Extimité

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Ce podcast donne la parole aux personnes minorisées. Ici, on se sert une grande tasse de thé et on écoute leur récit de vie. Si vous avez apprécié Extimité, pensez à nous mettre 5 étoiles ✨ ✨ ✨ ✨ ✨ Co-hosté par Douce Dibondo et Anthony Vincent.

52 épisodes

12 juillet 2020 - 00:52:17
Episode spécial : Douce Dibondo a promené son micro lors de la pride du 04 juillet 2020 à Paris, organisée par plusieurs collectifs. Dans ce documentaire qui fait office d'archive - pour que vivent nos actions et luttes malgré le silence médiatique qui les entourent. On entend Lou un.e des membres des QueerTrans People of Color expliquer l'origine et l'organisation de cette marche (2:30), puis la des prises de paroles de Mimi (5:06) et Anais (7:15) du syndicat du travail sexuel en France, le STRASS, suivies par Kori (8:14) qui représentait l'association ACCEPTESS-T, avant de laisser la parole à Emilie Dubrowski d' ACT-UP Paris (17:00) QTPOC s'exprime ensuite (20:50) avant le départ de la manifestation. Doue revient aussi sur les retours de racisme de fragilité blanche et de critiques sur le validisme de cette première manifestation en dehors du circuit ordinaire de l'inter-LGBT (29:10). Arrivée place de la République, est entendue Kélisha du collectif FTG (Femme Trans Gang), suivie de Lexie (@agressively_trans). Pour conclure, les prises de paroles de fin de marche, Giovanna Rincon, militante et porte parole du STRASS, directrice d'Acceptés-T prend la parole (43:10). Ce podcast indépendant est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Réalisation et montage : Douce Dibondo. Voici l'appel lancé il y a maintenant deux semaines, qui a réuni plus de 7000 personnes de la place de Pigalle à celle de République, un fameux samedi 04 juillet 2020 à Paris. NOS FIERTÉS SONT POLITIQUES  Nous, gouines, bi·e·s, trans, pédés, intersexes appelons à manifester ce samedi 4 juillet.  Nos communautés ont été durement touchées par la crise du COVID et le confinement, dont les premières victimes ont été celleux parmi nous qui sont les plus précaires : les personnes queer racisées, et/ou TDS et/ou séropo et/ou handi et/ou pauvres et/ou issu•e•s des classes populaires, avec ou sans papiers. Dans ce contexte d’inégalités toujours plus fortes, qui s’inscrit dans une longue histoire d’oppression blanche et patriarcale mais aussi dans la politique d’exploitation, précarisante et répressive menée par le gouvernement, nous voulons unir nos luttes pour proclamer nos fiertés et brandir notre colère. Malgré l'instrumentalisation de la crise sanitaire par les gouvernements pour faire taire la contestation sociale, des manifestations antiracistes contre les violences policières ont lieu partout dans le monde.  Nous appelons nos communautés à participer à ce mouvement, auxquels nombre d'entre nous participent déjà en tant que personnes concernées par les violences racistes ou en solidarité. Face aux violences racistes, sociales, LGBTIphobes et misogynes, nous revendiquons nos droits à une existence débarrassée de l’oppression patriarcale qui nous tue, nous maltraite, nous psychiatrise, nous viole, nous expulse, nous mutile, nous exploite et nous silencie. Cette manifestation est avant tout mise à disposition des collectifs de lutte et individu·e·s pour que chacun·e puisse crier ses fiertés et porter ses revendications. Vous êtes invité·e·s à vous en emparer, cette journée sera ce qu’on en fait collectivement. Les collectifs et personnes présentes pourront donc s’auto-organiser tant sur le plan sanitaire que pour le service d’ordre. Face à la pandémie et à la répression, il en revient à la responsabilité de chacun·e de s’impliquer pour le bon fonctionnement de la manif et la protection des personnes présentes. 343 racisé.e.s Acceptess Transgenres Act Up-Paris AIDES Assemblées Géniales Queer VNR Collectif Archives LGBTQl ARCL Ardhis BAAM La BAFFE La Barbe-groupe d'action féministe Barbi(e)turix Bi'Cause Caélif Cagoule Rouge et Cagoule Noire Censored Magazine CLAQ - Comité de Libération et d'Autonomie Queer Clé Autiste Le coin des LGBT+ Collectif Existransinter Collectif Irrécupérables Collectif Féministes RévolutionnairesLes Colleuses Afroféministes Les Colleuses La rue est aux Putes Couvent des 69 Gaules...
