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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

655 épisodes

24 août 2020 - 01:06:11
ÉPIDÉMIE : C’EST LA RENTRÉE…ET ÇA REPART 24-08-2020InvitésAnne-Claude CREMIEUXProfesseure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à ParisVincent MARECHAL Professeur de virologie à Sorbonne Université à ParisBruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Agnès RICARD-HIBONUrgentiste et présidente de la Société Française de Médecine d'UrgenceEntreprise, école… Le gouvernement est sur tous les fronts. Alors que plus de 4 500 contaminations ont été signalées ces dernières 24h, un record depuis mai, l’exécutif se mobilise pour préparer la reprise et ainsi éviter une seconde vague.Et le gouvernement se veut rassurant. Il a d’ailleurs décidé de reporter à la semaine prochaine la présentation du plan de relance pour se focaliser sur la rentrée. « Nous mettons au même niveau l'urgence économique et l'urgence sanitaire », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, ajoutant que le report « ne change rien (...) aux mesures qui seront présentées dans le cadre de ce plan de relance ». Alors que la rentrée scolaire approche à grand pas, la hausse des contaminations inquiète les parents d’élèves et les enseignants. « À nous de bien rassurer 100% des parents », a commenté le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, sur RMC. « Nous avons l'un des protocoles sanitaires les plus stricts d'Europe. (...) Toutes les mesures que nous prenons en matière de rattrapage scolaire, de suivi personnalisé, doivent permettre de créer de bonnes conditions de rentrée pour tous », a-t-il poursuivi. De son côté, après avoir annoncé le port du masque obligatoire en entreprise à compter du 1er septembre, la ministre du travail Elisabeth Borne a prévenu sur Europe 1 qu'il pourrait « y avoir des sanctions », notamment sous forme d’avertissement, en cas de non respect de cette règle par les salariés. Pour la ministre, l'imposition du port du masque dans les entreprises est une mesure nécessaire pour « éviter une deuxième vague » et assurer « la reprise économique ». Chaque semaine, ce sont 700 000 tests qui sont réalisés auprès de la population française mais le gouvernement aimerait aller plus loin. D’autres alternatives sont envisagées : en Allemagne, par exemple, les autorités sanitaires ont recours à des tests salivaires pour détecter le virus. Cette technique, moins intrusive que les tests PCR, plus rapide et qui permettrait de désengorger les laboratoires, provoque pourtant la réticence de nombreux pays. En France, ils n’ont pas encore été approuvés et les autorités attendent des données supplémentaires sur leur fiabilité. Mais à l’approche de la rentrée, des voix s’élèvent pour une plus grand utilisation de ces tests. Une association de pédiatres, qui s’inquiètent de l’arrivée de la grippe dont les symptômes sont similaires, les recommandent fortement.Dans le même temps, à Leipzig, c’est une expérience scientifique, à grandeur réelle, à laquelle les habitants ont participé ce samedi. Des scientifiques ont invité près de 2 000 personnes à venir assister à un concert. Le principe ? Équiper les spectateurs, de 18 à 50 ans, d’un collier avec au bout un "contact tracer". Objectif : étudier les contacts entre eux, selon différents scénarios. Et ainsi adapter, à l’avenir, l’organisation de spectacles et autres grands rassemblements.Comment le gouvernement anticipe-t-il la rentrée ? Les annonces de l’exécutif rassurent-elles les Français ? Quelles sont les nouvelles techniques de dépistage du coronavirus ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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23 août 2020 - 01:07:25
ESTELLE MOUZIN : L’ADN ACCUSE FOURNIRET 22-08-2020Invités :Michèle FinesJournalisteRéalisatrice de « L’incroyable révélation : Fourniret, la fin du mystère Estelle Mouzin ? »Jean-Luc PloyéExpert psychologue auprès des tribunauxAuteur de « L’Approche du Mal »Vincent GautronneauJournaliste au service police / justice du Parisien - Aujourd’hui en FranceMarie GrimaudAvocate de l’association « innocence en danger »L’affaire Estelle Mouzin, fillette de 9 ans disparue en 2003 en Seine-et-Marne, est donc bel et bien une nouvelle affaire Fourniret. Hier soir, le journal Le Parisien a révélé que des traces partielles de l’ADN d’Estelle Mouzin ont été retrouvées dans une maison située à Ville-sur-Lumes, sur un matelas appartenant à Michel Fourniret. Et son ex-femme Monique Olivier vient d’avouer, depuis la prison dans laquelle elle est incarcérée, que Michel Fourniret avait enlevé la jeune fille de 9 ans puis l'aurait transportée jusqu'au domicile de sa sœur à Ville-sur-Lumes, où il l'aurait violée et étranglée.L’implication de Michel Fourniret dans l’affaire Mouzin était plus qu’envisagée depuis ses aveux, même s’ils étaient imprécis et peu détaillés. Le père de la fillette disparue avait alors déclaré n’avoir “aucune confiance en Michel Fourniret”. “Je ne sais pas s'il dit la vérité ou occupe juste le terrain (...) mais j'ai confiance en la juge et les enquêteurs pour aboutir à la vérité” avait ajouté Eric Mouzin. Estelle Mouzin, qui avait disparu il y a dix-sept ans sur le trajet entre son école et sa maison, serait donc une nouvelle victime de Michel Fourniret. Le tueur en série a déjà été condamnés à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine, pour 7 meurtres en France et en Belgique. Le couple qu’il forme avec Monique Olivier est un véritable pacte meurtrier, qui a fait passer Michel Fourniret de prédateur sexuel à tueurs en série. L’histoire d’Estelle Mouzin, dont le visage avait été placardé partout après sa disparition, peut être mise en parallèle avec une autre affaire d’enlèvement : celle de la petite Maddie. Cette britannique âgée d’à peine 3 ans, avait disparu au Portugal alors qu’elle était en vacances avec ses parents. L’enquête s’est récemment accélérée et la piste d’un criminel et pédophile allemand, qui était sur les lieux à la même période, est privilégiée. Cependant, comme pour Estelle Mouzin, son corps n’a pas été retrouvé.Le mystère va-t-il être enfin complètement levé sur la disparition d’Estelle Mouzin ? Comment le couple formé par Michel Fourniret et Monique Olivier a pu sillonner la France et la Belgique pour perpétrer toutes ces atrocités ? L’affaire de la disparition de la petite Maddie va-t-elle être aussi résolue ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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21 août 2020 - 01:08:06
INCIVILITÉS : LE RAS-LE-BOL DES MAIRES 21-08-2020Invités :Roland CAYROLPolitologue -Directeur du Centre d’études et d’analyses (CETAN)Pierre-Emmanuel BEGNY Ancien maire de Saacy-sur-MarneAuteur de “chers administrés, si vous saviez”Alexandra SCHWARTZBRODDirectrice adjointe de la rédaction de « Libération »Jannick ALIMIRédactrice en chef adjointe au service Politique du « Parisien/Aujourd'hui en France »Depuis le début de l’année, 233 agressions de maires ont eu lieu en France, selon les chiffres communiqués par l’AMF (Association des maires de France). Violences, insultes, intimidations, nombreux sont les élus locaux à être rudement confrontés à leurs administrés. Et un cas récent est assez symptomatique de la situation dénoncée par les édiles. Jeudi dernier, à Portbail, dans la Manche, le maire Francis D’Hulst a été agressé par trois campeurs qu’il venait de rappeler à l’ordre alors qu’ils avaient installé leur tente sur le parking de la plage, ce qui est interdit par un arrêté municipal. L’élu, âgé de 70 ans, a été d’abord insulté puis menacé par les campeurs avant d’être frappé à la nuque et dans le dos par l’un d’entre eux. Mais, comme il le rapporte à l’AFP, c’est “le coup porté le lendemain par le parquet qui fait le plus mal”. Son agresseur n’a eu en effet pour réprimande qu’un simple rappel à la loi, une décision que l’élu de Portbail considère comme “dramatique pour tous les maires”. Jean Castex, nommé Premier ministre par Emmanuel Macron en grande partie pour rapprocher l’exécutif de ses territoires, et son gouvernement sont attendus au tournant par des maires qui se sentent