C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv

294 épisodes

14 septembre 2019 - 01:06:08
Invités :--Bruno JEUDY- Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »--Mathieu DELAHOUSSE-Grand reporter à « L’Obs »--Claude WEILL-Editorialiste politique à « Nice-Matin / Var-Matin »--Alix BOUILHAGUET- Rédactrice en chef de l’Emission politique sur France 2--Le jugement est tombé ce vendredi 13 septembre. Dans une salle comble, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Patrick Balkany à quatre ans de prison ferme et dix ans d’inéligibilité pour fraude fiscale. Un délit admis par le principal intéressé.Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet national financier (PNF), qui avait demandé cette peine contre "un grand fraudeur fiscal" baignant dans "un océan d’argent liquide". Au total, les sommes éludées par le couple Balkany sont estimées à plus de quatre millions d’euros d’impôts sur le revenu et la fortune. Un montant contesté par la défense. Pour justifier sa décision, le tribunal a estimé que les infractions commises ont "non seulement gravement porté atteinte à l’ordre public économique (…) mais ont aggravé la déchirure désormais ancienne du pacte républicain". Une décision qui a été assortie de la délivrance d’un mandat de dépôt, c’est-à-dire de l’incarcération immédiate du condamné. Ainsi, le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été conduit à la prison de la Santé, dans le sud de la capitale, où il a été incarcéré dans le quartier des personnes vulnérables.Les avocats de Patrick Balkany ont dénoncé une peine "inédite" et qui "bat tous les records". Ils ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel. "Le mandat de dépôt est une humiliation totalement inutile et, pour nous, insupportable", a fustigé Me Eric Dupond-Moretti. Et de poursuivre : "Jamais personne ne peut dire sérieusement que monsieur Balkany aurait tenté de prendre la fuite. Il a été présent à tous les actes de la procédure".L’épouse de l’édile de 71 ans, Isabelle Balkany, qui est également sa première adjointe, a elle aussi été condamnée à dix ans d’inéligibilité et trois ans de prison, sans mandat de dépôt – le tribunal ayant tenu compte de son état de santé au moment du procès. Elle n’y avait pas assisté, convalescente après une tentative de suicide début mai. Interviewée sur BFMTV, Isabelle Balkany dit avoir ressenti "une immense souffrance" et "une injustice" à l'annonce du jugement. La septuagénaire a confié qu’elle et son mari ont déjà commis des fautes "comme tout le monde quand nous étions jeunes élus, par ignorance,… Nous avons toujours assumé", plaidant des "circonstances familiales exceptionnelles" et affirmant que l’argent dont il est question n’est, en aucun cas, de "l’argent public".Pour le couple Balkany, qui a à son actif 30 ans de règne et dont le nom est désormais indissociable de Levallois-Perret, il s’agit là du premier des deux jugements attendus après le procès ultra-médiatique du printemps : pour le second volet, consacré aux délits de blanchiment et de corruption, le délibéré a été fixé au 18 octobre.Ce samedi, Nicolas Sarkozy, a apporté son soutien à Patrick Balkany. "J’ai une réaction personnelle et humaine. J’ai de la peine pour lui, je pense à lui. Ce n’est certainement pas quand les gens sont dans la difficulté qu’il faut les abandonner", a déclaré l’ancien chef de l’Etat. Et d’ajouter : "Je connais la règle de la vie politique et médiatique. Quand vous êtes dans la tourmente, il n’y a plus personne". La veille, sur franceinfo, Jean-François Copé estimait que "cela doit être un moment très dur" pour le couple Balkany. "Pour le reste, c’est une faute très grave qui a donné lieu à une sanction très grave et très lourde", a ajouté le maire de Meaux.Quels sont les autres dossiers judiciaires qui concernent les époux Balkany ? Patrick Balkany en prison, qui dirigera la mairie de Levallois-Perret ? Comment l’Etat lutte-t-il contre la fraude fiscale ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv- 
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13 septembre 2019 - 01:04:06
