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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

621 épisodes

4 janvier 2019 - 01:03:29
QUI PEUT ARRÊTER LA CHINE ? 04-01-2019_Invités :_Pascal BONIFACE_Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques_Philippe DESSERTINE_Directeur de l’Institut de Haute Finance_Valérie NIQUET_ Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique_Auteure de « "La puissance chinoise en 100 questions"_Agnès GAUDU_Journaliste, chef du service Asie à « Courrier international »_Cinquante ans après celui d’Apollo 11, la Chine célèbre l’alunissage réussi d’un engin spatial sur la face cachée de la lune, jamais explorée jusque-là. L’atterrisseur Chang’e 4, doublé d’un petit rover, qui avait quitté la Terre le 8 décembre, a touché le sol lunaire. "C’est un évènement majeur pour la Chine, qui s’affirme comme grande puissance spatiale", s’est enthousiasmée le porte-parole du programme Chang’e 4 sur le plateau de la télévision nationale CCTV. "Dans le passé, les succès en matière d’exploration spatiale étaient réservés aux États-Unis et à l’URSS", a déclaré Chen Xuelei, directeur adjoint du département de cosmologie de l’observatoire astronomique national au quotidien Le Monde. Désireuse de développer une industrie innovante et de se dégager de l’emprise occidentale sur son économie, la Chine montre ici une nouvelle facette de sa puissance. Le tout, sur fond de guerre commerciale avec les États-Unis. Washington et Pékin sont en plein bras de fer commercial à coups de droits de douane punitifs sur des milliards de dollars de marchandises. Malgré une trêve déclarée par le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping samedi 1er décembre, cette guerre commerciale n’est pas sans conséquences sur l’économie américaine. L’entreprise Apple vient ainsi d’annoncer que son chiffre d’affaires avait reculé entre septembre et décembre et qu’elle ne remplirait pas ses objectifs de vente. Tom Cook, directeur général d’Apple, justifie ce recul par le ralentissement de la croissance chinoise mais aussi et surtout par les tensions commerciales entre Chine et États-Unis.Et la Chine ne cherche pas à se moderniser qu’au niveau industriel. Depuis la prise de pouvoir de Xi Jinping en 2012, le budget militaire a ainsi été multiplié par trois depuis une dizaine d’années. "Se préparer à la guerre est devenu fondamental, cela doit être notre principal axe de travail" peut-on lire dans le journal officiel de l’Armée populaire de libération. Le président Xi Jinping a ainsi prévenu Taïwan qu’il n’hésiterait pas à recourir à la force contre les indépendantistes, ajoutant : "La Chine doit être réunifiée et elle le sera". Depuis la prise de fonction en 2016 de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, favorable à une indépendance officielle de Taïwan, les relations entre Pékin et Taipei se sont détériorées. "Le renforcement impressionnant de la puissance militaire de la Chine pourrait bientôt représenter un défi pour les États-Unis dans tous les domaines ou presque", estimait, en février dernier, l'amiral Harry B. Harris, chef des forces américaines dans la zone Pacifique.La querelle économique entre la Chine et les États-Unis est-elle le prélude à un conflit plus global entre les deux superpuissances du XXIe siècle ? A l’échelle mondiale, quelles seront les conséquences du ralentissement de la croissance chinoise ? Que peut-on attendre de la reprise du dialogue qui aura lieu en début de semaine prochaine entre Trump et Xi Jinping ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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3 janvier 2019 - 01:03:59
LE MUR DE TRUMP BLOQUE L' AMÉRIQUE 03-01-2019_Invités :_François CLEMENCEAU_Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »_Nicole BACHARAN_Historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis_Laure MANDEVILLE_Grand reporter au « Figaro » – Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? »_Corentin SELLIN_ Historien, spécialiste des Etats-Unis_Le 116ème Congrès des États-Unis, issu des élections législatives de novembre, débute jeudi 3 janvier à Washington sur fond de shutdown. En l’absence d’un consensus sur le budget, une partie des agences qui relèvent de l’État fédéral ne sont plus financées. Donald Trump réclame au Congrès plus de cinq milliards de dollars pour édifier un mur le long de la frontière américano-mexicaine. Si les républicains restent majoritaires au Sénat avec 53 sénateurs sur 100, ils ne sont pas assez pour voter cette loi budgétaire qui réclame 60 voix sur 100. Les démocrates, eux, se sont redits favorables à une sécurité "forte" aux frontières, mais opposés à un mur qu'ils jugent "coûteux" et "inefficace". Au treizième jour du shutdown, difficile donc d'entrevoir une sortie de crise. Et "cela pourrait durer longtemps", a lancé Trump.Le président américain a fait de la construction de ce mur un marqueur central de sa campagne et table sur sa construction pour se faire réélire. Depuis le mois d’avril, il mène une politique de "tolérance zéro" à l’encontre des migrants illégaux qui tentent d’entrer sur le territoire depuis le Mexique. Dans la nuit du nouvel an, des douaniers américains ont tiré du gaz lacrymogène vers la clôture délimitant la frontière avec le Mexique afin d’empêcher des migrants de franchir le point de passage entre Tijuana, au Mexique et San Diego aux États-Unis. A Noël, le décès d'un guatémaltèque de huit ans dans la nuit de Noël a suscité l'émoi. C’est le deuxième enfant migrant aux mains des autorités à mourir en décembre.Face à Donald Trump et en l’absence de favoris dans le camp démocrate pour l’investiture à la présidentielle américaine de 2020, nombreux sont les candidats démocrates à s’y préparer. Parmi les noms les plus connus, la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren. Critique acerbe des grandes banques et d’un capitalisme non régulé, elle a annoncé lundi qu’elle serait candidate. Joe Biden, ex-vice-président de Barack Obama, a déclaré quant à lui être "la personne la plus qualifiée dans le pays pour être président". Bernie Sanders, candidat malheureux de la dernière primaire démocrate, lors de laquelle il avait été battu par Hillary Clinton, ne s'est pas encore déclaré dans la course à la Maison-Blanche. Sensation des midterms, Beto O'Rourke s'est fait un nom sur la scène politique nationale. Malgré sa défaite au Texas contre le sénateur Ted Cruz à l'automne dernier, il pourrait avoir un rôle à jouer pour 2020. "Je n'ai jamais vu un candidat au Sénat, y compris Obama en 2004, qui ait inspiré le même niveau d'enthousiasme", a écrit il y quelques semaines l'ancien conseiller de Barack Obama, Dan Pfeiffer. Quelles seront les conséquences économiques du shutdown ? Combien de temps va-t-il durer ? Avec la majorité à la Chambre des représentants, les démocrates peuvent-ils bloquer la politique de Donald Trump ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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2 janvier 2019 - 01:04:00
