C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

621 épisodes

8 août 2020 - 01:06:04
C DANS L'AIR DU 8 AOÛT : ET MAINTENANT, CANICULE ET GUERRE DE L’EAU…C’est un triste record : le mois de juillet 2020 a été le plus sec depuis 60 ans, selon Météo France. Cette période de sécheresse qui s’annonce historique pousse les pouvoirs publics à prendre des mesures drastiques. 72 départements sont désormais concernés par des arrêtés préfectoraux de restrictions d’eau. Il existe quatre niveaux d’alertes pour les particuliers et les professionnels : de la vigilance simple au seuil de crise. Dans certains départements, comme le Doubs et la Mayenne, il faut diminuer de 50% l’usage de l’eau, soit l’équivalent de trois jours d’arrosage supprimés pour les professionnels. D’autres départements sont de leur côté soumis à des restrictions totales, c’est notamment le cas de la Saône-et-Loire et de la Haute-Vienne.  Ces périodes de sécheresse risquent d’être de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues et de plus en plus intense dans les années à venir. Cela pourrait provoquer une diminution du débit des rivières de 10 à 40% dans les vingt prochaines années. Et ces intenses sécheresses font de l’eau un véritable or bleu, sujet de toutes les convoitises. La création de retenues d’eau paraît donc indispensable pour satisfaire les besoins des différents secteurs ayant une forte consommation d’eau en été, et l’agriculture en premier lieu. Le ministre de l’Agriculture a promis la semaine dernière sur Europe 1 de simplifier les procédures pour en construire. A cette sécheresse généralisée s’ajoute une canicule annoncée pour plusieurs jours sur l’ensemble de la France et des incendies qui se multiplient dans le sud, le sud-ouest mais aussi maintenant dans le nord de la France. L’Ile-de-France n’est pas épargnée par ce phénomène - avec notamment une forêt de Fontainebleau particulièrement sujette aux incendies.Comment allons-nous devoir composer avec ces périodes de sécheresse qui vont se multiplier ? Avec ces hausses régulières de températures et les épisodes caniculaires à répétitions, allons-nous avoir plus d’incendies ? Quid de l’eau qui continuera de manquer ?  Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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7 août 2020 - 01:07:04
COVID : COMMENT ÉVITER UNE DEUXIÈME VAGUE ? 07-08-2020InvitésEric CaumesChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris Anne-Laure Barret Rédactrice en chef au « Journal du Dimanche » en charge des questions de santéMarie-Laure AlbyMédecin généraliste à ParisPatrick PellouxMédecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)L’épidémie de coronavirus progresse, à nouveau, en France. Le nombre de personnes diagnostiquées positives au virus a augmenté de 30% en une semaine, selon le bilan transmis par Santé publique France jeudi soir. 7.565 personnes ont été testées positives au coronavirus du 27 juillet au 2 août, soit 33% de plus que la semaine précédent, au cours de laquelle 5.695 personnes avaient été diagnostiquées positives. Un chiffre qui représentait déjà une hausse de 57% par rapport à la semaine qui précédait. Le nombres de personnes positives augmente donc plus vite que le nombre de tests réalisés et les pouvoirs publics s’organisent pour contrer cette progression du virus. Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’un nouveau conseil de Défense sur le Covid-19 la semaine prochaine. « Je crois qu’il faut prendre l’habitude de porter ce masque », a prévenu le président de la République. Le port du masque est obligatoire dans tous les lieux publics fermés depuis le 20 juillet et de plus en plus de communes l’imposent désormais également dans la rue. C’est notamment le cas dans le centre-ville de Lille, mais aussi à Orléans, Dax, Saint-Malo ou encore Biarritz. Paris devrait suivre prochainement et l’imposer dans les rues très fréquentées de la capitale. En Mayenne, ce sont 69 communes qui ont rendu le masque obligatoire dans l’espace public. Le département a été confronté à un rebond important de l’épidémie dès le début de l’été. 1.200 cas de personnes positives au coronavirus ont été diagnostiqués en Mayenne depuis le 13 mai dernier, alors que le département compte 300.000 habitants. La Mayenne a d’ailleurs été le seul département français, hors Ile-de-France, à être placé sur liste rouge par la Belgique. Les autorités locales ont réagi rapidement, avec le port du masque donc, mais aussi par la multiplication des tests de dépistage. Et une accalmie semble enfin arriver, avec un taux d’incidence du virus, soit le nombre de nouvelles contaminations pour 100.000 habitants sur sept jours, passé de 126 à 48. Le port du masque est donc un outil majeur dans la lutte contre la propagation du virus et face à la pénurie constatée lors de la première vague de l’épidémie, de nombreuses entreprises françaises se sont lancées dans la production de masques en tissu lavables. Problème : les Français leur préfèrent largement le masque jetable. En effet, selon les données de la fédération des pharmaciens de France, il se vend 30 millions de masques chinois jetables pour seulement deux millions de masques en tissu français. Le retour du coronavirus en France peut-il encore être maîtrisé ? Faut-il encore accélérer sur les tests de dépistages ? Le port du masque doit-il être imposé dans l’espace public dans tout le pays ? Faut-il inciter les Français à se tourner vers les masques en tissu ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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6 août 2020 - 01:07:10
MACRON DANS LE CHAOS LIBANAIS 06-08-2020InvitésAnthony BELLANGERJournaliste, spécialiste des questions internationalesNadia Khouri-DagherJournaliste et écrivaine franco-libanaiseJannick ALIMIRédactrice en chef adjointe au service politique du Parisien/Aujourd'hui en FranceAntoine BasbousPolitologue, fondateur et directeur de l'Observatoire des pays arabesAgnès LEVALLOIS EN DUPLEXMaître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique, spécialiste du Moyen-Orient Emmanuel Macron est arrivé à Beyrouth aujourd’hui pour rencontrer les responsables politiques libanais, moins de deux jours après la terrible explosion qui a frappé la capitale. Le président de la République est le premier chef d’Etat à se rendre au Liban après le drame, qui a fait selon un bilan provisoire 137 morts et 5.000 blessés. 300.000 personnes se retrouvent sans logement à cause des dégâts causés par l’explosion. Accueilli par le président libanais Michel Aoun, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place de “soutiens supplémentaires au niveau français, au niveau européen”, ajoutant qu’il souhaitait “organiser la coopération européenne, et plus largement la coopération internationale”. La France veut donc être en première ligne dans l’aide apportée au Liban, s’inscrivant ainsi dans la longue relation particulière qui unit les deux pays. “Parce que c’est le Liban, parce que c’est la France”, a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée. Pendant près d’un quart de siècle, la France a administré sous mandat le Liban devenu indépendant en 1946. Beaucoup de libanais parlent toujours français. L’ancien président Jacques Chirac entretenait des relations très fortes avec Rafic Hariri, tué dans un attentat en 2005. Le président français a aussi annoncé qu’il voulait “lancer une nouvelle initiative politique” au Liban et il souhaite également demander aux dirigeants et forces politiques du pays “de procéder à des réformes, de changer le système, d’arrêter la division du Liban, de lutter contre la corruption”. Ces déclarations ont fait immédiatement réagir Jean-Luc Mélenchon sur Twitter : “je mets en garde contre une ingérence dans la vie politique du Liban. Elle ne sera pas acceptée. Le Liban n’est pas un protectorat français” a écrit le député de la France Insoumise. Cette volonté de s’impliquer directement dans les réformes du Liban marque un changement de position par rapport à celle qui avait adoptée par le ministère des Affaires étrangères il y a à peine un mois. Depuis le Sénat, Jean-Yves Le Drian avait vivement interpellé les dirigeants libanais : “Aujourd'hui, il y a un risque d'effondrement. Il faut que les autorités libanaises se ressaisissent et je me permets de dire ici à nos amis libanais : Vraiment, nous sommes prêts à vous aider, mais aidez-nous à vous aider, bon sang !”De l’aide, le Liban va en avoir besoin pour surmonter ce drame. Les dégâts sont estimé à 3 milliards de dollars. une somme considérable alors que le pays traverse déjà une grave crise économique depuis plusieurs mois. Le Liban est devenu un pays exsangue économiquement et rongé par la corruption, ce qui risque de rendre très difficile la reconstruction à venir. Le Liban souffre aussi de tensions avec les pays voisins. Il est toujours en guerre avec Israël et le conflit en Syrie a provoqué l’afflux d’un million et demi de réfugiés. Les relations avec Damas sont particulièrement compliquées. Le régime syrien est accusé d’avoir commandité l’assassinat de Rafic Hariri alors que le puissant part chiite libanais Hezbollah a pris les armes pour soutenir Bashar El Assad contre les groupes rebelles. Une intervention mal vue par les autres partis politiques libanaisComment le Liban peut-il se reconstruire après le drame qui a frappé Beyrouth ? Quel rôle doit jouer la France dans ce processus ? Comment revenir à plus de stabilité politique et diplomatique dans la région ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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5 août 2020 - 01:06:54
