C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

659 épisodes

21 novembre 2018 - 01:03:50
Invités : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPMichel WIEVIORKA SociologueCécile CORNUDET Editorialiste aux « Echos »Alors que des blocages de dépôts pétroliers et d’axes routiers subsistent ce mercredi 21 novembre, au cinquième jour de la mobilisation des gilets jaunes, des stations-services se retrouvent désormais à court d'essence ou de diesel notamment dans les Bouches-du-Rhône. D'autres limitent déjà la quantité autorisée pour chaque automobiliste. Car si les livraisons ne reprennent pas la situation pourrait se compliquer dans les jours à venir. Or l’une des nouveautés de cette journée est que pour la première fois, les gilets jaunes ont obtenu le ralliement d’un syndicat de routiers, la Fédération FO des transports.Qu’est-ce que cela veut dire ? Y-a-t-il un risque de pénurie de carburant ? Quelle est l’ampleur du mouvement au cinquième jour de la mobilisation des gilets jaunes ? Selon le ministère de l’Intérieur, il y aurait ce mercredi un peu plus de 7 000 manifestants sur le territoire ainsi que 337 manifestations et 96 blocages. C’est moins qu’hier, et nettement moins que samedi où l’on avait compté 300 000 manifestants sur les routes de France.Moins nombreux, les gilets jaunes continuent toutefois à défier le gouvernement et se projettent à samedi, avec un appel à manifester à Paris place de la Concorde. Le ministère de l'Intérieur a annoncé que la manifestation prévue le 24 novembre dans la capitale ne sera pas interdite, tout en précisant qu'elle ne pourra pas avoir lieu place de la Concorde pour des raisons de sécurité. Depuis le début du mouvement, on dénombre deux morts, 530 blessés dont 17 graves. 95 membres des forces de police et de gendarmerie ont également été blessés, dont une trentaine la nuit dernière à la Réunion où de violents affrontements entre jeunes et policiers ont éclaté en marge des blocages, et ce en dépit d’un couvre-feu décrété par la préfecture."La réponse de l'État a été ferme et la sévérité sera de mise" contre les violences "comme elle l'a été depuis le premier jour" a indiqué ce mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à la sortie du Conseil des ministres. "Nous ne pouvons accepter les personnes décédées et les blessés. Nous ne pouvons pas accepter les propos racistes, xénophobes, voire homophobes qui ont été tenus à l'encontre de personnes présentes sur place" a-t-il ajouté devant la presse."C'est dans le dialogue qu'on peut en sortir", avait déclaré hier le chef de l’État Emmanuel Macron, dans sa première réaction depuis le début du mouvement à Bruxelles. De son côté, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, a dénoncé une évolution du mouvement "intolérable" à La Réunion : "les blocages routiers durant la journée se transforment en violences urbaines la nuit" commises par "des jeunes gens qui n’ont rien à voir avec les gilets jaunes".Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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22 novembre 2018 - 01:05:22
C DANS L'AIR DU 22 NOVEMBRE : BAYROU, HULOT : LEURS "CONSEILS" À MACRONTrois mois après sa démission fracassante du gouvernement, Nicolas Hulot s’apprête à remonter sur la scène médiatique. S’il est resté très discret depuis son départ, l’ancien ministre de la Transition énergétique sera ce soir sur le plateau de l’Emission politique, avec un message : il n’abandonnera pas son combat pour le climat, malgré ses désaccords avec le gouvernement. Nicolas Hulot aurait justement profité de cette absence médiatique pour réfléchir à la suite de son projet et rencontrer plusieurs personnalités de la société civile notamment. Alors qu’Emmanuel Macron est au plus bas dans les sondages, son ex-ministre reste la figure politique la plus populaire pour 45% des Français. Alors que les paroles de Nicolas Hulot seront décortiquées ce soir, le patron du MoDem François Bayrou, s’invite également dans le débat public. Interrogé sur la mobilisation des "gilets jaunes", le partenaire de la majorité a jugé que la prochaine hausse des taxes sur les carburants prévue en janvier "mérite que nous y réfléchissions", avant de proposer "l'idée d'une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole".A l’heure où une partie des Français endossent leur gilet jaune pour manifester leur ras-le-bol, la colère continue également de grimper auprès des maires. Réforme territoriale, baisse des dotations, poids de l’intercommunalité, suppression de la taxe d’habitation… Les revendications sont nombreuses. Au point que la moitié des maires de France ne souhaite pas se représenter en 2020, selon une étude du Cevipof. Hier, Emmanuel Macron a invité 2 000 d’entre eux à l’Elysée pour discuter de la fatigue des élus locaux. L’occasion de resserrer les liens et de remotiver des maires qui doutent de leur fonction politique. Pour lutter contre ce pessimisme ambiant sur le territoire, Emmanuel Macron a appelé à "ne rien céder à un vent mauvais qui voudrait que la faute est forcément à l'élu".Après avoir bloqué les routes de France le 17 novembre, les "gilets jaunes" entendent poursuivre leur mobilisation lors du "Black Friday", une journée de soldes qui permet d’importantes retombées économiques pour les commerçants. Cette fois, l’objectif est de bloquer l’accès des camions aux entrepôts des géants du commerce en ligne, dont Amazon. Ces nouveaux blocages inquiètent les commerçants, pour qui cette journée est capitale dans leur chiffre d’affaires. Ils craignent une baisse de leur activité et les dommages collatéraux que peuvent entraîner les blocages des "gilets jaunes" sur l’économie.Emmanuel Macron doit-il craindre le retour de Nicolas Hulot et de François Bayrou ? Le ras-le-bol des maires de France sera-t-il entendu ? Quelles sont les conséquences économiques des blocages initiés par les gilets jaunes ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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23 novembre 2018 - 01:05:06
Invités : Philippe DESSERTINE Economiste, Directeur de l’Institut de Haute Finance Brice TEINTURIER Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOSFanny GUINOCHET Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »Pierre MADEC Economiste à l’OFCELa question fiscale est revenue en force dans le débat public avec le mouvement des gilets jaunes. Hasard du calendrier, un sondage réalisé par Ipsos pour Le Monde et la Fondation internationale de finances publiques met en évidence une progression du ras-le-bol fiscal chez les Français au cours des cinq dernières années. Ainsi seulement 54 % des Français considèrent aujourd’hui que le paiement de l’impôt est un "acte citoyen" au service de l’intérêt général, soit trois points de moins qu’en 2013. Et près de la moitié d’entre eux (47 %) approuvent la décision de certains contribuables "de s’installer à l’étranger pour payer moins d’impôts".Pourquoi une telle érosion du consentement à l’impôt chez les Français ? L’enquête montre en premier lieu que le montant des prélèvements obligatoires (impôts et taxes) est jugé "excessif" par deux Français sur trois (67 %). D’autre part, 83 % des Français estiment désormais que l’argent des impôts et des taxes est mal utilisé par les pouvoirs publics (48 % le jugent très mal utilisé), contre 17 % seulement d’avis contraire.Dans le contexte actuel de mobilisation des gilets jaunes contre la hausse des taxes sur les carburants, ce sondage est révélateur d’une rupture entre l’impôt et la société. Alors que se passe-t-il ? Une autre étude réalisée par l’Insee a montré cette semaine que si les prélèvements ont grimpé de 4 à 5 % en moyenne entre 2008 et 2016 pour les 10 % des Français les plus aisés, sur cette période les ménages ont perdu en moyenne près de 500 euros de revenu disponible. Cette baisse concerne une grande partie de la classe moyenne (67%) et s'explique par les réformes fiscales et sociales.Ces enquêtes donnent-elles du grain à moudre aux gilets jaunes ? Paie-t-on trop de taxes en France ? A seulement un mois du lancement du prélèvement à la source, quel est le rapport des Français à l’impôt ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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24 novembre 2018 - 01:04:03
