Émotions

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Pour comprendre pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez, et d'où viennent les émotions que vous éprouvez. Un lundi sur deux, plongez dans votre jungle intérieure, et apprenez à mieux y naviguer grâce à des expert(e)s et des histoires. Un podcast produit par Louie Media.

Adélie Pojzman-Pontay décrypte dans son Podcast, les émotions humaines, et essaye de les expliquer. 

Dans chaque épisode d’une durée de 40 minutes environ, elle détaille le fonctionnement d’une émotion à l’aide d’experts, et illustre ses propos avec des exemples issus de la culture populaire ou à travers des histoires personnelles récoltées autour d’elle.

Cette triple lecture expertise/exemple culturel/exemple particulier permet non seulement d’illustrer le propos mais aussi de comprendre en profondeur pourquoi l’on ressent telle ou telle émotion. 

Si certaines peuvent sembler simple à comprendre à priori , on apprend dans le Podcast que la réalité est plus complexe. On y explique l’origine des émotions, comme par exemple la surprise le rire ou encore la colère, les conséquences que cela a sur notre corps ainsi que des éventuels troubles psychiques liés à celles-ci.  

Un podcast avec une approche originale, mais surtout très intéressante pour avoir une meilleure compréhension de soi-même.


26 épisodes

20 janvier 2020 - 00:47:04
Vous voyez, cette émotion qui vous ronge quand vous observez avec attention le visage de la personne que vous aimez lire un message sur son téléphone ? Le pincement au cœur que vous avez en regardant sur les réseaux sociaux l’ascension phénoménale de votre ancien.ne camarade de promo ? Ou encore l’angoisse passagère qui vous traverse quand votre meilleur.e ami.e vous délaisse pour quelqu’un d’autre… ? Ce sentiment, qui peut nous faire parfois perdre tout discernement, c'est la jalousie.Pour mieux en comprendre les ressorts, Agathe Le Taillandier, qui a grandi au sein d’une fratrie de quatre frères et soeurs, a d’abord interrogé sa mère pour qu’elle l’aide à se souvenir de ses toutes premières crises de jalousie. Elle a aussi rencontré le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez et la psychothérapeute Anne-Clothilde Ziegler. Et pour savoir si ceux qui ont des mœurs dites plus libres peuvent être eux aussi touchés par la jalousie, Agathe a parlé avec la critique d’art Catherine Millet. Cette dernière, qui se définit comme libertine, a publié en 2011 un livre, La vie sexuelle de Catherine M, qui fut autant un scandale qu’un succès littéraire. A lire sur le sujet :- Catherine Millet, autrice de Jour de Souffrance, publié chez Flammarion.- Catherine Millet, autrice de La vie sexuelle de Catherine M, publié au Seuil.- La psychothérapeute Anne-Clotilde Ziegler, autrice de La jalousie amoureuse, publié chez Solar. - L'écrivaine Annie Ernaux, autrice de L'occupation, publié chez Gallimard.- L’écrivain Marcel Proust, auteur de A la recherche du temps perdu, publié chez Gallimard.- Le neuropsychiatre Jean-Michel Oughourlian, auteur de Cet autre qui m'obsède, publié chez Albin Michel.- Le philosophe Nicolas Grimaldi, auteur de Essai sur la jalousie, publié chez PUF.Et vous, vous êtes-vous déjà surpris.e à être jaloux.se ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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6 janvier 2020 - 00:49:41
Vous souvenez-vous avoir accroché des posters de votre artiste préféré.e sur les murs de votre chambre quand vous étiez adolescent.e ? Avoir fait la queue pendant des heures, dans le froid, pour assister au concert de votre star favorite ? Vous avez peut-être ressenti, à ces moment-là, un peu de honte et vous avez peut-même eu le sentiment d’être puéril, en mettant autant d'énergie pour voir une personne qui ne vous connaissait pas du tout, surtout si cela s’est passé quand vous étiez adulte... C’est comme si le fait d’aduler quelqu’un.e et d’y passer du temps ne pouvait appartenir qu’au monde de l’enfance ou de l’adolescence. Comme si le fait d’être fan, était une chose méprisable voire dangereuse...Mais pourquoi ces comportements ont-ils une si mauvaise image ? L’adulation est-elle une émotion qui mène forcément aux dérives ?Pour essayer de comprendre cette émotion, Cyrielle Bedu a interrogé Maële Diallo, qui est productrice chez Louie Media. Maële a passé toute son adolescence à être éprise d’artistes que personne d’autre autour d’elle ne connaissait. Nous nous sommes entretenus avec Christophe et Guillaume qui se sont construits en adulant les chanteuses Céline Dion et Mylène Farmer. Enfin, nous avons interrogé la psychopraticienne Aurore Le Moing, le sociologue Gabriel Segré et le psychiatre Clément Guillet qui se sont tous intéressés aux profils des fans, dans leurs domaines respectifs. Et pour comprendre comment et pourquoi l’adulation pouvait parfois aller trop loin et devenir une pathologie, nous avons recueilli le témoignage de Flore, une jeune femme érotomane, qui a été à plusieurs reprises obsédé par des hommes dont elle était persuadée, à tort, qu’ils étaient éperdument amoureux d’elle.A lire sur le sujet : - Le sociologue Gabriel Segré, auteur de Fans de... : Sociologie des nouveaux cultes contemporains, publié chez Armand Colin- Le psychiatre Clément Guillet, auteur de Sociologie du fan, publié aux éditions Universitaires Européennes- Le professeur de philosophie Richard Mèmeteau, auteur de Réflexions sur les industries du rêve et l'invention des identités, publié chez La Découverte- Le psychiatre Gaëtan Gatian de Clérambault, auteur de L’Érotomanie, publié chez Les empêcheurs de tourner en rond.- L’écrivaine Nathalie Rheims, autrice de Maladie d’amour, publié chez Léo ScheerEt vous, avez-vous déjà adulé quelqu’un ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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30 décembre 2019 - 01:04:37
