C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.

576 épisodes

3 août 2020 - 01:07:06
EN AOÛT, MASQUE OBLIGATOIRE ? 03-08-2020InvitésEric CaumesChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à ParisMarie-Laure AlbyMédecin généraliste à ParisNathalie SegaunesJournaliste politique à « L’Opinion »Bertrand GuidetProfesseur et chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Antoine à ParisFace aux chiffres de nouvelles contaminations, de plus en plus préoccupants, le recours au masque obligatoire dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs, est une solution qui se répand dans toute la France. Plusieurs communes telles que Orléans, Dax et Saint-Malo ont rendu le masque obligatoire dès la semaine dernière. Et ce lundi 3 août, nombreuses sont les villes qui ont rejoint le mouvement avec notamment 69 communes de Mayenne ainsi que Biarritz et Bayonne, qui ont aussi fermé leurs plages la nuit pour lutter contre la propagation du virus, à l’instar de Quiberon.La Mayenne fait d’ailleurs partie des régions qui viennent d’être placées sur “liste rouge” par la Belgique, avec la Catalogne, Navarre et Aragon en Espagne ainsi qu’une partie de la Suisse (cantons de Vaud, Valais, Genève). La situation épidémiologique de ces régions a poussé le gouvernement belge à y interdire les voyages “non essentiels” de ses ressortissants. La Belgique est confrontée ces derniers jours à une nette augmentation des contaminations au nouveau coronavirus, avec un nombre moyen cas quotidiens en hausse de 71%.Bien qu’essentiel à la non propagation du virus, le port du masque obligatoire est critiqué avec véhémence par certains. Ainsi, à Berlin, ce sont près de 20.000 personnes qui se sont réunies pour demander l’abrogation des gestes de distanciation sociale et du port du masque. Cette manifestation de coronasceptiques réunissait un large panel de personnes, allant des militants antivaccins aux sympathisants d’extrême droite, en passant (évidemment) par les complotistes.Risque-t-on de voir se multiplier les manifestations de coronasceptiques dans toute l’Europe ? Faut-il généraliser le port du masque dans tous les lieux publics, intérieurs comme extérieurs ? Le masque et la distanciation sociale suffiront-ils à éviter un nouveau confinement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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1 août 2020 - 01:07:09
C DANS L'AIR DU 1ER AOÛT : ECONOMIE : LES GRANDES ENTREPRISES DÉVISSENT, FAUT-IL S’INQUIÉTER ?Le plongeon était attendu, mais il n’en demeure pas moins impressionnant. Le PIB français a enregistré une baisse historique de 13,8% au deuxième trimestre 2020, soit la plus forte récession trimestrielle depuis la seconde guerre mondiale. Les deux mois de confinement et la reprise très progressive de l’activité économique dans le pays auront donc eu un impact considérable sur le PIB national et nombreux sont les secteurs d’activité à avoir été lourdement touché. Cette semaine, plusieurs grandes entreprises françaises ont publié leurs résultats pour le premier semestre de l’année. Et dire qu’ils ne sont pas bons relève de l’euphémisme. L’alliance Renault-Nissan a annoncé une perte nette de 7,3 milliards d’euros pour le premier semestre. Pour Air France, la perte est évaluée à 4,4 milliards d’euros pour la même période, avec un trafic qui a chuté de 62% par rapport au premier semestre 2019. La SNCF souffre de mêmes maux que l’avionneur, avec un perte de chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros due à une fréquentation des TGV en baisse de 55% sur la période.Les secteurs des transports et de l’industrie ne sont évidemment pas les seuls à avoir été impactés. Le tourisme, si important pour l’économie de notre pays, est lui-aussi lourdement touché. La Bretagne était partie sur de bonnes bases saisonnières début juillet, profitant d’un tourisme essentiellement intérieur. Mais l’apparition de nouveaux clusters dans la région et en particulier à Quiberon risque de faire chuter la fréquentation des établissements touristiques au mois d’août. Dans les régions traditionnellement dépendantes des touristes étrangers, la saison est encore plus compliquée. C’est le cas pour le sud de la France mais aussi pour Paris, où la fréquentation des hôtels en juillet 2020 est inférieure de 53% à celle de juillet 2019.Pour relancer l’économie du pays, l’espoir est peut-être à chercher du côté de l’épargne des Français. Pendant le confinement, les épargnants français ont mis de côté 75 milliards d’euros, principalement placés sur des comptes où l’argent reste disponible, comme le livret A. Cette volonté de mettre de côté s’est également traduite par une hausse des investissements dans l’or, traditionnelle valeur refuge en cas de crise. Reste à savoir si les Français retrouveront rapidement confiance en l’avenir et quand ils recommenceront à consommer davantage ou à investir. Le gouvernement et la majorité réfléchissent à des solutions permettant de mobiliser cette nouvelle épargne dans l’économie réelle. Quand l’économie française pourra-t-elle repartir ? Comment inciter les Français à consommer ? Quels secteurs sont les plus touchés par la crise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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31 juillet 2020 - 01:07:26
CANICULE, SÉCHERESSE, COVID… UNE PLANÈTE HOSTILE ? 31-07-2020InvitésMagali REGHEZZAGéographe spécialiste des risques naturels et des questions environnementalesFrédéric DENHEZJournaliste spécialiste des questions environnementalesSophie FAYGrand reporter à « L'Obs »Françoise VIMEUXClimatologueHier soir, un incendie a détruit près de 100 hectares de pinèdes dans la forêt de Chiberta, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Favorisé par la sécheresse et un fort pic de chaleur, l’incendie a contraint de nombreux habitants du quartier de quitter leur domicile. La vague de chaleur qui frappe la France depuis hier, avec des pointes au-delà des 40°c dans de nombreuses régions, n’est donc pas sans lien avec l’incendie et pourrait avoir d’autres conséquences dramatiques. La multiplication des périodes de fortes chaleurs et de sécheresse ces dernières années met notamment en péril l’activité d’un grand nombre d’agriculteurs et d’éleveurs. Et ces épisodes de sont amenés à se multiplier dans les prochaines années, à cause du réchauffement climatique. Si le confinement d’une grande partie de la population mondiale a permis à la planète de respirer un peu mieux ces derniers mois, le monde entier est toujours en surchauffe. La Sibérie connaît notamment une vague de chaleur sans précédent avec des températures moyennes supérieures de 6 degrés à la normale. La crise sanitaire et économique née de la pandémie de coronavirus a malheureusement fait passer l'urgence climatique au second plan. Selon le Haut Conseil pour le Climat, la France “n'est pas la hauteur” et s'éloigne de son objectif de neutralité carbone. La baisse des émissions de gaz à effet de serre doit tripler d'ici à cinq ans. Pour y arriver, l'organisme indépendant exhorte le gouvernement à un plan de relance orienté vers la transition bas carbone.  Lundi, le premier ministre Jean Castex a justement présenté les lignes d’un plan de soutien au fret ferroviaire, qui fera partie du futur grand plan de relance promis par le gouvernement. Jean Castex a annoncé deux principales mesures pour le fret ferroviaire : la gratuité des péages ferroviaires jusqu’à la fin de l’année 2020 - dont le prix sera ensuite divisé par deux à partir de 2021 - et l’ouverture d’autoroutes ferroviaires. Deux lignes, Sète-Calais et Bayonne-Cherbourg, seront créées et le fameux “train des primeurs”, reliant Perpignan à Rungis, sera réouvert.Le Conseil de défense écologique, qui s’est tenu lundi dernier, a donné naissance à plusieurs mesures concrètes issues de la Convention citoyenne pour le climat : un dispositif permettant de lutter plus efficacement contre les passoires thermiques, la création de deux parcs naturels régionaux ainsi que l’interdiction du chauffage extérieur dans l’espace public, une mesure visant principalement les terrasses chauffés de cafés et de restaurants.Le gouvernement mise également beaucoup sur l’hydrogène vert, présentée comme “une des technologies les plus prometteuses pour les véhicules lourds, les trains mais aussi les avions” par Bruno Le Maire dans une interview accordée au Journal du Dimanche. Le ministre de l’Economie promet des “investissements massifs” dans ce secteur dans les années à venir.Canicules, sécheresses, incendies : Ces signaux doivent-ils nous alerter sur l'urgence climatique, éclipsée par la crise sanitaire ? Le réchauffement climatique est-il inexorable ? Les mesures prises par la France sont-elles à la hauteur ? De quelle manière nos modes de vie vont-ils évoluer dans les années à venir ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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30 juillet 2020 - 01:07:10
