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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

621 épisodes

12 décembre 2018 - 01:04:18
ATTENTAT : LA FRANCE A NOUVEAU FRAPPÉE 12-12-2018 _Invités :_ Alain BAUER_Professeur de criminologie_Christophe BARBIER_Editorialiste politique à “L’express”_Flore THOMASSET_Journaliste Police/justice à “La Croix”_Hugo MICHERON_Chercheur, spécialiste du jihadisme_Capitale de l’Europe, symbole de la réconciliation franco-allemande, connue pour sa cathédrale et son marché de Noël, Strasbourg a été prise pour cible hier soir par un homme qui a ouvert le feu en pleine rue vers 20 heures. Le bilan provisoire fait état de 2 morts, 1 personne en état de mort cérébrale et 12 blessés, dont 6 en état d'urgence absolue. Une chasse à l’homme est toujours en cours pour retrouver le tireur en fuite. Dans la nuit les contrôles aux frontières ont été renforcés dans le cadre de l'élévation du plan Vigipirate désormais porté au niveau "urgence attentat", le stade le plus élevé, et des centaines de policiers et de gendarmes quadrillent la ville à la recherche de l’auteur présumé de l’attaque qui a été identifié.Que sait-on du suspect ? Quel est son profil ? Né à Strasbourg, âgé de 29 ans, fiché S, le tireur présumé "est très connu des services de police et de justice pour des faits de droit commun, principalement pour des faits de vols et de violences", a indiqué le procureur de Paris, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse. Il aurait ainsi été condamné 27 fois pour des faits de droit commun, commis principalement en France, mais aussi en Allemagne et en Suisse. "Il a fait plusieurs séjours en prison et c'est à l'occasion de ces séjours en prison qu'a été détectée une radicalisation, mais dans la pratique religieuse, jamais de signe de passage à l'acte", a expliqué de son côté le secrétaire d'État, qui a précisé que l'homme était suivi par les services de renseignement depuis sa sortie de prison fin 2015. Il devait être interpellé le mardi matin pour des faits de droit commun mais il n'était pas à son domicile, situé dans le quartier de Neudorf, où au moins une grenade a été retrouvée lors de la perquisition opérée par des gendarmes. Celle-ci se faisait dans le cadre d'une enquête pour tentative d'homicide et braquage."Le terrorisme a une nouvelle fois frappé notre territoire, nous rappelant de façon dramatique que la menace est toujours bien réelle", a déclaré ce mercredi le chef du parquet antiterroriste. "Au regard du lieu ciblé, du mode opératoire employé par l'assaillant, de son profil et des témoignages recueillis auprès de ceux qui l'ont entendu crier 'Allah Akbar', la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisi des faits d'hier soir", a-t-il expliqué. Une enquête a été ouverte pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste, tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d'atteinte aux personnes".Alors que s’est-il passé hier soir à Strasbourg ? Quel est l’état de la menace terroriste en France ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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11 décembre 2018 - 01:04:10
MACRON : DEMINAGE REUSSI ? 11-12-2018_Invités :_ Philippe DESSERTINE_Economiste, Directeur de l’Institut de Haute Finance_ Claude WEILL_Editorialiste à « Nice-Matin » et « Var-Matin »_Vanessa SCHNEIDER_Grand Reporter au « Monde »_Fanny GUINOCHET_ Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »_Cette allocution télévisée était annoncée comme un tournant dans le quinquennat d’Emmanuel Macron. Hier soir devant 21 millions de téléspectateurs, le chef de l’Etat a tenté de répondre à la colère des Gilets jaunes, mobilisés depuis près d’un mois. Pour lutter contre une crise qui a plongé le pays dans un "état d’urgence économique et sociale", il a annoncé un panel de mesures. Parmi elles figurent l’augmentation du SMIC de 100 euros par mois dès janvier 2019, la défiscalisation des heures supplémentaires et l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités qui touchent moins de 2 000 euros mensuels. Emmanuel Macron a également demandé aux employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs salariés, "sans impôt ni charges". Le retour de l’impôt sur la fortune reste en revanche écarté. S’il a reconnu ne pas avoir réussi à "apporter une réponse suffisamment rapide" aux problèmes des Français, le chef de l’Etat souhaite à présent "faire le nécessaire afin qu'on puisse vivre mieux de son travail dès le début de l'année prochaine". Mais ces annonces très attendues ont divisé et déçu certains Gilets jaunes, qui ont appelé à manifester une cinquième fois ce samedi. Alors que certains représentants ont salué "une volonté de sortie de crise", beaucoup ont jugé ces annonces "insuffisantes" pour améliorer leur pouvoir d’achat.Un avis partagé par l’opposition, à droite comme à gauche, qui n’a pas été convaincue par Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des mesures qui seront"payées par les contribuables et les assurés sociaux", jamais par "les grandes fortunes, ni les profits". Il soutient également l’acte 5 du mouvement qui s’annonce comme "un moment de grande mobilisation". Les Insoumis, les élus socialistes et communistes s’apprêtent même à déposer une motion de censure à l'Assemblée nationale contre le gouvernement pour sa gestion de la crise. Après ce discours télévisé, Marine Le Pen a estimé que "Macron recule pour mieux sauter". Nicolas Dupont-Aignan a quant à lui regretté qu’il n’y ait "pas de changement de cap" et invite les Gilets jaunes à continuer leur lutte "différemment", à manifester pacifiquement en laissant les Français travailler, pour ne pas "retourner le mouvement" contre eux. Du côté des Républicains, Éric Woerth a souligné des "réponses de court terme" et Alain Juppé a invité les Gilets jaunes"qui ont des revendications concrètes et non pas la révolution" à prendre leurs responsabilités afin de poursuivre le dialogue avec le gouvernement.Après avoir demandé "un peu d’effort et de patience" aux retraités, Emmanuel Macron a finalement fait un geste pour ceux qu’il considère comme "une partie précieuse de notre Nation". La suppression de la hausse de la CSG concernera les retraites à moins de 2 000 euros mensuels pour une personne seule, ou 33 000 euros annuels à deux. 70% des retraités vont ainsi échapper à cette augmentation d’impôt, contre 40% avant l’annonce de cette mesure. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a également rappelé que l’Etat a fait "un effort sur le minimum vieillesse qui a augmenté fortement".Les mesures annoncées par Emmanuel Macron ont-elles convaincu les Gilets jaunes ? Que propose l’opposition politique pour sortir de la crise ? La suppression de la hausse de la CSG pour certains retraités est-il un "coup de pouce" suffisant ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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10 décembre 2018 - 01:04:30
