C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

659 épisodes

12 mars 2019 - 01:03:51
BOUTEFLIKA S’EN VA…MAIS QUAND ? 12-03-2019Invités :-Hasni ABIDI Directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen -Jean-Dominique MERCHET Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-Khadija Mohsen-Finan Politologue et spécialiste du Maghreb-Meriem AMELLAL Journaliste franco-algérienne à France 24Après des semaines de manifestations, Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un cinquième mandat et annoncé le report de l’élection présidentielle, initialement prévue le 18 avril prochain dans un message à la nation publié hier soir. Le président algérien promet également l’ouverture d’une "conférence nationale chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019".Cette décision prise au lendemain de son retour en Algérie après une hospitalisation de plusieurs semaines en Suisse est une première victoire pour les milliers d’Algériens qui se mobilisent depuis le 22 février dans tout le pays pour réclamer son départ et le changement du système. Mais en reportant sine die la présidentielle, le président algérien au pouvoir depuis vingt ans prolonge de fait son quatrième mandat. Et personne ne sait à quoi va ressembler la transition qu’il promet. Alors la joie des premières heures a rapidement laissé la place aux doutes et de nouveaux appels à manifester ont été lancés dans le pays ce mardi pour les étudiants et jeudi et vendredi pour l’ensemble de la population. Sur les réseaux sociaux, où est né et se développe le mouvement de contestation, les messages se multiplient depuis hier soir. On trouve désormais un mot d’ordre contre un "quatrième mandat et demi" ou un "mandat 4 plus". Car si Abdelaziz Bouteflika parle d’un "vaste chantier" devant mener à des "réformes profondes", aucun calendrier n’est évoqué. Et désormais beaucoup d’Algériens se demandent si ce départ annoncé n’est pas un "subterfuge", une "ruse" pour mieux rester.Alors l’Algérie est-elle en train de tourner la page Bouteflika ? Va-t-il vraiment renoncer au pouvoir ? Quid de son clan ? L’engagement de la jeunesse algérienne préfigure-t-il un renouveau de la classe politique ? Se dirige-t-on vers une troisième révolution algérienne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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11 mars 2019 - 01:04:50
RETRAITES : UN GRAND DÉBAT ET ON EFFACE TOUT ? 11-03-2019Invités :Yves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »Hélène JOUANEditorialiste politique à Europe 1Bernard SANANÈSPolitologue – Président de l’institut de sondages ElabeAprès deux mois de consultations, plus de 10 000 réunions organisées, 1 400 000 contributions rédigées et 16.000 cahiers de doléances déposés dans les mairies, la première phase du grand débat national s’achève à la fin de la semaine. Le chef de l’Etat dévoilera ses conclusions à partir du mois prochain "jusqu’à l’été", mais déjà l’exécutif commence à élaborer ses réponses.Hier une "dizaine de ministres" se sont retrouvés autour du Premier ministre Edouard Philippe pour "une réunion de travail et un point d'étape et de calendrier", avant la présentation ce lundi de leurs propres contributions en Conseil des ministres. Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, planche sur une réforme de la décentralisation, avec plus de pouvoirs aux départements et aux communes. Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, travaille sur des jurys citoyens pour co-construire les lois et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur la manière d’améliorer la redistribution en direction des travailleurs à faibles revenus.Parallèlement, le parti présidentiel - qui veut être "l'aiguillon de la majorité" selon son patron Stanislas Guerini - a lui aussi mis sur la table une trentaine de propositions. Devant plusieurs centaines de militants et une petite dizaine de gilets jaunes réunis ce dimanche au parc des expositions de Chartres, le numéro un de LREM a ainsi plaidé pour la suppression "pour tous" de la taxe d'habitation, contrebalancée par une augmentation de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l'impôt sur la fortune (ISF), ainsi qu'une taxation accrue pour les Français expatriés dans des pays qui n'ont pas de convention fiscale avec la France.Le parti de la République en Marche préconise également l’instauration d’une journée de solidarité supplémentaire pour financer la dépendance et surtout la fin de "la sous-indexation des retraites pour revenir à l'inflation". Cette mesure, couplée à la hausse de la CSG, avait provoqué ce derniers mois la colère des retraités et leur présence en nombre dans les rangs des gilets jaunes. Ont-ils été entendus par la majorité ?A l’approche des élections européennes, la restitution des marcheurs semble amorcer une nouvelle phase, celle de la reconquête de l’opinion. La côte de popularité d’Emmanuel Macron a désamorcé sa chute, mais elle demeure basse : 31 % des Français lui font confiance contre 23 % en décembre dernier. Les premières conclusions du chef de l’Etat seront dévoilées en avril prochain et sont attendues au tournant.Alors quelle issue au grand débat ? Quelles seront les réponses de l’exécutif ? Permettront-elles de répondre à la crise des gilets jaunes ? Quel impact sur les élections européennes ? Sommes-nous à un tournant du quinquennat ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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9 mars 2019 - 01:05:02
C DANS L'AIR DU 9 MARS : GRAND DÉBAT : QUELS RÉSULTATS PEUT-ON EN ATTENDRE ?Alors qu’approche la fin du grand débat national, quelles en seront les conclusions ? Depuis le 15 janvier 2019, plusieurs centaines de milliers de pages de cahiers de doléances ont été récoltées. S’il est pour l’heure difficile de dire ce qui en ressortira, le premier ministre Édouard Philippe l’a certifié : "quand on sortira du grand débat, il y aura des choses très concrètes et très précises". Devant les parlementaires de la majorité réunis mardi 5 mars, il a néanmoins exprimé ses craintes quant à l’issue de la phase de synthèse du grand débat. "Le risque déceptif est important quant à la sortie" a-t-il déclaré. Et d’ajouter : "Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie du Grand débat national ne soient pas les réponses à toutes les remontées du grand débat".Pour l’heure, ces dernières ne correspondent pas aux attentes d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat avait demandé aux Français quels impôts ils voulaient voir baisser, les Français ont répondu qu’ils voulaient plus de fiscalité pour les plus riches. Quant à savoir quels services publics ils voulaient voir supprimer ; les Français ont répondu qu’ils les voyaient trop souvent disparaître.Parmi ces services, les écoles, les services d’urgence mais aussi les maternités. Leur nombre a baissé de deux tiers en 44 ans. En première ligne : les petites maternités où moins de 300 accouchements sont pratiqués chaque année. Conséquence : certaines femmes se voient contraintes de faire plus d’une heure de route pour accoucher, et ce n’est pas sans les inquiéter. La crise des gilets jaunes est née d’un ras-le-bol fiscal. Les Français débattent beaucoup de l’efficacité de la redistribution et de la contribution qu'a l’impôt au mieux-être social. Selon une étude de l’institut Montaigne, 81% d’entre eux affirment cependant être prêts à payer plus d’impôts ou de taxes si cela permettait, notamment, de réduire la pauvreté (36 %), d’avoir un meilleur système de santé (31 %), de réduire les pollutions (23 %) ou d’avoir une meilleure éducation (21 %).Des quatre thèmes abordés lors du grand débat, celui de la transition écologique a souvent été le moins présent lors des échanges entre Emmanuel Macron avec les maires. Jeudi 7 mars, le président de la République a néanmoins choisi de mettre l'écologie au centre de sa rencontre, à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), avec des élus locaux du Sud, des responsables associatifs, des collégiens et lycéens.La question de la préservation de l’environnement préoccupe particulièrement les jeunes. Vendredi 8 mars, à Paris, entre deux et trois cent jeunes ont défilé à Paris pour la quatrième semaine consécutive pour défendre le climat, dans le sillage du mouvement lancé par l’adolescente suédoise Greta Thunberg, mais aussi les droits des femmes.A l’heure des conclusions, le grand débat a-t-il posé les bonnes questions ? Les fermetures des maternités font-elles courir un risque aux futures mères et à leurs enfants ? Peut-on concilier croissance économique et développement durable ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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8 mars 2019 - 01:04:17
