C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

651 épisodes

26 mars 2019 - 01:04:01
EUROPÉENNES : MACRON, DES VERTS ET DES BLEUS ! 26-03-2019Invités :Roland CAYROL Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan).Bruno JEUDY                                 Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Brice TEINTURIERDirecteur Délégué de l’institut de sondages IPSOSA deux mois jour pour jour des élections européennes, les grandes manœuvres commencent. Choisie pour prendre la tête de la liste LREM aux européennes, Nathalie Loiseau quitte son portefeuille du ministère des Affaires européennes. La diplomate et ex-directrice de l’ENA qui avait fait acte de candidature il y a dix jours, en direct dans L’Émission politique sur France 2 face à Marine Le Pen va désormais mener une campagne ramassée. Et prendre les rênes d’un attelage dévoilé cet après-midi qui promet d’être hétéroclite et coloré en vert.En effet, ces derniers jours toutes les listes se verdissent, à commencer par celle de La République En Marche qui vient d’obtenir le ralliement de l’écologiste Pascal Canfin. L’ancien directeur général du WWF et ex-ministre de François Hollande, avait déjà été courtisé par LREM et son nom avait été cité pour succéder à Nicolas Hulot. Il avait alors décliné et expliqué être très bien dans son ONG. Il a finalement changé d’avis et a accepté d’être numéro 2 de la liste de la majorité au scrutin de mai. Il rejoint ainsi l’ancien leader d'Europe Ecologie-Les Verts et proche de Nicolas Hulot, Pascal Durand, seconde prise de guerre écologiste des macronistes pour cette campagne des européennes.Un choix qui consterne les écologistes qu’il a côtoyés pendant plusieurs années au sein d’EELV. "J’avoue que je ne comprends pas, ça m’attriste", a ainsi déclaré ce mardi matin Yannick Jadot. "Il y a quelques mois, il pointait du doigt les renoncements du gouvernement Macron sur les grands dossiers de l’écologie, comme les pesticides, ou la pollution de l’air ; et il se retrouve aujourd’hui sur la même liste que le représentant des agriculteurs, qui est pro-pesticide". Le chef de file des écologistes, qui fait le pari de l’indépendance vis-à-vis du reste de la gauche, a également critiqué ses anciens alliés qui "participent à une liste fourre-tout", parce que la sienne n’est "pas extensible" ou ceux qui veulent s’approprier le concept écolo : "Nous, on ne fait pas un coup libéral, un coup socialiste, pour découvrir l’écologie au détour d’un salon. Ce sont des années et des années d’engagement. Ce n’est pas un opportunisme, une mode ou un vernis écologiste". Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique soutenue par le Parti socialiste et partisan d’un rassemblement à gauche, appréciera.Selon un sondage Ipsos Game Changers publié lundi, la République en Marche serait en tête des intentions de vote (23,5 %) juste devant le Rassemblement national (21 % à 22 %). Viendraient ensuite Les Républicains (12 %), EELV (8 %), La France insoumise (7,5 % à 8 %) et la liste PS/Place publique (6,5 %). Debout la France recueillerait 4,5 % à 5 %, Générations 4 %, l'UDI 2 % et le PCF 2 %. Toujours dans cette enquête : seulement 42 % des Français interrogés se disent certains de voter. D’autre part entre 56 % et 58 % considèrent leur choix comme définitif.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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25 mars 2019 - 01:03:31
MACRON FACE AU CASSE-TÊTE CHINOIS 25-03-2019Invités : Philippe DESSERTINEEconomiste, Directeur de l’Institut de Haute Finance Pascal BONIFACEDirecteur de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesValérie NIQUETResponsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégiqueStéphanie BALMESpécialiste de la Chine, professeur à sciences PoAprès l'Italie et Monaco, Xi Jinping poursuit depuis dimanche sa mini-tournée en Europe par une visite d’Etat de trois jours en France. Débutant hier soir son séjour par un diner avec le couple Macron sur le Côte d’Azur, le président chinois retrouve ce lundi le chef de l’Etat à Paris où les choses sérieuses commencent. "L'empereur rouge" enchaîne ainsi cet après-midi les entretiens avec son homologue français, avant d’être tous deux rejoints demain par la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Une réunion qui constitue une première historique destinée à marquer un "réveil européen" face à Pékin. Le président de la République ambitionne en effet que cette réunion permette de travailler "à une définition en commun d'un nouvel ordre international", a-t-il dit à Nice-Matin.Gouvernance mondiale, règles commerciales, respect de l’environnement, investissements… L’ empire du Milieu est en train de changer la face du monde en investissant massivement un peu partout, notamment dans ses "nouvelles routes de la soie", ce programme pharaonique d’infrastructures, destiné à faciliter les exportations chinoises vers les pays occidentaux. Emmanuel Macron aimerait cadrer ce bouleversement et surtout trouver une position européenne commune pour y faire face. Car jusqu’à présent, l'Union européenne n'a pas de ligne politique claire face à Pékin et certains pays ont déjà commencé à céder aux sirènes chinoises.Depuis plusieurs années déjà, Pékin travaille au corps les pays d'Europe centrale, dans le cadre du format 16+1. La Chine a aussi investi dans plusieurs actifs stratégiques de pays membres, comme le port du Pirée en Grèce, le fournisseur historique d'électricité portugais, l’aéroport de Toulouse ou des terres agricoles en France. Dernièrement, un nouvel exemple de cette montée en puissance a été donné avec l’adhésion d’un pays fondateur, l’Italie, à son projet d’infrastructures maritimes et terrestres des "nouvelles routes de la soie". Le gouvernement italien a ainsi signé vendredi dernier des accords qui prévoient par exemple des investissements chinois dans les ports de Gênes et Trieste. Une ouverture à la Chine qui préoccupe plusieurs leaders européens, dont Emmanuel Macron. Le président de la République a appelé jeudi à une "une prise de conscience et la défense d’une souveraineté européenne" face à Pékin, qualifié par la Commission européenne de "rival systémique". "Dans un monde avec des géants comme la Chine, la Russie ou nos partenaires comme les Etats-Unis, nous ne pouvons survivre que si nous sommes unis en tant qu’Union européenne", a déclaré au journal dominical allemand Welt am Sonntag le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.Alors quels sont les enjeux de la visite du président chinois ? Qui est Xi Jinping ? Pourquoi les "nouvelles routes de la soie" inquiètent-elles Paris, et d'autres pays européens ? Faut-il avoir peur du projet chinois ?
