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La Radio Nature - Infos environnement

83 épisodes

27 mars 2019 - 00:04:12
« Nous sommes dans une époque où l’Être est oublié, une époque privée d’Être, embourbée dans les formes extérieures et le paraître. Une époque de détresse (…), déterminée par les technologies et technosciences où l’homme-animal, indigent, est envahi par les ténèbres de la nuit sans lumière au loin comme phare directeur. (Alors) Il ne s’agit pas de nier le monde, la société ou l’être humain en tant que réalité mais au contraire de les appréhender avec plus de justesse pour les rencontrer dans leur totalité avec plus d’harmonie et de bonheur (…) »  écrit Alain Pozarnik dans Philosophie, méthode et pratiques initiatiques (Éd. Dervy).Mais comment vaincre les vertiges de nos habitudes pour vivre une telle aventure ? Comment agir si nous voulons faire partie des êtres qui ont progressé en conscience et en sagesse, se demande l’auteur. Une de ses réponses est :« Il faut réellement, intentionnellement, oser lâcher nos repères, nos habitudes, nos convictions sans en saisir d’autres au passage (…) Juste être silencieux, ne plus écouter les vieux bruits si familiers auxquels nous nous identifions tant que nous devenons nous-même le tohu-bohu de la pensée. »Quel chemin emprunter ? « Votre succès dépend surtout de votre sagacité à entreprendre, à vous aventurer, à devenir (…) Si nous voulons vraiment connaître la réalité du monde, il nous faudrait d’abord nous connaître… » Autre constatation d’Alain Pozarnik digne d’une grande attention : « Le sage ne porte pas de jugement de valeur. Il sait ce qu’est le comportement des autres humains car il fait partie lui-même des mammifères. »Et, tournant important du livre : « La vraie question à résoudre n’est donc pas celle de la place de notre ego parmi d’autres ego, mais : est-il possible de vivre dans ce monde sans que nous ressentions des oppositions, des divisions, des conflits ? »Poser la question est y répondre, dit-on communément un peu trop facilement car, l’impressionnante somme de propos tenue par l’auteur démontre que si le choix est conséquent, faut-il encore trouver le juste milieu et, surtout,le mettre en pratique de manière adéquate.« À savoir, explique-t-il, la seule attitude raisonnable est de nous interroger sur l’origine de nos fonctionnements, de comprendre l’horreur de leurs influences et de les abandonner dans notre silence, pour les dépasser par une autre forme de vie. »Certes, il avoue que ce n’est pas si simple à appliquer, mais, promet-il, partir à l’assaut des stratégies qu’il propose devrait donner des résultats tangibles. À une condition, au moins : « Vous êtes en train de lire, de comprendre et d’apprendre, mais soyez en même temps en train de vivre, d’expérimenter, de ressentir, de vibrer, pas seulement de savoir. » La symbiose entre le spéculatif et l’opératif paraît être une étape essentielle dans notre orientation vers les trois concepts Sagesse, Connaissance et Vérité, socle de l’édifice de la pensée universelle qui éviterait tant de conflits, misères, drames sociaux et autres.« Nous ne jugeons plus, ne critiquons plus, ne voulons plus rien que préserver ou laisser être notre Être, notre ‘‘soi’’ qui a pris sa place dans ‘‘l’univers ‘’. C’est le début d’une véritable initiation, d’une véritable sagesse, d’une véritable connaissance. »Rencontre avec Alain Pozarnik effectuée à la Librairie-Salon de thé abao à 1170 Bruxelles. Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
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25 mars 2019 - 00:07:00
Fréquence TERRE, c'est une webradio indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales et sociétales. Ce sont des  journalistes, auteurs, éditorialistes, tous bénévoles.Pour continuer l’aventure de Fréquence Terre , pour poursuivre et développer l’expression et l’engagement citoyen  sur les thématiques écologiques et sociétales, Quatre chroniqueurs (Philippe Boury, Frédéric Bénot , Pierre Guelff, et moi-même)  se sont associés pour vous présenter  un livre ,“Agir ou disparaître”, qui revient sur plus d’une décennie de chroniques consacrées à l’environnement. Le titre du livre :  «  Agir ou disparaitre » , provocateur , certes  est aussi une alarme sur l’urgence à agir pour une société plus humaniste, pour un environnement sain, pour une nature respectée, pour une réconciliation de l’homme avec notre planète, notre Terre, nos océans.Ce livre-recueil  vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) vous propose  quelque 220 pages et près de  vingt-cinq thèmes illustrés de photos et de citations. Tous  les bénéfices de la vente de ce livre serviront exclusivement à soutenir Fréquence Terre.Merci de votre soutien , merci de diffuser  cet appel à soutien.« Agir ou disparaître” est disponible au prix de 7 euros sur internet
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22 mars 2019 - 00:01:50
Reportage en direct : « Nous voici en plein cœur de l’immense forêt millénaire de Soignes, considérée comme le poumon vert de la capitale de l’Europe. Forêt de quelque 5 000 hectares, classée parmi le patrimoine mondial de l’UNESCO. Surnommée la « hêtraie cathédrale », elle abrite un endroit particulier que nous désirions faire connaître aux auditeurs et lecteurs de Fréquence Terre en ce 22 mars.Endroit particulier parce que planté de bouleaux, véritables pionniers de la recolonisation d’un terrain ravagé par le feu, mais, surtout, lieu de Mémoire. Lieu intime et sensible de recueillement où 32 bouleaux sont disposés en cercle en un mémorial dévolu aux 32 victimes des attentats du métro de Bruxelles et de l’aéroport national le 22 mars 2016.Situé dans une clairière en haut d’une petite colline entourée de grands hêtres majestueux, le bouleau est symbole de jeunesse et de renaissance, de Vie, donc.Ce mémorial est muet et se veut offrir un moment de paix, tellement nécessaire dans notre société. Un écrit y stipule une citation de Wangari Maathai : « Chaque arbre est le symbole vivant de la paix et de l’espoir. » 