“L'art est une garantie de santé mentale”, disait la sculptrice et plasticienne franco-américaine Louise Bourgeois, morte en 2010, à l’âge de 98 ans. De son vivant, Louise Bourgeois n’a jamais caché ses traumatismes d’enfance, ni le fait qu’ils étaient les principales sources d’inspirations de ses œuvres. Elle a toujours dit que l’Art lui avait permis, tout au long de sa vie, d’exorciser ses maux.Mais que se passe-t-il dans la tête des artistes quand ils créent? Est-ce qu’ils ressentent de l’apaisement? De l’excitation? Du bonheur? De l’angoisse? Les émotions qui se dégagent de leur oeuvre restent-elles encore en eux, une fois celle-ci terminée? Qu’est-ce qui explique que le fait de créer des œuvres d’art peut parfois apaiser, calmer, voire soigner?L’épisode bonus d’Émotions que vous allez entendre a été enregistré au Centre Pompidou. C’était le 21 novembre dernier, et nous y étions dans le cadre de la 7eme soirée sonore organisée par le musée, dont la thématique était ce soir-là Art & Thérapie.  Pour cette soirée, nous avons organisé une table ronde avec trois femmes dont les parcours nous ont semblé pertinents pour répondre à toutes les questions sur l’art et les émotions nous nous posions. Car chacune de ces femmes, l’artiste-peintre Inès Longevial, la psychologue Marion Botella et la drama-thérapeute Sandrine Pitarque, font le lien, dans leurs domaines bien spécifiques, entre le monde de l’art et celui des émotions. For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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23 décembre 2019 - 00:48:22
Est-ce que vous vous souvenez de votre tout premier baiser ? De la première fois où vous avez acheté un CD avec votre propre argent de poche ? Du Noël où vous avez reçu ce fameux cadeau dont vous rêviez tant ?Ce nouvel épisode d'Émotions a été enregistré quelques jours seulement avant Noël, et à la veille d’un changement de décennie. Pour tous, les fêtes de fin d’année – et de surcroît les fins de décennie – sont des périodes particulièrement propices à nous faire repenser à des instants de nos vies, bons ou mauvais, pourtant bien révolus. Mais est-ce souhaitable d’être nostalgique ? Est-ce une émotion qui nous bloque dans le passé et nous empêche d’avancer, ou peut-elle au contraire nous aider à mieux appréhender l’avenir ?Dans cet épisode, Sarah-Lou Lepers a disséqué cette émotion pour nous. Elle a eu l’idée de cet épisode en pensant à ses grands-parents, qui lui ont si souvent fait sentir que tout était tellement mieux avant…Pour comprendre mieux la nostalgie, Sarah-Lou a rencontré Pauline, une jeune femme qui se fait un devoir de ne jamais penser au passé et Romy, son ancienne prof d’allemand, qui organise chaque 9 novembre des soirées “Chute du mur”, pour se rappeler de la période au cours de laquelle l’Allemagne était divisée en deux. Sarah-Lou s’est aussi rendue dans les locaux de la radio Nostalgie, pour comprendre comment la station faisait naître cette émotion quotidiennement chez ses auditeurs, et elle a rencontré la directrice du laboratoire Mémoire, Cerveau et Cognition Pascale Piolino ainsi que la chercheuse en sciences sociales Sarah Gensburger. À lire/écouter sur le sujet : - La professeure de psychologie et directrice du Laboratoire Mémoire, Cerveau et Cognition Pascale Piolino, autrice de La mémoire autobiographique : théorie et pratique en neuropsychologie- La chercheuse en sciences sociales Sarah Gensburger, autrice de Mémoire vive : Chroniques d’un quartier. Bataclan 2015-2016, publié chez Anamosa.- Le journaliste Andrew McGill, auteur de l’article Just When Was America Great ?, The Atlantic- La journaliste Margot Sanger-Katz, autrice de l’article When Was America Greatest ?, The New York Times- L’Historienne de la culture Tiffany Watt Smith, autrice de Le dictionnaire des émotions, publié chez Zulma- La philosophe Barbara Cassin, autrice de La Nostalgie, publié chez Fayard- Le sociologue Zigmunt Bauman, auteur de Retrotopia, publié chez Premiers Parallèles- Le documentaire Papilote, de Sarah-Lou Lepers diffusé par Arte Radio.Et vous, quelle place laissez-vous à la nostalgie dans votre vie ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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9 décembre 2019 - 00:43:13