esseulés face à ces actes. Si le Premier ministre a dénoncé des “faits et des violences inadmissibles”, les élus locaux souhaitent avant tout qu’une réponse pénale soit apportée immédiatement après l’agression de l’un d’entre eux. Par exemple, les auteurs présumés de l’agression ayant provoqué la mort du maire de Signes, l’été dernier, n’ont toujours pas été traduits devant un tribunal. ‘C’est à la fois scandaleux pour les proches de la victime, mais aussi incompréhensible pour l’auteur des faits. L’immédiateté est nécessaire pour que la sanction soit comprise”, a réclamé Agnès Le Brun, vice-présidente de l’AMF, sur Public Sénat.Le rôle de maire, de plus en plus difficile, est en train d’être découvert par un bon nombre de nouveaux élus depuis les dernières élections municipales. Ces élections ont vu la percée des écologistes, notamment dans des grandes villes comme Lyon, Strasbourg ou encore Bordeaux, toutes passées dans la giron écologiste. Comment se passent les premiers pas de ces maires écolo ? Pourquoi les agressions de maires se multiplient ces derniers mois ? Faut-il protéger davantage les maires et les élus locaux en général ? Comment rapprocher les élus de leur population ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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20 août 2020 - 01:07:02
COVID : CES CHIFFRES QUI INQUIÈTENT L'EUROPE 20-08-2020Invités :Daniel LEVY-BRUHLEpidémiologiste à Santé Publique FranceElie COHENÉconomiste-Directeur de recherche au CNRSBéatrice MATHIEURédactrice en chef à « L’Express », cheffe du service économie Anne GOFFARDVirologue au CHU de LilleLes chiffres de propagation du coronavirus en Europe sont de plus en plus inquiétants et font craindre la concrétisation imminente d’une seconde vague épidémique. Selon les chiffres du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), entre 10.000 et 15.000 cas sont détectés chaque jour dans l'Union européenne, ce qui reste largement inférieur aux 30.000 cas quotidiens au début du mois d’avril mais bien au-dessus de la barre des 5.000 cas quotidiens observés entre mi-mai et mi-juillet.Dans le détail, la France a connu 3.776 nouveaux cas de contaminations au Covid-19 et 21 nouveaux clusters ont été détectés entre mardi soir et mercredi soir. La transmission du virus est également très préoccupante en dehors des clusters. Au total, près d’un tiers des départements français ont un taux de transmission supérieur à 10 pour 100.000 habitants. A Paris et dans les Bouches-du-Rhône, le taux d’incidence dépasse même le seuil d’alerte (50 pour 100.000). En Allemagne, 1.510 nouveaux cas ont été enregistrés hier par les autorités, ce qui porte le total de personnes contaminées à 226.914, pour 9.243 morts. L’Espagne a de son côté enregistré plus de 6.700 nouveaux cas quotidiens, portant le total de contaminations depuis le début de l’épidémie à plus de 370.000, pour 28.797 morts. L'Italie a recensé moins de cas que les trois premiers pays cités : 642 au cours des dernières 24 heures, d'après les chiffres fournis par le ministère de la Santé. Mais le bilan italien reste très lourd, avec 35.412 décès et 255.278 infections depuis le début de l’épidémie. Alors que la quasi-totalité des pays européens ont adopté, et adoptent encore, des mesures drastiques pour faire face à la crise sanitaire, un pays fait figure d’exception : la Suède. Le pays avait choisi, au printemps, de ne pas confiner sa population et avait même laissé les écoles ouvertes, en fermant toutefois les lycées et les universités. Quelques mois plus tard, l’ensemble des jeunes Suédois viennent d’effectuer leur rentrée scolaire presque comme si de rien n’était, les autorités n’ayant pas recommandé le port du masque dans les établissements scolaires. Si les autorités ont toujours défendu leur stratégie sur des motifs sanitaires, tout en appelant à la responsabilité des Suédois, la Suède reste un des pays les plus touchés par l’épidémie, proportionnellement à sa population.Ce jeudi, Emmanuel Macron reçoit Angela Merkel au fort de Brégançon et la question de la lutte contre la pandémie devrait occuper une place importante dans leurs échanges. Le sujet du plan de relance européen devrait également être abordé par le président français et la chancelière allemande.Le 21 juillet dernier, les 27 chefs d’Etat de l’Union européenne parvenait, après cinq jours de négociations tendues, à trouver un accord sur un fonds de relance de 750 milliards d’euros. Près d’un mois plus tard, il reste encore un certain nombre de détails à finaliser et l’accord n’a pas encore été traduit par un texte juridique. Comment l’Europe va faire face à la seconde vague du coronavirus ? Le pire est-il derrière nous ? Comment relancer l’économie européenne ? Quand le fonds de relance va-t-il être débloqué ? La Suède a-t-elle eu raison de miser sur la responsabilité de ses habitants ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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19 août 2020 - 01:07:06
COUP D'ÉTAT : LE MALI DANS L'INCONNU, LA FRANCE AUSSI 19-08-2020Invités : Yves THREARDÉditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du « Figaro » Louis MAGLOIRE KEUMAYOUEditorialiste-Président du “Club de l’Information Africaine” Armelle CHARRIERÉditorialiste à “France 24”-spécialiste des questions internationales. Stéphanie HARTMANNJournaliste à « Africa Radio » Niagalé BAGAYOKO En duplexPolitologue, Présidente de l’African Security Secteur Network (ASSN), experte sécurité en Afrique de l’Ouest et en Afrique centraleIbrahim Boubacar Keïta, président du Mali depuis 2013, a annoncé sa démission dans la nuit de mardi à mercredi. “Si aujourd'hui, certains éléments de nos forces armées veulent que cela prenne fin via leur intervention, ai-je vraiment le choix ?", a déclaré celui qu’on surnomme IBK lors d’une allocution télévisée. La démission du président malien, arrêté hier par les militaires à l’origine d’un coup d’Etat, a donc été une décision prise sous la contrainte. Ibrahim Boubacar Keïta n’a pas été le seul membre du pouvoir à être destitué par les militaires. Sa démission entraîne également celle du gouvernement - le Premier ministre Boubou Cissé a lui-aussi été arrêté mardi - et de l'Assemblée nationale.Les militaires maliens ont annoncé ce mercredi matin qu’ils souhaitaient organiser des élections dans un “délai raisonnable”. Ils ont également annoncé la création d’un Comité national pour le salut du peuple. La prise de pouvoir par les militaires fait suite à un mouvement de contestation qui aura duré plusieurs mois et qui réclamait le départ d’un président accusé de mauvaise gestion et de corruption. Mardi matin, les militaires sont entrés en rebellion dans un camp situé près de la capitale Bamako, avant de rejoindre les manifestants réunis dans la capitale et d’arrêter donc le président malien et son premier ministre.La communauté internationale a majoritairement condamné les évènements qui se sont déroulés au Mali ces dernières 24 heures. Le secrétaire générale de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé à la "libération immédiate et sans conditions" du président malien. Le conseil général des Nations Unies doit se réunir en urgence aujourd’hui à la demande du Niger et de la France. Emmanuel Macron a également apporté son soutien à la médiation tentée par plusieurs pays voisins du Mali.  La France présente militairement au Mali depuis sept ans devrait suivre de très près les conséquences de ce coup d’Etat. La France avait décidé, sous François Hollande, d’intervenir au Mali en 2013 alors que le pays était menacé par des groupes djihadistes. L’armée française avait déployé l’opération Serval, transformée en opération Barkhane, dotée de beaucoup plus de moyens, dès l’année suivante. L’opération Barkhane a permis la neutralisation de plusieurs chefs d’organisations terroristes dans la zone située entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso et notamment le leader d’Aqmi, Abdelmalek Droukdal. Mais elle a aussi eu un bilan humain assez lourd, avec 47 soldats français morts au Sahel, dont 13 lors d’un accident d’hélicoptère survenu en novembre dernier. De plus, la présence militaire français au Sahel n’aura pas réussi à éradiquer la menace terroriste dans la région.Ce coup d’Etat militaire au Mali est donc un nouveau sujet épineux au niveau international pour Emmanuel Macron, qui a déjà été sur plusieurs fronts cet été : le Liban, après l’explosion dramatique survenue à Beyrouth, le Niger, suite à l’attentat ayant coûté la vie à six humanitaires français, et les tensions en méditerranée entre la Grèce et la Turquie. Comment expliquer ce coup d’Etat militaire au Mali ? Quelle attitude doit adopter la France ? La présence militaire français au Sahel est-elle encore pertinente ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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18 août 2020 - 01:07:11