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20 mars 2019 - 00:03:30
Alain Pozarnik, 80 ans, a consacré toute son existence à la recherche du sens de l’évolution de l’être humain et continue à le faire de manière magistrale, comme en témoigne son dernier ouvrage Philosophie, méthode et pratique initiatiques (Éd. Dervy).« Aujourd’hui, dit-il, à mon âge, la vie n’est plus devant moi mais derrière. Cela change tout et rien à la fois. »À savoir ? Visiblement, la recherche du « mystère humain » n’est pas totalement tarie pour lui : mystère de l’intelligence et de la déraison, mystère de l’évolution et du sens, mystère de la vie et de la mort, mystère de la violence et de la solitude, mystère de l’amour aussi…« Très tôt, précise-t-il, j’ai cherché le chemin qui conduit de l’indifférence à la rencontre, de la solitude à l’amitié. N’éprouvant aucun goût pour les réussites de salon, je suis silencieusement retourné vers la recherche d’un devenir plus authentiquement humain. »Alors, Alain Pozarnik s’ouvre et, par corollaire éclaire notre lanterne et distille sa grande expérience :« Je voulais trouver les conditions d’accès à la connaissance sans tomber ni dans les opinions ni dans les croyances, mais par expérience, par préhension objective de la vérité par la raison. Dans cette quête, je me suis quelquefois trompé, j’ai parfois manqué de discernement, de maturité et de force mais jamais d’amour, de cet amour tellement enfoui mais tellement présent que je m’élançais naïvement en tous sens pour l’étreindre, l’être, le partager, et l’offrir au monde. »Durant une heure de quasi tête-à-tête[1], j’ai retenu ceci :« Il y a lieu de travailler pour que le savoir devienne transformation. Si on le garde uniquement dans notre intellect, on ne peut avancer et servir la société. Si nous descendons en nous-même, c’est pour nous dégager de l’intellect. Bien entendu, on est libre de choisir, de faire et d’échouer. C’est un travail immense qui donne l’occasion de se dépasser. »Alors, j’ai commencé à découvrir ce qui pouvait faire me dépasser avec Philosophie, méthode et pratique initiatiques.Je vous en livre deux premiers passages[2] qui, selon moi, devraient déjà donner l’envie de saisir cette opportunité exceptionnelle de nous orienter vers la Sagesse, la Connaissance et la Vérité :« Nous avons tous, dans notre profondeur, un Être intérieur universel que la tradition aborde et que nous croyons découvrir grâce à notre intelligence. Mais la connaissance est aussi vieille que le monde » et « Merci à la Vie de nous offrir les occasions même si nous ne savons pas toujours les saisir, de devenir, ensemble, plus et mieux humains… »Musique : http://www.michaelmathy.be/#music[1] Rencontre à ABAO, librairie-salon de thé dans la Capitale de l’Europe.[2] Cet ouvrage de 480 pages mérite plusieurs chroniques.
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19 mars 2019 - 00:00:00
Une utopie démocratique en plein cœur du chaos syrien ! Le Rojava, ce territoire situé au Kurdistan syrien, au nord du pays, vit, depuis 2012, une expérience démocratique inédite. Basée sur le municipalisme libertaire, la région a mis en application une véritable  révolution sociale, féministe, écologique et multiethnique.Avec Jérémie Chomette, directeur de France Libertés.Vous avez participé le 12 mars dernier à la conférence sur ce municipalisme libertaire au Rojava. Revenons d’abord sur cette expérience démocratique unique au monde. C’est en juillet 2012 que tout a commencé. Comment cela a-t-il débuté ? « D'abord il y a un contexte vraiment particulier. En 2011, il y a eu la révolution en Syrie. Les populations, notamment kurdes, se sont retrouvées du côté de l'opposition démocratique. Très vite, elles se sont retrouvées coincées entre les rebelles de l'opposition, plutôt à tendance islamiste, et le régime syrien, une fois que la révolution a été stoppée par de ceux forces en 2012. Comme ils étaient armés, ils ont réussi à prendre une région qui correspond à peu près à celle de là où les populations kurdes sont les plus importantes : le Rojava au Kurdistan syrien. Ils ont réussi à acquérir une certaine forme d'autonomie. Cela leur a permis de s'autoorganiser et de mettre en place ce modèle qui avait été déjà imaginé depuis 2004 par le leader des kurdes Abdullah Öcalan depuis sa prison. C'est un leader kurde turc qui était emprisonné par le gouvernement turc depuis 1999 ».Le Rojava, c’est donc un territoire autonome de six millions d’habitants. Ce sont des milliers de communes qui s’y sont autoorganisées. Concrètement, quel est le principe ? Comment cela fonctionne-t-il ? « L'idée de base c'est qu'il y a trois cantons. Nous on pourrait appeler ça des régions. Chaque canton s'autoorganise. Après on a une réunion des cantons. Pour s'autoorganiser, ils s'organisent par le bas, vraiment très très localement .Vous avez des assemblées locales qui démarrent dans les quartiers ou dans les villages. On peut avoir de 30 à 150 personnes qui se réunissent, qui vont prendre des décisions et qui vont mandater quelqu'un de la communauté pour une durée de six à douze mois. Cette personne va représenter la communauté dans un cercle un petit peu plus haut, et ainsi de suite. En fait on a trois cercles pour arriver au niveau cantonal. En gros, si je schématise : moi dans ma petite communauté avec 150 personnes on va prendre des décisions liées à ma communauté ; et après, pour les décisions qui sont liées à un plus grand territoire, la communauté va mandater quelqu'un pour aller les représenter dans un autre cercle plus haut qui prendra en compte plus de personnes ». Une idée du "vivre ensemble" De nombreux réseaux militants européens vantent les pratiques innovantes du territoire, les institutions démocratiques, le souci écologique, les pratiques féministes. C’est une certaine idée du "vivre-ensemble" qui est mis en pratique ? « En fait on peut même aller plus loin. C'est vraiment un autre modèle de société. Eux appellent cela le confédéralisme démocratique. L'idée est basée sur cinq grands piliers, dont un des pilier est très lié au « vivre ensemble ». le premier pilier est organisé autour de l'économie coopérative. Le deuxième, c'est la question de l'écologie, qui peut aussi revenir à la question du « vivre ensemble » : comment vivre ensemble avec la nature avec les êtres vivants. Le troisième, c'est celui du féminisme. Le quatrième, c'est celui de la démocratie directe. La cinquième, c'est comment toutes les communautés qui sont présentes sur place, les Kurdes,