C DANS L'AIR DU 24 NOVEMBRE : GILETS JAUNES : UN ACTE 2 SOUS TRÈS HAUTE TENSION Une semaine après une première mobilisation massive dans toute la France, les "gilets jaunes" ont de nouveau appelé à l’action nationale. Selon le chiffre provisoire du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, 23 000 personnes étaient mobilisées à la mi-journée pour "l’acte 2" de leur mouvement contre la hausse des prix du carburant, des taxes et la baisse du pouvoir d’achat. A Paris, quelque 8 000 manifestants se sont réunis à plusieurs endroits de la capitale. Malgré une mobilisation massive des forces de l’ordre, des violences ont éclaté dès ce matin sur les Champs-Elysées, où les "gilets jaunes" sont particulièrement nombreux. Les autorités ont notamment dû utiliser des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir le périmètre de sécurité instauré. Treize personnes ont été interpellées pour jets de projectiles et du mobilier urbain a été utilisé pour construire des barricades. Alors que les échanges restent tendus, plusieurs militants d’ultradroite ainsi que des casseurs, difficilement reconnaissables, auraient infiltré le cortège. Gilet jaune sur le dos, visage cagoulé et pavé arraché à la main, ils menacent violemment les forces de l’ordre. En région, où l’ambiance est plus calme, plusieurs rassemblements, barrages et des opérations de péage gratuit ont été organisés.Face aux débordements qui ont lieu sur les Champs-Elysées, Christophe Castaner a dénoncé "les séditieux de l’ultradroite" qui ont notamment "répondu à l'appel de Marine Le Pen". Ce que la présidente du Rassemblement national a immédiatement réfuté, soulignant la "stratégie de tension utilisée par le gouvernement" pour "mépriser, insulter, diaboliser les gilets jaunes". Très actif sur les réseaux sociaux, Nicolas Dupont-Aignan déplore également une "manipulation scandaleuse" et une "mise en scène insupportable du gouvernement" à cause des casseurs. De son côté, Jean-Luc Mélenchon a défendu un "mouvement profondément populaire", tandis que le député de La France Insoumise Alexis Corbière a accusé Christophe Castaner d’inventer un "péril jaune fluo d'extrême droite pour insulter le peuple en colère".Alors que la hausse des prix du carburant provoque une levée des boucliers, un autre fléau s’est abattu sur plusieurs stations-services : dans l’Oise, des voleurs sont parvenus à dérober près de 16 000 litres de carburant. Grâce à une télécommande achetée facilement sur des sites spécialisés, les pirates ont pu déverrouiller les pompes à essence, protégées par un code de sécurité très faible. Une fois le système débloqué, il leur suffisait de remplir de carburant les cuves cachées dans leur fourgon. Avec l’augmentation des prix à la pompe, les autorités craignent la multiplication de ces pratiques.Les débordements vont-ils éclipser les revendications des gilets jaunes ? L’ultradroite est-elle vraiment responsable de ces violences ? Faut-il craindre une multiplication des voleurs de carburant ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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26 novembre 2018 - 01:04:04
Invités : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Claude WEILL Journaliste et Editorialiste à Nice Matin et Var MatinAline LECLERC Journaliste- Reporter au MondeGérard-François DUMONT Géographe - DémographeAprès "l'acte 2" du mouvement des gilets jaunes, qui a réuni ce samedi 24 novembre plus de 100.000 personnes à travers la France dont 8000 à Paris, les gilets jaunes maintiennent ce lundi des blocages et barrages filtrants dans plusieurs régions. Mais le mouvement peine à se structurer et des dissensions apparaissent entre représentants régionaux sur les suites à donner à la mobilisation.La nuit dernière une "délégation" de huit "communicants officiels" du mouvement des "gilets jaunes" a été créée. Leur mission ? "Engager une prise de contact sérieuse et nécessaire avec les représentants de l'Etat et de son gouvernement" a annoncé un communiqué publié ce lundi à la mi-journée. Après avoir consulté ses sympathisants sur Facebook, cette délégation adresse "deux propositions principales" au gouvernement : "revoir à la baisse toutes les taxes" et la "création d'une assemblée citoyenne" pour débattre des thèmes de la transition écologique, la "prise en compte de la voix des citoyens", l'augmentation du pouvoir d'achat ou encore la précarité, détaille ce texte. Mais l’initiative ne ferait pas l'unanimité.Dimanche, un compte Facebook se présentant comme la "page officielle" des "gilets jaunes" a créé un événement intitulé "Acte 3 Macron démissionne !" pour le samedi 1er décembre à 14h. Ce lundi à 14h, plus de 26.000 personnes s'étaient déclarées "participantes" et plus de 118.0000 "intéressées". L'événement appelle à "exiger" d'Emmanuel Macron "plus de pouvoir d'achat et l'annulation des taxes sur les carburants". "Sinon, En Marche vers la démission de Macron", est-il écrit. Mais Benjamin Cauchy, un représentant du mouvement, a démenti cet appel, dénonçant "de la manipulation, de la récupération". Il a, par ailleurs, regretté ce lundi la "radicalisation" des gilets jaunes et a indiqué qu’il s’en détachait pour lancer le mouvement "Citron".Alors quelle suite pour le mouvement des "gilets jaunes" ? Quelles réponses attendent-ils du président de la République ? Que va faire l’exécutif ? Face à la fronde, l’Elysée confirme que la hausse des taxes sur les carburants ne sera pas reportée, mais l’idée d’associer davantage syndicats, élus et société civile au débat sur la transition écologique semble faire son chemin. Emmanuel Macron - qui a assuré vouloir apporter des réponses aux "classes moyennes et laborieuses" – s’exprimera demain dans le cadre de la présentation du plan énergie, après celle ce lundi du plan mobilité dans lequel le gouvernement a d'ores et déjà été écarté plusieurs mesures, comme l'instauration de péages urbains ou la création d'une vignette sur les poids lourds qui polluent.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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27 novembre 2018 - 01:04:38