Vous voyez cette personne dans votre groupe d'ami.e.s, qui est réputé.e pour manquer de tact ? Celle dont on dit d'elle qu’elle est cash parce qu’elle ne ménage pas ses interlocuteurs ? Celle qui ne mâche pas ses mots, qu’on redoute de croiser à des dîners, ou dont on admire au contraire l’honnêteté ? On dit souvent de ce type de personnes qu'elles manquent d'empathie, mais est-ce vraiment le cas ? Dans ce nouvel épisode d'Émotions, la journaliste Maïwenn Bordron, à qui on dit justement souvent qu’elle est sans filtre, à essayer d’en savoir plus sur ce pilier des relations humaines qu’est l’empathie.L’empathie a trois composantes : l’empathie émotionnelle, l’empathie cognitive et la capacité à se mettre à la place d’autrui. La majorité d’entre nous possède au moins les deux premières composantes - l’empathie émotionnelle et l’empathie cognitive. Et pour celles qui possèdent la troisième - la capacité à comprendre les émotions des autres - il arrive qu'elles s'en servent à des fins manipulatrices, ce qui est à l’opposé de l’image positive que l’on associe généralement à l’empathie.Mais quelles conséquences cela peut-il avoir de ne pas se mettre à la place de l’autre, avec sa famille, ses amis ou dans son travail ? Est-ce grave de manquer d’empathie ? Et est-ce que l'empathie se développe quand on n’en a pas assez ?Pour répondre à ces questions, Maïwenn Bordron a interrogé le psychiatre Serge Tisseron qui est spécialiste de la question de l’empathie, la professeure en psychologie clinique et pathologique Astrid Hirschelmann qui a écrit une thèse sur le passage à l’acte meurtrier ou encore Nathalie, une femme touchée par le syndrome Asperger, qui souffre que l'on pense d'elle qu'elle manque d'empathie.A lire sur le sujet :- Le psychiatre Serge Tisseron, auteur de Empathie et manipulations : les pièges de la compassion, publié chez Albin Michel - Le psychiatre Serge Tisseron, auteur de L'empathie au cœur du jeu social, publié chez Albin Michel- Le Docteur en sociologie et en psychologie Omar Zanna et le Conseiller principal d'éducation Bertrand Jarry, auteurs de Cultiver l'empathie à l'école, publié chez Dunod.- Le Docteur en sociologie et en psychologie Omar Zanna, auteur de Restaurer l'empathie chez les mineurs délinquants, publié chez Dunod. - Le neuroscientifique James Fallon, auteur de The psychopath inside : a neuroscientist's personal journey into the dark side of the brain, publié chez Penguin BooksEt vous, connaissez-vous des gens qui manquent d’empathie ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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25 novembre 2019 - 00:43:43
Depuis le lancement de notre podcast il y a près d’un an, nous avons décortiqué tout un tas d’émotions humaines : du trac à la résilience, en passant par la culpabilité, le syndrome de l’imposteur ou encore l’hypersensibilité... Nous essayons, comme vous le savez, dans chaque épisode de comprendre pourquoi nous ressentons ce que nous ressentons.Mais que se passe-t-il quand on ne ressent plus ? Vous est-il déjà arrivé de ne rien ressentir du tout ou de vous retrouver face à quelqu’un qui, dans une situation joyeuse, n’arrivait plus à rire ou à éprouver du plaisir ? Ce phénomène s’appelle l'anhédonie. Il s’agit d’une incapacité à ressentir de la joie ou des émotions positives dans les moments agréables. Cette pathologie complexe est temporaire et peut durer quelques semaines, quelques mois, ou plus. Mais comment naît-elle ? Et comment peut-on s’en défaire ? À travers l’histoire de Mylène, qui en a été sujette, et avec l’aide des psychiatres Patrick Landman et Christine Barois, la journaliste Paloma Soria Brown tente de répondre pour nous à ces questions, dans ce nouvel épisode d’Emotions.À lire sur le sujet : - La psychanalyste Catherine Chabert, le psychiatre Maurice Corcos et la psychologue Solange Carton, auteurs de Le silence des émotions : Clinique psychanalytique des états vides d'affects, publié chez Dunod- La psychologue Céline Jouanne, autrice de L'alexithymie : entre déficit émotionnel et processus adaptatif, publié dans la revue Psychotropes 2006/3-4 (Vol. 12)- La neuroscientifique Fanny Dégeilh, autrice de Altérations mnésiques dans l'état de stress post-traumatique : résultats comportementaux et neuro-imagerie, publié dans La Revue de neuropsychologie, vol. volume 5, no. 1 - Les psychanalystes Michèle Emmanuelli, Marie-Christine Pheulpin et Pascale Bruguière, autrices de Un destin des affects dans la dépression : l'émoussement affectif. Élaboration d'une méthodologie de recherche à partir des épreuves projectives, publié dans le Bulletin de psychologie, numéro 476- La psychiatre Christine Barois, autrice de Pas besoin d'être tibétain pour méditer : la pleine conscience à la portée de tous, publié chez J’ai Lu- Les psychiatres Patrick Landman et Gérard Pommier, auteurs de Le refoulement : pourquoi et comment ? publié chez EresEt vous, vous êtes-il déjà arrivé de ne rien ressentir ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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11 novembre 2019 - 00:44:01