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28 juin 2020 - 01:14:33
"Dans la lutte anti-raciste, les LGBTphobies ne sont pas encore prioritaires", déplore Audrey, dans l'épisode 35 d'Extimité.  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
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24 mai 2020 - 00:36:41
Durant le confinement, Extimité proposait des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. À l'heure où le déconfinement a été acté le 11mai 2020, nous fermons le cycle des journaux avec un dernier journal. Il y est question de déconfinement, de prise de conscience de souplesse, de choix décisifs et d’adaptation. Douce raconte son déconfinement et de manière plus général ce que l'espoir d'un monde d'après dit de note vision linéaire du temps. Elle laisse ensuite la place à Agy invitée de l’épisode 27 du podcast et Jean-Victor de l’épisode. Anthony conclut ce cycle de journaux extimes avec une vision plus détaillée de ce que le monde du confinement a produit et produit dans le monde de maintenant… Montage : Douce Dibondo Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Piste sonore utilisée : Ma’shoogh de la chanteuse Iranienne Googoosh, titre original du générique d’Extimité  Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
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26 avril 2020 - 00:36:29
Durant le confinement, Extimité propose des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans cet épisode, Anthony introduit les témoignages de Marie-Odile et Virginie autour de la médiation et de la réception de l'art. "Bonjour Douce,  Fini, ça va finir, ça va peut-être finir. Ce confinement va peut-être un jour connaître une fin dans un demain encore lointain. En attendant, merci d’avoir partagé ton journal extime, accompagné par Safia et Yanis. […] Je n’ai aucun conseils à te donner d’un point de vue créatif, mais je peux seulement t’encourager et te soutenir, car je sens bien à quel point il importe d’écouter, de lire, et d’apprécier d’autres voix. Justement parce que cela fait trop longtemps qu’on prend pour acquis une vision si étroite de ce que peut être l’universel. Au début du confinement, je me souviens avoir lu sur Twitter avec beaucoup d’amusement des personnes parodier les journaux de confinement de grands auteurs et autrices publiés dans des quotidiens nationaux. Si leur style d’écriture et leur mode de vie pouvaient être imités si facilement, c’est bien parce que cela fait des siècles que seule une partie de la population s’octroie le droit de dicter sa vision du monde comme étant la seule expérience valable. Et qu’à force, on la connaît par coeur. C’est l’une des raisons pour laquelle ça fait belle lurette que je lis surtout des oeuvres écrites par des femmes et des personnes LGBT+.  Je crois qu’on a toutes et tous commencer à comprendre que les représentations étaient importantes. C’est même devenu un super moyen pour Netflix de cartonner en mettant des personnes LGBT+ et racisées dans toutes les séries. Mais j’ai l’impression que c’est l’arbre qui cache la forêt. Qu’on en oublie à quel point il importe qu’on puisse aussi se doter des moyens de produire et mettre en scène d’autres expériences et visions du monde. Et pas que dans les séries et au cinéma, mais aussi au théâtre, dans la peinture, dans la musique, ou encore dans la littérature. Et pour cela, on a aussi besoin d'éditrice et d’éditeur, de productrices et de producteurs, de directrices et de directeurs de lieux culturels et de médias, de commissaires d’exposition, et de critiques qui ont compris à quel point cela peut être enrichssant pour toutes et tous. C’est même un enjeu de justice, à mes yeux, en fait. Bref, il ne s’agit pas seulement de raconter des histoires, mais bien aussi d’encourager leur production et leur réception. Afin que ces visions ne soient pas uniquement cantonnés aux catégories “musique du monde”, “littérature francophone”, “mode urbaine” et autres expositions exotisantes. Ça peut sembler loin d’être prioritaire, mais je me demande quand est-ce qu’on pourra retourner vivre des expositions ou aller au théâtre. Parce que j’avoue que ça commence à me manquer terriblement… La question se pose aussi pour se rendre au cinéma ou des concerts, d’ailleurs. C’est pourquoi, suite à la prise de parole d’artiste dans le journal extime 5, Extimité vous propose d’écouter des personnes qui s’occupent de la médiation et de la réception de l’art. D’abord Marie-Odile, galeriste dans l’art contemporain, que vous avez déjà pu entendre dans l’épisode 12. Puis Virginie, critique et créatrice du coffret culturel Nooru Box, déjà entendue dans l’épisode 19. Bonne écoute, à très vite. Anthony"   Montage et réalisation : Anthony Vincent.    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.   Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite  See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.