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23 mars 2019 - 01:05:02
C DANS L'AIR DU 23 MARS : ACTE 19 : LE RETOUR À L'ORDRE... MAIS À QUEL PRIX ?Après les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre du weekend dernier, l’acte XIX des gilets jaunes ce samedi était très attendu. Avec les nombreux heurts ainsi que les importantes dégradations subies par certains commerces, notamment sur les Champs-Elysées, le gouvernement a pris des mesures radicales. L’opération Sentinelle a été déclenchée et l’armée a donc été appelée.En plus des militaires de Sentinelle, 4.000 CRS et gendarmes ont été mobilisés à Paris. Et les pouvoirs publics ont interdit les manifestations dans certains lieux stratégiques : les Champs-Elysées et leurs environs à Paris, la Place du Capitole à Toulouse, etc. Malgré cela, les appels à se rassembler pour l’acte 19 se sont multipliés sur Facebook et de nombreux gilets jaunes ont manifesté à Paris et en province ce samedi.Présent dans le cortège des manifestants à Paris, Jean-Luc Mélenchon était monté au créneau dans la semaine contre le fait de faire appel à l’armée en l’accusant de mettre en péril "l'unité de la République" avec une décision "hasardeuse".                                                                                                                          La stratégie de fermeté du gouvernement a-t-elle fini par payer ? Le recours à l'armée a-t-il été décisif ? Que peut-on attendre de l'acte 20 samedi prochain ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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22 mars 2019 - 01:04:00
BREXIT : ON EFFACE TOUT ET ON RECOMMENCE 22-03-2019Invités : Pascal BONIFACEDirecteur de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesPatrick MARTIN-GENIERProfesseur de droit public, spécialiste des affaires européennes.Sophie FAYJournaliste, Chef du service Economie à « L’Obs ».Jon HENLEYJournaliste, correspondant aux Affaires Européennes pour le « Guardian »Le 29 mars 2019 ne rentrera pas dans les livres d’histoire comme le jour où le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne. Après de longues heures de négociations, les dirigeants européens ont finalement décidé hier soir d'accorder au Royaume-Uni un report du Brexit, fixant désormais au 12 avril, voire au 22 mai, le divorce.Ce nouveau calendrier qui a été accepté par la Première ministre britannique, Theresa May prévoit en effet deux scénarios : si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord conclu en novembre avec l’Union, la sortie du Royaume-Uni aura lieu le 22 mai c’est-à-dire à la veille des élections européennes pour ne pas perturber le scrutin. En revanche, si la Chambre des communes rejette le texte pour la troisième fois, Londres aura jusqu'au 12 avril pour proposer un nouveau projet aux Vingt-Sept ou quitter l'UE sans accord. Cette date n'a rien de fantaisiste puisqu'elle correspond à la date limite au-delà de laquelle le gouvernement britannique peut prendre un décret pour participer aux élections européennes.Les européennes constituent le pivot de la réflexion des Vingt-Sept qui se sont une nouvelle fois montrés unis face au chaos britannique. Même le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, dont le parti Fidesz vient d’être suspendu temporairement du Parti populaire européen (la formation qui rassemble les conservateurs), s’est tenu à la ligne de l’UE vis-à-vis de Londres, à savoir le refus d’un report au 30 juin.Le feuilleton du Brexit n’est donc pas terminé et la lassitude gagne les Britanniques et les Européens. Alors deal, no-deal, nouveau deal ou no-divorce... à quoi faut-il s'attendre maintenant ? Si en Europe, à l’image de Donald Tusk, le président du Conseil européen, l’on considère que tout peut arriver d’ici au 12 avril, outre-Manche, les anti-Brexit entendent profiter de ce délai pour se faire entendre. Ainsi alors qu’une centaine d’entre eux se sont élancés samedi 16 mars, de Sunderland, dans le nord-est de l'Angleterre, pour une longue marche de protestation vers Londres, une pétition contre le Brexit a réuni près de 3 millions de signatures en deux jours, ce qui oblige le Parlement à débattre de l'idée de rester dans l'UE…Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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21 mars 2019 - 01:04:01
ELYSÉE / SÉNAT : ÇA CHAUFFE ! 21-03-2019Invités :Jean GARRIGUESHistorien, spécialiste de la vie politiqueNicolas CHAPUISJournaliste police-Justice au « Monde »Marion MOURGUE Grand reporter au service politique du « Figaro »Jean-Dominique MERCHETEditorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions de défense et de diplomatieEn première ligne dès le début de l’affaire Benalla, le Sénat vient de passer à la vitesse supérieure en saisissant la justice pour faux témoignages de la part des différents protagonistes. Le bureau du Sénat a décidé de transmettre au parquet les cas d’Alexandre Benalla, Vincent Crase, Alexis Kohler, Patrick Strzoda et du général Lavergne, suspectés de ne pas avoir dit toute la vérité lors de leurs auditions devant la commission d’enquête du Sénat. Pour les deux premiers, le bureau du Sénat a voté à l’unanimité la transmission de leur dossier à la justice, le fait que les deux anciens collaborateurs du président aient mentis devant la commission faisant peu de doutes. Pour les trois autres, le bureau du Sénat était moins unanime. Et c’est justement le fait de cibler ces trois proches d’Emmanuel Macron, dont le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, qui a été perçu comme une véritable attaque à l’encontre de la présidence et de l’exécutif. Benjamin Griveaux a dénoncé une « instrumentalisation politique ». Le Premier ministre Edouard Philippe a pour sa part boycotté la séance des questions aux gouvernements de ce jeudi 21 mars.De son côté, le président du Sénat Gérard Larcher a assuré n’être « en guerre contre personne ». Le sénateur LR maintient que cette décision n’est que « l'application du droit, rien que le droit, tout le droit ». Il n’en demeure pas moins que tout au long de l’affaire Benalla, c’est le Sénat qui mené les enquêtes et les auditions des différents protagonistes. Car avec une assemblée très majoritairement acquise à la cause de l’exécutif, le Sénat est le seul organe parlementaire pouvant encore jouer le rôle d’opposition.Cette nouvelle étape de l’affaire Benalla continue de mettre en lumière les zones d’ombres qui entourent la sécurité du Président, une constante dans la cinquième République. De Gaulle avait son Service d’action civique (SAC), que certains n’hésitaient pas à qualifier de police parallèle, Mitterrand avait à ses côtés Christian Prouteau, fondateur du GIGN impliqué dans plusieurs affaires lorsqu’il était à l’Elysée (dont celle des écoutes).Les questions posées par cette affaire Benalla sont donc toujours aussi nombreuses. Doit-on imposer plus de transparence au sommet de l’Etat ? Comment assurer la sécurité du chef de l’Etat dans de bonnes conditions ? Le Sénat est-elle la seule institution aujourd’hui capable de faire vaciller l’Elysée ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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20 mars 2019 - 01:03:59