MASQUE OBLIGATOIRE…MÊME A EXTÉRIEURE ? 30-07-2020Invités Karine LacombeCheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris Jean-Daniel ChicheProfesseur de réanimation à l’hôpital Cochin à Paris et président de la fondation « 101 »Patrick PellouxMédecin-urgentiste, président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUF)Catherine HillEpidémiologiste Selon le dernier bilan de la Direction générale de la santé (DGS), 30 238 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie de coronavirus. Ces dernières 24 heures, près de 1400 nouveaux cas ont été détectés, la plus forte hausse depuis un mois. 22 nouveaux «clusters» ont été identifiés en France.« Les indicateurs de suivi de la pandémie COVID-19 montrent une augmentation de la circulation virale », détaille la DGS dans son bilan. Ce mercredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a d’ailleurs recommandé le port du masque en extérieur dans certains cas. En déplacement dans les Yvelines, il a rappelé que « l’activité virale était en augmentation dans certains endroits de notre pays ». Certains Ehpad ont même été reconfinés après la découverte de nouveaux clusters. « Un signal préoccupant qui doit être suivi avec la plus grande attention », a déclaré l’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF) après l’augmentation du nombre de cas positifs au Covid-19 chez les personnes de plus de 75 ans (+ 24 % depuis la semaine du 13 juillet).En Belgique, la situation est plus préoccupante. De nouvelles restrictions ont été mises en place pour éviter un nouveau confinement. À Anvers, ville la plus touchée, la mairie a imposé un couvre feu entre 23h et 6h et le masque est désormais obligatoire dans les lieux publics. Le télétravail est aussi requis. Les événements ont été interdits et les salles de fêtes et les salles de sport fermées. Le pays met aussi en garde ses ressortissants en voyage en France. Les touristes belges de retour des Pays de la Loire et d’Ile -de-France sont invités à se faire dépister et à observer une période de quarantaine. La Belgique est le pays qui compte le plus grand nombre de morts par rapport à sa population avec 85 décès pour 100.000 habitants.Dans le même temps, la recherche d’un vaccin avance. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recense 25 "candidats vaccins" évalués dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde. L’entreprise de biotech américaine Moderna a annoncé des résultats prometteurs chez les singes et a débuté, ce lundi, l’ultime phase durant laquelle le vaccin sera testé sur 30 000 volontaires. Un projet européen, mené en coopération avec la société AstraZeneca, est lui aussi entré dans la phase 3 et est testé au Royaume-Uni, au Brésil et en Afrique du Sud. Malgré ces nouvelles encourageantes, 32% des Français ne souhaiteraient pas se faire vacciner selon un sondage Yougov pour le Huffington Post. Peur des effets secondaires ou bien influence des messages anti-vaccins qui pullulent un peu partout sur Internet ?Comment l’épidémie évolue-t-elle en France ? Le port du masque doit-il être généralisé partout comme le recommande le ministre de la Santé Olivier Véran ? Faut-il s'inquiéter de la situation en Belgique ? Comment avance la recherche pour trouver un vaccin et quelles populations seraient vaccinées en priorité ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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29 juillet 2020 - 01:07:23
« TOLÉRANCE ZÉRO » : LE VIRAGE SÉCURITAIRE DE MACRON 29-07-2020InvitésBruno JeudyRédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Ivanne TrippenbachJournaliste politique à « l’Opinion », chargée des questions régaliennesGéraldine WoessnerJournaliste politique au « Point »Mathieu ZagrodzkiChercheur associé au Cesdip, spécialiste de la police Emmanuel Macron a décidé de placer au cœur de sa fin de mandat, les questions régaliennes et la sécurité. Lundi dans la soirée, on a ainsi vu le président de la République rendre une visite nocturne très symbolique aux policiers dans le XVIIe et le XVIIIe arrondissements de Paris. Accompagné des ministres Marlène Schiappa et Gérald Darmanin, et du préfet de police Didier Lallement, le chef de l’Etat s’est enquis du moral des troupes mais il a surtout annoncé une prime pour les "nuiteux". Dix millions d’euros vont être débloqués pour les indemnités des effectifs de police nationale mobilisés la nuit.La semaine précédente, son nouveau Premier ministre, qui veut faire du "régalien" un axe fort de sa politique, s'était lui rendu à Nice pour monter au créneau sur le thème de l'insécurité. Accueilli par le maire LR, Christian Estrosi, Jean Castex a promis l’envoi de renforts de policiers et le lancement d’une expérimentation sur "l’extension des compétences de la police municipale". Il a également annoncé la généralisation de la forfaitisation des délits de stupéfiants. Ce dispositif aidera les forces de l’ordre à "appliquer une sanction sans délai" et devrait se montrer efficace "contre les points de revente qui gangrènent les quartiers", a affirmé le chef du gouvernement.A cela vient s’ajouter la vingtaine de déplacements de Gérald Darmanin depuis son arrivée place Beauvau. Comme son mentor Nicolas Sarkozy, le nouveau locataire de la place Beauvau multiplie les sorties sur le terrain, les déclarations musclées et les polémiques. Malgré les remous dans la majorité, l’exécutif met les bouchées doubles pour répondre aux attaques formulées par l'opposition de droite sur ces sujets. "Macron est faible sur le régalien", assène-t-on sans relâche du côté des Républicains. Un procès que le président a lui-même relancé en parlant "d'incivilités" au sujet de la mort d'un chauffeur de bus à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et de l'agression par balle d'un pompier en région parisienne lors de son intervention du 21 juillet sur le plateau du 20 heures de TF1.Conscient également que l'écologie gagne du terrain dans la société – résultats des élections européennes et municipales et enquêtes d'opinion à l'appui – Emmanuel Macron a aussi chargé son gouvernement de s'emparer de ce dossier. Jean Castex a ainsi réaffirmé au cours du week-end que l'écologie était "une priorité" dans une tribune parue dans Ouest-France, puis annoncé la création de trois autoroutes ferroviaires. Dans la foulée, la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a dit lundi vouloir lutter contre les passoires thermiques, créer de nouvelles aires protégées en baie de Somme et dans le Vaucluse et interdire les terrasses chauffées. Des mesures inspirées des 149 propositions formulées par la Convention citoyenne pour le climat, jugées néanmoins timorées par les écologistes et des ONG. "C'est un gadget […], nous disons : appliquez la Convention citoyenne pour le climat et dépêchez-vous parce qu'il reste moins de 600 jours, ce mandat est gâché pour le climat pour l'instant", a ainsi déploré le secrétaire national d'Europe Écologie Les-Verts, Julien Bayou.Ecologie, sécurité… Emmanuel Macron opère-t-il un virage ? Comment lutter contre l’insécurité ? Faut-il élargir les prérogatives de la police municipale ? Enfin Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, peut-il tenir ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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28 juillet 2020 - 01:07:04
