C dans l'air

8 abonnés
S'abonner
Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

732 épisodes

7 décembre 2020 - 01:03:39
Les invité.e.s :ÉRIC CAUMESChef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisEVE ROGERCheffe du service Société à « Europe 1 »CHRISTINE ROUZIOUX – En duplexProfesseure émérite en virologie à l’hôpital NeckerMembre de l’Académie de médecineANTOINE FLAHAULT – En direct de GenèveÉpidémiologisteDirecteur de l'Institut de santé globale de l'Université de GenèveUne histoire sans fin. Alors que le pic de la deuxième vague est passé et que le vaccin contre le Covid-19 arrive bientôt en France, le milieu médical et scientifique s’inquiète de l’approche d’une troisième vague pour début 2021. À quelques jours du déconfinement et des fêtes de fin d’année, la crainte d’un regain de l’épidémie se fait sentir au vu de chiffres qui stagnent. En effet, la courbe des nouveaux cas quotidiens semble avoir atteint un plateau autour des 10 000, chiffre encore loin du seuil de 5000 cas présenté par Emmanuel Macron comme l’objectif pour le déconfinement. À moins de trois semaines de Noël, le spectre d’une recrudescence de l’épidémie aggravée par les réunions familiales apparaît alors inévitable.  Le constat est similaire dans de nombreux pays, et les solutions apportées parfois plus dures que chez nous. Au Québec, la virulence de l’épidémie a forcé le premier ministre François Legault à interdire dans la majeure partie du territoire les rassemblements familiaux pour Noël. En Italie, qui figure parmi les pays européens les plus gravement touchés par l’épidémie (on dénombre toujours 700 morts par jour en moyenne), des mesures drastiques ont été annoncées pour ne pas baisser la garde. Nos voisins transalpins auront l’interdiction de se déplacer entre régions à partir du 21 décembre et devront supporter un couvre-feu en vigueur pendant toute la période des fêtes, y compris les soirs de réveillon. Aux Etats-Unis, qui comptent près de 280 000 morts dus au coronavirus, la troisième vague de l’épidémie est déjà là depuis quelques semaines, et la flambée de cas affole aujourd’hui tous les compteurs, alors que les fêtes de Thanksgiving ont vu des millions d’américains se déplacer à travers le pays. À Las Vegas, les touristes reviennent petit à petit. Economiquement dévastée, Las Vegas voit ses inégalités s’accentuer, son chômage monter autour des 15 % et ses violences s’amplifier. Des symptômes d’une ville malade, qui symbolisent la crise dans le pays tout entier. Malgré des prévisions pourtant catastrophiques, un continent semble cependant s’en tirer : l’Afrique. Peu de malades ont développé des formes graves du covid-19, et les soupçons de sous-estimation des chiffres se sont tus face à l’absence de surmortalité inexpliquée. Alors que l’Afrique représente 17 % de la population mondiale, elle ne recense donc bien que 4% des cas de contaminations. Au Sénégal, le virus a même quasiment disparu et ce pays qui dénombre pourtant 16 millions d’habitants n’a enregistré « que » 331 morts depuis le début de l’épidémie. La jeunesse de sa population, l’expérience face aux précédentes épidémies ou la température pourraient être des explications. Alors, y a-t-il un risque de durcissement des mesures sanitaires en France avant noël ? Comment le gouvernement peut-il encore éviter une troisième vague ? Faut-il tirer leçon de la situation américaine d’après Thanksgiving ? Que nous enseigne l’exemple africain ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

8 décembre 2020 - 01:03:25
UN VACCIN, DES DOUTES ET DES QUESTIONS  08-12-20Les invité.e.s :PATRICK BERCHEMicrobiologiste - Membre de l'Académie de médecine CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine au « Point » HERVÉ CHNEIWEISS – En duplexPrésident du comité d’Éthique de l’Inserm ANNE-CLAUDE CRÉMIEUX – En duplexProfesseure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris - Membre de l’Académie de médecineUne première dans un pays occidental. Le Royaume-Uni a lancé ce mardi sa campagne de vaccination contre la Covid-19. Une patiente âgée de 90 ans, Margaret Keenan, a été la première ce matin à recevoir le vaccin à l'hôpital de Coventry, dans le centre de l'Angleterre. Le pays, le plus endeuillé en Europe, avec plus de 61 000 morts liés à l'épidémie, a été le premier à donner son feu vert au vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech. "Cette journée marque une énorme avancée dans la lutte du Royaume-Uni contre le coronavirus", s'est félicité le Premier ministre Boris Johnson. "Mais la vaccination de masse prendra du temps", a-t-il mis en garde, appelant à continuer à respecter les restrictions en place. En Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse et en Irlande du Nord, la priorité est donnée aux résidents et employés des maisons de retraite. Suivront les soignants et les plus de 80 ans, et ainsi de suite par âge décroissant. Les autorités espèrent ainsi vacciner d'ici au printemps les neuf catégories prioritaires, qui comprennent les plus de 50 ans, les soignants et les personnes à risque. Mais le directeur médical du service public de santé (NHS), Stephen Powis a déjà prévenu : cette campagne qui s'ouvre s'apparente davantage à «un marathon» qu'à "un sprint". Et il s’agit aussi d’un défi logistique puisque ce vaccin doit être conservé à -70 degrés, ne peut rester que cinq jours dans un réfrigérateur normal et demande des temps de transport limité. En France où l’on attend le feu vert de l'Europe avant de lancer une campagne de vaccination, ce coup d’accélérateur outre-Manche sur le vaccin Pfizer de type ARN messager est regardé avec intérêt mais aussi scepticisme par certains scientifiques comme le professeur Eric Caumes. Pour l’instant, "Je ne sais pas ce que ça vaut" a expliqué ce matin au micro de France Inter le chef de service en maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière à Paris. "Je n'ai pas le recul nécessaire, je n'ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins. Donc me vacciner avec des produits que je ne connais pas, dont je n'ai des informations que par les communiqués de presse des laboratoires, c'est leur faire une confiance aveugle et absolue", a déclaré le professeur. De son côté, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a indiqué qu'elle tiendrait une réunion extraordinaire le 29 décembre "au plus tard" pour donner ou non son feu vert. En attendant cette décision et le lancement de la campagne de vaccination envisagée pour janvier prochain dans le pays, c’est surtout la crainte d’un rebond de l’épidémie qui inquiète actuellement les autorités alors que les contaminations ne baissent plus et que les hospitalisations ont augmenté à nouveau depuis deux jours. "Nous sommes sur un plateau", a constaté ce mardi le Premier ministre. En ce qui concerne l’assouplissement du confinement prévu le 15 décembre, "nous aviserons en fonction de l'évolution de ces données. Je garderai toujours la même ligne de conduite : priorité à la prévention et à la sécurité sanitaire de nos concitoyens" a indiqué Jean Castex qui s’exprimera plus longuement sur ce sujet jeudi lors d’une conférence de presse. En Chine en revanche, un an après l’apparition de la Covid-19 la situation sanitaire est sous contrôle et Pékin entend clairement se projeter dans une phase "post-épidémie". Le pays qui développe plusieurs candidats-vaccins contre la Covid-19 a lancé depuis quelques semaines des campagnes de vaccination dans plusieurs provinces. Plusieurs millions de personnes ont déjà reçu une dose de ces vaccins, toujours en phase d’essais et dont trois d’entre eux reposent sur la technologie dite des virus inactivés. Cette technique vaccinale, la plus ancienne, consiste à prendre un bout du virus, à le rendre inoffensif et à l'injecter dans le corps du patient pour que son système immunitaire développe une réponse appropriée. Selon CNN, les laboratoires chinois auraient déjà conclu des contrats pour vendre des centaines de millions de doses de leurs vaccins à des pays comme le Brésil, le Mexique, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis. Néanmoins contrairement à ceux développés par Pfizer, de Moderna ou d'AstraZeneca, on ne sait que très peu de choses sur eux, alors même qu'ils sont déjà utilisés et que les laboratoires qui les ont développés assurent qu'ils sont efficaces. Un flou qui suscite inquiétude et interrogations de certains spécialistes aussi bien en Chine qu'à l'étranger. Alors où en est la Chine dans la course au vaccin ? Que sait-on vraiment des vaccins de type ARN messager de Pfizer et de Moderna ? Enfin alors que depuis le début de la pandémie, pénuries et tensions dans l'approvisionnement de médicaments se multiplient. Que faire pour remédier à cette situation d’autant plus inquiétante que cela concerne des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur ( Antibiotiques, anticancéreux, antiépileptiques, antiparkinsoniens) ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