ALGÉRIE : BOUTEFLIKA OU LE « CHAOS » ? 08-03-2019Invités :Hasni ABIDIDirecteur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen Agnès LEVALLOISConsultante spécialiste du monde arabePascal BONIFACEInstitut de Relations Internationales et StratégiquesNaoufel BRAHIMI EL MILIPolitologue – Auteur de « France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes »En Algérie, la mobilisation dans la rue ne faiblit pas. De nouvelles manifestations contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika ont lieu en Algérie pour le troisième vendredi consécutif. Sur les réseaux sociaux, le hashtag "#Mouvement_du_8_Mars" s'est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive à travers les grandes villes d'Algérie. Circulent également les "18 commandements des marcheurs du 8 mars" rappelant le caractère pacifique de la contestation et appelant les manifestants à faire de vendredi "un jour de fête" et à se munir "d'amour, de foi, de drapeaux algériens et de roses".Hier soir, le président algérien a appelé la nation "à la vigilance et à la prudence". Il met en garde contre une possible "infiltration" de l’actuel mouvement de contestation, susceptible de provoquer le "chaos". Publié par l’agence officielle Algérie Presse Service (APS), le message a été lu par la ministre des Télécommunications Houda Imane Faraoun.Depuis son accident vasculaire cérébral en 2013, le président algérien ne s’est pas adressé de vive voix à ses concitoyens et ses apparitions publiques sont devenues rares. Hospitalisé depuis le 24 février à Genève, en Suisse, son retour en Algérie n’a toujours pas été annoncé. Son directeur de campagne Abdelghani Zaalane a assuré, jeudi, que la santé d’Abdelaziz Bouteflika n'inspire "aucune inquiétude" et les examens qu'il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés, niant toute dégradation de son état de santé évoqué par la presse suisse.Depuis trois semaines, la communauté algérienne ou franco-algérienne de France suit avec espoir ou inquiétude les manifestations de l’autre côté de la Méditerranée, notamment via les réseaux sociaux. C’est le cas à Marseille, qui compte l’une des plus importantes communautés algériennes de France. Le dimanche 3 mars, un millier de Marseillais, nés en Algérie ou descendants d’immigrés, se sont rassemblés aux abords de la Porte d’Aix pour exprimer leur rejet du régime Bouteflika. Avant la prochaine mobilisation programmée dimanche prochain sur le Vieux-Port, le sujet occupe toutes les conversations.Certaines entreprises françaises faisant commerce avec l’Algérie ont également les yeux tournés vers le Sud, inquiètes des conséquences économiques que pourrait avoir la contestation contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. C’est le cas d’une PME, située à Antibes, qui exporte des amortisseurs en Algérie.Pourquoi la France a-t-elle du mal à se positionner vis-à-vis des manifestations en Algérie ? Quelles sont les attentes de la diaspora algérienne ? Quelles peuvent être les conséquences économiques des manifestations en Algérie ?  
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7 mars 2019 - 01:03:45
FISCALITÉ : ET MAINTENANT L' HÉRITAGE ? 07-03-2019Invités :Yves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »Audrey TONNELIERJournaliste au “Monde”, en charge des questions de finances publiquesRobin RIVATONEssayiste, membre du conseil scientifique de la FondapolLe grand débat national n’est pas encore terminé mais Edouard Philippe l’assure, les conclusions de ce dernier déboucheront sur un allégement de la fiscalité. "Mon sentiment, c'est qu'il faut baisser les impôts en France", a déclaré mercredi 6 mars le Premier ministre, interrogé sur BFMTV.Depuis le début du grand débat national, qui s’achèvera le 15 mars, les questions de fiscalité sont au cœur des discussions. Dans sa lettre adressée aux Français, le 13 janvier, le chef de l’Etat avait lancé l’exercice avec deux questions : "Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?"Taxation des hauts patrimoines, fin des dérogations accordées aux revenus du capital, fin des exonérations de la taxe carbone pour le transport aérien, maritime ou routier de marchandises… Les propositions fiscales du "pacte social et écologique" de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et de Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, vont à rebours des choix du gouvernement. "Ce qui s’exprime actuellement, plus qu’un ras-le-bol fiscal, c’est le ressenti d’une profonde inégalité fiscale. Il faut revoir la contribution des uns et des autres à la richesse collective : nous avons proposé dans ce cadre une contribution plus forte des hauts revenus à la solidarité nationale", a déclaré Laurent Berger au quotidien La Croix.Pour rendre le système fiscal français plus "redistributif", Stanislas Guerini, député LREM, se dit quant à lui prêt à relancer le débat sur la fiscalité de l’héritage, une mesure qui ne figure pas dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. Stanislas Guerini, qui plaide pour faciliter les donations et taxer davantage les transmissions de gros patrimoines, assure vouloir prendre à bras-le-corps le "sentiment d’injustice" et les "situations d’immobilité".Autre impôt important pour 84 % des Français, et même prioritaire pour 45 % d’entre eux, celui des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Un projet de loi visant à imposer les grandes entreprises du numérique sur leur chiffre d’affaires a été présenté, mercredi 6 mars, en conseil des ministres. Cette mesure ouvre la voie à une fiscalité qui a pour ambition de déjouer les stratégies d’optimisation fiscale de ces sociétés. Des stratégies qui, tout en sapant le consentement à l’impôt, privent l’Etat de recettes budgétaires, alors que ces entreprises profitent pour se développer des ressources et des infrastructures financées par le contribuable. Alors que le grand débat national arrive à son terme, que peut-on dire des souhaits des Français en matière de fiscalité ? Faut-il envisager un "big bang fiscal" ? Comment lutter contre le dumping fiscal au sein de l'Union européenne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 mars 2019 - 01:04:02
PRISONS : UN ATTENTAT… ET DES FAILLES 06-03-2019Invités :Alain BAUERProfesseur de criminologieElise VINCENTJournaliste en charge des questions Police/Justice au « Monde»Sébastien NICOLASDirecteur des services pénitentiaires / Secrétaire général du Syndicat National Pénitentiaire FO Direction Hugo MICHERONChercheur à l’Ecole normale supérieure, spécialiste du djihadismeLa sécurisation de la prison de Condé-sur-Sarthe, sortie de terre en 2014 et surnommée "la forteresse" dans le milieu carcéral, n'a pas empêché Michaël Chiolo de passer à l'acte. Hier, ce détenu radicalisé de 27 ans a grièvement blessé deux surveillants à coups de couteau. Il purgeait une peine de 30 ans pour enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme. Il s'en était pris à un homme de 89 ans, rescapé du camp de concentration de Dachau.Converti à l'islam en 2010, cet homme, radicalisé en prison, a également été condamné à un an d'emprisonnement pour apologie publique d'acte de terrorisme : le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, il avait demandé à ses codétenus de rejouer l'attaque terroriste du Bataclan dans la cour de la prison.Hospitalisé après l'intervention du Raid, Michaël Chiolo est suivi par le renseignement pénitentiaire