LA CHUTE DE LA DERNIÈRE DICTATURE D’EUROPE ? 18-08-2020Invités :Frédéric EncelDocteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et à la Paris School of BusinessAuteur de « Les 100 mots de la guerre »Alexandra GoujonPolitologue, spécialiste de la BiélorussieSylvie KauffmannEditorialiste en politique internationale au MondeAnthony BellangerJournaliste, spécialiste des questions internationalesLors des élections organisées le 9 août, en Biélorussie, c’est le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, qui a été à nouveau proclamé vainqueur avec plus de 80% des voix contre 10,1% pour son opposante Svetlana Tikhanovskaïa. Des résultats, sur fond de fraude, immédiatement contestés par l’opposition et la communauté internationale.Depuis, des manifestations sans précédent ont eu lieu toute la semaine dernière à Minsk. Les Biélorusses se sont mobilisés et ont battu le pavé pour demander au président de partir, jugeant l’élection truquée. Et les manifestants ont été rapidement confrontés à une forte répression policière : gaz lacrymogène, grenades, tirs à balles réelles… Provoquant de nombreux blessés et des arrestations en cascade. Plusieurs manifestants ont été emprisonnés sans que l’on sache où exactement et deux décès ont été recensés depuis le début des heurts. Son opposante a déposé plainte auprès de la Commission électorale pour fraudes électorales avant de se réfugier en Lituanie. Le weekend dernier, elle a d’ailleurs appelé à des rassemblements pacifiques dans la capitale. Le mouvement contestataire ne faiblit pas, donc, et certains membres des forces armées ont même fait défection pour montrer leur opposition face aux violences policières. Dans les administrations, de plus en plus de fonctionnaire s’élèvent aussi contre le gouvernement en place. Lundi 17 août, les Biélorusses ont pu assister à un face à face inédit entre Loukachenko et des ouvriers en grève. Venu leur parler pour tenter d’apaiser les tensions, il s’est fait conspuer par la foule. « Va-t-en », lui ont crié les ouvriers.Et la communauté internationale n’a pas manqué de réagir. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite en Europe, a appelé au respect « des libertés désirées » par les Biélorusses. Emmanuel Macron, lui, a profité d'un échange téléphonique avec Vladimir Poutine pour faire savoir sa « très grande préoccupation » face à la situation. La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont proposé une médiation « pour résoudre la crise ». Vendredi, l'UE a annoncé le lancement d'un « processus de sanctions contre les responsables des violences, arrestations et fraudes liées à l’élection ». Pour l’heure, Loukachenko a refusé toute médiation étrangère de la part des Européens et appelle à l’aide le président russe Vladimir Poutine. « Défendre la Biélorussie, c'est défendre notre espace », celui des Etats qui entourent la Russie, a déclaré le dirigeant biélorusse. Ce dernier a assuré que Poutine lui avait promis « une aide complète » pour « assurer la sécurité du Bélarus », lors d’un entretien téléphonique. Pourtant, le président russe marche sur des oeufs et l’heure est à la retenue du côté du Kremlin.Sans doute parce que Poutine veut éviter le même scénario qu’en Ukraine, avec la révolution de Maïdan, en 2014. Alors que des émeutes éclatent, à Kiev, après la victoire truquée du président Viktor Ianoukovitch, les Ukrainiens finissent par obtenir la destitution du président et un gouvernement pro-européen se met en place. Une situation que veut éviter à tout prix le président russe.Comment vont se dérouler les prochains jours en Biélorussie ? Les manifestations vont-elles perdurer dans le pays ? Le président Alexandre Loukachenko va-t-il devoir quitter son poste ? La communauté internationale va-t-elle venir en aide au peuple biélorusse ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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17 août 2020 - 01:07:17
COVID : CE REBOND QUI COMPLIQUE LA RENTRÉE 17-08-2020InvitésGilles PIALOUXChef du service des maladies infectieuses à l’Hôpital Tenon à ParisFrédéric SAYSEditorialiste à « France Culture »Isabelle RAYMOND Chef du service économie de France-InfoAnne SéNéQUIERMédecin-Chercheure- co-directrice de l'Observatoire pour la santé mondiale de l'IRISPour la 2e journée consécutive, la France dénombrait plus de 3 000 nouvelles contaminations en 24h, dimanche 16 août, selon les chiffres de Santé publique France. Un niveau jamais atteint depuis mai dernier.À deux semaines de la rentrée, le pays se prépare donc à une reprise compliquée alors que le port du masque se généralise un peu partout dans l’Hexagone. En entreprise, quelles vont être les recommandations pour éviter un reconfinement ? Télétravail, port du masque dans les salles de réunion et les espaces de circulation… Interrogée dans les colonnes du Journal du Dimanche, la ministre du travail Élisabeth Borne a annoncé que « le port obligatoire du masque » sera préconisé. Cette dernière doit rencontrer les partenaires sociaux ce mardi 18 août. Une rencontre attendue entre syndicats et patronat pour renforcer les mesures sanitaires au travail avec, à la clé, un nouveau protocole qui devrait entrer en vigueur fin août. Idem pour la rentrée des classes où le flou persiste : le protocole sanitaire pourrait lui aussi être adapté localement, a indiqué le ministère de l’Éducation nationale.L’épidémie redémarre donc, Paris et les Bouches-du-Rhône ont d’ailleurs été placés en zone active de circulation du coronavirus, et les tests de dépistage, eux, montent en puissance. « Nous faisons aujourd'hui environ 100 000 tests par jour, plus de 600 000 par semaine », a indiqué le directeur général de la Santé Jérôme Salomon, le 14 août dernier, sur France Inter. Et pourtant, cela semble toujours aussi difficile de se faire tester. À Paris, c’est parfois jusqu’à 3h d’attente pour un simple dépistage, sans compter les tensions qui s’accumulent dans les files d’attente. Certains cabinets médicaux ont même dû faire appel à des agents de sécurité. Et alors que les Français reprennent peu à peu la route du bureau, que faire si l’on a un cas contact dans son entreprise ? L’employeur peut-il obliger son salarié à se faire tester ?Cette crise n’épargne personne, pas même les pilotes d’avion. Le secteur aéronautique connait des difficultés sans précédent et les jeunes pilotes, en formation ou en début de carrière, risquent bien de pointer à Pôle emploi dès la rentrée. Alors un système D s’organise chez la jeune génération pour tenter de trouver d’autres débouchés comme former d’autres pilotes ou encore se tourner vers l’Armée.Quelles vont être les mesures sanitaires imposées dans le monde de l’entreprise pour la rentrée ? Le port du masque va-t-il devenir obligatoire ? Comment s’organise la stratégie de dépistage en France et pourquoi est-il encore si compliqué de se faire tester dans certaines zones ? Comment certaines professions s’organisent-elles pour éviter un chaos total ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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15 août 2020 - 01:06:06