BEYROUTH DÉVASTÉE, LE LIBAN A L’AGONIE 05-08-2020Invités : Aurélie DAHEREnseignante-chercheuse à Paris-Dauphine et à Sciences Po ParisAuteure de “Le Hezbollah, Mobilisation et Pouvoir” Ziad MAJEDPolitologue, professeur à l’universitaire américaine de ParisAuteur du “printemps de Beyrouth”Jean-Dominique MERCHETEditorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions internationales Armelle CHARRIERÉditorialiste à “France 24”, spécialiste des questions internationalesHier en fin de journée, une double explosion a frappé Beyrouth, la capitale du Liban, provoquant au moins 100 morts et 4.000 blessés, selon un bilan provisoire établi par la Croix-Rouge libanaise. Cette double explosion a eu lieu dans un bâtiment, situé sur le port de Beyrouth, qui contenait une cargaison de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium.Suite à cette tragédie, une journée de deuil national a été décrétée ce mercredi et de nombreux pays ont proposé leur aide au Liban, comme l’Allemagne, le Canada ou encore le Royaume-Uni. La France, qui a déclaré être “aux côtés du Liban” a déjà prévu l’envoi d’une aide matérielle, avec plusieurs tonnes de matériel sanitaire, et humaine, avec un détachement de la sécurité civile de 55 personnes. Emmanuel Macron a prévu de se rendre en personne à Beyrouth dès demain. Dans ce concert d’aides internationales, la seule fausse note est l’oeuvre de Donald Trump qui, après avoir offert son soutien au Liban pour qu’il puisse “se remettre de cette horrible tragédie”, a commencé à parler “d’une attaque” et non d’un accident. Si le gouvernement libanais a bien confirmé la piste de l’accident industriel, le président américain a persisté : “J’ai rencontré des généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe”, a déclaré Donald Trump.Ce terrible accident arrive alors que le Liban est confronté à une profonde crise économique et sociale depuis près d’un an. Cette crise a commencé à l’automne dernier par des pénuries d’essence et d'électricité ayant entraîné des manifestations contre un pouvoir accusé de corruption. En mars dernier, tout s’emballe quand le Liban annonce qu’il ne peut pas rembourser une partie de sa dette (une tranche de 1,2 milliard de dollars), qui s’élève alors à 92 milliards de dollars, soit 170% de son PIB. Dans la foulée, la livre libanaise s’effondre face au dollar et la banque centrale libanaise ne peut plus faire face. Cette crise a déjà eu des conséquences très lourdes pour le Libanais : le taux de chômage a grimpé de 35%, le prix des produits de base a augmenté de 169%, avec notamment une flambée des produits importés due à l’effondrement de la livre libanaise. La perte de pouvoir d’achat de l’ensemble des ménages libanais est estimée à 85% en moins d’un an de crise.Avant l’accident, le Liban était aussi touché par une période de tensions très fortes entre le Hezbollah et Israël. Fin juillet, Israël avait annoncé avoir déjoué une attaque “"terroriste", imputée au Hezbollah, en ouvrant le feu sur des hommes armés ayant franchi la "Ligne bleue", séparation entre le Liban et Israël, afin de leur faire rebrousser chemin. Le Hezbollah avait démenti toute implication dans l’affaire mais la suspicion provenait de déclarations effectuées suite à des frappes d’Israël en Syrie ayant tué cinq combattants pro-Iran, dont un membre du Hezbollah : "Notre réponse viendra irrémédiablement", avait menacé le mouvement chiite. Quelles peuvent être les conséquences de ce terrible accident pour le Liban ? Comment le pays peut-il sortir de la crise ? Y’a-t-il toujours un risque de “dangereuse escalade” des tensions entre le Hezbollah et Israël ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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4 août 2020 - 01:07:10
MACRON-CASTEX : ÉTÉ BOUILLONNANT, RENTRÉE BRÛLANTE ?  04-08-2020Invités :Roland CAYROLPolitologue -Directeur du Centre d’études et d’analyses (CETAN)Frédéric SAYSEditorialiste politique à « France Culture »Marie GARIAZZODirectrice adjointe du département Opinion et Stratégies d'entreprises de l'IFOPEmmanuelle SOUFFIJournaliste chargée des questions sociales au « Journal du Dimanche »Le gouvernement Castex, nommé le 3 juillet 2020, vient tout juste de fêter son premier mois d'existence. Le Premier ministre a très rapidement imposé sa patte en multipliant les déplacements sur le terrain. En quelques semaines, Jean Castex est, entre autres, allé à Nice pour parler de lutte contre l'insécurité, à Dijon pour rencontrer les policiers, dans les Pyrénées-Orientales pour y présenter les premières lignes du plan gouvernemental pour le fret ferroviaire et il est même allé jusqu’en Guyane, un territoire fortement frappé par l’épidémie de coronavirus. Hier, le premier ministre était en déplacement à Lille, une des communes qui ont pris la décision d’imposer le port du masque dans l’espace public. Jean Castex se veut donc avant tout comme un premier ministre “de terrain”, en se démarquant ainsi de son prédécesseur Edouard Philippe. Et Jean Castex emporte souvent un ou plusieurs de ses ministres dans ses bagages. Gérald Darmanin a ainsi été de plusieurs déplacements du premier ministre, ce qui semble convenir à celui qui paraît apprécier son costume de premier flic de France. Sa présence à ce poste est pourtant toujours critiquée, principalement à cause d’une affaire dans laquelle il a fait l’objet d’une plainte pour viol et harcèlement sexuel. De nombreuses voix se sont élevées pour protester contre sa nomination, parmi les associations de défense du droit des femmes mais également dans l’opposition. Rachida Dati avait notamment déploré le fait que de telles accusations ne puissent pas être considérées comme “un obstacle à diriger le pays” alors que Valérie Pécresse avait pour sa part dénoncé “une marque de mépris pour toutes les victimes”. Dans une tribune publiée dans Le Monde le 15 juillet, un collectif de 91 femmes issues d’une trentaine de pays différents avaient condamné “le virage politique anti-féministe” entrepris par le gouvernement. Cette tribune visait également la nomination d’Eric Dupond-Moretti au ministère de la Justice, qui avait notamment eu des mots très durs à l'égard du mouvement #MeToo. La nomination du célèbre avocat en tant que Garde des Sceaux avait également été très mal accueillie par les magistrats. Un mois après sa nomination, Eric Dupond-Moretti semble vouloir jouer la carte de l'humilité. “J’apprends”, a-t-il assumé au journal Le Figaro le 28 juillet, déclarant aussi vouloir “prendre des décisions pragmatiques et de bon sens”. Une manière aussi de dire qu’il ne révolutionnera pas la justice française en dix-huit mois. Quel bilan tirer du premier mois du gouvernement Castex ? Est-ce que les nombreux déplacements des ministres sur le terrain vont suffire à réconcilier les Français avec leur gouvernement ? Que pourra réaliser ce gouvernement à dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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3 août 2020 - 01:07:06