LA PAROLE EST AU PRÉSIDENT le 10-12-2018_Invités_ Yves THREARD_ Directeur adjoint de la rédaction du Figaro_Françoise FRESSOZ_ Editorialiste au « Monde »_Soazig QUEMENER_ Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »_Brice TEINTURIER_ Directeur Délégué de l’institut de sondages IPSOS_Emmanuel Macron ouvrira-t-il une porte de sortie à la crise des Gilets jaunes ? Après quasiment un mois de mobilisation et une quatrième manifestation nationale samedi dernier, tous les yeux sont rivés sur le chef de l’Etat. Il reçoit depuis ce matin les élus locaux, les partenaires sociaux et les organisations patronales afin de renouer le dialogue avec les Français. Après cette journée de consultations, Emmanuel Macron prendra la parole à 20 heures depuis l’Elysée où il devrait annoncer "des mesures concrètes et immédiates", selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Aucun "coup de pouce au smic" n’est envisagé en revanche. Plus que des compromis, les Gilets jaunes attendent aujourd’hui un véritable changement de cap pour apaiser leur colère. Plusieurs pistes sont envisagées : reporter la réforme des retraites, accélérer la suppression de la taxe d’habitation, instaurer une prime de mobilité pour les Français qui vont au travail en voiture, augmenter le minimum vieillesse… Autant de mesures qui pourraient coûter cher au gouvernement, entre 12 et 15 milliards d'euros, et faire passer le déficit budgétaire du pays à 2,8% du PIB en 2019.Trouver une issue à la crise est primordial pour le gouvernement, inquiet des conséquences du mouvement Gilets jaunes. Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, l’a d’ores et déjà annoncé : la croissance du pays va baisser de 0,1 point sur le dernier trimestre de 2018. Il a également souligné un impact "sévère et continu" sur l’économie française et l’activité. Dans le secteur de la restauration par exemple, les chiffres d’affaires ont baissé de 20 à 50% depuis le début du mouvement. Ceux de la grande distribution ont chuté de 15 à 25%. Les artisans et les commerces de proximité dans la capitale comme en région ont également été très fortement touchés, avec des pertes atteignant jusqu’à 70%. Boutiques vandalisées et pillées, perte de clients et de touristes, effondrement du chiffre d’affaires à l’approche de Noël : pour Bruno Le Maire, cette chute "n’est pas rattrapable". La facture s’annonce particulièrement salée à Paris où les différentes dégradations se chiffrent à 3 voire 4 millions d'euros. Les commerces des Champs-Elysées ont enregistré un manque à gagner de 8 millions d’euros.A Charleville-Mézières, dans les Ardennes, la colère des Gilets jaunes est profonde et ravive des souvenirs douloureux. En 2006, l’usine de pièces automobiles Thomé-Génot avait fermé ses portes, après des mois de grève. L’équipementier a été poussé à la liquidation après le passage d’actionnaires américains. Douze ans plus tard, ce feuilleton judicaire laisse toujours un goût amer aux anciens ouvriers et forgerons de l’entreprise. Aujourd’hui, ils ont rejoint les rangs des Gilets jaunes pour exprimer un ras-le-bol ancien et durable, dans une ville où le taux de chômage atteint 23,7%.Les annonces tant attendues d’Emmanuel Macron sauront-elles convaincre les Gilets jaunes ? L’économie française, fortement impactée par le mouvement, pourra-t-elle se relever rapidement ? Pourquoi le mouvement des Gilets Jaunes est-il si fortement ancré à Charleville-Mézières ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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8 décembre 2018 - 01:03:59
C DANS L'AIR DU 8 DÉCEMBRE : GILETS JAUNES : LE RETOUR À L'ORDRE ?Invités :Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de Paris MatchPascal PERRINEAU - PolitologueFlore THOMASSET - Journaliste police-justice à La CroixJean-Dominique MERCHET - Journaliste à L’Opinion, spécialiste des questions de sécuritéFace aux violences qui ont éclaté samedi dernier, le gouvernement a déclenché un dispositif de sécurité sans précédent pour l’acte 4 des Gilets jaunes. Dès les premières heures, les interpellations se sont enchaînées à Paris : déjà 615 personnes ont été interpellées à la mi-journée et 508 d’entre-elles placées en garde à vue, selon le ministère de l’Intérieur. Des cutters, des boules de pétanque ou encore des marteaux ont été saisis dans les sacs de certains manifestants arrêtés. Depuis ce matin, 89 000 membres des forces de l’ordre sont mobilisés aux quatre coins de la France, alors qu’ils étaient 65 000 le week-end dernier. Pour limiter les débordements dans la capitale, plusieurs commerces et lieux culturels resteront fermés toute la journée. Les transports sont également très perturbés : une quarantaine de stations de métro et de RER sont bouclées. Si cette nouvelle journée de mobilisation a commencé dans le calme dans tout le pays, la tension monte au cœur de Paris depuis le début d’après-midi, où des commerces ont été attaqués, des voitures incendiées et des barricades construites avec du mobilier urbain. En région, les manifestations se déroulent dans le calme, où des blocages dans les zones commerciales et sur les routes ont été organisés. Selon le bilan provisoire des autorités, 31 000 manifestants ont été recensés dans toute la France.Pour ne "pas mettre d’huile sur le feu", Emmanuel Macron devrait prendre la parole au début de la semaine prochaine, selon le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. Comme à chaque mobilisation des Gilets jaunes, les politiques ne se privent pas de commenter les événements de leur côté. Depuis Bordeaux, où la France Insoumise tient sa convention annuelle, Jean-Luc Mélenchon a souligné une "ambiance bon enfant" dans les cortèges, qui "marque un échec du pouvoir et de sa tentative de faire reculer la mobilisation". Sur Twitter, Marine Le Pen s’est réjouie de la présence des Gilets jaunes "malgré une campagne gouvernementale d’intimidation, de diabolisation". Benoît Hamon a quant à lui salué "la maturité des manifestants, leur sens des responsabilités et leur volonté de ne pas céder à la stratégie de la tension propagée par le gouvernement".Alors que les Gilets jaunes ont entamé leur quatrième journée de mobilisation, certains élus essaient de renouer le dialogue sur le terrain. A Couhé, une ville de la Vienne, une journée porte ouverte a été organisée à la mairie aujourd’hui. L’objectif est de recueillir les revendications et les propositions des citoyens dans un "cahier de doléances" qui sera ensuite transmis "à la Préfecture, à la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault et à l’Élysée". A l’heure où les manifestants regrettent de ne pas être écoutés par le gouvernement, cette initiative permet de redonner concrètement la parole aux territoires pour espérer ouvrir un dialogue avec l’exécutif.Les tensions au cœur de Paris éclipsent-elles le mouvement pacifique des Gilets jaunes en région ? Cette situation est-elle profitable à l'opposition politique ? Le cahier de doléances est-il une solution efficace pour renouer le dialogue avec le gouvernement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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7 décembre 2018 - 01:03:49