et est inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Sa compagne qui lui avait apporté l’arme n’était pas fichée pour des faits de radicalisation. Blessée dans l’assaut des forces d’élite de la police nationale, elle est morte des suites de ses blessures, mardi soir. Une enquête confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris a été ouverte. "Le caractère terroriste" de cette attaque "ne fait aucun doute" a déclaré la ministre de la Justice. Nicole Belloubet a également précisé qu’une mission de l'inspection générale de la justice a été diligentée pour comprendre comment le couteau a été introduit dans la prison.Mais aujourd’hui les surveillants pénitentiaires sont bouleversés et en colère car l’histoire se répète. Janvier 2018 la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), septembre 2016 Maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise)… La liste des agressions par des individus radicalisés s’allongent, suscitant beaucoup d’amertume chez les surveillants et de débats sur la manière de gérer ce type de détenus.On dénombre aujourd’hui 1074 détenus de droit commun repérés comme radicalisés et 502 personnes incarcérées pour acte de terrorisme. Si depuis février 2017, un bureau de renseignement pénitentiaire composé de 300 agents suit près de 3.000 détenus, ces moyens sont encore insuffisants aux yeux des gardiens, qui bloquaient ce matin l’entrée de la moitié des prisons du pays. Avec un surveillant pour 90 détenus, il est d’après eux impossible de suivre, détecter et prévenir ces comportements dangereux.Et en plus de ça, il faudra bientôt gérer le retour de la cinquantaine de combattants ou sympathisants français de l’Etat islamique – dont une moitié de femmes – aujourd’hui toujours détenus en Irak ou en Syrie. La porte aux rapatriements de ces "revenants" a été ouverte par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. «D’abord, ce sont des Français avant d’être des djihadistes», a-t-il confirmé, en rappelant que leur incarcération sera quasi automatique dès leur entrée sur le territoire.Est-ce qu’il y a eu une faille de sécurité au sein de la prison lors de l’attaque terroriste d’hier soir ? Comment lutter contre les processus de radicalisation en milieu carcéral ? Quel serait le sort des djihadistes français arrêtés en Syrie ou en Irak s'ils étaient rapatriés en France ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 mars 2019 - 01:04:12
LA NOUVELLE EUROPE DE MACRON 05-03-2019Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Françoise FRESSOZJournaliste et éditorialiste « Le Monde »Clémentine FORISSIERRédactrice en chef du journal en ligne « Contexte », spécialiste des questions européennesDominique Reynié Professeur à Sciences Po"Face aux grands chocs du monde contemporain", voici venu "le moment de la renaissance européenne". Dans une tribune publiée lundi dans les médias des vingt-huit Etats membres de l’UE, Emmanuel Macron a lancé sa campagne pour les élections européennes du 26 mai prochain. Finie l’époque du discours proeuropéen de Strasbourg qui devait déclencher un vaste débat sur tout le continent, l’heure est désormais à un programme plus resserré sur le fond et la forme. Avec un thème dominant, la souveraineté européenne contre le "repli national". Et surtout des propositions concrètes regroupées en trois thèmes : "la liberté, la protection et le progrès".En ces "temps décisifs pour l’avenir de l’Europe", marqués par le "Brexit", les "mensonges" et les "manipulations", Emmanuel Macron propose ainsi la création d’une Agence européenne de protection des démocraties contre les ingérences étrangères. Cela comprendrait l’interdiction de financements des partis politiques par des puissances étrangères (en référence notamment à Moscou et aux soutiens russes apportés à certains partis nationalistes dont la Ligue et le Rassemblement national). Le chef de l’Etat veut également "remettre à plat" l’espace Schengen avec la création d’une authentique police des frontières communes et un office européen de l’asile.En matière économique, Emmanuel Macron souhaite une redéfinition de la politique de concurrence pouvant "interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt". Avec comme corollaire l’affirmation, comme la Chine et les États-Unis, d’une "préférence européenne". Le président de la République défend aussi l’idée d’instaurer un bouclier social pour chaque travailleur européen (même rémunération sur le même lieu de travail et salaire minimum européen). Il propose la création d’un Banque européenne du climat pour financer la transition écologique. Et le lancement d’une Conférence censée proposer tous les changements nécessaires, "sans tabou, pas même la révision des traités", associant "des panels de citoyens".Des propositions qui ont suscité de nombreuses réactions depuis vingt-quatre heures et fait bouger les lignes à droite. Ainsi le parti de centre-droit Agir, qui s’est toujours revendiqué "Macron-compatible", a confirmé qu’il soutiendrait "la liste de rassemblement" de LREM pour les élections européennes et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a apporté son soutien au chef de l’État. Une "clarification" jugée "nécessaire" par la tête de liste LR aux élections européennes François-Xavier Bellamy qui a, par ailleurs, considéré que l'ancien Premier ministre devrait aller au bout de sa démarche et quitter LR. Le chef de LR Laurent Wauquiez qui poussait depuis plusieurs jours à la clarification dans ses rangs s’est dit pour sa part partisan d’une "Europe des actes, pas des paroles : arrêt de l’élargissement et reprise du contrôle de nos frontières". "Macron est tout seul sur la scène européenne", avec "son projet d'Europe fédérale, à l'heure où tous les peuples en Europe veulent récupérer le pouvoir et veulent plus de souveraineté nationale" a jugé de son côté Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement national.Alors est-ce un nouveau tournant dans l’histoire de la droite ? Quel est le plan d’Emmanuel Macron pour les européennes ? Qui sont les têtes de liste en France ? Quels sont les enjeux des élections du 26 mai prochain ?
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4 mars 2019 - 01:04:22
BOUTEFLIKA CANDIDAT… PARIS DANS L’EMBARRAS 04-03-2019Invités :François CLEMENCEAU Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Eric FOTTORINODirecteur de l’hebdomadaire « Le 1 ».Benjamin STORAHistorien, spécialiste de l’AlgérieMeriem AMELLAL Journaliste franco-algérienne à France 24C’est désormais officiel. Abdelaziz Bouteflika a confirmé sa candidature à un cinquième mandat de président, malgré une contestation inédite depuis son arrivée au pouvoir il y a vingt ans. Dans un texte transmis et lu hier soir à la télévision nationale, le chef de l’Etat algérien, invisible depuis son accident cardio-vasculaire en 2013, a promis, s’il était élu le 18 avril prochain, de ne pas aller au bout de son mandat et l’organisation d’"une élection présidentielle anticipée" à laquelle il ne participerait pas."Mascarade" lui répondent les Algériens qui ont exprimé une nouvelle fois cette nuit dans la rue leur refus d’un cinquième mandat. Depuis les premières manifestations le 22 février dernier, la contestation n’a cessé d’enfler dans le pays où ce week-end des manifestations monstres ont rassemblé à Alger et dans les principales villes des dizaines de milliers d'hommes et femmes de tous âges. Une colère pacifique qui s’est exprimée de manière forte chez les plus jeunes qui n’ont bien souvent connu que lui et rêve de changement. En première ligne dans cette contestation, les étudiants ont paralysé hier les universités du pays pour le deuxième dimanche consécutif et un appel à la grève général a été lancé ce lundi dans la plus grande faculté d’Algérie, celle de Bab Ezzouar qui accueille habituellement près de 40 000 étudiants.C’est d’ailleurs à eux que le chef de l’Etat algérien, actuellement hospitalisé en Suisse, s’est particulièrement adressé dans sa lettre leur promettant un "changement de système" à l’issue d’une conférence nationale chargée de préparer "des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales".Des promesses qui ne semblent pas suffisantes à ce jour pour calmer la protestation. Un vent de contestation continue de souffler en Algérie, suivi de près en France par l’exécutif, inquiet des conséquences qu’aurait une déstabilisation du pays. Depuis la fin de la guerre et l'indépendance en 1962, les deux pays entretiennent des relations à la fois complexes et proches. La communauté algérienne est très présente dans l'Hexagone et de nombreux ressortissants français résident en Algérie. En tout, plusieurs centaines de milliers de binationaux vivent sur l'une ou l'autre des deux rives de la Méditerranée. D’autre part, les liens économiques, diplomatiques et sécuritaires sont très forts entre les deux pays, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.Alors jusqu’où peut aller la mobilisation contre le système Bouteflika ? Quelles sont aujourd’hui les attentes de la population algérienne ? Où va l’Algérie ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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2 mars 2019 - 01:03:49
