Extimité

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Ce podcast donne la parole aux personnes minorisées. Ici, on se sert une grande tasse de thé et on écoute leur récit de vie. Si vous avez apprécié Extimité, pensez à nous mettre 5 étoiles ✨ ✨ ✨ ✨ ✨Co-hosté par Douce Dibondo et Anthony Vincent.

37 épisodes

12 janvier 2020 - 01:27:32
"Tu te rends comptes, à chaque fois que je dois aller à l'hôpital je dois mentir à mes ami.e.s, plus je grandis plus je sui sen décalage avec avec mes copains qui sont plus "normaux" que moi, je dois trouver des excuse aussi pour ça. Quand je prends mes médicaments, mes piqures et éjectées boite, je dois trouver une excuse pour ça... Et bon d'un moment ta vie c'est plus qu'un immense mensonge" constate Mischa, militant intersexe, lors du 30 épisode d'Extimité.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : Discours de Mischa lors de la Marche des fiertés (29 juin 2019) The Weeknd - Cant'feel my face Mischa - Was it worth it For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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29 décembre 2019 - 01:17:11
« Je crois que j’aime bien cette position, de croire qu’on peut encore en faire quelque chose de cette idée de vivre ensemble. Que ce soit en fonction de ta couleur de peau, de ton orientation sexuelle ou de ta classe sociale. J’ai toujours oeuvré dans ma vie pour être cet espèce d’électron libre au carrefour de tout ça. Et je crois que je suis super heureuse d’être au carrefour de toutes ces choses. Je suis fière de montrer aux riches que les gens issus de classes moins aisées, ouvrières, de commerçants, de pauvres, de cités sont des gens intéressants et qui ont beaucoup à leur apporter. J’aime montrer à des communautés blanches que des asiat’ ont énormément de choses à échanger avec eux. J’aime montrer aux hétérosexuel.le.s qu’on peut être bi, j’aime montrer aux homos qu’on peut être bi et aimer des hommes, des femmes, sortir avec des gens de dix ans de plus que nous ou de dix ans de moins. En fait on peut être tout ça. C’est vraiment l’idée de décloisonner et de reconstruire toutes ces putains d’étiquettes quoi nous a mises ! On parle beaucoup de liberté, c’est la devise de beaucoup de pays occidentaux mais on ne nous a jamais à être libres dans ces pays… en vrai.» observe Thérèse, chanteuse du groupe La Vague, dans le 29eme épisode d’Extimité.Elle y raconte son enfance en banlieue à Vitry-sur-seine, sa relation complexe avec son père et le rejet de sa culture sino-lao-viet et la déchirure que ça a causé en elle La pression à l’idée d’être une jeune femme exemplaire pour obtenir l’amour de son père et comment leur relation a changé depuisSa déconstruction de la perfection, héritée de son complexe d’exemplaritéLa découverte de son diagnostique de personne zèbre synesthésiqueLe jour où elle réalise qu’elle est une asiatique en France et le manque de représentation des femmes asiatiques dans sa jeunesse. Un rejet de sa culture qu’elle apparente à une automutilationElle aborde aussi la question du genre et de la sexualité Elle avoue être perdue face au militantisme, qui fait resurgir aussi le paradoxe de l’humanité « nommer tout, tout le temps, tout en voulant être égaux, sans distinction »Sa reconnexion à son identité asiatique au travers de sa scolarité et l choix du Chinois en LV2 dans une école de commerce à Lyon « un monde totalement lunaire » en terme de classe sociale, puis par un stage à Pékin qui a été « une claque dans sa face ». Enfin , par la mort de Liu Shayao tué par la police alors qu’il était chez lui, en famille.Sa vision de la liberté et comment elle invite les gens à vivre cette liberté à travers sa musique, qu’elle qualifie de « populaire exigeante » Comment son burn-out dans un boulot sûr l’a amenée à se lancer dans la musiqueComment elle oeuvre pour son bonheur et pour les gens autour d’elle, à son échelleLes origines de son groupe de musique La vague et comment ses musiques mais surtout la scène a été thérapeutique dans son rapport au corps et à sa dépendance émotionnelle aux autres.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées Fierté - La Vague Dernière saison - La Vague Lemme Be - La Vague Le poème "The laughing heart" de Charles BukowskiThérèse vous recommande :  - Le roman "Paname Underground" Johann Zarca - Le film "Les Rivières" de Mai Hua,  - Le documentaire musical MIA, Matangi / MAYA / MIA  - Le livre des Les 5 Blessures" de Lise Bourdeau et "Risquer la Liberté" de Fabrice Midal  - Le Musée Soulages à Rodez, (Aveyron) « Parce que la beauté naît de la rencontre entre le noir et la lumière, l’un sans l'autre n'ont aucune valeur » For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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15 décembre 2019 - 01:12:22