9 décembre 2020 - 01:03:43
BREXIT : ALORS BORIS, TU VEUX OU TU VEUX PAS ? 09/12/20Les invité.e.s :ANNE-ELISABETH MOUTETJournaliste « The Daily Telegraph »CATHERINE MATHIEU Économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni et des questions européennesPHILIP TURLEÉditorialiste en politique internationale à « France 24 »JEAN-DOMINIQUE GIULIANIPrésident de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERILe Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se retrouvent ce mercredi à Bruxelles pour tenter de débloquer les négociations post-Brexit. Cette rencontre au sommet intervient à trois semaines de la rupture définitive entre Londres et l'Union européenne après des mois de pourparlers sur les sujets qui fâchent et la menace accrue d'un no-deal avec des conséquences économiques importantes pour les deux parties. Car si depuis mars les discussions ont avancé sur plusieurs points, Britanniques et Européens achoppent toujours sur les trois mêmes sujets : l’accès aux eaux britanniques que les Européens souhaitent garder, la manière de régler les différends dans le futur accord et les garanties exigées par l'UE (que Londres refuse) en matière de concurrence en échange d'un accès sans droits de douanes ni quotas au marché du continent. Des points de blocage qui sont toujours l’objet d’un bras de fer intense et laissent entrevoir la possibilité d’un départ sans accord. D’autant que dans cette phase finale des discussions, le Royaume-Uni continue de souffler le chaud et le froid. Ainsi après avoir brandi la menace d’un retour des frontières avec l’Irlande du Nord envers et contre l’accord conclu en janvier avec les Européens, ce dernier a rétropédalé. Mardi 8 décembre 2020, les deux partis ont convenu d’un "accord de principe" sur les dispositions douanières spécifiques à l’Irlande du Nord, censées éviter le retour d'une frontière avec la République d'Irlande. La nouvelle a soulagé l'Irlande, en première ligne du choc qui s'annonce le 31 décembre prochain à la fin de la période de transition quand le Royaume-Uni va sortir du marché unique et de l'union douanière. Dublin a exprimé l'espoir que "l'élan va se poursuivre dans les négociations" en cours. De son coté, Boris Johnson a jugé, ce mercredi, qu’il était encore possible d’arriver à un "bon accord" commercial post-Brexit avec l’Union européenne malgré des exigences de Bruxelles en l’état qu'"aucun Premier ministre ne devrait accepter". La rencontre de ce soir se déroulera à la veille d'un sommet des Vingt-Sept où quel que soit son résultat, le Brexit sera au cœur des échanges. Les États membres ont dit espérer un accord mais pas "à n'importe quel prix" et la France a averti qu'elle n'hésiterait pas à y mettre son veto si ses pêcheurs étaient sacrifiés. Alors en cas d'échec, que se passerait-il ? Si au 1er janvier le Royaume-Uni divorce de l’Europe sans accord, cela induirait tout d’abord le retour de droits de douanes avec des échanges commerciaux régis par les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). A très court terme, au vu du retour de contrôle aux frontières, cela induirait également des embouteillages au niveau du tunnel sous la Manche et des embarquements des bateaux. De longues files d’attente que l’on observe déjà à Calais depuis plusieurs semaines et qui exaspèrent riverains et professionnels des transports. Selon la préfecture, plus de 8000 camions franchissent aujourd'hui la Manche chaque jour dans chaque sens, contre 6000 en moyenne habituellement. Une augmentation du trafic qui s’expliquerait par le fait que les Britanniques seraient en train de remplir leurs stocks comme jamais par crainte des droits qui risquent d'être imposés à partir du 1er janvier. Sans accord, le Royaume-Uni sortirait également des négociations annuelles de l’UE sur la pêche et pourrait interdire l’accès à ses eaux aux bateaux européens. Par ailleurs, pour nombre de politologues, avec un Brexit dans ces conditions, la problématique de la frontière irlandaise ne manquerait pas de revenir dans les débats.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

10 décembre 2020 - 01:03:28
ERDOGAN / MACRON : L’ESCALADE ET LES SANCTIONS  10/12/20Les invité.e.s :François CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche » AGNÈS LEVALLOISMaître de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)Delphine MINOUI Journaliste, correspondante à Istanbul pour “Le Figaro” ARMELLE CHARRIER Éditorialiste en politique internationale à « France 24 »Basilique Sainte-Sophie transformée en mosquée, interventions en Syrie et en Libye, manœuvres dans la zone maritime de la Grèce, envoie des miliciens syriens pour épauler l’Azerbaïdjan, achat d'armes russes … Le président turc Erdogan multiplie depuis 2016 coups d’éclat et actes expansionnistes, galvanisé par ses ambitions nationalistes sur fond de nostalgie de la grandeur ottomane et encouragé par la mollesse des réactions de l’Occident. Mais le vent serait-il en train de tourner ? Devant l’accumulation des provocations, Washington a dénoncé le 2 décembre dernier les «manquements» de la Turquie aux règles de l’Alliance Atlantique et "la politique du fait accompli" menée par Ankara dans plusieurs crises régionales. Lâchée par les États-Unis, la Turquie est également devenue un dossier majeur pour les 27 qui se retrouvent ces jeudi 9 et vendredi 10 décembre à Bruxelles pour un nouveau sommet européen au programme copieux. Car si les dirigeants européens avaient exigé de la Turquie, le 1er octobre dernier, qu’elle cesse ses différentes actions provocatrices ou belliqueuses déjà condamnées par le passé, force est de constater que les tensions ne sont pas, du tout, retombées en Méditerranée ou entre Paris et Ankara. Ainsi les événements du Parc des Princes de mardi soir ont été une nouvelle fois le prétexte d’une tribune politique de Recep Tayyip Erdogan, toujours très offensif quand il s’agit de la France devenue selon lui "un lieu où se concentre la parole raciste. Avant cela, le président turc avait appelé à boycotter les produits français, accusant Emmanuel Macron d’"islamophobie" pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet. Il l’avait également accusé de mener une "campagne de haine" contre l’islam. Et après avoir mis en cause, fin octobre, son ”état de santé mentale”, il a émis la semaine dernière l’espoir de voir la France "se débarrasser le plus tôt possible" de lui, estimant qu’il était un "problème" pour le pays. Personnellement visé par le président turc, Emmanuel Macron entend pousser pour l’adoption de sanctions. Mais il va devoir convaincre ses partenaires et en premier lieu l’Allemagne. Le pays d’Angela Merkel, qui compte une importante communauté turque, a jusqu’à présent bloqué leur adoption dans l’espoir de trouver un accord pour "développer une relation réellement constructive avec la Turquie". Jusqu’où ira le bras de fer entre Macron et Erdogan ? Le temps des sanctions européennes est-il venu ? Pourquoi l’Allemagne semble en retrait sur ce dossier ? Quel poids représente la Turquie en Allemagne ? Et quelle est la stratégie turque vers l’Afrique ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

11 décembre 2020 - 01:04:00
NOËL SAUVÉ, NOUVEL AN SACRIFIÉ  11-12-20Les invité.e.s :CÉCILE CORNUDETÉditorialiste politique aux « Echos »FANNY GUINOCHETJournaliste spécialiste des questions économiques et socialesChroniqueuse à « France Info »BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »RICHARD HANDSCHUH Médecin généraliste – Membre du syndicat MG FrancePetit Noël à six adultes et pas de "bamboche" à prévoir pour ce Nouvel An. Alors que le nombre des contaminations est reparti à la hausse plus depuis plusieurs jours, avec 14 000 nouveaux cas de Covid-19 ces dernières 24 heures, l'allègement du confinement à partir du 15 décembre sera finalement bien plus restrictif que ce qu’envisageait l’exécutif voilà quelques semaines. Le Premier ministre Jean Castex a ainsi annoncé jeudi soir que le couvre-feu initialement prévu à 21 heures à partir de cette date sera avancé à 20 heures. Il ne s’appliquera pas le 24 décembre mais il sera en revanche en vigueur durant la soirée du 31 décembre. Par ailleurs, là encore contrairement à ce qui était espéré, les cinémas, musées et théâtres resteront fermés pendant les trois prochaines semaines. Les objectifs fixés par le président de la République il y a quinze jours, comme celui d’arriver à moins de 5 000 cas de contamination par jour, ne sont pas atteints. "La situation s’est considérablement améliorée […] Mais, nous sommes sur une sorte de plateau. Le nombre de nouvelles contaminations ne se réduit plus et il tend même à légèrement augmenter depuis quelques jours. La partie est loin d’être gagnée", a expliqué le chef du gouvernement qui veut à tout prix éviter à quelques semaines des fêtes "un effet Thanksgiving". Depuis ces festivités familiales, fin novembre, l’Amérique du Nord connaît un rebond important de l’épidémie. Pour y parvenir, l’exécutif mise notamment sur le lancement ces prochaines semaines d'opérations de dépistage massif dans plusieurs agglomérations ainsi que sur un renforcement des contrôles. Et si certains gardaient peut-être l'espoir que les sorties nocturnes seront possibles le soir de la Saint-Sylvestre, s'attendant à une certaine indulgence de la part des forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur leur a répondu de façon très claire : il n'y aura "pas de consignes d'indulgence" et les contrôles seront "renforcés" le soir du 31 décembre. Des annonces qui ont eu l’effet d’une douche froide pour beaucoup et ont suscité la colère des acteurs du secteur de la culture qui se préparaient depuis des semaines à reprendre du service. "La culture est donc une fois de plus sacrifiée", a déploré sur les réseaux sociaux le violoncelliste Gautier Capuçon, résumant un sentiment répandu depuis les grands musées jusqu'aux cinémas et théâtres. "Nous sommes consternés et révoltés", a déclaré de son côté le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français, Marc-Olivier Sebbag, qui crie aux deux poids, deux mesures. "On laisse ouverts sans changement sauf le couvre-feu des lieux qui ont favorisé le brassage et les éventuelles contaminations comme les commerces et les transports, sans distanciation sociale. Par contre, ceux qui ont des protocoles hyper-stricts on ne les ouvre pas alors qu'il n'y a aucun risque. C'est incompréhensible, c'est une immense injustice", s'indigne-t-il. Un sentiment d’injustice et un désarroi que l’on retrouve également dans le secteur de la restauration. Après avoir participé à des manifestations, comme à Nantes, le 30 novembre dernier, des cafetiers et restaurateurs se disent prêts désormais à mener des actions plus musclées pour pouvoir rouvrir. Alors le gouvernement a-t-il pris la bonne décision ? Pourquoi le nombre des contaminations reste-t-il à un niveau élevé ? Enfin au moment où l’Europe doit faire face à des "situations très critiques" dans "beaucoup d’endroits" selon les mots d’Emmanuel Macron, plusieurs pays ont décidé de prendre des mesures plus drastiques à l’approche des fêtes. Quelles sont-elles ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