ÉTÉ 2020 : ENTRE COVID ET NOUVEAU TOURISME 15-08-2020InvitésDidier ArinoDirecteur de ProtourismePhilippe OrainDirecteur des Guides Verts MichelinRachel BinhasJournaliste-spécialiste des questions de sociétéChloé MorinDirectrice de l'Observatoire de l'opinion à la Fondation Jean JaurèsSylvie Matelly- En DuplexEconomiste-Directrice adjointe de l’IRISJeudi soir, le Royaume-Uni a annoncé qu’à partir de ce samedi, chaque personne provenant de France arrivant sur le territoire britannique serait soumise à une quarantaine de deux semaines. Cette décision, qui concerne les voyageurs provenant de France mais aussi d’autres pays tels que les Pays-Bas ou Malte, est justifié par la forte hausse des chiffres de propagation du virus dans ces endroits là. Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux Affaires européenne, a réagi en parlant d’une “décision britannique que nous regrettons et qui entraînera une mesure de réciprocité”. Cette situation a placé de nombreux touristes britanniques et français dans l’embarras et elle démontre à quel point cet été 2020 aura été particulier pour le tourisme, en France comme en Europe. Face à la difficulté de se rendre dans de nombreux pays européens, les Français ont très majoritairement opté pour un tourisme intérieur. Certains départements français ont profité de l’aubaine, alors qu’ils n’étaient pas forcément les plus prisés des Français en temps normal. Dans les dix départements dont la cote a explosé sur Airbnb, selon les chiffres fournis par la plateforme, on retrouve des départements habituellement touristiques tels que le Var, les Bouches-du-Rhône ou encore les Cotes d’Armor. Mais on retrouve également des départements montagneux tels que l’Ardèche, les Alpes de Haute-Provence, le Jura ou encore les Vosges. Les Gorges du Verdon, plus grand canyon d’Europe, passant par les départements du Var et des Alpes de Haute Provence a ainsi été particulièrement prisé des touristes cette année.  Les grandes villes ont, en revanche, souffert de l’absence de touristes étrangers cet été. Paris est ainsi à 33% de taux d’occupation cet été. A Bordeaux, “on n’est qu’à 43% de notre activité touristique habituelle en cette période”, comme le rapporte Olivier Occelli, directeur général de l’office de tourisme Bordeaux-Métropole, à l’AFP. Dans les parcs d’attraction, on pouvait craindre le pire face à cette crise sanitaire. Au Futuroscope, qui a dû comme les autres s’adapter aux nouvelles règles sanitaires, le début de saison a été très compliqué, avec une fréquentation en juin 2020 inférieure de 75% à celle de 2019. Mais la suite de la saison s’est avérée moins catastrophique que prévue : “la baisse de fréquentation par rapport à 2019 se stabilise autour de 25 % depuis deux semaines”, indique Rodolphe Bouin, président du Directoire du Futuroscope, au journal La Nouvelle République. La crise sanitaire va-t-elle modifier nos habitudes de tourisme sur le moyen et le long terme ? Quelles destinations peuvent continuer à tirer leur épingle du jeu ? Faut-il craindre une grande vague de fermetures pour les établissements touristiques ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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14 août 2020 - 01:05:58
ERDOGAN DÉFIE LA GRÈCE, MACRON S'EN MÊLE 14-08-2020InvitésYves ThréardEditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Ariane BonzonJournaliste, spécialiste de la Turquie et du Proche-Orient.Auteure de " Turquie, l’heure de vérité »Armelle CharrierÉditorialiste à “France 24”, spécialiste des questions internationales.Guillaume PerrierGrand reporter, spécialiste de la TurquieAuteur de « Dans la tête de Recep Tayyip Erdogan"Dans l’est de la Méditerranée, les tensions se font de plus en plus fortes. La Turquie a déployé son navire de recherche sismique dans les eaux grecques afin d’y chercher des hydrocarbures. La Grèce a répliqué en renvoyant sa flotte et elle a demandé à l’Union Européenne, dont les ministres des Affaires étrangères se réunissent aujourd’hui, de la soutenir. Emmanuel Macron a déjà répondu à l’appel et a envoyé deux navires de la Marine nationale dans la zone de tensions. Cette réponse française n’a pas été du goût du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui s’en est pris directement à son homologue français. Erdogan a attaqué Macron son sur son voyage à Beyrouth, l’accusant de vouloir “coloniser le Liban”. Mevlüt Cavusoglu, chef de la diplomatie turque, a de son côté recommandé à la France de “cesser de prendre des mesures qui accentuent les tensions”. “Ils n’obtiendront rien en se comportant comme des caïds”, a ajouté Cavusoglu. Erdogan compte jouer sur la faiblesse de l’Union européenne, qui peine à faire preuve d’unité sur un bon nombre de sujets chauds. Et le président turc compte se servir des migrants pour mettre la pression sur l’Europe. En 2016, la Turquie avait passé un accord avec l’Union européenne, convenant qu’en échange d’une aide financière européenne, les migrants devaient rester en Turquie. Un accord qu’avait fait vaciller Erdogan en mars dernier, lorsqu’il avait laissé passer des migrants vers le continent européen.Le président turc est adepte des provocations vis-à-vis de ses voisins européens. En juillet, il a par exemple fait en sorte que la basilique Sainte-Sophie soit reconvertie en mosquée. En 1934, la basilique avait été “offerte à l’Humanité” et n’était donc depuis plus un lieu de culte mais un musée. La décision d’Erdogan d’en faire à nouveau une mosquée lui permet d’affirmer la place de la Turquie dans le monde musulman, tout en titillant son voisin grec, orthodoxe. Faut-il craindre une escalade des tensions entre la Grèce et la Turquie ? Quelle réponse l’Europe doit apporter aux provocations d’Erdogan ? Quel rôle doit jouer la France dans cette région ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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13 août 2020 - 01:07:05
LE VIRUS SE RÉPAND, POUTINE DÉGAINE SON VACCIN 13-08-2020 Invités Dr. Martin BLACHIERMédecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiquePr.Vincent MARÉCHALProfesseur de virologie à l’Université de la SorbonneBérénice ROCFORT-GIOVANNI Journaliste santé à « L’Obs »Marie-Laure ALBYMédecin généraliste à ParisPr.Anne-Claude CRÉMIEUX – En duplexInfectiologue à l’Hôpital Saint-Louis à ParisAuteure de « Gouverner l'imprévisible »La mi-août marque un tournant dans l’évolution de l’épidémie de coronavirus. En seulement 24h, 2 500 contaminations ont été enregistrées en France, selon le bilan quotidien de la Direction générale de la Santé (DGS) ce mercredi 12 août. Et en une semaine, plus de 11 000 personnes ont été testées positives au Covid-19.Et les jeunes sont très touchés par ce regain. En un mois, le nombre de nouveaux cas a augmenté de 45% chez les 15-44 ans. Le premier ministre Jean Castex était à Montpellier en ce début de semaine où il a déploré la dégradation de la situation sanitaire. Il a annoncé de nouvelles mesures visant à ralentir la circulation du virus comme la prolongation de l’interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes jusqu’au 30 octobre ou encore l’extension de l’obligation du port du masque à l’extérieur avec l’aide des préfets. Le ministre de la Santé Olivier Véran était, quant à lui, l’invité du 20h de France 2, hier, où il a rappelé l’importance du port du masque là où la situation l’exige. En Espagne, la situation devient inquiétante avec plus de 5 000 contaminations par jour. C’est 4 fois plus qu’en France et 50 fois plus qu’en Italie. Ce dernier fait figure de miraculé et ne connaît, pour l’heure, aucun rebond de l’épidémie.Mardi, le président russe Vladimir Poutine s’est félicité d’avoir développé le premier vaccin. « Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré. (…) Je sais qu’il est assez efficace, qu’il donne une immunité durable », a t-il déclaré depuis sa résidence en banlieue de Moscou. Cette sortie médiatique relève surtout d’une opération de com’ qui, loin d’avoir séduit la communauté scientifique, a eu le mérite de relancer la compétition acharnée entre les différents pays. Car le vaccin russe Spoutnik V vient tout juste de commencer la phase 3 des essais, dernier stade avant un lancement sur le marché. Un stade déjà atteint par de nombreux pays. Au total, 6 candidats se trouvent déjà dans cette dernière phase d’essais cliniques qui permet de prouver l’efficacité du vaccin. Le premier candidat à y être parvenu est l’équipe de l’université d’Oxford et le laboratoire AstraZeneca. Viennent ensuit 3 projets chinois et deux autres projets portés par l’américain Moderna et l’alliance germano-américaine Pfizer-BioNTech. Les projets les plus avancés promettent des résultats d’ici à la fin de l’année.Et alors que l’épidémie s’accélère à nouveau, le monde du football tente de s’adapter pour repartir dans de bonnes conditions. Quelles sont les précautions mises en place par la Ligue de football professionnel ? Pour l’heure, le match de la 1ère journée de Ligue 1, Nice-Lens, se jouera à huis clos, a annoncé ce mercredi le président du club de football de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère.Comment évolue la situation sanitaire en France ? Faut-il s’en inquiéter ? Où en est la course au vaccin ? Comment le championnat de France s’adapte aux nouvelles restrictions liées au coronavirus ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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12 août 2020 - 01:05:06