GILETS JAUNES : ALERTE ROUGE SUR L’ECONOMIE ? 07-12-2018Invités : Philippe DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute FinanceMathieu PLANE Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et PrévisionAudrey TONNELIER Journaliste au “Monde”, en charge des questions des finances publiquesFlavien NEUVY Économiste, spécialiste de la consommationAuteur de « « Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation »A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale des "gilets jaunes", les responsables politiques et syndicaux multiplient les appels au calme tandis que l'inquiétude grandit chez les acteurs économiques affectés par le mouvement. S'il est encore trop tôt pour avoir des estimations précises de l'impact sur la croissance, Bruno Le Maire a estimé lundi que les perturbations liées à la mobilisation des "gilets jaunes" exerçaient un "impact sévère" et "continu" sur l'activité économique, avec des pertes de chiffre d'affaires significatives dans différents secteurs, dont la grande distribution, la restauration, ou encore chez certains artisans et commerçants de proximité."Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce", relève ainsi la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence… La FCD avance avant l'acte IV de ce samedi des pertes supérieures au milliard d'euros pour les trois premiers week-ends de blocage (-35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 %).Le secteur du tourisme accuse également le choc. Les images des violences urbaines à Paris qui ont fait le tour du monde depuis samedi, en particulier les actes de vandalisme à l’Arc de Triomphe ou l’incendie de véhicules près des grands magasins, risquent de peser sur l’industrie du tourisme qui avait retrouvé des couleurs après les attentats de 2015. À Paris, les hôteliers et les restaurateurs déplorent déjà une baisse de leur chiffre d'affaire : 35.000 nuitées ont été annulées pour décembre depuis le début du mouvement. Plus largement, selon les professionnels du secteur de l’hôtellerie "il y a un coup d’arrêt sur les réservations pour les fêtes de fin d’année, qui reculent de 10 à 15 % par rapport à l’an dernier".Le blocage des routes et des autoroutes qui est l’un des moyens d’action privilégié des "gilets jaunes" n’est également pas sans conséquences sur d’autres acteurs économiques. Depuis le 17 novembre et le début des manifestations, les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique ont estimé lundi à 400 millions d’euros les pertes d’exploitation subies. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a également tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les pertes du secteur pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros.Pour tenter de calmer la fronde des "gilets jaunes", Edouard Philippe a annoncé mardi plusieurs "mesures d'apaisement" : la suppression de la hausse des taxes carburant pour 2019 et le gel "pendant l’hiver" des tarifs du gaz et de l’électricité. Des mesures qui vont évidemment peser sur les engagements budgétaires d'Emmanuel Macron. La suspension, pendant six mois, de la hausse des taxes sur les carburants va coûter 1,5 milliard d'euros. La facture pourrait donc atteindre 3 milliards d'euros en 2019… Date à laquelle, le déficit devait déjà remonter tout près de la barre des 3 %, à 2,8 %. Mais le niveau de croissance, impactée par le mouvement des gilets jaunes, pourrait encore aggraver les choses en s'avérant inférieure aux espoirs du gouvernement (1,7 % en 2018 et 2019).Alors quelles seront les conséquences économiques de cette crise des gilets jaunes ? Franchir le seuil des 3 % de déficit public imposé par Bruxelles aurait-il des conséquences graves ? Une procédure pour "déviation sérieuse" peut-elle être déclenchée ? Quelles sanctions financières ? Quels impacts sur l’emploi ? Le Medef a-t-il raison de parler "d'état d'urgence économique"?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 décembre 2018 - 01:04:38
VERS UNE ADDITION DES COLÈRES ? 06-12-2018Invités : Roland CAYROL Politologue, auteur de « Les raisons de la colère » Fanny GUINOCHET Journaliste à « l’Opinion »Bernard VIVIER Directeur de l'Institut Supérieur du TravailJean GARRIGUES Historien, auteur de « La République des traîtres »Alors que les Gilets jaunes préparent l’acte 4 de leur mouvement, l’inquiétude monte dans les rangs de la majorité. Malgré l’appel au calme lancé par l’Elysée, les députés LREM craignent une escalade de la violence et des débordements encore plus graves que samedi dernier. D’autant plus que la colère s’est répandue : plusieurs professions comptent se greffer au mouvement. Les cheminots ont notamment défendu un "ras-le-bol" qui est "aussi le nôtre". Les routiers devraient également être de la partie, avec des manifestations et des blocages prévus à partir de dimanche soir. Les agriculteurs pourraient se déplacer en région la semaine prochaine pour dénoncer un "matraquage fiscal". Malgré l’annulation définitive de la hausse des taxes sur les carburants pour 2019 annoncée par le gouvernement, les colères continuent de s’exprimer.De sa naissance sur les réseaux sociaux aux premières manifestations, le mouvement protéiforme des Gilets jaunes a complètement échappé aux syndicats. A contre-courant des mobilisations traditionnelles, ils ont choisi d’exprimer leur colère seuls, sans intermédiaire et sans cadre. Malgré la réticence de certains Gilets jaunes, quelques syndicats ont décidé de s’agréger au mouvement. Au nom d’un "même combat", SUD Rail est le premier à avoir apporté son soutien. De son côté, la CGT a appelé à une "grande journée d’action" le 14 décembre. Pour son secrétaire général Philippe Martinez, "il faut une convergence dans le respect des gilets jaunes et de nos gilets rouges". La CGT Transports et Force Ouvrière (FO) ont même incité les routiers à se mettre en grève à partir de dimanche. Réunis ce matin au siège de la CFDT pour faire le point sur la situation, 7 syndicats ont dénoncé "toute forme de violence", tout en soulignant une "colère légitime".Alors que les tensions continuent de monter, les lycéens ont également décidé de descendre dans la rue pour manifester leur opposition aux réformes sur l’éducation et à la loi ORE sur l’accès à l’université. Depuis le début de la semaine, environ 200 lycées sont la cible de blocages et de perturbations. Cocktails Molotov, incendies et interpellations : les établissements sont devenus le théâtre de violences et de dégradations à Paris comme en région. Plusieurs syndicats lycéens ont appelé aujourd’hui à une "mobilisation générale" malgré les mises en garde de Jean-Michel Blanquer. Et le mouvement pourrait atteindre plus largement les étudiants de facultés : hier, le campus de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne "Tolbiac" a été fermé après l’intrusion de bloqueurs.Comment le gouvernement se prépare-t-il à l’acte 4 du mouvement ? La convergence des luttes est-elle possible entre les Gilets jaunes et les syndicats ? Tout juste impliqués dans la mobilisation, que revendiquent les lycéens et les étudiants ?