C DANS L'AIR DU 2 MARS : MACRON ET LA STRATÉGIE DE L'ORDRETrois mois et demi après leur première journée de mobilisation, les gilets jaunes se retrouvent ce samedi pour l’acte XVI. L’exécutif a, quant à lui, affirmé mercredi 27 février sa fermeté face aux violences. Depuis le début du mouvement, les manifestations pour une meilleure justice fiscale et sociale ont été émaillées de violences. On compte plus de 3 000 blessés, 2 000 manifestants et 1 300 forces de l’ordre.Face à la gravité des blessures de manifestants, le Conseil de l’Europe a pointé du doigt l’utilisation par la police des lanceurs LBD. Il a appelé, mardi 26 février, à "suspendre" son usage afin de "mieux respecter les droits de l’Homme". Emmanuel Macron  a refusé et rejeté la faute sur les casseurs. "Je ne laisserai pas les forces de l'ordre sans aucun moyen face à des gens qui arrivent aujourd'hui armés et avec les pires intentions", a affirmé le chef de l'État.La veille, il n’a pas hésité à faire le lien entre manifestants et casseurs : "lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire". Il a exprimé son rejet de ce qu’il qualifie de "démocratie de l’émeute". Une petite phrase qui a déclenché une avalanche de critiques dans l’opposition. Jacline Mouraud, l’une des figures des gilets jaunes, a estimé que "criminaliser les manifestants sincères [était] un appel à la violence du président et du gouvernement". "Des complices du pire, j’en connais d’autres : Macron, Castaner, Nuñez… Qui ordonnent de tirer au LBD sur des Gilets jaunes qui seront éborgnés […]", a accusé sur Twitter Esther Benbassa, sénatrice EELV. Benoît Hamon (Générations) et Éric Coquerel (LFI) ont, quant à eux, critiqué une remise en cause du "droit fondamental à manifester". La loi anticasseurs, en pleine discussion au parlement, permet notamment aux préfets d'interdire à des personnes suspectées de violences de venir manifester.Depuis des semaines, les rumeurs de remaniement ne cessent de bruisser dans les coulisses du pouvoir. Un remaniement qui pourrait intervenir fin mars ou début avril afin de permettre aux candidats éventuels aux élections européennes, et peut-être municipales, de se déclarer. L’avenir du Premier ministre Édouard Philippe, fragilisé par le mouvement des gilets jaunes, est au cœur des discussions, et certains spéculent sur son départ. Lui a confié au magazine l’Obs avoir très envie de rester à Matignon. Alors que les derniers sondages pour les élections européennes placent la liste du Rassemblement national au coude-à-coude avec celle de La République en marche, la présidente du RN Marine a profité du Salon de l’agriculture pour cibler ses attaques sur Emmanuel Macron. Marine Le Pen est dernière de la liste de son parti pour le scrutin européen du 26 mai mais c’est elle qui mène la campagne. En tête de liste, elle a placé le jeune Jordan Bardella, 23 ans, qui l'accompagnait dans ce déplacement. Peut-on parler d’une démocratie de l’émeute ? Emmanuel Macron peut-il vraiment espérer un retour au calme ? Va-t-il y avoir un remaniement du gouvernement à l’approche des élections européennes ? Bruno JEUDY – Rédacteur en chef du service politique de "Paris Match"Cécile CORNUDET – Editorialiste politique aux "Echos"Jean GARRIGUES – Historien de la vie politiqueBernard SANANÈS – Politologue – Président de l’institut de sondages Elabe
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1 mars 2019 - 01:04:02
BOUTEFLIKA : LA RÉVOLTE ALGÉRIENNE 01-03-2019Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Kader ADBERRAHIMProfesseur à Sciences-po, spécialiste du Maghreb et de l’islamismeMeriem AMELLALJournaliste à « France 24 »Jean-Dominique MERCHETEditorialiste à « L’opinion »Tous les yeux sont rivés sur l'Algérie,ce vendredi, alors qu'ont lieu d'importantes manifestations contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et qui souffre des séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) depuis 2013. Depuis le 22 février, ce mouvement de protestation a poussé des dizaines de milliers d’Algériens – jeunes et vieux, hommes et femmes – dans les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine ou encore de Sidi Bel Abbès pour dire "non" à ce qu’ils jugent être une "mascarade", alors que l’élection présidentielle est prévue le 18 avril 2019.Des rassemblements dont le pays n’était plus habitué et que les manifestants veulent pacifiques, encore traumatisés, pour certains, par la décennie de guerre civile qui a opposé le gouvernement algérien à divers groupes islamistes. Un conflit, qui entre 1991 et 2002, a coûté la vie à 150 000 personnes selon plusieurs estimations. C’est aussi la situation économique du pays, qui s’est détériorée depuis plusieurs années, qui pousse les Algériens à sortir. L'économie est aujourd’hui au plus mal, avec des cours du baril de pétrole – dont l’Algérie est un important pays producteur – qui se sont effondrés. Le mouvement, né sur les réseaux sociaux, a été rejoint par quasiment tous les partis d'opposition. Les étudiants se sont également mobilisés cette semaine, tout comme les journalistes, notamment des médias publics, pour dénoncer la censure et les pressions dont ils font l'objet.Le régime a, quant à lui, tenté de faire passer des messages ces derniers jours : le Premier ministre a annoncé que le chef de l'Etat déposerait bien sa candidature dimanche, date limite pour le faire. Le chef d'état-major a de son côté dénoncé des appels à manifester qui poussent les Algériens vers l'inconnu.Alors qu’un vent de contestation souffle en Algérie, en France, le pouvoir s’inquiète des conséquences qu’aurait une déstabilisation du pays. Depuis la fin de la guerre et l'indépendance en 1962, les deux pays entretiennent des relations à la fois proches et complexes.Comment expliquer ce basculement d’une partie de la population dans la contestation du pouvoir ? Le traumatisme lié à la décennie noire peut-il explique que les Algériens soient restés à l’écart des printemps arabes ? Quels sont aujourd’hui les attentes de la population algérienne ?  Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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28 février 2019 - 01:04:01