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18 mars 2019 - 00:06:35
Un photographe sous -marin qui sillonne les mers du globe,  observateur privilégié, réalisateur  de très belles images du film "OCEANS"  : Pascal KOBEH témoigne  de ce qu'il a vu , de l'évolution des fonds marins et de l'urgence qu'il y a à protéger  les espaces marins. Un témoignage  passionné pour la planète bleue à découvrir dans cette chronique.http://www.longitude181.org                      http://www.pascalkobeh.com/ 
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17 mars 2019 - 00:03:35
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.La deuxième chronique consacrée à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai Lu) se base sur quelques citations et réflexions pour baliser notre cheminement dans la société.« La crise écologique est le reflet de notre crise intérieure. Tout petits on nous apprend à vivre séparés ou coupés de la sensibilité, donc de ce qui nous unit tous. On nous apprend à porter des masques, d’être forts, de ne pas pleurer. Alors, nous ne sommes plus connectés aux valeurs de respect et d’altérité. Mais la spiritualité peut agir écologiquement. La liberté, c’est d’être qui on est et ne pas chercher à être ou à ressembler à quelqu’un d’autre », explique l’auteure.Elle cite l’exemple du peuple racine des Maasaï. Un exemple de société extraordinaire. En Occident, celui qui se gausse d’être civilisé ferait bien de s’en inspirer pour tenter de redresse la catastrophe mondiale actuelle qui prend de l’ampleur.Ainsi, « chez les Maasaï, la faconde n’est pas valorisée, comme chez nous. Chez eux, le porte-parole est souvent celui qui ne parle pas. Il n’y a pas de fossé entre le « dire » et le « faire », car ils mettent en application leurs valeurs humaines et ils sont tellement eux-mêmes qu’ils les incarnent naturellement. Or souvent, cette attitude intérieure suffit, sans parole, à transformer l’autre. »Bien entendu, dans notre monde dit civilisé (et ailleurs), il y a les multinationales qui occasionnent des dégâts énormes, mais l’un des principes du peuple racine est, souligne l’auteure, « un concept qui donnerait une couleur intéressante à nos débats politiques : ne pas rejeter la faute sur l’autre, mais s’améliorer pour tenter de la réparer. »En somme, ce sont des guerriers pacifiques, des guerriers spirituels, parfaitement équilibrés et centrés face aux épreuves.Certes, ce n’est pas inné. Alors, dès leur jeune âge c’est l’apprentissage en communauté de la cohésion, de l’équilibre, de la complétude et de l’unité intérieure.Vaste programme à nos yeux, habitude séculaire de génération en génération chez eux, avec pour rituel immuable le lien avec le cosmos, alors que nous, trop souvent, on trace son chemin frénétiquement de manière égoïste, égocentrique, au point de détruire l’écosystème qui nous donne la vie.Autre constatation : les masques tombent, puisqu’ils sont inutiles, devant des gens authentiques.Enfin, différence majeure : en Occident, on inculque aux jeunes des concepts, des façons d’être, chez les Maasaï les enfants les acquièrent par l’observation des aînés et l’expérimentation. En Occident, ils ont peur, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être à la hauteur, là-bas ils vivent !Musique : http://www.michaelmathy.be/#music 
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14 mars 2019 - 00:02:34
Ce vendredi 15 mars 2019, pas moins de 1 200 actions sont annoncées dans quatre-vingt-dix pays pour répondre à l’appel lancé par « Jeunes pour le climat », mouvement initié par Greta Thunberg, « l’activiste de 16 ans qui inspire la jeunesse du monde entier », selon Le Figaro[1]. Dans la capitale de l’Europe, une particularité plus que sympathique est celle du soutien du… « Gang des Vieux en Colère »[2]Bien sûr, qui dit gang pense violence. Il n’en est rien, comme l’expliqua à TV5 Monde[3] Mirko Drag Popovitch[4], musicien, auteur, fer de lance d’un important centre culturel… qui est devenu un « retraité actif qui essaie de mettre de l’ordre dans soixante-dix ans de désordre » et est membre de ce « Gang des Vieux en Colère » :« Certes, nous sommes en colère parce que l’avenir des jeunes n’est pas radieux, mais nous restons souriants tout en étant fermes. Nous ne « travaillons » pas pour nous, mais pour ceux qui nous suivent. Un gang ? Si ce terme a effectivement une connotation de violence, notre seule violence est de « secouer virtuellement » des patrons de multinationales, car nous sommes pacifistes ! Ainsi, nos actions sont menées dans des lieux à l’économie mondialisée, des sociétés qui ne paient pas d’impôts : nous avons occupé des lits à Ikea vêtus de pyjamas, lancés des ballons mangés par de grandes pommes chez Apple, envahi un Mc Donald et nous nous sommes installés aux tables pour tricoter, jouer aux échecs… Bref, nous y allons avec l’énergie des derniers vieux actifs et cet humour désarçonne. Ce sont bien des actions de désobéissance civile, en somme. »Il va de soi que ce « Gang des Vieux en Colère » agit également pour qu’une retraite décente soit allouée avec un montant minimum de 1 600 euros, que les personnes âgées placées dans des homes ou maisons de retraite soient respectées comme il se doit…Gageons que pareil mouvement ferait aussi un tabac en France !Musique : http://www.michaelmathy.be/#music    [1] 22 février 2019.[2] Le « Gang des Vieux en Colère » est sur Facebook.[3] 4 mars 2019.[4] Que nous remercions, comme les responsables de « Gang des Vieux en Colère », pour les illustrations et autres autorisations de publication.