Invités : Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Erwan BENEZET Journaliste au Parisien au service Economie, en charge de l'EnergieAuteur de « nucléaire une catastrophe française »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPAprès des mois de réflexion, Emmanuel Macron a présenté ce mardi 27 novembre, les grands axes de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), censée donner le cap de la transition énergétique pour la décennie à venir. Cette feuille de route doit en effet permettre à Paris de tenir ses engagements climatiques, alors qu’en 2017 nos émissions de gaz à effet de serre sont réparties à la hausse et de diversifier sa production d’électricité dépendante aujourd’hui à 70 % du parc nucléaire vieillissant.La loi de transition énergétique de 2015 prévoit de baisser à 50 % la part de l’atome dans le mix énergétique en 2025. Mais pendant le quinquennat de François Hollande cette part n’a pas bougé. En 2017, l‘objectif a été repris par le candidat Macron. Aujourd’hui le chef de l’Etat a repoussé cette échéance à 2035 et a fixé comme ambition de parvenir en 2050 à une production totalement décarbonée. Alors comment inverser la tendance et développer la production électrique renouvelable ? Que compte faire le président des 58 réacteurs français ? La chef de l’Etat a annoncé ce mardi la création d’un Haut Conseil pour le climat placé sous l'autorité du Premier ministre. Quel sera son rôle ? Et les gilets jaunes dans tout cela ?Dix jours après les premiers blocages contre la hausse des prix des carburants et alors que le soutien des Français pour le mouvement des gilets jaunes a progressé dans les enquêtes, Emmanuel Macron a dit entendre "les protestations". "Nous devons prendre en compte cette alarme sociale" sans oublier "l'alarme environnementale". Pas question donc de changer de cap mais l’idée d’associer davantage syndicats, élus et société civile au débat sur la transition écologique semble avoir fait son chemin. Emmanuel Macron a confirmé que la hausse des taxes sur les carburants ne sera pas reportée mais il a annoncé "une fiscalité sur les carburants qui va s'adapter aux fluctuations des prix". Il a également affirmé vouloir "construire un nouveau modèle plus juste" en changeant de méthode. Car la transition écologique ne doit pas "accentuer les inégalités entre les territoires".Son idée ? "Ouvrir une grande concertation" sur la transition écologique au cours des trois prochains mois dans tous les territoires pour apporter des solutions concrètes à chacun. "La réponse d'aujourd'hui n'est pas la dernière, nous avons à bâtir un nouveau contrat social" a conclu le président de la République.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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8 novembre 2018 - 01:05:14
Invités :Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Claude WEILL Editorialiste à « Nice Matin » et « Var Matin »Soazig QUEMENER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne » Fabrice d’ALMEIDA Historien Ce devait être une semaine axée sur le combat des Poilus pour la paix durant la Grande Guerre, mais la polémique a finalement empoisonné l’hommage. Après une première tournée de commémorations à travers la France, Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de plusieurs responsables politiques et institutions. En cause : la cérémonie en l’honneur des chefs militaires de la Première guerre mondiale, prévue ce samedi aux Invalides. Interrogé sur cet hommage, le chef de l’Etat a admis que Philippe Pétain, collaborationniste de Vichy durant la Seconde guerre mondiale, a "aussi été un grand soldat" en 1914-1918, malgré "ses choix funestes" une vingtaine d’années plus tard. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est dit "choqué" par cette annonce, rappelant que Pétain reste considéré en France comme un traître, frappé d'indignité nationale. Face au tollé, l’Elysée a dénoncé une "confusion" provoquée par un manque de clarté dans la programmation de l’hommage aux Invalides. Pour apaiser les tensions, Emmanuel Macron a ajouté ce midi qu’"il n'a jamais été question d'honorer individuellement" Philippe Pétain.Au fil de cette "itinérance mémorielle", l’absence d’un défilé militaire sur les Champs-Élysées le 11 novembre a été très remarquée. A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, Emmanuel Macron souhaite avant tout commémorer les soldats et leur engagement pour ramener la paix en France comme en Europe. En célébrant la figure des Poilus plutôt que la victoire militaire des Français, le président de la République choisit de ne pas accabler davantage les Allemands. Une lecture du 11 novembre qui n’est pas au goût de certains historiens et d’une partie de l’opposition à droite.Dernière étape de cette "itinérance mémorielle", la journée du 11 novembre marquera la fin d’une semaine de commémoration agitée. Cent ans jour pour jour après la signature de l’Armistice, l’Elysée a choisi d’axer la cérémonie sur la réconciliation entre les peuples. Plus de 120 dignitaires étrangers et au moins 60 chefs d’Etat seront présents pour l’occasion, dont Donald Trump. La présence du président américain permettra de "mettre en lumière les sacrifices faits par les Américains au nom de la liberté" au cours du 20ème siècle. Il retrouvera ensuite Emmanuel Macron en marge des commémorations pour une rencontre bilatérale.Malgré les polémiques, cette semaine de commémorations symbolise-t-elle "l’unité nationale" ? Emmanuel Macron a-t-il eu tort de prononcer sa phrase polémique ? Quel est le programme de la cérémonie du 11 novembre ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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7 novembre 2018 - 01:05:35
Invités :François CLEMENCEAU Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche » Thomas SNEGAROFF Historien, spécialiste des Etats-Unis Nicole BACHARAN Historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis Laure MANDEVILLE Grand reporter au « Figaro » Auteur de « Qui est vraiment Donald Trump ? » Donald Trump a voulu faire de ces élections de mi-mandat un référendum sur sa personnalité et sa politique. A l’arrivée finalement, pas de vague anti-Trump, ni de plébiscite non plus. Les républicains conservent leur majorité au Sénat, mais perdent la Chambre des représentants, l'équivalent américain de l'Assemblée nationale. Le président des Etats-Unis a aussitôt salué un "immense succès". A-t-il raison de se réjouir ? Le gouvernement et le Congrès américains entrent dans une période de cohabitation à l’issue du premier test électoral d'ampleur du président américain depuis son élection surprise en 2016. Ce qui va rendre la tâche difficile à Donald Trump.Pour la première fois depuis deux ans, le locataire de la Maison Blanche va en effet trouver en face de lui une opposition parlementaire. Il va devoir composer, faire des compromis, répondre à des injonctions, rendre des comptes au Congrès et subir une rafale d'enquêtes. Donald Trump avait gouverné jusqu’ici sans réel contre-pouvoir, c’est terminé. La règle du jeu a changé, et de nouveaux visages font leur entrée au Capitole.Car la clé de la poussée des démocrates à la Chambre des représentants a été dans leur capacité à faire émerger, et à faire gagner, une vraie diversité de nouveaux candidats et candidates. Les femmes, en particulier, ont été la clé de leur forte progression avec des profils jamais vus au Congrès jusque-là. Comme Alexandria Ocasio-Cortez, 29 ans seulement, la plus jeune élue avec 75 % des voix à New York, ou Sharice Davids, première amérindienne, homosexuelle, élue dans le Kansas, ou encore Ilhan Omar ex-réfugiée somalienne qui devient l’une des deux premières femmes musulmanes élues aux États-Unis et Ayanna Pressley première femme noire à représenter le Massachusetts au Congrès.Des femmes, des jeunes, des représentants des minorités... Les élections de ce mardi aux Etats-Unis, les plus disputées depuis des décennies dans ce pays divisé, ont permis de renouveler largement le Congrès américain. Mais maintenant, que va-t-il se passer ? Quels sont les enseignements de ce scrutin ? Quelles en seront les conséquences pour Donald Trump ? Qui a vraiment gagné ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 novembre 2018 - 01:04:06