AIR FRANCE : LE COUP DE FORCE HOLLANDAIS 28-02-2019Invités :Elie COHENEconomisteSophie FAY Chef du service économie à « L’Obs »Isabelle RAYMOND Chef adjointe du service économie de France-InfoDominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des EchosLe gouvernement néerlandais a annoncé mercredi 27 février avoir achevé son opération de rachat de parts d’Air-France KLM, et en détenir 14 %. Désormais équivalente à celle de l’Etat français, qui détient 14,3 % du groupe, sa participation est valorisée à 744 millions. Avec ce rachat, les Pays-Bas, cherchent avant tout à contrer l’influence de Paris dans le groupe de transport aérien. Mais l’annonce, qui a suscité la stupéfaction en France, risque d'envenimer les relations entre les Pays-Bas et la France.Emmanuel Macron, qui a assuré que Paris "n’a pas été informé de cette décision et de sa mise en œuvre", a appelé les Pays-Bas à "clarifier"  leurs intentions, estimant que "ce qui importe c’est que l’intérêt de la société soit préservé". Jeudi, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a appelé les Pays-Bas à trouver, ensemble, "une porte de sortie qui permette de renforcer" la compagnie aérienne."Il n’est pas raisonnable de rester dans cette situation qui ne bénéficie à personne, ni à Air France, ni à KLM, ni au groupe dans son ensemble", a-t-il ajouté.Une opinion que ne semblent pas partager les Pays-Bas. "À plusieurs reprises ces dernières années, les intérêts néerlandais n’ont pas été suffisamment pris en compte", a précisé Wopke Hoekstra, le ministre néerlandais des Finances, dans une lettre adressée au Parlement, qui souhaite également être représenté au conseil d’administration.Les tensions actuelles entre les gouvernements français et néerlandais ne sont pas sans rappeler celles entre la France et le Japon autour de l’Alliance Renault-Nissan. Les Japonais – pourtant de culture interventionniste – s’interrogent ainsi régulièrement sur la pertinence pour l’État français d’être actionnaire d’une entreprise privée et de s’immiscer, à ce titre, dans sa stratégie.L’État français qui a décidé de s'engager auprès de 124territoires pour redynamiser l'industrie française. Exemple à Saint-Avold, en Moselle, où la centrale à charbon devrait fermer ses portes en 2022. Pour accompagner cette fermeture, un comité de pilotage a été installé, associant des représentants des collectivités locales, des parlementaires, des acteurs économiques, les organisations syndicales, les associations de défense de l'environnement et les services de l'Etat."Il est essentiel que tout le monde se mette autour de la table pour engager ce travail de transformation du territoire", a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy. "L’État est pleinement mobilisé pour appuyer cette démarche, puisqu'un délégué interministériel vient d'être nommé pour y contribuer, en étroite coordination avec le préfet".L'opération du gouvernement néerlandais risque-t-elle d’avoir des conséquences sur les relations diplomatiques entre les deux États européens ? Les alliances entre grandes entreprises européennes sont-elles vouées à l'échec ? Quelles sont les marges de manœuvre de l'Etat dans le domaine industriel ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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27 février 2019 - 01:04:03
CORÉE : TRUMP VISE LE NOBEL DE LA PAIX ! 27-02-2019Invités :François CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Nicole BACHARANHistorienne et politologue spécialiste des Etats-UnisJuliette MORILLOTHistorienne, spécialiste de CoréeAuteure de « Le monde selon Kim Jong-un »Pierre SERVENTExpert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense Huit mois après leur rencontre historique, le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen, Kim Jong-un sont réunis ce mercredi à Hanoï au Vietnam, pour un second sommet très attendu. Le premier, le 12 juin à Singapour, avait permis de "briser la glace" entre deux pays techniquement en guerre depuis 70 ans et avait débouché sur une vague déclaration sur "la dénucléarisation de la péninsule", mais pas de véritables engagements concrets. Cette fois, les leaders américain et nord-coréen vont donc devoir rentrer dans le vif du sujet.Car Donald Trump a beau claironner que sa première rencontre avec le dictateur a été un succès retentissant ou promettre à son "ami" Kim Jong-un un avenir "génial" si la Corée du Nord renonce à son arsenal nucléaire, pour l’instant en matière de réduction de la menace nucléaire et de démantèlement de l’arsenal nord-coréen, les progrès se font toujours attendre et plusieurs rapports mettent en doute la bonne volonté de Pyongyang.Alors la Corée du Nord va-t-elle vraiment renoncer à l’arme nucléaire ? Quels sont les objectifs des deux parties ? Scruté par la Chine, ce second sommet débouchera-t-il sur des résultats concrets ? Quelle est la stratégie du président américain ?Donald Trump qui se verrait bien en faiseur de paix sait qu’avec ce sommet de Hanoï il peut déjà bénéficier d’une couverture médiatique internationale positive ainsi que d’une diversion alors qu’il est fragilisé à Washington. Hier, la Chambre des représentants a voté contre sa procédure d’"urgence nationale" pour pouvoir financer un mur à la frontière avec le Mexique après un shutdown très impopulaire. Surtout ce mercredi, son ancien avocat devrait livrer un témoignage accablant lors d’une audition publique devant une commission parlementaire. Michael Cohen, l’ancien fidèle parmi les fidèles de Donald Trump avant la rupture, s’est dit prêt à raconter "les mensonges, le racisme et les tricheries".Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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26 février 2019 - 01:03:38
BREXIT : TIC-TAC, TIC-TAC… ET NOUVEAU RÉFÉRENDUM ? 26-02-2019Invités : Philippe DESSERTINEEconomiste, Directeur de l’Institut de Haute FinanceSylvie MatellyDirectrice adjointe de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS)Agnès-Catherine PoirierCorrespondante du journal « Marianne » à LondresPatrick Martin-GenierPolitologue, spécialiste des affaires européennesAlors que la Première ministre Theresa May est toujours engluée dans son accord sur le Brexit, le parti travailliste, principal parti d'opposition, parle pour la première fois d’un nouveau référendum sur la sortie de l’UE. Hier soir, son leader Jeremy Corbyn a estimé que si la situation reste en l’état alors il faudra un deuxième référendum que les travaillistes proposeront au Parlement afin d’éviter le Brexit "destructeur" des conservateurs. "La Première ministre joue la montre, dangereusement, pour contraindre les députés à choisir entre son accord bâclé et un 'no deal' désastreux", a déclaré le patron des travaillistes, avant de prévenir : "Nous ne pouvons pas l'accepter, et nous ne le ferons pas".Voilà qui vient ajouter de l'incertitude dans la crise politique que traverse le Royaume-Uni. Depuis le rejet massif de l’accord de divorce par les députés britanniques, le 15 janvier dernier, la Première ministre britannique tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte qui serait susceptible de rallier une majorité parlementaire. Sans succès jusqu’à présent.Alors les Britanniques vont-ils retourner aux urnes pour sortir de l’impasse ? Un second référendum a-t-il une chance d’être adopté par le Parlement britannique ? Difficile d’y répondre pour l’instant. En revanche, ce qui semble se dessiner c’est un report du Brexit envisagé sérieusement à Bruxelles mais aussi à Londres.Trois secrétaires d'Etat, Richard Harrington (Industrie) Margot James (Digitalà et Claire Perry (Energie) ont écrit une tribune dans le quotidien Daily Mail pour "implorer" la cheffe du gouvernement d'étendre l'article 50 du Traité de l'UE, qui régit le départ d'un Etat membre, si aucun accord n'est adopté par le Parlement dans les temps, afin d'éviter une sortie brutale de l'UE le 29 mars prochain. Faute d'un tel engagement, ils menacent de démissionner "pour empêcher un désastre". Selon le tabloïd, 23 "dissidents" du parti se seraient réunis en secret hier soir pour définir leur stratégie et 15 membres du gouvernement seraient prêts à démissionner pour empêcher un "no deal".Jusqu’ici Theresa May a toujours rejeté l'idée d'un tel report. Mais ce mardi elle a annoncé aux députés qu’elle leur laisserait le choix de reporter la date du Brexit pour "une période courte" qui ne pourrait aller au-delà de juin. Elle a précisé qu’elle présentera avant le 12 mars un nouveau texte aux parlementaires britanniques. En cas de rejet, elle demandera aux députés le 13 mars s’ils veulent sortir de l’UE sans accord. S’ils refusent, alors elle présentera une motion le 14 mars demandant "si le Parlement veut une extension courte et limitée de l’Article 50".D’ici là la tension monte et l’inquiétude est croissante outre-Manche dans la classe politique mais aussi chez les particuliers et dans les milieux d'affaires. Un tiers des patrons britanniques songeraient à délocaliser leur entreprise ou ont déjà commencé à le faire.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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25 février 2019 - 01:05:23