J-100 : TRUMP PEUT-IL ENCORE GAGNER ? 28-07-2020InvitésThomas SNEGAROFFHistorien spécialiste des Etats-UnisCorentin SELLINHistorien spécialiste des Etats-UnisSylvie MATELLYEconomiste – Directrice adjointe de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesNicole BACHARAN En duplexPolitologue spécialiste des Etats-UnisÀ cent jours de l’élection présidentielle, les difficultés s’accumulent pour Donald Trump. La courbe de son impopularité suit depuis plusieurs semaines l’envolée des cas de Covid-19 aux États-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 146 460 morts et 4,28 millions de contaminés, dont 57.000 nouveaux cas confirmés ces dernières 24 heures. Et la Maison-Blanche n’est une nouvelle fois pas épargnée. Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, Robert O'Brien, a été testé positif au Covid-19 a indiqué lundi l'exécutif américain.Alors aux grands maux les grands remèdes, Donald Trump, critiqué jusque dans son camp pour sa gestion de la crise sanitaire, contesté dans des États clés (Texas, Floride, Michigan ou Caroline du Nord), a décidé de changer de stratégie. Lui qui méprisait le port du masque en est presque devenu un fervent adepte et appelle désormais "tout le monde" à faire de même. Depuis sa conférence de presse du 21 juillet, le républicain a reconnu les proportions "inquiétantes" de l’épidémie. Mais plutôt que d’envisager un reconfinement, Donald Trump a décidé de parier sur la découverte rapide d'un vaccin et de nouveaux traitements pour contenir la pandémie de Covid-19. Il l'a démontré en se rendant hier sur le site de production d’un vaccin expérimental développé par l'une des nombreuses sociétés dans laquelle son gouvernement a investi, Novavax, une biotech qui n'a jamais commercialisé de vaccin de son existence mais a reçu 1,6 milliard de dollars. Au total, Washington a dépensé 6,3 milliards depuis mars pour financer différents laboratoires dans cette course aux vaccins. Washington a aussi accordé des milliards supplémentaires pour financer des traitements thérapeutiques, des sites de production, la fabrication de seringues, de flacons, etc.Parallèlement, Donald Trump manie une autre recette pour rattraper son retard face au candidat démocrate Joe Biden. Il se présente en défenseur de "la loi et l’ordre" face à "l’anarchie". Depuis le début des manifestations antiracistes, il dépeint un tableau très exagéré de la situation dans les villes démocrates en plein chaos et accuse Joe Biden, "marionnette" de la gauche radicale, de vouloir abolir l’"American Way of Life". Le républicain a décidé d’envoyer, sans l'accord des autorités locales, des troupes fédérales à Portland dans l’Oregon pour réprimer les manifestations Black Lives Matter et a menacé de faire de même dans d’autres villes comme New York et Chicago. Du côté des démocrates, plusieurs maires, dont celui de Portland et la gouverneure de l'État de l'Oregon, ont demandé aux troupes fédérales de partir, les accusant d'aggraver les tensions. Le procureur général de l'Oregon a également décidé de poursuivre l'administration Trump pour avoir violé les droits des citoyens de son État en menant des arrestations illégales. Le candidat démocrate Joe Biden évoque, lui, une "bataille pour l’âme de l’Amérique".Enfin, en pleine chute dans les sondages, le président et ses équipes ont décidé de mettre le turbo contre le nouvel ennemi juré de l'Amérique : Pékin. Mercredi 22 juillet, les autorités américaines ont ainsi ordonné la fermeture du consulat chinois à Houston (Texas) considéré par les USA comme une "plaque tournante de l’espionnage et du vol de propriété intellectuelle", selon les mots du secrétaire d'Etat Mike Pompeo. "La Chine représente la plus grande menace et le plus grand défi pour les Etats-Unis, mais aussi pour l'Europe", a expliqué de son côté Robert O'Brien, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, la semaine dernière lors de son déplacement à Paris. Réplique de la Chine trois jours plus tard : Pekin a ordonné la fermeture du consulat américain à Chengdu (province du Sichuan) puis en a pris possession.Alors quelle est la stratégie de Donald Trump ? Peut-il encore gagner ? Jusqu'où ira l'escalade entre les Etats-Unis et la Chine ? Pourquoi le déploiement des forces fédérales est-il au cœur d’un bras de fer politique en Amérique ? Que se passe-t-il à Portland ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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28 juillet 2020 - 01:07:05
REPRISE DE L’ÉPIDÉMIE : LA JEUNESSE ACCUSÉE 27-07-2020InvitésGilbert DerayProfesseur de médecine et chef du service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière à ParisMartin BlachierMédecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiqueBenjamin DavidoInfectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré à GarchesPascale HébelEconomiste-directrice du pôle consommation et entreprises au Crédoc L’épidémie regagne du terrain. À Quiberon, dans le Morbihan, 54 cas de coronavirus ont été détectés. À l’origine de ces contaminations, des soirées dans un bar-discothèque de la station balnéaire. L’établissement a été fermé deux mois par la préfecture. Ce dimanche 26 juillet, la commune a aussi décidé de fermer toutes ses plages et ses parcs de 21h à 7h du matin.« Ce que nous constatons, c'est que tous les cas positifs sur la commune sont des jeunes de 18 à 25 ans », a expliqué Gildas Quendo, premier adjoint au maire de Quiberon. « Ils sont liés à des regroupements de plus de dix personnes qui se rejoignent tardivement la nuit sur la Grande Plage. Nous sommes contraints de devoir interdire ces regroupements », a-t-il poursuivi. Dans le même temps, dans le Gard, à Bellegarde, plusieurs personnes ont été contaminées après une fête d’anniversaire. Ce lundi, une campagne de dépistage a été lancée dans la petite ville de 7000 habitants.En Espagne, et notamment en Catalogne, la situation est tendue. Le Premier ministre Jean Castex a recommandé aux Français de ne pas s’y rendre pour les vacances. Pour éviter une 2ème vague, la région a fermé ses discothèques et ses salles de concert. Elle a aussi imposé un couvre-feu à minuit pour ses bars. Au total, le nombre de clusters a triplé dans le pays : plus de 280 foyers en 2 semaines. Les autorités britanniques ont décidé d’imposer une quarantaine à tout voyageur revenant d’Espagne. « La situation est sous contrôle », a pourtant assuré le ministère espagnol des Affaires étrangères. Une autre information a également mis le gouvernement espagnol dans l’embarras : le quotidien El Pais a affirmé que le Covid avait fait 44 868 décès, contre 28 432 d’après les chiffres officiels. Si ce chiffre est confirmé, il placerait l’Espagne en 2e position des pays européens les plus endeuillés, derrière le Royaume-Uni mais devant l’Italie.Les jeunes respectent moins les gestes barrières et la question des rassemblements festifs se pose, notamment en Corse. A Calvi, la jeunesse se plaint de ne pas avoir de discothèques où danser. Les DJ, eux, se replient sur les animations dans les campings. Des organisateurs de festivals en plein air ont décidé de jeter l’éponge face aux trop nombreuses contraintes administratives. Le ministre de la Santé Olivier Véran a appelé à la "vigilance" des moins de 35 ans face à la circulation du virus en France, dans une interview ce samedi au Parisien. Un été pas comme les autres donc…Comment évolue l’épidémie en France ? Les jeunes sont-ils vraiment les plus touchés par ces nouvelles contamination ? Les interdictions de rassemblements festifs permettront-elles vraiment d’enrayer l’épidémie ? Quid de la situation en Espagne ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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25 juillet 2020 - 01:06:02
SARKOZY : UN LIVRE... ET UN RETOUR ? 25-07-2020Invités Bruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match » Dominique REYNIÉPolitologue – Directeur général de la Fondation pour l'innovation politique Chloé MORINDirectrice de l'Observatoire de l'opinion à la Fondation Jean Jaurès Géraldine WOESSNERJournaliste politique au « Point »Un an après la publication du best-seller Passions - il s'est vendu à plus de 200 000 exemplaires - Nicolas Sarkozy revient sur le devant de la scène médiatique en publiant Le Temps des Tempêtes. Un livre de 523 pages, écrit pendant le confinement, dans lequel il raconte ses deux premières années à l'Elysée, de 2007 à 2009 marquées par des tempêtes personnelles et surtout politiques. Un ouvrage rédigé pendant une crise qui en évoque d’autres : les mouvements sociaux, le conflit entre la Géorgie et la Russie, la libération des otages ou encore le cataclysme financier de septembre 2008.Nicolas Sarkozy, dans cette leçon de gouvernance face aux crises, assume quasiment tout de son quinquennat même les épisodes les plus polémiques. Sur l’altercation notamment avec un marin-pêcheur à Guilvinec dans le Finistère en novembre 2007 il explique avoir "voulu montrer que je n’étais pas en cire, que je ne jouais pas un rôle". L’ex-chef de l’État revient également sur l’humeur "changeante" des Français, dépeint une France irréformable et dresse le portrait de nombreuses personnalités. En particulier ceux de certains de ses rivaux politiques, au vitriol.Un récit donc au fil des tempêtes qui s’il n’augure pas un retour en politique promet l’ex-chef de l’Etat, qui doit être jugé en octobre prochain pour corruption, soulève des interrogations et fait dire à certain qu’il n’en a pas tout à fait fini avec la vie politique. Et ce alors que dans les états-majors, la présidentielle de 2022 est déjà dans toutes les têtes.A droite, Les Républicains se divisent sur l'organisation d'une primaire et certaines têtes d'affiche sortent du bois, tandis qu’à gauche les tentatives de recomposition et de rassemblement se multiplient. Élus pour certains le 28 juin dernier, une vingtaine de maires de gauche et écologistes se sont réunis ce mardi à Tours autour des édiles de Paris Anne Hidalgo et de Grenoble Eric Piolle.Alors de quoi est-il question dans le livre de Nicolas Sarkozy ? Faut-il y voir des velléités de retour ? Pourrait-il être un recours pour la droite ? Du côté de la gauche, un rassemblement est-il possible ? Autour de quelle(s) ligne(s) politique(s) et quelle(s) personnalité(s )? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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24 juillet 2020 - 01:06:17