12 décembre 2020 - 01:06:29
C dans l'air du 12 décembre :Covid : la planète se vaccineLes invité.e.s :Brigitte AUTRAN, immunologue à la Pitié-Salpêtrière, membre du comité scientifique sur les vaccins Covid-19Dominique SEUX, directeur délégué de la rédaction des « Echos »Christian BRECHOT, virologue, président DU GLOBAL VIRUS NETWORKCaroline TOURBE, journaliste sciences et médecine au « Point »Ce vendredi, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, a annoncé son autorisation pour l’utilisation en urgence du vaccin du duo Pfizer-BioNTech aux États-Unis. « Le premier vaccin contre le Covid-19 sera administré dans moins de vingt-quatre heures », s’est félicité Donald Trump dans une vidéo publiée sur Twitter dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre. Après le Canada, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, le Mexique et le Bahrein, les USA deviennent le 6e pays a donné leur accord pour une campagne de vaccination. Dès à présent, 3 millions de doses doivent être envoyées directement aux hôpitaux, pharmacies et sites désignés par chacun des Etats et quelques grandes villes. 3 millions de doses supplémentaires seront envoyées trois semaines plus tard pour le rappel du vaccin.Au Royaume-Uni, alors que la campagne a débuté le 8 décembre dernier, des réactions allergiques ont été diagnostiquées sur des patients, quelques minutes après avoir reçu le vaccin de Pfizer et BioNTech. Les autorités sanitaires anglaises ont donc décidé de ne plus l’administrer aux personnes ayant connu de fortes réactions allergiques par le passé. En France, le professeur Éric Caumes a quant à lui émis des réserves sur ces vaccins à base de matériel génétique (ARN messager) : « Pour l'instant, je ne sais pas ce que ça vaut. Je n'ai pas le recul nécessaire. Je n'ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins », s’est-il inquiété mardi 8 décembre sur France Inter.Dans l’intervalle, le laboratoire français Sanofi et son associé britannique GSK ont annoncé le report de leur vaccin à la fin de l’année 2021. La faute à de mauvais résultats notamment sur les personnes âgées pour lesquels les tests ont fait état d’une « faible réponse immunitaire » chez cette population prioritaire. Un retard dû aussi à la technique utilisée qui consiste à injecter une protéine du virus et un adjuvant dans le corps. La phase 2 des tests doit être lancée en février 2021. Un raté pour le laboratoire français qui se retrouve à la traîne face à ses concurrents qui, eux, se basent sur la méthode novatrice de l’ARN messager qui leur permet d’aller plus vite dans l’élaboration du vaccin.L’arnaque du remdesivir. Cet antiviral, vendu à prix d'or par le laboratoire Gilead et plébiscité par Donald Trump, a finalement été discrédité. En octobre dernier, l’OMS a publié une recommandation contre l’utilisation de ce traitement qui ne présenterait aucun bénéfice pour lutter contre le Covid-19. De plus, il présenterait de nombreux inconvénients comme des effets secondaires importants et un lourd protocole en termes de ressources et de logistique puisqu’il est administré par voie intraveineuse. Pourtant, nombreux sont les pays qui ont acheté au prix fort ce médicament dont l’efficacité n’a jamais été avérée.Comment va se dérouler la campagne de vaccination aux États-Unis ? Alors que les laboratoires étrangers enchaînent les réussites, la France est-elle en train de se faire distancer ? Comment le remdesivir a-t-il pu être vendu à prix d’or à de nombreux pays alors que son efficacité n’a jamais été prouvée ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

12 décembre 2020 - 01:06:29
C dans l'air du 12 décembre :Covid : la planète se vaccineLes invité.e.s :Brigitte AUTRAN, immunologue à la Pitié-Salpêtrière, membre du comité scientifique sur les vaccins Covid-19Dominique SEUX, directeur délégué de la rédaction des « Echos »Christian BRECHOT, virologue, président DU GLOBAL VIRUS NETWORKCaroline TOURBE, journaliste sciences et médecine au « Point »Ce vendredi, la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, a annoncé son autorisation pour l’utilisation en urgence du vaccin du duo Pfizer-BioNTech aux États-Unis. « Le premier vaccin contre le Covid-19 sera administré dans moins de vingt-quatre heures », s’est félicité Donald Trump dans une vidéo publiée sur Twitter dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre. Après le Canada, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, le Mexique et le Bahrein, les USA deviennent le 6e pays a donné leur accord pour une campagne de vaccination. Dès à présent, 3 millions de doses doivent être envoyées directement aux hôpitaux, pharmacies et sites désignés par chacun des Etats et quelques grandes villes. 3 millions de doses supplémentaires seront envoyées trois semaines plus tard pour le rappel du vaccin.Au Royaume-Uni, alors que la campagne a débuté le 8 décembre dernier, des réactions allergiques ont été diagnostiquées sur des patients, quelques minutes après avoir reçu le vaccin de Pfizer et BioNTech. Les autorités sanitaires anglaises ont donc décidé de ne plus l’administrer aux personnes ayant connu de fortes réactions allergiques par le passé. En France, le professeur Éric Caumes a quant à lui émis des réserves sur ces vaccins à base de matériel génétique (ARN messager) : « Pour l'instant, je ne sais pas ce que ça vaut. Je n'ai pas le recul nécessaire. Je n'ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins », s’est-il inquiété mardi 8 décembre sur France Inter.Dans l’intervalle, le laboratoire français Sanofi et son associé britannique GSK ont annoncé le report de leur vaccin à la fin de l’année 2021. La faute à de mauvais résultats notamment sur les personnes âgées pour lesquels les tests ont fait état d’une « faible réponse immunitaire » chez cette population prioritaire. Un retard dû aussi à la technique utilisée qui consiste à injecter une protéine du virus et un adjuvant dans le corps. La phase 2 des tests doit être lancée en février 2021. Un raté pour le laboratoire français qui se retrouve à la traîne face à ses concurrents qui, eux, se basent sur la méthode novatrice de l’ARN messager qui leur permet d’aller plus vite dans l’élaboration du vaccin.L’arnaque du remdesivir. Cet antiviral, vendu à prix d'or par le laboratoire Gilead et plébiscité par Donald Trump, a finalement été discrédité. En octobre dernier, l’OMS a publié une recommandation contre l’utilisation de ce traitement qui ne présenterait aucun bénéfice pour lutter contre le Covid-19. De plus, il présenterait de nombreux inconvénients comme des effets secondaires importants et un lourd protocole en termes de ressources et de logistique puisqu’il est administré par voie intraveineuse. Pourtant, nombreux sont les pays qui ont acheté au prix fort ce médicament dont l’efficacité n’a jamais été avérée.Comment va se dérouler la campagne de vaccination aux États-Unis ? Alors que les laboratoires étrangers enchaînent les réussites, la France est-elle en train de se faire distancer ? Comment le remdesivir a-t-il pu être vendu à prix d’or à de nombreux pays alors que son efficacité n’a jamais été prouvée ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