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19 avril 2020 - 00:28:53
Extimité s'adapte au confinement décrété le 17 mars 2020 en France. Dans les journaux extimes se succèdent d'ancien.ne.s invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans cet épisode Douce introduit les journaux extimes de Safia et Yanis, tout.e.s deux artistes. "Cher Anthony,  Nous sommes le dimanche 19 avril 2020.  Il a été annoncé que le début de notre délivrance adviendrait peut-être à partir du 11 mai, date à laquelle on pourrait peut-être espérer un début de déconfinement. D’ici là, comme ont dit, demain c’est loin. Et je lisais un article sur Slate évoquant la difficulté que beaucoup de gens rencontraient pendant le confinement : celle de ne pas parvenir à se distraire pleinement. Comme un sentiment d’éternel retour dans une réalité à laquelle on ne pas échapper, même pas grâce à l’imaginaire. Comme si notre capacité à nous évader était censurée par un esprit bien trop inscrit dans le temps présent (quelque peu anxiogène). Bon, pour dire vrai, ce n’est pas aussi angoissant que ça ne semble l’être pour moi, mais il est intéressant de constater à quelle vitesse et intensité notre monde psychique peut être chamboulé. Tu parviens, toi, à te plonger complètement dans un loisir ?  (...) L’autre jour j’ai regardé un live instagram de Laura Nsafou et Kiyémis, deux autrices afroféministes. Elles y animaient un atelier d’écriture qui s’est très vite transformé en discussion sur le processus d’écriture et comment en tant que personnes minorisées il nous était difficile d’écrire et surtout, d’incarner l’action et le statut que revêtent nos mots. Qu’il se nichait dans nos psychés des mécanismes d’autocensures, alors que nous avons sous les doigts, des vécus multiples qui n’attendent qu’à être écrits. Pourtant, se dire autrice, poétesse, dramaturge etc relève d’une bataille en soi. Se dire et se présenter à la face du monde comme artiste, est perçu comme un affront, comme quelque chose d’inatteignable pour nous. Dans ce sixième journal Extime, Safia Bahmed-Schwartz, chanteuse et peintre que nous avions reçu dans d’Extimité raconte son confinement et à quel degré il a remué sa vie d’artiste. Puis c’est au tour de Yanis également reçu dans le podcast, qui se livre sur cette tranche de vie d’artiste, désormais suspendue... Je te dis à bientôt, Douce" Montage et réalisation : Douce Dibondo. Avec un extrait du livre audio Bakhi de Véronique Olmi. Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire. Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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13 avril 2020 - 00:15:36
Extimité s'adapte au confinement décrété le 17 mars 2020 en France. Dans les journaux extimes se succèdent d'ancien.ne.s invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans ce quatrième journal extime, Anthony raconte comment la crise du COVID-19 semble répéter l'histoire. Puis il laisse place à Miguel, invité de l'épisode 09 du podcast, pour parler du devoir de mémoire du génocide contre les Tutsi au Rwanda "Chère Douce, nous sommes le lundi 13 avril, il est 23h, et je sais déjà que je ne vais pas réussir à dormir. Alors je vole quelques minutes à la nuit pour te répondre au lendemain de ton passage. Demain me semble encore si loin. Si la planète continue de tourner au même rythme, c'est l'humanité qui semble s'être mise sur pause.  Tu parles du regard de l'Occident tourné vers l'Afrique. Hier, d'abord plein d'incompréhension, puis d'envie de la part de nouveaux coronisateurs. Aujourd'hui ils y voient un continent cobaye où tester d'éventuels traitements et vaccins. D'après le dernier décompte de l'AFP au 13 avril 2020, plus de 12 800 contaminations et environ 700 morts ont été recensées officiellement en Afrique. En Europe, nous en sommes à 871 000 cas et 71 000 décès recensés. Or, le nombre de lits disponibles dans les unités de soins intensifs ne dépasse pas cinq pour un million d’habitants en Afrique, contre 4 000 en Europe, d'après l'OMS.  Alors, demain ce sera peut-être l'hécatombe en Afrique. Et c'est sans doute la peur de cette éventualité qui pourrait persuader l'Afrique de vouloir jouer les cobayes pour le reste du monde. Quant tu parles d'humanité amoindries, ça m'a fait penser au livre "Le Ventre des femmes: Capitalisme, racialisation, féminisme" de Françoise Vergès. La politologue y raconte comment dans les années 1960-1970, l'État français a encouragé l'avortement et la contraception dans les départements d'outre-mer alors même qu'il les interdit et les criminalise en France métropolitaine. Aujourd'hui encore, tout porte à croire que l'histoire va se répéter : on va à nouveau traiter les personnes racisées comme des corps cobayes, mener outre-mer ce qu'on oserait à peine faire sur le Vieux Continent.  C'est pour éviter que l'histoire ne se répète qu'on a voulu donner la parole à d'ancienne et d'anciens invités d'Extimité pour qu'elle et il nous parle du génocide contre les Tutsi au Rwanda.  Comme tu le dis si bien Douce, le confinement représente un moment propice au recueillement.  Alors Merci Douce d'avoir introduit le témoignage de Jessica qui a résumé les faits historiques. Aujourd'hui, je laisse Miguel, que vous avez pu déjà entendre dans l'épisode 9, nous répondre avec son journal Extime, son rapport au confinement, au Rwanda, et au devoir de mémoire aujourd'hui.  Bonne écoute." Montage et réalisation : Anthony Vincent. Avec le morceau "Ibuka" de Suzanne Nyiranyamibwa. Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire. Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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12 avril 2020 - 00:44:32