VIOLENCES : ET MAINTENANT L’ARMÉE 20-03-2019Invités :Alain BAUERProfesseur de criminologieBruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Jean GARRIGUESHistorien de la vie politiqueElise VINCENT Journaliste en charge des questions Police/Justice au « Monde»La pression ne faiblit pas. Depuis l’acte dix-huit des gilets jaunes, qui a vu l’avenue des Champs-Elysées à Paris se transformer en champ de bataille, samedi 16 mars, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est l'objet de critiques venues de gauche comme de droite, sur sa politique jugée trop répressive par les uns ou trop laxiste par les autres.Hier à l'Assemblée nationale, le ministre a été hué par certains députés d'opposition qui ont réclamé sa démission. Surtout, il a été ensuite sous le flot des questions de la commission des lois du Sénat, à majorité de droite, où il avait été convoqué avec son secrétaire d'Etat Laurent Nunez pour s’expliquer sur les défaillances dans les opérations de maintien de l’ordre.Un débat de plus de trois heures, animé par le sénateur LR Philippe Bas, au cours duquel le locataire de la place Beauvau a martelé, comme pour se justifier, que le changement de doctrine décidé par son ministère en décembre avait été incorrectement mis en œuvre. "Samedi, des instructions sur le changement de doctrine d’usage des LBD ont été prises au sein de la préfecture de Paris sans l’assentiment du gouvernement et des deux ministres qui sont devant vous aujourd’hui", a-t-il déclaré. Regrettant une "inhibition" des forces de l'ordre et une stratégie du maintien de l'ordre "pas mise en œuvre", Christophe Castaner a également affirmé que "des décisions, des instructions ont échappé" au préfet de police.Pour l'heure, c'est donc la préfecture de police de Paris qui paie les vitres cassées avec notamment l'éviction du préfet Michel Delpuech, de son directeur de cabinet, Pierre Gaudin, et du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch. Le ministre de l’Intérieur qui le matin à la radio, démentait s'être fait "engueuler" par Emmanuel Macron entend reprendre la main avec cette purge inédite à la tête de la plus ancienne "maison police" de France. Mais l’épisode est très mal vécu par les forces de l'ordre et on devrait mesurer dès samedi prochain lors de l’acte XIX des gilets jaunes l'efficacité de cet électrochoc.Alors Christophe Castaner est-il fragilisé ? Quel est son parcours politique et son bilan place Beauvau ? Lundi le Premier ministre, Edouard Philippe a annoncé de nouvelles mesures pour répondre aux violences qui se sont déroulées sur les Champs-Elysées et a demandé aux forces de l’ordre plus de réactivité, plus de fermeté et plus de contact, au risque de faire plus de blessés. Les militaires de la mission Sentinelle seront également mobilisés pour les manifestations de gilets jaunes samedi prochain. Ils devront protéger des bâtiments officiels et d'autres points fixes à définir. Ces décisions marquent-elles un changement de doctrine de maintien de l'ordre en France ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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19 mars 2019 - 01:04:05
RETRAITES : A QUOI JOUE LE GOUVERNEMENT ? 19-03-2019Invités : Dominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des Echos Fanny GUINOCHET Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »Françoise FRESSOZ Journaliste et éditorialiste « Le Monde »Eric HEYEREconomiste - OFCE. Et si l’âge de départ à la retraite passait bientôt à 65 ans ? C'est en tout cas l’idée qui a été lancée à la surprise générale par la ministre des Solidarités et de la Santé ce dimanche 17 mars. Invitée du "Grand Jury" RTL-Le Figaro -LCI, Agnès Buzyn a ainsi proposé "à titre personnel" de discuter d' "un allongement de la durée de travail" avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme des retraites qui doit être dévoilée cette année. "La durée de vie augmente d'année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté". "Est-ce que, alors que le nombre d'actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée ? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir", a déclaré la ministre."Très surpris" par ces propos qui évoquent un scénario exclu par Emmanuel Macron durant sa campagne, le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye a estimé que le débat doit avoir lieu "en toute transparence et non pas au travers d'une déclaration ou d'une émission". Mais pour les syndicats, les "masques tombent" au sein du gouvernement. "L'urgent n'est pas tellement de reculer l'âge de la retraite, l'urgent est de faire en sorte que les politiques économiques assurent un emploi à temps plein dès l'entrée dans la vie active et jusqu'à l'âge légal de départ (…) Si on arrivait à cela déjà, l'équilibre économique des régimes de retraite serait fortement facilité" a réagit le secrétaire général de FO, Yves Veyrier qui rappelle que l'âge moyen du départ à la retraite (hors départ anticipé) est aujourd'hui de 63,3 ans. De son côté, le secrétaire national de la CFDT Frédéric Sève a estimé que "la ministre est hors sujet", les précédentes réformes ayant "déjà programmé une hausse de la durée d'activité qui suffit à tenir les régimes à l'équilibre à l'horizon 2030-2040".Aujourd’hui, les retraités sont 13 millions dans le pays. Ils représentent presque un quart de la population. Mais si leur nombre a été multiplié par cinq en presque 50 ans, ils sont désormais de plus en plus inquiets pour leur pouvoir d’achat. Et ce alors que la pauvreté augmente chez les séniors. D’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), près d'un million et demi de Français, âgés de 53 à 69 ans, ne perçoivent ni revenu d'activités, ni pension de retraite et plus de 466.000 vivent sous le seuil de pauvreté.D’autre part, la France figure actuellement parmi les pays européens où l’âge de départ est le plus bas, avec la Suède et la Norvège. La tendance dans l’Union est à l’augmentation progressive à 65 ou 67 ans même si certains Etats membres ont récemment opté pour un abaissement. Ainsi, l’Italie a décidé de permettre à ceux qui cumulent 38 années de cotisation de partir non plus à 67 ans mais à 62 ans.Alors faudra-t-il travailler plus longtemps avant de pouvoir prendre sa retraite ? Quel est l’âge de départ de nos voisins ? Quelle est la situation des seniors dans notre pays ? Y a-t-il une paupérisation des retraités français ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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18 mars 2019 - 01:04:34