«Je dis toujours à mes patients "écoutez, je suis une personne racisée qui est passée par des thérapeutes, qui a vu des psychiatres aussi. Donc ces chemins là parlons-en'. Moi je sais ce que sais que d'aller voir des psy, et qui parce que tu es noir.e, vont soit minimiser tes souffrances soient les sous-diagnostiquer et les classer comme des "trucs de Noir" » constate Baba, psychologue de profession dans l'épisode 28 d'Extimité.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : Baaba mal - Mariama Antony and The Johnson - You are my sister Bea Miller - S.L.U.T Ava Max - Sweet but psychoLes recommandations culturelle de Baba : Le roman "Who fears death" de Nnedi Okorafor ; La série "Chewing-gum" réalisée par Michaela Coel Le roman "Never let me go" de Kazuo Ishiguro, Le film Cloud Atlas réalisé Lana Wachowski et Tom Tykwer For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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1 décembre 2019 - 01:20:47
"Avant, je ne comprenais même pas le concept de l'amour. Ça avait l'air sympa, mais je ne savais pas gérer mes émotions, ni me connecter à d'autres individus", raconte Agy dans l'épisode 27 du podcast Extimité.  Elle y évoque notamment :  (3:00) Son enfance près de Versailles, comme l'une des rares maghrébines à l'école (10:00) Son arrivée en lycée pro où elle a socialisé avec d'autres personnes noires et arabes dont elle partageait les codes (12:00) Son entrée en fac de sociologie, contre les déterminismes sociaux justement (16:00) L'illettrisme de sa mère (20:00) Comment le corps médical traite les personnes racisées ou le syndrome méditerranéen  (30:00) Son rapport aux personnes sans-abri et comment elle a créé l'association La Rue Tourne (49:00) La condition spécifique des femmes sans-abris (58:00) Son rapport à ses émotions, en tant que responsable d'une association et autiste (1:03:00) Son amoureuse et le concept des flammes jumelles (1:09:00) La question du coming-out auprès de sa famille (1:15:00) La lesbophobieCe podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées :  . Extrait du film "Fight Club", de David Fincher (1999)  . Extrait de la chanson "At Last", de Etta James . Extrait du poème "Healing" de Nayo Jones . Extrait d'une vidéo réalisée par Agy et Mourad sur l'alchimieLes recommandations culturelles d'Agy :  . L'album "Trip" de Jhene Aiko . Le roman "Brooklyn" de Colm Toibin . Le film "Les Misérables" de Ladj Ly . Le film "American Son" de Kenny Leon . Le magazine Paulette For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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17 novembre 2019 - 01:24:22
"Le racisme est partout. Y compris chez mes collègues médecins, les internes, ou les patients", raconte le chirurgien noir et gay Wolky dans l'épisode 26 du podcast Extimité.Il y évoque notamment : (02:00) Son enfance en Afrique, élevé principalement par son père : "Ce n'était pas que mon père, c'était mon meilleur ami"  (12:00) Sa volonté d'être un garçon modèle : bac à 15 ans et études de médecine en partie pour faire plaisir à son père (18:30) L'acceptation de sa sexualité (26:00) Sa période d'hyperconsommation sexuelle  (38:00) La prise de conscience du racisme systémique en entrant dans le monde du travail français (41:30) Le racisme à l'hôpital depuis son point de vue de chirurgien (52:30) Sa dépression : "À force d'en faire 4 fois plus, d'accepter l'inacceptable pour être bien au travail, mon estime de moi-même a été complètement détruite. Après mon arrêt maladie, je devais reconstruire cette estime dans l'environnement qui venait de la détruire." (59:00) Comment il prend désormais soin de sa santé mentale par la méditation et par un suivi psychologique : "Quand on est noir et gay, on accumule tellement de traumas, sans forcément s'en rendre compte […]. Voir un psy, c'est lui présenter un objet qu'on voit depuis un point de vue. Et son rôle, c'est de vous tourner l'objet pour que vous en voyez les autres facettes." (1:01:30) Comment Marie Dasylva (@napilicaio sur Twitter avec ses #JeudiSurvieAuTaf et sa règle des 300 secondes) coach de carrière qui s'est spécialisée dans l'aide de personnes racisées au travail, l'a accompagné : "Sur ses conseils, maintenant, je formalise à l'écrit tous mes échanges avec mes collègues, supérieurs, et les RH au cas où." (1:07:00) Comment trouver un psy pas cher (1:14:00) Le polyamour, ses "choupis" ("quand vous êtes plus que sexfriends mais pas un couple non plus"), et combien son compagnon actuel l'a soutenu durant sa dépression : "C'est ça l'amour : aider l'autre, l'aider à grandir, et se montrer entier. On porte déjà trop de masques dans nos vies." Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : . "Independent Women Pt 1" - Destiny’s Child (Survivor - 2001) . "We all want love" - Rihanna (Talk That Talk - 2011) . "Django Jane" - Janelle Monae (Dirty Computer - 2018) . "Cold War" - Janelle Monae ( The Archandroid - 2010)Les recommandations culturelles de Wolky : . "Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions", essai d'André Castaldo, préfacé par Christiane Taubira . "Straight Jacket, overcoming society's legacy of gay shame", livre enquête de Matthew Todd  . "Un Appartement sur Uranus", essai de Paul B. Préciado, préfacé par Virginie Despentes . "Noah's Arc", série de Patrik-Ian Polk . "Cloud Atlas", film de Lana Wachowski . "Petit Bambou", application mobile pour méditer . "Méditer puis Agir", essai de Youki Vattier For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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3 novembre 2019 - 01:23:07
"Quand je me regarde dans le miroir, je vois une meuf qui s'est trop décolorée les cheveux ! Plus sérieusement, je n'aurais jamais cru que je changerai autant en déménageant de pays. Je me suis décoloré les cheveux, je les ai coupés, je ne les lisse plus, je me suis tatouée, et j'en ai plus rien à foutre de mon poids. Ça me paraît incroyable que j'aie pu m'émanciper de toutes les pressions que je subissais au Maroc", raconte Jawhara dans l'épisode 25 d'Extimité. Trigger warning : cet épisode contient des passages de violences conjugales, d'agressions sexuelles et de pédophilie.Jawhara y évoque notamment : (03:00) Son enfance à Casablanca au Maroc : "Mon tout premier souvenir, c'est mon daron qui m'a cassé les dents."(06:00) Le sentiment d'être toujours déviante par rapport à ce que devrait être une jeune fille modèle marocaine et le harcèlement scolaire qu'elle a subi(14:00) Les paradoxes de l'identité marocaine : "à la fois on veut être très traditionnaliste, très musulman, à la fois on veut avoir l'air très occidental, un peu français, même blanc"(16:00) Comment Internet et les animes comme Naruto et Magical DoReMi l'ont aidé à surivre(19:00) Son éducation dans un collège et un lycée du système français(21:00) Son sentiment d'être séquestrée pendant toute sa jeunesse à Casablanca(22:00) Sa bisexualité gardée en sourdine(26:00) Son premier séjour à Paris(28:00) Son grand frère, "pire ennemi" qui a quitté le domicile familial quand elle avait 13 ans(30:00) Comment Youtube lui a fait découvrir le féminisme et reconsidérer le maquillage(39:00) Son passage au véganisme et son premier amour, rencontré sur Twitter(47:00) Sa déconstruction progressive l'année de la terminale qu'elle a raconté en un thread Twitter(50:00) Son installation à Paris pour débuter une MANAA (Mise à niveau en arts appliqués) (55:00) Son décalage par rapport aux codes sociaux français et son désenchantement face au White Saviorism de ses contacts Twitter : "Les marques de respect ne sont pas les mêmes. La franchise est différente aussi : ici, vous êtes plus fragiles, il faut prendre des pincettes, alors qu'au Maroc, on est plus frontaux, ou 'violents' comme vous diriez ici"(58:00) Comment elle a décidé de reprendre sa vie en main, d'emménager avec son copain et de se réorienter en école de maquillage privée : "Ma première année s'est très mal passée. Parce que c'est une école de fille avec tous les problèmes qui vont avec. Parce que c'est une école privée avec tous les problèmes qui vont avec les élèves qui ne se rendent pas compte de leur privilège d'être riches, de vivre chez leurs parents, et d'évoluer dans le pays où elles sont nées."(1:02:00) Comment elle interroge les questions de genres et de racisme qui traverse le milieu du maquillage(1:08:00) En quoi le maquillage serait traversé de logiques grossophobes et racistes(1:14:00) Ses galères de papiers(1:18:00) Comment le maquillage lui donne de la forceCe podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores utilisées : Marwa Loud - Bad Boy Lizzo - Juice Lizzo - Like a girl For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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20 octobre 2019 - 01:11:14
"Je n'arrivais pas à survivre, à transitionner dans mon milieu d'origine", raconte Ettore dans l'épisode 24 d'Extimité. For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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6 octobre 2019 - 00:59:19