Invités :Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPJean GARRIGUES Historien de la vie politiqueCécile CORNUDET Editorialiste politique aux « Echos »Christelle BERTRAND Journaliste politique, auteure de « la macronie ou le nouveau monde au pouvoir »En plein périple pour le centenaire de l’Armistice de la Grande guerre, le président de la République est rattrapé par l’actualité. Il veut célébrer "ceux de 14" mais il est questionné sur la hausse des prix des carburants. En visite ce mardi à Verdun, Emmanuel Macron a été interpellé par plusieurs Français. "Vous ne sentez pas le malaise en France qui monte ?" s'est ainsi exclamé un retraité. "Je sens le malaise", a assuré le président. "Ceux qui doivent faire beaucoup de kilomètres pour aller travailler, on va les aider", a-t-il dit. "J'entends la colère mais j’essaie d’apporter des réponses en profondeur (…) Je ne vous réponds pas de manière démagogique" a affirmé Emmanuel Macron. "Sentez le malaise qui monte, vous allez le sentir le 17 novembre en France", l'a mis en garde son interlocuteur.Depuis plusieurs semaines, la grogne est croissante du côté des automobilistes et des transporteurs routiers. Entre les pétitions sur Internet et les opérations escargots, la mobilisation des gilets jaunes contre la hausse du prix des carburants s'organise, et la fronde prend de l’ampleur : selon un sondage Odoxa, 78 % des Français estiment "justifié" l’appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel.Face à la grogne des "gilets jaunes", Emmanuel Macron a dit assumer la politique du gouvernement, mais a également présenté plusieurs pistes ce mardi matin pour aider certaines catégories de Français, dont la revalorisation du chèque énergie pour les ménages les plus modestes. Il a aussi évoqué la généralisation de l'aide mensuelle de 20 euros, mise en place par les Hauts-de-France, pour ceux qui travaillent à plus de trente kilomètres de leur domicile. Cette aide serait sous conditions de ressources et défiscalisée. Reste à savoir ce qu’en penseront les collectivités locales qui financeraient ce dispositif. Le chef de l’Etat a par ailleurs suggéré que les employeurs mettent la main au portefeuille pour aider leurs salariés.Des propositions devraient être faites cette semaine. Comment ces mesures seront-elles appliquées ? A quel horizon ? Répondent-elles à la colère des "gilets jaunes" ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 novembre 2018 - 01:03:49
Invités :Yves THRÉARD Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Françoise FRESSOZ Editorialiste au « Monde »Fanny GUINOCHET Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »Brice TEINTURIER Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOSEmmanuel Macron "assume parfaitement" la hausse de la fiscalité verte. Dans un entretien accordé à plusieurs journaux régionaux, le président de la République réaffirme la nécessité d’aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence et dit préférer "la taxation du carburant à la taxation du travail". On l’assure par ailleurs à Matignon et à Bercy, il n’y aura pas de "geste" sur les prix à la pompe, "pas de recul". "La hausse des taxes sur les carburants prévue le 1er janvier 2019 ne sera pas suspendue".Et pourtant, la colère monte dans les pays. Entre les pétitions sur Internet et les opérations escargots, la mobilisation des gilets jaunes contre la hausse du prix des carburants s'organise. Et la fronde prend de l’ampleur : selon un sondage Odoxa, 78 % des Français estiment "justifié" l’appel à bloquer les routes le 17 novembre pour protester contre la hausse du prix du diesel.Face à la grogne des automobilistes et la rupture qui s’accentue avec les territoires, Emmanuel Macron lance une opération reconquête, en se rendant cette semaine dans le Nord et l’Est de la France sur les lieux les plus emblématiques de la Première Guerre Mondiale. Une "itinérance mémorielle" selon les mots de l'Élysée pour commémorer le centenaire de l'Armistice mais aussi tenter de renouer avec les Français. Une semaine sur les traces des poilus d’hier et à la rencontre des Français d’aujourd’hui alors que dans les enquêtes la popularité du président est tout au fond des tranchées et que la colère des automobilistes gagne du terrain.Alors comment fonctionne la fiscalité sur les carburants ? Où va l'argent dépensé pour un litre d'essence et de diesel ? La hausse des taxes va-t-elle vraiment bénéficier à la transition écologique ? Enfin jusqu'où ira la grogne des gilets jaunes ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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3 novembre 2018 - 01:06:06
Hausse des taxes sur les carburants, le fioul et le gaz : pour les Français, c’en est trop. Selon le dernier sondage Odoxa-Dentsu Consulting, 76% d’entre eux sont opposés à ces mesures fiscales qui fragilisent leur pouvoir d’achat. Alors que le gouvernement s’efforce de se justifier, le mécontentement continue de grimper chez les consommateurs. Et la fronde s’organise : pétitions en ligne, opérations escargot… les automobilistes se font entendre partout en France et appellent à bloquer les routes le 17 novembre prochain. En déplacement au Vietnam, Edouard Philippe a une nouvelle fois défendu ces mesures impopulaires, pourtant "indispensables" afin d’assurer la transition écologique du pays. S’il dit comprendre la colère grandissante chez les consommateurs, le Premier ministre a souligné qu’il n’y a "pas de solution magique au problème du dérèglement climatique". Une position largement critiquée par l’opposition qui soutient les appels au blocage des automobilistes et dénonce les efforts supplémentaires demandés aux Français.Alors que l’hiver approche, la facture de fioul domestique s’annonce douloureuse pour les foyers qui l’utilisent pour se chauffer. Aujourd’hui, il faut compter 1 000 euros pour 1 000 litres, soit 300 euros de plus que l’année dernière. Cette hausse s’explique notamment par le prix élevé du baril de Brent. En un an, le gaz a également enregistré une augmentation continue et considérable de 24%. Depuis le 1er novembre, les tarifs réglementés ont d’ailleurs augmenté de 5,8%. Face à cette flambée des tarifs, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à quitter Engie pour les offres plus compétitives de ses concurrents.Confrontés à cette hausse durable des prix, les Français tentent de faire des économies sur l’ensemble de leurs achats au quotidien. Alors que la consommation des ménages a reculé de 1,7% au mois de septembre, certains choisissent de se tourner vers les déstockeurs pour dénicher les bonnes affaires. Action, Frais Malin, Noz… Aujourd’hui, 3 000 magasins de déstockage sont implantés dans toute la France. Les produits y sont vendus 20 à 75% moins chers qu’en supermarché. Un bon plan pour les consommateurs mais également pour les industriels : ce système leur permet de vendre leur surstock ou d’écouler des produits en fin de vie, mais toujours propres à la consommation, à prix cassés.Jusqu’où ira la hausse des prix sur les carburants ? Les Français auront-ils les moyens de se chauffer correctement cet hiver ? Comment fonctionnent les déstockeurs, ces temples des bonnes affaires ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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31 octobre 2018 - 01:04:19