IMPÔT À LA SOURCE : LE GRAND SAUT ! 02-01-2019_Invités :_Jean-Marc DANIEL_Economiste – Auteur de « Les impôts. Histoire d’une folie française »_Fanny GUINOCHET_Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »_Cécile CROUZEL_Chef de service adjointe au « Figaro Economie »_Mathieu PLANE_Economiste à l’OFCE_Le 1er janvier a marqué l'entrée en vigueur officielle de la très attendue réforme du prélèvement à la source, initiée sous François Hollande et reportée une première fois. Un changement d'ampleur, qui représente 70 milliards d'euros de recette pour l'État chaque année. L’impôt sera désormais prélevé, douze mois sur douze, directement sur les revenus et non plus un an après leur versement, comme c’était le cas jusqu’en 2018 en France. Presque tous les revenus sont concernés : salaires, retraites, revenus des indépendants, revenus fonciers récurrents et revenus dits de "remplacement", comme l’assurance chômage."Il était temps que la France passe au prélèvement à la source, a déclaré au Monde le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Tous nos voisins ont fait cette réforme de simplicité. L’impôt à la source, c’est payer son impôt au moment où on touche ses revenus, et le montant de votre impôt s’adapte à votre vie."Reste que la mise en place de cette réforme soulève des inquiétudes parmi les Français. S’ils se disent majoritairement favorables au prélèvement à la source, 72 % d’entre eux expriment une crainte liée à la mise en place de l'impôt à la source, selon un sondage mené par OpinionWay pour Vousfinancer, avec en tête la peur d’erreurs dans le montant prélevé (34 % des Français). Sont également redoutés une baisse du pouvoir d’achat (24 % des réponses) ou encore le sentiment de gagner moins d’argent (19 %).Cette hantise de voir le pouvoir d’achat baisser risque-t-elle de raviver la colère des gilets jaunes ? La somme que l'employeur versera directement au salarié se trouvera diminuée dès fin janvier pour ceux qui paient l'impôt, alors même que les mesures de soutien au pouvoir d'achat adoptées en décembre ne seront pas toutes entrées en vigueur.Du côté des entreprises, toutes ne sont pas prêtes. Les plus petites d’entre elles — principalement dans le bâtiment, la restauration ou le commerce —, estiment ne pas avoir les moyens humains et financiers de gérer les démarches administratives liées à cette réforme. Selon Bercy, environ 35 000 entreprises privées ne sont pas encore branchées au nouveau système dit de Déclaration social nominative (DSN), par lequel va transiter les informations de la paie des salariés et qui va servir à appliquer le prélèvement à la source.Réforme fiscale majeure de ce début d’année, l’impôt sur le revenu pose la question des effets qu’il pourrait avoir sur l’équilibre de l’économie française, fragilisée fin 2018 par la crise des gilets jaunes. Après les mesures annoncées par le président de la République, début décembre, le déficit public devrait s’élever à 3,4 % du PIB en 2019, au-delà de seuil de 3 % fixé par l’Union européenne. Quant au taux de chômage, s’il poursuit une lente décrue avec 9,1 % de chômeur au troisième trimestre 2018, il reste loin des objectifs affichés par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui promet un taux de 7 % d’ici 2022.Que dire de la santé économique de la France en ce début d’année ? Quelles seront les conséquences du prélèvement à la source sur la croissance économique de la France, mais aussi sur la consommation des Français ? Les entreprises sont-elles suffisamment préparées ? Cette réforme risque-t-elle de raviver la colère des gilets jaunes ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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1 janvier 2019 - 01:03:48
MACRON A LA RECONQUÊTE ? 1er Janvier 2019_Invités :_Christophe BARBIER_Editorialiste à « L’Express »_Soazig QUÉMÉNER_ Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »_Cécile CORNUDET_Editorialiste politique aux « Echos »_Edouard LECERF_Directeur général adjoint de BVA_Debout, face à la caméra, Emmanuel Macron a présenté hier soir ses vœux aux Français depuis l’Elysée. Lors d’une allocution télévisée d’une quinzaine de minutes, le chef de l’Etat a évoqué "la colère" des Gilets jaunes et les "grands déchirements" que la France a connus ces dernières semaines. Une "leçon" à tirer de 2018, même s’il a souligné la nécessité d’assurer un "ordre républicain" face aux débordements d’une "foule haineuse" – une formulation qui n’a pas manqué de faire réagir les internautes. Pas d’excuses ni de mea culpa cette fois, Emmanuel Macron s’est montré ferme et déterminé à poursuivre le rythme de ses réformes. Il a également abordé plusieurs sujets qui seront développés dans les mois à venir, comme son projet européen, l’évolution des institutions ou encore la lettre qu’il adressera à tous les Français pour préciser les contours du grand débat national. Au fil de son discours, le président de la République a formulé trois vœux : un premier de "vérité", un second de "dignité" et un troisième "d'espoir" pour l’année qui vient de commencer. D’un ton assuré, il a affirmé être "au travail, déterminé à mener tous les combats présents et à venir". "Je crois en nous", a conclu Emmanuel Macron. Mais les Français croient-ils toujours en lui ?Prête à décortiquer les paroles du chef de l’Etat, l’opposition politique n’a pas manqué de critiquer cette allocution très attendue. Sur Twitter, Marine Le Pen a dénoncé les paroles d’un "imposteur" et d’un "impudent professeur de morale". Une véhémence partagée par les députés de la France Insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon, qui a fustigé un "lunaire donneur de leçons". Du côté du PS, Olivier Faure a estimé que les vœux d’Emmanuel Macron n’étaient "pas à la hauteur" des inquiétudes ou des attentes des Français, et sont "sans rapport avec la crise que l'on vient de connaître". Pour Les Républicains, ce discours était "sans conviction et si loin de la réalité des Français". Seuls la majorité et les alliés de LREM ont soutenu le président de la République, comme le maire de Bordeaux Alain Juppé qui a salué une "excellente intervention dans la forme comme sur le fond".Nouvelle année, nouvelles réformes. Le premier trimestre de 2019 s’annonce chargé pour le gouvernement qui doit s’attaquer à trois dossiers compliqués : l’assurance-chômage, la réforme constitutionnelle – qui a pour but de réviser les institutions du pays, en tenant compte des éventuelles modifications souhaitées par les Français, à l’instar du RIC plébiscité par les Gilets jaunes – et la réforme des retraites, qui prévoit de fusionner la quasi-totalité des régimes existants. Autre réforme à hauts risques, le prélèvement à la source est officiellement entré en vigueur aujourd’hui. Face aux réticences de certains Français, aux difficultés d’application de ce mode d’imposition dans certaines entreprises et l’effet psychologique qu’il risque d’entraîner, l’Elysée poursuit ses efforts de pédagogie, "pour que la réforme se réalise dans les meilleures conditions".Emmanuel Macron parviendra-t-il à tenir le cap de ses réformes en 2019 ? Que pense l’opposition politique de ce programme à venir ? Comment les Français accueilleront-ils les premières grandes réformes de la rentrée ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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31 décembre 2018 - 01:04:16