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13 mars 2019 - 00:03:18
Voici la quatrième et dernière chronique consacrée à l’essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo) et reprenons avec José Bové qui fit un tabac dès 1999 après avoir fait ses armes, si je puis dire, au Larzac,  et devint le fer de lance contre le néo-libéralisme et la marchandisation du monde. Il érigea la non-violence et la désobéissance civile en mode d’action, dont les fameux arrachages du colza et maïs transgéniques, appliquant, de la sorte, le principe de précaution.Et puis, chassez le naturel et il revient au galop, revoici la bataille, le terme est choisi, entre les écolos partisans du « non » aux élections européennes et ceux du « oui », dont Daniel Cohn-Bendit. Les insultes fusèrent, Nicolas Hulot regardait tout ça sans encore s’y mêler. Al Gore apparut avec son documentaire « Une vérité qui dérange » et, petit à petit, l’écologie française sortit d’une marginalité dans laquelle elle avait replongé.Tour à tour, il y eut le « Pacte écologique » initié par Nicolas Hulot, le Grenelle de l’environnement du président Sarkozy, la création d’Europe-Écologie-Les Verts, qui connaîtra un succès fulgurant.Aux élections, les écolos étaient à un souffle du PS, puis aux régionales de 2010, ils plafonnaient quelque peu.Eva Joly se lança dans l’arène mais, accrochez-vous, certains osaient lui trouver « un accent  nazi à la de Funès dans La Grande Vadrouille ». Elle s’écrasa alors que François Hollande l’emportait et que Cécile Duflot entrait dans son gouvernement comme ministre, tenez-vous bien, du Logement !La saga des écologistes français se poursuivit et Nicolas Hulot accepta l’offre d’Emmanuel Macron de devenir Ministre de la Transition écologique. Il tint le coup, vaille que vaille, du 17 mai 2017 au 27 août 2018, puis, au micro de France Inter, il lâcha : « Je prends la décision de quitter le gouvernement. »Ce livre débuta par « L’utopie ou la mort » de René Dumont en 1974 et, fin 2018, le gouvernement Macron déclarait « Le temps de l’utopie est décrété ».Un demi-siècle entre ces deux déclarations et où en sont les écologistes politiques français, peut-on légitimement se demander, alors que leurs collègues cartonnent dans de nombreux autres pays ? Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
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12 mars 2019 - 00:00:00
Vous connaissez Fréquence Terre depuis longtemps. Cela fait maintenant une quinzaine d’années que cette webradio a mis dans son ADN la sensibilisation à l’environnement. Elle tente d’éveiller les consciences sur les thématiques écologiques et sociétales.Sous la houlette de Frédéric Benot, Fréquence Terre s’est attachée dès son origine à rendre compte de l’état de la planète et de mettre en lumière les initiatives qui œuvrent pour sa protection.Cette belle aventure de Fréquence Terre, c’est aujourd’hui un livre."Agir ou disparaître", revient sur plus d'une décennie de chroniques consacrées à l’environnement réalisées par l'ensemble des intervenants du site.Coordonné par Pierre Guelff, le livre retrace les attaques menées contre la planète et donne un coup de projecteur sur les solutions mises en œuvre par les associations, les citoyens, ou les collectivités.Ce petit recueil espère, sans prétention accompagner la prise de conscience écologique de chacun, le souci de l’environnement, les actions du quotidien pour la survie de notre espèce. Agitateur de curiosité Dans ce livre, vous retrouverez Pierre Guelff qui vous parle avec passion de la nature, du terroir, de solidarité et de fraternité. Cet agitateur de curiosité, vous emmène à la rencontre d’altermondialistes, des lycéens qui font la grève du climat, comme la Suédoise Greta Thunberg, du moine bouddhiste Matthieu Ricard ou encore d’Alexandre Jollien. A travers ses rencontres littéraires, il nous parle de vie, d’engagement, et nous fait part des réflexions d’hommes et de femmes engagées pour la planète et l’humanité. Sentinelle des mers Daniel Krupka, fidèle à son engagement, vous propose de découvrir ou redécouvrir la beauté de notre environnement et des océans. Il n’hésite pas à faire le constat des ravages de l’homme sur les écosystèmes. Mais il donne aussi des pistes sur la façon de les préserver. Comme Paul Watson, qu’il a pu interviewer pour Fréquence Terre, Daniel est notre sentinelle des mers. Donner des signes d'espoirs Et puis évidemment vous retrouverez un condensé des actions de France Libertés relatées depuis plusieurs années dans Monde solidaire. Ce sont celles pour les peuples autochtones qui luttent pour leur survie, ou le combat contre l’extractivisme, que ce soit au Brésil, qui a connu plusieurs catastrophes minières, ou en Guyane avec le projet Montagne d’or. Les actions pour le droit à l’eau, l’éducation à l’environnement, les villes qui s’engagent sur le chemin de la transition, toutes ces initiatives et mobilisations sont des signes d’espoirs pour notre avenir et celui de nos enfants. Continuer d'agir, pour ne pas disparaître Parce que les bons réflexes de consommation se prennent très tôt... Parce que notre planète mérite qu’on s’attèle à sa préservation pour le bien-être de l’humanité, "Agir ou disparaître" apporte sa pierre à la lutte contre les dérèglements climatiques générés par l’homme.La planète survivra sans nous. Mais nous, nous ne pouvons pas survivre dans un environnement dégradé…"Agir ou disparaître" est disponible au prix de 7 euros sur internet. Toutes les recettes des ventes sont au bénéfice de l'association qui édite Fréquence Terre.L’urgence est là. Il faut agir… ou disparaître ! A nous tous de continuer d’agir, à notre niveau. 