COVID-19 : CONTRÔLES AUX FRONTIÈRES RENFORCÉS 24-07-2020InvitésAnne-Claude CrémieuxProfesseure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-LouisMartin Blachier Médecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiqueBruno MégarbaneChef du service de réanimation médicale de l'hôpital LariboisièreJoëlle Wizman-PeltaMédecin généraliste à Paris, membre de la CSMFPlus de 1000 cas détectés en 24 heures, plus 26 % en une semaine, des contaminations qui concernent désormais l’ensemble des tranches d’âge et un nombre d'admissions en réanimation qui ne baisse plus depuis deux semaines... Face à la situation inquiétante de l'épidémie de coronavirus, le gouvernement a consacré ce vendredi son Conseil de défense à la lutte contre la crise sanitaire. Avec au menu, le contrôle aux frontières, le renforcement des tests, le port du masque obligatoire ou encore la jauge maximale pour les rassemblements."Il n’y a aucun tabou", avait prévenu le gouvernement, et toutes les mesures seront examinées comme celle de la fermeture des frontières avec le voisin espagnol. La Catalogne, région frontalière de la France, connaît en effet une situation similaire à celle de fin février, selon les services de santé locaux. Le Premier ministre a recommandé aux Français de ne pas se rendre dans cette région espagnole. Les tests seront désormais obligatoires dans les aéroports et les ports pour les passagers provenant de seize pays a également annoncé Jean Castex cet après-midi à Roissy. Enfin, le gouvernement prépare aussi la rentrée. Le président de la République et les ministres ont planché notamment sur un nouveau protocole sanitaire dans les écoles.Car cette fin de mois de juillet 2020 montre bien que l’épidémie de coronavirus est loin d’être terminée. Au contraire, comme le répète sans cesse l’OMS depuis des semaines, l’épidémie accélère. Au niveau mondial, on compte désormais 15,45 millions de cas confirmés selon l’université John Hopkins et sa carte qui fait office de référence. Pays le plus touché du monde, les États-Unis viennent de dépasser à eux seul les 4 millions de cas (144.242 décès) et ont enregistré hier, en une journée, plus de 76 500 nouvelles contaminations. Face à cette propagation et à des sondages très défavorables, Donald Trump a changé d’approche sur les masques, appelant les Américains à les porter et a décidé d’annuler la "grande" convention républicaine prévue à Jacksonville en Floride pour l’introniser comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 3 novembre. Au Brésil (2,3 millions de cas et 84.000 décès), le président Jair Bolsonaro, qui avait annoncé le 7 juillet dernier qu’il avait contracté le Covid-19, a déclaré mercredi qu’il était toujours positif. Au Japon, la ville de Tokyo est en alerte maximale et appelle ses habitants à se reconfiner face à la recrudescence des cas de coronavirus. L’inquiétude gagne également Hong Kong, où 113 nouveaux cas de contaminations ont été signalés mercredi, ce qui constitue un nouveau record dans la région semi-autonome. La ministre de la Santé a évoqué un moment "critique" et a demandé à la population d’annuler toutes les sorties inutiles.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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23 juillet 2020 - 01:07:08
LA 5G DE HUAWEI, INDÉSIRABLE EN FRANCE 23-07-2020InvitésNicolas BOUZOUEconomiste - Directeur fondateur du cabinet de conseils Asterès Sophie FAYGrand reporter à « L’Obs », spécialiste des questions économiquesIsabelle LASSERRERédactrice en chef adjointe du service politique étrangère du « Figaro »Emmanuel PAQUETTEJournaliste à « L’Express », spécialiste des nouvelles technologies et des télécomsUn chiffre, une lettre et beaucoup d’interrogations. La France, comme d’autres pays en Europe, prépare le déploiement de la 5G, le réseau mobile du futur, auquel on pourra s’abonner dans quelques mois et qui ouvrira la voie à une vie connectée à toute vitesse. Mais la prochaine génération de technologie mobile suscite aussi des inquiétudes, notamment sur son impact sur l’environnement, la biodiversité, la santé, et même sur les risques d’espionnage par la Chine.Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis soupçonnent Huawei d’utiliser ses équipements à des fins d’espionnage - ce que le groupe et Pékin démentent - et pressent leurs alliés d’interdire le fabricant. La semaine dernière le Royaume-Uni a fait machine arrière et a claqué la porte à l’industriel chinois. "Suite aux sanctions américaines contre Huawei et aux conseils techniques actualisés de nos cyber-experts, le gouvernement a décidé qu’il était nécessaire d’interdire Huawei de nos réseaux 5G", a asséné Oliver Dowden, secrétaire d’Etat au Numérique, à la Culture et aux Médias le 14 juillet. D’autres pays avaient déjà décidé de tourner le dos à l’équipementier chinois. C’est notamment le cas de Singapour, de l’Italie ou encore l’Australie. Dans ces pays, les opérateurs doivent choisir les technologies de Nokia ou Ericsson.En France, Bruno Le Maire affirme qu’il n’est pas question de bannir Huawei du marché français de la 5G, mais il évoque également les mesures prises par le directeur de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) pour protéger "nos intérêts de sécurité nationale". A en croire les informations obtenues par Reuters et d’autres médias, Paris aurait bien l’intention à long terme d’écarter l’équipementier chinois de l’ultra haut débit mobile, en ne renouvelant tout simplement pas les autorisations accordées aux opérateurs. Celles-ci pouvant aller jusqu'à huit ans, l'exclusion de Huawei serait donc effective à la fin de la décennie 2020.Ces annonces surviennent alors qu’en France les enchères d'attribution des fréquences du réseau doivent débuter fin septembre pour un lancement de la commercialisation prévu à la fin de l'année. La 5G devrait supplanter l'actuelle 4G d'ici à 2023 pour permettre un bond technologique, avec de nouvelles (très hautes) fréquences et davantage d'antennes, en offrant aux utilisateurs des délais de transmission bien plus réduits sur internet. Médias, santé, transports, entre autres, profiteront alors des débits jusqu'à 10 fois supérieurs à la 4G.Mais associations écologiques et élus, comme certains des maires verts tout juste élus à la tête de grandes agglomérations (Bordeaux, Poitiers, Besançon…), ne sont pas du tout enthousiastes à l'idée de voir des antennes-relais pour la 5G dans leur commune. Ils demandent un moratoire sur son déploiement et l’ouverture d’un débat démocratique. Ils s'inquiètent notamment de son impact sur l’environnement et sur notre santé. Ces derniers craignent que la multiplication des antennes, et des usages qui en découlent, augmente l'exposition des populations aux ondes et génère des troubles sanitaires (cancers, baisse de la fertilité, insomnie, grande fatigue, maux de tête) et cognitifs (problèmes d'apprentissage des enfants, troubles psychosociaux, etc.). Les défenseurs de l'environnement redoutent également un impact sur la biodiversité et pointent un risque d'épuisement des ressources non renouvelables, de destruction des sols et de pollution de l'eau.En septembre 2017, déjà, plus de 170 scientifiques internationaux avaient, dans un appel, "recommandé un moratoire sur le déploiement de la 5e génération" afin que des scientifiques indépendants puissent étudier les dangers potentiels de la technologie sur la santé et l'environnement. La Convention citoyenne sur le climat a émis fin juin un souhait similaire. Le gouvernement n'a pas retenu la proposition mais mise sur le rapport d'évaluation que doit rendre début 2021 l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) sur les effets de la 5G "sur la santé et le climat".Alors qu'est-ce que la 5G ? Santé, environnement, espionnage… Faut-il en avoir peur ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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22 juillet 2020 - 01:07:24