14 décembre 2020 - 01:03:49
DETTE COVID : ON EFFACE TOUT ? 14-12-20Les invité.e.s :PHILIPPE DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceFANNY GUINOCHETJournaliste spécialiste des questions économiques et sociales Chroniqueuse à « France Info »BRUNO JEUDY – en duplexRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »MATHIEU PLANE – en duplexÉconomiste à l'OFCEDirecteur adjoint du département Analyse et prévisionCe lundi 14 décembre, restaurateurs, hôteliers et gérants de discothèque manifestent à Paris pour réclamer la réouverture « le plus rapidement possible » de leurs établissements. Ces derniers, qui doivent rester fermés au moins jusqu’au 20 janvier prochain, subissent la crise économique de plein fouet. Arrêtés depuis le 30 octobre, et après plusieurs mois de fermeture au printemps dernier, ils craignent de ne pas pouvoir rouvrir comme attendu, à l’image des lieux culturels qui devaient reprendre du service le 15 décembre et qui devront finalement patienter jusqu’au 7 janvier. Invité ce matin sur franceinfo, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s‘est voulu prudent et a conditionné la réouverture de ces lieux à l’évolution de la situation épidémique. « Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et les restaurants le 20 janvier », a-t-il déclaré. En attendant, il a fait savoir qu'il mobiliserait 20 milliards d'euros supplémentaires dans le projet de budget pour 2021, en discussion ce lundi à l'Assemblée nationale, pour maintenir plus longtemps que prévu les aides d'urgences aux entreprises. Mais est-ce vraiment suffisant ? De son côté, l’Allemagne a décidé de durcir drastiquement les restrictions et a annoncé un « reconfinement » dès ce mercredi. Les commerces dits « non-essentiels » seront à nouveau fermés ainsi que les écoles, au moins jusqu’au 10 janvier. Ces nouvelles mesures ont été décidées après une flambée du nombre de contaminations dans le pays. Dans le même temps, l’Union européenne a enfin validé, jeudi 10 décembre, son plan de relance post-Covid grâce à la levée du veto de la Pologne et de la Hongrie. Ce sont près de 750 milliards d’euros qui vont enfin être répartis entre les pays européens avec notamment 65 milliards d'euros pour l'Italie, 59 milliards d'euros pour l'Espagne et 40 milliards d'euros pour la France. Un plan de relance historique qui devrait permettre aux États de relancer leurs économies durement affectées par la crise sanitaire, quitte à générer une énorme dette pour les générations futures. Justement, comment rembourser cette dette ? La dette française -générée par la crise de 2020- a atteint 186 milliards d’euros et pourrait représenter plus de 120% de notre PIB à la fin de l’année. Certains hommes politiques comme Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon demandent à ce qu’elle soit partiellement ou totalement annulée. D’autres, comme l’économiste Thomas Piketty, estiment qu’il faudra taxer les plus riches. Selon lui, ces derniers devront nécessairement être mis à contribution, « tôt ou tard ». Un constat partagé par la prix Nobel d’économie Esther Duflo qui milite pour le rétablissement de l’ISF. Taxer les plus riches et redistribuer aux plus pauvres ? Étudiants, intérimaires, chômeurs, artisans… La crise sanitaire a fait basculer un million de Françaises et Français dans la précarité depuis le début de la pandémie. Ils s’ajoutent désormais aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté. Concrètement, comment va se traduire le plan de relance européen ? La France pourra-t-elle vraiment rembourser sa dette liée au Covid ? Qui sont ces Français qui ont basculé dans la pauvreté ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

14 décembre 2020 - 01:03:49
DETTE COVID : ON EFFACE TOUT ? 14-12-20Les invité.e.s :PHILIPPE DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceFANNY GUINOCHETJournaliste spécialiste des questions économiques et sociales Chroniqueuse à « France Info »BRUNO JEUDY – en duplexRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »MATHIEU PLANE – en duplexÉconomiste à l'OFCEDirecteur adjoint du département Analyse et prévisionCe lundi 14 décembre, restaurateurs, hôteliers et gérants de discothèque manifestent à Paris pour réclamer la réouverture « le plus rapidement possible » de leurs établissements. Ces derniers, qui doivent rester fermés au moins jusqu’au 20 janvier prochain, subissent la crise économique de plein fouet. Arrêtés depuis le 30 octobre, et après plusieurs mois de fermeture au printemps dernier, ils craignent de ne pas pouvoir rouvrir comme attendu, à l’image des lieux culturels qui devaient reprendre du service le 15 décembre et qui devront finalement patienter jusqu’au 7 janvier. Invité ce matin sur franceinfo, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s‘est voulu prudent et a conditionné la réouverture de ces lieux à l’évolution de la situation épidémique. « Je ne peux pas vous dire avec certitude que nous rouvrirons les bars et les restaurants le 20 janvier », a-t-il déclaré. En attendant, il a fait savoir qu'il mobiliserait 20 milliards d'euros supplémentaires dans le projet de budget pour 2021, en discussion ce lundi à l'Assemblée nationale, pour maintenir plus longtemps que prévu les aides d'urgences aux entreprises. Mais est-ce vraiment suffisant ? De son côté, l’Allemagne a décidé de durcir drastiquement les restrictions et a annoncé un « reconfinement » dès ce mercredi. Les commerces dits « non-essentiels » seront à nouveau fermés ainsi que les écoles, au moins jusqu’au 10 janvier. Ces nouvelles mesures ont été décidées après une flambée du nombre de contaminations dans le pays. Dans le même temps, l’Union européenne a enfin validé, jeudi 10 décembre, son plan de relance post-Covid grâce à la levée du veto de la Pologne et de la Hongrie. Ce sont près de 750 milliards d’euros qui vont enfin être répartis entre les pays européens avec notamment 65 milliards d'euros pour l'Italie, 59 milliards d'euros pour l'Espagne et 40 milliards d'euros pour la France. Un plan de relance historique qui devrait permettre aux États de relancer leurs économies durement affectées par la crise sanitaire, quitte à générer une énorme dette pour les générations futures. Justement, comment rembourser cette dette ? La dette française -générée par la crise de 2020- a atteint 186 milliards d’euros et pourrait représenter plus de 120% de notre PIB à la fin de l’année. Certains hommes politiques comme Arnaud Montebourg ou Jean-Luc Mélenchon demandent à ce qu’elle soit partiellement ou totalement annulée. D’autres, comme l’économiste Thomas Piketty, estiment qu’il faudra taxer les plus riches. Selon lui, ces derniers devront nécessairement être mis à contribution, « tôt ou tard ». Un constat partagé par la prix Nobel d’économie Esther Duflo qui milite pour le rétablissement de l’ISF. Taxer les plus riches et redistribuer aux plus pauvres ? Étudiants, intérimaires, chômeurs, artisans… La crise sanitaire a fait basculer un million de Françaises et Français dans la précarité depuis le début de la pandémie. Ils s’ajoutent désormais aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté. Concrètement, comment va se traduire le plan de relance européen ? La France pourra-t-elle vraiment rembourser sa dette liée au Covid ? Qui sont ces Français qui ont basculé dans la pauvreté ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

15 décembre 2020 - 01:03:52
MACRON, JADOT, HIDALGO… A MOI LES VERTS ! 15-12-20Les invité.e.s :ROLAND CAYROLPolitologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse CORINNE LHAÏK Journaliste à « L’Opinion » - Auteure de « Président cambrioleur, la plus fascinante des enquêtes sur Emmanuel Macron » PASCAL PERRINEAU Politologue - Professeur des universités à Sciences PoSOPHIE DE RAVINEL Grand reporter politique au « Figaro »Un référendum sur le climat avant la fin du quinquennat ? C’est ce qu’a annoncé Emmanuel Macron hier soir après quatre heures de discussions avec les membres de la Convention citoyenne qui lui réclamaient des "décisions fortes" pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agirait là d’inscrire la défense de l’environnement et de la biodiversité dans le premier article de la Constitution. Cela fait quinze ans que les Français n’ont pas été consultés à travers ce procédé. Mais avant cela, il va falloir que les députés et les sénateurs se mettent d’accord sur un même texte. Or, si le parti présidentiel a la majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat c’est la droite qui est majoritaire. Et les oppositions dénoncent un gadget politique à quelques mois de la présidentielle, rappelant que la charte de l’environnement a déjà été intégrée à la Constitution en 2004. Ainsi Christian Jacob (LR) y voit de la "démagogie", Bruno Retailleau (LR) un "coup de com", Jordan Bardella (RN) du "cinéma", Rachid Temal (PS) un "écran de fumée". "Si c’est pour amuser la galerie, on est juste sur une question d’affichage", a tranché pour sa part Éric Coquerel (LFI), qui approuve pourtant le principe. Quand du côté des écologistes, la proposition est loin de faire l’unanimité. C’est "un cadeau empoisonné pour l’écologie car le débat ce sera pour ou contre Macron" a affirmé la présidente de Génération Ecologie Delphine Batho. L'eurodéputé EELV Yannick Jadot qui ne cache pas son envie de se lancer dans la course présidentielle a indiqué qu’il allait faire "campagne pour le oui" au référendum tout en dénonçant "le cynisme et l'opportunisme d'un président qui n'a jamais fait de l'écologie qu'un slogan, des promesses trahies, et maintenant un coup politique". Cyril Dion, cinéaste, écrivain, et un des trois garants de la Convention citoyenne sur le climat s’est dit "Content" de voir le chef de l’Etat aller "au bout de cet engagement, au moins sur ce point". Il a expliqué que cela "permettra dans beaucoup de procédures judiciaires qui sont engagées de protéger beaucoup plus la nature", tout en décriant le fait que le président de la République n’a pas "tenu son engagement sur un certain nombre d'autres choses". Quant à Matthieu Orphelin (ex-LREM), qui juge cette éventuelle réforme "utile" mais "pas essentielle", il y voit également une stratégie politique qui permet au président de la République aujourd’hui de "désaxer la discussion" et ce alors que l’on a très peu de chances que le processus en vue du référendum aille "au bout dans le quinquennat", à cause de la configuration du Sénat. Interrogé ce matin sur le calendrier, Jean Castex a dit lui espérer que le scrutin puisse être organisé "si possible" avant la fin du quinquennat mais que le contexte sanitaire décidera. Alors un référendum sur le climat pour quoi faire ? Que retenir des conclusions de la Convention citoyenne sur le climat ? Quel est le bilan écologique d’Emmanuel Macron ? Pourquoi courtise-t-il les chasseurs ? Enfin qui est Yannick Jadot ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

