C dans l'air

MACRON, LES GILETS JAUNES ET LE PORTE-AVIONS 15-11-2018

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15 novembre 2018
Invités : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Pierre SERVENT Expert en stratégie militaireJean GARRIGUES Historien, spécialiste de la vie politiqueSoazig QUEMENER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Jamais le président n’était allé aussi loin dans l’autocritique. Lors d’une interview télévisée, réalisée hier depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, Emmanuel Macron a admis ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants". Un changement de ton surprenant, alors que de nombreuses manifestations et des blocages sont attendus samedi dans toute la France, à l’appel des "gilets jaunes". S’il compte poursuivre le fil de ses réformes, il entend à présent diriger le pays "d’une manière différente" en accordant plus de considération aux Français. Emmanuel Macron veut "comprendre" et se montrer plus à l’écoute des problématiques sur le terrain. Il a d’ailleurs affirmé "entendre la colère" des "gilets jaunes", même s’il met en garde les manifestants contre des blocages illégaux. Face à une opposition politique virulente, le président de la République a également appelé les Français à se méfier de ceux "qui veulent récupérer ce mouvement".Emmanuel Macron a également réagi à la salve de tweets agressifs envoyés par Donald Trump, dans la foulée de son voyage à Paris. Après avoir vivement critiqué le projet d’une armée européenne et s’être moqué de l’impopularité du président dans le pays, Donald Trump a menacé de taxer les vins français. Face à cette série de messages incendiaires, Emmanuel Macron a souhaité ne pas "se mettre à faire un débat avec le président des Etats-Unis d’Amérique" par tweets interposés. Il a également rappelé qu’"entre alliés, on se doit le respect".Depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle fraichement rénové, qu’il considère comme "un joyau de notre armée", Emmanuel Macron a souligné son ambition de défense européenne. Pour se préparer "aux nouvelles menaces" et à d’éventuels conflits, l’Etat français est prêt à investir. Entré en service en 2001, le Charles-de-Gaulle devra être retiré des mers vers 2040. Le gouvernement a donc lancé une phase d’études pour construire un second porte-avions, avant de donner une réponse définitive en 2020. Le coût est estimé à cinq milliards d’euros et la construction d’un tel navire devrait nécessiter une quinzaine d’année au minimum.Le changement de cap de Macron permettra-t-il d’apaiser les tensions en France ? Après cette série de tweets agressifs, quelle est la relation entre Trump et Macron ? Quelles sont les missions du porte-avions Charles-de-Gaulle en matière de défense ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv

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