MASQUES, HÔPITAUX : SOMMES-NOUS PRÊTS POUR LA DEUXIÈME VAGUE ? 22/07/2020Invités Eric CAUMESChef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière Agnès RICARD-HIBONPrésidente de la Société Française de Médecine d'Urgence Bruno JEUDYRédacteur en chef du service politique de « Paris Match » Daniel ROSENWEGGrand reporter chargé de l’économie de la santé au « Parisien »Alors que le port du masque est depuis lundi obligatoire dans les lieux publics clos et que certaines villes, comme La Rochelle ou le Grau-du-Roi, vont encore plus loin en le rendant obligatoire dans une partie de l’espace public extérieur, une question agite le paysage politique : faut-il rendre le masque gratuit pour tous ? "L’État - et le contribuable français - n’a pas vocation à payer des masques […] pour tout le monde, tout le temps. Donc je pense que ça doit rester une politique sociale", a déclaré hier sur TF1 le président de la République.Portant depuis l'annonce du décret entérinant leur port, beaucoup de Français s’en inquiètent et des voix s'élèvent pour dénoncer le poids qu'induisent ces masques dans les budgets. À l'image du chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris, Philippe Juvin, qui réclame que le masque soit mis en vente à bas prix, voire qu'il soit gratuit. Un point de vue également partagé par le président de la Fédération des médecins de France. Estimant "le prix maximal encadré par le gouvernement à 95 centimes trop élevé" Jean-Paul Hamon rappelle que "le masque avant la crise, était autour de 5 centimes. Donc ce serait bien que des efforts soient faits et qu'il soit au prix coûtant si on ne veut pas que les Français soient freinés dans un tel contexte sanitaire".Pour éviter un telle situation, la région Ile-de-France a décidé de distribuer des masques gratuits pour les lycéens. De son côté, le ministre de la santé a promis hier de "réenclencher la distribution de masques gratuits" à destination des plus vulnérables, à savoir les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, qui remplace depuis la fin de 2019 la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), ainsi que les "deux millions de Français porteurs de fragilités" qui "peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie".Olivier Véran a dévoilé par ailleurs hier les conclusions du Ségur de la Santé. Au terme d’une concertation de cinquante jours engagée avec les professionnels de la santé sous l’égide de Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, le ministre de la santé a ainsi annoncé une trentaine de mesures visant à remettre à flot l’hôpital public. Au menu : une hausse du salaire des personnels hospitaliers, l’assouplissement des 35 heures, 15 000 recrutements, l’ouverture de 4 000 lits "à la demande" dans les hôpitaux ou encore le déblocage de six milliards d’euros sur cinq pour l’investissement dans le système de santé. Mais alors que l’accord sur les salaires était loin de faire l’unanimité, comment sont reçues ces propositions par le personnel soignant ? Et sommes-nous prêts pour affronter une deuxième vague ? Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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21 juillet 2020 - 01:07:15
C DANS L'AIR DU 21 JUILLET : PLAN DE RELANCE EUROPÉEN : POURQUOI L’ACCORD EST-IL "HISTORIQUE" ?Au terme d’un marathon de négociations très tendues, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont donné leur feu vert sur un gigantesque plan de relance économique : 750 milliards d’euros qui ont déchaîné les passions. Pendant quatre jours, presque un record, ce sommet a mis les esprits à rude épreuve par sa dramaturgie. Le président du Conseil européen Charles Michel a multiplié les réunions avec les pays dits "frugaux" et les pays du Sud. Les noms d’oiseaux ont volé. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tapé du poing sur la table. Les portes ont claqué, certains ont menacé de quitter le sommet, mais finalement tout le monde est resté, et au petit matin de ce quatrième jour, ils sont parvenus à un accord. "Nous l’avons fait ! L’Europe est forte, l’Europe est unie", a lancé, ce mardi à 6 h du matin, Charles Michel en conférence de presse. "Il s’agit d’une étape majeure. Le plan de relance fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro", a déclaré de son côté le président de la République lors d’une conférence de presse en visioconférence aux côtés de la chancelière allemande.Mais que contient cet accord ? Pourquoi est-il considéré comme historique ? Si les montants mobilisés pour le plan de relance sont colossaux, l’importance de l’accord n’est pas tant dans son ampleur que dans son principe, qui instaure une forme de solidarité financière inédite entre les Etats membres. Ainsi sur les 750 milliards d’euros empruntés et remboursés par les 27, 390 milliards seront versés aux Etats les plus touchés par la pandémie sous forme de subventions. La répartition de ces dernières n'est pas encore précisément connue. Mais on sait déjà que l'Italie, l'Espagne et la France, les trois pays les plus touchés par le Covid-19 pourraient, pour les deux premiers, recevoir 60 milliards d'euros de subventions, et 40 milliards d'euros pour l'Hexagone.Outre ces subventions, 360 milliards d'euros seront également disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur. Ce plan de relance est adossé au budget à long terme de l'UE (2021-2027), qui prévoit une dotation de 1.074 milliards d'euros, soit environ 154 milliards d'euros par an.Cette émission de dette commune, une première, repose sur une proposition franco-allemande, qui suscitait une farouche opposition de la part des quatre pays dits "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Danemark, Suède), rejoints ensuite par la Finlande. A l'issue du sommet, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, chef de file de ce groupe, a affirmé que cet emprunt commun n'était pas le début d'une "Union des transferts" de richesses du nord au sud - ce dont il avait mis en garde avant les pourparlers. "Il s'agit d'une opération ponctuelle, dont la nécessité est évidente compte tenu de la situation", a-t-il déclaré aux journalistesAlors en quoi consiste le plan de relance européen ? Comment va fonctionner ce mécanisme inédit de transfert financier vers les pays les plus touchés par la crise sanitaire ? Après avoir refusé pendant des années l’idée de communautariser les dettes, notamment en 2008, pour sauver la Grèce, la chancelière allemande a approuvé le principe tant décrié outre-Rhin d’une dette commune européenne. Pourquoi un tel revirement ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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20 juillet 2020 - 01:08:12
C DANS L'AIR DU 20 JUILLET : MASQUE OBLIGATOIRE…JUSQU’À QUAND ?Depuis plusieurs jours, les signes d’une reprise de l’épidémie dans plusieurs régions du pays amènent les autorités à durcir les mesures anti-Covid. Ainsi, le port du masque devient obligatoire ce lundi partout en France dans les établissements clos recevant du public à savoir les magasins, les centres commerciaux, les administrations, les banques et les marchés couverts. Les salles de réunions et de spectacle, cinémas, restaurants, hôtels, salles de jeux, établissements d’enseignement, centre de vacances, bibliothèques, lieux de culte, établissements sportifs couverts, musées, gares et aéroports étaient eux déjà concernés, "parfois avec des règles spécifiques". L’objectif ? Se protéger et protéger les autres pour ne pas transmettre la maladie en respirant et parlant à fortiori dans un lieu fermé. Sur la base de nombreuses études de cas, plus de 200 scientifiques du monde entier ont alerté ces dernières semaines sur l'importance de la transmission aéroportée du Covid-19. L’air ambiant pouvant être contaminé car la particule virale continue de flotter dans l’atmosphère. L’OMS a reconnu le 7 juillet dernier que des "preuves émergeaient" sur la transmission par l'air du Covid-19. Une certaine inquiétude s’en est suivie qui a poussé sans doute les autorités à imposer ce port du masque dans les lieux clos. Appliquée en Belgique depuis le 11 juillet, la mesure est plutôt bien respectée par la population. Mais les Français vont-ils comme leurs voisins Belges la respecter ? En Belgique en cas de non-respect du port du masque l'amende est de 150 euros. Les commerçants, eux, risquent une amende de 750 euros. En France, les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros, comme c’était déjà le cas dans les transports. Parallèlement, les autorités appellent les Français à la vigilance et à la "responsabilité individuelle" après avoir constaté un relâchement des comportements et une augmentation du nombre de cas de Covid-19 sur le territoire, en particulier en Mayenne, en Bretagne, en Nouvelle-Aquitaine, en PACA mais aussi dans le Grand-Est. Alors que le taux de reproduction du coronavirus connaît un rebond, faut-il craindre un nouveau reconfinement comme on a pu le voir récemment chez nos voisins européens à Barcelone, Lisbonne ou à Leicester ? Le gouvernement travaillerait actuellement sur quatre hypothèses de reconfinement avec des mesures progressives. Quelles sont-elles ? Quelle est la situation actuellement dans l’Hexagone ? Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir se faire tester, mais pourquoi est-ce si compliqué ? Enfin où en est-on dans la course au vaccin ?Invités :Anne-Claude CREMIEUX - Professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à ParisMartin BLACHIER - Epidémiologiste, spécialiste en santé publique et directeur de Public Health ExpertiseBertrand GUIDET - Professeur et chef du service de réanimation à l’hôpital Saint-Antoine à ParisMarie GARIAZZO - Directrice adjointe du département Opinion et Stratégies d'entreprises de l'IFOPDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv  Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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18 juillet 2020 - 01:06:11
C DANS L'AIR DU 18 JUILLET : RECONFINEMENT : "NOUS DEVONS ÊTRE PRÊTS"L’été sera donc masqué ! Il devient obligatoire partout en France dans les lieux publics clos dès lundi et il l’est dès maintenant dans plusieurs communes de Mayenne, de Seine-Saint-Denis qui vient de franchir le seuil de vigilance mais aussi sur les îles et les marchés du Finistère. Voilà qui déboussole un peu les habitants et les vacanciers, et qui incite les autorités à muscler les dispositifs sanitaires en cette période de départ en vacances."Il faut être vigilant. (Nous ne sommes pas) dans une situation grave, mais c'est une situation qui appelle plus de vigilance", a expliqué hier soir le chef du gouvernement, alors que le taux de reproduction du virus est en hausse dans plusieurs régions, notamment en Bretagne, en Provence Alpes-Provence-Côte d’Azur et en Nouvelle-Aquitaine. Jean Castex a, en outre, indiqué que les tests salivaires étaient en cours de développement, alors que les tests virologiques ne se font actuellement que par prélèvement nasal, et que "les dispositifs dans les ports et les aéroports" étaient en train d’être "renforcés".Le gouvernement souhaite aussi accélérer les dépistages alors que dans certains départements comme en Île-de-France les laboratoires d’analyses croulent sous les demandes. Vendredi, le ministre de la santé, Olivier Véran, les a appelé à "augmenter encore leur mobilisation", pour que l’accès aux tests de dépistage et aux résultats soit "le plus fluide possible".Avec 534 contaminations détectées en vingt-quatre heures et 18 décès, le virus continue à circuler dans l’Hexagone. Mais il est également présent en Europe où la recrudescence des cas de contamination pousse les autorités de plusieurs pays à durcir les mesures anti-Covid. Ainsi en Espagne les habitants de Barcelone sont appelés, depuis hier, par le gouvernement régional catalan à "rester chez eux" sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19. Face au rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles ont également décidé de renforcer le caractère obligatoire du masque, qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos même lorsque la distance de sécurité est respectée.En Belgique, le port du masque est désormais obligatoire dans tous les lieux publics fermés et il va l’être dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. L’Irlande, qui devait rouvrir pleinement ses bars lundi, a fait machine arrière mercredi et a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août. Dans la région de Lisbonne, au Portugal, le nouveau confinement décidé le 1er juillet pour 700 000 habitants d'une vingtaine de quartiers vient d’être aussi prolongé au moins jusqu'à la fin juillet. Enfin en prévision d’une résurgence, l'Allemagne vient d’autoriser des mesures de confinement renforcées au niveau local avec "des interdictions de sortie" dans des zones géographiques limitées. C’est une nouveauté dans le pays qui jusqu’ici avait une définition souple des confinements, basés largement sur l’auto-discipline et la bonne volonté.Si en France un reconfinement n’est pas pour l’heure à l’ordre du jour, le Premier ministre a néanmoins indiqué hier soir sur France 2 que "nous devons être prêts à toute opportunité". Il a également affirmé ce samedi surveiller "de très près" la situation en Catalogne et n’a pas exclu une fermeture de la frontière avec l’Espagne : "C'est un vrai sujet dont il faut que nous discutions avec les autorités espagnoles. Vous pouvez me faire confiance pour suivre ça de très près" a expliqué Jean Castex.Invités :Daniel LEVY-BRUHL - Epidémiologiste à Santé Publique FranceKarine LACOMBE - Cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-AntoineAgnès RICARD-HIBON - Urgentiste et présidente de la Société Française de Médecine d'UrgenceJean-Paul HAMON - Médecin généralisteDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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17 juillet 2020 - 01:06:11
C DANS L'AIR DU 17 JUILLET : RETRAITES, IMPÔTS, DETTE : LE CASSE-TÊTE DE CASTEXLe Premier ministre a reçu ce vendredi les partenaires sociaux pour aborder les réformes programmées pour la suite du quinquennat. Au menu : l’emploi des jeunes, l’assurance chômage, le plan de relance post-coronavirus de 100 milliards d’euros et le dossier sensible des retraites. Une première étape délicate. Le chef du gouvernement va devoir prouver qu’il est bien l’homme de la concertation comme il l’affirme depuis sa nomination à Matignon au moment où la France s’inquiète d’une accélération de l’épidémie sur son sol, et qu’un rapport de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale pointe "une dégradation des finances publiques sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale".Le choc économique, induit par la crise sanitaire, est en effet estimé "à ce stade" à environ 22 points de produit intérieur brut. La dette publique pourrait ainsi approcher les 120 % du PIB en fin d’année soit 2.650 milliards d'euros. Une dette astronomique qui interroge sur sa soutenabilité et dont on ne sait pas encore vraiment comment elle va être remboursée.Alors qui va payer la dette ? Il n’y aura pas d’augmentation des impôts a affirmé l’exécutif qui a esquissé une nouvelle méthode de calcul de l’endettement français : la distinction entre la dette Covid-19 (celle utilisée pour financer les mesures de relance et de reconversion industrielle) et, de l’autre, ce qui relève de la dégradation des comptes sociaux (le déficit de la sécurité sociale devrait approcher les 50 milliards d’euros en fin d’année).Cette idée est sous-jacente dans le plan franco-allemand de relance de 750 milliards d’euros qui est débattu à partir de ce vendredi à Bruxelles lors du sommet européen. La proposition d’émission d’une dette commune de 500 milliards d’euros au nom de l’Union européenne, remboursée par le budget européen, devant servir à des dépenses d’infrastructures dans les différents pays bénéficiaires. Sur la base actuelle de répartition, la France recevrait 39 milliards d’euros de cette enveloppe, si un accord est trouvé cette semaine au sein des Vingt-Sept. Mais pour cela d'importantes divergences vont devoir être dépassées.Les Etats dits "frugaux" - les Pays-Bas, l'Autriche, le Danemark, la Suède, et dans une moindre mesure la Finlande-, ont émis de nombreuses réserves sur le plan de soutien qui devrait profiter avant tout aux pays du Sud, Italie et Espagne en tête. Partisans d'une réduction des subventions au profit de prêts remboursables, ils réclament pour tout argent versé de solides réformes de la part