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11 mars 2019 - 00:07:01
L’association LONGITUDE 181 lance une campagne intitulée « Pas de requins dans mon assiette » par la sollicitation du grand public, c’est-à-dire vous, dans un appel citoyen à s’engager à ne plus consommer de viande de requin, et également celle des professionnels : poissonniers, restaurateurs, à ne plus proposer de viande de requin ou de saumonette.  Pourquoi, comment : on vous dit tout. Avec également le coup de gueule de François SARANO, co-fondateur de l’association (conseiller scientifique du Commandant COUSTEAU pendant 13 ans) 
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9 mars 2019 - 00:01:44
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » clama Alfred de Musset, eh bien, avec Les Portes du Temple – De l’ignorance à la Connaissance de Franck Zimmer paru chez MdV Éditeur, ce sont de fameuses portes qu’ouvre l’auteur puisqu’il propose au lecteur de « franchir cet obstacle – qu’est la porte – et d’entrer dans un monde sacré, réglé par des rites et des symboles légués par la Tradition ».Mais ce chemin ne comporte pas qu’une seule porte, il y en a pas mal qu’il faut passer au bon moment, puisque, selon lui, « chacune d’elles recèle un enseignement indispensable pour progresser sur la voie de la Connaissance… »Vous l’aurez compris, ces portes sont des épreuves initiatiques qui, outre celle du Temple, comportent les quatre éléments (Terre, air, eau et feu) et, bien entendu, le cheminement ne peut se faire qu’en assimilant et comprenant différents symboles.Personnellement, j’ai bien aimé les explications entourant la chouette, bel oiseau qui incarne le mystère de la Lumière originelle que les ténèbres ne peuvent pas arrêter. Parole de vie, elle est la mère de tous les symboles, selon l’auteur, qui, comme on le devine, est un passionné de symbolisme.   
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8 mars 2019 - 00:02:14
En Belgique, 300 associations (dont de puissants syndicats) en appellent à la grève mondiale pour le climat du 15 mars, en France la mobilisation s'organise aussi, comme dans maints pays. Et vous ?Est-il besoin de vous rappeler que Fréquence Terre est une webradio indépendante qui sensibilise et éveille les consciences sur des thématiques écologiques, environnementales et sociétales ? Que son équipe de journalistes, auteurs, éditorialistes, conférenciers bénévoles touche 500 000 auditeurs journaliers grâce, aussi à maintes webradios et radios FM partenaires ? Que son site compte plus de 15 000  visiteurs mensuels ? Que si elle est agrémentée de Musique du Monde et d’infos fournies par Radio France Internationale, Fréquence Terre est un média citoyen et engagé qu’aucun lobby ou décideur ne fera jamais taire !Quatre chroniqueurs de Fréquence Terre (Philippe Boury, Daniel Krupka, Frédéric Bénot et Pierre Guelff) viennent de publier un livre qui vous le confirmera et deviendra certainement une référence en la matière. Cet ouvrage, vendu au prix de 7 euros (hors frais d’envoi) comporte quelque 220 pages et les vingt-cinq thèmes abordés sont illustrés de photos et de citations.Enfin, sachez que les bénéfices de la vente de ce livre serviront exclusivement à soutenir Fréquence Terre afin de poursuivre, voire d’augmenter son engagement citoyen en faveur d’une société plus humaniste vivant sur cette Terre où les êtres et l’environnement cohabiteront en symbiose ! Agir ou disparaître est disponible sur le site Le Livre en Papier :https://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/1067-agir-ou-disparaitreThèmesLe cormoran englué, c’est un peu nousNégationnisme climatiqueLes lendemains qui chantent : nous y voilà, nous y sommes !Le peuple plus fort que le gouvernementQue cache le prix de votre poisson ?L’art d’être libre (dans un monde absurde)Si Bruce n’était pas làRencontres avec Riccardo Petrella (altermondialisme) et Christine Mahy (lutte contre la pauvreté)Mourir en chœur, le lien qui nous unitMourir puis donner la vie ou l’humusationDevenir une sentinelle des mersDélectation et coup de colère « écologiques »Marre de ne rien voir bouger ? Faites un pasMonsanto et Cie dans les cordes ?« Je préfère manger à la cantine… Avec les copains et les copines » (Chanté par Carlos)Des maîtres authentiquesÀ la poursuite de votre futurHabitants de la terre, debout !Votes et consommations écoresponsablesRevue de presseHistoire d’une victoire pour la démocratie et la santé publique !Expérience d’une incohérence monumentaleTrop d’incurie : les citoyens contre-attaquent« Certains soirs dont la douceur se prolonge… »Réconfortantes mobilisations des jeunesHistoire d’un espoirL’art de vivre ensembleEt, encore, des revues de presse, Fréquence Terre de A à Z, des photos, citations…La remarquable photo de couverture ("Décideurs discutant du climat" expo à Berlin) a été offerte par son auteur, Isaac Cordal (également le sculpteur de l'oeuvre), avec l'autorisation de la Galerie Mathgogh (Paris), que nous remercions,  en soutien à Fréquence Terre.Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
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6 mars 2019 - 00:03:02
