueront donc toujours à l’appel, mais cet épisode qui aurait pu s’appeler “MOTHERSHIP” / “VAISSEAU MERE”, éclaire les 2 récits qui l’ont précédé.Une pour toutes, et toutes sont une, c’est avec tendresse et malice, que je vous laisse  en compagnie de Louise, virgule, Michelle.---Crédits :Proud Mary - Ike&Tina turner Baby it's you - Smith (DeathProof Soundtrack)The love you save - Joe Tex (DeathProof Soundtrack)Sinnerman - Nina Simone---Remerciements : Catherine, Lola et Louisette pour leur confiance et leur générosité.Emmanuelle pour les visuels ( <3 à l'infini )
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26 avril 2019 - 00:32:14
Bienvenu dans la 2e partie de notre plongée en filiation. Voilée de ses vieilles, parée de son amour pour sa fille, avançant à voix feutrée, Catherine s’esquive et laisse le flou grignoter les abords de son histoire. Mais l’exploration du portrait continue grâce à une 2e voix. Prêtez coeurs et oreilles à Lola, sa scientifique de fille.Une exploratrice du sol, qui hésite à descendre au centre du récit de sa propre vie, y déposer ses émotions, laisser la terre les accueillir et l’événement sismique propager l’onde.S’engager sur le terrain de l’autre n’est jamais chose facile et je tiens à remercier mère et fille d’avoir tenter le périlleux voyage, dans le rire, même gêné, la bonne humeur sur le fil, et la complicité intacte.Un 3e volet viendra conclure notre périple, mais pour l’heure, Une pour toutes, et toutes sont une, 2e partie ! 
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23 avril 2019 - 00:25:12
Une plongée au coeur d'une lignée de 3 femmes, une mini saga en 3 parties dont voici le 1er épisode.//Que le temps passe vite, que la vie s’emballe et comme vous m’avez manqué. Je n’ai pas chômé tout ce temps, au contraire. Souvenez-vous la vague, celle dont je vous parlais au début de l’épisode 4.Elle s’est transformée en montagne, en mur presque. Je l’ai cru in-surmontable, imprenable, in-surfable, et puis j’ai décidé de la traverser. Laisser le courant me porter à son point d’entrée secret, son sweet spot, son coin tendre si vous préférez. Là où le mur s’effrite, où la vague oublie de gronder, je me suis faufilée. Me voici presque sortie du rouleau, j’aperçois l’autre côté, vos oreilles tendues, collées à la conque nacrée.Pour nos prochaines incursions en terrain féminin, j’ai envie de vous proposer de partir à la découverte de lignées de femmes.Un joyeux passage de relai d’une génération à l’autre, parfois désorganisé, comme la tentative de rassembler les images d’un rêve pour lui donner sens au matin.Un puzzle à voix multiples en somme.Aujourd’hui 3 voix tentent de s’articuler et se donnent 3 petits épisodes pour relever le défi.La première à frapper des mains, taper du pied, siffler une note en attendant que l’écho lui réponde, c’est la fille. La fille de sa mère, et la mère de sa fille.Un caractère d’insoumise qui parle aux fantômes. Entrer chez elle c’est mettre un pied dans une jungle de tableaux peints par son aïeule totem. De même une verdure grimpante et flamboyante vous accueille et se déploie dans tout l’espace du salon. Sa sensibilité n’a d’égal que son goût pour la grossièreté, dont elle se délecte comme une enfant.Une blessure enfouie dite à demi mots hante son récit morcelé, et il lui est plus simple de se raconter à travers le destin des autres, celles qui l’ont précédé et l’accompagnent toujours.Une mère-force de la nature et une fille qui joue à la mère la rejoindront pour ajouter leur pièce, remplir le cadre pour s’approcher du coeur.Une pour toutes et toutes sont Une, première partie, c’est maintenant !