BENALLA S’INVITE AUX VOEUX 31-12-2018_Invités :_Roland CAYROL_Politologue – Cetan_Bruno JEUDY_Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »_Vanessa SCHNEIDER_Grand reporter au « Monde »_Jean GARRIGUES_Historien de la vie politique_C’est une année pour le moins mouvementée qui s’achève pour Emmanuel Macron. Ce soir, le chef de l’Etat présentera ses traditionnels vœux aux Français, retransmis à la télévision. Mais l’exercice s’annonce périlleux : fragilisé par les mobilisations à répétition des Gilets jaunes, Emmanuel Macron devra reprendre le cap de son quinquennat et annoncer les perspectives du gouvernement pour 2019. L’occasion d’apaiser les colères et de renouer le dialogue avec les Français qui ont exprimé leur sentiment d’abandon. Loin de la "cohésion de la Nation" souhaitée par le président, 2018 a été ponctuée de conflits sociaux, de la fronde des cheminots en passant par la révolte des Gilets jaunes. Une année également marquée par de nombreuses polémiques qui ont écorné l’image d’Emmanuel Macron, comme l’affaire Benalla après la Coupe du monde, l’itinérance mémorielle chaotique ou encore l’accumulation de "petites phrases" désormais célèbres jugées arrogantes. Attaqué à de multiples reprises par l’opposition politique, le chef de l’Etat a également essuyé des revers au sein de son propre camp avec la démission de Nicolas Hulot, suivie par celle de Gérard Collomb. Alors que 2019 s’annonce tout aussi compliquée, avec la poursuite de réformes importantes et les élections Européennes, Emmanuel Macron saura-t-il convaincre les Français ?En cette fin d’année, l’ombre de l’affaire Benalla plane une nouvelle fois au-dessus d’Emmanuel Macron. Après la polémique autour des passeports diplomatiques utilisés pour des voyages d’affaires en Afrique, Alexandre Benalla affirme à présent avoir continué à échanger de nombreux messages avec le président depuis cet été. La présidence avait pourtant assuré avoir coupé les ponts avec l’ancien collaborateur, limogé en août. Via l’application de messagerie cryptée Telegram, Emmanuel Macron aurait sollicité Alexandre Benalla sur "des thématiques diverses", comme les Gilets jaunes ou des "questions de sécurité".Qu’adviendra-t-il des Gilets jaunes ? Après plus d’un mois de mobilisation, les manifestants cherchent à faire perdurer leur mouvement sur le terrain, en essayant de se structurer. L’objectif : passer d’une phase de contestation à des propositions concrètes pour le gouvernement, réfléchies par tous les Gilets jaunes. Pour les porte-paroles du mouvement, cette cohésion est nécessaire afin d’éviter un essoufflement. Mais sur les ronds-points, le risque d’une récupération politique et la divergence des revendications inquiète les militants.Que faut-il attendre des vœux d’Emmanuel Macron ? Ce nouvel épisode de l’affaire Benalla peut-il porter préjudice au chef de l’Etat ? Le mouvement protéiforme des Gilets jaunes parviendra-t-il à se structurer ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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29 décembre 2018 - 01:04:58
C DANS L'AIR DU 29 DÉCEMBRE - GILETS JAUNES / AMAZON : LES COMMERCES DANS LE ROUGEEn cette fin d’année, la facture s’annonce particulièrement salée pour les commerçants français. Les magasins de proximité comme la grande distribution ont été frappés de plein fouet par le mouvement des Gilets jaunes, qui perdure depuis le 17 novembre. Selon un premier bilan de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), le manque à gagner des commerçants s’élèverait à au moins deux milliards d'euros. 43 000 salariés ont également été mis en chômage partiel à cause des blocages. Alors que la période des fêtes est propice à une forte consommation, les commerçants ont encaissé une baisse sévère de leur chiffre d’affaires, allant parfois jusqu’à 50%. Malgré une hausse de la fréquentation dans les centres commerciaux le week-end du 22 et 23 décembre, ces pertes restent impossibles à rattraper, notamment pour les petits commerçants qui n’ont pas la même marge de manœuvre que les grandes surfaces. Pour sortir la tête de l’eau, certains avaient réclamé un avancement des soldes d’hiver à la première semaine de janvier. Mais faute de consensus, cette option n’a pas été retenue par Bercy qui a gardé la date prévue, le 9 janvier.Alors que de nombreux magasins ont été vandalisés partout en France, ou contraints de fermer leurs portes lors des manifestations, le commerce en ligne a continué de tourner à plein régime. Si toutes les plateformes n’ont pas communiqué leur chiffre de vente sur cette période, le nombre de commandes semble être resté au beau fixe. Malgré des livraisons retardées ou des blocages dans les entrepôts, comme ceux d’Amazon par exemple, la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance) a affirmé que les magasins en ligne ont été "moins touchés que le commerce physique". A grand renfort de promotion, d’offres exceptionnelles cumulables ou de livraison gratuite, les géants du e-commerce ont pu passer au-dessus de contraintes logistiques auxquelles les petits commerces n’ont pas pu échapper. Quelle place la vente en ligne occupe-t-elle dans l’économie française ? En constante évolution, peut-elle créer des emplois stables en France ?Déjà fragilisé par la puissance du commerce en ligne, le commerce physique doit se réinventer pour séduire à nouveau sa clientèle. Face à l’hyper-compétitivité, une offre toujours plus vaste et les progrès numériques, les enseignes doivent composer avec les nouvelles attentes des consommateurs. Pour ce faire, certains magasins rivalisent de modernité et élargissent leur gamme de services : test de produits en magasin avant achat, dépôt de colis, paiement avec un smartphone… L’objectif est de transformer les commerces en lieux de vie pour redonner envie aux clients de consommer sur place et reprendre des parts de marché grignotées par le e-commerce.Après les Gilets jaunes et la période des fêtes, quel est le bilan pour les commerçants ? La taxe sur les GAFA qui doit entrer en vigueur en janvier changera-t-elle la donne sur le e-commerce en France ? Comment les nouveaux magasins luttent-ils contre la vente en ligne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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28 décembre 2018 - 01:03:45
C DANS L'AIR DU 28 DÉCEMBRE - AFFAIRE BENALLA : QUESTIONS SUR DES PASSEPORTSDeux passeports diplomatiques sont depuis hier au cœur de la nouvelle affaire Benalla dont un délivré par le Quai d’Orsay fin mai, alors que l’ex-chargé de mission de l’Elysée était déjà mis à pied en raison des violences lors de la manifestation du 1er mai à Paris. Le ministère des Affaires étrangères assure avoir demandé, par lettre recommandée du 26 juillet 2018, la restitution des documents. Mais depuis cette date aucun passeport n’aurait été restitué au Quai d’Orsay.Alexandre Benalla a-t-il encore en sa possession les fameux passeports ? Surtout a-t-il continué à les utiliser pour rencontrer des chefs d’Etat ou des personnalités sulfureuses ? Lors de son audition sous serment devant une commission d'enquête du Sénat le 19 septembre dernier, Alexandre Benalla avait confirmé qu'il disposait de deux passeports diplomatiques lorsqu'il travaillait à la présidence. Interrogé sur le fait de savoir s'il avait restitué ses deux passeports, il avait répondu : "Ils sont au bureau que j'occupais à l'Elysée donc je pense que l'Elysée a dû s'en occuper".Mais selon Médiapart, l'un de ces sésames aurait été depuis utilisé par l’ex-chargé de mission de l’Elysée pour effectuer de nombreux déplacements à l'étranger, notamment lors de visites auprès de plusieurs autocrates africains. Pendant un voyage au Tchad début décembre, trois semaines avant celui d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla a ainsi rencontré le président tchadien Idriss Déby et son frère Oumar, chargé des commandes de matériel militaire pour l’Etat tchadien.L’Elysée dit ne pas avoir été mis au courant de ce voyage sur le moment et assure que "cette personne n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel. Seuls le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l’Etat" sur le continent, a indiqué la présidence. Avant de préciser : le chef de l'État "veut absolument rompre avec la République des intermédiaires, notamment en Afrique".Limogé en juillet de l’Elysée, mis en examen notamment pour "violences volontaires", "port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique" et "recel d’images issues d’un système de vidéoprotection", Alexandre Benalla s'est, semble-t-il, lancé dans les affaires internationales. Mais cette reconversion rapide interroge. Selon Le Monde, il aurait aussi ces dernières semaines vu le directeur de cabinet du numéro un camerounais Paul Biya et le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le tout pendant un voyage avec des hommes d’affaires de sociétés turque, qatari et soudanaise.Alors quelles sont les activités de l’ancien chargé de mission de l’Elysée ? Pourquoi disposait-il de deux passeports diplomatiques ? Pourquoi le second lui a été délivré après sa mise à pied ? Pourquoi n'ont-ils pas été restitués au ministère des Affaires étrangères au moment de son limogeage ? Enfin pourquoi le Quai d’Orsay n’a-t-il pas insisté pour récupérer les documents ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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27 décembre 2018 - 01:05:10