Voici la troisième chronique consacrée à l’excellent essai Une histoire de l’écologie politique – De René Dumont à Nicolas Hulot » d’Arthur Nazaret (Éditions La Tengo). Avec Antoine Waechter, les idées parurent s’éclaircir : « L’écologie n’est pas à marier et seule l’affirmation intransigeante de son originalité et de son autonomie confortera l’opinion publique qu’il existe une niche politique spécifique pour les écologistes » et pour attirer l’attention des médias qui le snobaient, lui et ses maigres troupes, il leur envoya un certificat médical attestant qu’il n’était pas atteint d’une maladie contagieuse !Cependant, Cavanna, plume de Charlie Hebdo, le trouvait trop mou : « Cesse de faire le gentil, le bon gros, gueule, Waechter, secoue-leur le cul ! Pose-leur les bonnes questions et force-les à y répondre ! Harcèle, Waechter, mords, fulmine, dérange. »Alors que Mitterrand récoltait 34% des suffrages, Waechter faisait 3,78%. Puis, Brice Lalonde fut considéré comme un frère ennemi pour avoir accepté d’entrer dans le gouvernement Rocard.Bhopal, Tchernobyl, Exon Valdez, pluies acides, trou dans la couche d’ozone, la Terre élue personnalité de l’année par le Time, même Margaret Thatcher organisa un sommet pour le climat, eh bien, les Verts français ne décollaient pas.Un méchant slogan soufflait aussi à leur encontre : « Écolo-facho » et il fut question de « pharmacopée écologiste réactionnaire » en 1990.Cependant, maints partis lançaient de véritables OPA sur cette sorte de planète verte qu’ils voulaient annexer.Après la génération Mitterrand, la génération écologiste semblait se pointer avec les Voynet, Mamère, le retour de Daniel Cohn-Bendit, le Dany-le-Rouge devenu vert qui, pour certains, était devenu un « libéral-libertaire ».En 1999, tout ce monde devint quand même la quatrième force politique de France. Et puis, José Bové,  l’icône des altermondialistes, fit son apparition, mais un séisme allait s’abattre sur l’Hexagone : Le Pen était au deuxième tour des présidentielles, Jospin au tapis.La quatrième et dernière chronique de cette saga écologiste française dans quelques jours sur nos antennes… Musique : http://www.michaelmathy.be/#music
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5 mars 2019 - 00:00:00
186 morts et 122 disparus ! La rupture du barrage minier le 25 janvier à Brumadinho, au sud-est du Brésil, s’annonce comme une nouvelle catastrophe environnementale et humaine de plus.Trois ans après le drame de Mariana, les conséquences écologiques risquent fort d’être majeures. Et comme à Mariana en 2015 avec le peuple Krenak, c’est la vie d’un autre peuple autochtone qui est menacée, les Pataxó Hã-hã-Hãe.Avec Marion Veber, chargée de mission Droits des peuples à la Fondation France LibertésLes représentants de cette population dénoncent l’exploitation démesurée de la nature au nom du développement. Est-ce que cette nouvelle tragédie en annonce d’autres ? Est-ce qu’elles peuvent se reproduire au Brésil ? « Oui. On le constate puisque, suite au crime de 2015, le PDG s'engage à prendre des mesures, mais ce n'est pas le cas. Ce qu'on constate c'est qu'au Brésil il y a des failles d'un point de vue de la sécurité des barrages et de la surveillance de ces structures minières en général. Mais ce n'est pas que le cas du Brésil. Partout dans le monde, on a connu des ruptures de barrages de déchets miniers, que ce soit en Roumanie ou dans d'autres Etats. Et donc cela pose finalement la question de l'extractivisme en général qui, en mettant les profits en priorités, fait fi des droits humains, de l'environnement et des potentiels morts que cette activité pourrait générer ». Le 27 janvier, soit deux jours après la catastrophe, une alerte a été lancée non loin de là face au risque d'une rupture imminente d'un deuxième barrage appartenant à la même entreprise. Le 8 février, c’est ArcelorMittal qui a évacué 200 personnes d’une communauté située sous un barrage de la multinationale. Est-on dans un cycle infernal ? Le système est-il à bout de souffle ? « C'est exactement ça. C'est d'ailleurs ce que dénoncent les peuples autochtones avec lesquels on travaille, mais aussi un grand nombre d'ONG et d'habitants qui souffrent de ces crimes. C'est effectivement un système qui aujourd'hui n'a plus de sens parce qu'on voit ses limites, mais qui malgré tout semble indépassable. C'est à dire qu'on vend ce système comme indépassable, comme forcément nécessaire à la société telle qu'elle est construite aujourd'hui. Et c'est vrai que l'extractivisme est le premier maillon d'une chaîne qui nous conduit jusqu'au consumérisme et la société telle qu'elle a été imaginée ces dernières décennies. Donc effectivement il faut aujourd'hui réfléchir à réformer tout ce système. Il y a des initiatives en ce sens à l'international notamment pour mieux encadrer les activités des multinationales pour que, a minima, les droits humains passent en priorité sur les profits. Mais on est encore très loin d'une réelle évolution sur ce plan-là ». Les dangers de la politique de Bolsonaro Dans ce contexte, en quoi la politique du nouveau président Jair Bolsonaro constitue un danger pour ces peuples et pour l’environnement ? « Quand on a appris l'élection de Jair Bolsonaro, la plupart de nos partenaires au Brésil, très inquiets, nous ont communiqué leurs craintes parce que Bolsonaro a clairement annoncé vouloir augmenter les projets extractivistes, et notamment en Amazonie sur les territoires autochtones. Donc ce sont effectivement des annonces qui sont assez menaçantes pour ces peuples, pour leurs droits, pour l'environnement. Et les premières politiques prisent déjà par Bolsonaro du côté autochtone sont déjà un signal très fort.