EN AOÛT, MASQUE OBLIGATOIRE ? 03-08-2020InvitésEric CaumesChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisMarie-Laure AlbyMédecin généraliste à ParisNathalie SegaunesJournaliste politique à « L’Opinion »Bertrand GuidetProfesseur et chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Antoine à ParisFace aux chiffres de nouvelles contaminations, de plus en plus préoccupants, le recours au masque obligatoire dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs, est une solution qui se répand dans toute la France. Plusieurs communes telles que Orléans, Dax et Saint-Malo ont rendu le masque obligatoire dès la semaine dernière. Et ce lundi 3 août, nombreuses sont les villes qui ont rejoint le mouvement avec notamment 69 communes de Mayenne ainsi que Biarritz et Bayonne, qui ont aussi fermé leurs plages la nuit pour lutter contre la propagation du virus, à l’instar de Quiberon.La Mayenne fait d’ailleurs partie des régions qui viennent d’être placées sur “liste rouge” par la Belgique, avec la Catalogne, Navarre et Aragon en Espagne ainsi qu’une partie de la Suisse (cantons de Vaud, Valais, Genève). La situation épidémiologique de ces régions a poussé le gouvernement belge à y interdire les voyages “non essentiels” de ses ressortissants. La Belgique est confrontée ces derniers jours à une nette augmentation des contaminations au nouveau coronavirus, avec un nombre moyen cas quotidiens en hausse de 71%.Bien qu’essentiel à la non propagation du virus, le port du masque obligatoire est critiqué avec véhémence par certains. Ainsi, à Berlin, ce sont près de 20.000 personnes qui se sont réunies pour demander l’abrogation des gestes de distanciation sociale et du port du masque. Cette manifestation de coronasceptiques réunissait un large panel de personnes, allant des militants antivaccins aux sympathisants d’extrême droite, en passant (évidemment) par les complotistes.Risque-t-on de voir se multiplier les manifestations de coronasceptiques dans toute l’Europe ? Faut-il généraliser le port du masque dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs ? Le masque et la distanciation sociale suffiront-ils à éviter un nouveau confinement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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1 août 2020 - 01:07:09
C DANS L'AIR DU 1ER AOÛT : ECONOMIE : LES GRANDES ENTREPRISES DÉVISSENT, FAUT-IL S’INQUIÉTER ?Le plongeon était attendu, mais il n’en demeure pas moins impressionnant. Le PIB français a enregistré une baisse historique de 13,8% au deuxième trimestre 2020, soit la plus forte récession trimestrielle depuis la seconde guerre mondiale. Les deux mois de confinement et la reprise très progressive de l’activité économique dans le pays auront donc eu un impact considérable sur le PIB national et nombreux sont les secteurs d’activité à avoir été lourdement touché. Cette semaine, plusieurs grandes entreprises françaises ont publié leurs résultats pour le premier semestre de l’année. Et dire qu’ils ne sont pas bons relève de l’euphémisme. L’alliance Renault-Nissan a annoncé une perte nette de 7,3 milliards d’euros pour le premier semestre. Pour Air France, la perte est évaluée à 4,4 milliards d’euros pour la même période, avec un trafic qui a chuté de 62% par rapport au premier semestre 2019. La SNCF souffre de mêmes maux que l’avionneur, avec un perte de chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros due à une fréquentation des TGV en baisse de 55% sur la période.Les secteurs des transports et de l’industrie ne sont évidemment pas les seuls à avoir été impactés. Le tourisme, si important pour l’économie de notre pays, est lui-aussi lourdement touché. La Bretagne était partie sur de bonnes bases saisonnières début juillet, profitant d’un tourisme essentiellement intérieur. Mais l’apparition de nouveaux clusters dans la région et en particulier à Quiberon risque de faire chuter la fréquentation des établissements touristiques au mois d’août. Dans les régions traditionnellement dépendantes des touristes étrangers, la saison est encore plus compliquée. C’est le cas pour le sud de la France mais aussi pour Paris, où la fréquentation des hôtels en juillet 2020 est inférieure de 53% à celle de juillet 2019.Pour relancer l’économie du pays, l’espoir est peut-être à chercher du côté de l’épargne des Français. Pendant le confinement, les épargnants français ont mis de côté 75 milliards d’euros, principalement placés sur des comptes où l’argent reste disponible, comme le livret A. Cette volonté de mettre de côté s’est également traduite par une hausse des investissements dans l’or, traditionnelle valeur refuge en cas de crise. Reste à savoir si les Français retrouveront rapidement confiance en l’avenir et quand ils recommenceront à consommer davantage ou à investir. Le gouvernement et la majorité réfléchissent à des solutions permettant de mobiliser cette nouvelle épargne dans l’économie réelle. Quand l’économie française pourra-t-elle repartir ? Comment inciter les Français à consommer ? Quels secteurs sont les plus touchés par la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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31 juillet 2020 - 01:07:26
CANICULE, SÉCHERESSE, COVID… UNE PLANÈTE HOSTILE ? 31-07-2020InvitésMagali REGHEZZAGéographe spécialiste des risques naturels et des questions environnementalesFrédéric DENHEZJournaliste spécialiste des questions environnementalesSophie FAYGrand reporter à « L'Obs »Françoise VIMEUXClimatologueHier soir, un incendie a détruit près de 100 hectares de pinèdes dans la forêt de Chiberta, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Favorisé par la sécheresse et un fort pic de chaleur, l’incendie a contraint de nombreux habitants du quartier de quitter leur domicile. La vague de chaleur qui frappe la France depuis hier, avec des pointes au-delà des 40°c dans de nombreuses régions, n’est donc pas sans lien avec l’incendie et pourrait avoir d’autres conséquences dramatiques. La multiplication des périodes de fortes chaleurs et de sécheresse ces dernières années met notamment en péril l’activité d’un grand nombre d’agriculteurs et d’éleveurs. Et ces épisodes de sont amenés à se multiplier dans les prochaines années, à cause du réchauffement climatique. Si le confinement d’une grande partie de la population mondiale a permis à la planète de respirer un peu mieux ces derniers mois, le monde entier est toujours en surchauffe. La Sibérie connaît notamment une vague de chaleur sans précédent avec des températures moyennes supérieures de 6 degrés à la normale. La crise sanitaire et économique née de la pandémie de coronavirus a malheureusement fait passer l'urgence climatique au second plan. Selon le Haut Conseil pour le Climat, la France “n'est pas la hauteur” et s'éloigne de son objectif de neutralité carbone. La baisse des émissions de gaz à effet de serre doit tripler d'ici à cinq ans. Pour y arriver, l'organisme indépendant exhorte le gouvernement à un plan de relance orienté vers la transition bas carbone.  Lundi, le premier ministre Jean Castex a justement présenté les lignes d’un plan de soutien au fret ferroviaire, qui fera partie du futur grand plan de relance promis par le gouvernement. Jean Castex a annoncé deux principales mesures pour le fret ferroviaire : la gratuité des péages ferroviaires jusqu’à la fin de l’année 2020 - dont le prix sera ensuite divisé par deux à partir de 2021 - et l’ouverture d’autoroutes ferroviaires. Deux lignes, Sète-Calais et Bayonne-Cherbourg, seront créées et le fameux “train des primeurs”, reliant Perpignan à Rungis, sera réouvert.Le Conseil de défense écologique, qui s’est tenu lundi dernier, a donné naissance à plusieurs mesures concrètes issues de la Convention citoyenne pour le climat : un dispositif permettant de lutter plus efficacement contre les passoires thermiques, la création de deux parcs naturels régionaux ainsi que l’interdiction du chauffage extérieur dans l’espace public, une mesure visant principalement les terrasses chauffés de cafés et de restaurants.Le gouvernement mise également beaucoup sur l’hydrogène vert, présentée comme “une des technologies les plus prometteuses pour les véhicules lourds, les trains mais aussi les avions” par Bruno Le Maire dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Le ministre de l’Economie promet des “investissements massifs” dans ce secteur dans les années à venir.Canicules, sécheresses, incendies : Ces signaux doivent-ils nous alerter sur l'urgence climatique, éclipsée par la crise sanitaire ? Le réchauffement climatique est-il inexorable ? Les mesures prises par la France sont-elles à la hauteur ? De quelle manière nos modes de vie vont-ils évoluer dans les années à venir ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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30 juillet 2020 - 01:07:10