Invités : Yves THREARD Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Cécile CORNUDET Editorialiste politique aux « Echos »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPTrois jours de repos. Avant une tournée en région pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale dans l'est de la France la semaine prochaine, Emmanuel Macron a décidé de s'octroyer une pause. "Comme des millions de Français", le président de la République va faire le pont de la Toussaint, de jeudi à samedi, a expliqué le porte-parole du gouvernement. Et c'est en cette raison que le Conseil des ministres a été avancé de mercredi à mardi.Une première pour un tel motif de "convenances personnelles" du chef de l’Etat dans l'histoire de la Ve République qui suscite des interrogations. D’autant que cette pause survient dans un contexte de turbulences pour l’exécutif : en ce mois d'octobre la popularité d'Emmanuel Macron atteint son plus bas niveau historique et la grogne des Français concernant leur pouvoir d'achat se fait de plus en plus entendre.Face aux inquiétudes des Français, Gérald Darmanin a assuré dans les colonnes du Journal du dimanche que le gouvernement peut "comprendre cette colère des Français devant des difficultés de la vie quotidienne". Mais désormais "c'est l'heure de la preuve – la preuve que nous tenons nos promesses", a déclaré le ministre. Baisse de la taxe d'habitation pour 17 millions de contribuables, disparition des cotisations chômage et maladie pour les salariés, hausse de certaines allocations et minimum vieillesse, revalorisation de l'aide à la garde d'enfant ou l'allocation pour handicapés : "Tout cela sera visible ces jours-ci sur les feuilles de paie et les comptes en banque", a insisté le ministre de l'Action et des Comptes public, selon qui la politique du gouvernement "profite à tous les Français, particulièrement aux classes moyennes".Mais la hausse des prix des carburants et l'augmentation de la CSG semblent avoir douché de nombreux Français. Ainsi selon un sondage Ifop publié dans le “JDD”, 72 % d’entre eux estiment que leur pouvoir d’achat a baissé ces derniers mois et 84 % pensent que cela ne s’améliorera pas pendant le mandat. Dans ce contexte, une pétition lancée par une automobiliste en colère, sur "Change.org" pour faire baisser les prix à la pompe a déjà recueilli plus de 635 465 signatures. Et des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre prochain se multiplient sur les réseaux sociaux.A l’heure où la hausse du prix des carburants fait ressurgir le spectre d’un ras-le-bol fiscal chez une partie des Français, que va faire l’exécutif ? Les mesures du gouvernement seront-elles réellement tangibles à la fin du mois ? A qui cette hausse du pouvoir d’achat va-t-elle vraiment profiter ? Qui seront les gagnants et les perdants ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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1 novembre 2018 - 01:04:12
Invités :Nicole BACHARANHistorienne spécialiste des Etats-UnisFrançois DURPAIREHistorien spécialiste des Etats-UnisYanik DUMONT BARON Ancien correspondant à Washington pour Radio CanadaMarie-Cécile NAVESChercheuse associée à l’IRIS spécialiste des Etats-UnisA quelques jours des élections de mi-mandat, Donald Trump n’hésite pas à faire de la surenchère. Pour mobiliser son camp, il mise sur la question de l’immigration, chère à son électorat. Après avoir annoncé l’affectation potentielle de 15 000 soldats à la frontière mexicaine, la mise en place de "villes de tentes" pour retenir les migrants pendant l’examen de leur demande d’asile, le président américain souhaite mettre fin au droit du sol. Alors que des milliers de Honduriens se dirigent vers les Etats-Unis pour fuir la violence de leur pays, il multiplie les menaces et entretient un climat alarmiste. Son objectif est clair : contrecarrer une "invasion" de migrants et tenter de réunir sa base électorale autour d’un thème fort, alors que le président apparaît fragilisé après une semaine marquée par des violences et des tensions.Les Midterms s’annoncent cruciales pour Donald Trump, dont la popularité fluctue dans les sondages ces derniers mois. La campagne s’est enflammée après l’envoi de plusieurs colis piégés à ses opposants par un fan et la fusillade meurtrière dans une synagogue de Pittsburgh. Accusé d'attiser la haine et de désinhiber l'extrême droite, le président américain divise. Cette fracture pourrait-elle être favorable aux Démocrates ? Monté au créneau durant la campagne des Midterms, le parti opposé à Donald Trump espère obtenir la majorité au Congrès. Dans tout le pays, plusieurs figures démocrates ont émergé et pourraient incarner le parti, après l’ère Obama, comme Kamala Harris, Alexandria Ocasio-Cortez, Beto O’Rourke, Stacey Abrams ou encore Andrew Gillum.Si l’immigration apparaît comme un atout majeur pour réunir les Républicains autour de Donald Trump, l’économie était également une carte précieuse à jouer pendant la campagne des Midterms. Au cours de ses meetings, le président n’a pas hésité à vanter les "records" économiques atteints dans le pays. Avec une croissance historique (4,2% au deuxième trimestre), une baisse du chômage et une hausse de la consommation des ménages, la réforme fiscale de Donald Trump semble avoir porté ses fruits. Et les effets sont ressentis dans les usines et les industries américaines notamment, où sa politique séduit toujours. Au Kentucky par exemple, la fonderie d’Hawesville a créé de nouveaux emplois.La stratégie de Donald Trump autour de l’immigration sera-t-elle payante dans les urnes ? Les Midterms seront-elles favorables aux Démocrates ? Y aura-t-il un revers à la politique de Donald Trump ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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30 octobre 2018 - 01:04:02
Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Fanny GUINOCHET Journaliste à « l’Opinion »François ECALLE Ancien rapporteur général de la cour des comptes, spécialiste des finances publiques.Eric HEYER Economiste - OFCE. Professeurs, policiers, infirmières, inspecteurs des impôts... Tous les fonctionnaires sont concernés par la réforme de l'État dévoilée hier par le Premier ministre et pour partie inspirée du rapport Cap 22. Principal enjeu ? La promesse électorale d'Emmanuel Macron de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d'ici à 2022, dont 50.000 dans la fonction publique d'Etat et 70 000 dans la fonction publique territoriale. Un sujet ô combien explosif…Pour y parvenir, l’exécutif veut inciter les agents à quitter l’administration via des plans de départs volontaires. Ceux qui acceptent partiraient avec 24 mois de salaire et "la possibilité de toucher le chômage, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici". Actuellement, environ un millier d’agents utilisent cette possibilité de départ chaque année. Autre piste : la création d’un "fonds d’accompagnement des ressources humaines". Doté de 50 millions d’euros par an, celui-ci soutiendrait la reconversion des agents publics démissionnaires et financerait des formations.Parallèlement, le gouvernement veut recourir davantage aux contractuels dans la fonction publique avec des contrats sur cinq, dix ou quinze ans. "Il y aura la possibilité de passer par le statut et la possibilité de passer par le contrat", a expliqué dimanche Gérald Darmanin, après avoir annoncé une "généralisation du contrat". Une "ligne rouge" pour les syndicats qui ont fait savoir depuis quarante-huit heures leur opposition à toute généralisation du contrat. "Si