C DANS L'AIR DU 27 DÉCEMBRE - TRUMP AU BORD DU KRACHAlors que le Bourse de New-York affiche son pire mois de décembre depuis 1931, une grande fébrilité s’est emparée des places boursières mondiales en cette fin d’année, réveillant le spectre d’une crise financière. Au centre des inquiétudes la situation américaine et la difficulté des marchés à anticiper le prochain geste de Donald Trump qui fulmine et twitte quotidiennement, contre les démocrates, mais aussi contre la réserve fédérale américaine."Le seul problème de notre économie, c’est la Fed", a ainsi écrit lundi sur Twitter le président des Etats-Unis qui s'insurge ouvertement depuis des mois contre les hausses de taux de la Fed. Selon lui, la banque centrale américaine ne comprend rien, ni aux marchés financiers, ni aux questions de change, ni à la guerre commerciale qu’il entend mener, notamment avec Pékin. Mais cette nouvelle attaque a renforcé les craintes que Donald Trump limoge le président de l’institution, Jérôme Powell, ce qui constituerait un acte inédit et portant atteinte à l’indépendance de la Fed.Ce bras de fer arrive au moment où le président des Etats-Unis est déjà en pleine lutte avec le Congrès à propos du budget et du financement de fameux mur à la frontière mexicaine. Cette impasse budgétaire a provoqué depuis le 21 décembre dernier la fermeture, ou "shutdown", de 25 % des administrations fédérales. En conséquence, quelque 800 000 Américains sont soit, pour la moitié, forcés de travailler sans être payés, soit poussés, pour l’autre moitié, aux congés sans solde.De plus en plus isolé à la Maison-Blanche, Donald Trump vient également de subir la démission de son ministre de la Défense, après l'annonce du retrait militaire américain de Syrie, et donne l’impression d’être au centre d’une tempête permanente. D’autant qu’il existe désormais dix-sept enquêtes judiciaires distinctes concernant le président et ses associés. Et cela n’inclut pas les enquêtes qui vont être ouvertes à partir du 3 janvier quand se mettra en place la nouvelle Chambre des représentants issue des urnes.Bourse, croissance, politique internationale… A quoi faut-il s’attendre en 2019 ? Est-on à la veille d’un krach boursier ? Pourquoi l’Amérique de Trump inquiète-t-elle tant ? Qu’y a-t-il derrière la démission du ministre de la Défense de Trump ? Après sa décision de retirer les troupes américaines stationnées en Syrie, le président américain a réaffirmé lors d’une visite surprise en Irak sa position : "les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde." Quelles en seront les conséquences géopolitiques ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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26 décembre 2018 - 01:03:54
C DANS L'AIR DU 26 DÉCEMBRE - PÉTITIONS EN LIGNE, RIC : DES OUTILS DÉMOCRATIQUES ?Avec plus de 1,7 million de signatures en une semaine, la pétition de "L'affaire du siècle", qui accompagne le recours de quatre ONG - Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous - contre l'Etat pour inaction climatique bat des records en France. L’initiative, lancée le 17 décembre dernier sur Internet et relayée par plusieurs célébrités est la plus importante de l'histoire du pays. C'est plus que la pétition contre la Loi travail El Khomri en 2016 ou celle, plus récemment, contre la hausse des prix du carburant, à la base du mouvement des "gilets jaunes"."Aucun d'entre nous ne s'attendait à un tel succès et aussi rapidement", a reconnu la directrice d'Oxfam France, Cécile Duflot. Cette mobilisation montre que «les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations» des citoyens, s'est félicitée la présidente de la FNH, Audrey Pulvar.De son côté, le ministre de la Transition écologique s’est dit ce mercredi dans les colonnes du Parisien "heureux que les citoyens s'expriment pour lutter contre le dérèglement climatique" tout en estimant que l'action en justice n'est pas une solution. Pour François de Rugy, le succès de cette pétition "est peut-être aussi une réplique aux mouvements des gilets jaunes qui parlent parfois de l'écologie comme d'un problème". Mais sur le fond, comme sur la taxe carbone, pas de réponse avant le grand débat qui doit commencer en janvier.A l’heure où la défiance à l’égard des systèmes traditionnels de représentation politique ne cesse de croître, les pétitions en ligne rencontrent un succès croissant. Parallèlement, l'instauration en France d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) – revendication majeure du mouvement des gilets jaunes – remporte également un franc succès auprès des Français. Près de huit personnes interrogées sur dix le plébisciteraient dans les enquêtes.Alors ces nouvelles formes d’expression vont-elles bousculer les pratiques politiques ? Sont-ils des outils démocratiques ? Un clic sur le Web a-t-il valeur d’engagement politique ou sociétal ? Par ailleurs, le mouvement des gilets jaunes peut-il voir émerger des listes pour les européennes de mai 2019 ? Comment les partis politiques traditionnels préparent-ils les élections européennes dans ce contexte ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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25 décembre 2018 - 01:04:00
C DANS L'AIR DU 25 DÉCEMBRE - POPULISME, LA CONTAGION MONDIALE ?Brésil, États-Unis, Italie, Hongrie…La montée du populisme est-elle une menace pour le monde ? Celui-ci connait aujourd'hui une phase de mutations sans précédent qui bouleverse les équilibres géostratégiques.Portés par la montée de l’euroscepticisme, le rejet des élites et des partis politiques traditionnels, ou encore celui de l’immigration, ces mouvements populistes sont désormais incontournables dans la plupart des pays de l’Union européenne. Aussi différents soient-ils, tous ont vu leurs scores électoraux progresser ces dernières années. Selon The Guardian, c’est aujourd’hui un Européen sur quatre qui vote pour une force décrite comme populiste.Des forces populistes qui, cherchant à s’approprier le mouvement, ont apporté leur soutien aux gilets jaunes. Alors que la grogne mobilisait des dizaines de milliers de Français pour le quatrième weekend consécutif, Steve Bannon, l’ancien conseiller de Donald Trump, s'est réjoui lors d’une réunion, à l’initiative d’un parti d’extrême droite flamand, que "Paris brûle". Matteo Salvini, ministre italien, s’est quant à lui enthousiasmé sur Twitter d’avoir des supporters parmi les gilets jaunes et d’ajouter "Macron n’est plus un problème pour moi, mais un problème pour les Français."Aux États-Unis, Donald Trump signe la fin du multilatéralisme, aussi bien économique que politique. Le pays a opéré un repli protectionniste qui met en péril