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5 décembre 2018 - 01:03:51
COMMENT RÉTABLIR L’ORDRE ? 05-12-2018Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Alain BAUERProfesseur de criminologie, spécialiste de sécurité publiqueElise VINCENTJournaliste en charge des questions Police/Justice au « Monde»Christophe ROUGETPorte-parole du syndicat des cadres de la sécurité intérieureLes gilets jaunes insatisfaits par les annonces d’Edouard Philippe hier l’ont très rapidement fait savoir sur les réseaux sociaux, en lançant plusieurs appels à un « Acte 4 » samedi prochain à Paris et à des blocages dans toute la France.Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, en première ligne de cette crise majeure, a demandé aux "gilets jaunes raisonnables" de "ne pas se rassembler samedi prochain à Paris". Mais le locataire de Beauvau est obligé de prévoir, et après les scènes de chaos dans la capitale la semaine dernière, le dispositif a été revu : plus de bouclage des Champs-Elysées façon "fan-zone", les policiers et les gendarmes seront plus mobiles et plus nombreux.Les syndicats reçus mardi au ministère de l’Intérieur avaient tous dit qu’il faudrait aller au plus vite au contact des casseurs et des pilleurs pour permettre à ceux qui manifestent pacifiquement de pouvoir porter leurs revendications. Ils avaient aussi réclamé le soutien de l’armée pour les bâtiments publics et alerté sur l’état d’épuisement des troupes.David Le Bars, le secrétaire général du SCPN (Syndicat des Commissaires de la Police Nationale) est allé plus loin ce mercredi regrettant l'absence "d'appel au calme" en vue du quatrième acte de la mobilisation des gilets jaunes samedi : "Toute la classe politique devrait appeler au calme, sans quoi le problème de l'ordre public ne va pas se résoudre uniquement par le montage d'un dispositif. Il faut dire les choses aux Français, le service d'ordre de samedi est un service d'ordre de tous les dangers. Il y a une accumulation de rancœurs, de haines, de violences, de fatigues du côté des forces de l'ordre (…) On est au risque maximal de l'erreur, de la faute, de la bavure, et c'est irresponsable de nous laisser tous aller dans le mur samedi dans l'état où l'on est", a-t-il conclu.Dans ce climat de tension, les autorités ont décidé le report de plusieurs évènements, dont un festival de musique et deux matchs de Ligue 1 de football. Une menace plane également sur la Marche pour le climat alors que Christophe Castaner s'est dit défavorable à son maintien. Une position partagée par l'ancien ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot. Les organisateurs ont annoncé que la marche aurait bien lieu. La préfecture de police de Paris a par ailleurs demandé au Téléthon de déménager son studio installé place de la Concorde en prévision du week-end de mobilisations.Alors quel sera le dispositif de sécurité samedi prochain ? A quoi peut-on s’attendre à Paris et dans toute la France le week-end prochain ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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4 décembre 2018 - 01:04:59
PHILIPPE RECULE, LA CRISE S’ENLISE 04-12-2018Invités : Françoise FRESSOZ Journaliste et éditorialiste au Monde  Claude WEILL Editorialiste à « Nice-Matin » et « Var-Matin » Jean-Marc DANIEL EconomisteAuteur de « Le gâchis français - 40 ans de mensonges économiques » Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »"Il faudrait être sourd" pour ne "pas entendre la colère". Trois semaines après le début du mouvement des gilets jaunes, marqué ce week-end par des violences et des débordements à Paris ainsi que dans plusieurs villes de province, le Premier ministre a annoncé le gel des hausses des taxes sur les carburants pour apaiser le conflit avant l’ouverture d'une grande concertation locale sur la transition écologique qui se tiendra du 15 décembre au 1er mars.Les trois mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur le 1er janvier prochain - la hausse de la taxe carbone sur l'essence, le fioul et le diesel, la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence et la hausse du gazole pour les professionnels – sont ainsi suspendues pour six mois. Le chef du gouvernement a également indiqué le report de six mois du renforcement des conditions pour le contrôle technique des automobiles afin de "trouver les justes adaptations". Par ailleurs, les tarifs du gaz et de l'électricité "n'augmenteront pas durant la concertation, donc l'hiver qui s'annonce" et "nous constaterons une hausse de 3 % du Smic net au 1er janvier 2019"."Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la nation", a affirmé Edouard Philippe, avant d’ajouter : "Ces décisions doivent ramener la sérénité dans le pays" afin de "permettre d'engager un vrai dialogue sur l'ensemble des préoccupations qui se sont exprimées ces dernières semaines". Dans ce sens, l’exécutif souhaite la tenue, du 15 janvier au 1er mars, d’un "large débat sur les impôts et les dépenses publiques (…) Il s'agit d'un dialogue au niveau national, mais le débat doit avoir lieu au plus près des Français. Il faut définir une organisation pour que tous les Français puissent s’exprimer, démultiplier les façons de participer. Il devra déboucher sur des solutions concrètes."Enfin alors que se pose la question d'un "acte 4" de la mobilisation des gilets jaunes ce samedi 8 décembre, le Premier ministre a rappelé l’obligation en France de déclarer toute manifestation et exprimé son soutien sans failles aux forces de l’ordre. "S’il y a une prochaine journée de mobilisation samedi, elle doit être déclarée et se dérouler dans le calme… Je voudrais dire aux policiers et gendarmes tout à la fois mon admiration pour leur dévouement et leur sang-froid, mais aussi notre détermination à leur apporter tout notre soutien nécessaire".Très attendu, ce premier geste de l'exécutif va-t-il être suffisant pour apaiser la colère ? Les mesures annoncées par le Premier ministre ont-elles convaincu les gilets jaunes ? Y-aura-t-un "acte 4" ce samedi 8 décembre ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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3 décembre 2018 - 01:04:23
Invités : Pascal PERRINEAU PolitologueRaymond SOUBIE Président des sociétés de conseil Alixio et TaddeoSoazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPAu lendemain d’un week-end marqué par des violences à Paris et parfois en régions, en marge du mouvement des gilets jaunes, le Premier ministre multiplie les consultations et les annonces. Le but : tenter d'apaiser alors que certains membres du mouvement songent à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain.Après avoir rencontré les chefs des grands partis politiques ce lundi, Édouard Philippe doit recevoir, ce mardi, un collectif de gilets jaunes prêts à discuter avec l'exécutif. Dans le JDD, certains représentants du mouvement avaient demandé à être reçus pour offrir "au gouvernement une porte de sortie à la crise". Les revendications sont nombreuses, néanmoins l’opposition et une partie des gilets jaunes s’accordent tous sur un point : un geste fort du gouvernement est nécessaire pour sortir de la crise, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.L’exécutif a indiqué dans la journée qu'un débat aura lieu mercredi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat pour évoquer la crise des gilets jaunes. Des mesures seront annoncées rapidement a également promis le gouvernement. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d'Etat, Laurent Nunez, seront entendus ce lundi, à 20 heures, par la commission des lois de l'Assemblée nationale pour évoquer les "émeutes, des agressions contre les forces de sécurité et les actes de vandalisme et de destruction" lors de la journée de samedi. Les deux hommes devront également faire part "des dispositions nouvelles qui doivent impérativement être prises" pour éviter de nouvelles violences.Aujourd’hui, le mouvement des gilets jaunes est entré dans sa troisième semaine, mais il a pris une autre tournure depuis les émeutes de ce week-end. Après les violences urbaines de ce samedi à Paris et l’incendie de préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, plusieurs préfets sous le sceau de l’anonymat se disent inquiets et parlent dans les colonnes du Monde d’une situation "explosive et quasi insurrectionnelle", voire "pré-révolutionnaire". Les syndicats de police - qui seront reçus par le ministre de l’Intérieur demain - réclament pour certains l’état d’urgence, pour d’autres un recours à l’armée.Quelles réponses peuvent émerger dans les heures et les jours à venir pour apaiser la situation ? Alors qu’une centaine de lycées sont bloqués aujourd’hui, le mouvement peut-il s’étendre ? Comment sortir de la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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30 novembre 2018 - 01:04:47