jamais le gouvernement devait faire ça, ce serait une remise en cause du statut général des fonctionnaires", a ainsi dénoncé Mylène Jacquot de la CFDT. "C’est une attaque frontale contre le statut de fonctionnaire", a martelé de son côté Sébastien Delavoux, de la CGT service public. "Le gouvernement applique la même méthode qu’à la SNCF et entend maintenir les gens sous pression en leur faisant signer des contrats précaires".Aujourd’hui, sur les 5,5 millions d’agents de la fonction publique, on compte déjà un million de contractuels. Si l’usage reste moins présent dans la fonction publique d’Etat que dans les collectivités, il est en augmentation ces dernières années. Ainsi dans l’éducation nationale le nombre de ces contractuels est passé de 16 257 pendant l’année scolaire 2008-2009 à 31 624 en 2016-2017 (sur un total de 396 000 profs du secondaire).Le gouvernement compte aussi renforcer la numérisation pour "proposer l'ensemble des services publics dématérialisés", à l'horizon 2022. Les différentes mesures de cette "boîte à outils" permettront "plus de souplesse et d'agilité" dans la gestion des services publics, indique-t-on à Matignon.Alors quelles sont les principales pistes de la réforme de l’Etat façon Macron ? Le statut de fonctionnaire qui est né au lendemain de la secondaire Guerre mondiale et avait pour ambition d’éviter l’instrumentalisation de l’administration par le pouvoir politique, a toujours fait l'objet de discussions. Que prévoit ce statut ? Faut-il le remettre en cause ? Qui sont aujourd'hui les contractuels de la fonction publique ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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29 octobre 2018 - 01:04:02
Invités :Thomas SNEGAROFF HistorienPascal BONIFACE GéopolitologueMaria Emilia ALENCAR Journaliste à la rédaction brésilienne de RFIGaspard ESTRADA politologue, directeur exécutif de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes de Sciences PoPlus de trente ans après la fin de la dictature militaire, la jeune démocratie brésilienne a basculé dans une grande inconnue avec l'élection de son premier président d'extrême droite. Au terme d’une campagne extrêmement polarisée, Jair Bolsonaro, connu pour ses propos racistes, homophobes, misogynes, et sa nostalgie de la dictature militaire, a été élu hier avec 55,13 % des suffrages, contre 44,87 % pour son adversaire de gauche Fernando Haddad.Dans un Brésil miné par une criminalité record (64.000 meurtres par an), le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, l'ancien capitaine de l'armée a réussi à s’imposer comme l’homme à poigne dont le pays aurait besoin. Agitant pendant la campagne le spectre d’un Brésil transformé en Venezuela, Jair Bolsonaro a su récupérer la haine à l’égard du Parti des Travailleurs (PT) de Lula, l’ancien président aujourd’hui en prison pour malversation, et devenir le catalyseur d’une révolte électorale d’une majorité de Brésiliens.Dimanche, 58 millions de Brésiliens ont succombé au "Mythe", le surnom que lui donnent ses plus ardents supporters, celui d’un "homme fort" adepte de la ligne dure qui combattra la criminalité, nettoiera le pays de la corruption, défendra les valeurs familiales chères aux puissantes églises évangéliques qui le soutiennent et relancera l’économie avec une politique ultralibérale. Les milieux d’affaires brésiliens misent sur sa réussite économique à coup de privatisations massives et de baisses d’impôts.Pourquoi inquiète-t-il ? Les réponses de Bolsonaro sont radicales : ses préconisations pour lutter contre la criminalité – "Un bon bandit est un bandit mort", selon ses mots – sont plus proches des pratiques du président philippin Duterte que de celles de l’État de droit. Il a ainsi pour projet phare de libéraliser le port d'armes pour permettre aux "gens bien" de se faire justice eux-mêmes. Candidat, il a dit vouloir gouverner "pour la majorité, pas pour la minorité", avec dans sa ligne de mire : les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les journalistes, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) ou d’ONG et les défenseurs de l’environnement. Il a d’ailleurs promis de saisir les terres protégées, réservées aux indigènes et aux Afro-Brésiliens, pour les mettre à disposition des industries minière et agricole. La semaine dernière, il a également annoncé une grande "purge" chez ses opposants de gauche, qualifiés de "marginaux rouges", qui n’auraient d’autre choix que la prison ou l’exil.Son futur vice-président, le général à la retraite Hamilton Mourao, a lui ouvertement évoqué pendant la campagne l’option d’un "auto-coup d’Etat" en cas d’anarchie et a suggéré l’élaboration d’une Constitution qui ne serait "pas nécessairement élaborée par les élus du peuple". Quant à son fils Eduardo, élu à la Chambre des députés, il avait avancé l'idée de s'appuyer sur les forces militaires pour fermer la Cour suprême.Hier, le nouveau président brésilien a promis que son gouvernement "défendra la Constitution, la démocratie, la liberté". Une manière d'adoucir le ton pour cet admirateur décomplexé du régime militaire qui avait déclaré en 2016 que "l'erreur de la dictature avait été de torturer sans tuer".Alors qui est Jair Bolsonaro, le nouveau président du Brésil qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019 ? Quel aspect de la dictature de 1964-1985 reprend-il à son compte ? Comment expliquer ce succès de l’extrême droite dans le plus grand pays latino-américain ? À quoi va ressembler le Brésil de Jair Bolsonaro ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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27 octobre 2018 - 01:05:46
27.10.2018Invités :  - Alfredo Valladão, professeur à Sciences Po, spécialiste du Brésil - Lamia Oualalou, journaliste spécialiste de l'Amérique latine, auteure de « Jésus t'aime ! La déferlante évangélique » - Annie Gasnier, journaliste à RFI, ancienne correspondante au Brésil, auteure de « Brésil : le réveil du géant latino-américain » - Fabrice D'Almeida, historien Les Brésiliens s’apprêtent à élire leur nouveau président ce dimanche. Lors de ce second tour, le candidat du Parti social-libéral (PSL) Jair Bolsonaro, en tête dans les sondages, affrontera Fernando Haddad du Parti des Travailleurs (PT). Connu pour multiplier ses propos racistes, homophobes et misogynes, ou encore pour sa nostalgie de la dictature militaire, Jair Bolsonaro a convaincu son électorat avec un programme libéral, porté sur la sécurité. Dans un pays gangrené par la corruption, le candidat d’extrême droite apparaît comme une alternative au PT, au pouvoir depuis plus de dix ans et accusé des maux du pays. De nombreuses personnalités brésiliennes, comme des joueurs de football, ont officiellement affiché leur soutien pour Bolsonaro. Et rien ne semble faire douter son électorat : ni sa campagne ponctuée d’altercations, de menaces à l’égard de la gauche et des médias, ni le scandale de l’envoi en masse de messages de propagande via la messagerie WhatsApp par des entreprises.Après un mandat marqué par des scandales de corruption jusqu’au sommet de l’Etat et des mesures d’austérité sévères, Michel Temer laisse derrière lui un pays fragilisé et en crise. Malgré le retour de la croissance, la pauvreté gagne du terrain et s’amplifie. Aujourd’hui, 15 millions de Brésiliens vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. Dans le Nordeste, la région la plus pauvre du pays, près d’un cinquième de la population vit dans la misère. Une situation alarmante qui s’accompagne