VIOLENCES : LE GOUVERNEMENT DURCIT LE TON 18-03-2019Invités :Yves THRéARDEditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »Nicolas CHAPUISJournaliste police-Justice au « Monde »Christophe ROUGETSecrétaire Général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI-CFDT)Soazig QUéMéNERRédactrice en chef du service politique de « Marianne »Quatre mois après le début des manifestations et au moment où s’achève le grand débat national, l’acte XVIII des gilets jaunes met de nouveau l’exécutif sous pression. La manifestation de ce samedi a été marquée par un regain de violences sur les Champs-Elysées à Paris où pendant plusieurs heures des milliers de manifestants et de casseurs ont affronté les forces de l’ordre, saccagé des dizaines de commerces, enflammé des banques, des kiosques et des barricades.Face à ce puissant regain de tensions, Emmanuel Macron a écourté ses vacances dans une station de ski des Hautes-Pyrénées et s’est rendu sur les lieux pour constater le saccage de la plus belle avenue du monde. "Sur les Champs-Elysées, ce qu’il s’est passé, ça ne s’appelle plus une manifestation. Ce sont des gens qui veulent détruire la République et tout avec elle. Tous ceux qui étaient là se sont rendus complices de ça" a réagi le chef de l’Etat avant de promettre des "décisions fortes et complémentaires" afin que ces violences "n'adviennent plus".Lesquelles ? Que font la police et son ministre ? s’époumone l’opposition qui s’interroge depuis samedi sur "le laxisme sécuritaire" voire le laisser-faire de l’exécutif face aux "casseurs professionnels" qui ont saccagé une partie des Champs-Elysées. Sous le feu des critiques de la droite et de la gauche, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner voit également les jugements sévères se multiplier au sein de la majorité.Dans ce contexte, Matignon a décidé de reprendre la main. Ce lundi le Premier ministre s’est rendu à l’Elysée pour faire "ses propositions d'adaptation au président de la République" afin "de renforcer la doctrine et de s'assurer à tout moment de la fermeté de son exécution". Car l'heure est aux comptes et Matignon l'avoue : il y a eu des "dysfonctionnements" du dispositif de sécurité face à une flambée de violence qui renvoie à un niveau de tension connu en décembre, avec le saccage de l'Arc de Triomphe.Pour plusieurs syndicats de police, la solution passe désormais par une réponse plus musclée. "Il faut assumer d'aller au contact et peut-être d'avoir des blessés. En face de nous, ce ne sont pas des enfants de chœur" a ainsi déclaré son secrétaire général adjoint d’Alliance, Frédéric Lagache. D’autres se prononcent en faveur d’une interdiction encadrée des manifestations. Le syndicat des commissaires de police réclame lui une "solution politique" et non sécuritaire. "Ce ne sera ni à la police, ni à la gendarmerie de régler la crise des Gilets Jaunes", souligne David Le Bars, le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale.Alors que va décider l’exécutif ? Quels ont été les "dysfonctionnements" du dispositif de sécurité ? Qui sont ces casseurs ? Se dirige-t-on vers une interdiction de manifester sur les Champs-Elysées ? Faut-il modifier la doctrine du maintien de l’ordre en France ? Quelles réponses le gouvernement doit-il apporter ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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16 mars 2019 - 01:04:02
CLIMAT : MACRON SOUS LA PRESSION DE LA RUE 16-03-2019Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Cécile CORNUDETEditorialiste politique aux « Echos »Jérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPAnne-Laure BARRAL Journaliste, spécialiste environnement sur franceinfo Des milliers de personnes sont attendues aujourd’hui aux quatre coins de la France pour battre le pavé, au nom de l’urgence climatique. "La Marche du Siècle", comme l’ont baptisée ses organisateurs, est le point d’orgue d’une semaine de forte mobilisation en faveur de l’écologie.Après la Colombie, les Pays-Bas et le Pakistan, c’est au tour de l’Etat Français de faire l’objet d’une procédure en justice pour des raisons écologiques. À l’initiative d’une pétition qui a réuni plus de deux millions de signatures, quatre Organisations Non Gouvernementales (Oxfam France, Greenpeace, Notre affaire à tous ainsi que la Fondation pour la Nature et l’Homme) ont déposé ce jeudi un recours en justice auprès du tribunal administratif de Paris. Ils poursuivent l’État français pour "manquements" à son obligation d'action contre le dérèglement climatique. Ils pointent les objectifs manqués en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.En déplacement au Kenya pour co-présider le "One Planet Summit", Emmanuel Macron leur a répondu : "Ce n'est pas le gouvernement contre le peuple sur ces sujets-là, il faut arrêter ces bêtises". Pas de quoi calmer les manifestants qui réclament une action plus franche et plus rapide du gouvernement en faveur de l’écologie.Ce vendredi, les jeunes ont ouvert le bal, lors d’une grève mondiale pour le climat, menée par Greta Thunberg. Depuis son discours tranchant lors de la COP24 : "Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, mais vous détruisez leur futur devant leurs yeux.", la Suédoise est devenue, du haut de ses 16 ans une icône de la lutte contre le réchauffement climatique et figure dans la liste des nominés pour le prix Nobel 2019.Son combat a été partagé hier par des milliers de lycéens, dans les rues de près de 120 pays pour protester et s’alarmer de l’état dans laquelle la planète sera laissée par les dirigeants actuels. Ils demandent aux adultes de "faire leurs devoirs" et de "prendre leurs responsabilités", ils espèrent être les locomotives d’un mouvement qui n’a pas fini de prendre de l’ampleur.Pour répondre à l’urgence climatique, le gouvernement mise notamment sur la transition énergétique. Objectif : tripler le parc éolien terrestre d’ici 2030. Mais est-ce possible ? En France, actuellement 70% des projets font l’objet de recours juridiques.Comment lutter contre le réchauffement climatique ? Quelles seront les réponses du gouvernement face à la mobilisation des manifestants ? Les jeunes peuvent-ils devenir les leaders de la contestation ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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15 mars 2019 - 01:04:29
REPORT DU BREXIT : L’EUROPE DOIT-ELLE CÉDER ? 15-03-2019Invités :Jean-Marc DANIELEconomistePhilip TURLEJournaliste, chroniqueur britannique à « France 24 »Sylvie MATELLYDirectrice adjointe de l’IRISDominique MOïSIPolitologue, Conseiller spécial à l’Institut MontaigneLa date du 29 mars prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) n’est peut-être plus gravée dans le marbre. Hier soir, les députés britanniques ont voté en faveur d’un amendement demandant un report du Brexit et un nouveau vote parlementaire la semaine prochaine sur l’accord de départ. Après deux journées marquées, mardi, par un deuxième rejet par la Chambre des communes de l’accord sur le Brexit conclu avec l’UE et, mercredi, par le rejet d’une sortie sans accord, cette décision offre un répit relatif à Theresa May mais prolonge l’incertitude.En effet si le 19 ou le 20 mars, la Première ministre finissait à la troisième tentative par faire adopter par la Chambre des communes le traité de divorce négocié avec les Vingt-Sept depuis plus de deux ans, elle réclamerait à Bruxelles un report court : jusqu’au 30 juin, précise l’amendement qu’ont voté les élus à Westminster, hier, par une large majorité. En revanche, dans l’hypothèse où les élus britanniques rejetaient l’accord du divorce une troisième fois, Theresa May devrait demander au Conseil européen des 21 et 22 mars un report plus long qui devrait être solidement motivé. Car la réponse européenne est loin d’être automatique.Selon l’article 50 du traité de l’Union européenne, la procédure encadrant une sortie de l’UE est limitée à deux ans. Elle peut être prolongée, mais à l’unanimité des Vingt-Sept. Une éventualité qui n’a jamais été une ligne rouge pour les Européens à condition de recevoir de Londres une demande "motivée", et de faire en sorte que le délai ne vienne pas perturber les élections européennes du 26 mai prochain…Pour l’UE, le temps presse donc et une certaine lassitude se fait entendre. "La solution à l'impasse actuelle est à Londres, l'Europe doit continuer à avancer", a ainsi déclaré mercredi Emmanuel Macron ajoutant : côté européen, "nous ne devons pas perdre de temps parce que le monde, lui, ne nous attend pas". De son côté, Michel Barnier, négociateur européen pour le Brexit, a jugé que "la situation est grave. Il faut se préparer à cette option que nous ne souhaitions pas, qui est celle d’un échec et d’une sortie de la négociation sans accord", a expliqué le négociateur européen pour le Brexit.Alors que vont décider les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept la semaine prochaine ? Londres veut gagner du temps mais pour quoi faire ? Quels sont désormais les scénarios possibles ? Les expatriés français à Londres doivent-ils s'inquiéter ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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14 mars 2019 - 01:03:43