Est-ce qu’il vous est déjà arrivé, après une longue journée au travail, de vous sentir triste, frustré.e, en colère… D’être submergé.e par tout un tas d’émotions, dont vous ne saviez pas quoi faire… Et qu’à ce moment-là, votre premier réflexe ait été d’aller dans votre cuisine, d’ouvrir votre placard, d’en sortir un paquet de gâteau, de chips ou un gros tas de bonbons, et de les manger dans le seul but de vous sentir un peu mieux ? Ca a pu également vous arriver au cours d’une après-midi d’ennui chez vous, ou au contraire, alors que vous débordiez de joie et que vous vouliez vous récompenser ?On parle de “manger nos émotions” ou d’alimentation émotionnelle pour définir ce phénomène qui nous pousse parfois à nous alimenter alors que l’on n’a pas faim, dans l’unique but de nous apaiser quand nos émotions prennent le dessus. Mais pourquoi fait-on cela ? Pourquoi est-ce que la nourriture peut devenir parfois, pour certaines personnes, le meilleur, voire l’unique moyen de trouver du réconfort ? Pourquoi sommes-nous si souvent, à ces moments-là, attirés par des aliments gras ? Et pourquoi associe-t-on autant dans nos imaginaires, le fait de “manger ses émotions” aux femmes ? Pour répondre à ces questions, nous avons réuni la présentatrice d'Émotions Cyrielle Bedu, et Laurianne Melierre, du podcast “Manger” de Louie Media qui décortique tous les quinze jours nos habitudes alimentaires, pour un épisode un peu spécial, dans lequel elles tenteront de comprendre, entre deux craquages alimentaires, pourquoi on mange tous (plus ou moins) nos émotions. Pour les aider, elles ont interrogé la psychologue spécialisée conduites alimentaires Brigitte Ballandras, et la neuroscientifique et endocrinologue spécialisée dans la nutrition Cécile Bétry.À lire sur le sujet :- Le psychiatre Gérard Apfeldorfer, auteur de Mangez en paix ! publié chez Odile JacobEt vous, mangez-vous souvent vos émotions ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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28 octobre 2019 - 00:44:55
Est-ce qu'on vous a déjà reproché d'être un.e écorché.e vif.ve, de prendre les choses trop à coeur, de ne pas savoir maîtriser vos émotions ? C'est peut-être un employeur qui vous a fait cette réflexion, vos parents, ou une personne avec laquelle vous étiez en couple. Si c'est le cas, et que vous vous sentez en effet souvent trop sensible, rassurez-vous, vous n’êtes pas anormal.e, vous êtes peut-être simplement hypersensible. Et vous n’êtes pas seul.e. Car selon le psychanalyste Saverio Tomasella, qui travaille sur la question depuis près de 15 ans, 30% de la population environ aurait ce tempérament, qui implique une sensibilité plus intense et plus variée que la moyenne.Cette hypersensibilité peut être constante, ou passagère (suite à un deuil, un licenciement, un changement de saison, ou n’importe quelle autre transformation ayant eu lieu dans votre vie) et peut avoir pour conséquence de se sentir plus à fleur de peau dans un monde qui a tendance à dévaloriser, voire humilier les personnes montrant publiquement leurs émotions.Dans cet épisode, nous avons rencontré plusieurs personnes qui ont elles fait le choix de revendiquer leur hypersensibilité et de la brandir comme une force. C’est notamment le cas de la journaliste Dora Moutot, qui partage tous les jours ses émotions les plus intenses - allant de la joie, à la tristesse, en passant par la colère - sur les réseaux sociaux. Avec elle, et avec tou.te.s nos autres interlocuteurs.rices (comme l'acteur Philippe Duclos ou le psychanalyste Saverio Tomasella), nous nous sommes demandés pourquoi il était si mal vu de pleurer en public, d’exprimer sa peur ou de faire une grosse crise de colère…A lire sur le sujet :- Le psychanalyste et docteur en sciences humaines Saverio Tomasella, auteur de Hypersensibles: Trop sensibles pour être heureux ? publié chez Eyrolles - La psychologue Elaine Aron, autrice de Ces gens qui ont peur d'avoir peur publié aux Éditions de l’Homme - La spécialiste de théorie littéraire Evelyn Grossmann, autrice de Eloge de l’hypersensible publié aux Editions de Minuit                                               Et vous, êtes-vous hypersensible ? Si c’est le cas, comment vivez-vous avec ce tempérament ? Racontez-le nous sur Instagram, Twitter ou à [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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14 octobre 2019 - 00:45:17
Bienvenue dans la deuxième saison d'Émotions !Pour cet épisode, notre journaliste Cyrielle Bedu a décidé de s'intéresser à une émotion qu’elle ressent souvent dans la vie, et qui l’a submergée avant de commencer à travailler sur ce podcast : le syndrome de l’imposteur.Nous sommes nombreux.ses à nous dire atteint.e.s du syndrome de l’imposteur, à avoir des proches qui pensent ressentir ce phénomène, ou à avoir lu des articles ou des livres sur le sujet, tels que le Sentiment d’imposture, de Belinda Cannone. Pour illustrer ce sentiment qui peut parfois nous handicaper psychiquement, nous avons recueilli le témoignage de Nassria, une jeune femme que le syndrome de l’imposteur à accompagner tout au long de ses études et au début de sa carrière.  Comment peut-on expliquer qu’une femme aussi brillante et reconnue par ses pairs se sente incompétente et ait régulièrement peur que son entourage professionnel la perçoive comme une imposteuse ? Pourquoi sommes-nous si nombreux à, comme elle, souffrir du syndrome de l’imposteur ? Comment naît ce phénomène et est-ce que c’est si grave de l’avoir ?La psychologue Pauline Rose Clance a écrit Le complexe d’imposture ou comment surmonter la peur qui mine votre sécurité publié aux éditions Flammarion Le psychologue Kévin Chassangre a co-écrit le livre Cessez de vous déprécier : se libérer du syndrome de l’imposteur publié aux éditions Dunod.La psychiatre, neuroscientifique et coach Tara Swart a écrit La Source publié aux éditions Leduc.sNassria a participé au documentaire Ouvrir la voix de la réalisatrice Amandine Gay For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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22 juillet 2019 - 00:46:22