C DANS L'AIR DU 30 NOVEMBRE : GILETS JAUNES/ EDOUARD PHILIPPE : LE RENDEZ-VOUS MANQUÉSi le gouvernement tablait sur un essoufflement de la mobilisation des gilets jaunes et un ras-le-bol de l’opinion, c’est l’inverse qui se produit. A la veille d’une nouvelle journée de mobilisation nationale, le mouvement protéiforme maintient la pression, galvanisé par le soutien de trois Français sur quatre d’après les derniers sondages. Des manifestants, censés représenter les gilets jaunes, devaient d’ailleurs être reçus ce vendredi après-midi par Edouard Philippe à Matignon. Mais cet entretien qui devait marquer le point d'orgue de deux jours de rencontres pour organiser la « grande concertation » qui a été annoncée par le chef de l’Etat dans les régions au cours des trois prochains mois, a tourné court. Edouard Philippe ayant refusé que l'entretien soit retransmis en direct, l’un des deux gilets jaunes présent à Matignon a quitté la réunion.Un peu plus tôt depuis Buenos Aires où il est en déplacement pour le sommet du G20, Emmanuel Macron avait répété entendre « la colère légitime, l’impatience et la souffrance d’une partie du peuple qui voudrait vivre mieux ». Tout en ajoutant vouloir y répondre par « des décisions supplémentaires dans les semaines et les mois à venir » mais qui « ne seront jamais des reculs ».L’heure n’est donc pas aux annonces. L’exécutif tente de renouer le dialogue avec les contestataires tout en maintenant le cap de ses réformes. Une méthode qui est contestée par l’opposition et au sein même de la majorité. François Bayrou a ainsi mis en garde ce matin le gouvernement : « Je ne crois pas aux solutions simples et qui résolvent tout » mais pour l’instant, les réponses apportées étaient «soit insuffisantes, soit pas encore trouvées». « À un moment on ne peut pas gouverner contre le peuple » a averti le patron du MoDem. François Hollande qui est allé hier à la rencontre des manifestants en Ardèche a lui conseillé aux gilets jaunes de « continuer à prendre la parole » pour « que ça puisse déboucher, parce qu'il faut que ça débouche » a conclu l’ancien président.Les gilets jaunes entameront ce samedi l’acte 3 de leur mobilisation et retourneront défiler sur les Champs-Elysées à Paris. Le ministre de l’Intérieur a annoncé que les Champs-Elysées seraient ouverts aux piétons, comme le demandaient les gilets jaunes. Mais pour éviter les violences de la semaine dernière, « on va mettre sera en place un périmètre contrôlé sur tous les accès des Champs-Elysées. Les personnes seront systématiquement fouillées, il y aura des contrôles d'identité et de la vidéo-surveillance » a-t-il expliqué.Alors que va-t-il se passer demain sur les Champs-Élysées ? Quel avenir pour le mouvement des gilets jaunes ? Quel est son impact économique ? Comment sortir de la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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1 décembre 2018 - 01:04:07
C DANS L'AIR DU 1ER DÉCEMBRE : GILETS JAUNES : UN ACTE 3 SOUS TENSIONAprès le rendez-vous tourné au fiasco avec Edouard Philippe, les "gilets jaunes" se sont une nouvelle fois réunis dans toute la France pour l’acte 3 de leur mouvement. Mais dès les premières heures, cette journée de mobilisation s’est ponctuée de heurts violents à Paris, aux abords de l’Arc de Triomphe, avant de se poursuivre sur les Grands Boulevards. Affrontements avec les forces de l’ordre, barricades improvisées, voitures incendiées et dégradations : à la mi-journée, la préfecture de police a compté 158 interpellations et 23 blessés, dont six policiers. Edouard Philippe a dénoncé des attaques "d’une violence rarement atteinte", perpétrées par des "casseurs". Selon plusieurs journalistes, des groupuscules d’extrême droite se sont également greffés au cortège des manifestants. D’après les chiffres provisoires du Premier ministre, moins de 36 000 personnes sont mobilisées dans toute la France, dont environ 5 500 à Paris. En région, des opérations "péage gratuit" et plusieurs barrages filtrants ont été organisés. Mais alors que les rassemblements se déroulaient dans le calme, des tensions commencent à monter, notamment à Tours, Nantes et Quimper. En Auvergne, un groupe de "gilets jaunes" a forcé le portail de la préfecture du Puy-en-Velay pour entrer dans la cour, avant d’être repoussé par les forces de l’ordre.En compagnie des manifestants sur le terrain ou à distance, les politiques ne manquent pas de commenter cette nouvelle journée de mobilisation. Depuis la Somme, le député LFI François Ruffin a dénoncé le "mépris" d’Emmanuel Macron qui n’écoute pas "les petits Français". De son côté, Jean-Luc Mélenchon a souligné sur Twitter "l’incroyable acharnement contre les manifestants pacifiques" à Paris. Nicolas Dupont-Aignan a estimé que "le gouvernement fait tout pour qu’il y ait ces violences", à travers l’instrumentalisation de "casseurs qui, tous les samedis, ridiculisent le mouvement et la France". Un avis partagé par l’eurodéputé Florian Philippot, convaincu qu’"Emmanuel Macron cherche l’incident à Paris" face à "la puissance croissante et redoutable" des "gilets jaunes". Alors qu’Emmanuel Macron et son gouvernement se retrouvent au cœur de la tempête "gilets jaunes", La République En Marche a élu son nouveau délégué général aujourd'hui. Favori du scrutin, Stanislas Guerini entend reprendre en main un parti "mal organisé" et "pas assez présent sur le terrain". Lors de son investiture, il a évoqué les violences qui avaient lieu au même moment dans la capitale, en précisant qu'il"n'ignore rien de la gravité des enjeux du pays". A l’approche des élections européennes et des Municipales de 2020, un défi majeur attend le nouveau représentant de LREM. Dans cette situation particulièrement tendue, la tâche s'annonce également compliquée pour les députés du Parti qui cherche à apaiser la colère des manifestants. Sur le terrain ils se heurtent aux revendications des "gilets jaunes", mais également à leur défiance envers les politiques.Alors que l’acte 3 des gilets jaunes a été émaillé de heurts violents par endroits, quelle suite peut-on envisager à leur mouvement ? Va-t-on vers un acte 4 ? La LREM pourra-t-elle se relever de cet épisode de crise envers la majorité ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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29 novembre 2018 - 01:04:50