AÉROPORTS A VENDRE… LA BONNE AFFAIRE ? 14-03-2019Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Dominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des EchosEmmanuelle DUCROSJournaliste économique, spécialiste des transports à « l’Opinion »Mathieu PLANEDirecteur adjoint au Département Analyse et Prévision de l’OFCEC’est une des mesures phares de la loi Pacte et assurément celle qui fait le plus polémique. Le gouvernement a prévu de vendre les participations de l’Etat français dans plusieurs entreprises : Engie, la FDJ et ADP (Aéroports de Paris). Et c’est cette dernière qui pose problème. Adopté une première fois, sans trop de bruits, par l’Assemblée nationale, l’article de la loi a ensuite été retoqué par les sénateurs puis réintroduit par les députés de la majorité. La loi Pacte doit être votée en seconde lecture par les députés ce vendredi 15 mars et le gouvernement a toujours autant de mal à faire face aux critiques. Si cette mesure fait tant polémique, c’est à la fois par l’ampleur de l’enjeu financier que par la nature même de l’entreprise.L’Etat est actuellement propriétaire de 50,6% des actions d’ADP et cette participation est estimée à 9,7 milliards d’euros. Et l’Etat se séparerait donc d’une entreprise très rentable depuis plusieurs années. En 2018, son chiffre d’affaires était de 4,47 milliards d’euros pour des bénéfices de 610 millions d’euros, soit une hausse de 6,9% par rapport à 2017.Et ces bénéfices ont généré l’an dernier près de 175 milliards d’euros de dividendes pour l’Etat… On reproche donc à l’Etat de faire une erreur stratégique, de vendre les bijoux de famille ou encore de se passer d’une véritable poule aux œufs d’or.Mais selon Edouard Philippe, le fonctionnement du groupe public Aéroports de Paris (ADP) est « largement perfectible », laissant ainsi entendre que l’Etat n’était pas le meilleur actionnaire possible. Même son de cloche pour le ministre de l’Economie Bruno le Maire, pour qui « l’Etat n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont les compétences et les savoir-faire pour le faire mieux que lui ». Le ministre refuse aussi l’idée d’une privatisation ou d’un Etat qui vendrai les « bijoux de familles » car la cession des parts de l’Etat dans ADP » serait accordée à une entreprise privée pour 70 ans avant de revenir à l’Etat.De plus, dans l’opposition, certains députés comme François Ruffin soupçonnent le gouvernement de vouloir ainsi faire un cadeau à Vinci, qui détient déjà 8% des parts d’ADP. Et le cas de Vinci est d’autant plus polémique que la privatisation des autoroutes, décidée en 2005, est souvent présentée comme une erreur stratégique. Plus récemment, une autre privatisation s’est soldée par un échec : celle de l’aéroport de Toulouse…Cette mesure suscite donc son lot de questions. La privatisation des aéroports de Paris de 8 à 10 milliards d'euros est-elle "un scandale" ou "une folie", comme le disent la droite et la gauche ? Les aéroports peuvent-ils être considérés comme des entreprises les autres ? Le gouvernement fait-il une erreur stratégique à l’approche des européennes ?
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13 mars 2019 - 01:03:54
BREXIT : LONDRES NE RÉPOND PLUS ! 13-03-2019Invités :Philippe DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceJon HENLEYJournaliste, correspondant aux Affaires Européennes pour le GuardianMarie-Claire CONSIDERE-CHARONHistorienne, Spécialiste de la civilisation britannique et irlandaise.Jean-Dominique GIULIANI Président de la Fondation Robert SchumanA seize jours de l’échéance, les députés britanniques ont rejeté en masse hier le projet d’accord de sortie de l’Union européenne négocié par Theresa May, par 391 voix contre 242. Des opposants issus de tous les coins de la Chambre des communes qui ont voté pour certains parce qu’ils sont contre le Brexit, d’autres parce qu’ils sont en faveur du Brexit… Reste que le résultat est le même : la Première ministre britannique, revenue de Strasbourg après une dernière phase de négociations, n’a pas réussi à convaincre une majorité de députés de valider le Brexit négocié depuis maintenant 3 ans.Un invraisemblable scénario à l’approche de la date du divorce qui a laissé Theresa May hier soir pratiquement et littéralement sans voix. Alors maintenant que va-t-il se passer ?Ce mercredi soir, les députés britanniques vont devoir cette fois se prononcer sur la possibilité de sortir de l'Union européenne sans aucun accord. Si l'option du "no deal" est exclue, le Parlement votera de nouveau ce jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit. Les 27 autres Etats de l'UE devront toutefois donner leur accord à l'unanimité. Or, les dirigeants européens ont prévenu que cette extension devrait être "motivée" et elle ne pourrait être que de très courte durée, jusqu’à la veille des élections européennes, fin mai. En clair, il n’est pas question de repousser le Brexit pour le reporter et des garanties de succès seront demandées à Londres.Surtout, un certain ras-le-bol se fait désormais clairement sentir à Bruxelles où l’on estime avoir suffisamment fait de concessions notamment en proposant la mise en place d’une clause de sauvegarde, intitulée "backstop", pour empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlandes."Il n’y aura pas de troisième chance" a prévenu mardi soir le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker. Une position partagée par le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici qui a déclaré ce mardi : "Il n'y aura pas de négociations dans les jours qui viennent et d'ici au 29 mars (…) Le Royaume-Uni a épuisé sa dernière chance". Le risque d'un 'no deal' "augmente. C'est la raison pour laquelle nous devons continuer les préparations à ce scénario comme aux autres."A quelques heures d‘un nouveau vote décisif, la tension monte en Grande-Bretagne. Les positions se radicalisent tandis qu’entreprises et citoyens britanniques font des stocks de provisions, de fournitures et de médicaments par crainte d’une pénurie en cas de sortie brutale de l’UE. Alors le Royaume-Uni va-t-il claquer la porte sans accord ? Quelles seraient les conséquences d'un "no deal" ? Quels sont désormais les scénarios possibles ? Se dirige-t-on vers un nouveau référendum ? Le Brexit aura-t-il lieu ?