16 décembre 2020 - 01:04:18
VACCINATION : « DANS LES TOUT PROCHAINS JOURS » 16-12-20Les invité.e.s :Dr Jean-Paul HAMON Président de la Fédération des Médecins de France Auteur de « Qui veut la peau de nos généralistes ? » Pr. Hervé CHNEIWEISS Neurologue, directeur de recherche au CNRSPrésident du comité d'éthique de l'Inserm Pr CHRISTINE ROUZIOUXProfesseure émérite en virologie à l’hôpital Necker Membre de l’Académie de médecine Pr ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste Directeur de l'Institut de santé globale de l'Université de Genève Un vaccin contre le Covid-19 en Europe avant Noël ? L'Agence européenne des médicaments (EMA) a décidé d’accélérer la cadence et devrait se prononcer sur le vaccin Pfizer-BioNTech la semaine prochaine. Dès le feu vert donné par le régulateur européen, "les vaccinations pourront commencer immédiatement" et "le même jour" dans tous les pays européens a expliqué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant le Parlement européen. Les premières vaccinations pourraient donc intervenir avant la fin de l’année en France et selon la stratégie vaccinale du gouvernement examinée cet après-midi à l’Assemblée nationale, les premiers vaccinés seront les résidents d'Ehpad ainsi que le personnel de ces établissements. Viendront ensuite "entre février et mars" les personnes présentant des facteurs de risques, puis la campagne "grand public" à partir du printemps. L’exécutif espère ainsi vacciner 15 millions de Français d'ici l'été, 1 million d'ici janvier... Mais seront-ils partants ? "Optimiste", Alain Fischer, chargé de conseiller le gouvernement sur la campagne de vaccination contre le COVID-19 en France, a affirmé ce mercredi sur France Inter qu’il serait "irresponsable" de trop "attendre" pour commencer les vaccination. Jugeant également "absolument légitime" qu'une partie de la population se pose des questions sur les différents sérums qui commencent à être administrés à travers la planète, il a mis en avant l’importance "d'informer de façon transparente et complète" afin " d'obtenir au mieux l'adhésion de la population, et d'abord des professionnels de santé eux-mêmes". Mais selon un sondage interne réalisé par la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne solidaires (Fehap) seuls 19 % des soignants en Ehpad seraient aujourd’hui prêts à se faire vacciner. Les pensionnaires et leurs représentants accepteraient, eux, à une courte majorité d'être vaccinés, avec 53 % de "oui" et 38 % de "non". Plus largement, d’après d’autres enquêtes, une majorité des Français, près de 60 %, n’auraient pour l’instant pas l’intention de se faire vacciner contre le Covid-19 lorsqu’un vaccin sera disponible. En Allemagne où des signaux d'impatience avaient été envoyés ces derniers jours par les autorités à l’EMA, c’est le risque de pénurie de vaccins qui suscite des interrogations. Alors que le pays est confronté à une forte seconde vague, avec 952 morts au cours des dernières 24 heures, le ministre de la Santé Jens Spahn a calculé que, pour stopper la pandémie, 55 à 65 % des Allemands devraient être vaccinés, soit 46 à 54 millions de personnes. L'Allemagne aura besoin pour cela d'une centaine de millions de doses de vaccin anti-Covid-19. Or, au premier trimestre 2021, l'Allemagne ne recevra que 7 millions de doses. C'est le contingent que lui a attribué l'Union européenne, responsable des achats pour l'ensemble des 27. Les États-Unis qui débutent la plus grande campagne de vaccination américaine jamais connue, recevront eux 20 millions de doses au mois de décembre. Le déploiement du vaccin, d’abord pour les personnels soignants et dès la semaine prochaine pour les résidents des maisons de retraite, doit permettre au pays, qui fait face à une explosion des cas de coronavirus depuis un mois et demi, de vaincre l’épidémie qui a provoqué la mort de près de 300 000 personnes. Au Royaume-Uni, où près de 140.000 personnes ont été vaccinées contre le Covid-19 en une semaine, la campagne se poursuit et l’organisation se met en place doucement. Car au-delà des difficultés des difficultés de stockage du vaccin, sur les 40 millions commandées, moins d'un million de doses auraient été effectivement livrées à ce jour dans le pays. Par ailleurs, suite aux réactions allergiques observées chez deux soignants très allergiques qui sont "désormais guéris", le protocole a été modifié : les personnes doivent rester 15 minutes en observation après chaque injection. Il est par ailleurs recommandé de ne pas vacciner "toute personne ayant un historique de réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture (comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d'adrénaline)". De son côté, la Chine - qui a décidé depuis plusieurs mois de commencer à injecter des vaccins toujours en phase d’essai - revendique déjà plus d'un million de personnes vaccinées dans le pays. Parmi elles figurent des diplomates, des gens qui voyagent pour leur travail, des directeurs d'école ainsi que des employés qui travaillent dans des zones à risque comme les aéroports, les ports, les douanes. Des étudiants se font aussi vacciner pour partir dans les universités en Europe ou aux États-Unis. Eux sont volontaires et doivent payer 50 euros pour les deux injections.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

17 décembre 2020 - 01:03:43
MACRON CONTAMINÉ, CLUSTER À L’ÉLYSÉE  16-12-20Les invité.e.s :ROLAND CAYROLPolitologue - Directeur du Centre d’études et d’analyse (Cetan)NATHALIE SAINT-CRICQÉditorialiste politique à « France Télévisions »BRUNO JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »SOAZIG QUÉMÉNERRédactrice en chef du service politique de « Marianne »L’annonce a été faite ce matin peu avant 10h30 par un communiqué de l’Elysée. Le président de la République "a été diagnostiqué positif à la Covid-19 ce jour. Ce diagnostic a été établi suite à un test RT-PCR réalisé dès l’apparition des premiers symptômes. Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le chef de l’État va s’isoler pendant 7 jours" et "continuera de travailler à distance". Son épouse, cas contact mais qui "ne présente aucun symptôme", s’est elle aussi placée en isolement, tout comme le Premier ministre. Jean Castex a vu Emmanuel Macron en tête à tête mardi soir. Il a également participé à un dîner politique qui s’est tenu mercredi soir à l’Elysée autour du chef de l’État, comme l’a révélé Le Point, au sujet de la préparation des élections régionales. Étaient également présents le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, le président du MoDem, François Bayrou, le délégué général de LRM, Stanislas Guerini, les conseillers politiques d’Emmanuel Macron, Thierry Solère et Stéphane Séjourné, le président du groupe LRM à l’Assemblée nationale, Christophe Castaner, celui du groupe Modem, Patrick Mignola, et le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Le président de l’Assemblée nationale qui avait également participé à un déjeuner mardi avec le chef de l’État est lui aussi parti s’isoler. De même pour les présidents de groupes politiques également présents, comme Valérie Rabault (PS), Olivier Becht (Agir ensemble) ou Stanislas Guerini (LREM). Lundi Emmanuel Macron avait rencontré les membres de la Convention pour le Climat. Le débat avait duré quatre heures. Son voisin de table, le ministre Marc Fesneau est lui aussi cas contact. Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol et Charles Michel, président du Conseil européen, ont également indiqué s'être mis à l'isolement par précaution. Mais la liste pourrait s’allonger ces prochaines heures, Emmanuel Macron ayant rencontré des dizaines de personnes ces derniers jours, notamment l'ensemble des dirigeants des Vingt-Sept les jeudi 10 et vendredi 11 décembre. Alors maintenant que va-t-il se passer ? Pour l’instant, l’Elysée verrouille la communication et renvoie au communiqué de presse publié ce matin alors que dans la classe politique l’heure ne semble pas être à la concorde nationale . Sur Twitter, le député LFI Éric Coquerel a ironisé sur un "irresponsable, porteur du Covid", qui "organise un déjeuner de plus de 10 personnes, sur invitation contrainte et pourtant sans protection barrière, rue du faubourg St-Honoré", alors que "dans le même temps on ferme des lieux, de culture notamment, où les gestes barrières étaient bien plus respectés". "Apparemment, Emmanuel Macron n'a pas "fait aussi attention que nécessaire". Bon rétablissement au chef de l'État. En espérant que son isolement calme le mépris de sa Macronie pour le pays", a de son côté tweeté son collège François Ruffin, rappelant les propos tenus par le président de l'Assemblée, Richard Ferrand sur France Inter il y a quelques semaines.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