d’un taux de chômage encore très élevé (13,1%), après des années de récession. Les jeunes sont contraints d’arrêter leurs études et accumulent les petits boulots. Cette poussée du travail informel a notamment provoqué une chute de la productivité au Brésil et freine la reprise économique.La crise n’a pas seulement bouleversé l’économie dans tout le pays, elle a également exacerbé les problèmes d’insécurité. Rivalités entre bandes, règlements de compte sur fond de trafic de drogue : la violence fait partie du quotidien. Avec environ 64 000 homicides recensés en 2017, le Brésil fait partie des dix pays les plus violents au monde. Dans certains Etats au Nord, on compte jusqu’à 68 homicides pour 100 000 habitants. L’insécurité était donc un thème majeur lors de la campagne électorale, notamment pour Jair Bolsonaro. Le candidat d’extrême droite a d’ailleurs proposé d'assouplir les lois qui encadrent le contrôle des armes et d'élargir les pouvoirs de la police, déjà très répressive. L’année dernière, les forces de l’ordre ont été responsables de 5 144 homicides.Après l’ascension fulgurante de Jair Bolsonaro, l’extrême droite est-elle sur le point de prendre le pouvoir au Brésil ? Quelle est la situation économique du pays, plongé dans la crise depuis plusieurs années ? Pourquoi le Brésil est-il confronté à une telle insécurité ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv 
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27 octobre 2018 - 01:05:46
C DANS L'AIR DU 27 OCTOBRE : BRÉSIL : LE TENTATION AUTORITAIRELes Brésiliens s’apprêtent à élire leur nouveau président ce dimanche. Lors de ce second tour, le candidat du Parti social-libéral (PSL) Jair Bolsonaro, en tête dans les sondages, affrontera Fernando Haddad du Parti des Travailleurs (PT). Connu pour multiplier ses propos racistes, homophobes et misogynes, ou encore pour sa nostalgie de la dictature militaire, Jair Bolsonaro a convaincu son électorat avec un programme libéral, porté sur la sécurité. Dans un pays gangrené par la corruption, le candidat d’extrême droite apparaît comme une alternative au PT, au pouvoir depuis plus de dix ans et accusé des maux du pays. De nombreuses personnalités brésiliennes, comme des joueurs de football, ont officiellement affiché leur soutien pour Bolsonaro. Et rien ne semble faire douter son électorat : ni sa campagne ponctuée d’altercations, de menaces à l’égard de la gauche et des médias, ni le scandale de l’envoi en masse de messages de propagande via la messagerie WhatsApp par des entreprises.Après un mandat marqué par des scandales de corruption jusqu’au sommet de l’Etat et des mesures d’austérité sévères, Michel Temer laisse derrière lui un pays fragilisé et en crise. Malgré le retour de la croissance, la pauvreté gagne du terrain et s’amplifie. Aujourd’hui, 15 millions de Brésiliens vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. Dans le Nordeste, la région la plus pauvre du pays, près d’un cinquième de la population vit dans la misère. Une situation alarmante qui s’accompagne d’un taux de chômage encore très élevé (13,1%), après des années de récession. Les jeunes sont contraints d’arrêter leurs études et accumulent les petits boulots. Cette poussée du travail informel a notamment provoqué une chute de la productivité au Brésil et freine la reprise économique.La crise n’a pas seulement bouleversé l’économie dans tout le pays, elle a également exacerbé les problèmes d’insécurité. Rivalités entre bandes, règlements de compte sur fond de trafic de drogue : la violence fait partie du quotidien. Avec environ 64 000 homicides recensés en 2017, le Brésil fait partie des dix pays les plus violents au monde. Dans certains Etats au Nord, on compte jusqu’à 68 homicides pour 100 000 habitants. L’insécurité était donc un thème majeur lors de la campagne électorale, notamment pour Jair Bolsonaro. Le candidat d’extrême droite a d’ailleurs proposé d'assouplir les lois qui encadrent le contrôle des armes et d'élargir les pouvoirs de la police, déjà très répressive. L’année dernière, les forces de l’ordre ont été responsables de 5 144 homicides.Après l’ascension fulgurante de Jair Bolsonaro, l’extrême droite est-elle sur le point de prendre le pouvoir au Brésil ? Quelle est la situation économique du pays, plongé dans la crise depuis plusieurs années ? Pourquoi le Brésil est-il confronté à une telle insécurité ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv 
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26 octobre 2018 - 01:04:01
Invités : Christophe Barbier - Editorialiste à L’Express Claude Weill - Editorialiste à Nice-Matin / Var-Matin Soazig Quemener - Rédactrice en chef du service politique de Marianne Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOLes automobilistes le constatent chaque jour : les prix à la pompe flambent. En un an, le diesel a grimpé de 23% et l'essence de 14%. Une hausse en partie liée à l’augmentation continue des « taxes vertes ». De quoi alimenter la colère d’une partie de l’opinion publique et de l’opposition. Interpellé à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre a défendu des « partis pris assumés » et « des mesures courageuses » au nom de la transition écologique. Pour accompagner les Français « les plus fragiles», il a rappelé les mesures prises par l’Etat comme la prime à la conversion et le chèque énergie. Mais pour Ségolène Royal, ces hausses d’impôts sont « un matraquage fiscal » sous couvert d’écologie. L'ancienne ministre de l'Environnement a notamment dénoncé une fiscalité verte « punitive », dont certaines mesures ont pourtant été lancées lorsqu’elle était au gouvernement. Après la démission fracassante de Nicolas Hulot, qui avait appelé à un « sursaut » écologique en quittant le gouvernement, Emmanuel Macron l’a promis : il prendra des mesures « structurantes et historiques » face à l’urgence climatique. A l’approche des Européennes, l’objectif est clair : montrer que le gouvernement n’a pas perdu son ambition écologique. Et pour ce faire, le chef de l’Etat devra se tenir à l’une de ses promesses de campagne : décarboniser l‘économie et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Alors que la présentation de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) a de nouveau été repoussée au mois de novembre, le gouvernement est attendu sur plusieurs dossiers importants : le nucléaire, le glyphosate, dont le calendrier de sortie reste flou, les péages urbains ou encore la taxe sur les poids lourds, après le fiasco politique et financier de l’écotaxe sous François Hollande. L’écologie permet-elle de marquer des points en période d’élection ? A quelques mois des Européennes, les écologistes français se montrent optimistes, encouragés par les bons résultats de leurs voisins européens. Lors des élections régionales en Bavière, les Verts ont emporté 17,5% des voix et jusqu’à 30% à Munich. Au Luxembourg, le parti écologiste a gagné trois députés. En Belgique, il a récolté près de 17 % des voix aux municipales. Une percée électorale historique qui s’explique par le recul des sociaux-démocrates dans leurs pays. Mais également par une mobilisation grandissante des citoyens, plus préoccupés par les questions écologiques qu’avant et prompts à changer leurs habitudes. Le gouvernement paiera-t-il dans les urnes sa politique de transition écologique ? Quelles sont les ambitions écologiques d’Emmanuel Macron et son gouvernement ? Le parti des Verts en France peut-il connaître le même succès que ses voisins européens ?
