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MASQUES, HÔPITAUX : SOMMES-NOUS PRÊTS POUR LA DEUXIÈME VAGUE ?

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22 juillet 2020
MASQUES, HÔPITAUX : SOMMES-NOUS PRÊTS POUR LA DEUXIÈME VAGUE ? 22/07/2020Invités Eric CAUMESChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière Agnès RICARD-HIBONPrésidente de la Société Française de Médecine d'Urgence Bruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match » Daniel ROSENWEGGrand reporter chargé de l’économie de la santé au « Parisien »Alors que le port du masque est depuis lundi obligatoire dans les lieux publics clos et que certaines villes, comme La Rochelle ou le Grau-du-Roi, vont encore plus loin en le rendant obligatoire dans une partie de l’espace public extérieur, une question agite le paysage politique : faut-il rendre le masque gratuit pour tous ? "L’État - et le contribuable français - n’a pas vocation à payer des masques […] pour tout le monde, tout le temps. Donc je pense que ça doit rester une politique sociale", a déclaré hier sur TF1 le président de la République.Portant depuis l'annonce du décret entérinant leur port, beaucoup de Français s’en inquiètent et des voix s'élèvent pour dénoncer le poids qu'induisent ces masques dans les budgets. À l'image du chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris, Philippe Juvin, qui réclame que le masque soit mis en vente à bas prix, voire qu'il soit gratuit. Un point de vue également partagé par le président de la Fédération des médecins de France. Estimant "le prix maximal encadré par le gouvernement à 95 centimes trop élevé" Jean-Paul Hamon rappelle que "le masque avant la crise, était autour de 5 centimes. Donc ce serait bien que des efforts soient faits et qu'il soit au prix coûtant si on ne veut pas que les Français soient freinés dans un tel contexte sanitaire".Pour éviter un telle situation, la région Ile-de-France a décidé de distribuer des masques gratuits pour les lycéens. De son côté, le ministre de la santé a promis hier de "réenclencher la distribution de masques gratuits" à destination des plus vulnérables, à savoir les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, qui remplace depuis la fin de 2019 la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), ainsi que les "deux millions de Français porteurs de fragilités" qui "peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie".Olivier Véran a dévoilé par ailleurs hier les conclusions du Ségur de la Santé. Au terme d’une concertation de cinquante jours engagée avec les professionnels de la santé sous l’égide de Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, le ministre de la santé a ainsi annoncé une trentaine de mesures visant à remettre à flot l’hôpital public. Au menu : une hausse du salaire des personnels hospitaliers, l’assouplissement des 35 heures, 15 000 recrutements, l’ouverture de 4 000 lits "à la demande" dans les hôpitaux ou encore le déblocage de six milliards d’euros sur cinq pour l’investissement dans le système de santé. Mais alors que l’accord sur les salaires était loin de faire l’unanimité, comment sont reçues ces propositions par le personnel soignant ? Et sommes-nous prêts pour affronter une deuxième vague ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

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