MASQUE OBLIGATOIRE…MÊME A EXTÉRIEURE ? 30-07-2020Invités Karine LacombeCheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris Jean-Daniel ChicheProfesseur de réanimation à l’hôpital Cochin à Paris et président de la fondation « 101 »Patrick PellouxMédecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)Catherine HillEpidémiologiste Selon le dernier bilan de la Direction générale de la santé (DGS), 30 238 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Ces dernières 24 heures, près de 1400 nouveaux cas ont été détectés, la plus forte hausse depuis un mois. 22 nouveaux «clusters» ont été identifiés en France.« Les indicateurs de suivi de la pandémie COVID-19 montrent une augmentation de la circulation virale », détaille la DGS dans son bilan. Ce mercredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a d’ailleurs recommandé le port du masque en extérieur dans certains cas. En déplacement dans les Yvelines, il a rappelé que « l’activité virale était en augmentation dans certains endroits de notre pays ». Certains Ehpad ont même été reconfinés après la découverte de nouveaux clusters. « Un signal préoccupant qui doit être suivi avec la plus grande attention », a déclaré l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF) après l’augmentation du nombre de cas positifs au Covid-19 chez les personnes de plus de 75 ans (+ 24 % depuis la semaine du 13 juillet).En Belgique, la situation est plus préoccupante. De nouvelles restrictions ont été mises en place pour éviter un nouveau confinement. À Anvers, ville la plus touchée, la mairie a imposé un couvre feu entre 23h et 6h et le masque est désormais obligatoire dans les lieux publics. Le télétravail est aussi requis. Les événements ont été interdits et les salles de fêtes et les salles de sport fermées. Le pays met aussi en garde ses ressortissants en voyage en France. Les touristes belges de retour des Pays de la Loire et d’Ile -de-France sont invités à se faire dépister et à observer une période de quarantaine. La Belgique est le pays qui compte le plus grand nombre de morts par rapport à sa population avec 85 décès pour 100.000 habitants.Dans le même temps, la recherche d’un vaccin avance. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 25 "candidats vaccins" évalués dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde. L’entreprise de biotech américaine Moderna a annoncé des résultats prometteurs chez les singes et a débuté, ce lundi, l’ultime phase durant laquelle le vaccin sera testé sur 30 000 volontaires. Un projet européen, mené en coopération avec la société AstraZeneca, est lui aussi entré dans la phase 3 et est testé au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud. Malgré ces nouvelles encourageantes, 32% des Français ne souhaiteraient pas se faire vacciner selon un sondage Yougov pour le Huffington Post. Peur des effets secondaires ou bien influence des messages anti-vaccins qui pullulent un peu partout sur Internet ?Comment l’épidémie évolue-t-elle en France ? Le port du masque doit-il être généralisé partout comme le recommande le ministre de la Santé Olivier Véran ? Faut-il s'inquiéter de la situation en Belgique ? Comment avance la recherche pour trouver un vaccin et quelles populations seraient vaccinées en priorité ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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29 juillet 2020 - 01:07:23
« TOLÉRANCE ZÉRO » : LE VIRAGE SÉCURITAIRE DE MACRON 29-07-2020InvitésBruno JeudyRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Ivanne TrippenbachJournaliste politique à « l’Opinion », chargée des questions régaliennesGéraldine WoessnerJournaliste politique au « Point »Mathieu ZagrodzkiChercheur associé au Cesdip, spécialiste de la police Emmanuel Macron a décidé de placer au cœur de sa fin de mandat, les questions régaliennes et la sécurité. Lundi dans la soirée, on a ainsi vu le président de la République rendre une visite nocturne très symbolique aux policiers dans le XVIIe et le XVIIIe arrondissements de Paris. Accompagné des ministres Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, et du préfet de police Didier Lallement, le chef de l’Etat s’est enquis du moral des troupes mais il a surtout annoncé une prime pour les "nuiteux". Dix millions d’euros vont être débloqués pour les indemnités des effectifs de police nationale mobilisés la nuit.La semaine précédente, son nouveau Premier ministre, qui veut faire du "régalien" un axe fort de sa politique, s'était lui rendu à Nice pour monter au créneau sur le thème de l'insécurité. Accueilli par le maire LR, Christian Estrosi, Jean Castex a promis l’envoi de renforts de policiers et le lancement d’une expérimentation sur "l’extension des compétences de la police municipale". Il a également annoncé la généralisation de la forfaitisation des délits de stupéfiants. Ce dispositif aidera les forces de l’ordre à "appliquer une sanction sans délai" et devrait se montrer efficace "contre les points de revente qui gangrènent les quartiers", a affirmé le chef du gouvernement.A cela vient s’ajouter la vingtaine de déplacements de Gérald Darmanin depuis son arrivée place Beauvau. Comme son mentor Nicolas Sarkozy, le nouveau locataire de la place Beauvau multiplie les sorties sur le terrain, les déclarations musclées et les polémiques. Malgré les remous dans la majorité, l’exécutif met les bouchées doubles pour répondre aux attaques formulées par l'opposition de droite sur ces sujets. "Macron est faible sur le régalien", assène-t-on sans relâche du côté des Républicains. Un procès que le président a lui-même relancé en parlant "d'incivilités" au sujet de la mort d'un chauffeur de bus à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et de l'agression par balle d'un pompier en région parisienne lors de son intervention du 21 juillet sur le plateau du 20 heures de TF1.Conscient également que l'écologie gagne du terrain dans la société – résultats des élections européennes et municipales et enquêtes d'opinion à l'appui – Emmanuel Macron a aussi chargé son gouvernement de s'emparer de ce dossier. Jean Castex a ainsi réaffirmé au cours du week-end que l'écologie était "une priorité" dans une tribune parue dans Ouest-France, puis annoncé la création de trois autoroutes ferroviaires. Dans la foulée, la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a dit lundi vouloir lutter contre les passoires thermiques, créer de nouvelles aires protégées en baie de Somme et dans le Vaucluse et interdire les terrasses chauffées. Des mesures inspirées des 149 propositions formulées par la Convention citoyenne pour le climat, jugées néanmoins timorées par les écologistes et des ONG. "C'est un gadget […], nous disons : appliquez la Convention citoyenne pour le climat et dépêchez-vous parce qu'il reste moins de 600 jours, ce mandat est gâché pour le climat pour l'instant", a ainsi déploré le secrétaire national d'Europe Écologie Les-Verts, Julien Bayou.Ecologie, sécurité… Emmanuel Macron opère-t-il un virage ? Comment lutter contre l’insécurité ? Faut-il élargir les prérogatives de la police municipale ? Enfin Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, peut-il tenir ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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28 juillet 2020 - 01:07:04
J-100 : TRUMP PEUT-IL ENCORE GAGNER ? 28-07-2020InvitésThomas SNEGAROFFHistorien spécialiste des Etats-UnisCorentin SELLINHistorien spécialiste des Etats-UnisSylvie MATELLYEconomiste – Directrice adjointe de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesNicole BACHARAN En duplexPolitologue spécialiste des Etats-UnisÀ cent jours de l’élection présidentielle, les difficultés s’accumulent pour Donald Trump. La courbe de son impopularité suit depuis plusieurs semaines l’envolée des cas de Covid-19 aux États-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 146 460 morts et 4,28 millions de contaminés, dont 57.000 nouveaux cas confirmés ces dernières 24 heures. Et la Maison-Blanche n’est une nouvelle fois pas épargnée. Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, Robert O'Brien, a été testé positif au Covid-19 a indiqué lundi l'exécutif américain.Alors aux grands maux les grands remèdes, Donald Trump, critiqué jusque dans son camp pour sa gestion de la crise sanitaire, contesté dans des États clés (Texas, Floride, Michigan ou Caroline du Nord), a décidé de changer de stratégie. Lui qui méprisait le port du masque en est presque devenu un fervent adepte et appelle désormais "tout le monde" à faire de même. Depuis sa conférence de presse du 21 juillet, le républicain a reconnu les proportions "inquiétantes" de l’épidémie. Mais plutôt que d’envisager un reconfinement, Donald Trump a décidé de parier sur la découverte rapide d'un vaccin et de nouveaux traitements pour contenir la pandémie de Covid-19. Il l'a démontré en se rendant hier sur le site de production d’un vaccin expérimental développé par l'une des nombreuses sociétés dans laquelle son gouvernement a investi, Novavax, une biotech qui n'a jamais commercialisé de vaccin de son existence mais a reçu 1,6 milliard de dollars. Au total, Washington a dépensé 6,3 milliards depuis mars pour financer différents laboratoires dans cette course aux vaccins. Washington a aussi accordé des milliards supplémentaires pour financer des traitements thérapeutiques, des sites de production, la fabrication de seringues, de flacons, etc.Parallèlement, Donald Trump manie une autre recette pour rattraper son retard face au candidat démocrate Joe Biden. Il se présente en défenseur de "la loi et l’ordre" face à "l’anarchie". Depuis le début des manifestations antiracistes, il dépeint un tableau très exagéré de la situation dans les villes démocrates en plein chaos et accuse Joe Biden, "marionnette" de la gauche radicale, de vouloir abolir l’"American Way of Life". Le républicain a décidé d’envoyer, sans l'accord des autorités locales, des troupes fédérales à Portland dans l’Oregon pour réprimer les manifestations Black Lives Matter et a menacé de faire de même dans d’autres villes comme New York et Chicago. Du côté des démocrates, plusieurs maires, dont celui de Portland et la gouverneure de l'État de l'Oregon, ont demandé aux troupes fédérales de partir, les accusant d'aggraver les tensions. Le procureur général de l'Oregon a également décidé de poursuivre l'administration Trump pour avoir violé les droits des citoyens de son État en menant des arrestations illégales. Le candidat démocrate Joe Biden évoque, lui, une "bataille pour l’âme de l’Amérique".Enfin, en pleine chute dans les sondages, le président et ses équipes ont décidé de mettre le turbo contre le nouvel ennemi juré de l'Amérique : Pékin. Mercredi 22 juillet, les autorités américaines ont ainsi ordonné la fermeture du consulat chinois à Houston (Texas) considéré par les USA comme une "plaque tournante de l’espionnage et du vol de propriété intellectuelle", selon les mots du secrétaire d'Etat Mike Pompeo. "La Chine représente la plus grande menace et le plus grand défi pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'Europe", a expliqué de son côté Robert O'Brien, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, la semaine dernière lors de son déplacement à Paris. Réplique de la Chine trois jours plus tard : Pekin a ordonné la fermeture du consulat américain à Chengdu (province du Sichuan) puis en a pris possession.Alors quelle est la stratégie de Donald Trump ? Peut-il encore gagner ? Jusqu'où ira l'escalade entre les Etats-Unis et la Chine ? Pourquoi le déploiement des forces fédérales est-il au cœur d’un bras de fer politique en Amérique ? Que se passe-t-il à Portland ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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28 juillet 2020 - 01:07:05
REPRISE DE L’ÉPIDÉMIE : LA JEUNESSE ACCUSÉE 27-07-2020InvitésGilbert DerayProfesseur de médecine et chef du service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière à ParisMartin BlachierMédecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiqueBenjamin DavidoInfectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré à GarchesPascale HébelEconomiste-directrice du pôle consommation et entreprises au Crédoc L’épidémie regagne du terrain. À Quiberon, dans le Morbihan, 54 cas de coronavirus ont été détectés. À l’origine de ces contaminations, des soirées dans un bar-discothèque de la station balnéaire. L’établissement a été fermé deux mois par la préfecture. Ce dimanche 26 juillet, la commune a aussi décidé de fermer toutes ses plages et ses parcs de 21h à 7h du matin.« Ce que nous constatons, c'est que tous les cas positifs sur la commune sont des jeunes de 18 à 25 ans », a expliqué Gildas Quendo, premier adjoint au maire de Quiberon. « Ils sont liés à des regroupements de plus de dix personnes qui se rejoignent tardivement la nuit sur la Grande Plage. Nous sommes contraints de devoir interdire ces regroupements », a-t-il poursuivi. Dans le même temps, dans le Gard, à Bellegarde, plusieurs personnes ont été contaminées après une fête d’anniversaire. Ce lundi, une campagne de dépistage a été lancée dans la petite ville de 7000 habitants.En Espagne, et notamment en Catalogne, la situation est tendue. Le Premier ministre Jean Castex a recommandé aux Français de ne pas s’y rendre pour les vacances. Pour éviter une 2ème vague, la région a fermé ses discothèques et ses salles de concert. Elle a aussi imposé un couvre-feu à minuit pour ses bars. Au total, le nombre de clusters a triplé dans le pays : plus de 280 foyers en 2 semaines. Les autorités britanniques ont décidé d’imposer une quarantaine à tout voyageur revenant d’Espagne. « La situation est sous contrôle », a pourtant assuré le ministère espagnol des Affaires étrangères. Une autre information a également mis le gouvernement espagnol dans l’embarras : le quotidien El Pais a affirmé que le Covid avait fait 44 868 décès, contre 28 432 d’après les chiffres officiels. Si ce chiffre est confirmé, il placerait l’Espagne en 2e position des pays européens les plus endeuillés, derrière le Royaume-Uni mais devant l’Italie.Les jeunes respectent moins les gestes barrières et la question des rassemblements festifs se pose, notamment en Corse. A Calvi, la jeunesse se plaint de ne pas avoir de discothèques où danser. Les DJ, eux, se replient sur les animations dans les campings. Des organisateurs de festivals en plein air ont décidé de jeter l’éponge face aux trop nombreuses contraintes administratives. Le ministre de la Santé Olivier Véran a appelé à la "vigilance" des moins de 35 ans face à la circulation du virus en France, dans une interview ce samedi au Parisien. Un été pas comme les autres donc…Comment évolue l’épidémie en France ? Les jeunes sont-ils vraiment les plus touchés par ces nouvelles contamination ? Les interdictions de rassemblements festifs permettront-elles vraiment d’enrayer l’épidémie ? Quid de la situation en Espagne ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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25 juillet 2020 - 01:06:02
SARKOZY : UN LIVRE... ET UN RETOUR ? 25-07-2020Invités Bruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match » Dominique REYNIÉPolitologue – Directeur général de la Fondation pour l'innovation politique Chloé MORINDirectrice de l'Observatoire de l'opinion à la Fondation Jean Jaurès Géraldine WOESSNERJournaliste politique au « Point »Un an après la publication du best-seller Passions - il s'est vendu à plus de 200 000 exemplaires - Nicolas Sarkozy revient sur le devant de la scène médiatique en publiant Le Temps des Tempêtes. Un livre de 523 pages, écrit pendant le confinement, dans lequel il raconte ses deux premières années à l'Elysée, de 2007 à 2009 marquées par des tempêtes personnelles et surtout politiques. Un ouvrage rédigé pendant une crise qui en évoque d’autres : les mouvements sociaux, le conflit entre la Géorgie et la Russie, la libération des otages ou encore le cataclysme financier de septembre 2008.Nicolas Sarkozy, dans cette leçon de gouvernance face aux crises, assume quasiment tout de son quinquennat même les épisodes les plus polémiques. Sur l’altercation notamment avec un marin-pêcheur à Guilvinec dans le Finistère en novembre 2007 il explique avoir "voulu montrer que je n’étais pas en cire, que je ne jouais pas un rôle". L’ex-chef de l’État revient également sur l’humeur "changeante" des Français, dépeint une France irréformable et dresse le portrait de nombreuses personnalités. En particulier ceux de certains de ses rivaux politiques, au vitriol.Un récit donc au fil des tempêtes qui s’il n’augure pas un retour en politique promet l’ex-chef de l’Etat, qui doit être jugé en octobre prochain pour corruption, soulève des interrogations et fait dire à certain qu’il n’en a pas tout à fait fini avec la vie politique. Et ce alors que dans les états-majors, la présidentielle de 2022 est déjà dans toutes les têtes.A droite, Les Républicains se divisent sur l'organisation d'une primaire et certaines têtes d'affiche sortent du bois, tandis qu’à gauche les tentatives de recomposition et de rassemblement se multiplient. Élus pour certains le 28 juin dernier, une vingtaine de maires de gauche et écologistes se sont réunis ce mardi à Tours autour des édiles de Paris Anne Hidalgo et de Grenoble Eric Piolle.Alors de quoi est-il question dans le livre de Nicolas Sarkozy ? Faut-il y voir des velléités de retour ? Pourrait-il être un recours pour la droite ? Du côté de la gauche, un rassemblement est-il possible ? Autour de quelle(s) ligne(s) politique(s) et quelle(s) personnalité(s )? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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24 juillet 2020 - 01:06:17