18 décembre 2020 - 01:03:51
BIDEN : RELANCER L’AMÉRIQUE… ET FAIRE OUBLIER TRUMP ?  18-12-20Les invité.e.s :FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »ELSA CONESARédactrice en chef aux « Echos »Ancienne correspondante aux États-UnisNICOLE BACHARAN Historienne et politologue spécialiste des États-UnisSONIA DRIDI – En direct de Los Angeles Correspondante aux États-Unis Auteure de « Joe Biden, le pari de l’Amérique anti-Trump »Un pas de plus pour Biden en direction de la Maison-Blanche. Sans surprise, les grands électeurs ont confirmé lundi 14 décembre la victoire du candidat démocrate à la présidence des États-Unis, par 306 voix contre 232 pour le président sortant, Trump. "Notre démocratie, bousculée, mise à l’épreuve, menacée, s’est révélée résiliente, authentique et forte", s’est félicité le 46ème président des États-Unis. "L’intégrité de nos élections a été préservée. Maintenant, il est temps de tourner la page, de nous rassembler", a-t-il dit en s’adressant à un pays profondément divisé. Mais que souhaite-t-il faire pour y parvenir ? Quelles seront ses priorités une fois investi à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain ? La première urgence de l’équipe Biden sera de lutter contre l’épidémie de Covid-19 qui continue de faire des ravages dans le pays. Plus de 307 000 personnes sont décédées de la maladie depuis le début de l’épidémie dans le pays et le bilan s’alourdit chaque jour un peu plus. La première puissance économique mondiale est confrontée à un rebond spectaculaire de l'épidémie depuis la fête de Thanksgiving, dépassant désormais régulièrement les 200 000 cas quotidiens et les 3 000 décès par jour. Hier, le pays a ainsi enregistré plus de 3200 morts et presque 250.000 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'université Johns-Hopkins, qui font référence. Quelque 113.000 personnes sont par ailleurs actuellement hospitalisées à cause du virus, selon les données du ministère américain de la Santé. Une situation jugée de plus en plus incontrôlable qui inquiète les experts sanitaires. Robert Redfield, le directeur du centre de contrôle des maladies (CDC), a ainsi avertit que "décembre, janvier et février seront des temps très durs" et certainement "la pire période sanitaire de l’histoire [du] pays". Car la campagne de vaccination qui vient d’être lancée dans le pays ne produira ses effets quand dans plusieurs mois. Or, si Donald Trump continue de jouer la sourde oreille - une vingtaine d’événements festifs sont prévus à la Maison-Blanche durant le mois de décembre - Joe Biden entend lui donner dès sa prise de fonction des recommandations claires : il souhaite en effet demander aux Américains de porter le masque dès le 20 janvier et pendant 100 jours pour freiner les contaminations. Il prévoit aussi une stratégie nationale sur la Covid-19, une loi d'envergure présentée au Congrès pour financer une campagne nationale de tests et il a promis la gratuité du vaccin pour tous. L’autre urgence du 46ème président des États-Unis sera de relancer une économie dévastée par la crise sanitaire. Pour cela, Joe Biden entend mettre en œuvre son programme économique fondé sur un plan massif d'investissement dans les infrastructures et par un verdissement de l’économie qui passera notamment pas l’abandon du charbon. Joe Biden ayant déjà indiqué que les États-Unis réintégreront l’accord de Paris. Ce plan de relance sera financé en grande partie par des hausses d'impôts pour les citoyens les plus riches et les entreprises. Mais il n’est pas certain que ce programme puisse être mis à exécution tel quel si les démocrates n'obtiennent pas la majorité au Sénat en janvier prochain. Autre "caillou dans la chaussure" de Joe Biden : son fils Hunter Biden. Après avoir connu des problèmes de drogue, été cité dans l’"affaire ukrainienne", ce dernier a révélé avoir appris début décembre qu’il faisait l’objet d’une enquête. L’État du Delaware veut savoir s'il a omis de déclarer les revenus provenant d'accords avec des investisseurs Chinois. "Je prends ce sujet très au sérieux mais j'ai confiance : une analyse professionnelle et objective de ces sujets prouvera que j'ai géré mes affaires légalement et de façon appropriée, avec l'aide de conseillers fiscaux professionnels", a-t-il déclaré. On ignore exactement quels sont les contours de l'enquête évoquée, mais elle ne serait pas unique : en plus de l'enquête ouverte dans le Delaware, une autre le viserait dans l'État de New York, selon Politico. Joe Biden va devoir nommer un ministre de la Justice qui devra potentiellement superviser ces enquêtes. Alors qui est Hunter Biden, le fils controversé, cible des attaques républicaines ? Joe Biden dit vouloir mettre en œuvre un New Deal pour reconstruire le pays. Mais peut-il vraiment relancer les Etats-Unis ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

19 décembre 2020 - 01:04:13
Royaume-Uni : "le pire début d'année possible"Plus de 137 000 personnes dites prioritaires ont déjà reçu leur première dose du vaccin Pfizer-BioNTech. Le 8 décembre, le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner le feu vert à ce vaccin. Devant les députés, le Premier ministre Boris Johnson a salué un "bon départ" pour la campagne de vaccination alors que côté européen, on attend encore les conclusions de l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui devrait se prononcer le 21 décembre. Cette avance, le gouvernement britannique s’en félicite, voire l’impute au Brexit alors que les États membres peuvent en réalité prendre ce genre de décision au niveau national. En tout cas, la phase finale du divorce entre Londres et Bruxelles se dessine de plus en plus nettement. Sommes-nous prêts ?"Le gouvernement n’est toujours pas en mesure de dire avec certitude aux entreprises, commerçants et citoyens ce qui va se passer dans tous les domaines affectés par les négociations." a déclaré Hilary Benn, député travailliste présidant la commission parlementaire sur le Brexit. Un rapport du Parlement a alerté, ce samedi 19 décembre, sur l’insuffisance de la préparation du Royaume-Uni pour sa sortie du marché unique européen et de l’union douanière le 31 décembre. Le texte s’inquiète des perturbations dans les ports mais aussi pour la sécurité du pays. Les négociations entre Bruxelles et le Royaume-Uni se trouvent à "un moment de vérité" a estimé le négociateur de l’Union européenne Michel Barnier vendredi. La veille lors d’un entretien téléphonique, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen ont constaté de grosses divergences, notamment sur l’épineuse question de la pêche.Quoiqu’il advienne, les entreprises tentent de se préparer aux changements qui prendront place le 1er janvier. Mais comment anticiper sur des règles encore méconnues ? L’inquiétude règne de chaque côté de la Manche pour tous ceux confrontés à des formalités administratives plus complexes. En l’absence de tout accord, ce sont les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui s’appliqueront sur les activités d’import ou d’export, ce qui implique des contrôles douaniers importants sur toutes les marchandises transitant entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.Afin de prévenir les possibles embouteillages à la frontière, les autorités britanniques construisent un immense parking à Sevington, dans une petite bourgade du Kent, un comté qui a voté majoritairement en faveur du Brexit. Ces 11 hectares sont devenus le symbole de l’impréparation du pays et des bouleversements provoqués par la rupture entre Londres et Bruxelles. On peine à croire que les travaux de ce nouveau centre des contrôles douaniers, ralentis par de fortes précipitations, seront terminés à temps.Les Européens et les Britanniques vont-ils parvenir à arracher un accord sur leur relation post-Brexit avant l’échéance fatidique du 31 décembre ? Jusqu’à quel point nos relations commerciales avec le Royaume-Uni vont être chamboulées ? Faut-il craindre cette séparation sur fond de crise sanitaire ?Les invité.e.s :Jean-Marc Daniel - Economiste et professeur émérite à l'ESCPCatherine MATHIEU - Economiste à l'OFCE et spécialiste du Royaume-UniEric ALBERT - Correspondant à Londres « Le monde »Marion VAN RENTERGHEM - Chroniqueuse à « L'Express » et auteure de « Mon Europe, je t'aime moi non plus »Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