l’équilibre du commerce mondial. Même chose sur le plan diplomatique. Le président américain n’hésite pas à contester les institutions multilatérales que les américaines ont eux-mêmes contribué à créer après la seconde guerre mondiale. Dernière décision unilatérale en date, le retrait des forces armées américaines de la Syrie. Et cette vague populiste déferle jusqu’en Amérique du Sud, où l’élection au Brésil de Jaïr Bolsonaro, un président d’extrême-droite, raciste, misogyne et homophobe en est le dernier exemple. Alors qu’il s’apprête à devenir officiellement président le 1er janvier prochain, l’inquiétude grandit chez les associations antiracistes, de défense des droits des femmes mais aussi des minorités sexuelles.Quelles sont les causes profondes de cette vague qui s’abat sur le monde ? Qu’ont en commun Trump, Erdogan, Bolsonaro, Salvini, Orban ? En jouant le peuple contre les élites, en attisant la peur de l’immigration, en dénonçant la mondialisation, en s’attaquant aux médias, cette vague populiste signera-t-elle la fin de l’Union Européenne ?Invités :Pascal Boniface — Directeur de L’Institut de Relations Internationales et Stratégiques.Jean-Dominique Merchet — journaliste à "L’Opinion", spécialiste des questions de Défense et Diplomatie.Sara Daniel — grand reporter, chef du service Etranger de "L’Obs".Patrick Martin Genier — spécialiste des affaires européennes et professeur de droit constitutionnel à Sciences Po et à l’Inalco.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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24 décembre 2018 - 01:04:47
C DANS L'AIR DU 24 DÉCEMBRE - GILETS JAUNES : APRÈS LES DÉRIVES, LA TRÊVE ?À l’approche des fêtes de fin d’année et de la trêve qui s’annonce, que va-t-il advenir du mouvement des gilets jaunes ? L’ "acte VI" a enregistré une mobilisation en forte baisse samedi 22 décembre. Alors qu’ils étaient 282 000 manifestants recensés en France le 17 novembre, ils n’étaient plus que 66 000 le 15 décembre, et seulement 38 600 le 22 décembre, selon les chiffres du ministère de l’intérieur. Une mobilisation en berne qui a mis en lumière les éléments les plus radicaux des gilets jaunes et pose la question de la radicalisation du mouvement.Violences et graves dérapages ont en effet marqué la sixième journée de la mobilisation nationale des gilets jaunes. À Paris, sur le parvis du Sacré-Cœur, certains d’entre eux ont entonné un hymne à la "quenelle", le geste controversé, aux relents antisémites, popularisé par l'humoriste Dieudonné. Sur les Champs-Elysées, des policiers à moto ont été violemment pris à partie par des gilets jaunes. La veille, un pantin à l'effigie du président Macron a été décapité lors d'une manifestation de gilets jaunes à Angoulême.Ces épisodes ont suscité l’indignation du gouvernement. Depuis le Tchad, où il se trouvait dimanche, Emmanuel Macron a affirmé que "les réponses judiciaires les plus sévères seront apportées. C’est maintenant l’ordre qui doit régner, le calme et la concorde".Le temps du dialogue, c’est aussi ce qu’espèrent de nombreux gilets jaunes, qui s’attèlent maintenant à trouver des solutions concrètes à cette crise. À trois semaines de "la grande concertation nationale", des élus locaux et des gilets jaunes ont pris de l’avance et se réunissent pour débattre des problématiques soulevées par le mouvement.Certains irréductibles ont, quant à eux, décidé de passer Noël sur les ronds-points, ces nouveaux lieux de rencontre et de solidarité. Au fil des semaines, de nombreux gilets jaunes qui ne s’étaient jamais parlé ont tissé de véritables liens et disent avoir retrouvé des valeurs d’entraide qu’ils pensaient disparues.Alors, cette solidarité entre gilets jaunes donnera-t-elle un renouveau à la vie sociale française ? La baisse de la mobilisation marque-t-elle une trêve ou annonce –t-elle la fin ou la transformation du mouvement ? Y a-t-il une radicalisation de ce dernier ? Comment s’organisent les élus locaux pour répondre aux attentes des Français ?Raymond SOUBIE – Président des sociétés de conseil Alixio et TaddeoNicolas CHAPUIS – Journaliste au "Monde"David DOUKHAN – Journaliste politique à "Europe 1"Flore SANTISTEBAN – Politologue – Professeure à Sciences-Po spécialiste des mouvements sociauxDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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22 décembre 2018 - 01:07:07
C DANS L'AIR DU 22 DÉCEMBRE - GILETS JAUNES : LA MOBILISATION S'ESSOUFFLE Malgré une baisse continue de la mobilisation au fil des semaines, les Gilets jaunes se sont une nouvelle fois donné rendez-vous partout en France pour un acte 6. Mais les manifestants semblent avoir du mal à mobiliser leurs troupes, après l’adoption des mesures d’urgence proposées par le gouvernement et la mort d’une dixième personne lors d’un accident de la route à Perpignan, en marge des blocages. A la mi-journée, près de 800 Gilets jaunes étaient réunis à Paris, on compte également 30 interpellations. La mobilisation a commencé ce matin à Montmartre, à l’appel d’un de leurs représentants, Éric Drouet. Ils ont ensuite défilé dans les rues et rejoint les quartiers commerçants de la capitale. Contrairement aux précédentes manifestations, le cortège est assez mobile et se dirige vers l’Elysée. Fausse piste du côté de Versailles : alors que "des centaines" de manifestants étaient attendus, la circulation a été rouverte dans la matinée. En région, plusieurs rassemblements sont également en cours. En Gironde, certains Gilets jaunes envisageaient des blocages dans les centres commerciaux, tandis que d’autres ont choisi de bloquer les poids-lourds au niveau des frontières, comme à Boulou près de l’Espagne. Des centaines de manifestants auraient été délogés du péage par les forces de l’ordre, selon la préfecture des Pyrénées-Orientales. Alors que les rassemblements se poursuivent dans le calme, le Premier ministre Edouard Philippe est parti à la rencontre des Gilets jaunes sur le terrain afin d’expliquer les différentes mesures prises par l’exécutif pour sortir de la crise.Des mesures d’urgence que le député Nicolas Dupont-Aignan juge "pas du tout à la hauteur de l'enjeu". Très investi depuis les débuts du mouvement, il n’a pas hésité à afficher son soutien aux Gilets jaunes sur les réseaux sociaux comme sur les ronds-points. Alors que d’autres politiques préféraient se tenir à l’écart, Nicolas Dupont-Aignan a incité les manifestants à poursuivre leur mobilisation au fil des semaines. Il les rejoint également sur la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne – une idée qu’il avait déjà émise lors de sa campagne présidentielle en 2017. Galvanisé par la fronde des Gilets jaunes, son parti Debout la France (DLF) culmine à 8% des intentions de vote pour les élections européennes, selon le dernier sondage Ifop.Parmi les revendications des Gilets jaunes, l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) a été largement plébiscitée. 78% des Français y seraient favorables, d’après le sondage Odoxa-Dentsu Consulting. En Suisse, cet outil démocratique existe depuis 1848. Il est utilisé quatre fois par an en moyenne, majoritairement pour des questions de société. Les citoyens peuvent ainsi prendre part aux débats politiques, proposer ou abroger une loi. Mais il est nécessaire de récolter 50 000 signatures pour donner lieu à un vote.Le mouvement des Gilets jaunes s’arrêtera-t-il à l’acte 6 ? Pourquoi Nicolas Dupont-Aignan est-il aussi investi dans cette mobilisation ? Instauré depuis longtemps en Suisse, le RIC est-il un outil efficace ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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21 décembre 2018 - 01:05:28