COVID-19 : CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES RENFORCÉS 24-07-2020InvitésAnne-Claude CrémieuxProfesseure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-LouisMartin Blachier Médecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiqueBruno MégarbaneChef du service de réanimation médicale de l'hôpital LariboisièreJoëlle Wizman-PeltaMédecin généraliste à Paris, membre de la CSMFPlus de 1000 cas détectés en 24 heures, plus 26 % en une semaine, des contaminations qui concernent désormais l’ensemble des tranches d’âge et un nombre d'admissions en réanimation qui ne baisse plus depuis deux semaines... Face à la situation inquiétante de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a consacré ce vendredi son Conseil de défense à la lutte contre la crise sanitaire. Avec au menu, le contrôle aux frontières, le renforcement des tests, le port du masque obligatoire ou encore la jauge maximale pour les rassemblements."Il n’y a aucun tabou", avait prévenu le gouvernement, et toutes les mesures seront examinées comme celle de la fermeture des frontières avec le voisin espagnol. La Catalogne, région frontalière de la France, connaît en effet une situation similaire à celle de fin février, selon les services de santé locaux. Le Premier ministre a recommandé aux Français de ne pas se rendre dans cette région espagnole. Les tests seront désormais obligatoires dans les aéroports et les ports pour les passagers provenant de seize pays a également annoncé Jean Castex cet après-midi à Roissy. Enfin, le gouvernement prépare aussi la rentrée. Le président de la République et les ministres ont planché notamment sur un nouveau protocole sanitaire dans les écoles.Car cette fin de mois de juillet 2020 montre bien que l’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée. Au contraire, comme le répète sans cesse l’OMS depuis des semaines, l’épidémie accélère. Au niveau mondial, on compte désormais 15,45 millions de cas confirmés selon l’université John Hopkins et sa carte qui fait office de référence. Pays le plus touché du monde, les États-Unis viennent de dépasser à eux seul les 4 millions de cas (144.242 décès) et ont enregistré hier, en une journée, plus de 76 500 nouvelles contaminations. Face à cette propagation et à des sondages très défavorables, Donald Trump a changé d’approche sur les masques, appelant les Américains à les porter et a décidé d’annuler la "grande" convention républicaine prévue à Jacksonville en Floride pour l’introniser comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 3 novembre. Au Brésil (2,3 millions de cas et 84.000 décès), le président Jair Bolsonaro, qui avait annoncé le 7 juillet dernier qu’il avait contracté le Covid-19, a déclaré mercredi qu’il était toujours positif. Au Japon, la ville de Tokyo est en alerte maximale et appelle ses habitants à se reconfiner face à la recrudescence des cas de coronavirus. L’inquiétude gagne également Hong Kong, où 113 nouveaux cas de contaminations ont été signalés mercredi, ce qui constitue un nouveau record dans la région semi-autonome. La ministre de la Santé a évoqué un moment "critique" et a demandé à la population d’annuler toutes les sorties inutiles.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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23 juillet 2020 - 01:07:08
LA 5G DE HUAWEI, INDÉSIRABLE EN FRANCE 23-07-2020InvitésNicolas BOUZOUEconomiste - Directeur fondateur du cabinet de conseils Asterès Sophie FAYGrand reporter à « L’Obs », spécialiste des questions économiquesIsabelle LASSERRERédactrice en chef adjointe du service politique étrangère du « Figaro »Emmanuel PAQUETTEJournaliste à « L’Express », spécialiste des nouvelles technologies et des télécomsUn chiffre, une lettre et beaucoup d’interrogations. La France, comme d’autres pays en Europe, prépare le déploiement de la 5G, le réseau mobile du futur, auquel on pourra s’abonner dans quelques mois et qui ouvrira la voie à une vie connectée à toute vitesse. Mais la prochaine génération de technologie mobile suscite aussi des inquiétudes, notamment sur son impact sur l’environnement, la biodiversité, la santé, et même sur les risques d’espionnage par la Chine.Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis soupçonnent Huawei d’utiliser ses équipements à des fins d’espionnage - ce que le groupe et Pékin démentent - et pressent leurs alliés d’interdire le fabricant. La semaine dernière le Royaume-Uni a fait machine arrière et a claqué la porte à l’industriel chinois. "Suite aux sanctions américaines contre Huawei et aux conseils techniques actualisés de nos cyber-experts, le gouvernement a décidé qu’il était nécessaire d’interdire Huawei de nos réseaux 5G", a asséné Oliver Dowden, secrétaire d’Etat au Numérique, à la Culture et aux Médias le 14 juillet. D’autres pays avaient déjà décidé de tourner le dos à l’équipementier chinois. C’est notamment le cas de Singapour, de l’Italie ou encore l’Australie. Dans ces pays, les opérateurs doivent choisir les technologies de Nokia ou Ericsson.En France, Bruno Le Maire affirme qu’il n’est pas question de bannir Huawei du marché français de la 5G, mais il évoque également les mesures prises par le directeur de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) pour protéger "nos intérêts de sécurité nationale". A en croire les informations obtenues par Reuters et d’autres médias, Paris aurait bien l’intention à long terme d’écarter l’équipementier chinois de l’ultra haut débit mobile, en ne renouvelant tout simplement pas les autorisations accordées aux opérateurs. Celles-ci pouvant aller jusqu'à huit ans, l'exclusion de Huawei serait donc effective à la fin de la décennie 2020.Ces annonces surviennent alors qu’en France les enchères d'attribution des fréquences du réseau doivent débuter fin septembre pour un lancement de la commercialisation prévu à la fin de l'année. La 5G devrait supplanter l'actuelle 4G d'ici à 2023 pour permettre un bond technologique, avec de nouvelles (très hautes) fréquences et davantage d'antennes, en offrant aux utilisateurs des délais de transmission bien plus réduits sur internet. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront alors des débits jusqu'à 10 fois supérieurs à la 4G.Mais associations écologiques et élus, comme certains des maires verts tout juste élus à la tête de grandes agglomérations (Bordeaux, Poitiers, Besançon…), ne sont pas du tout enthousiastes à l'idée de voir des antennes-relais pour la 5G dans leur commune. Ils demandent un moratoire sur son déploiement et l’ouverture d’un débat démocratique. Ils s'inquiètent notamment de son impact sur l’environnement et sur notre santé. Ces derniers craignent que la multiplication des antennes, et des usages qui en découlent, augmente l'exposition des populations aux ondes et génère des troubles sanitaires (cancers, baisse de la fertilité, insomnie, grande fatigue, maux de tête) et cognitifs (problèmes d'apprentissage des enfants, troubles psychosociaux, etc.). Les défenseurs de l'environnement redoutent également un impact sur la biodiversité et pointent un risque d'épuisement des ressources non renouvelables, de destruction des sols et de pollution de l'eau.En septembre 2017, déjà, plus de 170 scientifiques internationaux avaient, dans un appel, "recommandé un moratoire sur le déploiement de la 5e génération" afin que des scientifiques indépendants puissent étudier les dangers potentiels de la technologie sur la santé et l'environnement. La Convention citoyenne sur le climat a émis fin juin un souhait similaire. Le gouvernement n'a pas retenu la proposition mais mise sur le rapport d'évaluation que doit rendre début 2021 l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les effets de la 5G "sur la santé et le climat".Alors qu'est-ce que la 5G ? Santé, environnement, espionnage… Faut-il en avoir peur ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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22 juillet 2020 - 01:07:24