21 décembre 2020 - 01:04:55
CORONAVIRUS MUTANT : L’EUROPE SE BARRICADE  21-12-20Les invité.e.s :PATRICK PELLOUXMédecin urgentiste - Président de l'Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF)VINCENT MARÉCHALProfesseur de virologie à Sorbonne Université à ParisANNE-CLAUDE CRÉMIEUX Professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à ParisÉRIC ALBERT – En direct de LondresCorrespondant à Londres pour « Le Monde »"Virus mutant : noël annulé". Ce n'est pas le titre d'un nouveau film de fin du monde mais bien celui des unes de journaux depuis hier en Angleterre. Avec l’annonce  de la propagation outre-Manche d’une nouvelle souche plus contagieuse du Covid-19, Boris Johnson a décidé de reconfiner Londres et le sud-est du pays. Des millions de Britanniques ont ainsi l'impossibilité de se retrouver en famille pour les fêtes. Outre la brutalité de l'annonce, les réactions en chaîne ont très vite isolé le Royaume-Uni du reste du monde. En l'espace de 24h, de nombreux pays ont décidé d’interrompre leurs liaisons avec le Royaume-Uni... Du jamais vu. En Europe, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Italie ou encore la Bulgarie ont fait le choix de suspendre jusqu’au mardi 22 décembre minuit toutes liaisons aériennes ou ferroviaires avec le pays. « Seul le fret non accompagné sera autorisé », a fait savoir Matignon. Cette fermeture temporaire devrait permettre aux Etats membres de l’Union européenne de coordonner une réponse sanitaire, afin de réguler les arrivées en provenance de Grande-Bretagne. Plusieurs pays ont déjà renforcé leurs mesures de restrictions en raison d'une recrudescence de l'épidémie. Dans ce contexte, la France dénote et maintient le déconfinement entamé le 15 décembre tout en appelant à la vigilance. Mais l'heure est bientôt à la vaccination. L'Agence européenne des médicaments (AEM) a validé en effet ce lundi le vaccin Pfizer/BioNTech. Le début des vaccinations dans l'Union européenne devrait démarrer le 27 décembre après la validation des autorités de santé de chaque pays. De quoi permettre le ralentissement de la propagation ? Au Royaume Uni où 300 000 personnes ont déjà reçu une injection de ce vaccin, le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, assure que les vaccins continueraient d'offrir une réponse "adéquate" face à la nouvelle souche du virus. C'est un gigantesque défi logistique qui attend désormais les Etats membres, d'autant plus que l'AEM semble être victimes d'intimidations. L'Agence a annoncé avoir été victime de cyberattaques, tout comme Pfizer récemment. La captation d’informations stratégiques ou la volonté de déstabilisation dans un contexte de défiance des populations, sont les explications privilégiées. La campagne de vaccination s'annonce donc mouvementée. La révélation par la secrétaire d'Etat belge Eva De Bleeker des prix des vaccins a ajouté à la confusion : les disparités de 1 à 8 sur les différents tarifs des vaccins suscitent l'embarras des autorités européennes. Apparu il y a tout juste un an en Chine, le coronavirus semble avoir occulté la présence des autres virus respiratoires. Car certains semblent presque avoir disparus... La grippe ou la bronchiolite par exemple, dont le nombre de cas cette année est très faible. Les mesures barrières appliquées contre le Covid-19 pourraient être une des explications, mais aussi la difficile co-circulation de deux virus à la fois. Alors, la découverte de cette nouvelle souche du coronavirus doit-elle nous inquiéter ? La France va t-elle suivre le chemin du reconfinement après Noël ? Y a-t-il un risque que les vaccins seuls ne suffisent pas à endiguer l'épidémie ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

22 décembre 2020 - 01:04:03
VACCINÉS… ET BIENTÔT RECONFINÉS ?   22-12-20Les invité.e.s :CHRISTOPHE BARBIERÉditorialiste politique à « L’Express »PASCALE HÉBELÉconomiste au CRÉDOCDOMINIQUE SEUX – En duplexDirecteur délégué de la rédaction des « Echos »VÉRONIQUE REILLE SOULT – En duplexPrésidente de Dentsu ConsultingBientôt un an que le Coronavirus a bouleversé notre quotidien et l'espoir de mettre un terme à ce cauchemar n'a jamais été aussi tangible. Hier, l'Agence européenne des médicaments (AEM) a validé le vaccin Pfizer/BioNTech, ce qui marque le début imminent des vaccinations dans l'ensemble de l'Union. Dès ce dimanche 27 décembre en France, les premiers vaccins pourront être injectés aux résidents des Ehpad explique Matignon. Le gouvernement français prévoit ainsi plusieurs centaines de vaccinations d'ici la fin de l'année. Mais la découverte d'une mutation du Covid-19 outre-manche interroge sur l'efficacité du vaccin. Face à cette nouvelle souche plus contagieuse, la réponse du vaccin restera-t-elle adéquate? Un noël difficile se prépare donc dans ce contexte, d'autant que l'ombre d'une troisième vague plane en France comme ailleurs en Europe où les pays reconfinement les uns après les autres. En France, l'épidémie de recule plus, selon le porte-parole du gouvernement et de nombreux médecins craignent une augmentation des contaminations après les fêtes. Ce matin, le maire (LR) de Reims, Arnaud Robinet suggère un « reconfinement territorial ou national juste après Noël dès le 25 ou 26 décembre ». Quoi qu'il en soit, le vaccin n'aidera pas dans l'immédiat ceux qui subissent les dommages collatéraux du virus : ceux qui, depuis des semaines, on dû baisser le rideau. Les restaurateurs notamment qui voient dans ce contexte s'éloigner leur réouverture, initialement prévue le 20 janvier. Ces propriétaires d'établissements doivent se battre aussi contre leurs compagnies d'assurances, dont ils reçoivent des avenants de contrat stipulant ne plus assurer les pertes liées à la pandémie à partir du 1er janvier prochain. Des actions collectives en justice s'organisent. Autre secteur aux abois : celui de la culture, où la colère est grande et le sentiment d'injustice prégnant. Artistes, intermittents et militants se sont rassemblés la semaine dernière dans plusieurs villes de France pour la défense d'un secteur qu'ils jugent « méprisé ». Place de la Bastille à Paris, ils étaient plusieurs milliers à dénoncer un « deux poids, deux mesures » du gouvernement, pointant du doigts les transports en commun et grands magasins ouverts lorsque les salles de spectacles et cinémas restent portes closes. Le 15 décembre devait en outre être la date de leur réouverture avant que les espoirs soient douchés par Jean Castex, qui a repoussé celle-ci au 7 janvier, au moins, entrainant des déprogrammations coûteuses. Alors, un troisième confinement est-il inéluctable en France ? Quel sera l'impact réel du vaccin sur la courbe épidémique ? Comment les milieux de la restauration et de la culture peuvent-ils garder espoirs et éviter la catastrophe ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

23 décembre 2020 - 01:03:48
APRES LE COVID, LA CHINE ENCORE PLUS FORTE ? ?  23-12-20Les invité.e.s :PASCAL BONIFACEDirecteur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)AGNÈS GAUDUCheffe du service Asie à « Courrier International »VALÉRIE NIQUET - En direct de TokyoResponsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche StratégiqueMARY-FRANÇOISE RENARD - En duplexProfesseure d'économie à l'Université Clermont-AuvergneAuteure de « Économie de la Chine »Il y a tout juste un an, en décembre 2019, les premiers cas de malades de la Covid-19 apparaissaient à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei. C'était les prémices d'une pandémie mondiale qui a provoqué de graves crises sanitaires et économiques à travers le globe. Aujourd'hui pourtant, la Chine semble contrôler le virus pendant que le reste du monde continue d'en subir les conséquences. Selon le magazine Forbes, la Chine serait même en train de connaître une reprise économique exceptionnelle vu le contexte. L'Empire du Milieu enregistrerait une hausse de 2,3% de son Produit Intérieur Brut alors que le PIB mondial baisserait en 2020 de 3,5%. Dans ce contexte, la Chine continue d'avancer ses pions sur la scène internationale, notamment en Europe. Face à Angela Merkel et Ursula von der Leyen, Xi Jinping montre des signes d'ouvertures dans les négociations sur l'accord d'investissement. Après sept ans de pourparlers, celui-ci pourrait être enfin signé. Majeur, cet accord offrirait de nouveaux horizons pour les entreprises européennes en Chine. Pékin ouvrirait la porte dans des secteurs comme les biotechnologies, l'automobile ou encore le secteur hospitalier. En échange, l'Union européenne permettrait aux investisseurs chinois d'entrer dans celui des énergies renouvelables. Un rapprochement que la nouvelle administration américaine voit d'un mauvais œil. Mais la bonne santé économique de la Chine n'occulte en rien ce qui entache l'image du pays depuis des années : la persécution de la population ouïghoure. Stérilisations forcées, viols, déportations, emprisonnements, la politique ciblant cette minorité musulmane du nord-ouest du pays ne cesse de scandaliser le monde depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping. Au moins un million d'individus seraient concernés et les prises de positions s'enchaînent pour dénoncer ce que certains considèrent comme un génocide. Le footballeur Antoine Griezmann, par exemple, vient de rompre son contrat avec le géant téléphonique Huawei, soupçonné d'avoir conçu un logiciel de reconnaissance faciale utilisé pour surveiller ce peuple. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann, quant à lui, a dénoncé à Bruxelles la communauté internationale de « consentir par son silence » au « pire crime contre l'humanité du XXIe siècle ». Mais c'est sur le plan technologique que la Chine souhaite asseoir sa suprématie. Et le catalogue de ses prouesses ne cesse de s'épaissir : des morceaux de Lune rapportés la semaine dernière par la sonde chinoise Chang'e 5, l'inauguration d'un soleil artificiel par un réacteur nucléaire, la création de l'ordinateur le plus rapide à ce jour. La Chine mise sur ces succès pour rayonner à l'international. Alors, comment s'explique le miracle économique de la Chine ? La répression des Ouïghours peut-elle entraver son rayonnement ? Devons-nous craindre une suprématie technologique de l'empire du Milieu ? Le XXIè siècle sera-t-il chinois ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