C DANS L'AIR DU 29 NOVEMBRE : LES NOUVEAUX MODES D’ACTION DES "GILETS JAUNES"Lassés de voir leur portefeuille frappé par les réformes fiscales, les "gilets jaunes" ont décidé de s’en prendre à celui de l’Etat. Cette initiative inédite baptisée "Artisans et commerçants sans TVA" a été lancée à Saint-Brieuc, dans les Côtes-d'Armor. Tous les commerces sont incités à vendre leurs produits hors taxes à partir de samedi. Une façon de sanctionner l’Etat et de le priver d’un impôt précieux, tout en redonnant du pouvoir d’achat aux clients. Pendant tout le mois de décembre, les artisans et les commerçants sont appelés à faire une déclaration de TVA à zéro, afin de pouvoir la déduire sur les tickets de caisse. Une pratique qui ne serait "pas illégale" ni frauduleuse, selon les initiateurs du mouvement. Mais l’administration fiscale ne l’entend pas de cette oreille : une fausse déclaration peut entraîner une majoration des droits de 40 à 80%.En matière d’impôts, la France a été élue championne d’Europe. Selon une étude menée par Eurostat, les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) ont pesé 48,4% du PIB français. En moyenne, celui-ci s’élève à 41,4% dans l’ensemble de la zone euro. Si l’impôt sur le revenu et celui sur le patrimoine ont été pris en compte dans ce calcul, c’est le poids des cotisations sociales qui a fait pencher la balance. Assurance maladie, chômage, retraites… Le financement du modèle social français s’élève à 18,8% du PIB, contre 13,3% en moyenne dans l’Union européenne. Ce niveau de fiscalité vaut une première place à la France sur le podium, suivie de la Belgique et du Danemark.Pour désamorcer la crise liée au ras-le-bol fiscal et renouer le dialogue, le gouvernement souhaite mettre en place une "grande concertation de terrain". Hier, le député LREM Bruno Bonnell est parti à la rencontre de certains "gilets jaunes" dans le Rhône, qui occupent un rond-point depuis une dizaine de jours. Face au député, les manifestants ont exprimé leur colère, les difficultés de la vie quotidienne et leur sentiment d’abandon. Des "revendications difficiles et légitimes" pour Bruno Bonnell qui a également souligné l’importance de faire fonctionner "l’ensemble de la machine". Mais pour les "gilets jaunes", convaincus que leurs revendications ne remonteront pas à l’Elysée, cette visite sur le terrain semble inutile. L’opération contre la collecte de la TVA peut-elle prendre de l’ampleur ? Les Français payent-ils trop d’impôts ? Le dialogue est-il possible entre les "gilets jaunes" et le gouvernement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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28 novembre 2018 - 01:04:48
C DANS L'AIR DU 28 NOVEMBRE : GILETS JAUNES : VERS UN ACTE 3 À PARIS CE SAMEDI ?Au douzième jour de la mobilisation, le nombre de gilets jaunes sur le terrain s'essouffle, 12 000 ce mercredi, 16 000 hier selon le ministère de l’Intérieur, mais leur détermination à faire entendre leurs revendications ne faiblit pas. Un nouvel appel à manifester samedi prochain à Paris sur les Champs-Elysées a été lancé et les points de filtrage ou de blocage restent nombreux aujourd’hui partout en France.Le discours et les annonces d’Emmanuel Macron mardi n'ont pas convaincu. Fluctuation des taxes en fonction de l'évolution des prix du pétrole, maintien de la prime à la conversion pour changer de voiture ou lancement d'une grande concertation dans les trois mois à venir : pas assez concret, pas assez rapide pour les gilets jaunes toujours mobilisés sur les barrages. Une opinion partagée par l’opposition qui multiplie les déclarations et les critiques depuis 24 heures alors que selon un sondage Opinion way, paru aujourd’hui, seulement 22 % des Français jugeraient les mesures suffisantes.Après la rencontre hier entre deux représentants des gilets jaunes et le ministre de la Transition écologique François de Rugy, Edouard Philippe s’est dit prêt à recevoir "une délégation représentative". Dans ce qu’ils formulent, il y a beaucoup de choses très légitimes qui doivent être entendues", a estimé ce matin le Premier ministre.Que contient le cahier de doléances des gilets jaunes remis hier au ministre ? Que demandent-ils concrètement ? Les revendications des gilets jaunes sont très larges : cela va de la constitution d’une Assemblée citoyenne à la réduction de la taxe carbone et de la taxe de consommation sur les produits énergétiques en passant par une interdiction du glyphosate, le respect de la parité homme-femme en matière de rémunération, la hausse du SMIC, des APL et des pensions de retraite.Alors quelle réponse peut apporter le gouvernement ?  Se dirige-t-on vers un acte 3 de la mobilisation à Paris ce samedi ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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9 novembre 2018 - 01:04:00
Invités : Pascal BONIFACE Directeur de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesPierre SERVENT Expert militaire et spécialiste des questions de défenseHala KODMANI Journaliste à « Libération », spécialiste du Moyen-Orient Clarence RODRIGUEZ JournalisteAuteure de « Arabie Saoudite 3 .0, Paroles de la jeunesse saoudienne » L'affaire Khashoggi a provoqué une onde de choc qui n'a pas encore fait sentir tous ses effets. Depuis l’assassinat le 2 octobre dernier du journaliste saoudien de renom dans le consulat de son pays à Istanbul, les rebondissements se succèdent et la pression s’accroit sur le prince héritier de la pétromonarchie, Mohammed ben Salmane.Semaine après semaine, des informations compromettantes pour Riyad sont distillées par les autorités turques ou par des articles de presse publiés dans des médias proche du pouvoir. Ainsi alors que le corps de Jamal Khashoggi n'a toujours pas été retrouvé par les enquêteurs, un haut responsable turc a révélé ces derniers jours que deux "nettoyeurs" se sont rendus d'Arabie saoudite en Turquie pour "effacer" les preuves du meurtre "avant que la police turque ne soit autorisée à fouiller les locaux". "Le fait qu'une équipe de nettoyeurs a été dépêchée d'Arabie saoudite neuf jours après le meurtre suggère que de hauts responsables saoudiens étaient au courant de la mise à mort de Khashoggi", a accusé ce responsable.Parallèlement, un ami proche de Khashoggi a affirmé lors d’une interview accordée à la BBC que le journaliste était sur le point de révéler des détails sur l'utilisation d'armes chimiques par l'Arabie saoudite au Yémen. Ces révélations interviennent alors que des sources de renseignements distinctes ont indiqué au Sunday Express que la Grande-Bretagne aurait été informée d'un complot autour de l’assassinat du journaliste saoudien, trois semaines avant que ce dernier ne se rende au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.Corps dissout dans de l’acide, "nettoyeurs" missionnés par Riyad, complot … Derrière le récit glaçant de l'assassinat de cet opposant saoudien devenu chroniqueur au Washington Post, les critiques des pays occidentaux redoublent contre Riyad et l'avenir du prince héritier "MBS" ainsi que le nouveau jeu d’alliances qu’il a mis en place avec les Etats-Unis semble désormais s’écrire en pointillé. Le 31 octobre, Washington a appelé à mettre fin à la guerre au Yémen, demandant notamment que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite, et réclamant l'ouverture de négociations de paix d'ici 30 jours.Alors quelles conséquences l’affaire Jamal Khashoggi va-t-elle avoir dans la région ? Le journaliste saoudien a-t-il été assassiné parce qu'il en savait trop sur la guerre menée par MBS au Yémen ? L'Arabie saoudite peut-elle provoquer un choc pétrolier ? Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise au Proche-Orient ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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10 novembre 2018 - 01:04:08