CARLOS GHOSN : LA DESCENTE AUX ENFERS 21-12-2018_Invités :_Elie COHEN_ Economiste_Dominique SEUX_Directeur délégué de la rédaction des « Echos »_Béatrice MATHIEU_ Chef du service économie de « L'Express »_ Erwan BENEZET_ Journaliste au service économie du « Parisien »_Nouveau rebondissement dans l’affaire Carlos Ghosn. Le parquet de Tokyo a de nouveau placé le PDG de Renault en état d'arrestation ce vendredi l’accusant cette fois "d'abus de confiance aggravé". Cette nouvelle arrestation est liée aux pertes subies au moment de la crise des subprimes de 2007-2008 par la société gérant la fortune de l’industriel. Ces pertes, d’un montant de 1,85 milliard de yens (14,5 millions d’euros), auraient été imputées en octobre 2008 à la comptabilité du constructeur Nissan, ce que Carlos Ghosn nie.Ce nouveau placement en garde à vue de l’ex-PDG de Nissan survient alors que sa libération sous caution était envisagée. Après plus d’un mois en détention, le tribunal de Tokyo avait en effet rejeté hier, une requête du parquet de prolonger de dix jours sa détention, ouvrant la voie à une libération sous caution. Le parquet avait fait appel, en vain.Pour Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre dernier et inculpé le 10 décembre pour avoir omis de déclarer l'intégralité de sa rémunération chez Nissan de 2010 à 2015, c'est donc une nouvelle séquence qui s'ouvre sur le front judiciaire. Car au Japon, un suspect peut être placé en détention de manière répétée dans une même affaire pour des accusations différentes. Cette pratique permet ainsi de détenir un suspect pendant des mois et de l'interroger sans la présence d'un avocat.Ce nouvel épisode dans cette saga judiciaire risque fort d’alimenter les questions et les critiques à l’égard du système judiciaire nippon. D’autant que pendant ce temps, l'alliance Renault-Nissan est dans la tourmente. Les constructeurs japonais Nissan et Mitsubishi Motors ont déjà révoqué à l'unanimité Carlos Ghosn de la présidence de leurs conseils d'administration. De son côté, le groupe français Renault l'a maintenu jusqu'à présent à son poste et a confié "à titre provisoire" la direction exécutive à son numéro deux Thierry Bolloré.Alors de quoi Carlos Ghosn est-il précisément accusé au Japon ? De quelle manière cette affaire va-t-elle peser sur l’avenir de l’alliance entre Renault et Nissan ? Le premier constructeur automobile mondial peut-il survivre à la chute de son patron ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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20 décembre 2018 - 01:06:00
LA DERNIÈRE SURPRISE DE TRUMP 20-12-2018_Invités :_Pierre SERVENT_ Expert militaire, auteur de « 50 nuances de guerre »_Jean-Dominique MERCHET_Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie_Agnes LEVALLOIS_Consultante spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences-Po_Alexandra de HOOP SCHEFFER_ Politologue, spécialiste des Etats-Unis et des relations transatlantiques_Pour Donald Trump, la mission des Etats-Unis en Syrie est terminée. Dans une vidéo postée sur Twitter, le président américain a estimé qu’il était temps de "ramener à la maison" tous les soldats déployés sur le terrain depuis 2015, maintenant que l’Etat islamique a été "vaincu". Le retrait des troupes devrait s’effectuer rapidement, certaines commenceraient déjà à être rapatriées selon la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders. Même si plusieurs généraux et militaires l’ont averti des risques d’un départ précipité, Donald Trump revendique une "victoire" et ne voit aucune autre raison de rester en Syrie. Cette annonce surprise a déclenché la stupeur et la colère aux Etats-Unis, notamment dans son propre camp. Les alliés européens ont également réagi. Aujourd’hui, la ministre des armées Florence Parly a affirmé que les troupes françaises resteront en Syrie car "Daech n’est pas rayé de la carte". Avant d’ajouter qu’il est nécessaire de "vaincre militairement de manière définitive les dernières poches de cette organisation terroriste". De son côté, Benyamin Nétanyahou a d’ores et déjà annoncé qu’Israël intensifierait ses opérations contre les forces pro-iraniennes en Syrie, après le départ des Etats-Unis. Pour l'eurodéputé Guy Verhofstadt, il s’agit d’"une victoire pour la Russie, l'Iran, la Turquie et le régime syrien".Ce désengagement des Etats-Unis risque, en effet, de provoquer de nouveaux bouleversements au Moyen-Orient et rend la situation complexe pour les forces alliées mobilisées. L’absence de ces 2 000 soldats américains laisse encore un peu plus le champ libre à la Russie et à l’Iran, soutiens de Bachar al-Assad. En quittant la Syrie, Donald Trump laisse également derrière lui ses alliés Kurdes, qui ont pourtant joué un rôle primordial dans la lutte contre l’Etat islamique. Sans la présence dissuasive des troupes américaines, la Turquie pourrait tenter d’accroître sa zone de sécurité au nord de la Syrie, où les combattants kurdes sont aujourd’hui repliés. Dans cette guerre complexe, à qui profite le retrait soudain des Etats-Unis ?Ces dernières années, de nombreux Syriens ont fui la guerre pour se réfugier au Liban. Quelques milliers d’entre eux ont déjà pris le chemin du retour, mais le régime de Bachar al-Assad laisse rentrer sa population au compte-goutte, sur autorisation. Face aux conditions de retour difficiles et l’insécurité qui persiste en Syrie, d’autres réfugiés choisissent de rester au Liban._Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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19 décembre 2018 - 01:03:34
C DANS L'AIR DU 19 DÉCEMBRE - MATIGNON : LE GRAND CAFOUILLAGEA-t-on assisté hier au rétropédalage ou au couac gouvernemental de l'année ? Alors que les gilets jaunes quittent peu à peu le pavé, les services du Premier ministre ont fait savoir mardi qu'ils retiraient les mesures annoncées par Édouard Philippe au début de la crise pour aider les ménages à faire face à la hausse des prix du carburant. Plus de hausse donc plus besoin d’étendre le chèque énergie, de relever le barème kilométrique ou de doubler la prime à la conversion a expliqué Matignon avant de faire machine arrière deux heures plus tard... Les mesures annoncées seront donc finalement bien appliquées, et tant pis pour les 130 millions d'économie attendus.Alors que s'est-il passé dans ce laps de temps ? Pourquoi les amendements ont-ils été retirés ? Dans les couloirs de l’Assemblée, les annonces du gouvernement ont pris tout le monde par surprise, et en premier lieu les députés de la majorité qui ont décidé de monter au créneau pour sauver les mesures. Sur Twitter, le député En Marche Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot a ainsi fustigé "une vraie erreur" qui est "inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle". Plusieurs parlementaires LREM en colère ont aussi directement appelé Matignon qui a fait volte-face.Un improbable épisode qui témoigne des difficultés de dialogue entre l’exécutif et sa majorité, mais aussi de la bataille engagée par les hauts fonctionnaires pour essayer d’alléger la facture au maximum afin de boucler un budget à l’équilibre avant la fin de l’année.Mais ce grand cafouillage va-t-il avoir des répercussions sur l'opinion ? Est-il le signe d’une grande fragilité au sein de l’exécutif ? Qui sont ces hauts fonctionnaires, gardiens de l’orthodoxie budgétaire, accusés par les soutiens d’Emmanuel Macron de bloquer toutes les mesures de redistribution depuis le début du quinquennat ? Les technocrates ont-ils pris le dessus sur les politiques ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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18 décembre 2018 - 01:06:00