24 décembre 2020 - 01:06:47
NOËL, QUAND MÊME !  24-12-20 Les invité.e.s : YVES THRÉARD« Le Figaro » - Directeur adjoint de la rédaction et éditorialisteSOPHIE AURENCHE« RTL » - JournalisteHÉLÈNE ROMANOPsychothérapeute spécialiste de la prise en charge des traumatismesJEAN VIARD Sociologue - Auteur de « La page blanche »Alors que le gouvernement continue de lutter contre le virus, la population s'adapte et improvise pour passer un bon moment en famille tout en jonglant avec les recommandations des autorités. Limiter les convives (pas plus de six adultes à table), éviter les embrassades, porter le masque au maximum… L’organisation de Noël par temps de Covid-19 se révèle pour beaucoup un vrai casse-tête. Car pour beaucoup, pas question de transiger avec le risque sanitaire. Plan de table réfléchi, protocole envoyé préalablement aux invités, voire même ouverture des cadeaux en appel visio… Ces fêtes de fin d’année ne seront décidément pas comme les autres. En pleine deuxième vague de la pandémie de Covid-19, certaines professions ne connaissent pas la crise. A l’approche des festivités, pâtissiers, fromagers, bouchers et autres métiers de bouche mettent les bouchées doubles. Nombreux se disent pour la plupart satisfaits de leur carnet de commandes pour ce Noël inédit. Certains travailleurs de la restauration, en chômage forcé, viennent même prêter main forte. Les Français ont été nombreux à faire preuve de solidarité pour tenter de remédier aux difficultés de la période. La crise sanitaire a donc aussi fait naître de belles initiatives. Près de Rennes, en Bretagne, le secours populaire organise la distribution de cadeaux pour les enfants. En Seine-Saint-Denis, les distributions alimentaires mises en place dès le premier confinement pour soutenir une population parfois e situation de grande précarité, se poursuit en cette période. Comment profiter sans prendre (trop) de risque ? La peur aura-t-elle raison de l’atmosphère festive du réveillon ? Comment se déroule le rush dans les commerces de bouche ? Comment la pandémie a-t-elle permit de sensibiliser à la précarité ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

25 décembre 2020 - 01:06:04
BREXIT : PARI RÉUSSI ?  25-12-20Les invité.e.s : JEAN-DOMINIQUE GIULIANIPrésident de la Fondation Robert Schuman ANNE-ELISABETH MOUTET« The Daily Telegraph » - JournalistePATRICK MARTIN-GENIER Enseignant en droit public - Spécialiste des affaires européennesSYLVIE MATELLYÉconomiste - Directrice adjointe de l’IRIS« The deal is done ! » L'Union européenne et le Royaume-Uni ont conclu hier un accord in extremis sur leurs futures relations commerciales, éloignant par là même la perspective d'un divorce chaotique. Les droits de pêche, notamment, ont été au cœur des ultimes tractations et une entente sur cette question a été un grand pas. Les négociations ont été très intenses et ce jusqu’à la dernière minute, dans un contexte particulier où d’interminables files de camions s’étirent à Douvres, où la frontière reste fermée à de nombreux routiers pour raisons sanitaires. Des deux côtés de la Manche, les acteurs politiques se félicitent de la signature de cet accord. De Boris Johnson à Emmanuel Macron et Angela Merkel, le soulagement est palpable tant ils estiment qu'un « no deal » aurait affaibli des économies déjà ébranlées par la crise sanitaire. Il aura fallu du temps. Et Britanniques comme Européens l’ont trouvé long. Quatre ans déjà que la population d’outre-Manche s’est prononcée, lors du référendum du 23 juin 2016, à 51,9%, pour une sortie du pays de l'Union Européenne. David Cameron Premier Ministre qui avait proposé la votation, a été contraint à la démission. Théresa May n'est jamais parvenu à un accord. C'est finalement Boris Johnson qui s'est entendu avec ses homologues sur les termes du divorce. Ce feuilleton de négociations, comme un chemin de croix, fait de nombreux coups de mentons et marqué par de brusques revirements a porté un rude coup au projet d'unité européenne. Maintenant la page définitivement tournée, quel sera l’avenir pour l’économie britannique, déjà mise à mal par la crise née de la pandémie de Covid-19 ? Le célèbre motoriste Rolls-Royce est d’ores et déjà en grandes difficultés à cause de la chute brutale de la demande dans le secteur aérien. Le groupe a déjà pris une série de mesures pour tenter de traverser cette tempête, dont la plus vaste restructuration de son histoire dans cette branche, avec 9000 suppressions emplois, dont plus de 3.000 au Royaume-Uni. A Barnoldswick, site historique où 550 personnes produisent des pales de moteurs, les emplois sont menacés et les syndicats vent debout. Pourquoi tant de temps aura-t-il été nécessaire pour trouver un terrain d'entente ? Malgré les discours publics, y a-t-il des perdants ? Comment les Britanniques vont-ils affronter, seuls, les défis imposés par la crise économique et la mondialisation ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

26 décembre 2020 - 01:06:16
C dans l'air du 26 décembre :Entre vaccination et souche anglaise, comment contrôler l'épdémie ?Après le feu vert donné jeudi par la Haute Autorité de santé, et alors que les premières doses de vaccin arrivent en France aujourd’hui, la campagne vaccinale doit débuter demain.Elle se fera en trois étapes principales. « La France a fait le choix d’une vaccination progressive, privilégiant en premier lieu les personnes les plus à risques », a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. Seront donc concernés dans un premier temps, les personnes âgées les plus vulnérables qui résident dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée, ce qui représente 14 000 établissements dans tout le pays. Cette première vague de vaccination ciblera aussi les professionnels exerçant dans ces structures. En tout, un million de personnes devraient être vaccinées. Cette première étape durera probablement jusqu’au début de février en raison du délai de trois semaines nécessaires entre l’administration des deux doses du vaccin.Olivier Véran a tenu à assurer que la vaccination sera « fondée sur le consentement », suite à une polémique concernant une possible mise en place d’un passeport sanitaire, dont certains craignaient qu’il rende, de fait, la vaccination obligatoire.Au moment où la situation de plusieurs régions inquiète, différents scénarios sont étudiés pour faire face à une possible 3e vague en janvier. Jean Rottner, le président de la région Grand Est, où les signaux sont particulièrement préoccupants, défend l'idée d'un reconfinement plus court que les précédents pour faire face. « Toutes les solutions sont dans les tuyaux », a assuré Olivier Véran. Alors que les mesures gouvernementales ne parviennent pas à faire chuter significativement le nombre de cas, une première contamination par le variant du virus de la Covid apparu au Royaume-Uni a été détectée hier en France. D’autres pays comme l’Espagne ou l’Italie ont déjà annoncé avoir décelé la présence de cette nouvelle souche plus contagieuse que l’ancienne. Un peu partout sur le continent, les dirigeants ont pris des mesures de reconfinement. C’est le cas en Pologne, en Irlande ou encore en Autriche.A l’inverse, en Chine, les dirigeants du Parti communiste se sont congratulés de leur succès « extrêmement extraordinaire » pour venir à bout de l'épidémie de Covid-19. Ils affirment avoir réussi à se débarrasser quasi totalement du virus et rappellent que leur pays est le seul parmi les grands à avoir poursuivi sa croissance économique cette année. Cette autocongratulation précède de quelques jours l'arrivée dans le pays d'une équipe de l'OMS, pour enquêter sur les origines du virus. La Chine est accusée d'avoir caché au départ son apparition, lui permettant de se répandre dans le monde entier.Combien de Français faudrait-il vacciner pour enrayer la propagation du virus ? Faut-il craindre une flambée de l’épidémie avec l’arrivée du variant anglais ? La Chine est-elle véritablement débarrassée du Covid-19 ? Les invité.e.s : Benjamin DAVIDO - Infectiologue à l'Hôpital Raymond-Poincaré de GarchesAgnès RICARD-HIBON - Urgentiste et ancienne présidente de la société française de médecine d'urgenceRichard HANDSCHUH (par Skype) - Médecin généraliste et membre du syndicat MG FranceAnne SENEQUIER (par Skype) - Médecin et co-directrice de l'Observatoire de santé mondiale à l'IRISDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
like podcast

40 / 732 épisodes
1 2 3 4 36 37
Scroll to top