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8 février 2019 - 00:02:10
Un jour, Sam est partie quittant son fils de cinq ans et le père de celui-ci. Mais cinq mois plus tard, Jerry et le petit Tobias prennent la route en direction du bout du monde à travers les vastes forêts de Norvège pour la retrouver. Sam est un roman de Christophe Ghislain paru chez Albin Michel,  à découvrir car il est plutôt inclassable. C’est une sorte de road-movie fantastique, poétique et ultra réaliste. Tantôt poétique voire lyrique lorsqu’il est question de la rencontre amoureuse du couple qui est digne d’un grand film d’amour classique.  Tantôt fantastique lorsque le fils rencontre un vieux fou s’appelant Walt Whitman et qui pose maintes fois la même question « Savez-vous comment je suis mort ? » et la réponse est chaque fois différente et inattendue.  Sans doute que ce vieux fou est en réalité un visionnaire. Ce roman partage aussi une belle part de  philosophie parce que la vie est faite de mystères que l’on ne comprendra jamais, parce que  l’enfant répète  la question : pourquoi elle est partie maman ? Et que répondre  à cette question est au fond une sorte de quête. Et puis il y la délicieuse  douceur de la tendresse lorsque le père prend conscience de la joie éclatante, que d’être père. Bien que ce roman soit impossible à résumer, il est au fond, un chemin initiatique, un très bel hymne à l’amour et à la noblesse  de la nature. http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2019-02-08-09-00-00-Marie-Paule-Sam.mp3   
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27 janvier 2019 - 00:03:42
« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff  Albert Camus (1913-1960) a énormément compté dans mon cheminement existentiel et ce n’est pas sans une certaine émotion que je viens de lire son Carnet III (Mars 1951-décembre 1959), troisième recueil où il consignait ses réflexions sous la forme de Cahiers, ceux avant sa mort accidentelle. Ainsi, de 1935 à son décès, il fut question de réflexions, d’idées, d’informations, d’extraits de correspondances… Comme pour chaque chronique dévolue à cet auteur humaniste que j’estime tant, j’ai extrait quelques-uns de ses propos sous forme de messages, dont, je pense, il est plus que nécessaire de se référer par les moments difficiles que la planète en cette année 2019 est occupée à vivre. « Certains soirs, écrit-il, dont la douceur se prolonge, cela aide à mourir de savoir que de tels soirs reviendront sur la terre après nous » et « Il ne faut jamais dire d’un homme qu’il est déshonoré, des actions, des groupes, des civilisations peuvent l’être. Non l’individu. Car s’il n’a pas conscience du déshonneur, il ne peut perdre un honneur qu’il n’a jamais eu. » On connaît le combat incessant mené par Albert Camus pour la fraternité et son corollaire l’humanisme. Dans le dernier lustre de son existence, il ne cessa de marteler son attachement à la liberté, au peuple, à une presse indépendante : « Une presse n’est pas vraie parce qu’elle est révolutionnaire. Elle n’est révolutionnaire que pace qu’elle est vraie. » À ce sujet, après avoir essuyé maintes critiques du couple Jean-Paul Sartre-Simone de Beauvoir qui, par leur « engagement politique » tentèrent certainement de faire oublier qu’ils avaient quelque peu été aux côtés de collaborateurs et de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, Camus écrivit : « Parvenus de l’esprit révolutionnaire, nouveaux riches et pharisiens de la justice. Sartre, l’homme et l’esprit, déloyal » et « Des politiciens de droite ont placé des malheureux dans une situation indéfendable et, pendant le même temps, les hommes de la gauche leur tiraient dans le dos. Je n’ai pas de mépris pour les militants communistes, bien que je les croie dans une erreur monumentale, écrivit-il en 1955. Quand un opprimé pour la première fois dans l’histoire du monde régnera par la justice, sans opprimer à son tour, tout sera fini et tout commencera enfin. » Et, cette déclaration très  forte : « C’est dans la lutte que, finalement, j’ai toujours trouvé ma paix. » Enfin, cette vision extraordinaire écrite en 1956 et qui, malheureusement, s’avère d’une précision dramatique alors que le négationnisme climatique au nom d’une capitalisme financier mondial et anthropophage sévit plus de six décennies plus tard: « La civilisation industrielle, en supprimant la beauté naturelle, en la couvrant sur de longs espaces par le déchet industriel crée et suscite les besoins artificiels. Elle fait que la pauvreté ne peut plus être vécue et supportée. »http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2019-01-27-09-00-00-pierre-CamusIII.mp3
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25 janvier 2019 - 00:03:21
En août 2011, l’ouragan Irène s’abat sur le Vermont et laisse derrière lui le chaos et la désolation. Loin de là, Vale apprend que sa mère a disparu lors du passage de la tempête. Bien que la jeune femme a tourné le dos à sa famille, cette nouvelle ne lui laisse d’autre choix que de rentrer chez elle, à Heart Spring Mountain. Elle y retrouve celles qui ont bercé son enfance et même si elle est venue là, dans le seul but de retrouver sa mère, c’est aux secrets des générations de femmes qui l’ont précédée que Vale va se confronter. Et dans ce même mouvement, se réveille au plus profond d’elle-même, son attachement féroce à cette terre qu’elle a voulu fuir. Les femmes de Heart Spring Mountain est un émouvant premier roman sur le lien à la terre natale. C’est aussi une réflexion lumineuse sur les liens familiaux. Les choses sont dites sans effets spéciaux et le lecteur est instantanément invité à partager les joies et les