ÉLECTIONS US : TRUMP PEUT-IL ENCORE S'EN SORTIR ? 12-08-2020InvitésFrançois CLEMENCEAURédacteur en chef de l’actualité internationale au « Journal du dimanche »Marie-Cécile NAVESDirectrice de recherches à l’IRIS, spécialiste des Etats-UnisElsa CONESARédactrice en chef aux « Echos »-Ancienne correspondante aux USALauric HENNETONMaître de conférences à l'Université de Versailles Saint-QuentinCélia BELIN – EN DUPLEX DE WASHINGTONAuteure du livre « Des démocrates en Amérique, l'heure des choix face à Trump. »"En route pour la victoire", a tweeté dans la soirée du 11 août Joe Biden, pour accompagner une photo où il est accompagné de Kamala Harris, qu’il vient de choisir comme colistière pour l’élection présidentielle américaine. La sénatrice de Californie, devient ainsi la première femme d’origine afro-américaine et également la première femme d’origine indienne à entrer dans un ticket présidentiel aux Etats-Unis. Le choix de Joe Biden pour sa future “VP” en cas de victoire était crucial. Confronté à plusieurs polémiques ces derniers mois, notamment une phrase maladroite lors d’une interview accordée à une radio new-yorkaise quelques jours après l’assassinat de George Floyd, le candidat démocrate avait besoin d’un nouveau souffle dans sa campagne et le choix de Kamala Harris apparaît hautement stratégique.Biden garde toutefois une bonne avance sur Donald Trump dans les sondages. L’actuel président américain est en difficulté dans les enquêtes d’opinion, avec seulement 38% d’Américains se déclarant satisfaits de sa politique. Les Etats-Unis sont empêtrés dans une crise sanitaire de plus en plus dramatique, avec plus de 5 millions de cas de coronavirus recensé et 164.462 décès, selon le dernier bilan en date. Ce qui signifie qu’un mort sur cinq du Covid-19 dans le monde est américain...Critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire, le président américain ne peut plus se reposer sur l’argument économique, qu’il a beaucoup utilisé depuis le début de son mandat. Donald Trump met régulièrement en avant les créations d’emplois et la baisse du chômage lors de ses prises de parole. Il insiste beaucoup moins sur le fort ralentissement de l’économie américaine depuis le début de la crise du Covid. Avec un taux de chômage qui a atteint 10,2% en juillet, contre 3,5% en février, beaucoup d’Américains sont durement frappés par la crise.Et dans certaines régions, la crise du logement s’ajoute à la crise sanitaire. En Californie, le prix des loyers s’est envolé en quelques mois et des milliers de salariés se sont retrouvés dans l’incapacité de se loger. Donald Trump est donc en mauvaise posture à quelques mois de l’élection américaine et sa première réaction à la nomination de Kamala Harris donne un aperçu du ton qu’il devrait employer au cours de la campagne. “Joe le mou et Kamala l’imposture, faits pour être ensemble, mauvais pour l’Amérique”, a dénoncé le président américain dans une vidéo postée sur Twitter. Joe Biden a-t-il fait le bon choix en prenant Kamal Harris comme colistière ? L'élection est-elle perdue d’avance pour Donald Trump ? Comment les Etats-Unis vont-ils pouvoir sortir de la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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11 août 2020 - 01:05:59
NIGER : MASSACRE HUMANITAIRE, IMPASSE MILITAIRE ? 11-08-2020Invités :Vincent HugeuxGrand reporter-spécialiste de l’AfriqueStéphanie HartmannJournaliste à « Africa Radio »Marie-Roger BiloaPrésidente du groupe de presse « Africa International »Yves ThréardÉditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Général Dominique Trinquand - En duplexAncien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU Ce dimanche 9 août, huit personnes ont perdu la vie au cours d’une terrible attaque perpétrée au coeur de la réserve naturelle de Kouré, au Niger. Parmi eux six humanitaires français, membres de l’ONG Acted. Ils étaient accompagnés de deux ressortissants nigériens, l’un était aussi salarié d’Acted et l’autre était le président de l'association des Guides de la réserve.Selon les premiers éléments de l’enquête, le groupe aurait été attaqué par 4 personnes se déplaçant à moto. L’attaque, qui n’a pour l’instant toujours pas été revendiquée, mais “la signature est celle d’un groupe djihadistes”, selon Vincent Hugueux, grand reporter à l’Express. D’après un responsable d’Acted interrogé par le journal Le Parisien, “ce n'est sans doute pas Acted qui était visée, mais les premiers visiteurs occidentaux de ce dimanche”. Lors d’une conférence de presse organisée hier, Frédéric Roussel, cofondateur d’Acted a pour sa part dénoncé “la contradiction qu'il y a entre nous demander de soutenir ces populations qui vivent de façon dramatique et nous laisser seuls confrontés à une violence où nous sommes devenus les cibles les plus faciles”.Emmanuel Macron a présidé ce mardi 11 août un Conseil de défense en visioconférence depuis le fort de Brégançon (Var). A l'issue de la réunion, il a annoncé avoir "décidé de renforcer les mesures de sécurité pour nos ressortissants dans la région". Il faut “faire le point sur la situation au Niger, les éléments qui sont en notre possession, les avancées de l'enquête, les démarches diplomatiques qu'on doit effectuer, évidemment les conséquences militaires qu'on doit en tirer, les conséquences sur l'ensemble de nos dispositifs dans la région" a ajouté le président de la République.Le Niger, sixième pays le plus pauvre du monde, est dans une situation dramatique au niveau économique mais aussi sécuritaire. Il doit en effet faire face à d’innombrables attaques armées, avec notamment une forte présence du groupe terroriste Boko Haram. La France est militairement présente au Niger depuis 2013, via l’opération Serval puis l’opération Barkhane.L’opération Barkhane a permis la neutralisation de nombreux terroristes dans la zone située entre le Mali, le Niger et le Burkina-Faso et notamment le leader d’Aqmi, Abdelmalek Droukdal. Le dispositif est dorénavant focalisé sur un autre groupe terroriste : l’Etat Islamique au Grand Sahel (EIGS). Si les opérations Serval et Barkhane peuvent revendiquer des succès probants, elles ont aussi eu un lourd bilan au niveau humain : 43 soldats français sont morts au Sahel depuis 2013, dont 13 lors d’un accident d’hélicoptère survenu en novembre dernier. Qui est derrière le massacre de la réserve de Kouré ? Comment lutter contre la multiplication des attaques armées au Niger et dans la région du Sahel en général ? L’opération Barkhane est-elle toujours efficace ? Quel est le poids des différents groupes islamistes dans le monde ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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10 août 2020 - 01:06:13