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4 novembre 2018 - 00:47:41
Bienvenu dans l’Episode 5 de Héritières, le podcast qui tire sur les vieilles branches pour croquer les fruits mûrs de la transmission. Oui ,ici, le bras tendu, le miroir au creux de la paume, on s’examine, à la recherche de nos anciennes. On se perd parfois dans leur reflet, la moue familière habite nos traits, anime nos manières et timbre notre voix. Les ressemblances sont d'autant plus tenaces qu'on tente de les ignorer. Qu'elles soient un hommage bienvenu ou un rappel douloureux, les traces laissées par celles qui nous ont précédé sont indélébiles. Le chemin que nous empruntons pour les dépasser nous appartient, il paraît même qu'on a le droit de copier sur la voisine, celle qui a l'air d'avoir trouvé le passage secret, le détour vers le futur. Le sentier est ouvert à toutes!Aujourd'hui je vous invite à emboîter le pas d'une femme qui ne s'arrête jamais. Une qui transmet comme elle respire, qui a soif de vie et ne jure que par un bon costume, et une bonne clope.Son pas chorégraphié, sa gestuelle tricotante de diva, sa chevelure de feu et son autorité de cheffe de bande donneraient envie à Lydia de Fame d'aller faire un tour. Un short à paillette mal ajusté, un soutien gorge feignant, une bombe de laque en rade, un œil de biche à peaufiner, Sylvie a toujours l'astuce qui sauve et le mot qui tranche.Où qu'elle aille, un nuage de parfum la suit. Une mémoire devrai-je dire. Cette exigeante angoissée aspire à plus de sérénité, elle m'a dit l'avoir trouvé une fois, sur une barque, menée par un breton qui avait bien au chaud enveloppé le cœur de sa mère.Si vous n'avez jamais entendu un poisson se prendre pour une jardinière, c'est le moment où jamais.---Crédits :Ouverture - Chicago Hello Dolly - Judy Garland et Liza MinnelliOuverture - West Side StorySomewhere - West Side Story---Remerciements : SylvieEmmanuelle pour ce 6e visuel (
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27 août 2018 - 00:49:19
Non je n’avais pas abandonné, non je n’étais pas partie un jour sans retour, mais parfois un portrait met plus de temps à émerger, à trouver ses contours, le révélateur du micro est plus lent à opérer et les traits apparaissent plus en creux qu’en mots. Bien que le fixateur ait inexorablement agit sur les questions et les réponses, ses vapeurs restaient en suspend, me poussant à laisser reposer cet instantané. Je vous le livre donc avec un peu de retard mais beaucoup de réflexions, qui ont nourri mes envies pour nos prochaines aventures en terrain féminin. Alors que la rentrée pointe le bout du cartable, je dédie cet épisode aux trois précédents, à l’été écoulé, aux doux rayons du soleil sur une plage de rochers, au chatouillis du vent dans les orteilles, à la peau libre et salée.Sur l’écume de cette voix s’ouvrira le 2e chapitre, le second mouvement. Mais l’heure est à la vague, à la beauté du rouleau qui s’étire et gonfle sur la ligne d’horizon, la lame qui fait se déplacer les grains de sable qu’on pensait bien à leur place, au fond, avec le reste des souvenirs en corail. Un long gynécée la précède, c’est cela le bouillonnement qui l’anime, venu de l’autre côté de la Méditerranée, bien des femmes sont attachées à sa stature. Mais comme elle le dit elle même, “je suis aussi de l’homme”. Un masculin qu’elle ne laissera pas en reste aussi facilement. Une femme libre donc, une femme qui fait la nique à ses faiblesses, mille idées et pensées semblent la traverser à chaque seconde sans que son visage calme et souriant n’en laisse rien paraître. Elle court partout et joue à cache cache avec ses peurs, sans se cacher du monde, au contraire, elle s’expose, radieuse, ne rate jamais une occasion de karaoker, ne laisse pas une chanson de Riri ou Queen B échapper à son corps prêt à s’emparer du dancefloor, elle a l’oreille attentive et le coeur au creux de l’épaule, qu’elle garde toujours disponible pour les copines.C’est au travail que j’ai rencontré cette force de caractère qui s’impose sans effort, et ce n’est que deux ans plus tard que je trouve enfin le parfait endroit pour satisfaire ma curiosité d’elle. Voici donc Sabah.---Crédits :La Grenade - Clara LucianiFeeling Good - Nina SimoneRiver - Ibeyi---Remerciements : Sabah qui a réussi à me caser dans sa course folle
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31 mai 2018 - 00:58:48
Bienvenu dans l’épisode 3 de Héritières, le podcast qui collectionne les paroles de femmes. Les dépressives et les blagueuses, les pinces-sans-rire et les hurleuses, celles qui sucent, qui lèchent qui veulent qu’on leur foutent la paix et celles qui en veulent toujours plus, les gourmandes, les timides, les grandes gueules les couches-tôt, les qui aiment les jupes, les poilues, les fi-filles, celles qui aiment s’habiller en homme, celles qui rejoignent nos rangs en cours de route, les chevelues, celles qui rotent et qui pètent qui prennent leur cul pour…les mamans qui sont aussi des filles et les filles qui deviennent des mamans. Ici on partage de la parole de meuf, de Paris et d’ailleurs, nées de la dernière pluie ou avant ma grand-mère. Vos histoires m’intéressent et m’inspirent, plus j’en ai et plus j’en veux, oui tout ça est très égoïste, je ne suis au fond qu’une collectionneuse d’histoires, le