L'équipe d'Extimité s'adapte à la situation du confinement, décrété le 17 mars 2020 en France. Dans ce format toujours intime et tourné vers l'extérieur, se succèdent les tranches de vie des invité.e.s reçu.e.s lors des saisons 1 et 2. Dans ce troisième journal extime Douce raconte comment la crise du covid-19 nous intime le souvenir. Puis elle laisse place au journal de Jessica, invitée de l'épsiode 31 du podcast. "Cher Anthony, Comme je comprends ton besoin de repenser ton avenir en terme professionnelle, le métier de journaliste indépendant que nous avons choisi n’est pas du tout une voie reposante, pour les finances encore moins. Même si la passion est motrice, faut-il tout sacrifier pour elle ? Je ne pense pas. Bien avant la crise sanitaire du covid-19, j’avais déjà pris la décision de m’éloigner de la presse écrite pour me tourner vers celui de la radio/de la production sonore. J’espère que tu trouveras la force de continuer sur le même chemin, ou celle d’en emprunter un autre… L’état de confinement que nous vivons oblige a regarder le présent en face, tout en guettant l’avenir avec défi et l’intime conviction que beaucoup de choses changeront (...) Je me suis souvenue. Oui, je te disais plus haut que ces temps confinés traçaient les chemins de plusieurs espaces-temps. Le passé appelle à la mémoire, espace où l’on se réfugie pour ne pas oublier et ne pas recommencer. Cet espace qui pousse à briser le silence et crier, on a connu ça, on a vécu ceci et plus jamais on ne le revivra! Jessica, que nous avions reçu dans l’épisode 31 nous partage comment elle vit son confinement et surtout ce qu’il signifie en ce mois d’avril, plus particulièrement à la date du 07 avril. Jessica remonte l’espace-temps et fait rejaillir un pan de l’Histoire du Rwanda que l’on ne doit pas oublier. Encore moins en cette période de recueil." Pistes sonores utilisées dans cet épisode -Rwanda Avenir de Kimironko, berceuse traditionnelle chantée par les veuves du Génocide, membres de la Maison de quartier -Nabagwira - Urukerereza Montage et réalisation : Douce Dibondo. Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire. Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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5 avril 2020 - 00:43:37
Au 5 avril 2020 face au COVID-19, nous sommes près de 3,4 milliards de personnes confinées. Après Douce, c'est au tour d'Anthony de raconter son confinement : "On parle beaucoup de ce que ça représente d’un point de vue économique, combien d’euros, combien de dollars, mais j’aimerais tant qu’on parle également des conséquences psychologiques d’un tel degré d’isolement. De l'anxiété au trouble de stress post-traumatique pouvant être provoqué par un confinement de si longue durée. Alors j’ai peur pour celles et ceux qui doivent continuer de travailler aujourd’hui, j’angoisse pour celles et ceux dont la santé est menée par le COVID-19, et je m’inquiète pour le reste du monde de demain. En particulier pour les personnes queer et racisées, qui ont déjà l’habitude de vivre avec une sorte de stress permanent, une forme d’hyper vigilance de leur statut minorisé en société. Je m’inquiète surtout pour ces personnes parce que j’ai l’impression qu’on forme ensemble une grande famille dysfonctionnelle mais choisie. Une famille extime qui vous inclut également vous, l'audience d'Extimité. Mais aussi les ancien.ne.s invité.e.s, évidemment. Vous avez pu entendre Mélodie, Paya, et Nesrine dans la première partie des journaux de confinement présentée par Douce. Voici maintenant la deuxième partie de nos journaux extimes avec : — L'artiste Thérèse (05:00) : "J'ai appris à devenir ma meilleure pote."  — Le psychologue Baba (23:00) : "Nous faisons davantage preuve d'empathie en ce moment."  — Le médecin Wolky (33:50) : “Le serment d’Hippocrate n’a jamais été aussi amer.” Montage et réalisation : Anthony Vincent. Ce podcast est une création ori ginale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.  Avec un extrait du morceau "Messages from her" de Sabrina Claudio. Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire. Vous pouvez aussi nous soutenir ici : https://www.paypal.me/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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5 avril 2020 - 00:22:02
L'équipe d'Extimité s'adapte à la situation du confinement, décrété depuis le 17 mars 2020 en France. Dans ce format toujours intime et tourné vers l'extérieur, se succèdent les tranches de vie des invité.e.s reçu.e.s lors des saisons 1 et 2. Dans ce premier épisode, Douce raconte son confinement. Puis Mélodie invitée de l'épisode 10, suivie de Paya que nous avons eu la chance de rencontrer à l'enregistrement de l'épisode 06, et enfin Nesrine invitée au micro du podcast lors de l'épisode 33. Montage et réalisation : Douce Dibondo Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.  Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire. Vous pouvez aussi nous soutenir ici ! https://www.paypal.me/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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29 mars 2020 - 00:06:38