IMPÔTS : LA ZIZANIE ! 25-02-2019Invités :Brice TEINTURIERDirecteur Délégué de l’institut de sondages IPSOSMathieu PLANEEconomiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et PrévisionRobin RIVATONEssayiste – FondapolAuteur de « Quand l’Etat tue la Nation »Carole BARJONEditorialiste politique à « L’Obs »La question de la justice fiscale est au cœur des échanges du grand débat national. Trouver la bonne réponse sur la fiscalité sera assurément une des clefs de sortie de la crise pour l’exécutif. Alors le gouvernement fait entendre par la voix de ses ministres, à intervalles réguliers, des pistes et des contre-feux sur ce sujet inflammable.Ainsi après Gérald Darmanin sur les niches fiscales et les droits de succession, François de Rugy sur la taxe carbone ou Bruno Le Maire sur les plus-values des résidences principales, c'était au tour, dimanche, de Jacqueline Gourault de formuler sa proposition : un impôt sur le revenu pour "tout le monde". "Chacun pourrait contribuer à hauteur de ses moyens, même de manière très symbolique, pour recréer le lien entre citoyen et impôts […] Notre système fiscal est surconcentré sur les classes moyennes qui n’ont pas à porter sur leurs épaules les efforts de tous", a expliqué la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales dans les colonnes du JDD avant d’estimer vouloir "réfléchir à la contribution que devraient apporter les très hauts revenus".Immédiatement, le Premier ministre a expliqué que le sujet n’était pas à l’étude du gouvernement. Mais au fil des semaines, une fracture fiscale semble se dessiner au sein du gouvernement, qui a à peu près autant d’idées sur les impôts qu’il n’existe de ministres. Un foisonnement de partitions qui s’apparente de plus en plus à une cacophonie.Même difficulté sur le terrain de l’emploi. Les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage qui ont débuté le 9 janvier ont échoué la semaine dernière et c'est désormais au gouvernement de trancher. Ce dernier qui ne cache pas vouloir faire plus d’un milliard d’euros d’économie par an a décidé de se laisser un peu de temps avant de dévoiler sa réforme. Mais plusieurs pistes sont à l’étude. D’après Les Echos de ce lundi, l’exécutif envisagerait notamment d'instaurer une dose de dégressivité des allocations des cadres, ou bien de plafonner davantage leurs indemnisations. Deux options qui suscitent l’opposition des syndicats, et notamment de la CFDT déjà très remontée contre la façon de faire d’Emmanuel Macron.Autre point sensible : la question des CDD. Les négociations entre partenaires sociaux ont buté sur le refus patronal d'un bonus-malus pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts. Emmanuel Macron l’avait promis et c’était même un engagement de campagne. Alors va-t-il l’appliquer et risquer de se mettre le patronat à dos ? En pleine crise des "gilets jaunes", l’exécutif va-t-il durcir les droits des chômeurs et risquer d’aggraver la contestation sociale ? Et sur la fiscalité, que signifie cette espèce de concours Lépine au gouvernement ? Que va-t-il décider ? Enfin dans le dossier Ascoval, que peut faire Bercy ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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23 février 2019 - 01:04:56
C DANS L'AIR DU 23 FÉVRIER : MACRON, LES AGRICULTEURS ET LE POUVOIR D'ACHATLa 56ème édition du Salon de l’Agriculture ouvre ses portes aujourd’hui, à Paris. L’occasion pour Emmanuel Macron de venir saluer l’excellence de l’agriculture française, mais surtout européenne –, seul rempart selon lui pour contrer la concurrence des géants américains ou asiatiques. Avant de se lancer dans un marathon à la rencontre des exposants et visiteurs du salon, le président s’est exprimé durant une heure devant près de cinq cents personnes, dont une moitié de jeunes agriculteurs venus de pays européens. Il a appelé à "réinventer " la Politique agricole commune (PAC), et ce pour défendre la souveraineté alimentaire de l’Europe."Je n’ignore rien des difficultés du quotidien", a ajouté le chef de l’Etat. Plusieurs agriculteurs l'ont, en effet, interpellé sur leur faible rémunération, dénonçant l'inéfficacité de la nouvelle loi alimentation. Le président a enfin abordé la sortie du glyphosate, un herbicide déclaré "cancérigène probable chez l’homme" en mars 2015, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) Il a rappelé son engagement à interdire d'ici trois ans l'usage de ce puissant désherbant controversé. Selon lui, le vignoble français, peut devenir le premier vignoble au monde "sans glyphosate". Rappelons qu’en janvier 2019, le chef de l’Etat avait affirmé que la France ne parviendrait pas à se passer à 100 % du produit en trois ans, au grand dam des ONG environnementales qui avait dénoncé une reculade.En France, la viticulture reste ainsi le secteur le plus gourmand en produits phytosanitaires : 20 % des quantités consommées pour 3 % de la surface agricole utile. La viticulture biologique a pourtant le vent en poupe, avec 9 % des vignes, mettant la France au troisième rang de la production derrière l'Italie et l'Espagne.Autre alcool à connaître un vif succès, le cognac. Les ventes à l’exportation atteignent des records, notamment grâce aux rappeurs américains, tel Drake qui évoque la marque Hennessy dans son titre "One Dance". Le milieu du hip-hop voue une réelle passion pour cette eau-de-vie de raisin blanc, fabriquée dès la fin du XVIIe siècle. Aujourd’hui, plus de 90 % de la production de cognac est exportée et les Etats-Unis en sont la première destination.En France, l’une des tendances de fond observée est celle l’engouement pour le mouvement locavore, qui prône la consommation de nourriture produite près de chez soi. Les Français sont, en effet, à la recherche d’une plus grande transparence et d’une traçabilité de ce qu’ils consomment. Huit Français sur dix estiment même que la consommation locale peut répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux, selon une enquête réalisée par l’Observatoire de la consommation responsable Mescoursespourlaplanete.com. À Colmar, le magasin de la coopérative Cœur de paysan répond à cette demande en commercialisant 1 000 références, toutes produites dans un rayon de moins de quarante kilomètres.Comment expliquer l’engouement de plus en plus de Français pour de nouvelles façons de consommer ? Comment réinventer une PAC plus innovante et plus durable ? Faut-il revoir notre modèle productiviste dans son ensemble? Que dire du malaise du monde agricole et paysan ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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22 février 2019 - 01:04:43