GILETS JAUNES : ET MAINTENANT … L’ADDITION 18-12-2018Invités : Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Françoise FRESSOZ Journaliste et éditorialiste au «Monde » Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Dominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des EchosPlus de deux millions de véhicules sinistrés et mille commerces vandalisés, 65 % des radars automatiques dégradés, des dizaines de millions d'euros de dégâts pour les sociétés d’autoroutes, un impact important sur la consommation des ménages et sur l’économie française … Un mois après le début du mouvement des gilets jaunes, le moment est venu de faire les comptes pour les professionnels les plus durement touchés.Il y a quelques semaines, les commerçants avaient été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. Le ministère de l’Economie a, depuis, confirmé des baisses importantes du niveau de fréquentation, allant de 10 à 40 % lors des différents samedis de mobilisation. Selon le Conseil national des centres commerciaux, les chiffres d’affaires ont été très durement affectés, avec un manque à gagner qui pourrait atteindre 2 milliards d’euros. De son côté, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a évoqué une situation qui "pouvait être catastrophique". Car la baisse des ventes a touché les achats de Noël mais aussi modifié les comportements des consommateurs qui se sont tournés vers le commerce en ligne. Selon Jacques Creyssel, délégué général de la FCD, le géant américain Amazon apparaît comme « le grand gagnant de cette crise.Certains secteurs d’activité annoncent également des frais importants, liés au coût des dégradations subies. Pour les sociétés d’autoroutes, les conséquences économiques sont "sans précédent". Le groupe Vinci Autoroutes, qui exploite la majorité des autoroutes du sud de la France, a chiffré à "plusieurs dizaines de millions d'euros" le montant des dégâts commis sur l'ensemble de son réseau. "Près de 250 sites ont été touchés quotidiennement par les actions des manifestants", a précisé l’entreprise. Dernière dégradation en date, la barrière de péage de Bandol, sur l’autoroute A50, incendiée au cours de la nuit de lundi à mardi 18 décembre.Face à de telles pertes, la société a indiqué vouloir faire payer les automobilistes ayant profité des opérations péages gratuits organisées par les gilets jaunes. Une décision jugée "incongrue" par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. De son côté, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a estimé que Vinci "ne peut pas" faire payer les automobilistes et a indiqué que l'État allait sans doute devoir payer "une grande partie de la facture" des dommages causés.Alors qui va payer ? Quel sera le coût économique du mouvement des gilets jaunes ? Quel impact sur le commerce et le tourisme ? Quelles conséquences politiques ? Retraites, assurance-chômage, fonction publique… Qu’en sera-t-il de l'agenda des réformes annoncé par le gouvernement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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17 décembre 2018 - 01:06:06
GILETS JAUNES : C’EST VRAIMENT FINI ? 17-12-2018_Invités :_Pascal PERRINEAU_Politologue_Claude WEILL_ Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »_Cécile CORNUDET_Editorialiste politique aux « Echos »_Marion MOURGUE_Grand reporter au « Figaro »_Après les annonces du chef de l’Etat et une mobilisation en forte baisse pour l'"acte V", les dirigeants de la majorité reconnaissent que les problèmes soulevés par le mouvement des gilets jaunes sont loin d’être réglés. Pour y répondre, Emmanuel Macron entend ouvrir un dialogue avec les Français grâce à "grande concertation nationale" dont les contours et la méthode devraient être précisés dans la semaine. Parallèlement, le Premier ministre a détaillé ce lundi dans les colonnes des Echos les mesures du gouvernement en faveur du pouvoir d'achat, dont la hausse de 100 euros net pour les salariés proches du Smic. On apprend ainsi que le premier versement de cette hausse interviendrait dès le 5 février, "pour compléter le salaire de janvier", via une prime d’activité élargie. Cette hausse ne concernera donc pas tous les salariés au Smic car la prime d’activité tient compte de l’ensemble des revenus du ménage, mais "nous allons élargir le nombre de foyers éligibles à la prime d’activité, qui passera de 3,8 millions à 5 millions" a précisé le Premier ministre."Nous avons fait des erreurs" a par ailleurs reconnu le chef du gouvernement, qui estime que le déficit devrait augmenter à 3,2 % du PIB en 2019 en tenant compte des mesures prises face à la crise des gilets jaunes ( SMIC, CSG, heures supplémentaires défiscalisées).Mais les mesures détaillées par Edouard Philippe suffiront-elles à répondre à la crise ? Et quid du "référendum d’initiative citoyenne" réclamé par les gilets jaunes ? "Je ne vois pas comment on peut être contre son principe. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet ni dans n’importe quelles conditions. C’est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France. Comme l’est le vote blanc" a expliqué le Premier ministre.Après une mobilisation en baisse samedi, l’exécutif entend tourner la page en favorisant le dialogue avec les Français. Les appels à libérer les ronds-points et à passer du combat au débat se multiplient du côté du gouvernement, alors que les "gilets jaunes" les plus radicaux entendent tenir leurs positions et que certains appellent déjà à un acte VI le 22 voire le 21, jour des 41 ans du président de la République.Alors un mois après les premières manifestations, quel avenir pour les gilets jaunes ? Quand seront mises en œuvre les mesures annoncées par le chef de l’Etat ? Qu’est-ce que le "référendum d’initiative citoyenne" ? Verra-t-il le jour en France ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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15 décembre 2018 - 01:06:07
C DANS L'AIR DU 15 DÉCEMBRE - GILETS JAUNES : L'ESSOUFFLEMENT ? Pour leur cinquième journée de mobilisation nationale, les Gilets jaunes sont-ils toujours au rendez-vous ? Dans les cortèges à Paris comme en région, la mobilisation est nettement moins importante que les semaines précédentes. A la mi-journée, le ministère de l’Intérieur comptait 33 500 manifestants dans toute la France, contre 77 000 au même moment le week-end dernier. Pour l’heure, 95 personnes ont été interpellées en Île-de-France, un chiffre également en baisse. Si la mobilisation s’est essoufflée, le dispositif de sécurité reste conséquent en prévision d’éventuels débordements : quelque 69 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés sur l’ensemble du territoire, dont 8000 à Paris. Loin des scènes de violences qui ont éclaté dans la capitale lors des samedis précédents, les rassemblements semblent se passer dans le calme aujourd’hui. Partout en France, plusieurs manifestations ont eu lieu ainsi que des opérations escargot. Mais la faible participation laisse un goût amer aux Gilets jaunes, qui ont le sentiment d’avoir "perdu" face à Emmanuel Macron. Divisés sur la suite que doit prendre le mouvement, une large partie d’entre eux a préféré ne pas se joindre aux cortèges cette fois-ci, estimant que "le temps du dialogue est venu".Afin de rétablir ce dialogue, Emmanuel Macron compte à présent sur les maires et les élus locaux qui sillonnent le territoire. De précieux alliés pour tenter d’apaiser les tensions et faire remonter les revendications des Français qui se sentent délaissés. Alors que des milliers de maires