Avant d’aborder la troisième semaine de confinement, Anthony, co-hôte du podcast, vous propose à son tour une capsule de recommandations culturelles. Autour du soin de soi comme autodéfense.   Côté musique, il vous suggère d’écouter la rappeuse franco-vietnamienne George Ka, dont ses titres “Saigon”, “Garçon manqué, fille manquante”, ou encore “Jolies Personnes”, glanables sur les plateformes d’écoute et sur Youtube.    Côté podcast, il suggère “Manger” présenté par Laurianne Melierre. La journaliste franco-camerounaise y démontre à quel point nos assiettes peuvent être le reflet de notre identité, de nos cultures, et de notre société. Notez aussi que la coach de vie professionnelle Marie Dasylva s’apprête à sortir son podcast “Better Call Marie” donc gardez l’oeil et les oreilles ouverts.    Côté livre, il suggère l’essai “Se Défendre, une philosophie de la violence” d’Elsa Dorlin. Qui a recours à la violence, qui en fait un droit, et qui en fait un crime dans l’histoire ? Particulièrement intéressant à lire aujourd’hui face aux violences policières qui sévissent dans certains quartiers plutôt que d’autres, même en plein confinement.    Côté vidéo, il suggère de (re)regarder “Moonlight” de Barry Jenkins désormais disponible sur Netflix. Ainsi que la chaîne Youtube de Luch, un jeune queer racisé qui raconte avec énormément d’humour ses déboirs amoureux, son passé d’enfant placé, ou ce qu’être métis implique.   Côté Instagram, il suggère le compte @LesMainsPaillettes, collectif de personnes queer sourdes et signantes qui dénoncent le validisme, plus précisément l’audisme, pour mieux s’en défendre. Et apprennent au grand public à signer un mot par jour en langue des signes françaises.    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.    Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.   N'oubliez pas de nous rejoindre pour un live ce soir à 18h00 sur notre compte Instagram ! A très bientôt !   Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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22 mars 2020 - 00:13:23
En ces temps de confinement, Douce co-hôtesse du podcast, vous propose une capsule de recommandations culturelles. Elle y parle de podcasts: celui de La Fièvre produit par la collectif Archives LGBTQI, sous une proposition de Norah Benarrosh-Orsoni; et du podcast étasunien Code Switch hosté par deux journalistes racisé.e.s, Shereen Marisol Meraji et Gêne Demby abordant la thématique de la diversité des identités par une approche culturelle et raciale. Elle vous conseille l'essai Le Triangle et l'Hexagone de Maboula Soumahoro parut en 2020 et le roman Boys, Boys, Boys de Joy Sorman parut lui en 2005. Enfin, Douce vous partage deux émissions de télé-réalité assez récentes à regarder sur Netflix : The Circle et Love is Blind. Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.  Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire. N'oubliez pas de nous rejoindre pour un live ce soir à 18h00 sur notre compte Instagram ! A très bientôt ! Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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8 mars 2020 - 01:14:57
"Je suis persuadé que si la société n'imposait pas un modèle de corps masculin, peut-être que je n'aurai pas eu besoin de changer de corps. Peut-être que j'étais tout simplement dans la mauvaise société et pas dans le mauvais corps" constat eMorgan, homme de trans de 26 ans, afro-juif et sexothérapeute dans l'épisode 34 d'Extimité. Pises sonores utilisées Lady Gaga - Born This Way Yseult - Corps Mademoiselle K - Maman XY Chris and The Queens - IT Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pour nous soutenir, faites nous donc des dons via notre PayPal et mettez-nous cinq étoiles sur Apple podcast ! Plus d'informations sur notre table ronde le samedi 28 mars à 18h au Pavillons des canaux, (Paris) ici For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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23 février 2020 - 01:13:00
"Si je porte un survêtement ? On va me traiter de racaille. Un voile ? De soumise ? Des talons ? Beurette. Dans tous les cas, je vais m'en prendre plein la figure, donc autant être moi-même", résume Nesrine dans l'épisode 33 d'Extimité.  Elle y évoque notamment :  Son enfance, du Maroc à la France, bercée par l'ennui, dans un quartier populaire isolé d'une ville de campagne (01:00). Sa scolarité de première de la classe, au milieu du racisme et de la montée du FN (09:00). Son arrivée à Sciences-Po, où elle devait sans cesse prouver son intelligence (14:00). Le harcèlement scolaire qu'elle a subi, parce qu'elle n'est pas "restée à sa place" de banlieusarde (22:00) : "J'ai mis du temps à comprendre que ce n'était pas moi, Nesrine, le problème, mais ce que je leur renvoyais, ce qu'ils projetaient sur moi." La culture de boys' club dans les grandes écoles où il fallait être complices du racisme et du sexisme ambiants pour s'intégrer (28:00). #LaPrécaritéTue ou l'injonction à rester et surtout paraître pauvre afin d'être perçu.e comme suffisamment légitime pour en parler (33:00). Son sentiment d'être transfuge de classe (37:00) : "Être transfuge de classe, c'est ne plus jamais être à sa place nulle part. Je ne serai plus jamais populaire, et ne deviendrai jamais complètement bourgeoise." En quoi la méritocratie n'est qu'un mythe (45:00) : "Le système scolaire est fait pour valider des savoirs, mais surtout des savoir-être sociaux des bourgeois. Pour y parvenir, j'ai dû changer. Mais pas les bourgeois.es." Le déclic Zyed et Bouna en 2005 et les révoltes des banlieues qui lui ont donné envie de devenir journaliste (47:00). Le stéréotype de la beurette (54:00).  Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées : Extrait du documentaire "Chercheurs de notre temps Pierre Bourdieu" (France 5, 1991) Extrait de "J'oublie tout" de Jul Extrait de l'émission "Apostrophes" où Annie Ernaux était invitée à parler de son ouvrage "La Place" (Antenne 2, le 6 avril 1984)  Extrait de "À qui la faute" de Kery James et Orelsan Nesrine vous recommande : 1. La série "The Wire" pour comprendre comment le journalisme et la sociologie peuvent créer une série entrée dans les annales sur la vie des quartiers populaires américains. 2. Le livre d'Annie Ernaux "La Place" sur son enfance dans un milieu ouvrier et la vie de son père.  3. Le livre du journaliste Nadir Dendoune "Nos rêves de pauvres" qui explique comment on reste, malgré l'ascension sociale, des enfants populaires issus de l'immigration.  4. La pièce de théâtre "A vif" de Kery James qui posent la question de la responsabilité de la situation dans les banlieues françaises. 5. Le livre d'Edouard Louis "Qui a tué mon père ?" qui explique que la politique pour les dominants ce sont des divergences de point de vue alors que pour les dominés elle a des conséquences quotidiennes. Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire. For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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8 février 2020 - 01:19:55
"Je suis dans une approche différente de mon corps aujourd'hui. J'essaie de revenir à ce truc quand j'étais petit, où je m'en foutais. Mon corps me permet de tout faire : je vais au sport, je fais la teuf, j'ai des rapports sexuels à droite à gauche, ça ne m'empêche pas d'avoir des amants et des ami.e.s ni d'être quelqu'un d'intéressant. Et j'essaie de me détacher de cette idée que mon corps doit être parfait, selon ce que la société m'a appris" affirme Ruben, invité du 32eme épisode d'Extimité. Il se définit comme latino non-blanc et raconte son enfance au Vénézuela (2:30) et son arrivée en France (4:30), son adaptation dans le système scolaire d'abord par une classe spéciale afin d'apprendre le français puis dans un parcours classique; "c'est là que ça a commencé l'exotisation, mais aussi ma prise de conscience de ma position de personne non-blanche" au collège puis au lycée (10:15). Ruben revient sur les conditions de son arrivée en France avec sa famille et la relation qu'il entrenait avec elle au Vénézuela et après dans l'Hexagone (13:30). Son enfance et son adolescence plutôt solitaire où il se pose des questions sur son identité (20:00), l'absence de représentation des personnes sud-américaines en France (21:15). Le rapport difficile à son corps (23:38), renforcé par cette masculinité "idéale" que représentaient ces camarades de classe "ils faisaient tous une tête de plus que moi, ils étaient tous blonds aux yeux bleus, limites athlétiques. Et je me suis dit 'ah c'est à ça qu'est censé ressembler un garçon ?" se questionne Ruben à cette époque alors. Il raconte aussi son éveil à la sexualité (29:17), ses questionnements à propose de son identité de genre... "Petit, je voulais être une fille, je formulais ce voeu" confie-t-il. Puis Ruben évoque la fétichisation subie à travers ses relations intimes (38:55), comment sa mère découvre son homosexualité en "rangeant" sa chambre (40:52) et les tensions familiales qui ont suivies, qu'il explique par l'intériorisation de l'homophobie prégnante au Vénézuela, par ses parents (49:31). Ruben conte son oncle peintre, mort en 2003 du SIDA, dont il a découvert l'homosexualité lors de son propre coming-out involontaire auprès de sa mère... (50:38) Il explique la situation socio-économique de son pays d'origine, de plus en plus détériorée, qui ne lui donne pas envie d'y retourner (54:52), avant d'aborder sa vie politique et son engagement auprès de l'association BAAM venant en aide aux personnes migrantes et demandeuses d'asile (58:31). Ruben énonce les idées reçues sur ces dernières (01:06:00) et s'insurge contre l'idée que les personnes migrantes brandissent la "carte LGBT" pour être régularisées... "j'ai envie de dire et alors ?" fustige-t-il. Il revient sur le choix de son métier d'ingénieur, la paradoxe d'être anti-système tout en vivant grâce à ce dernier (01:14:35). Et il répond ensuite à la question "aujourd'hui quand tu te regardes dans le miroir, qu'est-ce que tu vois ?" (01:16:04) Enfin, Ruben nous confie ce qui lui donne de la force (01:16:48) et s'il s'est déjà senti majoritaire (01:18:25). Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées : FEM'd - Me llamo yo Kabilito - Mi locura Olé Olé - No controles "Alice Diop : L'exil raconte le bouillonnement du monde" entretien du documentariste William Karel Ruben vous recommande : - Série TV: VIDA de Tanya Saracho - Tout le travail artistique de Daniel Arzola, artiviste vénezuelien qui a fait la série "No soy tu chiste" (im not your joke). - L'album "Pero no pasa nada" de Amaia - "La mécanique raciste", livre de Pierre Tevanian, - La série espagnole Paquita Salas sur Netflix Le générique est un extrait du morceau To Na Bi de l'artiste Persian Empire. For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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26 janvier 2020 - 00:54:07
