Expat Heroes

#05 Louise, l’après Trump à New York - Expat Heroes

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16 avril 2017
Comment on parvient à s’engager en politique à l’étranger ? Dans cet épisode, je vous emmène à New York rencontrer Louise Dodet. Louise habite à New York depuis 5 ans. Je l’ai rencontrée à Madrid avant qu’elle ne s’envole pour New York à 6 mois de grossesse. Avant de nous parler de sa vie à Brooklyn, Louise nous expliquera la difficulté à s’engager en politique quand on on est pas dans son pays. Elle nous racontera sa frustration pendant l’élection de Trump. Et à quel point elle s’est sentie à sa place en prenant part à la marche des femmes. Et enfin, comment elle s’engage pour les élections présidentielles en France. Loin du cliché de l’expat qui n’en a rien à faire, voici Louise, un sacré bout de femme pleine d'émotion et d'humour, tout de suite dans Expat Heroes. Questions : • L’élection de Trump et la marche des femmes [01:18] • Le système de santé français incroyablement impossible à concevoir aux USA ? [06:38] • Le sursaut et l’engagement de Louise dans la campagne de Benoît Hamon à New York [09:59] • La présidence Trump se ressent-elle au quotidien ? [15:04] • Brooklyn [19:09] • Est-ce que tu vis mieux à New York qu’en France ? [24:08] • Partir enceinte de Madrid pour venir vivre à New York (et au final y accoucher) ? [27:25] • Visas et greencard [33:13] • Rentrer en France ? [34:40] Citations: « Je suis allée à un meeting de Bernie Sanders, on y a été en famille avec les enfants c’était hyper émouvant de voir tous ces gens qui voulaient s’engager pour une société différente dans leur pays. Je me suis retrouvée là au milieu de ces gens avec des militants qui forcément allaient discuter en disant bah si vous voulez prendre part à la campagne, venez ! C’est à partir de ce moment là que je me suis dit: c’est une vraie question. L’action de s’engager est radicalement différente que quand on est dans son pays et qu’on vote. » « La marche des femmes pour moi c’était évident d’y aller. C’était très différent d’un engagement sur une campagne politique vu que ça appelait aux gens qui étaient immigrés aussi. De manière complètement naturelle, j’avais une place en tant que femme blanche immigrée. Pour une fois j’étais à ma place en tant que ce que je suis. Et pas en tant que en fait je suis pas américaine mais j’aimerais bien participer. » « C’était hyper fort. Je suis partie avec des copines. Pour certaines c’était la première manif’ de leur vie. » « On s’est retrouvées dans un bus avec des femmes qui étaient aux manifs’ dans les années 70 et qui avaient changé un bout du monde. Donc c’était vraiment super émouvant. » « C’est complètement incroyable (en France) d’avoir une école qui fonctionne pour tout le monde, d’avoir des retraites, tout ce partage dans la société qu’on a décidé à un moment donné, on s’en rend vraiment compte quand on arrive à l’étranger. » « C’est bien de critiquer un système mais c’est bien aussi de prendre soin de ce qu’on a déjà parce que c’est pas le cas partout, vraiment pas. » « Le boulot c’est de rencontrer les français, de discuter avec eux. Je ne me vois pas en fer de lance pour convaincre les gens. Par contre ce qui m’intéresse énormément c’est de discuter politique avec les gens. Je pense que ça passe beaucoup par la discussion, la rencontre avec les gens. Au quotidien dans mon quartier, y’a pas mal de français, là depuis quelques mois on discute beaucoup, on est pas forcément d’accord (rires) mais on discute beaucoup. » « Tous les enfants de la ville de New York ont reçu une lettre qui disait que les immigrés étaient protégés. Le maire a décidé que la ville de New York ferait tout pour ne pas aider Trump dans sa politique d’immigration. Ce qui est hyper rassurant. » « Après la Women March, l’école (publique) a décidé de soutenir les 100 jours d’action qui ont suivi. »

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