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12 mars 2019 - 01:03:51
BOUTEFLIKA S’EN VA…MAIS QUAND ? 12-03-2019Invités :-Hasni ABIDI Directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen -Jean-Dominique MERCHET Editorialiste à « L’Opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie-Khadija Mohsen-Finan Politologue et spécialiste du Maghreb-Meriem AMELLAL Journaliste franco-algérienne à France 24Après des semaines de manifestations, Abdelaziz Bouteflika a renoncé à briguer un cinquième mandat et annoncé le report de l’élection présidentielle, initialement prévue le 18 avril prochain dans un message à la nation publié hier soir. Le président algérien promet également l’ouverture d’une "conférence nationale chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019".Cette décision prise au lendemain de son retour en Algérie après une hospitalisation de plusieurs semaines en Suisse est une première victoire pour les milliers d’Algériens qui se mobilisent depuis le 22 février dans tout le pays pour réclamer son départ et le changement du système. Mais en reportant sine die la présidentielle, le président algérien au pouvoir depuis vingt ans prolonge de fait son quatrième mandat. Et personne ne sait à quoi va ressembler la transition qu’il promet. Alors la joie des premières heures a rapidement laissé la place aux doutes et de nouveaux appels à manifester ont été lancés dans le pays ce mardi pour les étudiants et jeudi et vendredi pour l’ensemble de la population. Sur les réseaux sociaux, où est né et se développe le mouvement de contestation, les messages se multiplient depuis hier soir. On trouve désormais un mot d’ordre contre un "quatrième mandat et demi" ou un "mandat 4 plus". Car si Abdelaziz Bouteflika parle d’un "vaste chantier" devant mener à des "réformes profondes", aucun calendrier n’est évoqué. Et désormais beaucoup d’Algériens se demandent si ce départ annoncé n’est pas un "subterfuge", une "ruse" pour mieux rester.Alors l’Algérie est-elle en train de tourner la page Bouteflika ? Va-t-il vraiment renoncer au pouvoir ? Quid de son clan ? L’engagement de la jeunesse algérienne préfigure-t-il un renouveau de la classe politique ? Se dirige-t-on vers une troisième révolution algérienne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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11 mars 2019 - 01:04:50
RETRAITES : UN GRAND DÉBAT ET ON EFFACE TOUT ? 11-03-2019Invités :Yves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »Hélène JOUANEditorialiste politique à Europe 1Bernard SANANÈSPolitologue – Président de l’institut de sondages ElabeAprès deux mois de consultations, plus de 10 000 réunions organisées, 1 400 000 contributions rédigées et 16.000 cahiers de doléances déposés dans les mairies, la première phase du grand débat national s’achève à la fin de la semaine. Le chef de l’Etat dévoilera ses conclusions à partir du mois prochain "jusqu’à l’été", mais déjà l’exécutif commence à élaborer ses réponses.Hier une "dizaine de ministres" se sont retrouvés autour du Premier ministre Edouard Philippe pour "une réunion de travail et un point d'étape et de calendrier", avant la présentation ce lundi de leurs propres contributions en Conseil des ministres. Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, planche sur une réforme de la décentralisation, avec plus de pouvoirs aux départements et aux communes. Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, travaille sur des jurys citoyens pour co-construire les lois et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur la manière d’améliorer la redistribution en direction des travailleurs à faibles revenus.Parallèlement, le parti présidentiel - qui veut être "l'aiguillon de la majorité" selon son patron Stanislas Guerini - a lui aussi mis sur la table une trentaine de propositions. Devant plusieurs centaines de militants et une petite dizaine de gilets jaunes réunis ce dimanche au parc des expositions de Chartres, le numéro un de LREM a ainsi plaidé pour la suppression "pour tous" de la taxe d'habitation, contrebalancée par une augmentation de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui a remplacé l'impôt sur la fortune (ISF), ainsi qu'une taxation accrue pour les Français expatriés dans des pays qui n'ont pas de convention fiscale avec la France.Le parti de la République en Marche préconise également l’instauration d’une journée de solidarité supplémentaire pour financer la dépendance et surtout la fin de "la sous-indexation des retraites pour revenir à l'inflation". Cette mesure, couplée à la hausse de la CSG, avait provoqué ce derniers mois la colère des retraités et leur présence en nombre dans les rangs des gilets jaunes. Ont-ils été entendus par la majorité ?A l’approche des élections européennes, la restitution des marcheurs semble amorcer une nouvelle phase, celle de la reconquête de l’opinion. La côte de popularité d’Emmanuel Macron a désamorcé sa chute, mais elle demeure basse : 31 % des Français lui font confiance contre 23 % en décembre dernier. Les premières conclusions du chef de l’Etat seront dévoilées en avril prochain et sont attendues au tournant.Alors quelle issue au grand débat ? Quelles seront les réponses de l’exécutif ? Permettront-elles de répondre à la crise des gilets jaunes ? Quel impact sur les élections européennes ? Sommes-nous à un tournant du quinquennat ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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9 mars 2019 - 01:05:02
C DANS L'AIR DU 9 MARS : GRAND DÉBAT : QUELS RÉSULTATS PEUT-ON EN ATTENDRE ?Alors qu’approche la fin du grand débat national, quelles en seront les conclusions ? Depuis le 15 janvier 2019, plusieurs centaines de milliers de pages de cahiers de doléances ont été récoltées. S’il est pour l’heure difficile de dire ce qui en ressortira, le premier ministre Édouard Philippe l’a certifié : "quand on sortira du grand débat, il y aura des choses très concrètes et très précises". Devant les parlementaires de la majorité réunis mardi 5 mars, il a néanmoins exprimé ses craintes quant à l’issue de la phase de synthèse du grand débat. "Le risque déceptif est important quant à la sortie" a-t-il déclaré. Et d’ajouter : "Il faut préparer nos concitoyens à ce que les propositions à la sortie du Grand débat national ne soient pas les réponses à toutes les remontées du grand débat".Pour l’heure, ces dernières ne correspondent pas aux attentes d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat avait demandé aux Français quels impôts ils voulaient voir baisser, les Français ont répondu qu’ils voulaient plus de fiscalité pour les plus riches. Quant à savoir quels services publics ils voulaient voir supprimer ; les Français ont répondu qu’ils les voyaient trop souvent disparaître.Parmi ces services, les écoles, les services d’urgence mais aussi les maternités. Leur nombre a baissé de deux tiers en 44 ans. En première ligne : les petites maternités où moins de 300 accouchements sont pratiqués chaque année. Conséquence : certaines femmes se voient contraintes de faire plus d’une heure de route pour accoucher, et ce n’est pas sans les inquiéter. La crise des gilets jaunes est née d’un ras-le-bol fiscal. Les Français débattent beaucoup de l’efficacité de la redistribution et de la contribution qu'a l’impôt au mieux-être social. Selon une étude de l’institut Montaigne, 81% d’entre eux affirment cependant être prêts à payer plus d’impôts ou de taxes si cela permettait, notamment, de réduire la pauvreté (36 %), d’avoir un meilleur système de santé (31 %), de réduire les pollutions (23 %) ou d’avoir une meilleure éducation (21 %).Des quatre thèmes abordés lors du grand débat, celui de la transition écologique a souvent été le moins présent lors des échanges entre Emmanuel Macron avec les maires. Jeudi 7 mars, le président de la République a néanmoins choisi de mettre l'écologie au centre de sa rencontre, à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), avec des élus locaux du Sud, des responsables associatifs, des collégiens et lycéens.La question de la préservation de l’environnement préoccupe particulièrement les jeunes. Vendredi 8 mars, à Paris, entre deux et trois cent jeunes ont défilé à Paris pour la quatrième semaine consécutive pour défendre le climat, dans le sillage du mouvement lancé par l’adolescente suédoise Greta Thunberg, mais aussi les droits des femmes.A l’heure des conclusions, le grand débat a-t-il posé les bonnes questions ? Les fermetures des maternités font-elles courir un risque aux futures mères et à leurs enfants ? Peut-on concilier croissance économique et développement durable ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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8 mars 2019 - 01:04:17
ALGÉRIE : BOUTEFLIKA OU LE « CHAOS » ? 08-03-2019Invités :Hasni ABIDIDirecteur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen Agnès LEVALLOISConsultante spécialiste du monde arabePascal BONIFACEInstitut de Relations Internationales et StratégiquesNaoufel BRAHIMI EL MILIPolitologue – Auteur de « France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes »En Algérie, la mobilisation dans la rue ne faiblit pas. De nouvelles manifestations contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika ont lieu en Algérie pour le troisième vendredi consécutif. Sur les réseaux sociaux, le hashtag "#Mouvement_du_8_Mars" s'est répandu ces derniers jours, appelant à une mobilisation massive à travers les grandes villes d'Algérie. Circulent également les "18 commandements des marcheurs du 8 mars" rappelant le caractère pacifique de la contestation et appelant les manifestants à faire de vendredi "un jour de fête" et à se munir "d'amour, de foi, de drapeaux algériens et de roses".Hier soir, le président algérien a appelé la nation "à la vigilance et à la prudence". Il met en garde contre une possible "infiltration" de l’actuel mouvement de contestation, susceptible de provoquer le "chaos". Publié par l’agence officielle Algérie Presse Service (APS), le message a été lu par la ministre des Télécommunications Houda Imane Faraoun.Depuis son accident vasculaire cérébral en 2013, le président algérien ne s’est pas adressé de vive voix à ses concitoyens et ses apparitions publiques sont devenues rares. Hospitalisé depuis le 24 février à Genève, en Suisse, son retour en Algérie n’a toujours pas été annoncé. Son directeur de campagne Abdelghani Zaalane a assuré, jeudi, que la santé d’Abdelaziz Bouteflika n'inspire "aucune inquiétude" et les examens qu'il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés, niant toute dégradation de son état de santé évoqué par la presse suisse.Depuis trois semaines, la communauté algérienne ou franco-algérienne de France suit avec espoir ou inquiétude les manifestations de l’autre côté de la Méditerranée, notamment via les réseaux sociaux. C’est le cas à Marseille, qui compte l’une des plus importantes communautés algériennes de France. Le dimanche 3 mars, un millier de Marseillais, nés en Algérie ou descendants d’immigrés, se sont rassemblés aux abords de la Porte d’Aix pour exprimer leur rejet du régime Bouteflika. Avant la prochaine mobilisation programmée dimanche prochain sur le Vieux-Port, le sujet occupe toutes les conversations.Certaines entreprises françaises faisant commerce avec l’Algérie ont également les yeux tournés vers le Sud, inquiètes des conséquences économiques que pourrait avoir la contestation contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. C’est le cas d’une PME, située à Antibes, qui exporte des amortisseurs en Algérie.Pourquoi la France a-t-elle du mal à se positionner vis-à-vis des manifestations en Algérie ? Quelles sont les attentes de la diaspora algérienne ? Quelles peuvent être les conséquences économiques des manifestations en Algérie ?  