L’"itinérance mémorielle" d’Emmanuel Macron est sur le point de s’achever… et quelle semaine ! Sur le chemin des commémorations pour le centenaire de la Première guerre mondiale, le Président de la République s’est heurté à la colère des Français. Entre les interpellations houleuses sur la hausse des prix des carburants, le montant des retraites et le pouvoir d’achat puis la polémique sur Pétain : les dossiers d’actualité ont vite repris le pas. Face aux invectives à répétition, Emmanuel Macron s’est tout de même estimé "heureux" de son périple à travers la France, ajoutant qu’"il faut aller au contact de la colère". Ce matin, il a rencontré Donald Trump, invité pour les commémorations de l’Armistice. Malgré le tweet incendiaire du président américain, quelques instants après son arrivée en France, sur le projet d’armée européenne, les deux dirigeants ont choisi l’apaisement lors de leur entretien. "En raison d'une mauvaise météo", Donald Trump ne se rendra pas au cimetière américain de Bois Belleau dans l'Aisne, mais participera à la cérémonie du 11 Novembre sous l'Arc de triomphe dimanche, avec plusieurs autres chefs d’Etat dont Vladimir Poutine et Angela Merkel.La chancelière allemande est également attendue cet après-midi pour une cérémonie symbolique à la clairière de Rethondes, dans l’Oise, où l’Armistice a été signé en 1918. Un moment historique à l’heure où le couple franco-allemand apparaît fragilisé. Après le départ annoncé d’Angela Merkel, au plus bas dans son pays, l’avenir de ce tandem dépendra notamment de son successeur. Dans une Europe menacée par la montée des populismes, Emmanuel Macron devra se trouver d’autres alliés pour établir son axe progressiste et proposer ses réformes. Mais sans ce partenaire de poids, vers qui peut-il se tourner ? Avec le Brexit au Royaume-Uni, la tentation nationaliste en Italie et le désaccord sur la question de l’immigration en Europe de l’est, la liste des alliances potentielles s’amenuise.Alors qu’Emmanuel Macron rencontre cet après-midi Angela Merkel, Marine Le Pen se rend à Verdun pour célébrer le centenaire de l’Armistice. L’occasion de réunir ses troupes à quelques mois des élections Européennes. Alors que le scrutin approche, le Rassemblement National arrive en tête des intentions de votes avec 20%, selon le dernier sondage Elabe. Une courte avance sur La République en marche qui enregistre une baisse mais reste à 19,5%. Après les différentes polémiques qui agitent le gouvernement et les dernières déconvenues de Jean-Luc Mélenchon, la principale opposition du parti, Marine Le Pen profite de l’actualité pour rebondir. Hausse des carburants, inquiétudes sur le pouvoir d’achat : Marine Le Pen "partage la colère et l’indignation des Français". Mais cette stratégie sera-t-elle payante dans les urnes ?Après les diverses polémiques, Macron revient-il affaibli de son itinérance mémorielle ? Qu’adviendra-t-il du couple franco-allemand après le départ d’Angela Merkel ? Le Rassemblement National peut-il percer lors des Européennes ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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12 novembre 2018 - 01:05:13
Invités : Yves THREARD Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Thomas SNEGAROFF HistorienAuteur de « 14-18 comme si vous étiez »Sylvie KAUFFMANN Editorialiste au « Monde »Jean-Dominique MERCHET Journaliste à « L’Opinion », spécialiste des questions de Défense et DiplomatieIl ne s’agit pas seulement de commémoration car "cent ans après, la cicatrice de cette guerre est encore visible sur la face du monde" et "aujourd’hui ce rassemblement ne peut pas être seulement celui d’un jour". Ce dimanche, devant 70 dirigeants du monde réunis au pied de l'Arc de Triomphe pour célébrer le centenaire de l'armistice de la Grande Guerre, Emmanuel Macron a lancé un appel "pour la paix".Après avoir, une semaine durant dans le nord et l’est de la France, comparé la période actuelle avec l’entre-deux-guerres, le président de la République a profité de cette tribune pour appeler ses pairs à refuser "la fascination pour le repli, la violence et la domination". "Le nationalisme est une trahison du patriotisme" a-t-il lancé. "En disant nos intérêts d’abord et qu’importent les autres, on gomme ce qu’une Nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre, ce qui la porte à être grande, ce qui est le plus important : ses valeurs morales". "Les démons anciens resurgissent, prêts à accomplir leur œuvre de chaos et de mort. Des idéologies nouvelles manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux. L’Histoire menace parfois de reprendre son cours tragique et de compromettre notre héritage de paix" a martelé le chef de l’Etat avant d’appeler à additionner "nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs ! Ensemble, nous pouvons conjurer ces menaces que sont le spectre du réchauffement climatique, la pauvreté, la faim, la maladie, les inégalités, l’ignorance. Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle "trahison des clercs" qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme contemporain".Le multilatéralisme, ce mot forgé après la Première Guerre mondiale, a également été le thème dominant du reste de la journée. En grande partie pour pallier le désengagement américain des grandes institutions internationales, Emmanuel Macron a ainsi lancé hier après-midi à Paris la première édition du Forum pour la paix. Mais partout dans le monde, beaucoup d'acteurs doutent désormais de l'efficacité du modèle multilatéral. Et d’ailleurs un acteur majeur était absent de cette grand-messe qui se tenait hier à la Grande halle de La Villette : les Etats-Unis qui n’avaient pas envoyé la moindre délégation.Alors pourquoi le multilatéralisme recule-t-il dans un monde multipolaire ? Emmanuel Macron peut-il relancer le modèle multilatéral ? Ou au contraire est-ce l’option Trump, et son retrait de l’ordre mondial, qui est en train de prendre l’ascendant ? Comment se redessinent les équilibres géopolitiques ? Quel rôle pour l’UE et l’Otan ? A quoi pourrait ressembler l’armée européenne voulue par Emmanuel Macron ? Cent ans après l’armistice de la Première Guerre mondiale, la paix est-elle menacée ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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13 novembre 2018 - 01:04:55
Invités : Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Françoise FRESSOZ Journaliste et éditorialiste « Le Monde »Gilles DANSART Journaliste, directeur de « Mobilettre »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPA l’approche de la mobilisation des "gilets jaunes" prévue ce samedi 17 novembre, les membres du gouvernement concernés par le sujet tentent chacun à leur façon de désamorcer la fronde. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a ainsi ce mardi matin «expressément» invité les manifestants à déclarer leurs actions en préfecture, et prévenu : "Je demande qu'il n'y ait aucun blocage total (...) Partout où il y aura un blocage et donc un risque pour les interventions de sécurité mais aussi pour la liberté de circulation, nous interviendrons".Le seul argument audible concerne "la sécurité des personnes", avait déjà indiqué la veille la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, rappelant que les "gilets jaunes" n'étaient pas une organisation "structurée". "Lorsque ce sont des grèves et des manifestations, il y a des gens responsables qui permettent de faire que ceux qui manifestent soient en sécurité", a expliqué la ministre sur le plateau de Public Sénat. "Là, nous ne sommes pas sûrs, il faut quand même que les personnes soient protégées et on ne sait pas ce qui va se passer parce que c'est plutôt des extrêmes qui s'en saisissent politiquement", a-t-elle averti.A J-4, l'inquiétude monte au sein de l’exécutif : quelle sera l’ampleur de ce mouvement protéiforme, parti du terrain, sans cadre syndical ni leader politique, qui appelle à bloquer le pays samedi prochain pour protester contre la hausse des prix des carburants ? Pour tenter de lui trouver une parade, une partie du gouvernement a planché hier à Matignon afin de finaliser des mesures d'"accompagnement". Des décisions devraient être officialisées ce mercredi, jour de Conseil des ministres et de l’intervention du chef de l’Etat au 20 heures de TF1 depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle. Objectif : faire des annonces pour baisser la tension avant le 17 novembre. Parmi les pistes sur la table : un renforcement de la prime à la conversion ou encore un élargissement du chèque énergie.Mais ces annonces seront-elles suffisantes pour couper l'envie aux manifestants de se faire entendre le 17 novembre ? Qui sont les gilets jaunes ? À qui profite la fronde ? Le gouvernement a-t-il raison de s’inquiéter ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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14 novembre 2018 - 01:04:07