« Quand une personne handicapée arrive à travailler et se "normaliser", la société validiste la met sur un piédestal : "si elle y arrive, pourquoi tous les handicapé.e.s n'y arrives pas ?"», raconte Marina dans l'épisode 23 d'Extimité.Elle y évoque notamment : (1:30) Son enfance heureuse en tant que fille modeste d'immigrées portugais dans un quartier aisé de Paris(06:00) Son accident de voiture à 16 ans en 2004, qui l'a brutalement fait passer de jeune fille à jeune femme handicapée(11:00) En quoi son handicap moteur a changé la place physique mais aussi social qu'elle occupe(12:00) Comment se sentir adulte quand on a peu d'autonomie(14:00) Comment elle a d'abord chercher à s'autonomiser et se "normaliser" le plus possible, au-delà des limites de son corps(17:30) Son éveil militant (23:00) La mise en compétition des personnes handicapées entre celles que la société validiste enferme dans le cliché misérabiliste d'assisté.e et celle qu'elle érige en modèle(26:00) Le validisme(36:00) Les violences sexistes et sexuelles que peuvent subir les femmes handicapées(40:00) Le Body Positivism (44:30) Comment elle s'entend avec son corps et son genre aujourd'hui(49:30) Les représentations des personnes handicapées(53:30) L'injonction à l'exemplarité(57:00) Ce qui lui donne de la forceCe podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées :  Jasmine Sokko - Tired Alvvays - Archie, Marry Me  Sleepy Fish - I wish it would never stop snowing For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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30 septembre 2019 - 00:07:49
Voici le dernier audio qui conclut l'évènement que Douce Dibondo et Anthony Vincent ont organisé à la Cité Fertile le 07 septembre 2019.Lors du festival et pendant son atelier de réalisation d'un documentaire sonore, Ashley Tola productrice chez Nouvelles Ecoutes a pris sous son aile trois participantes. Tout le long du festival, Mélisandre, Christelle et Elodie ont réalisé ce mini-documentaire, capté différentes des ambiances sonores, recueilli la parole des organisateurices et des festivalier.e.s... Voici donc le résultat de cet atelier !Réalisation et prise de sons : Melisande Malonga, Christelle Nemorin et Elodie La Porte.Montage : Ashley Tola.Merci à elles pour leur participation et le fruit de leur travail <3 For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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22 septembre 2019 - 01:18:23
Lors du festival Extimité le samedi 07 septembre à la Cité Fertile, Douce Dibondo a convié autour d'une table Jean-Victor Rath Vireah, Sun, et Miguel. Ensemble, ielles s'interrogent sur ce qui définit les marges et le centre. Qui décide du sens de la #convergence ? Qui délimite la majorité et donc le bien commun. Par quels outils idéologiques, comment, pourquoi ? Qui déplace le curseur de l’urgence des luttes ? Quels outils théoriques et pratiques peuvent aider à dépasser l’individuel afin de tendre vers le collectif ? For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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22 septembre 2019 - 01:18:57
Lors du festival Extimité le samedi 07 septembre à la Cité Fertile, Douce Dibondo a convié autour d'une table Jean-Victor Rath Vireah, Sun, et Miguel. Ensemble, ielles s'interrogent sur ce qui définit les marges et le centre. Qui décide du sens de la #convergence ? Qui délimite la majorité et donc le bien commun. Par quels outils idéologiques, comment, pourquoi ? Qui déplace le curseur de l’urgence des luttes ? Quels outils théoriques et pratiques peuvent aider à dépasser l’individuel afin de tendre vers le collectif ?
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15 septembre 2019 - 01:18:00
Lors du festival Extimité le samedi 07 septembre à la Cité Fertile, Anthony Vincent a convient à sa table Vénus, Paya et Louis pour discuter du burn-out militant et des solutions de préservations que ces trois militant.e.s mettent en place pour ne pas sombrer dans une fatigue bien réelle, pourtant niée par la conscience collective et l'Etat.Les vertus thérapeutiques de l’engagement associatif, l’intérêt de revendiquer un espace safe et non-mixte et comment jongler entre la préservation des relations intimes et un activisme de tous les instants! Mais quelle part de temps et d’énergie consacrée à nos engagements ? Quels outils de préservation faut-il mettre en place ? Existe-t-il d’autres moyens de s’engager sans être dans l’action permanente ? À l’intersection de plusieurs oppressions, comment jongler avec l’extérieur pour revenir à son intérieur ? Comment persévérer dans son engagement alors que les structures associatives ne sont pas aidées par l’Etat? Ou encore pire, lorsque ce dernier est la cause première de précarité et de danger vital pour des personnes travailleuses du sexe, transgenres, souvent sans-papiers...