Invités :--Yves THREARD-Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »--Roland CAYROL- Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)--Fanny GUINOCHET-Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »--Gilles DANSART-Journaliste spécialiste du transport ferroviaire - Directeur de «Mobilettre »--À pied, à vélo, en trottinette ou en voiture… C’était le retour au système D ce vendredi pour les Franciliens en cette journée de grève à la RATP. Il faut dire que le mouvement a été très suivi au sein de la régie des métros et bus parisiens : dix lignes de métro fermées, les autres ne fonctionnant qu’aux heures de pointe, peu de RER, un bus sur trois en moyenne, des arrêts de travail dans toutes les fonctions, 100 % de grévistes par endroits… Il faut remonter à 2007 pour retrouver une telle mobilisation dans l’entreprise de transport qui était depuis devenue championne de la paix sociale."Si la grève est très suivie, c’est que le problème est important" a déclaré ce matin Philippe Martinez le patron de la CGT. Les salariés de la régie parisienne ne veulent pas que le gouvernement touche à leur régime spécial des retraites qui leur permet de partir en moyenne à 56 ans, contre 63 ans pour le régime général. Un avantage justifié selon les syndicats par les contraintes spécifiques et la pénibilité des missions : travail en horaires décalés, le week-end, le soir ou les jours fériés notamment. "Les grilles salariales ont été construites par rapport à ces régimes spéciaux. On démarre très bas pour terminer normalement. A partir du moment où on se retrouve comme tout le monde, on est dupés" estime Laurent Djebali, secrétaire Métro-RER de l'Unsa RATP. "Toucher à nos retraites, c’est briser un contrat social, et même un contrat moral" corrobore Jean-Christophe Delprat, délégué Sud-RATP."Un contrat ne peut pas être intangible" a affirmé, de son côté, ce matin Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites. Une réforme qui doit entrer progressivement en vigueur à partir de 2025 pour s’appliquer pleinement à partir de 2040, a expliqué pour sa part hier soir le Premier ministre. Monté en première ligne pour tenter de déminer ce dossier hautement sensible, Edouard Philippe a confirmé le lancement des consultations citoyennes avant la fin du mois de septembre, ainsi que l'ouverture d'une plateforme Internet. Cette concertation citoyenne doit durer jusqu'à la fin de l'année. Une fois cette période terminée, le texte sera rédigé, puis soumis au vote des parlementaires "d'ici l'été prochain".Mais en attendant les mobilisations vont se multiplier. Lundi prochain, un cortège composé de professions libérales (kinés, médecins, chirurgiens, avocats, etc) et de professionnels du secteur aérien, manifestera à Paris. Deux autres journées de mobilisation sont aussi déjà prévues les 21 et 24 septembre. La reprise de la concertation la semaine prochaine avec les partenaires sociaux risque donc d'être particulièrement houleuse. Alors quels sont concrètement les points qui fâchent ? Agent de la RATP, indépendants, avocats... Pourquoi certaines professions sont-elles déjà vent debout ? Quels sont les points clés de la réforme ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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12 septembre 2019 - 01:03:47
Invités :--Bruno JEUDY- Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »--Stéphane VERNAY-Rédacteur en chef délégué et Directeur de la rédaction parisienne du journal « Ouest France »--Jean GARRIGUES-Historien, spécialiste de la vie politique--Caroline MICHEL AGUIRRE-Chef du service Affaires de « L’obs »--Le président de l'Assemblée nationale a été mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d'intérêt" dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, révélée en mai 2017 par Le Canard enchaîné. Richard Ferrand est soupçonné d'avoir fait profiter sa compagne d'une opération immobilière alors qu'il dirigeait cet organisme mutualiste basé dans le Finistère. Dans la foulée, le quatrième personnage de l’Etat a aussitôt annoncé, dans un communiqué, être "déterminé à poursuivre [sa] mission" à la tête de l’Assemblée, en affirmant vouloir "poursuivre sa défense" pour "obtenir un non-lieu". "Il n’est pas question d’une démission car une instruction n’est en aucun cas une