Invités : Fanny GUINOCHET Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »Raymond SOUBIE Président des sociétés de conseils Alixio et TaddeoAline LECLERC Journaliste-Reporter au service économie du « Monde »Édouard Philippe a présenté ce mercredi matin une série de mesures pour tenter d’apaiser la colère des automobilistes. À trois jours de la journée de mobilisation des gilets jaunes, le Premier ministre a ainsi confirmé le doublement de la prime à la conversion et l’augmentation du chèque énergie pour les plus modestes, la défiscalisation du chèque carburant et la fin des chaudières au fioul d’ici dix ans.Ces mesures qui coûteront environ 500 millions d'euros à l'État ne sont pas là pour juguler la hausse des prix de l’énergie mais pour que celle-ci soit moins douloureuse dans le budget des ménages. Point donc de baisse même partielle des taxes perçues par l’Etat sur les carburants, Édouard Philippe a d’ailleurs répété que la hausse de la taxe carbone l'an prochain n'allait pas être annulée.Le chef du gouvernement a également mis en garde les gilets jaunes, qui ont prévu de manifester ce samedi 17 novembre un peu partout en France. "La loi s'applique" et "l'entrave à la circulation, c'est sanctionné" a-t-il averti, avant de poursuivre : "Celui qui se dit 'ah bah tiens, je vais bloquer ici, ça va être formidable je vais mettre le bololo partout, il sait que ce faisant, il va prendre un risque s'il ne respecte pas la loi". Le chef de l’Etat qui donnera un entretien au 20H de TF1 ce soir depuis le porte-avions Charles de Gaulle devrait également expliquer ces mesures.Mais cela suffira-t-il à faire lever le pied aux gilets jaunes ? Quelle sera l’ampleur de ce mouvement, parti des réseaux sociaux et des citoyens eux-mêmes, sans cadre syndical ni leader politique, qui appelle à bloquer le pays ? A quoi va ressembler le 17 novembre ? Enfin alors que les prix du pétrole ont chuté de près de 20 % après avoir culminé début octobre à leur plus haut niveau depuis quatre ans, l’Arabie Saoudite vient d’annoncer une diminution de sa production en décembre. Quelles vont être les conséquences ? Les prix des carburants vont-ils encore augmenter ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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15 novembre 2018 - 01:04:19
Invités : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Pierre SERVENT Expert en stratégie militaireJean GARRIGUES Historien, spécialiste de la vie politiqueSoazig QUEMENER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Jamais le président n’était allé aussi loin dans l’autocritique. Lors d’une interview télévisée, réalisée hier depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, Emmanuel Macron a admis ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants". Un changement de ton surprenant, alors que de nombreuses manifestations et des blocages sont attendus samedi dans toute la France, à l’appel des "gilets jaunes". S’il compte poursuivre le fil de ses réformes, il entend à présent diriger le pays "d’une manière différente" en accordant plus de considération aux Français. Emmanuel Macron veut "comprendre" et se montrer plus à l’écoute des problématiques sur le terrain. Il a d’ailleurs affirmé "entendre la colère" des "gilets jaunes", même s’il met en garde les manifestants contre des blocages illégaux. Face à une opposition politique virulente, le président de la République a également appelé les Français à se méfier de ceux "qui veulent récupérer ce mouvement".Emmanuel Macron a également réagi à la salve de tweets agressifs envoyés par Donald Trump, dans la foulée de son voyage à Paris. Après avoir vivement critiqué le projet d’une armée européenne et s’être moqué de l’impopularité du président dans le pays, Donald Trump a menacé de taxer les vins français. Face à cette série de messages incendiaires, Emmanuel Macron a souhaité ne pas "se mettre à faire un débat avec le président des Etats-Unis d’Amérique" par tweets interposés. Il a également rappelé qu’"entre alliés, on se doit le respect".Depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle fraichement rénové, qu’il considère comme "un joyau de notre armée", Emmanuel Macron a souligné son ambition de défense européenne. Pour se préparer "aux nouvelles menaces" et à d’éventuels conflits, l’Etat français est prêt à investir. Entré en service en 2001, le Charles-de-Gaulle devra être retiré des mers vers 2040. Le gouvernement a donc lancé une phase d’études pour construire un second porte-avions, avant de donner une réponse définitive en 2020. Le coût est estimé à cinq milliards d’euros et la construction d’un tel navire devrait nécessiter une quinzaine d’année au minimum.Le changement de cap de Macron permettra-t-il d’apaiser les tensions en France ? Après cette série de tweets agressifs, quelle est la relation entre Trump et Macron ? Quelles sont les missions du porte-avions Charles-de-Gaulle en matière de défense ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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16 novembre 2018 - 01:04:51
Invités : Jean-Dominique GIULIANI Président de la Fondation Robert SchumanPhilip TURLE Journaliste britannique à RFIDominique SEUX Directeur délégué de la rédaction des « Echos »Clémentine FORISSIER Rédactrice en chef du journal en ligne « Contexte », spécialiste des questions européennesTempête politique outre-Manche. Accusée d’avoir cédé face à l’Union européenne après l’accord trouvé sur le Brexit, Theresa May est aujourd’hui fragilisée et plus isolée que jamais. Cinq ministres ont démissionné, hier, avant un débat parlementaire houleux durant lequel des députés hostiles ont mis en difficulté la Première ministre qui est désormais sous la menace d’un possible vote de défiance issu de ses propres rangs.Signe de la fébrilité ambiante, la livre a affiché jeudi sa plus forte chute sur une séance depuis 2016 face au dollar et à l'euro. Ce vendredi matin, les médias britanniques ont affirmé que le ministre de l'Environnement Michael Gove, une des figures de proue de la campagne pro-Brexit, envisageait lui aussi de claquer la porte tandis que sur les réseaux sociaux des journalistes font le buzz après avoir avoué, à leurs manières, ne plus rien comprendre à la crise sur le Brexit.Alors que se passe-t-il outre-Manche ? Mercredi soir, après plusieurs mois de négociations avec les Européens, Theresa May a publié le texte que tout le monde attendait : une proposition d'accord sur les conditions de leur retrait, que les Britanniques avaient acté lors du référendum du 23 juin 2016. Mais ce texte, qui s'étend sur 585 pages, et comprend 185 articles, loin de calmer les tensions a déclenché une crise politique de grande ampleur.Face aux critiques et aux défections qui se multiplient, la Première ministre a défendu bec et ongles son projet d’accord de divorce avec l’Union européenne, "le meilleur accord possible en l'état", et a rappelé que les options disponibles – l'accord qu'elle propose, aucun accord, ou "pas de sortie de l'Union européenne" – étaient limitées. Ecartant l’idée d’un second referendum en cas d’impasse, Theresa May s’est dite également déterminée à aller "jusqu’au bout". La locataire du 10 Downing Street a désormais moins d’un mois pour convaincre les parlementaires qui voteront pour ou contre cet accord début décembre.Alors que sait-on du projet d'accord sur le Brexit ? Pourquoi le Royaume-Uni est-il au bord du chaos ? Quels sont désormais les scénarios possibles ? Si le Parlement britannique ne vote pas cet accord, que se passera-t-il le 29 mars prochain, date butoir pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutes              Présentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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