"Le racisme ou le sexisme qu'on peut vivre en société s'avère 10 fois pire en politique", raconte Jessica dans l'épisode 31 d'Extimité.  L'éducatrice de rue y évoque notamment son enfance en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, comme rare personne racisée dans une ville qui vote FN, et le décès de sa mère marquée par le génocide rwandais (1:30). Sa relation au Rwanda dont elle a fait un engagement politique (8:30). Ce qu'être une femme noire, perçue comme métisse (21:30) implique. Le panafricanisme et le manque d'intérêt autour du génocide des Tutsi (32:00). Pourquoi elle ne pourra plus travailler en politique (42:30). Comment être une personne minorisée amène à mieux analyser, comprendre, et pouvoir anticiper les dominants (52:00).  Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.  Pistes sonores diffusées : - "Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage", livre de Maya Angelou - "L’autre moitié du soleil", livre de Chimamanda Ngozi Adichie - "Moi, le dernier Tutsi", livre de Charles Habonimana - "We Insist! Freedom now", album de jazz de Abbey Lincoln & Max Roach - "Notre Dame du Nil", film d'Atiq Rahimi For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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12 janvier 2020 - 01:27:32
"Tu te rends comptes, à chaque fois que je dois aller à l'hôpital je dois mentir à mes ami.e.s, plus je grandis plus je sui sen décalage avec avec mes copains qui sont plus "normaux" que moi, je dois trouver des excuse aussi pour ça. Quand je prends mes médicaments, mes piqures et éjectées boite, je dois trouver une excuse pour ça... Et bon d'un moment ta vie c'est plus qu'un immense mensonge" constate Mischa, militant intersexe, lors du 30 épisode d'Extimité. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées : Discours de Mischa lors de la Marche des fiertés (29 juin 2019) The Weeknd - Cant'feel my face Mischa - Was it worth it For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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29 décembre 2019 - 01:17:11
« Je crois que j’aime bien cette position, de croire qu’on peut encore en faire quelque chose de cette idée de vivre ensemble. Que ce soit en fonction de ta couleur de peau, de ton orientation sexuelle ou de ta classe sociale. J’ai toujours oeuvré dans ma vie pour être cet espèce d’électron libre au carrefour de tout ça. Et je crois que je suis super heureuse d’être au carrefour de toutes ces choses. Je suis fière de montrer aux riches que les gens issus de classes moins aisées, ouvrières, de commerçants, de pauvres, de cités sont des gens intéressants et qui ont beaucoup à leur apporter. J’aime montrer à des communautés blanches que des asiat’ ont énormément de choses à échanger avec eux. J’aime montrer aux hétérosexuel.le.s qu’on peut être bi, j’aime montrer aux homos qu’on peut être bi et aimer des hommes, des femmes, sortir avec des gens de dix ans de plus que nous ou de dix ans de moins. En fait on peut être tout ça. C’est vraiment l’idée de décloisonner et de reconstruire toutes ces putains d’étiquettes quoi nous a mises ! On parle beaucoup de liberté, c’est la devise de beaucoup de pays occidentaux mais on ne nous a jamais à être libres dans ces pays… en vrai.» observe Thérèse, chanteuse du groupe La Vague, dans le 29eme épisode d’Extimité. Elle y raconte son enfance en banlieue à Vitry-sur-seine, sa relation complexe avec son père et le rejet de sa culture sino-lao-viet et la déchirure que ça a causé en elle  La pression à l’idée d’être une jeune femme exemplaire pour obtenir l’amour de son père et comment leur relation a changé depuis Sa déconstruction de la perfection, héritée de son complexe d’exemplarité La découverte de son diagnostique de personne zèbre synesthésique Le jour où elle réalise qu’elle est une asiatique en France et le manque de représentation des femmes asiatiques dans sa jeunesse. Un rejet de sa culture qu’elle apparente à une automutilation Elle aborde aussi la question du genre et de la sexualité  Elle avoue être perdue face au militantisme, qui fait resurgir aussi le paradoxe de l’humanité « nommer tout, tout le temps, tout en voulant être égaux, sans distinction » Sa reconnexion à son identité asiatique au travers de sa scolarité et l choix du Chinois en LV2 dans une école de commerce à Lyon « un monde totalement lunaire » en terme de classe sociale, puis par un stage à Pékin qui a été « une claque dans sa face ». Enfin , par la mort de Liu Shayao tué par la police alors qu’il était chez lui, en famille. Sa vision de la liberté et comment elle invite les gens à vivre cette liberté à travers sa musique, qu’elle qualifie de « populaire exigeante »  Comment son burn-out dans un boulot sûr l’a amenée à se lancer dans la musique Comment elle oeuvre pour son bonheur et pour les gens autour d’elle, à son échelle Les origines de son groupe de musique La vague et comment ses musiques mais surtout la scène a été thérapeutique dans son rapport au corps et à sa dépendance émotionnelle aux autres. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées Fierté - La Vague Dernière saison - La Vague Lemme Be - La Vague Le poème "The laughing heart" de Charles Bukowski Thérèse vous recommande :  - Le roman "Paname Underground" Johann Zarca - Le film "Les Rivières" de Mai Hua,  - Le documentaire musical MIA, Matangi / MAYA / MIA  - Le livre des Les 5 Blessures" de Lise Bourdeau et "Risquer la Liberté" de Fabrice Midal  - Le Musée Soulages à Rodez, (Aveyron) « Parce que la beauté naît de la rencontre entre le noir et la lumière, l’un sans l'autre n'ont aucune valeur » For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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15 décembre 2019 - 01:12:22