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1 septembre 2019 - 01:03:31
"Tu peux être une femme qui fait du drag, être noir et faire du drag, garder ta barbe pour faire du drag, être gros.se et faire du drag. Tu fais ce que tu veux, et si les gens n'aiment pas c'est parce qu'ils ne s'aiment pas." - Gazelle Von Lear dans l'épisode 22 d'Extimité.
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10 août 2019 - 00:04:57
Ceci n’est pas un épisode d’Extimité, mais une annonce de plus pour vous parler du Festival Extimité ! Il aura lieu le samedi 7 septembre 2019 à la Cité Fertile 14 avenue Edouard Vaillant, à Pantin, de midi à minuit. Ce lieu, ainsi que la majorité des activités proposées, seront accessibles aux personnes à mobilité réduite.Au programme Des cours de yoga, donné par une super prof racisée Avec un cours pour débutant, un cours niveau confirmé et un cours de yoga sur chaise parfaits pour celles et ceux qui vivent en fauteuil roulant et/ou passe leur vie à travailler devant un écran afin de relâcher les tensions...Des ateliers de broderie pour customiser vos vêtements préférés. D’ailleurs, on vous suggère fortement de venir avec la pièce que vous souhaitez broder sur place (un t-shirt ou une chemise en 100% coton par exemple) car on ne veut pas vous inciter à l’hyper consommation!Il y aura aussi des ateliers de macramé pour que vous puissiez suspendre vos plantes ou ce que vous voulez à la maison, avec style ;) Des ateliers de tricot pour que vous deveniez la reine ou le roi des écharpes et des ateliers d’autodéfense féministe, donnés par des travailleuses du sexe qui ont pu tester et approuver ce qu’elles vont vous enseigner. Plein de techniques pour vous défendre en cas d’agression physique, mais aussi psychologique. D’ailleurs, on précise que ces cours ne sont pas ouverts aux hommes cisgenres hétérosexuels. Les mecs cishets, vous pouvez en faire partout ailleurs ! Sans rancune ! Seront également au programme, des cours de voguing ! Runway, duckwalk, Spins and Dips n’auront bientôt plus de secret pour vous ;) Psssst, On vous conseille de vous mettre aux squats dès maintenant, car les cuisses vont chauffer !Auront également lieu deux tables rondes l’une sur la fatigue militante, avec Vénus, qui milite pour les droits des travailleuses du sexe, Louis, qui milite contre le VIH/Sida, et Paya, co-présidente de Lallab, association féministe qui fait entendre les voix des femmes musulmanes, vont raconter comment ielles gèrent leur double-vie. leurs expériences, techniques pour compartimenter ou non, et la prévention du burn out militant... L’autre table ronde, sur la convergence des luttes avec trois invité.e.s que vous avez écouté dans la saison 1 d’Extimité Jean-Victor, Aïcha et Miguel. À cette table, on se posera la question de savoir qui converge vers qui ? Qui décide du sens du rassemblement des luttes? Au carrefour de nos vécus pluriels, faut-il nécessairement converger de la minorité vers la majorité ou faut il dépasser ce clivage, et se rassembler entre personnes minorisées ? Ce que l’intersectionnalité nous permet de faire.Et le clou du spectacle du Festival Extimité, ce sera des concerts, avec en première partie un drag show animé par Calypso Overkill Yuni Sekkusu et Gazelle Von Lear !Vous pourrez ensuite écouter le rap incisif et engagé de Shani (https://www.youtube.com/watch?v=KNdlTbbkm24&t=6s dePuis, Jeannie et son R’n’B sensuel et sans filtre (https://www.youtube.com/watch?v=u4WQfU40yXs)Enfin, vous découvrirez en exclu les premiers morceaux de Mélodie Lauret, que vous avez pu entendre dans l’épisode 10 d’Extimité. https://soundcloud.com/extimite/episode-10-melodieOn a voulu que ce festival soit le votre et le rendre le plus accessible possible. Mais tout cela a un coût. Puisque nous voulons payer chaque talent à sa juste valeur, et les servir au mieux avec du matériel de qualité, nous avons dû nous-même avancer beaucoup de frais. Vous même vous savez que les journalistes queers et racisés que nous sommes ne roulent pas sur l’or. Alors, il est très important que vous preniez vos billets le plus tôt possible pour soutenir ce beau projet qu’est le Festival Extimité. On espère vraiment qu’il vous plaira et compte sur vous pour booker vos places et en parler un maximum ! Encore mille mercis d’avoir rendu tout cela possible et à bientôt, à la Cité Fertile !Merci !