monstre ogre dans le voyage de Chihiro, c’est ça je suis une ogresse, j’ai la boulimie des autres. Je crois que j’ai besoin de comprendre d’autres féminins pour compléter le mien, recoller certains morceaux et en retrouver d’autres perdus au fond d’un souvenir d’enfance au détour d’une mauvaise humiliation de cour de récré, ou derrière une porte fermée à clef, seul rempart contre la terreur.Cet épisode vous donne à entendre une femme que j’admire. Elle n’est pas née avant ma grand-mère, je vous garde ça pour une prochaine fois.Elle monte sur scène pour le plaisir, le mardi, comme une sortie de secours, un bol d’air, ou plutôt une occasion supplémentaire d’aller chercher encore plus profond, de se mettre en danger, et trouver le rire avec les autres, ses camarades improvisateurs. Sur scène elle n’a pas de limite, ses propositions sont justes, généreuses et hilarantes.Comme ça on dirait qu’elle n’a peur de rien et qu’elle a toutes les réponses. C’est peut-être pour ça que j’ai voulu ajouter sa voix à ma collection.Aujourd’hui c’est Chloé qui m’a ouvert les portes de son féminin. Petite précision : Chloé vit juste à coté d’une gare, d’où les trains entrent et sortent toutes les 2 minutes, impossible donc de faire l’impasse sur quelques parasites sonores, vous nous en excuserez. ---Crédits :Sketch - Blanche Gardin---Remerciements : Chloé pour sa générosité au micro. Mille merci
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26 mai 2018 - 00:43:46
Aujourd’hui c’est une voix un peu particulière que vous allez entendre, tendez bien l’oreille et vous reconnaitrez un accent familier, qui a traversé un océan pour parvenir au micro. Ou plutôt le micro est parvenu à cet accent. Il y a quelques années, un soir de fête de la musique au milieu d’un concert de rue. Un ami m’a présenté son amoureuse rencontrée là-bas de l’autre côté de l’atlantique et depuis, je dirai que j’en sais plus sur elle que sur lui, elle est devenue mon alliée de prédilection lors des conversations enflammées autour d’une table, ou tout autre débat lancé en groupe. Nous formons une équipe d’enfer : elle, incisive, précise, quand elle lâche un désaccord, c’est de l’ordre de la frappe chirurgicale, tu ne vois rien venir, et là boum tu n’as plus d’argument. Et tu ne peux pas lui en vouloir car elle frappe avec une douceur et une droiture désarmante. Elle vole souvent à mon secours, lorsqu’il y a code rouge et que je vocifère la même pensée depuis 10mn juste à côté perdant tout contrôle de mes gestes et de mes expressions faciales - oui ça m'arrive souvent.Pour faire simple, d’un coté, le code rouge (Jess de New Girl) et de l’autre (Daria).Toujours est-il que son calme et sa détermination m’impressionnent et je ne voyais aucune raison de vous priver de cette rencontre.Je vous présente Marina.---Crédits musique:Bruja - Princess NokiaA Menina Dança - Novos BaianosBlasFêmea - Linn da Quebrada Talento - Linn da Quebrada Rainha Do Mar - Gal Costa---Remerciements : Marina pour avoir accepté de sortir de sa réserve le temps de nos entretiens, merci pour sa disponibilité et sa patience ^^
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1 mars 2018 - 00:44:48
C’est une femme dont la voix me tient particulièrement à coeur , à qui je tends le micro pour ce premier épisode d’Héritières. Rien que les mots “premier épisode” me font vibrer et frissonner, tant la culture des séries résonne fort en moi (son de SVU), d’ailleurs je devrais peut être plutôt dire voici “Héritières”, season 1 Episode 1 (en vo biensur), mais je m’égare. Quoi que : Cette première voix témoin justement, n’est pas étrangère à cet univers, en fait on pourrait même dire que c’est elle qui m’y a conduite. Cette femme, c’est Claire, elle m’inspire depuis de nombreuses années, plus précisément depuis 1999. Claire, c’est ma meilleure amie et on s’est parlé pour la première fois sur le sujet le plus brûlant du moment, j’ai nommé “Spike” de “Buffy contre les vampires”. Je l’ignorais à l’époque mais ces premiers instants de complicité allaient nous lier pour les 20 prochaines années, nos féminins se sont développés l’un à côté de l’autre, parfois l’un contre l’autre, en miroir et main dans la main, souvent le poing levé, toujours le coeur à vif. Harltey. Coeur à vif. Enfin bref. A son contact et avec le temps j’ai appris à écouter une parole qui ne ressemblait pas à la mienne, malgré notre proximité d’adolescentes, quelque chose nous séparait inexorablement, nous ne vivions pas la même réalité nous n’étions juste pas les mêmes femmes. Aujourd’hui ça parait évident mais à l’époque ça ne l’était pas du tout. C’est bien Claire qui m’a amener à ouvrir les yeux sur les sujets qui me tiennent le plus à coeur aujourd'hui. Vous l’aurez compris, mon féminin lui doit beaucoup et je n’imaginais pas débuter cette aventure autrement qu’avec sa voix, sa parole, son témoignage.---Crédits musique:Océan Rouge - Flavien BergerGrown woman - Beyoncé Twice, Little Dragon - cover de Cl4ireObscure (oui oui l'interviewée elle même^^)Ain't Got No, I Got Life - Nina Simone---Remerciements : Claire pour son amitié, le temps qu'elle a accepté de m'accorder et le partage de son histoire.Anne C. mentor et femme incroyable, merci pour ton exigence et ta bienveillance.
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