MASQUES, HÔPITAUX : SOMMES-NOUS PRÊTS POUR LA DEUXIÈME VAGUE ? 22/07/2020Invités Eric CAUMESChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière Agnès RICARD-HIBONPrésidente de la Société Française de Médecine d'Urgence Bruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match » Daniel ROSENWEGGrand reporter chargé de l’économie de la santé au « Parisien »Alors que le port du masque est depuis lundi obligatoire dans les lieux publics clos et que certaines villes, comme La Rochelle ou le Grau-du-Roi, vont encore plus loin en le rendant obligatoire dans une partie de l’espace public extérieur, une question agite le paysage politique : faut-il rendre le masque gratuit pour tous ? "L’État - et le contribuable français - n’a pas vocation à payer des masques […] pour tout le monde, tout le temps. Donc je pense que ça doit rester une politique sociale", a déclaré hier sur TF1 le président de la République.Portant depuis l'annonce du décret entérinant leur port, beaucoup de Français s’en inquiètent et des voix s'élèvent pour dénoncer le poids qu'induisent ces masques dans les budgets. À l'image du chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris, Philippe Juvin, qui réclame que le masque soit mis en vente à bas prix, voire qu'il soit gratuit. Un point de vue également partagé par le président de la Fédération des médecins de France. Estimant "le prix maximal encadré par le gouvernement à 95 centimes trop élevé" Jean-Paul Hamon rappelle que "le masque avant la crise, était autour de 5 centimes. Donc ce serait bien que des efforts soient faits et qu'il soit au prix coûtant si on ne veut pas que les Français soient freinés dans un tel contexte sanitaire".Pour éviter un telle situation, la région Ile-de-France a décidé de distribuer des masques gratuits pour les lycéens. De son côté, le ministre de la santé a promis hier de "réenclencher la distribution de masques gratuits" à destination des plus vulnérables, à savoir les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, qui remplace depuis la fin de 2019 la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), ainsi que les "deux millions de Français porteurs de fragilités" qui "peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie".Olivier Véran a dévoilé par ailleurs hier les conclusions du Ségur de la Santé. Au terme d’une concertation de cinquante jours engagée avec les professionnels de la santé sous l’égide de Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, le ministre de la santé a ainsi annoncé une trentaine de mesures visant à remettre à flot l’hôpital public. Au menu : une hausse du salaire des personnels hospitaliers, l’assouplissement des 35 heures, 15 000 recrutements, l’ouverture de 4 000 lits "à la demande" dans les hôpitaux ou encore le déblocage de six milliards d’euros sur cinq pour l’investissement dans le système de santé. Mais alors que l’accord sur les salaires était loin de faire l’unanimité, comment sont reçues ces propositions par le personnel soignant ? Et sommes-nous prêts pour affronter une deuxième vague ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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21 juillet 2020 - 01:07:15
C DANS L'AIR DU 21 JUILLET : PLAN DE RELANCE EUROPÉEN : POURQUOI L’ACCORD EST-IL "HISTORIQUE" ?Au terme d’un marathon de négociations très tendues, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont donné leur feu vert sur un gigantesque plan de relance économique : 750 milliards d’euros qui ont déchaîné les passions. Pendant quatre jours, presque un record, ce sommet a mis les esprits à rude épreuve par sa dramaturgie. Le président du Conseil européen Charles Michel a multiplié les réunions avec les pays dits "frugaux" et les pays du Sud. Les noms d’oiseaux ont volé. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tapé du poing sur la table. Les portes ont claqué, certains ont menacé de quitter le sommet, mais finalement tout le monde est resté, et au petit matin de ce quatrième jour, ils sont parvenus à un accord. "Nous l’avons fait ! L’Europe est forte, l’Europe est unie", a lancé, ce mardi à 6 h du matin, Charles Michel en conférence de presse. "Il s’agit d’une étape majeure. Le plan de relance fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro", a déclaré de son côté le président de la République lors d’une conférence de presse en visioconférence aux côtés de la chancelière allemande.Mais que contient cet accord ? Pourquoi est-il considéré comme historique ? Si les montants mobilisés pour le plan de relance sont colossaux, l’importance de l’accord n’est pas tant dans son ampleur que dans son principe, qui instaure une forme de solidarité financière inédite entre les Etats membres. Ainsi sur les 750 milliards d’euros empruntés et remboursés par les 27, 390 milliards seront versés aux Etats les plus touchés par la pandémie sous forme de subventions. La répartition de ces dernières n'est pas encore précisément connue. Mais on sait déjà que l'Italie, l'Espagne et la France, les trois pays les plus touchés par le Covid-19 pourraient, pour les deux premiers, recevoir 60 milliards d'euros de subventions, et 40 milliards d'euros pour l'Hexagone.Outre ces subventions, 360 milliards d'euros seront également disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur. Ce plan de relance est adossé au budget à long terme de l'UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1.074 milliards d'euros, soit environ 154 milliards d'euros par an.Cette émission de dette commune, une première, repose sur une proposition franco-allemande, qui suscitait une farouche opposition de la part des quatre pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède), rejoints ensuite par la Finlande. A l'issue du sommet, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, chef de file de ce groupe, a affirmé que cet emprunt commun n'était pas le début d'une "Union des transferts" de richesses du nord au sud - ce dont il avait mis en garde avant les pourparlers. "Il s'agit d'une opération ponctuelle, dont la nécessité est évidente compte tenu de la situation", a-t-il déclaré aux journalistesAlors en quoi consiste le plan de relance européen ? Comment va fonctionner ce mécanisme inédit de transfert financier vers les pays les plus touchés par la crise sanitaire ? Après avoir refusé pendant des années l’idée de communautariser les dettes, notamment en 2008, pour sauver la Grèce, la chancelière allemande a approuvé le principe tant décrié outre-Rhin d’une dette commune européenne. Pourquoi un tel revirement ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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20 juillet 2020 - 01:08:12
C DANS L'AIR DU 20 JUILLET : MASQUE OBLIGATOIRE…JUSQU’À QUAND ?Depuis plusieurs jours, les signes d’une reprise de l’épidémie dans plusieurs régions du pays amènent les autorités à durcir les mesures anti-Covid. Ainsi, le port du masque devient obligatoire ce lundi partout en France dans les établissements clos recevant du public à savoir les magasins, les centres commerciaux, les administrations, les banques et les marchés couverts. Les salles de réunions et de spectacle, cinémas, restaurants, hôtels, salles de jeux, établissements d’enseignement, centre de vacances, bibliothèques, lieux de culte, établissements sportifs couverts, musées, gares et aéroports étaient eux déjà concernés, "parfois avec des règles spécifiques". L’objectif ? Se protéger et protéger les autres pour ne pas transmettre la maladie en respirant et parlant à fortiori dans un lieu fermé. Sur la base de nombreuses études de cas, plus de 200 scientifiques du monde entier ont alerté ces dernières semaines sur l'importance de la transmission aéroportée du Covid-19. L’air ambiant pouvant être contaminé car la particule virale continue de flotter dans l’atmosphère. L’OMS a reconnu le 7 juillet dernier que des "preuves émergeaient" sur la transmission par l'air du Covid-19. Une certaine inquiétude s’en est suivie qui a poussé sans doute les autorités à imposer ce port du masque dans les lieux clos. Appliquée en Belgique depuis le 11 juillet, la mesure est plutôt bien respectée par la population. Mais les Français vont-ils comme leurs voisins Belges la respecter ? En Belgique en cas de non-respect du port du masque l'amende est de 150 euros. Les commerçants, eux, risquent une amende de 750 euros. En France, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros, comme c’était déjà le cas dans les transports. Parallèlement, les autorités appellent les Français à la vigilance et à la "responsabilité individuelle" après avoir constaté un relâchement des comportements et une augmentation du nombre de cas de Covid-19 sur le territoire, en particulier en Mayenne, en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, en PACA mais aussi dans le Grand-Est. Alors que le taux de reproduction du coronavirus connaît un rebond, faut-il craindre un nouveau reconfinement comme on a pu le voir récemment chez nos voisins européens à Barcelone, Lisbonne ou à Leicester ? Le gouvernement travaillerait actuellement sur quatre hypothèses de reconfinement avec des mesures progressives. Quelles sont-elles ? Quelle est la situation actuellement dans l’Hexagone ? Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire tester, mais pourquoi est-ce si compliqué ? Enfin où en est-on dans la course au vaccin ?Invités :Anne-Claude CREMIEUX - Professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à ParisMartin BLACHIER - Epidémiologiste, spécialiste en santé publique et directeur de Public Health ExpertiseBertrand GUIDET - Professeur et chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Antoine à ParisMarie GARIAZZO - Directrice adjointe du département Opinion et Stratégies d'entreprises de l'IFOPDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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18 juillet 2020 - 01:06:11