Voici arrivé le dernier épisode de la première saison d’Émotions. Avant de faire une pause d’été, on a voulu explorer ce qui nous aide à aller mieux, à profiter de la vie et de tous ces petits moments. Parmi les choses qui nous font du bien, il y a la gratitude, une émotion que la psychologie a commencé à étudier il y a à peine 20 ans. Depuis le début des années 2000, des chercheurs se sont aperçus que ressentir de la gratitude au quotidien pouvait nous rendre plus heureux.Rebecca Shankland, chercheuse en psychologie positive à l’Université de Grenoble et autrice du livre Pouvoirs de la gratitude, nous explique comment se sentir reconnaissant.e au quotidien. Anne-Solange Tardy, autrice du blog Cachemire et Soie et des ateliers de photo Instagratitude nous raconte comment la gratitude a changé sa vie. Grâce à Sariaka Ramarlah, on explore les limites de la gratitude au quotidien. Romain Jourdheuil enfin nous explique comment la gratitude peut-être bénéfique à l’échelle collective –celle d’une entreprise, d’un couple ou d’une famille par exemple. Depuis les découvertes de la psychologie positive, la gratitude est devenue plutôt à la mode. Avec Christine My Better Place, coach en rangement, on s’intéresse à cette pratique inspirée du livre de Marie Kondo, qui consiste à faire le tri dans nos affaires en éprouvant de la reconnaissance pour les choses qui nous ont servies et dont on se débarrasse. La gratitude, un outil pour améliorer nos vies ou effet de mode ? For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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8 juillet 2019 - 00:34:06
Dans ce quatorzième épisode d’Émotions, Maud Benakcha et Amel Almia, deux journalistes de Louie, se confrontent à leurs propres inquiétudes. Elles sont inquiètes pour l’écologie, pour leur avenir, pour leur carrière : tout, à 25 ans, leur semble si incertain. Bien plus que pour les générations précédentes. Alors elles se sont demandées : vit-on dans une société particulièrement inquiète ? Sommes-nous, à 25 ans, à un âge où tout semble plus menaçant ? Que faire quand ce sentiment obscurcit notre horizon ? Pour répondre à ces questions, elles ont interrogé Myriam Klinger, une sociologue chercheuse au Laboratoire des dynamiques européennes à l’université de Strasbourg. Amel Almia a beaucoup réfléchi à la manière dont l’inquiétude s’incarne, chez elle en Suisse, par la présence d’un bunker anti-atomique dans presque chaque immeuble d’habitation. C’est Silvia Berger Ziauddin, historienne spécialiste des bunkers qui nous aide à comprendre l’origine de cette particularité. Et enfin, grâce à l’histoire de Camille, membre de l’association étudiante Lupa de la Sorbonne, on s’interroge sur la manière dont l’inquiétude nous pousse à agir, à chercher des solutions au-delà de nous-mêmes. S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected]  For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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24 juin 2019 - 00:38:06
La guerre de Troie terminée et gagnée, Ulysse prend la mer pour rentrer chez lui, à Ithaque, son île, retrouver sa femme Pénélope, son fils Télémaque et son chien. Sauf que vous connaissez la suite, Ulysse se perd en chemin et vit des aventures folles pendant dix ans : c’est l’Odyssée. Et que fait sa femme, Pénélope pendant que son mari fait la guerre et vogue à travers le monde ? Que fait-elle pendant vingt ans ? Elle l’attend. Elle entreprend de tisser et retisser la même tapisserie, croyant dur comme fer au retour de son mari.L’espoir de Pénélope est-il la force qui lui permet de tenir toutes ces années, sans savoir si son mari rentrera un jour ? Ou est-ce au contraire un poids qui l’empêche de refaire sa vie ? Dans ce treizième épisode, Iris Ouédraogo cherche à comprendre ce qu’est l’espoir. Est-ce un moteur qui nous permet d’atteindre nos rêves ou est-il, au contraire, contemplatif ?D’un côté, Jonathan Daudey, philosophe, défend l’idée que cette émotion nous empêche de trouver des portes de sortie à des situations qui ne nous conviennent pas, au risque de nous rendre même carrément apathiques. De l’autre, Charles-Martin Krumm, chercheur en psychologie et ancien boxeur de haut niveau, étudie la manière dont l’espoir nous permet ou non de nous réaliser. Avec son équipe, il a même mis au point un “test d’espoir” qui permet de voir si nous sommes naturellement plus ou moins enclin à en éprouver.Pour répondre à cette question, nous avons également deux histoires. Celle de Laura, qui a attendu, longtemps, que l’homme qu’elle aimait quitte sa femme pour être avec elle. De l’autre Virginie Dedieux, triple championne du monde de natation synchronisée qui a toujours cru qu’elle pouvait décrocher ces médailles. La différence ? Virginie Dedieux, elle, pouvait travailler pour atteindre son but.Et vous, avez-vous beaucoup d’espoir ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected] For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy
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9 juin 2019 - 00:50:57
Lorsqu’on rit d’une même chose, ou lorsqu’on fait rire quelqu’un, c’est parce qu’on reconnaît ce qu’il y a de commun entre nous. On reconnaît par exemple la drôlerie d’un jeu de mots parce qu’on voit bien l’image incongrue qu’il fait naître. Si vous demandez à quelqu’un comment il va et qu’il vous répond “Imhotep”, vous pourrez rire ensemble d’avoir tous les deux vu Astérix et Obélix Mission Cléopâtre, et d’avoir partagé, peut-être à la même époque, une référence culturelle.Mais parfois, la situation ne vous fait pas rire... Comme lorsqu'Adélie Pojzman-Pontay s'est rendue au cours de yoga du rire de Sophie Rousse, la fondatrice de l'Université du rire et qu'elle était super gênée. Contrairement aux autres participants comme Zaia et Simon qui riaient à gorge déployée.Alors pourquoi est-ce que dans certaines situations, on n'arrive pas à rire ? Pourquoi on n'arrive pas toujours à entrer dans le truc et décocher des flèches de rire avec les autres ? Qu'est-ce qui fait que parfois on se retrouve seul dans une pièce où tout le monde rigole autour de nous et que l'on se demande "mais pourquoi” ?Comme toutes nos émotions, le rire peut s'exprimer de manière sincère, mais il est codé. Pour nous aider à le décortiquer, nous avons interrogé David Le Breton, sociologue à l'université de Strasbourg et Eric Smadja, psychiatre et psychanalyste. L'humoriste Shirley Souagnon nous explique les mécanismes de la langue française avec lesquels jouent les humoristes pour créer leurs sketchs. Des mécanismes et un style propres à chaque pays. Nous avons échangé avec Ingri. Elle vient de Norvège et l'humour français ne lui semble pas toujours évident. Tamara Guénoun, psychologue clinicienne auprès d'enfants et d'adolescents avec autisme et maître de conférence à Lyon II nous apprend pourquoi les personnes avec autisme n’ont pas accès à tous ces codes qui permettent au rire d’émerger. Comme Thomas Poncelet qui est consultant conférencier sur les thématiques liées à l'autisme et atteint du syndrome d'Asperger et Valérie Jessica Laporte, une québécoise de 41 ans qui est autiste asperger.David Le Breton a publié Rire, une anthropologie du rieur aux éditions Métaillé Eric Smadja a publié Le Rire aux éditions Puf
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27 mai 2019 - 00:53:47
Dans ce nouvel épisode d’Émotions, vous allez rencontrer trois personnes. Elles ont chacune vécu un traumatisme: Marie-Line Silvert un accident, Nadalette La Fonta Six une opération et Hervé Zabukovec, une agression sexuelle.Lorsque certains événements nous tombent dessus, ils sont tellement difficiles à vivre, tellement violents et lourds, qu’il est presque impossible de les comprendre. Que faire, quand de telles catastrophes chamboulent l’ordre de notre vie? Comment dépasser un traumatisme? Qu’est-ce que cette résilience, qui se joue dans les mois ou les années qui suivent ce bouleversement?Murielle Villani est psychologue clinicienne et chercheuse. Elle a étudié la résilience au sein des familles confrontées à la maladie chronique rare d’un enfant. Elle nous accompagne tout au long de l’épisode pour comprendre le processus et les facteurs de la résilience. Line Bernier est une ancienne psychologue. Elle s’est investie depuis plusieurs années dans le centre de justice réparatrice de Montréal. Elle travaille avec des victimes et des agresseurs pour qu’il.elle.s se reconstruisent après un crime.Nous comprendrons comment Nadalette La Fonta Six, Hervé Zabukovec et Marie-Line Silvert ont fait pour se relever, au sens propre comme au sens figuré, de leur traumatisme.Nadalette La Fonta Six a publié Le roseau penchant, histoire d’une merveilleuse opération aux éditions Fauves.Êtes-vous quelqu’un.e de résilient.e? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou à [email protected]
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13 mai 2019 - 00:40:44
Imaginez, vous rentrez du boulot. Votre programme, c'est de commander à manger et de regarder le dernier épisode de votre série du moment. Vous montez les escaliers de votre immeuble, vous tournez la clef dans la serrure, vous ouvrez la porte de chez vous et là... dans votre entrée, vous voyez tous vos amis qui crient: "Surprise!". C'est un fait, il s'agit d'une surprise et vous, vous êtes surpris.e. Mais est-elle bonne ou mauvaise?En fait, la surprise, contrairement aux autres émotions (la tristesse est négative, la joie positive) peut être soit l'un, soit l'autre, en fonction de son contenu. Par exemple, une facture imprévue est généralement une mauvaise surprise alors qu'une fête organisée par vos amis sans que vous soyez au courant, est normalement bonne. Cela dépend encore des personnes qui se trouvent dans votre appartement au moment où vous avez ouvert la porte, s'il s'agit de personnes que vous détestez ou de vos