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21 juillet 2019 - 01:10:48
"Aujourd'hui, je m'identifie comme gouine et c'est politique. Plus que lesbienne, se revendiquer comme gouine s'inscrit dans un cadre militant féministe." proclame Aïcha dans ce dernier épisode de la première saison d'Extimité. Elle évoque :(3:00) Son rapport à son corps : "Plus jeune, j'ai subi le fait de ne pas avoir un corps qui correspond aux codes [de la féminité], frêle et fin. J'ai toujours été assez costaude. Mais aujourd'hui, j'adore mon corps, j'ai des formes, je suis robuste, et j'ai laissé pousser mes sourcils."(4:40) Son enfance à Tunis : "J'ai été traité comme le garçon de la famille. À vérifier si mes soeurs parties à la plage vont bien."(6:15) Son rapport à son genre : "À un moment donné, j'ai fantasmé sur le fait d'être un garçon. Car tout ce qui renvoyait au fait d'être une fille ne me correspondait pas et mes héros préférés étaient des hommes aventuriers. Je me travestissais aussi, assez jeune, à mettre des costards et me dessiner une barbe. C'était un jeu."(9:30) Comment son genre et sa sexualité étaient perçus à l'école(14:00) Être en couple et la vie queer à Tunis(16:20) Ce qu'être "Butch" ou "Fem" signifie(19:30) Son coming-out(24:00) Son "histoire d'amour avec des grands hauts et des grands bas" avec Paris : "Je maîtrise la langue française, mais pas le parisien. J'ai commencé à comprendre plein de choses que je subissais en tant qu'étrangère, en tant que gouine, et en tant que personne racisée. Quand tu développes les outils pour lire tout ça, tu peux aussi comprendre que tu n'es pas la seule. J'ai aussi compris que j'avais certains privilèges, que d'autres personnes en avait plus ou moins. Chacun.e a des vécus hyper complexes en étant ce qu'on est ici. Réaliser ça m'a donné beaucoup de force et envie de créer des solidarités. Et maintenant je me sens chez moi"(30:40) Sa démarche artistique : "Je travaille sur un concept que j'appelle "l'anti-savoir". L'idée, c'est de partir de supports censés représenter le savoir, comme des cahiers d'écolier ou des rouleaux de parchemins, et d'y créer des fictions qui déconstruisent le Savoir. C'est-à-dire toutes les choses qu'on nous a apprises de la primaire au lycée. Car je pense qu'on nous a appris beaucoup de choses erronées. Je veux dépecer le savoir, autant dans la forme (ouvrir les cahiers et les charcuter), autant dans les corps que je représente (cyborgs et queers)"(40:00) Comment elle articule travail artistique et réflexions militantes(42:00) Être une "femme artiste tunisienne" et son exotisation par le milieu de l'art(55:00) Pourquoi elle se définit davantage comme "gouine" que "lesbienne"(1:02:50) Comment elle voit l'avenir et sa vocation d'artiste : "Ce que j'aime dans le dessin et la condition d'artiste, c'est de pouvoir fantasmer qui je veux être. Je peux m'inventer scientifique, archéologue… Réinventer, c'est ma manière de voyager."(1:05:00) Sa sexualité et le polyamourCe podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : Rachid Taha - Ya rayeh Nawel Ben Kraiem - Dérangés Cesaria Evora - Coragem irmonLes génériques de début et de fin sont un extrait du morceau Magoosh de la chanteuse iranienne Googoosh.