des bénéficiaires. Des exigences qui font bondir les Etats du Sud, inquiets de se retrouver avec l'obligation de se soumettre à un programme imposé par d'autres, comme l'avait été la Grèce au plus fort de la crise de la zone euro, obligeant sa population à de douloureux sacrifices.Reste par ailleurs à savoir comment redresser les comptes publics du pays. Emmanuel Macron a promis mardi de ne pas recourir aux hausses d’impôts. Il ne veut pas non plus rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé dès le début de son mandat en impôt sur la rente immobilière. Pour autant un report de la suppression de la taxe d'habitation pour les 20 % de Français les plus aisés serait à l’étude mais l’arbitrage ne devrait intervenir qu’à l’automne. D’autre part, l’impôt levé pour combler le trou de la Sécu (CRDS) qui devait expirer en 2033 pourrait lui être encore prolongé, cette fois jusqu’en 2042.Mais est-ce que cela sera suffisant ? Comment rembourser la dette ? Qui va payer ?Invités :Philippe DESSERTINE - Directeur de l’Institut de Haute FinanceFrançoise FRESSOZ - Editorialiste au MondeAnne-Laure DELATTE - Chercheure au CEPIIMathieu PLANE - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et PrévisionDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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16 juillet 2020 - 01:06:13
C DANS L'AIR DU 16 JUILLET : L'ÉPIDÉMIE REPART, LE MASQUE DEVIENT OBLIGATOIRELes experts parlent de "signaux d'attention particulière", de "légère reprise" ou de "rebond" de l'épidémie en France. Dans son interview du 14-juillet le président de la République a évoqué "certains indicateurs qui remontent" en France, avec "des signes que ça repart un peu". Parmi ces signes, il y a la hausse des interventions de SOS médecins et du SAMU pour des suspicions de Covid-19. Dans ce contexte, le Premier ministre a annoncé aujourd’hui devant les sénateurs, que le décret rendant obligatoire le port du masque dans les lieux clos recevant du public entrera finalement en vigueur "la semaine prochaine". "Nous envisagions l’entrée en vigueur de ces mesures le 1er août. J’ai entendu et compris que cette échéance apparaissait tardive » a expliqué Jean Castex, avant de préciser : "dans les locaux dits professionnels, cela suppose une évolution des protocoles sanitaires régissant les activités concernées". Par ailleurs dans certains départements, comme en Mayenne où la situation est jugée "problématique" ou dans la ville de Saint-Ouen-sur-Seine en Seine-Saint-Denis où plusieurs cas ont été détectés dans des écoles, il a déjà été rendu obligatoire par décisions préfectorales.De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué ce jeudi suivre "les batteries d'indicateurs" et a parlé "de signaux faibles de reprise épidémique" dans "certains hôpitaux parisiens". L’agence régionale de santé (ARS) a évoqué également une "évolution inquiétante" en Nouvelle-Aquitaine et a appelé les habitants à "se ressaisir et appliquer rigoureusement les gestes barrières". Mais d'autres territoires comme la région PACA et la Bretagne où l’épidémie repart à la hausse sont observés à la loupe par les scientifiques.Nouveaux clusters, nombre de contaminations…Quelle est la situation actuellement en France ? Pourquoi faut-il porter un masque dans les lieux clos ? En Catalogne, le port du masque est désormais obligatoire dans tous les lieux publics, à l'intérieur comme à l'extérieur, et certains voix en France s’élèvent en faveur d'une telle décision. La France pourrait-elle également exiger le port du masque dans la totalité de l'espace public ? Enfin, dans un avis publié ce jeudi, l'Académie de Médecine alerte sur les séquelles de la maladie. Quelles sont-elles ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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15 juillet 2020 - 01:06:18
C DANS L'AIR DU 15 JUILLET : RELANCE, TERRITOIRES, SÉCURITÉ…LA FRANCE DE CASTEXEmmanuel Macron a fixé le cap, au Premier ministre d’en détailler le chemin. Jean Castex a prononcé ce mercredi devant les députés sa déclaration de politique générale. Un premier grand oral, très attendu sur du concret, vingt-quatre heures après l’intervention du président de la République qui a laissé l’opposition sur sa faim.  Masque obligatoire dans les lieux clos à partir du 1er août, relance économique, priorités aux jeunes, réforme des retraites, territoires : en renouant mardi avec l'interview télévisée du 14-Juillet, le chef de l’Etat a évoqué plusieurs mesures, mais souvent sans rentrer dans le détail. Place à Jean Castex pour décliner la feuille de route du gouvernement pour les deux années à venir, avec « une priorité absolue l’emploi », et préciser les intentions de l'exécutif sur plusieurs dossiers, à commencer par le plan de relance "industriel, écologique, local, culturel et éducatif" de 100 milliards d’euros. Autres sujets sur la table du Premier ministre : la restauration d’un haut-commissariat au plan, la mise en œuvre d’une nouvelle étape de décentralisation et une «évolution profonde de l'organisation interne de l'Etat», l’aménagement de l’Assurance chômage et l’explosive réforme des retraites, suspendue "sine die" mi-mars après son vote en première lecture à l’Assemblée nationale, via la procédure du 49–3. Mardi, le chef de l’Etat a considéré que la France ne pourrait pas faire "l’économie d’une réforme" de son système de retraites, tout en reconnaissant que le projet du gouvernement ne pourrait pas être maintenu tel qu’il était prévu avant la crise sanitaire. Alors quels sont les scénarios envisagés par l'exécutif ? Le chef du gouvernement qui recevra vendredi les partenaires sociaux a indiqué ce mercredi qu’il entendait proposer une reprise de la concertation sur la réforme du système des retraites avec en toile de fond « la fin des régimes spéciaux », et « en la distinguant de toutes mesures financières ». Avec ce premier exercice, le Premier ministre entendait préciser les mesures sociales et économiques pour faire face à la crise, avant le développement demain devant les sénateurs de la méthode Castex : : travailler davantage en concertation avec les territoires, les élus locaux et les corps intermédiaires. L’enjeu pour le chef du gouvernement avec cette déclaration de politique générale est non seulement de convaincre les Français qu'il est l'homme de la situation, mais aussi de s’imposer comme le chef de la majorité présidentielle en séduisant de l’aile gauche à l’aile droite, et peut-être au-delà.  Y est-il parvenu ? Quelle est le feuille de route du gouvernement pour les deux dernières années du quinquennat ? Quel avenir pour la réforme des retraites ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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14 juillet 2020 - 01:06:16
C DANS L'AIR DU 14 JUILLET : MASQUES, RELANCE, ÉCOLOGIE… MACRON S’EST-IL RÉINVENTÉ ?Le Président Emmanuel Macron était interrogé ce mardi 14 juillet pour évoquer les grands axes de la fin de son quinquennat. Crise sanitaire, plan de relance économique, transition écologique… Le chef de l’État a dévoilé les chantiers prioritaires de son « gouvernement des 600 jours ».Il l’avait dit pendant la crise du coronavirus : « il faut se réinventer, moi le premier ». Aussi, le Président a choisi de remercier Edouard Philippe et de nommer Jean Castex Premier ministre. « Parce que c'est une page politique de la vie du pays qui se tourne », a-t-il expliqué ce mardi. « Parce qu'on ne peut pas dire : ‘on en prend un nouveau chemin, une nouvelle méthode, un nouveau temps du quinquennat'. Et dire qu'on le fait avec la même équipe ». Parmi les membres du nouveau gouvernement, deux nominations ont crée la polémique : Eric Dupond-Moretti à la Justice et Gérald Darmanin à l’Intérieur. Le premier a tenu des propos hostiles à l’encontre du mouvement #MeToo, le second est visé par une enquête pour viol.Également interrogé sur une reprise possible de l’épidémie, il a annoncé vouloir rendre obligatoire le port du masque dans les lieux publics fermés. Les rassemblements festifs du weekend dernier, à Nice ou dans la Nièvre, avaient suscité l’indignation chez une partie des Français. « Nous serons prêts » en cas de 2eme vague, a assuré Emmanuel Macron.Sur le volet économique, le Président a averti : « nous allons avoir une augmentation du chômage massive » en raison de la crise économique. « Tous les instituts qui font référence écrivent qu'il y aura entre 800 000 et un million de chômeurs de plus à l'horizon du printemps 2021 », a-t-il déclaré. Il a annoncé « au moins 100 milliards » d'euros pour le plan de relance, en plus des 460 milliards déjà engagés depuis le début de l’épidémie. Il souhaite également mettre en place un « dispositif exceptionnel d'exonération des charges pour les jeunes ». Il a aussi exclu d'augmenter les impôts pour faire face à l'explosion des dépenses publiques. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, en charge de la relance, avait annoncé le 7 juillet dernier qu’elle serait « verte ». « Je crois à cette écologie du mieux, et pas à l’écologie du moins », a affirmé le Président lors de son interview.Dans l’intervalle, après plus de six semaines de négociations entre les syndicats et le gouvernement, les accords de Ségur ont été signés ce lundi à Matignon. Ils octroient 8,1 milliards d’euros aux personnels hospitaliers. Le Premier ministre a salué un « moment historique » pour le « système de santé ». Mais certains n’approuvent pas ces accords salariaux. Des syndicats non-signataires (CGT et SUD Santé) ont d’ailleurs appelé les soignants à un rassemblement, place de la République à Paris, en parallèle de la cérémonie.Quel est le nouveau cap du Président ? Comment relancer le pays lourdement touché par la crise sanitaire ? Les accords du Ségur seront-ils suffisants pour apaiser les tensions dans le monde hospitalier ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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13 juillet 2020 - 01:05:06
C DANS L'AIR DU 13 JUILLET : MASQUES, TESTS : L’ÉPIDÉMIE TOUJOURS SOUS CONTRÔLE ?La France a dépassé le seuil des 30 000 morts du coronavirus, vendredi 10 juillet. Ce week-end, à Nice, un concert donné sur la promenade des Anglais a créé la polémique sur les réseaux sociaux. 5 000 personnes étaient rassemblées sans distanciation sociale ni masque. « Nous regrettons que ces consignes n'aient pas été suffisamment respectées et demandons à l'État de revoir le décret qui régit les grands événements afin d'imposer le port du masque même à l’extérieur », a indiqué Christian Estrosi, le maire de Nice. L’imbroglio autour des masques est donc relancé. Faut-il les rendre obligatoires dans les espaces publics comme dans les transports ? Des rave-partys clandestines se sont également déroulées, près d’Arcachon et près de Nevers, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires. Dans une tribune, dévoilée par Le Parisien samedi 11 juillet, des médecins appellent à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux clos. « Beaucoup d’entre nous ont relâché leurs efforts depuis quelques jours ou semaines, nous voulons leur dire et leur redire, pour éviter un nouveau confinement : #MasquésMaisEnLiberté ! », pouvait-on lire. Car les signaux d’une reprise de l’épidémie sont bel et bien là. « Les consultations pour suspicion de Covid-19 augmentent depuis une dizaine de jours », a précisé Serge Smadja, secrétaire général de SOS-Médecins France, interrogé par Le Monde. +41 % dans la semaine du 29 juin au 5 juillet, soit 1 523 dans la semaine (environ 220 par jour). En déplacement en Guyane, le Premier ministre Jean Castex a déclaré que « la question de développer le port du masque est à l’étude », notamment pour les lieux clos.En Mayenne, 7 clusters ont été identifiés par l’ARS depuis le début du mois de juillet, dont 4 à Laval. Le département a été désigné comme étant « en situation de vulnérabilité modérée » par Santé publique France, rejoignant ainsi la Guyane et Mayotte. Une campagne massive de dépistage a été lancée ce lundi pour éviter un effet boule de neige. L’objectif ? Réaliser 30 000 tests. Et la question du port du masque est aussi largement discutée dans la région : le maire de Saint-Berthevin souhaite le rendre obligatoire dans les lieux publics clos et examinera en ce début de semaine la prise d'un arrêté.Quid de la situation à l’étranger ? La situation aux États-Unis est alarmante. La Floride a enregistré 15 300 nouveaux cas de coronavirus en une seule journée, ce dimanche. Un chiffre record dans un État américain. Le président Donald Trump a été vu pour la première fois avec un masque lors d'une visite officielle, dans la banlieue de Washington. Face à cette explosion dans l’Ouest et le Sud du pays, l’immunologue Anthony Fauci a sonné l’alarme. Dans un podcast du Wall Street Journal, ce dernier a expliqué qu’un nouveau confinement pourrait avoir lieu. Idem en Europe : certaines localités ont décidé de se cloîtrer à nouveau pour endiguer la pandémie. C’est le cas en Espagne. En Afrique du Sud, le gouvernement a décidé d’imposer un couvre-feu et de suspendre la vente d’alcool.Quelle est la situation en France en ce début d’été ? L’augmentation du nombre de cas de Covid en Mayenne est-elle inquiétante ? Allons-nous assister à une seconde vague ? Comment les autres pays dans le monde réagissent-ils face à la résurgence du virus ?Invités :Christophe Barbier, éditorialiste politique à l’ExpressAnne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-LouisAgnès Ricard Hibon, urgentiste et présidente de la Société française de médecine d'urgencePatrick Berche, professeur émérite en microbiologie, membre de l’Académie de médecineMartin Blachier, médecin épidémiologiste, spécialiste de Santé publiqueDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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11 juillet 2020 - 01:08:04
C DANS L'AIR DU 11 JUILLET : COVID, CRISE… LA CHUTE DE TRUMP ?Donald Trump reporte un meeting de campagne dans le New Hampshire, officiellement à cause d'une "tempête tropicale". N'essaye-t-il pas plutôt d'éviter une nouvelle polémique ? A Tulsa, le 20 juin dernier, il a fait un meeting devant plusieurs milliers de partisans. Il ne portait pas de masque. Son public aussi d’ailleurs. Résultat : deux semaines après sa venue, le nombre de cas de coronavirus a doublé dans la ville ! En 24 heures, le pays a enregistré plus de 65 000 cas supplémentaires. Pourtant, le président américain persiste à dire que cette augmentation est due à un meilleur dépistage. Les Américains sont de plus en plus critiques : 33% de la population seulement approuve sa gestion de la crise sanitaire. Sur la corde raide pour novembre ? Son adversaire démocrate Joe Biden est, en tout cas, donné favori. Et d'autres difficultés attendent Donald Trump : la Cour suprême a jugé que le procureur qui enquête sur le financement de sa campagne électorale en 2016 pouvait avoir accès à ses déclarations d'impôts. Celles-ci ne devraient néanmoins pas être dévoilées avant l’élection présidentielle. En revanche, impossible pour lui d'empêcher la parution du livre de sa nièce, Mary Trump, qui sort dans quelques jours. Déjà best-seller, ce portrait explosif porte un titre explicite : "Trop et jamais assez : comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux au monde".Dans son propre camp, l'actuel président est désavoué. Des vidéos visionnées des millions de fois discréditent son bilan et ses décisions. Derrière celles-ci, un petit groupe de stratèges républicains appelé « The Lincoln Project ». Ils se présentent comme "modérés" et veulent empêcher à tout prix sa réélection. Même s'il affectionne les réseaux sociaux, Donald Trump y est régulièrement tourné en ridicule. Sur le réseau Tik Tok, une comédienne appelée Sarah Cooper s'est rendue célèbre grâce à lui et au doublage de ses discours. En reprenant ses déclarations les plus polémiques ou péremptoires, elle en montre l'absurdité.Après la mort de George Floyd et les protestations contre le racisme à travers tout le pays, la mémoire de l’esclavage refait surface. Les militants du mouvement Black Lives Matter tentent de faire tomber les statues d’hommes d’Etat controversés. Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a ordonné de décrocher quatre portraits de confédérés dans les couloirs du Congrès américain. En Virginie, la ville de Richmond, ancienne capitale du sud esclavagiste, a commencé à déboulonner les statues de commandants de l'armée sudiste. Ce mercredi, le Mississippi a retiré le symbole confédéré de son drapeau, le dernier à arborer les couleurs des anciennes troupes esclavagistes. L’étendard a été abaissé pour la dernière fois, sous les applaudissements du public.Enlever ces symboles peut-il aider les Américains à se tourner plus sereinement vers l'avenir ? Donald Trump a-t-il encore sa chance aux prochaines élections ? Les événements de ces derniers mois vont-ils changer le visage des Etats-Unis ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
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