LIBAN : LA COLÈRE MONTE, LE POUVOIR CRAQUE  10-08-2020InvitésPhilippe DESSERTINEEconomiste, directeur de l’Institut de Haute Finance.Rym MOMTAZJournaliste libanaise, correspondante en France pour « Politico »Armelle CHARRIERÉditorialiste à “France 24”, spécialiste des questions internationales.Dominique MOISI-EN DUPLEXGéopolitologue - conseiller spécial à l’Institut MontaigneLa colère ne retombe pas 6 jours après les deux explosions qui ont ravagé la capitale libanaise et fait près de 160 morts. Ce dimanche 9 août, des manifestants ont pris d’assaut certains ministères de la ville de Beyrouth, engendrant des affrontements avec les forces de l’ordre. Le peuple libanais demande la démission du gouvernement, seul moyen d’obtenir selon eux des changements structurels.Car c’est la classe politique qui est jugée responsable de cette double explosion. Corruption, clientélisme, pots-de-vin… Le système libanais est corrompu depuis plusieurs années et le pays marqué par une crise économique qui plonge la moitié des habitants sous le seuil de pauvreté. Pour tenter d’apaiser les tensions, le premier ministre Hassan Diab a annoncé qu'il allait proposer des élections législatives anticipées. Il doit soumettre sa proposition, ce lundi, au Conseil des ministres. Pour l’heure, la ministre de l’Information, Manal Abdel Samad, le ministre de l'Environnement et du développement administratif, Damianos Kattar, et la ministre de la Justice, Marie-Claude Najm, ont démissionné.Participer à la reconstruction de Beyrouth, c’est la priorité de la communauté internationale. Le président Emmanuel Macron s’est rendu sur place jeudi 6 août pour apporter son soutien à la population et organiser l’aide internationale. Véritable chef de file, il a coprésidé avec l’ONU un sommet réunissant une trentaine de pays dont la Chine, les États-Unis, l’Union Européenne, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie ou encore l’Australie et le Brésil. Au total, ce sont 250 millions d’euros débloqués qui serviront à reconstruire les écoles, hôpitaux, consolider le reste des bâtiments endommagés et apporter de l’aide médicale et alimentaire. La France a déjà mis en place un pont aérien d’envergure permettant de faire voyager jusqu’au Liban près de 700 tonnes de nourriture et 18 tonnes de matériel médical.Et le président libanais Michel Aoun est sommé de rendre des comptes. Ancien militaire élu en 2016, il était jusqu’à présent l’homme fort du pays. Dans une position plus que délicate, ce dernier a évoqué l’idée selon laquelle l’explosion pourrait avoir été causée volontairement. « Il est possible que cela ait été causé par la négligence ou par une action extérieure, avec un missile ou une bombe », a-t-il déclaré lors d’un entretien vendredi 7 août avec des journalistes retransmis à la télévision. Il a également rejeté une enquête internationale, demandée la veille par Emmanuel Macron, estimant qu'elle « diluerait la vérité ».Les manifestations contre le gouvernement vont-elles se poursuivre au Liban ? Comment la classe politique va-t-elle réagir ? De quelle manière l’aide internationale va-t-elle s’organiser ? Le président libanais risque-t-il sa place ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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8 août 2020 - 01:06:04
C DANS L'AIR DU 8 AOÛT : ET MAINTENANT, CANICULE ET GUERRE DE L’EAU…C’est un triste record : le mois de juillet 2020 a été le plus sec depuis 60 ans, selon Météo France. Cette période de sécheresse qui s’annonce historique pousse les pouvoirs publics à prendre des mesures drastiques. 72 départements sont désormais concernés par des arrêtés préfectoraux de restrictions d’eau. Il existe quatre niveaux d’alertes pour les particuliers et les professionnels : de la vigilance simple au seuil de crise. Dans certains départements, comme le Doubs et la Mayenne, il faut diminuer de 50% l’usage de l’eau, soit l’équivalent de trois jours d’arrosage supprimés pour les professionnels. D’autres départements sont de leur côté soumis à des restrictions totales, c’est notamment le cas de la Saône-et-Loire et de la Haute-Vienne.  Ces périodes de sécheresse risquent d’être de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues et de plus en plus intense dans les années à venir. Cela pourrait provoquer une diminution du débit des rivières de 10 à 40% dans les vingt prochaines années. Et ces intenses sécheresses font de l’eau un véritable or bleu, sujet de toutes les convoitises. La création de retenues d’eau paraît donc indispensable pour satisfaire les besoins des différents secteurs ayant une forte consommation d’eau en été, et l’agriculture en premier lieu. Le ministre de l’Agriculture a promis la semaine dernière sur Europe 1 de simplifier les procédures pour en construire. A cette sécheresse généralisée s’ajoute une canicule annoncée pour plusieurs jours sur l’ensemble de la France et des incendies qui se multiplient dans le sud, le sud-ouest mais aussi maintenant dans le nord de la France. L’Ile-de-France n’est pas épargnée par ce phénomène - avec notamment une forêt de Fontainebleau particulièrement sujette aux incendies.Comment allons-nous devoir composer avec ces périodes de sécheresse qui vont se multiplier ? Avec ces hausses régulières de températures et les épisodes caniculaires à répétitions, allons-nous avoir plus d’incendies ? Quid de l’eau qui continuera de manquer ?  Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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7 août 2020 - 01:07:04
COVID : COMMENT ÉVITER UNE DEUXIÈME VAGUE ? 07-08-2020InvitésEric CaumesChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris Anne-Laure Barret Rédactrice en chef au « Journal du Dimanche » en charge des questions de santéMarie-Laure AlbyMédecin généraliste à ParisPatrick PellouxMédecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)L’épidémie de coronavirus progresse, à nouveau, en France. Le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté de 30% en une semaine, selon le bilan transmis par Santé publique France jeudi soir. 7.565 personnes ont été testées positives au coronavirus du 27 juillet au 2 août, soit 33% de plus que la semaine précédent, au cours de laquelle 5.695 personnes avaient été diagnostiquées positives. Un chiffre qui représentait déjà une hausse de 57% par rapport à la semaine qui précédait. Le nombres de personnes positives augmente donc plus vite que le nombre de tests réalisés et les pouvoirs publics s’organisent pour contrer cette progression du virus. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’un nouveau conseil de Défense sur le Covid-19 la semaine prochaine. « Je crois qu’il faut prendre l’habitude de porter ce masque », a prévenu le président de la République. Le port du masque est obligatoire dans tous les lieux publics fermés depuis le 20 juillet et de plus en plus de communes l’imposent désormais également dans la rue. C’est notamment le cas dans le centre-ville de Lille, mais aussi à Orléans, Dax, Saint-Malo ou encore Biarritz. Paris devrait suivre prochainement et l’imposer dans les rues très fréquentées de la capitale. En Mayenne, ce sont 69 communes qui ont rendu le masque obligatoire dans l’espace public. Le département a été confronté à un rebond important de l’épidémie dès le début de l’été. 1.200 cas de personnes positives au coronavirus ont été diagnostiqués en Mayenne depuis le 13 mai dernier, alors que le département compte 300.000 habitants. La Mayenne a d’ailleurs été le seul département français, hors Ile-de-France, à être placé sur liste rouge par la Belgique. Les autorités locales ont réagi rapidement, avec le port du masque donc, mais aussi par la multiplication des tests de dépistage. Et une accalmie semble enfin arriver, avec un taux d’incidence du virus, soit le nombre de nouvelles contaminations pour 100.000 habitants sur sept jours, passé de 126 à 48. Le port du masque est donc un outil majeur dans la lutte contre la propagation du virus et face à la pénurie constatée lors de la première vague de l’épidémie, de nombreuses entreprises françaises se sont lancées dans la production de masques en tissu lavables. Problème : les Français leur préfèrent largement le masque jetable. En effet, selon les données de la fédération des pharmaciens de France, il se vend 30 millions de masques chinois jetables pour seulement deux millions de masques en tissu français. Le retour du coronavirus en France peut-il encore être maîtrisé ? Faut-il encore accélérer sur les tests de dépistages ? Le port du masque doit-il être imposé dans l’espace public dans tout le pays ? Faut-il inciter les Français à se tourner vers les masques en tissu ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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6 août 2020 - 01:07:10