avaient manifesté leur désarroi et annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections, cette "grande consultation" souhaitée par le gouvernement leur permet de revenir sur le devant de la scène politique. Rencontres avec les Gilets jaunes, mise en place de cahiers de doléances à destination de Matignon : ces élus qui se sentaient méprisés il n’y a pas si longtemps partent aujourd’hui à la rescousse du gouvernement.Malgré les annonces d’Emmanuel Macron jugées insuffisantes, les fêtes qui approchent et les violences qui ont entaché leur mouvement, certains Gilets jaunes n’ont pas dit leur dernier mot. Après quasiment un mois de mobilisation sur les ronds-points, ces "irréductibles Gaulois" cherchent un second souffle. Dans l’Yonne par exemple, près de Saint-Clément, ces manifestants pacifiques dénoncent les dérapages qui ont éclipsé leurs revendications et réfléchissent à de nouvelles actions pour remobiliser les troupes. Dans un mouvement qui peine à s’organiser, ces Gilets jaunes peuvent-ils poursuivre leur combat ?Après l’acte 5, qu’adviendra-t-il du mouvement des Gilets jaunes ? Les maires peuvent-ils aider le gouvernement à sortir de cette crise sociale ? Divisés, mal organisés, les Gilet jaunes sont-ils condamnés à disparaître ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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14 décembre 2018 - 01:03:56
GILETS JAUNES : L’APPEL AU CALME DE MACRON 14-12-2018_Invités :_Bruno JEUDY_Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »_Pascal PERRINEAU_Politologue_Fanny GUINOCHET_Journaliste à « L’Opinion », spécialiste des questions économiques et sociales_Stéphanie MATTEUDI_Directrice de la société Art Du Dialogue Social_Y aura-t-il demain un "acte V" du mouvement des gilets jaunes ? Un mois après le début de la mobilisation et alors que se prépare une nouvelle journée nationale de manifestations, le gouvernement multiplie les appels à ne pas y participer. La menace terroriste et les dernières annonces de l’exécutif sont deux bonnes raisons de se montrer "raisonnables", selon Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. C’est le message que font également passer l’ensemble des partis politiques et des syndicats, mis à part la France Insoumise.Sous pression, les gilets jaunes se divisent entre les partisans d’une poursuite des manifestations et ceux qui les enjoignent à ne pas descendre dans les rues. Parmi les figures du mouvement, Jacline Mouraud demande "une trêve". "Il y a des avancées, une porte ouverte (…) On a une économie qui s’effondre, des commerçants prêts à mettre la clé sous la porte, on ne peut pas se rendre responsables d’une multitude de dépôts de bilan", estime l’une des porte-paroles des "gilets jaunes libres". À l’inverse, pour Éric Drouet, l’un des leaders de la contestation, "il ne faut pas lâcher maintenant. Il en va de notre futur".Si rien n’indique pour l’instant sur les réseaux sociaux une volonté de suspendre la mobilisation, l’adhésion au mouvement a considérablement diminué dans l’opinion, d’après les sondages. Ainsi, alors que 72 % des Français soutenaient encore la mobilisation il y a une semaine, ils ne seraient plus que 46 % à souhaiter sa poursuite, selon une enquête d’OpinionWay pour LCI.Alors à quoi faut-il s’attendre demain ? Y aura-t-il beaucoup de manifestations et dans quel climat ? Comment l’Elysée aborde ce samedi ? Quel est l’avenir du mouvement ? Un rapprochement entre les gilets jaunes et les syndicats est-il possible ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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13 décembre 2018 - 01:04:53
LES GILETS JAUNES BOUSCULENT L’EUROPE 13-12-2018_Invités :_Jérôme FOURQUET_Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP – Auteur de « Le nouveau clivage »_Jean-Dominique GIULIANI_Président de la Fondation Robert Schuman_Dominique SEUX _Directeur délégué de la rédaction des « Echos »_Catherine MATHIEU_Economiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques_ Pour le dernier Conseil de l’année, qui a lieu aujourd’hui à Bruxelles, les discussions s’annoncent houleuses entre les dirigeants de l’Union européenne. Avec le Brexit, le retrait d’Angela Merkel de la vie politique, la montée des populismes en Europe et la révolte des Gilets jaunes en France, la situation est des plus délicates. D’abord accueilli comme le "sauveur de l’Europe", Emmanuel Macron se retrouve aujourd’hui dans une posture compliquée, entre les mesures annoncées pour sortir la France de cette crise sociale et le déficit budgétaire du pays, scruté par Bruxelles. Ces propositions, estimées à plus de 10 milliards d’euros, risquent en effet d’entraîner un dépassement des 3% de déficit autorisés par l’Union européenne. Une règle à laquelle elle ne dérogera pas pour la France, comme l’a souligné le commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici. Même si un dépassement pourrait être "envisageable" s’il reste "temporaire et exceptionnel".  Le budget final de la France sera analysé au printemps par la Commission européenne.Pour Matteo Salvini, il n’y a pas à tergiverser : l’Europe ne doit pas accorder de traitement de faveur à la France, qu’elle soit en crise ou non. Le ministre de l’Intérieur italien, qui avait engagé un bras de fer avec l’Union européenne sur le budget de son propre pays, mise sur "le bon sens de Bruxelles" face aux "demandes milliardaires d’un Macron en difficulté évidente". Mardi, le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, avait déjà estimé que le cas français risquerait de poser "un problème" si les règles sont"les mêmes pour tous", pour une question d’égalité. Bruxelles a en effet refusé la proposition de budget de l’Italie qui prévoyait un déficit à 2,4%, tandis que celui de la France devrait frôler les 3,4% à cause des mesures d’urgence annoncées. Si la comparaison entre les deux pays est tentante, Pierre Moscovici a souligné que les situations restent "différentes", puisque la dette publique italienne s'élève à 131% du PIB (soit 2 302 milliards d'euros), contre 97% pour la France (soit un peu moins de 2 300 milliards d’euros).Au cœur de cette fin d’année mouvementée pour l’Union européenne figure toujours le Brexit. Malgré les attaques de ses opposants, les turbulences politiques dans son propre parti et la pression de l’Europe, Theresa May fait preuve de ténacité. Hier soir, la Première ministre britannique a survécu à un vote de défiance lancé par l’aile droite des Conservateurs, et en reste donc la chef. Un regain de confiance opportun qui lui permet de gagner du temps afin de peaufiner son projet de Brexit. Pourtant, la partie est encore loin d’être terminée, puisqu’il lui reste à faire voter l’accord sur la sortie de l’Union européenne, alors que 117 députés de son parti y sont hostiles. Mais Theresa May compte bien persévérer pour aboutir à ce divorce délicat : elle s’entretient aujourd’hui avec ses homologues européens pour tenter d’obtenir de nouvelles garanties sur l’accord du Brexit.L’Union européenne autorisera-t-elle la France à dépasser les 3% de déficit budgétaire pour sortir de la crise ? L’Italie va-t-elle continuer à tenir tête à Bruxelles ? Theresa May parviendra-t-elle à faire voter son projet de Brexit ?_Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45_Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30_Format : 65 minutes_Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé_Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin_Productions : France Télévisions / Maximal Productions_Retrouvez C dans l'air sur France.tv_
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