C DANS L'AIR DU 18 JUILLET : RECONFINEMENT : "NOUS DEVONS ÊTRE PRÊTS"L’été sera donc masqué ! Il devient obligatoire partout en France dans les lieux publics clos dès lundi et il l’est dès maintenant dans plusieurs communes de Mayenne, de Seine-Saint-Denis qui vient de franchir le seuil de vigilance mais aussi sur les îles et les marchés du Finistère. Voilà qui déboussole un peu les habitants et les vacanciers, et qui incite les autorités à muscler les dispositifs sanitaires en cette période de départ en vacances."Il faut être vigilant. (Nous ne sommes pas) dans une situation grave, mais c'est une situation qui appelle plus de vigilance", a expliqué hier soir le chef du gouvernement, alors que le taux de reproduction du virus est en hausse dans plusieurs régions, notamment en Bretagne, en Provence Alpes-Provence-Côte d’Azur et en Nouvelle-Aquitaine. Jean Castex a, en outre, indiqué que les tests salivaires étaient en cours de développement, alors que les tests virologiques ne se font actuellement que par prélèvement nasal, et que "les dispositifs dans les ports et les aéroports" étaient en train d’être "renforcés".Le gouvernement souhaite aussi accélérer les dépistages alors que dans certains départements comme en Île-de-France les laboratoires d’analyses croulent sous les demandes. Vendredi, le ministre de la santé, Olivier Véran, les a appelé à "augmenter encore leur mobilisation", pour que l’accès aux tests de dépistage et aux résultats soit "le plus fluide possible".Avec 534 contaminations détectées en vingt-quatre heures et 18 décès, le virus continue à circuler dans l’Hexagone. Mais il est également présent en Europe où la recrudescence des cas de contamination pousse les autorités de plusieurs pays à durcir les mesures anti-Covid. Ainsi en Espagne les habitants de Barcelone sont appelés, depuis hier, par le gouvernement régional catalan à "rester chez eux" sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19. Face au rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles ont également décidé de renforcer le caractère obligatoire du masque, qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos même lorsque la distance de sécurité est respectée.En Belgique, le port du masque est désormais obligatoire dans tous les lieux publics fermés et il va l’être dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. L’Irlande, qui devait rouvrir pleinement ses bars lundi, a fait machine arrière mercredi et a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août. Dans la région de Lisbonne, au Portugal, le nouveau confinement décidé le 1er juillet pour 700 000 habitants d'une vingtaine de quartiers vient d’être aussi prolongé au moins jusqu'à la fin juillet. Enfin en prévision d’une résurgence, l'Allemagne vient d’autoriser des mesures de confinement renforcées au niveau local avec "des interdictions de sortie" dans des zones géographiques limitées. C’est une nouveauté dans le pays qui jusqu’ici avait une définition souple des confinements, basés largement sur l’auto-discipline et la bonne volonté.Si en France un reconfinement n’est pas pour l’heure à l’ordre du jour, le Premier ministre a néanmoins indiqué hier soir sur France 2 que "nous devons être prêts à toute opportunité". Il a également affirmé ce samedi surveiller "de très près" la situation en Catalogne et n’a pas exclu une fermeture de la frontière avec l’Espagne : "C'est un vrai sujet dont il faut que nous discutions avec les autorités espagnoles. Vous pouvez me faire confiance pour suivre ça de très près" a expliqué Jean Castex.Invités :Daniel LEVY-BRUHL - Epidémiologiste à Santé Publique FranceKarine LACOMBE - Cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-AntoineAgnès RICARD-HIBON - Urgentiste et présidente de la Société Française de Médecine d'UrgenceJean-Paul HAMON - Médecin généralisteDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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17 juillet 2020 - 01:06:11
C DANS L'AIR DU 17 JUILLET : RETRAITES, IMPÔTS, DETTE : LE CASSE-TÊTE DE CASTEXLe Premier ministre a reçu ce vendredi les partenaires sociaux pour aborder les réformes programmées pour la suite du quinquennat. Au menu : l’emploi des jeunes, l’assurance chômage, le plan de relance post-coronavirus de 100 milliards d’euros et le dossier sensible des retraites. Une première étape délicate. Le chef du gouvernement va devoir prouver qu’il est bien l’homme de la concertation comme il l’affirme depuis sa nomination à Matignon au moment où la France s’inquiète d’une accélération de l’épidémie sur son sol, et qu’un rapport de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale pointe "une dégradation des finances publiques sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale".Le choc économique, induit par la crise sanitaire, est en effet estimé "à ce stade" à environ 22 points de produit intérieur brut. La dette publique pourrait ainsi approcher les 120 % du PIB en fin d’année soit 2.650 milliards d'euros. Une dette astronomique qui interroge sur sa soutenabilité et dont on ne sait pas encore vraiment comment elle va être remboursée.Alors qui va payer la dette ? Il n’y aura pas d’augmentation des impôts a affirmé l’exécutif qui a esquissé une nouvelle méthode de calcul de l’endettement français : la distinction entre la dette Covid-19 (celle utilisée pour financer les mesures de relance et de reconversion industrielle) et, de l’autre, ce qui relève de la dégradation des comptes sociaux (le déficit de la sécurité sociale devrait approcher les 50 milliards d’euros en fin d’année).Cette idée est sous-jacente dans le plan franco-allemand de relance de 750 milliards d’euros qui est débattu à partir de ce vendredi à Bruxelles lors du sommet européen. La proposition d’émission d’une dette commune de 500 milliards d’euros au nom de l’Union européenne, remboursée par le budget européen, devant servir à des dépenses d’infrastructures dans les différents pays bénéficiaires. Sur la base actuelle de répartition, la France recevrait 39 milliards d’euros de cette enveloppe, si un accord est trouvé cette semaine au sein des Vingt-Sept. Mais pour cela d'importantes divergences vont devoir être dépassées.Les Etats dits "frugaux" - les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark, la Suède, et dans une moindre mesure la Finlande-, ont émis de nombreuses réserves sur le plan de soutien qui devrait profiter avant tout aux pays du Sud, Italie et Espagne en tête. Partisans d'une réduction des subventions au profit de prêts remboursables, ils réclament pour tout argent versé de solides réformes de la part des bénéficiaires. Des exigences qui font bondir les Etats du Sud, inquiets de se retrouver avec l'obligation de se soumettre à un programme imposé par d'autres, comme l'avait été la Grèce au plus fort de la crise de la zone euro, obligeant sa population à de douloureux sacrifices.Reste par ailleurs à savoir comment redresser les comptes publics du pays. Emmanuel Macron a promis mardi de ne pas recourir aux hausses d’impôts. Il ne veut pas non plus rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé dès le début de son mandat en impôt sur la rente immobilière. Pour autant un report de la suppression de la taxe d'habitation pour les 20 % de Français les plus aisés serait à l’étude mais l’arbitrage ne devrait intervenir qu’à l’automne. D’autre part, l’impôt levé pour combler le trou de la Sécu (CRDS) qui devait expirer en 2033 pourrait lui être encore prolongé, cette fois jusqu’en 2042.Mais est-ce que cela sera suffisant ? Comment rembourser la dette ? Qui va payer ?Invités :Philippe DESSERTINE - Directeur de l’Institut de Haute FinanceFrançoise FRESSOZ - Editorialiste au MondeAnne-Laure DELATTE - Chercheure au CEPIIMathieu PLANE - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et PrévisionDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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