MACRON DANS LE CHAOS LIBANAIS 06-08-2020InvitésAnthony BELLANGERJournaliste, spécialiste des questions internationalesNadia Khouri-DagherJournaliste et écrivaine franco-libanaiseJannick ALIMIRédactrice en chef adjointe au service politique du Parisien/Aujourd'hui en FranceAntoine BasbousPolitologue, fondateur et directeur de l'Observatoire des pays arabesAgnès LEVALLOIS EN DUPLEXMaître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique, spécialiste du Moyen-Orient Emmanuel Macron est arrivé à Beyrouth aujourd’hui pour rencontrer les responsables politiques libanais, moins de deux jours après la terrible explosion qui a frappé la capitale. Le président de la République est le premier chef d’Etat à se rendre au Liban après le drame, qui a fait selon un bilan provisoire 137 morts et 5.000 blessés. 300.000 personnes se retrouvent sans logement à cause des dégâts causés par l’explosion. Accueilli par le président libanais Michel Aoun, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place de “soutiens supplémentaires au niveau français, au niveau européen”, ajoutant qu’il souhaitait “organiser la coopération européenne, et plus largement la coopération internationale”. La France veut donc être en première ligne dans l’aide apportée au Liban, s’inscrivant ainsi dans la longue relation particulière qui unit les deux pays. “Parce que c’est le Liban, parce que c’est la France”, a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée. Pendant près d’un quart de siècle, la France a administré sous mandat le Liban devenu indépendant en 1946. Beaucoup de libanais parlent toujours français. L’ancien président Jacques Chirac entretenait des relations très fortes avec Rafic Hariri, tué dans un attentat en 2005. Le président français a aussi annoncé qu’il voulait “lancer une nouvelle initiative politique” au Liban et il souhaite également demander aux dirigeants et forces politiques du pays “de procéder à des réformes, de changer le système, d’arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption”. Ces déclarations ont fait immédiatement réagir Jean-Luc Mélenchon sur Twitter : “je mets en garde contre une ingérence dans la vie politique du Liban. Elle ne sera pas acceptée. Le Liban n’est pas un protectorat français” a écrit le député de la France Insoumise. Cette volonté de s’impliquer directement dans les réformes du Liban marque un changement de position par rapport à celle qui avait adoptée par le ministère des Affaires étrangères il y a à peine un mois. Depuis le Sénat, Jean-Yves Le Drian avait vivement interpellé les dirigeants libanais : “Aujourd'hui, il y a un risque d'effondrement. Il faut que les autorités libanaises se ressaisissent et je me permets de dire ici à nos amis libanais : Vraiment, nous sommes prêts à vous aider, mais aidez-nous à vous aider, bon sang !”De l’aide, le Liban va en avoir besoin pour surmonter ce drame. Les dégâts sont estimé à 3 milliards de dollars. une somme considérable alors que le pays traverse déjà une grave crise économique depuis plusieurs mois. Le Liban est devenu un pays exsangue économiquement et rongé par la corruption, ce qui risque de rendre très difficile la reconstruction à venir. Le Liban souffre aussi de tensions avec les pays voisins. Il est toujours en guerre avec Israël et le conflit en Syrie a provoqué l’afflux d’un million et demi de réfugiés. Les relations avec Damas sont particulièrement compliquées. Le régime syrien est accusé d’avoir commandité l’assassinat de Rafic Hariri alors que le puissant part chiite libanais Hezbollah a pris les armes pour soutenir Bashar El Assad contre les groupes rebelles. Une intervention mal vue par les autres partis politiques libanaisComment le Liban peut-il se reconstruire après le drame qui a frappé Beyrouth ? Quel rôle doit jouer la France dans ce processus ? Comment revenir à plus de stabilité politique et diplomatique dans la région ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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5 août 2020 - 01:06:54
BEYROUTH DÉVASTÉE, LE LIBAN A L’AGONIE 05-08-2020Invités : Aurélie DAHEREnseignante-chercheuse à Paris-Dauphine et à Sciences Po ParisAuteure de “Le Hezbollah, Mobilisation et Pouvoir” Ziad MAJEDPolitologue, professeur à l’universitaire américaine de ParisAuteur du “printemps de Beyrouth”Jean-Dominique MERCHETEditorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions internationales Armelle CHARRIERÉditorialiste à “France 24”, spécialiste des questions internationalesHier en fin de journée, une double explosion a frappé Beyrouth, la capitale du Liban, provoquant au moins 100 morts et 4.000 blessés, selon un bilan provisoire établi par la Croix-Rouge libanaise. Cette double explosion a eu lieu dans un bâtiment, situé sur le port de Beyrouth, qui contenait une cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium.Suite à cette tragédie, une journée de deuil national a été décrétée ce mercredi et de nombreux pays ont proposé leur aide au Liban, comme l’Allemagne, le Canada ou encore le Royaume-Uni. La France, qui a déclaré être “aux côtés du Liban” a déjà prévu l’envoi d’une aide matérielle, avec plusieurs tonnes de matériel sanitaire, et humaine, avec un détachement de la sécurité civile de 55 personnes. Emmanuel Macron a prévu de se rendre en personne à Beyrouth dès demain. Dans ce concert d’aides internationales, la seule fausse note est l’oeuvre de Donald Trump qui, après avoir offert son soutien au Liban pour qu’il puisse “se remettre de cette horrible tragédie”, a commencé à parler “d’une attaque” et non d’un accident. Si le gouvernement libanais a bien confirmé la piste de l’accident industriel, le président américain a persisté : “J’ai rencontré des généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe”, a déclaré Donald Trump.Ce terrible accident arrive alors que le Liban est confronté à une profonde crise économique et sociale depuis près d’un an. Cette crise a commencé à l’automne dernier par des pénuries d’essence et d'électricité ayant entraîné des manifestations contre un pouvoir accusé de corruption. En mars dernier, tout s’emballe quand le Liban annonce qu’il ne peut pas rembourser une partie de sa dette (une tranche de 1,2 milliard de dollars), qui s’élève alors à 92 milliards de dollars, soit 170% de son PIB. Dans la foulée, la livre libanaise s’effondre face au dollar et la banque centrale libanaise ne peut plus faire face. Cette crise a déjà eu des conséquences très lourdes pour le Libanais : le taux de chômage a grimpé de 35%, le prix des produits de base a augmenté de 169%, avec notamment une flambée des produits importés due à l’effondrement de la livre libanaise. La perte de pouvoir d’achat de l’ensemble des ménages libanais est estimée à 85% en moins d’un an de crise.Avant l’accident, le Liban était aussi touché par une période de tensions très fortes entre le Hezbollah et Israël. Fin juillet, Israël avait annoncé avoir déjoué une attaque “"terroriste", imputée au Hezbollah, en ouvrant le feu sur des hommes armés ayant franchi la "Ligne bleue", séparation entre le Liban et Israël, afin de leur faire rebrousser chemin. Le Hezbollah avait démenti toute implication dans l’affaire mais la suspicion provenait de déclarations effectuées suite à des frappes d’Israël en Syrie ayant tué cinq combattants pro-Iran, dont un membre du Hezbollah : "Notre réponse viendra irrémédiablement", avait menacé le mouvement chiite. Quelles peuvent être les conséquences de ce terrible accident pour le Liban ? Comment le pays peut-il sortir de la crise ? Y’a-t-il toujours un risque de “dangereuse escalade” des tensions entre le Hezbollah et Israël ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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4 août 2020 - 01:07:10