plus proches amis.Le caractère négatif ou positif de la surprise dépend aussi de vous. Vous faites peut-être partie de celles et ceux qui sautent de joie face à une soirée imprévue. Mais vous pouvez aussi faire partie de ces personnes qui détestent être prises de court, et qui, même face à la plus belle des surprises ressentiront de la peur, de la colère ou de la gêne.Ce caractère ambivalent de la surprise est le point de départ des recherches menées par Natalie Depraz, professeure de philosophie à l'université de Rouen. Elle et Thomas Desmidt, psychiatre au CHU de Tours travaillent avec d'autres chercheurs sur la surprise depuis 2012. Grâce à leurs expériences, ils décortiquent cette émotion. Plus encore, ils remettent en cause la classification de la surprise, est-elle même une émotion? Ce qui est sûr, c'est que c'est une émotion à part.Dans cet épisode, nous remontons à l'histoire de la classification des émotions. Les émotions primaires, le bleu, le jaune et le rouge des émotions sont: la joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la surprise. Comment ont-elles été catégorisées? Et y aurait-il eu une erreur? L'équipe de chercheurs français tend à enlever la surprise de cette liste et ils nous expliquent pourquoi.Et vous, avez-vous déjà vécu une grosse surprise ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou à [email protected]
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29 avril 2019 - 00:51:27
Nous sommes à Melbourne en 2012, c’est le deuxième tour de l’Open d’Australie. Le chypriote Marcos Baghdatis affronte Stanislas Wawrinka, un joueur suisse, et le match se passe mal. Wawrinka mène à tous les sets, et Baghdatis ne fait que perdre pieds. Jusqu’au moment de trop, où pendant une minute et demi de pause, le joueur chypriote est si frustré qu’il passe ses nerfs sur son matériel et casse, en l’espace de 40 secondes, quatre raquettes –dont deux, encore emballées. Frustré par son jeu et la défaite qui se profil, il pète complètement les plombs sous les huées du public. Ce genre de moment où on désespère de faire quelque chose, où les choses ne marchent pas comme on voudrait, tout le monde en connaît. La frustration monte, comme la pression dans une cocotte minute, jusqu’au moment où vous n’en pouvez plus, et c’est l'éruption. Il y a une discipline où la frustration se fait énormément sentir, et où elle est particulièrement dangereuse… c’est le poker. Cette frustration qui monte, parce que les choses ne se passent pas comme prévues, et qui donne envie de tout envoyer balader, de tout casser, dans le poker, ça a un nom : c’est ce qu’on appelle, le tilt. Guillaume Darcourt, ancien joueur de poker professionnel et champion international, nous raconte l’un de ses tilts les plus mémorables, ce moment où la frustration prend le dessus. Nous rencontrons également Axelle Moreau, psychologue clinicienne et chercheuse en psychopathologie à l’université de Laval au Québec, qui est experte du phénomène du tilt au poker. Pier Gauthier, le coach mental de Guillaume Darcourt mais aussi celui de joueurs de tennis comme Sébastien Grosjean et Gaël Monfils, nous éclaire sur manière dont il les aide à désamorcer la frustration pour réussir à continuer à se concentrer sur la partie. Enfin nous faisons aussi un détour par l’esport, où le tilt est aussi un risque, avec Kayane, championne internationale de jeux de combats comme SoulCalibur. Sean Ross, analyste de données à Facebook, auteur pendant son temps libre du site d’analyse de données Datallama et joueur de League of Legends, nous explique quelles conclusions il a tirées a analysé plusieurs millions de parties de League of Legends pour comprendre l’impact du tilt sur son jeu et trouver comment y remédier. Un grand merci à Laurent Dumont, Club Poker et Club Poker Radio pour leur aide sur cet épisode. Et vous, êtes-vous sujet au tilt, à la frustration ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected]
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15 avril 2019 - 00:43:16
Dans ce nouvel épisode d’Émotions, nous nous interrogeons sur l’origine de la vengeance. Pourquoi, quand quelqu’un nous fait du mal, notre premier réflexe c’est d’imaginer le mal qu’on pourrait lui faire en retour ? D’où vient ce désir qui semble à la fois si juste alors même que la société l’interdit ? Est-ce que ça fait de nous des monstres si notre première envie quand on a été blessé, c’est de faire mal en retour ?Si on peut ressentir ce désir de vengeance au quotidien –lorsque votre coloc vous a encore laissé sa vaisselle sale ou lorsqu’un collègue vous a humilié en réunion– rares sont les personnes qui passent à l’acte.Elizabeth, elle, l’a fait. C’est une femme d’une trentaine d’années, assistante maternelle à Nantes, et le jour où un ex la largue de manière lâche et mesquine, elle ne revêt pas la combinaison jaune d’Uma Thurman mais invente une autre identité, une femme imaginaire, sur mesure, pour charmer et mener en bateau celui qui ne l’a pas respectée.Francesca Giardini, chercheuse en sciences cognitives et autrice d’un livre sur la vengeance et le psychanalyste Gérard Bonnet nous éclairent sur les raisons qui nous poussent à rêver de vengeance et à y résister. Ils nous aident à comprendre ce qui nous semble satisfaisant dans la vengeance alors même que la réalité est peut-être moins savoureuse. Car se venger nous permet-il d’apaiser notre souffrance ? Patrizia Lombardo, professeure honoraire de littérature de l’université de Genève jette le doute avec l’exemple de la duchesse de Sierra-Leone, femme adultère et vengeresse dans la nouvelle de Barbey d’Aurevilly, La Vengeance d’une femme.Et vous, vous êtes-vous déjà vengé ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected]