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7 juillet 2019 - 01:12:12
"Quand je me suis rendu compte de mon identité de genre et de ma sexualité, j'ai commencé à me renfermer. J'ai créé un autre moi qui n'était ni celui de l'intérieur ni celui du dehors."(1:45) Son enfance au Pakistan jusqu'à 5-8 ans, puis en France(5:30) Ses premières questions sur le racisme, auprès de son père réfugié politique pakistanais(7:00) Le déclic qu'a été la mort de Zyed et Bouna, ainsi que les révoltes des banlieues de 2005 : "S'était créée une forme de solidarité entre personnes qui subissent le racisme. On se rendait compte qu'on vivait les mêmes choses, et qu'on devait créer des stratégies de survie."(10:30) Son métissage : "Ça n'avait pas de sens pour moi de rejeter une culture ou l'autre. J'étais pakistanais-marocain, puis français. […] Le métissage, ce n'est pas que noir et blanc. Ça peut aussi être quelqu'un comme moi qui ai des origines nord-africaines et asiatiques."(16:30) Le privilège d'être "light skin" = clair de peau(19:00) Ses vacances au Maroc, et surtout au Pakistan d'où il a pu se faire une vision du Conflit du Cachemire(26:00) Le manque de représentation pour les personnes sud-asiatiques, "brown people" ou "desi"(32:45) Son identité de genre et sa sexualité queer(38:30) Son rapport aux préjugés sur les masculinités desi : "En France, on me surnomme pak-pak, vendeur de rose ou de maïs, ou me perçoit comme arabo-musulman. Alors qu'en Angleterre, les personnes desi sont justement perçus comme Asiatiques."(45:30) Comment la danse l'aide à se réconcilier avec son corps(51:40) Ce qu'il ressent quand il danse : "Quand je danse, apparemment je fixe beaucoup les gens comme dans une forme de séduction ou comme si je renvoyais le regard qu'on m'assigne depuis la naissance. Je deviens maître du regard, du corps, de l'espace."(1:03:00) Sa transidentité : "C'est un principe du patriarcat : que personne ne se sente bien par rapport à son genre."Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : Fela Kuti - Lady Kelela feat Kaytranada - Waitin Bolewa Sabourin, la résilience par la danse, le Monde Afrique, septembre 2018 Sevdaliza - ShahmaranRumi vous recommande : - Le blog photo Just me and allah : A queer Muslim Photo Project de Samra Habib(https://queermuslimproject.tumblr.com/) - Le livre Halal if you hear me de Safia Elhillo et Fatimah Asghar(https://www.haymarketbooks.org/books/1273-the-breakbeat-poets-vol-3) - Le poème "Trans/Generation" de Alok Vaid-Menon (https://youtu.be/iLPwZZjMqyI) - Le zine Lotus a south asian lgbt charity (https://lotuszine.bigcartel.com/) - Le film "Angry Indian Goddesses" de Pan Nalin (https://youtu.be/a-jyKun4yFA)
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23 juin 2019 - 01:02:09
"Pourquoi ne serais-je pas légitime à travailler dans l'art en tant que femme noire en France ?", demande Virginie dans l'épisode 19 d'Extimité.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : (22.50)Meiway - Apollo 95 (28.50)Queen feat Blackjoy - Nothing realy matters (37.00)Interview de Denzel Washington sur SiriusXM // Urban View pour la promotion du film "Fences" (44.35)Lefa feat. Lomepal - Paradise (51.27)Solange - Don't touch my hair
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9 juin 2019 - 01:05:50
"Être drag, c'est casser la binarité de la société", affirme Calypso dans l'épisode 18 d'Extimité.Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Pistes sonores diffusées : (20:10) Azelia Banks - Queen of Clubs (37:35) RuPaul - Call me mother (53:24) Todrick Hall - Nails, hair, hips, heels
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26 mai 2019 - 01:18:26
"Longtemps, j'ai vécu à l'extérieur de moi-même pour me protéger. Des coups physiques et psychologiques à la maison, des insultes à l'école, puis de la violence de l'industrie de la musique à travers le personnage de Sliimy", raconte Yanis dans l'épisode 17 d'Extimité.Il y évoque notamment :(1:30) Son enfance en trois actes à Saint-Etienne : du vivant de sa mère dépressive, les violences physiques et psychologiques commises par sa belle-mère de ses 7 à 13 ans, puis son émancipation suite au divorce de son père."Enfant, j'imaginais ma vie comme celle d'un personnage de théâtre afin de survivre aux épreuves difficiles que j'endurais. Avant de me coucher, je projetais ce que pourrait être ma vie à 30 ans, avec une bande d'amis qui me comprendraient. C'est ce qui m'a fait tenir."(34:40) La création de Sliimy : "Me créer un alter-ego était une forme de résilience : le personnage de Sliimy était comme un mentor, une version améliorée de moi-même qui a aussi servi à me protéger. Il était extravagant, coloré, inspiré de la culture anglaise. […] À travers lui, j'ai créé la fête que je n'avais jamais eu."