«Je dis toujours à mes patients "écoutez, je suis une personne racisée qui est passée par des thérapeutes, qui a vu des psychiatres aussi. Donc ces chemins là parlons-en'. Moi je sais ce que sais que d'aller voir des psy, et qui parce que tu es noir.e, vont soit minimiser tes souffrances soient les sous-diagnostiquer et les classer comme des "trucs de Noir" » constate Baba, psychologue de profession dans l'épisode 28 d'Extimité. Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées :  Baaba mal - Mariama Antony and The Johnson - You are my sister Bea Miller - S.L.U.T Ava Max - Sweet but psycho Les recommandations culturelle de Baba : Le roman "Who fears death" de Nnedi Okorafor ; La série "Chewing-gum" réalisée par Michaela Coel Le roman "Never let me go" de Kazuo Ishiguro, Le film Cloud Atlas réalisé Lana Wachowski et Tom Tykwer For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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1 décembre 2019 - 01:20:47
"Avant, je ne comprenais même pas le concept de l'amour. Ça avait l'air sympa, mais je ne savais pas gérer mes émotions, ni me connecter à d'autres individus", raconte Agy dans l'épisode 27 du podcast Extimité.  Elle y évoque notamment :  (3:00) Son enfance près de Versailles, comme l'une des rares maghrébines à l'école (10:00) Son arrivée en lycée pro où elle a socialisé avec d'autres personnes noires et arabes dont elle partageait les codes (12:00) Son entrée en fac de sociologie, contre les déterminismes sociaux justement (16:00) L'illettrisme de sa mère (20:00) Comment le corps médical traite les personnes racisées ou le syndrome méditerranéen  (30:00) Son rapport aux personnes sans-abri et comment elle a créé l'association La Rue Tourne (49:00) La condition spécifique des femmes sans-abris (58:00) Son rapport à ses émotions, en tant que responsable d'une association et autiste (1:03:00) Son amoureuse et le concept des flammes jumelles (1:09:00) La question du coming-out auprès de sa famille (1:15:00) La lesbophobie Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées :  . Extrait du film "Fight Club", de David Fincher (1999)  . Extrait de la chanson "At Last", de Etta James . Extrait du poème "Healing" de Nayo Jones . Extrait d'une vidéo réalisée par Agy et Mourad sur l'alchimie Les recommandations culturelles d'Agy :  . L'album "Trip" de Jhene Aiko . Le roman "Brooklyn" de Colm Toibin . Le film "Les Misérables" de Ladj Ly . Le film "American Son" de Kenny Leon . Le magazine Paulette For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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17 novembre 2019 - 01:24:22
"Le racisme est partout. Y compris chez mes collègues médecins, les internes, ou les patients", raconte le chirurgien noir et gay Wolky dans l'épisode 26 du podcast Extimité. Il y évoque notamment : (02:00) Son enfance en Afrique, élevé principalement par son père : "Ce n'était pas que mon père, c'était mon meilleur ami"  (12:00) Sa volonté d'être un garçon modèle : bac à 15 ans et études de médecine en partie pour faire plaisir à son père (18:30) L'acceptation de sa sexualité (26:00) Sa période d'hyperconsommation sexuelle  (38:00) La prise de conscience du racisme systémique en entrant dans le monde du travail français (41:30) Le racisme à l'hôpital depuis son point de vue de chirurgien (52:30) Sa dépression : "À force d'en faire 4 fois plus, d'accepter l'inacceptable pour être bien au travail, mon estime de moi-même a été complètement détruite. Après mon arrêt maladie, je devais reconstruire cette estime dans l'environnement qui venait de la détruire." (59:00) Comment il prend désormais soin de sa santé mentale par la méditation et par un suivi psychologique : "Quand on est noir et gay, on accumule tellement de traumas, sans forcément s'en rendre compte […]. Voir un psy, c'est lui présenter un objet qu'on voit depuis un point de vue. Et son rôle, c'est de vous tourner l'objet pour que vous en voyez les autres facettes." (1:01:30) Comment Marie Dasylva (@napilicaio sur Twitter avec ses #JeudiSurvieAuTaf et sa règle des 300 secondes) coach de carrière qui s'est spécialisée dans l'aide de personnes racisées au travail, l'a accompagné : "Sur ses conseils, maintenant, je formalise à l'écrit tous mes échanges avec mes collègues, supérieurs, et les RH au cas où." (1:07:00) Comment trouver un psy pas cher (1:14:00) Le polyamour, ses "choupis" ("quand vous êtes plus que sexfriends mais pas un couple non plus"), et combien son compagnon actuel l'a soutenu durant sa dépression : "C'est ça l'amour : aider l'autre, l'aider à grandir, et se montrer entier. On porte déjà trop de masques dans nos vies."  Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Pistes sonores diffusées : . "Independent Women Pt 1" - Destiny’s Child (Survivor - 2001) . "We all want love" - Rihanna (Talk That Talk - 2011) . "Django Jane" - Janelle Monae (Dirty Computer - 2018) . "Cold War" - Janelle Monae ( The Archandroid - 2010) Les recommandations culturelles de Wolky : . "Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions", essai d'André Castaldo, préfacé par Christiane Taubira . "Straight Jacket, overcoming society's legacy of gay shame", livre enquête de Matthew Todd  . "Un Appartement sur Uranus", essai de Paul B. Préciado, préfacé par Virginie Despentes . "Noah's Arc", série de Patrik-Ian Polk . "Cloud Atlas", film de Lana Wachowski . "Petit Bambou", application mobile pour méditer . "Méditer puis Agir", essai de Youki Vattier For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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