FABIEN CLAIN : LA MORT DU FRANÇAIS DE DAECH ? 22-02-2019Invités :Wassim NASRJournaliste à France 24, spécialiste des réseaux djihadistesFrédéric ENCELGéopolitologue, Professeur de relations internationalesHugo MICHERONChercheur à l’Ecole normale supérieure, spécialiste du djihadisme.Michèle BERNARD-REQUINMagistrate honoraireIl était l’objectif numéro un des services de renseignement français et l’une des cibles prioritaires des bombardements de la coalition internationale engagée dans la guerre en Syrie. Fabien Clain, le djihadiste français qui avait revendiqué les attentats du 13-Novembre, aurait été tué en milieu de semaine par une frappe aérienne à Baghouz, dernière bastion de Daech d’à peine un demi-kilomètre carré dans le nord-est de la Syrie. Son frère Jean-Michel aurait été grièvement blessé.C’est ce qu’ont indiqué plusieurs médias depuis hier mais plusieurs questions demeurent encore, dont celle de l’identification du corps, a rappelé hier la ministre des Armées. Sur son compte Twitter Florence Parly a ainsi publié deux messages qualifiant la mort de Fabien Clain de "possible" mais "pas confirmée". Pour cela un prélèvement ADN est une possibilité mais il faut que les conditions sur le terrain le permettent.En attendant l’éventuelle confirmation du décès de Fabien Clain, le parcours de ce Toulousain demeure emblématique d’une génération de djihadistes qui a commencé à faire ses classes dans la galaxie terroriste au début des années 2000 avant de rejoindre les rangs de l’État islamique en 2015. Devenu depuis un pilier de la propagande francophone de l’organisation EI, il était considéré comme le Français parmi les plus élevés dans la hiérarchie du groupe. Son décès, s’il était confirmé, coïnciderait avec la fin prochaine du Califat autoproclamé. Une période complexe où se pose la question du sort des centaines de prisonniers étrangers aux mains des forces arabo-kurdes qui combattent Daech, avec le soutien de soldats américains, français et britanniques.Ces prisonniers ont des profils divers, certains ont été combattants dans les rangs de l’EI, d’autres sont des épouses. Il y a également beaucoup d’enfants. Que faire de ces prisonniers ? L’administration Trump veut que les Européens recueillent et jugent les 800 membres de Daech détenus par les Kurdes mais la question suscite de vifs débats dans les pays concernés. Le Royaume Uni vient de déchoir de sa nationalité, pour l’empêcher de revenir, une jeune fille de 19 ans partie rejoindre Daech, une méthode très critiquée dans le pays. Les États-Unis ont eux-aussi empêché le retour d’une autre jeune femme, pourtant détentrice d’un passeport américain. La France applique le cas par cas, et promet justice et prison pour celles et ceux qui ont violé la loi en rejoignant un groupe terroriste. Mais cela ne résout pas le problème à plus long terme de leur réinsertion dans la société, et en particulier celui des enfants. Selon la ministre des Armées "à peu près 75 %" des Français détenus par les Kurdes Syriens "seraient des enfants de moins de 7 ans".Alors qui était Fabien Clain, voix française de l’organisation État islamique ? La reprise du dernier bastion de Daech n’est-elle plus qu’une question de jours ? Que faire maintenant des djihadistes – et de leurs familles – partis combattre en Syrie et en Irak ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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21 février 2019
C DANS L'AIR DU 21 FÉVRIER : AFFAIRE BENALLA : LA CONTRE-ATTAQUE DE L’EXÉCUTIFAprès la publication, mercredi 20 février, du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla, les réactions au sein de la classe politique ne se sont pas fait attendre. Laurent Wauquiez, président des Républicains, estime ainsi que les conclusions de ce rapport sont accablantes. "Cette commission montre qu’il s’agit d’une affaire d’État". Un constat que partage Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans un communiqué : "Faux témoignages, parjures, port d’armes, conflits d’intérêts, fébrilité de l’exécutif, absence de sanctions… Le rapport de la commission d’enquête du Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d’État."Du côté du gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a, quant à lui, vivement critiqué ce matin le rapport présenté la veille par la commission d’enquête du Sénat, jugeant "incompréhensibles et souvent injustes" les "recommandations ou formulations" de cette dernière. Hier, c'est le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a déclaré que l’Elysée aurait "l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur manifestement beaucoup de contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport" sénatorial, précisant ensuite que cela sera fait "rapidement". Après six mois d’enquête et l’audition de 48 personnes, la mission d’information du Sénat ouverte le 23 juillet après les révélations des agissements d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase lors de la manifestation du 1er Mai a conclu hier à des "dysfonctionnements majeurs" de la part de l’Elysée et a proposé treize recommandations pour y mettre fin. "Pas surpris mais déçu", le Premier ministre a ajouté que "traditionnellement la séparation des pouvoirs fait qu’il n’appartient pas ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat de se prononcer sur l’organisation interne de la présidence de la République".Les Sénateurs, eux, ont pris soin de souligner le rôle joué par la chambre haute depuis le début de l’affaire. "Nous avons rempli notre mission sereinement est sans inhibition. C’est un rôle, de notre point de vue, que le Sénat est particulièrement à même de tenir car c’est une assemblée parlementaire libre, indépendante et non alignée", a précisé le président de la commission d’enquête au Sénat sur l’affaire Benalla, Philippe Bas (LR)L’affaire Benalla a mis sous le feu des projecteurs les sénateurs. Parmi eux figurent donc Philippe Bas, qui avait convoqué Alexandre Benalla devant sa commission d’enquête en septembre 2018. Mais aussi Gérard Larcher (LR), président du Sénat, élu pour la troisième fois à cette fonction en octobre 2017. Et enfin Bruno Retailleau, le président du groupe LR du Sénat. Peu habitués à une telle attention, les membres du Sénat n’en sont pas moins satisfaits alors que l’exécutif et parfois la rue s’interroge sur l’utilité de la chambre haute.A quoi sert le Sénat ? Dans l’affaire Benalla, a-t-il ou non rempli son rôle ? Peut-on parler d’une affaire d’État ?Invités :Yves THREARD – Éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du "Figaro"Catherine NAY – Éditorialiste politique d’"Europe 1"Jean-Philippe DEROSIER – Constitutionnaliste, professeur de Droit public à l’Université de LilleJérôme FOURQUET – Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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20 février 2019 - 01:05:21
BENALLA : LES SÉNATEURS CIBLENT L’ÉLYSÉE 20-02-2019Invités :Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Nicolas CHAPUIS Journaliste police-Justice au « Monde »Ivanne TRIPPENBACH Journaliste à « l’Opinion »Evelyne SIRE-MARINMagistrateMembre de la ligue des droits de l’homme Le volet politico-judiciaire de l’affaire Benalla vient de s’alourdir considérablement. Après six mois de travaux et 34 auditions, les membres de la Commission d'enquête du Sénat sont formels : ils demandent au Bureau du Palais du Luxembourg d'engager des poursuites en justice pour "faux témoignage" contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron ainsi que Vincent Crase, ancien employé de La République en Marche (LaREM). Les deux hommes, placés hier en détention provisoire pour violation de leur contrôle judiciaire, sont soupçonnés d’avoir menti sous serment sur l’utilisation de passeports diplomatiques, sur les motifs de la demande de permis de port d’arme et sur leur rôle dans le contrat passé avec un oligarque russe.Les commissaires recommandent également que la justice soit saisie pour vérifier "un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions" relevées lors des auditions des plus hauts collaborateurs du chef de l'État. Sont nommés le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.Tout aussi explosif pour l’Elysée, la Commission d’enquête présidée par Philippe Bas (LR) indique avoir relevé des "dysfonctionnements majeurs" au plus haut sommet de l’Etat qui ont pu "affecter" la sécurité du président et «les intérêts" du pays. Dans son rapport, rendu public aujourd’hui, sont décortiquées sur cent vingt pages de nombreuses défaillances des plus hautes institutions du pays, depuis qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase ont molesté deux manifestants place de la Contrescarpe, le 1er mai dernier. Et l’accumulation ne laisse aucun doute sur l’analyse des élus : pour eux, il s’agit d’une affaire d’Etat, ou plus précisément de l’histoire d’une faillite de l’appareil d’Etat.Ainsi les élus pointent "des pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté" dans le domaine de la sécurité du président et "un sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs", en référence au contrat négocié avec un oligarque russe par Alexandre Benalla et Vincent Crase. Ils critiquent aussi "une confiance maintenue et une collaboration poursuivie après les graves dérapages commis le 1er mai" dernier place de la Contrescarpe à Paris, ainsi qu'"une remontée d'informations défaillante au sein de l'institution policière et de l'exécutif" sur ces faits. Toujours selon la Commission, il y a eu à cette occasion des "sanctions insuffisantes" et "des faits dissimulés à la justice du fait de l'absence de saisine du procureur de la République".Pour son président Philippe Bas, il est à noter que "de nombreuses erreurs ou anomalies, défaillances, ont été constatées". Or la sécurité du chef de l'Etat "n'est pas une affaire personnelle, elle regarde tous les Français et doit être au niveau des meilleurs standards internationaux". Dans ce sens, la Commission formule treize préconisations, dont celle de "mettre fin à l'expérience des collaborateurs 'officieux' du président de la République". Elle suggère aussi de "conditionner le recrutement des collaborateurs" du président à "une enquête administrative préalable" pour "s'assurer de la compatibilité de leur comportement" avec leurs missions futures.Quelques heures après, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "entrave à la manifestation de la vérité".Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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19 février 2019 - 01:04:58
L’UNITÉ FACE A L’ANTISÉMITISME ? 19-02-2019Invités :Christophe BARBIER Editorialiste à « L’Express »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice Matin »Cécile CORNUDETEditorialiste politique à « Les Echos »Laurent JOLYHistorien et auteur de « L'État contre les juifs : Vichy, les nazis et la persécution antisémite »Après la découverte de croix gammées sur un portrait de Simone Veil, la dégradation du mémorial d’Ilan Halimi, l’annonce dans la foulée d’une hausse de 74 % des actes antisémites recensés en 2018, les insultes visant Alain Finkielkraut, une vingtaine de partis politiques ont appelé les Français à se réunir ce mardi soir partout en France pour dire "Non à l'antisémitisme".A Paris, sur la symbolique place de la République, de nombreux représentants de la classe politique, mais aussi du monde syndical, ainsi que des simples anonymes, sont attendus à partir de 19h derrière le mot d’ordre : "ça suffit !". Du PS à LREM en passant par le PCF, LR et EE-LV, la quasi-totalité des grands partis politiques y participeront. D’abord absente des mouvements organisateurs, la France Insoumise a depuis rejoint la liste des participants, contrairement au Rassemblement national qui organisera son propre "hommage aux victimes des actes antisémites". Seront également présents le Premier ministre Edouard Philippe, plus de la moitié du gouvernement et deux anciens présidents de la République : François Hollande et Nicolas Sarkozy.Absent de cette marche, le chef de l’Etat se rendra ce mardi après-midi dans le cimetière juif de Quatzenheim en Alsace où 80 tombes ont été profanées. Il sera ensuite en fin de journée avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale au Mémorial de la Shoah "pour rappeler la morsure de notre histoire, pour dire ce qu'est la République et rappeler ce qu'est l'antisémitisme, la négation de ce qui est la République et la France". Enfin, Emmanuel Macron, qui doit prononcer demain soir un discours au dîner du Crif, a annoncé qu’il « aurait à dire quels actes nous souhaitons prendre" contre l’antisémitisme.Il s’est par ailleurs d’ores et déjà dit opposé à la pénalisation de l’antisionisme, proposée par un député LREM. "Je ne pense pas que pénaliser l’antisionisme soit une solution », a expliqué le chef de l’Etat. "Mais je confirme que ceux qui, aujourd'hui dans le discours, veulent la disparition d'Israël sont ceux qui veulent s'attaquer aux Juifs. Je pense néanmoins que lorsqu'on rentre dans le détail, la condamnation pénale de l'antisionisme pose d'autres problèmes".Le chef du gouvernement a de son côté mis en garde dans les colonnes de l’Express contre un antisémitisme "très profondément enraciné dans la société française. L’idée selon laquelle l’antisémitisme ne serait que l’affaire des juifs est encore très répandue. De nombreux Français sont contre l’antisémitisme mais ils ne se sentent pas personnellement concernés par ce fléau" a poursuit Edouard Philippe déplorant le fait qu'"un certain nombre de garde-fous ou de digues (soient) tombés"Comment lutter contre la résurgence de la haine ? Combien seront-ils ce soir à dire "ça suffit" ? Enfin antisémitisme, antisionisme... Quelle est la différence ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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18 février 2019 - 01:03:43
GILETS JAUNES : DANS LE PIÈGE DE LA HAINE 18-02-2019Invités :Brice TEINTURIERDirecteur Délégué de l’institut de sondages IPSOSEric FOTTORINODirecteur de la rédaction du journal « Le1 »Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Christian SAINT-PALAIS Avocat pénaliste, président de l’association des avocats pénalistesPlus de 40.000 gilets jaunes ont manifesté, ce week-end, dans les rues des plus grandes villes de France selon le ministère de l'Intérieur, trois mois après le début de cette fronde sociale inédite. Une affluence en léger repli par rapport à la semaine précédente, et ce alors que dans le même temps plusieurs sondages montrent le retournement de l'opinion publique qui souhaite désormais majoritairement l'arrêt des actions.Le mouvement qui a longtemps été soutenu par une grande majorité de Français voit ce soutien s’éroder petit à petit, impacté par les violences qui émaillent désormais chaque journée de manifestations, ou presque.Ce samedi 16 février, la quatorzième journée de mobilisation a notamment été marquée par l'agression verbale violente d'Alain Finkielkraut en marge du cortège parisien, et les images impressionnantes filmées depuis un fourgon de gendarmes caillassé et pris à partie par des manifestants à Lyon. Le lendemain à Paris, Ingrid Levavasseur, l’une des figures du mouvement, a été la cible de propos sexistes et accusée de "trahison" pour avoir voulu créer une liste en vue des élections européennes - un projet dont elle avait annoncé l'abandon dans la semaine. Violemment prise à partie par des manifestants, elle a dû être exfiltrée du rassemblement et a annoncé ce lundi qu’elle allait porter plainte : "l’impunité des injures et violences faites aux femmes, c’est terminé" a-t-elle écrit sur sa page Facebook.Injures sexistes, injures antisémites, attaque d’un fourgon de police... "Le mouvement des gilets jaunes s’est radicalisé. Il doit s’arrêter" a dit la ministre Agnès Buzyn. A droite, le député LR des Alpes-Maritimes a demandé "que l’on interdise les manifestations samedi prochain". "Quatorze samedis de violence, c’est beaucoup, c’est trop". Dans la majorité, le député LREM Sylvain Maillard a lui proposé que l'antisionisme soit reconnu comme de l'antisémitisme.De son côté, la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme (Licra) a annoncé qu'elle allait saisir la justice pour les faits dont le philosophe a été victime. Mais si les auteurs de ces insultes sont identifiés, ils ne pourront pas être jugés avant quelques années selon la loi de la presse, de 1881, sur la liberté d'expression. Il s'agit là pour le président de la Licra "d'un défaut de législation". "Il faudrait prendre des mesures pour que ces personnes qui tiennent des propos racistes puissent être jugés en comparution immédiate dans les meilleurs délais". D’autre part, "sur les réseaux sociaux où on est au paroxysme de ce que l’on craignait, il faut sortir de l’anonymat et responsabiliser les hébergeurs". Pour lui, les rassemblements contre l’antisémitisme auxquels appellent mardi les principaux partis politiques doivent donner lieu, au-delà du symbole, à des mesures concrètes.Alors comment lutter contre ces violences qui se sont encore exprimées ce week-end ? Quel est l’avenir du mouvement des gilets jaunes ? Faut-il supprimer l'anonymat sur Internet pour limiter les propos haineux ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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