MACRON-CASTEX : ÉTÉ BOUILLONNANT, RENTRÉE BRÛLANTE ?  04-08-2020Invités :Roland CAYROLPolitologue -Directeur du Centre d’études et d’analyses (CETAN)Frédéric SAYSEditorialiste politique à « France Culture »Marie GARIAZZODirectrice adjointe du département Opinion et Stratégies d'entreprises de l'IFOPEmmanuelle SOUFFIJournaliste chargée des questions sociales au « Journal du Dimanche »Le gouvernement Castex, nommé le 3 juillet 2020, vient tout juste de fêter son premier mois d'existence. Le Premier ministre a très rapidement imposé sa patte en multipliant les déplacements sur le terrain. En quelques semaines, Jean Castex est, entre autres, allé à Nice pour parler de lutte contre l'insécurité, à Dijon pour rencontrer les policiers, dans les Pyrénées-Orientales pour y présenter les premières lignes du plan gouvernemental pour le fret ferroviaire et il est même allé jusqu’en Guyane, un territoire fortement frappé par l’épidémie de coronavirus. Hier, le premier ministre était en déplacement à Lille, une des communes qui ont pris la décision d’imposer le port du masque dans l’espace public. Jean Castex se veut donc avant tout comme un premier ministre “de terrain”, en se démarquant ainsi de son prédécesseur Edouard Philippe. Et Jean Castex emporte souvent un ou plusieurs de ses ministres dans ses bagages. Gérald Darmanin a ainsi été de plusieurs déplacements du premier ministre, ce qui semble convenir à celui qui paraît apprécier son costume de premier flic de France. Sa présence à ce poste est pourtant toujours critiquée, principalement à cause d’une affaire dans laquelle il a fait l’objet d’une plainte pour viol et harcèlement sexuel. De nombreuses voix se sont élevées pour protester contre sa nomination, parmi les associations de défense du droit des femmes mais également dans l’opposition. Rachida Dati avait notamment déploré le fait que de telles accusations ne puissent pas être considérées comme “un obstacle à diriger le pays” alors que Valérie Pécresse avait pour sa part dénoncé “une marque de mépris pour toutes les victimes”. Dans une tribune publiée dans Le Monde le 15 juillet, un collectif de 91 femmes issues d’une trentaine de pays différents avaient condamné “le virage politique anti-féministe” entrepris par le gouvernement. Cette tribune visait également la nomination d’Eric Dupond-Moretti au ministère de la Justice, qui avait notamment eu des mots très durs à l'égard du mouvement #MeToo. La nomination du célèbre avocat en tant que Garde des Sceaux avait également été très mal accueillie par les magistrats. Un mois après sa nomination, Eric Dupond-Moretti semble vouloir jouer la carte de l'humilité. “J’apprends”, a-t-il assumé au journal Le Figaro le 28 juillet, déclarant aussi vouloir “prendre des décisions pragmatiques et de bon sens”. Une manière aussi de dire qu’il ne révolutionnera pas la justice française en dix-huit mois. Quel bilan tirer du premier mois du gouvernement Castex ? Est-ce que les nombreux déplacements des ministres sur le terrain vont suffire à réconcilier les Français avec leur gouvernement ? Que pourra réaliser ce gouvernement à dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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3 août 2020 - 01:07:06
EN AOÛT, MASQUE OBLIGATOIRE ? 03-08-2020InvitésEric CaumesChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisMarie-Laure AlbyMédecin généraliste à ParisNathalie SegaunesJournaliste politique à « L’Opinion »Bertrand GuidetProfesseur et chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Antoine à ParisFace aux chiffres de nouvelles contaminations, de plus en plus préoccupants, le recours au masque obligatoire dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs, est une solution qui se répand dans toute la France. Plusieurs communes telles que Orléans, Dax et Saint-Malo ont rendu le masque obligatoire dès la semaine dernière. Et ce lundi 3 août, nombreuses sont les villes qui ont rejoint le mouvement avec notamment 69 communes de Mayenne ainsi que Biarritz et Bayonne, qui ont aussi fermé leurs plages la nuit pour lutter contre la propagation du virus, à l’instar de Quiberon.La Mayenne fait d’ailleurs partie des régions qui viennent d’être placées sur “liste rouge” par la Belgique, avec la Catalogne, Navarre et Aragon en Espagne ainsi qu’une partie de la Suisse (cantons de Vaud, Valais, Genève). La situation épidémiologique de ces régions a poussé le gouvernement belge à y interdire les voyages “non essentiels” de ses ressortissants. La Belgique est confrontée ces derniers jours à une nette augmentation des contaminations au nouveau coronavirus, avec un nombre moyen cas quotidiens en hausse de 71%.Bien qu’essentiel à la non propagation du virus, le port du masque obligatoire est critiqué avec véhémence par certains. Ainsi, à Berlin, ce sont près de 20.000 personnes qui se sont réunies pour demander l’abrogation des gestes de distanciation sociale et du port du masque. Cette manifestation de coronasceptiques réunissait un large panel de personnes, allant des militants antivaccins aux sympathisants d’extrême droite, en passant (évidemment) par les complotistes.Risque-t-on de voir se multiplier les manifestations de coronasceptiques dans toute l’Europe ? Faut-il généraliser le port du masque dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs ? Le masque et la distanciation sociale suffiront-ils à éviter un nouveau confinement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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1 août 2020 - 01:07:09
C DANS L'AIR DU 1ER AOÛT : ECONOMIE : LES GRANDES ENTREPRISES DÉVISSENT, FAUT-IL S’INQUIÉTER ?Le plongeon était attendu, mais il n’en demeure pas moins impressionnant. Le PIB français a enregistré une baisse historique de 13,8% au deuxième trimestre 2020, soit la plus forte récession trimestrielle depuis la seconde guerre mondiale. Les deux mois de confinement et la reprise très progressive de l’activité économique dans le pays auront donc eu un impact considérable sur le PIB national et nombreux sont les secteurs d’activité à avoir été lourdement touché. Cette semaine, plusieurs grandes entreprises françaises ont publié leurs résultats pour le premier semestre de l’année. Et dire qu’ils ne sont pas bons relève de l’euphémisme. L’alliance Renault-Nissan a annoncé une perte nette de 7,3 milliards d’euros pour le premier semestre. Pour Air France, la perte est évaluée à 4,4 milliards d’euros pour la même période, avec un trafic qui a chuté de 62% par rapport au premier semestre 2019. La SNCF souffre de mêmes maux que l’avionneur, avec un perte de chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros due à une fréquentation des TGV en baisse de 55% sur la période.Les secteurs des transports et de l’industrie ne sont évidemment pas les seuls à avoir été impactés. Le tourisme, si important pour l’économie de notre pays, est lui-aussi lourdement touché. La Bretagne était partie sur de bonnes bases saisonnières début juillet, profitant d’un tourisme essentiellement intérieur. Mais l’apparition de nouveaux clusters dans la région et en particulier à Quiberon risque de faire chuter la fréquentation des établissements touristiques au mois d’août. Dans les régions traditionnellement dépendantes des touristes étrangers, la saison est encore plus compliquée. C’est le cas pour le sud de la France mais aussi pour Paris, où la fréquentation des hôtels en juillet 2020 est inférieure de 53% à celle de juillet 2019.Pour relancer l’économie du pays, l’espoir est peut-être à chercher du côté de l’épargne des Français. Pendant le confinement, les épargnants français ont mis de côté 75 milliards d’euros, principalement placés sur des comptes où l’argent reste disponible, comme le livret A. Cette volonté de mettre de côté s’est également traduite par une hausse des investissements dans l’or, traditionnelle valeur refuge en cas de crise. Reste à savoir si les Français retrouveront rapidement confiance en l’avenir et quand ils recommenceront à consommer davantage ou à investir. Le gouvernement et la majorité réfléchissent à des solutions permettant de mobiliser cette nouvelle épargne dans l’économie réelle. Quand l’économie française pourra-t-elle repartir ? Comment inciter les Français à consommer ? Quels secteurs sont les plus touchés par la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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