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7 mars 2019 - 01:03:45
FISCALITÉ : ET MAINTENANT L' HÉRITAGE ? 07-03-2019Invités :Yves THRÉARDDirecteur adjoint de la rédaction du « Figaro »Claude WEILL Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »Audrey TONNELIERJournaliste au “Monde”, en charge des questions de finances publiquesRobin RIVATONEssayiste, membre du conseil scientifique de la FondapolLe grand débat national n’est pas encore terminé mais Edouard Philippe l’assure, les conclusions de ce dernier déboucheront sur un allégement de la fiscalité. "Mon sentiment, c'est qu'il faut baisser les impôts en France", a déclaré mercredi 6 mars le Premier ministre, interrogé sur BFMTV.Depuis le début du grand débat national, qui s’achèvera le 15 mars, les questions de fiscalité sont au cœur des discussions. Dans sa lettre adressée aux Français, le 13 janvier, le chef de l’Etat avait lancé l’exercice avec deux questions : "Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?"Taxation des hauts patrimoines, fin des dérogations accordées aux revenus du capital, fin des exonérations de la taxe carbone pour le transport aérien, maritime ou routier de marchandises… Les propositions fiscales du "pacte social et écologique" de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, et de Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, vont à rebours des choix du gouvernement. "Ce qui s’exprime actuellement, plus qu’un ras-le-bol fiscal, c’est le ressenti d’une profonde inégalité fiscale. Il faut revoir la contribution des uns et des autres à la richesse collective : nous avons proposé dans ce cadre une contribution plus forte des hauts revenus à la solidarité nationale", a déclaré Laurent Berger au quotidien La Croix.Pour rendre le système fiscal français plus "redistributif", Stanislas Guerini, député LREM, se dit quant à lui prêt à relancer le débat sur la fiscalité de l’héritage, une mesure qui ne figure pas dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron. Stanislas Guerini, qui plaide pour faciliter les donations et taxer davantage les transmissions de gros patrimoines, assure vouloir prendre à bras-le-corps le "sentiment d’injustice" et les "situations d’immobilité".Autre impôt important pour 84 % des Français, et même prioritaire pour 45 % d’entre eux, celui des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Un projet de loi visant à imposer les grandes entreprises du numérique sur leur chiffre d’affaires a été présenté, mercredi 6 mars, en conseil des ministres. Cette mesure ouvre la voie à une fiscalité qui a pour ambition de déjouer les stratégies d’optimisation fiscale de ces sociétés. Des stratégies qui, tout en sapant le consentement à l’impôt, privent l’Etat de recettes budgétaires, alors que ces entreprises profitent pour se développer des ressources et des infrastructures financées par le contribuable. Alors que le grand débat national arrive à son terme, que peut-on dire des souhaits des Français en matière de fiscalité ? Faut-il envisager un "big bang fiscal" ? Comment lutter contre le dumping fiscal au sein de l'Union européenne ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 mars 2019 - 01:04:02
PRISONS : UN ATTENTAT… ET DES FAILLES 06-03-2019Invités :Alain BAUERProfesseur de criminologieElise VINCENTJournaliste en charge des questions Police/Justice au « Monde»Sébastien NICOLASDirecteur des services pénitentiaires / Secrétaire général du Syndicat National Pénitentiaire FO Direction Hugo MICHERONChercheur à l’Ecole normale supérieure, spécialiste du djihadismeLa sécurisation de la prison de Condé-sur-Sarthe, sortie de terre en 2014 et surnommée "la forteresse" dans le milieu carcéral, n'a pas empêché Michaël Chiolo de passer à l'acte. Hier, ce détenu radicalisé de 27 ans a grièvement blessé deux surveillants à coups de couteau. Il purgeait une peine de 30 ans pour enlèvement, séquestration suivie de mort et vol avec arme. Il s'en était pris à un homme de 89 ans, rescapé du camp de concentration de Dachau.Converti à l'islam en 2010, cet homme, radicalisé en prison, a également été condamné à un an d'emprisonnement pour apologie publique d'acte de terrorisme : le 14 novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, il avait demandé à ses codétenus de rejouer l'attaque terroriste du Bataclan dans la cour de la prison.Hospitalisé après l'intervention du Raid, Michaël Chiolo est suivi par le renseignement pénitentiaire et est inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Sa compagne qui lui avait apporté l’arme n’était pas fichée pour des faits de radicalisation. Blessée dans l’assaut des forces d’élite de la police nationale, elle est morte des suites de ses blessures, mardi soir. Une enquête confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris a été ouverte. "Le caractère terroriste" de cette attaque "ne fait aucun doute" a déclaré la ministre de la Justice. Nicole Belloubet a également précisé qu’une mission de l'inspection générale de la justice a été diligentée pour comprendre comment le couteau a été introduit dans la prison.Mais aujourd’hui les surveillants pénitentiaires sont bouleversés et en colère car l’histoire se répète. Janvier 2018 la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), septembre 2016 Maison d'arrêt d'Osny (Val-d'Oise)… La liste des agressions par des individus radicalisés s’allongent, suscitant beaucoup d’amertume chez les surveillants et de débats sur la manière de gérer ce type de détenus.On dénombre aujourd’hui 1074 détenus de droit commun repérés comme radicalisés et 502 personnes incarcérées pour acte de terrorisme. Si depuis février 2017, un bureau de renseignement pénitentiaire composé de 300 agents suit près de 3.000 détenus, ces moyens sont encore insuffisants aux yeux des gardiens, qui bloquaient ce matin l’entrée de la moitié des prisons du pays. Avec un surveillant pour 90 détenus, il est d’après eux impossible de suivre, détecter et prévenir ces comportements dangereux.Et en plus de ça, il faudra bientôt gérer le retour de la cinquantaine de combattants ou sympathisants français de l’Etat islamique – dont une moitié de femmes – aujourd’hui toujours détenus en Irak ou en Syrie. La porte aux rapatriements de ces "revenants" a été ouverte par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. «D’abord, ce sont des Français avant d’être des djihadistes», a-t-il confirmé, en rappelant que leur incarcération sera quasi automatique dès leur entrée sur le territoire.Est-ce qu’il y a eu une faille de sécurité au sein de la prison lors de l’attaque terroriste d’hier soir ? Comment lutter contre les processus de radicalisation en milieu carcéral ? Quel serait le sort des djihadistes français arrêtés en Syrie ou en Irak s'ils étaient rapatriés en France ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 mars 2019 - 01:04:12