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26 octobre 2018 - 01:04:02
En pleine campagne électorale, une dizaine d’enveloppes contenant des bombes artisanales ont été interceptées avant d'atteindre leurs destinataires. Les cibles visées sont toutes des adversaires déclarés de Donald Trump : les anciens présidents Clinton et Obama, le gouverneur de l'État de New York Mario Cuomo, l’ex-patron de la CIA John Brennan, l’ancien vice-président démocrate Joe Biden ou encore le milliardaire George Soros et l’acteur Robert de Niro. Autre cible : le siège de la chaîne CNN qui a dû évacuer ses locaux en plein direct. Aucune explosion n'a été à déplorer, et l'on ne sait pas encore qui est derrière cette opération qui semble coordonnée.Donald Trump a appelé ce mercredi au rassemblement avant une nouvelle fois d’accuser les médias d’entretenir un climat hostile. "Les médias ont aussi la responsabilité de rester polis et de cesser leur hostilité sans fin ainsi que leurs attaques négatives constantes et le plus souvent fausses", a déclaré le président américain. De leur côté, les démocrates reprochent à Donald Trump de cautionner la violence de manière générale depuis son élection. Les médias américains s’inquiètent eux du climat de haine entretenu par Donald Trump notamment sur la question de l’immigration dans cette période électorale.Depuis quelques jours, le président américain n’a de cesse dans ses meetings ou sur Twitter de faire référence à la "caravane" de migrants centraméricains qui se dirige vers les Etats-Unis. Selon une estimation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ils seraient environ 7 200, "dont la plupart ont l’intention de continuer leur marche vers le nord", a précisé un porte-parole de l’ONU lundi. En majorité honduriens, ils traversent en ce moment le Mexique et sont à près de 2 000 kilomètres du poste-frontière américain le plus proche.Il ne s’agit pas d’une première : en avril dernier, une caravane de 1 200 migrants avait, par exemple, traversé le Mexique (seule une petite fraction d’entre eux, environ 200 personnes, avait marché jusqu’à la frontière avec la Californie). Mais outre son ampleur, celle de ces derniers jours trouve une résonance particulière dans le contexte électoral américain extrêmement tendu.Un climat de tension qui est monté d’un cran ces derniers jours avec la découverte de cette série de colis piégés. Alors qui pourrait être l’auteur ou les auteurs de tels actes ? Sont-ils révélateurs des fractures qui traversent les Etats-Unis deux ans après l’élection de Donald Trump ? Quel impact cela peut-il avoir sur les élections de mi-mandat du 6 novembre prochain ?InvitésNicole BACHARAN : Historienne et politologue spécialiste des Etats-UnisCorentin SELLIN : Historien, spécialiste des États-Unis.Laurence NARDON : Responsable du programme « Amérique du Nord » de l'IFRI, l’Institut Français des Relations Internationales.Anne TOULOUSE : Journaliste franco-américaineDiffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et JacquesWehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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24 octobre 2018 - 01:04:03
Invités :Alain BAUER – Criminologue, CNAMPhilippe Dessertine – Economiste, directeur de l’Institut de Haute FinanceJean-Dominique MERCHET – Journaliste à L’Opinion, spécialiste des questions de Défense et DiplomatieSylvie MATELLY - Directrice adjointe de l’IRIS"Khashoggi a été victime d’un assassinat barbare". Devant le Parlement à Ankara et les médias, le président turc Erdogan a apporté de nouvelles précisions sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. S’appuyant sur "des éléments solides", il a dénoncé un assassinat "planifié" auquel 18 personnes auraient participé, dont trois agents saoudiens arrivés en Turquie la veille. Le dirigeant turc a détaillé leur parcours, dont une étrange excursion dans une forêt proche d’Istanbul, avant l’assassinat dans le consulat saoudien où tout le personnel aurait été congédié ce jour-là. Mais le déroulé de l’opération et le rôle exact de chaque protagoniste reste un mystère. Face à ses contradictions, Riyad est dans la tourmente et essaie de protéger son prince-héritier, Mohammed Ben Salmane. Si la thèse saoudienne d’un accident au cours d’une rixe ne convainc pas, Erdogan a toutefois souligné que Riyad a fait "un pas important" en reconnaissant la mort de Khashoggi. Face à la polémique et aux doutes qui subsistent autour de ce meurtre, plusieurs dirigeants et chefs d’entreprises étrangers ont refusé de participer au "Davos du désert", une conférence économique qui se tient en ce moment en Arabie saoudite.L’absence de ces hauts responsables internationaux est une mauvaise nouvelle pour Mohammed Ben Salmane, qui cherche à diversifier l’économie saoudienne. Dans le cadre de son projet "Vision 2030", le jeune prince essaie d’attirer les investissements étrangers pour ouvrir son pays aux nouvelles technologies et au tourisme notamment. Après les désistements en cascade de grands groupes, certains projets pourraient être menacés et affaiblir l’attractivité économique dans le pays. Mais l’Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole au monde, ne serait pas la seule à subir les conséquences d’un "boycott" international. Les intérêts des puissances étrangères qui commercent avec elle sont également en jeu, y compris en Europe. C’est pourquoi certains chefs d’entreprise ont décidé de se rendre à la conférence malgré tout, comme le PDG de Total Patrick Pouyanné, qui a souligné l’importance de maintenir des relations, même "dans les temps difficiles".La chute de Mohammed ben Salmane sera-t-elle aussi fulgurante que son ascension ? Il y a quelques mois, le prince héritier, présenté comme un homme moderne et réformateur, incarnait un nouveau souffle pour l’Arabie saoudite. Mais depuis l’affaire Khashoggi, cette image ne cesse de s’effriter. Sous le vernis des réformes économiques et sociales se cachent des purges, de l’autoritarisme et une sévère répression. Derrière les effets d’annonces, certaines mesures prises par Mohammed ben Salmane peuvent sembler anecdotiques. Les femmes sont par exemple autorisées à conduire, mais elles restent tout de même sous la tutelle des hommes. Après quatre ans au pouvoir, le chômage chez les jeunes est toujours considérable. Guerre contre le Yémen, embargo contre le Qatar et maintenant l’affaire Khashoggi : le renouveau porté par Mohammed ben Salmane n’était-il qu’une illusion ?Quelles conséquences peut avoir l’affaire Khashoggi sur l’économie saoudienne et ses partenariats commerciaux internationaux ? Les réformes de Mohammed ben Salmane en Arabie saoudite sont-elles seulement des effets d’annonce ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17 h 45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22 h 30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProduction : France Télévisions/Maximal ProductionsRetrouver C dans l'air sur France.tv
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