(42:00) De son arrivée à Paris à 19 ans jusqu'à la fin de Sliimy à 25 : "J'ai l'impression d'avoir vécu sous quelqu'un d'autre, comme un acteur qui jouait Sliimy. J'étais tellement rentré dans le personnage que ni mes amis, ni mes petits-amis n'avaient le droit de m'appeler par mon vrai prénom."(47:00) Comment il a renoué avec Yanis : "Vers 25-26 ans, j'ai réalisé que ce personnage de Sliimy n'était plus du tout en accord avec ce que j'étais […] J'ai aussi compris que même quand on est soit, qu'on porte son vrai prénom, on peut se métamorphoser, transcender ses origines, son milieu social, son passé."(50:30) Son vécu d'homme queer et racisé dans l'industrie de la musique : "En France, je constate une fausse diversité, c'est très ghettoïsé : quand tu es arabe, on t'incite à faire du rap et du R'n'B, sans concevoir que tu puisses faire de la pop ou de l'électro. Les maisons de disques, mais aussi les médias, ont une responsabilité et un pouvoir sur cette question."(55:10) Comment il s'entend avec Yanis aujourd'hui : "Longtemps, j'ai vécu à l'extérieur de moi-même pour me protéger. Des coups physiques et psychologiques à la maison, des insultes à l'école, puis de la violence de l'industrie de la musique à travers le personnage de Sliimy. Maintenant que je suis adulte et que j'ai trouvé des amis qui me soutiennent, me réconcilier avec mon identité m'a enlevé un poids. Je me sens libre, aujourd'hui."(1:12:30) Sa relation avec son genre : "C'est quelque chose de si mouvant dans la vie de certaines personnes, dont la mienne. Je me l'étais peu permis avant, mais maintenant je me sens prêt à l'assumer et jouer avec ça."Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.Générique : To Na Bi - Persian Empire.Pistes sonores diffusées : . "Fatima" (13:50) INÉDIT . "Grace" (54:30) INÉDIT . "When life" (34:00), tiré de l’album "Paint your face" de Sliimy (2009) . "Embrace" (1:14:30), single de Yanis (2018)Yanis vous recommande : - "Henry Wessel. A dark thread à la MEP", exposition à la Maison Européenne de la Photographie à Paris, jusqu'au 25 août 2019 - Les collections permanentes du Centre Pompidou à Paris -Soutenir les drag chaque dimanche à la « Drag me up » avec Cookie Kunty en host, au Who’s Club à Paris -"Electro, de Kraftwerk à Daft Punk", exposition à la Philharmonie de Paris, jusqu'au 11 août 2019 -Le festival de la BAAM le 7 septembre, dont les revenus seront reversés à l’association qui travaille auprès de migrants.
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12 mai 2019 - 01:09:58
"Plus la notoriété grandit, plus je vois ce que je suis aux yeux de la société : une femme racisée. Et non une autrice, non une artiste, non une rappeuse. Non, non, non et non", martèle Safia dans l'épisode 16 d'Extimité.Elle y évoque notamment :(2:00) Son enfance, entre son père qui lui parlait arabe, sa mère français, et ses grands-parents alsacien : "J'ai toujours été l'Autre de la famille : en vacances du côté maternel j'étais perçue comme la fille de l'Algérien, et du côté paternel comme la fille de la Française."(6:30) Son rapport à la religion musulmane, à l'école coranique, et à la féminité : "Mon enfance, mon innocence, avaient une deadline : mes règles."(17:00) L'impact des attentats du 11 septembre 2001 sur sa foi imposée par son père : "Au lycée, on me surnommait Oussama Ben Laden parce que je portais le voile."(20:30) Comment elle a associé rap et liberté : "Après avoir coupé les ponts avec mon père, je suis allée vivre chez ma mère. C'était le RER, aller à Paris, écouter du rap. J'écoutais notamment Booba, métis comme moi, qui revendique ne pas être accepté, ne pas être dans les codes, de faire ce qu'il veut. Je me disais : 'Moi aussi je vais être un bonhomme, moi aussi je veux emmerder le monde.'"(24:00) Son émancipation à 17 ans et ses premiers pas artistiques(37:00) Ce qu'être une femme sur scène implique : "Je crois que je n'ai jamais accepté d'être une femme. Parce que c'est trop dur."(45:00) Son parcours aux Beaux-Arts(54:20) Comment elle est passée de l'écriture à la musique : "Quand tu écris un livre, tu as un rapport hyper intimiste avec le lecteur. Avec la musique, tu peux être diffusée au supermarché, dire un truc méga violent politiquement, et les gens sont obligés de se le prendre ! Et si la musique est entraînante, c'est encore mieux, car tu peux faire danser les gens sur le concept que t'as décidé de propager."Safia vous recommande : - “Vernon Subutex”, livres écrits par Virginie Despentes : “pour le paysage social fidèle” - “Mutantes (Féminisme Porno Punk)”, film documentaire de Virginie Despentes - Lil Kim, “pour sa carrière, son panache, son inventivité” - “Une chambre à soi”, de Virginia Woolf, “pour la force que ça m'a donnée, la pugnacité surtout” - Les peintures de Camille Soualem - La musique du groupe Tshegue : “Fati Sysavanet, l’autrice et chanteuse du groupe est d’une puissance inouïe” - “La liberté”, film de Guillaume Massart
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