condamnation", a indiqué son entourage.Cette mise en examen n’en reste pas moins un nouveau coup dur pour le chef de l’Etat, qui avait promis d’incarner une "République irréprochable" et avait fait de l’exemplarité un de ses marqueurs de la campagne présidentielle. Depuis le début du quinquennat, plusieurs proches ou soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron ont en effet dû quitter leurs fonctions à la suite de démêlés judiciaires. Après Richard Ferrand, qui avait dû abandonner son poste de ministre en juin 2017 suite à l’ouverture de l’enquête sur cette affaire des Mutuelles de Bretagne, Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez, avaient eux aussi été contraints de quitter le gouvernement à cause de l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants parlementaires du MoDem. Hasard du calendrier, ils ont été entendus ces dernières 48 heures par la police judiciaire dans le cadre de cette affaire. Enfin en juillet dernier, l’ex-ministre de l’écologie, François de Rugy, a dû démissionner pour une polémique sur ses frais de représentation en tant que président de l’Assemblée nationale.Cette fois, c'est le président de l’Assemblée nationale en exercice qui est mis en examen, une première. Et depuis ce matin, une question se pose : peut-il rester au perchoir ? Pour l’instant ce marcheur de la première heure est un homme très largement soutenu par la macronie : il "garde la confiance" du président de la République, et en réalité c’est toute la majorité qui depuis ce matin apporte son soutien à l’ancien secrétaire général de La République En Marche. Mais dans l’opposition, les avis sont partagés. Car si aujourd’hui bien des partis, le Rassemblement national et la France insoumise prochainement, ont des batailles judiciaires en perspective qui les contraignent à l’humilité, des voix s’élèvent pour demander sa démission. "Tout ministre mis en examen devrait démissionner", a ainsi tweeté le secrétaire national du PCF Fabien Roussel dans un rappel à la règle prônée par le gouvernement. "Pourquoi cela ne serait-il pas valable pour le 4e personnage de l'Etat ?" Une règle également mise en avant par le député LFI François Ruffin exhumant des propos datant de juin 2017 de Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement, à propos de Richard Ferrand.A droite, chez les Républicains le ton est nuancé : le président par intérim Jean Leonetti a ainsi rappelé qu’une "mise en examen ne vaut pas condamnation". "C’est un des plus grands personnages de l’Etat. La décision n’appartient qu’à lui". Au Rassemblement national, l’eurodéputé et membre de la direction Nicolas Bay, lui-même mis en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs du RN au Parlement européen, a estimé que les faits reprochés à Richard Ferrand, "s’ils sont avérés, sont graves". "Pour autant, par principe, la mise en examen (…) ne peut pas en soi suffire à demander la démission d’un mandat", car a-t-il souligné, dans ce cas, "cela aboutit à donner au magistrat un poids absolument considérable et à lui permettre d’interférer dans le débat politique de manière directe".La démission de Richard Ferrand est en revanche demandée par l'association de lutte contre la corruption Anticor, qui s'est portée partie civile dans ce dossier. Pour nous, a expliqué l’avocat de l’association, "Richard Ferrand doit partir, en raison de l'équilibre des pouvoirs et de la manière dont les institutions doivent fonctionner". Il a également jugé que "cette mise en examen [allait] perturber les institutions".Alors Richard Ferrand peut-il rester président de l’Assemblée nationale ?--
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11 septembre 2019 - 01:03:47