peines des personnages sans doute un peu sauvages mais tellement sincères. En effet, le lecteur tisse rapidement un lien quasi intime avec chaque protagoniste. Une sorte de lien d’amitié intense qui aurait  toujours existé. Ainsi des actes qui seraient jugés inadmissibles sont ici sont compris et pardonnés. Et l’auteur nous partage des phrases qui sont à la fois anodines et à la fois si criantes de vérité : «…nos enfants font notre bonheur, et nous sommes incapables de faire le leur. Alors, nous souffrons, doublement. » « Chacun doit chercher sa voie. Trouver tout seul un sens au monde. Quel travail cela représente, quand on y réfléchit…. » L’auteur est née en 1978 et est originaire du Vermont, où elle vit  toujours aujourd’hui. Elle a créé avec son mari un groupe de musique folk  « Red Heart the Ticker »  afin de goûter à l’ambiance américaine. Je vous invite d’ailleurs à écouter leur musique disponible sur le net. Après son premier recueil de nouvelles sous le titre Le cœur sauvage, voici son premier roman traduit en français par France Camus-Pichon. Il y  est notamment  question de forêts denses, de cabanes en bois, de nostalgie d’origine indienne, d’une chouette borgne et fidèle, du plaisir de se baigner nue dans une eau froide, de vieillesse, de solidarité. In fine, ce besoin vital d’appartenir à un lieu si bien décrit, nous invite aussi à  admirer, à s’émerveiller des beautés de la nature et surtout  à  protéger notre planète. http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2019-01-25-09-00-00-Marie-Paule-les-femmes-mountain-heartspring.mp3 
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22 janvier 2019 - 00:07:18
http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2019-01-22-09-00-00-philippe-Relaxe-de-France-Libertes-la-fin-des-poursuites-baillons.mp3C’est une victoire judiciaire contre les tentatives de museler l’expression. Le 20 décembre dernier, le tribunal de grande instance de Paris relaxait France Libertés et son ancien directeur, Emmanuel Poilane, des accusations de diffamation portées par Veolia. Ces plaintes intervenaient après plusieurs procès gagnés par France Libertés depuis 2014 contre le distributeur d’eau dans le cadre de la lutte de la Fondation pour le droit à l’eau en France. La Fondation France Libertés et la Coordination eau Ile-de-France ont accompagné en justice durant ces années de nombreuses victimes de coupures d’eau et de réductions de débit d’eau pour impayés. Après plus de deux ans de procédure, c’est un combat pour la liberté d’expression qui est reconnu.* Avec Emmanuel Poilane, administrateur de France Libertés et ancien directeur de la FondationC’est en cette qualité de directeur que Veolia vous poursuivait. Que vous reprochait l’entreprise ? « L’entreprise me reprochait à l’époque de les diffamer en exprimant sur les médias le fait qu’ils avaient des pratiques illégales et qu’ils faisaient peser un risque assez fort sur les collectivités en lien avec des avenants qu’ils essayaient de faire signer sans fournir aux élus les informations suffisantes pour pouvoir réellement prendre une décision fiable. C’était un moment fort. C’était un moment où les multinationales refusaient encore d’arrêter les pratiques de coupures d’eau. Et c’est vrai que deux ans plus tard le fait de remporter ce procès, c’est une étape très importante ». Avec la Coordination Eau ile de France, qui avait également été poursuivie, vous dénonciez les poursuites-bâillons des multinationales. Qu’est-ce que cela signifie ? « C’est utiliser la justice française pour tenter de faire taire et de décrédibiliser des associations qui portent non pas des revendications personnelles mais bien des revendications d’intérêt général. Cela embête ces multinationales que les grands médias français puissent relayer des informations qui mettent à mal leur image de marque. C’est vraiment cette ambition de mettre une grosse pression sur les associations. On est vraiment dans une volonté de faire connaître ces plaintes-bâillons pour faire que cela se produise le moins souvent possible, et puis ensuite qu’on imagine les évolutions pour faire en sorte que ce ne soit plus possible pour une multinationale d’attaquer des associations sans fondement ». Vous n’êtes pas les seuls à avoir été poursuivi par des multinationales. Du coup, avec d’autres associations vous avez monté un collectif, “On ne se taira pas“. Quel le but de ce collectif ? « C’est un collectif qui s’est créé au moment où on a été attaqué nous, parce que quand on a été attaqué on s’est dit que l’on ne pouvait pas se défendre seul sur cette question-là. Donc on a fait le choix d’appeler à l’aide et de demander à toutes les associations et à toutes les personnalités qui souhaitaient de nous soutenir pour faire en sorte qu’on puisse être aidé tant financièrement, qu’en soutien avec d’autres associations. Cela a très bien marché, tant et si bien qu’on a aujourd’hui un vrai groupe avec tout un tas d’organisations plus ou moins connues comme Sherpa, comme Greenpeace, comme Les Amis de la Terre,
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21 janvier 2019 - 00:07:00
Au salon de la plongée en Janvier 2019, le trophée du voyagiste-plongée écoresponsable 2018 a été remis par L’association LONGITUDE 181 à AWATHEA. L’occasion de rencontrer Claire LE SAUX, sa dirigeante et d’évoquer avec elle les conditions dans lesquelles elle a obtenu ce trophée. Une exemplarité à suivre. Une référence à choisir. http://www.longitude181.org   http://www.naturoprod.com/mp3/chronique-2019-01-21-09-00-00-daniel-Le-trophee-2018-du-voyagiste-plongee-ecoresponsable-pour-AWATHEA.mp3
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