LA NOUVELLE EUROPE DE MACRON 05-03-2019Invités :Christophe BARBIEREditorialiste à « L’Express »Françoise FRESSOZJournaliste et éditorialiste « Le Monde »Clémentine FORISSIERRédactrice en chef du journal en ligne « Contexte », spécialiste des questions européennesDominique Reynié Professeur à Sciences Po"Face aux grands chocs du monde contemporain", voici venu "le moment de la renaissance européenne". Dans une tribune publiée lundi dans les médias des vingt-huit Etats membres de l’UE, Emmanuel Macron a lancé sa campagne pour les élections européennes du 26 mai prochain. Finie l’époque du discours proeuropéen de Strasbourg qui devait déclencher un vaste débat sur tout le continent, l’heure est désormais à un programme plus resserré sur le fond et la forme. Avec un thème dominant, la souveraineté européenne contre le "repli national". Et surtout des propositions concrètes regroupées en trois thèmes : "la liberté, la protection et le progrès".En ces "temps décisifs pour l’avenir de l’Europe", marqués par le "Brexit", les "mensonges" et les "manipulations", Emmanuel Macron propose ainsi la création d’une Agence européenne de protection des démocraties contre les ingérences étrangères. Cela comprendrait l’interdiction de financements des partis politiques par des puissances étrangères (en référence notamment à Moscou et aux soutiens russes apportés à certains partis nationalistes dont la Ligue et le Rassemblement national). Le chef de l’Etat veut également "remettre à plat" l’espace Schengen avec la création d’une authentique police des frontières communes et un office européen de l’asile.En matière économique, Emmanuel Macron souhaite une redéfinition de la politique de concurrence pouvant "interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt". Avec comme corollaire l’affirmation, comme la Chine et les États-Unis, d’une "préférence européenne". Le président de la République défend aussi l’idée d’instaurer un bouclier social pour chaque travailleur européen (même rémunération sur le même lieu de travail et salaire minimum européen). Il propose la création d’un Banque européenne du climat pour financer la transition écologique. Et le lancement d’une Conférence censée proposer tous les changements nécessaires, "sans tabou, pas même la révision des traités", associant "des panels de citoyens".Des propositions qui ont suscité de nombreuses réactions depuis vingt-quatre heures et fait bouger les lignes à droite. Ainsi le parti de centre-droit Agir, qui s’est toujours revendiqué "Macron-compatible", a confirmé qu’il soutiendrait "la liste de rassemblement" de LREM pour les élections européennes et l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a apporté son soutien au chef de l’État. Une "clarification" jugée "nécessaire" par la tête de liste LR aux élections européennes François-Xavier Bellamy qui a, par ailleurs, considéré que l'ancien Premier ministre devrait aller au bout de sa démarche et quitter LR. Le chef de LR Laurent Wauquiez qui poussait depuis plusieurs jours à la clarification dans ses rangs s’est dit pour sa part partisan d’une "Europe des actes, pas des paroles : arrêt de l’élargissement et reprise du contrôle de nos frontières". "Macron est tout seul sur la scène européenne", avec "son projet d'Europe fédérale, à l'heure où tous les peuples en Europe veulent récupérer le pouvoir et veulent plus de souveraineté nationale" a jugé de son côté Jordan Bardella, la tête de liste du Rassemblement national.Alors est-ce un nouveau tournant dans l’histoire de la droite ? Quel est le plan d’Emmanuel Macron pour les européennes ? Qui sont les têtes de liste en France ? Quels sont les enjeux des élections du 26 mai prochain ?
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4 mars 2019 - 01:04:22
BOUTEFLIKA CANDIDAT… PARIS DANS L’EMBARRAS 04-03-2019Invités :François CLEMENCEAU Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Eric FOTTORINODirecteur de l’hebdomadaire « Le 1 ».Benjamin STORAHistorien, spécialiste de l’AlgérieMeriem AMELLAL Journaliste franco-algérienne à France 24C’est désormais officiel. Abdelaziz Bouteflika a confirmé sa candidature à un cinquième mandat de président, malgré une contestation inédite depuis son arrivée au pouvoir il y a vingt ans. Dans un texte transmis et lu hier soir à la télévision nationale, le chef de l’Etat algérien, invisible depuis son accident cardio-vasculaire en 2013, a promis, s’il était élu le 18 avril prochain, de ne pas aller au bout de son mandat et l’organisation d’"une élection présidentielle anticipée" à laquelle il ne participerait pas."Mascarade" lui répondent les Algériens qui ont exprimé une nouvelle fois cette nuit dans la rue leur refus d’un cinquième mandat. Depuis les premières manifestations le 22 février dernier, la contestation n’a cessé d’enfler dans le pays où ce week-end des manifestations monstres ont rassemblé à Alger et dans les principales villes des dizaines de milliers d'hommes et femmes de tous âges. Une colère pacifique qui s’est exprimée de manière forte chez les plus jeunes qui n’ont bien souvent connu que lui et rêve de changement. En première ligne dans cette contestation, les étudiants ont paralysé hier les universités du pays pour le deuxième dimanche consécutif et un appel à la grève général a été lancé ce lundi dans la plus grande faculté d’Algérie, celle de Bab Ezzouar qui accueille habituellement près de 40 000 étudiants.C’est d’ailleurs à eux que le chef de l’Etat algérien, actuellement hospitalisé en Suisse, s’est particulièrement adressé dans sa lettre leur promettant un "changement de système" à l’issue d’une conférence nationale chargée de préparer "des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales".Des promesses qui ne semblent pas suffisantes à ce jour pour calmer la protestation. Un vent de contestation continue de souffler en Algérie, suivi de près en France par l’exécutif, inquiet des conséquences qu’aurait une déstabilisation du pays. Depuis la fin de la guerre et l'indépendance en 1962, les deux pays entretiennent des relations à la fois complexes et proches. La communauté algérienne est très présente dans l'Hexagone et de nombreux ressortissants français résident en Algérie. En tout, plusieurs centaines de milliers de binationaux vivent sur l'une ou l'autre des deux rives de la Méditerranée. D’autre part, les liens économiques, diplomatiques et sécuritaires sont très forts entre les deux pays, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.Alors jusqu’où peut aller la mobilisation contre le système Bouteflika ? Quelles sont aujourd’hui les attentes de la population algérienne ? Où va l’Algérie ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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