Invités :--Dominique SEUX-Directeur délégué de la rédaction des « Echos »--Philippe JUVIN-Chef du service des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou--Mireille WEINBERG-Journaliste à « L’Opinion » en charge de la protection sociale--Caroline DE PAUW-Sociologue spécialiste des questions de santé-Directrice de l’Union Régionale des médecins libéraux des Hauts-de-France--Ni les 70 millions d’euros débloqués cet été, ni les 753 millions sur trois ans, promis lundi par Agnès Buzyn, n’ont mis fin à la crise des urgences. Six mois après le début d’un mouvement de grève inédit par sa durée - bientôt 6 mois - et son ampleur - 250 services à ce jour, la colère des personnels hospitaliers se propage. Une journée nationale d’action se déroule aujourd’hui partout en France dans les hôpitaux et une manifestation est prévue dans l’après-midi à Paris à l’appel des syndicats. Le collectif Inter-Urgences a décidé hier de poursuivre la grève, et même de l’amplifier avec le soutien des médecins.Car le plan présenté lundi par la ministre de la Santé n’a pas convaincu. Principales mesures : un nouveau "service d’accès aux soins" (SAS) pour réguler les appels aux secours, des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux, le tout financé par des crédits existants... "Nous avons vraiment fait un travail de fond. (...) La crise est aux urgences mais le problème se situe ailleurs", a affirmé Agnès Buzyn.Mais il n’y a "rien sur les ouvertures de lits, rien sur les effectifs", a déploré le président du collectif Inter-Urgences, Hugo Huon. Pour cet infirmier à l’hôpital parisien Lariboisière, il y a également un "déni des professions paramédicales" qu’Agnès Buzyn "se refuse complètement à revaloriser"."Ce plan, c’est du flan !" Il s’agit d’"une campagne de communication à destination du grand public pour faire croire qu'on va donner des moyens aux urgences", a réagi de son côté le docteur Emanuel Loeb, président de l'association Jeunes médecins. Selon lui, le plan proposé par la ministre de la Santé "va utiliser les moyens alloués à l'hôpital, qui est déjà exsangue, pour permettre à un autre service de pouvoir fonctionner". Mais "on voit mal comment déshabiller Paul pour habiller Jacques pourra améliorer de manière pérenne la situation des urgences" et de "l’hôpital dans son entièreté".Ces dernières annonces gouvernementales s’ajoutent aux dispositions comprises dans la loi santé 2022, qui doit réorganiser, entre autres, la médecine de ville pour désengorger en amont les urgences hospitalières. En vingt ans, les services d’urgences ont vu leur fréquentation doubler pour atteindre 21 millions de passages, et sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé. Depuis 2005, près de 10 milliards d’euros d’économies ont été demandées aux hôpitaux publics. Quelques crédits ont été accordés en début d’année par le ministère de la Santé, mais plus de la moitié des établissements sont aujourd’hui dans le rouge. Fermetures de lits au profit de l’ambulatoire, fermetures de maternités, heures d’attente aux urgences avec des couloirs surchargés… Les patients constatent les tensions et le malaise grandit chez les personnels hospitaliers.Alors la crise aux urgences peut-elle s’étendre ? Désormais, afin de renforcer la pression sur le ministère, les grévistes en appellent à une extension du mouvement aux autres services hospitaliers. Parallèlement, la tension monte également d’un cran dans le monde de la sécurité civile. Après avoir voté la reconduction de la grève jusqu’à fin octobre, sept syndicats de sapeurs-pompiers réunis en intersyndicale appellent à une manifestation nationale le 15 octobre à Paris. Une “marche de la colère” sera aussi organisée le 2 octobre à Paris à l’appel de l’ensemble des syndicats policiers.--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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10 septembre 2019 - 01:04:21
Invités :--Jean VIARD- Sociologue, directeur de recherche CNRS--Frédéric DENHEZ- Journaliste spécialiste de l'environnement--Arnaud GOSSEMENT-Avocat, spécialiste en droit de l’environnement--Soazig QUÉMÉNER- Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »--Le débat sur l’utilisation des pesticides dans les cultures et les distances à respecter par rapport aux habitations ne cesse d’enfler. Partout en France, de nombreux édiles emboîtent le pas du maire de Langouët, en Bretagne, en prenant des arrêtés anti-pesticides dans leur commune. Si bien que le gouvernement a décidé de lancer hier une consultation publique de trois semaines sur ce sujet.Le gouvernement, qui dit se baser sur les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), propose d'instaurer des distances minimales