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1 avril 2019 - 00:47:39
Tout le monde connaît la compassion. C’est, selon le Larousse, “un sentiment de pitié qui nous rend sensible aux malheurs d’autrui.” Et si on vous disait que la compassion avait une cousine éloignée et potentiellement beaucoup plus sympa ? Une cousine américaine, née dans les années 70 en Californie. Elle se veut libre, légère et révolutionnaire comme pouvait l’être San Francisco à cette époque-là. Son nom, c’est la compersion. La compersion, c’est le bonheur qu’on peut éprouver lorsqu’on est témoin du bonheur ou de la joie de quelqu’un d’autre. Dans cet épisode, nous partons à la découverte de cette émotion relativement inconnue, dérivée de l’empathie, et de ce qu’elle pourrait nous apporter. Nous partons d’abord en Californie pour comprendre dans quelle contexte elle est née : Tom Reichert, un ancien membre de la communauté utopique Kerista, nous raconte une séance de spiritisme similaire à celle qui aurait vu apparaître ce mot. Depuis, la compersion s’est diffusée principalement dans les milieux pratiquant le “polyamour” ou “amours plurielles” –c’est-à-dire avoir plusieurs relations intimes en parallèle, de manière assumée, transparente et consentante. C’est un quatuor amoureux –celui de Gabrielle, Laurent, Fanny et Solal– qui nous raconte comment la compersion émerge et se vit au quotidien, parfois difficilement, et comment elle coexiste avec la jalousie et la peur de l’abandon. Marie-Isabelle Thouin Savard, chercheuse en psychologie de l’université du California Institute of Integral Studies, Isabelle Broué, réalisatrice du film Lutine, François Simpère, ”papesse du polyamour”, journaliste et autrice du Guide des amours plurielles, décortiquent le concept et sa construction psychologique et sociale. Enfin Christophe Gautier, sociologue spécialiste du couple à l'université Paris Descartes et Katherine Aumer, une chercheuse en psychologie sociale de l’université de Hawaii expliquent comment la compersion peut modifier notre vision du couple, du rapport à l’autre et peut-être nous donner plus d’occasion pour être heureux. Lutine, le film d’Isabelle Broué, sera diffusé le vendredi 5 avril à 20h30 au Studio Luxembourg-Accatone dans le 5e arrondissement à Paris. Le 9 mars, Françoise Simpère a publié le Nouveau guide des amours plurielles aux éditions Autres Mondes, une version augmentée de son ouvrage de 2009. Et vous, avez-vous déjà ressenti de la compersion ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected]
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18 mars 2019 - 00:51:11
Vous vous souvenez peut-être d’avoir anônné dans votre enfance les fables de La Fontaine, pour apprendre par coeur l’histoire du corbeau et de son camembert, de la cigale qui dépense sans compter, ou de la grenouille qui gonfle comme un ballon. Peut-être vous êtes-vous demandé à quoi rimaient ces histoires d’animaux bavards et pourquoi il était si important de se souvenirs de leurs leçons de morale. Et si on vous disait que la fable du chêne et du roseau pouvait vous aider à comprendre la confiance en soi ?C’est ce que nous apprend dans cet épisode François Vialatte, un chercheur en sciences cognitives à l’ESPCI. Il nous a aidé à décortiquer les mécanismes de la confiance en soi, comment ils se construisaient et fonctionnaient en nous. Les chercheurs Jérôme Sackur de l’EHESS et Jan Stets, de l’université de Californie, nous aident à comprendre le rôle que joue les autres dans la construction, ou la destruction, de notre confiance en nous. Nous avons aussi voulu comprendre comment ça se passait dans la tête des gens qui avaient vraiment confiance eux. Vous savez, ceux qui entrent dans une pièce et captent l’attention immédiatement, ceux qu’on écoute toujours et pas parce qu’il parlent plus fort, ces personnes dont la confiance émanent d’eux comme un halo magique. Pour cela, Cyrielle Bedu, une des journalistes de Louie, part à la recherche d’une fille qui dégageait énormément de confiance dans son lycée, pour comprendre si elle avait conscience de renvoyer cette image quinze ans plus tôt. Nous discutons aussi avec Navo, l’auteur, scénariste et réalisateur des séries humoristiques Bref et Serge le Mytho. Lui aussi a la réputation d’avoir énormément confiance en lui. Avec son amie, l’autrice Navie, nous essayons de comprendre d’où lui vient cette confiance en lui presque inébranlable. Et vous avez-vous confiance en vous ? Avez-vous appris à la ressentir ? S’il vous est arrivé une histoire forte en lien avec une émotion, vous pouvez nous écrire sur Instagram, Twitter ou [email protected]
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