entre les champs d'une part et les habitations et bâtiments publics d'autre part. Annoncé samedi par les ministres de l'Agriculture, de l'Environnement et de la Santé, ce "nouveau dispositif d'encadrement" définit des zones " zéro pesticide" à géométrie variable : pas d'épandage de "substances les plus dangereuses" et de produits phyto sur les cultures hautes (vignes, arbres fruitiers, etc.) à moins de 10 mètres d'une habitation et rien sur les cultures basses (céréales) à moins de 3 mètres. Ces distances minimales pourraient néanmoins être assouplies localement s'il est fait usage de matériels permettant d'épandre au plus près des plantes. Des chartes devraient fixer seuils de tolérance, département par département, après concertation avec les agriculteurs, les associations et les élus. Toute cette démarche a été couchée dans un projet de décret dont le contenu fait l'objet de la consultation publique qui vient de s'ouvrir. L'objectif est d'être opérationnel au 1er janvier 2020.Mais ce n'est pas gagné. Car c’est peu de dire que les organisations de protection de l’environnement et les maires qui ont pris des arrêtés antipesticides sont déçus. "Cinq ou dix mètres ne représentent absolument pas une distance susceptible de réduire de manière significative l'exposition des riverains aux pesticides", dénonce ainsi Générations Futures. Selon l’ONG, le rapport de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses), sur laquelle le projet de réglementation a été calé, se réfère à un mode d'évaluation de l'exposition à ces substances empreint "de fortes faiblesses". Il se fonde sur des "données vieilles de plus de 30 ans". "Quand j'ai appris ça, je pensais que c'était une fake news et que ce n'était pas sérieux ! Cette proposition n'est pas croyable", a réagi pour sa part le maire de Langouët. De son côté, le journaliste et fondateur du mouvement des coquelicots, Fabrice Nicolino s’est dit "profondément révolté". Pour cet auteur d’un livre enquête sur les pesticides, intitulé Le crime est presque parfait, "l’Agence nationale de sécurité sanitaire fait partie du lobby des pesticides" et "cette consultation est un cadeau de plus à la FNSEA".Mais le projet de réglementation ne réjouit pas davantage les agriculteurs, défavorables à la création de zones d'interdiction des pesticides. "Il existe d'autres moyens. Il y a de nouvelles techniques, des haies, des murs, des filets brise-vent pour éviter les dérives dans l'atmosphère" a estimé Christian Durlin, vice-président de la commission environnement de la FNSEA. Ce dernier incite également les exploitants à participer massivement à la consultation en ligne pour "faire comprendre leur métier".Alors faut-il appliquer une distance entre les champs où sont utilisés des pesticides et les habitations ? Les Français ont trois semaines pour donner leur avis sur les sites des ministères de la Santé, de la Transition écologique et de l'Agriculture. Les résultats devraient être centralisés et dépouillés au ministère de la Transition écologique et solidaire, en vue d'un arbitrage définitif fin novembre, avant la publication du décret prévu pour le 1er janvier 2020.--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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9 septembre 2019 - 01:03:39
Invités :--Pierre SERVENT-Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense--Thomas GOMART-Historien, Directeur de l'Institut français des relations internationales--Sylvie KAUFFMANN-Editorialiste au Monde--Jean-Dominique MERCHET-Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie--"Il faut repenser notre lien avec la Russie" et "dépasser les malentendus". Fin août, Emmanuel Macron avait donné le ton. Le président de la République a tout d’abord accueilli Vladimir Poutine au Fort de Brégançon (Var), avant de multiplier les déclarations, notamment en marge du G7, affichant sa volonté de rapprochement avec Moscou. "Nous et la Russie sommes l’Europe. Il nous faut construire un agenda de confiance avec la Russie, bâtir une stratégie spatiale, sur le cyber, avec elle. Depuis cinq ans, ce grand pays a pris une place inédite dans certains conflits. Il a maximalisé ses positions en Libye, en Syrie et en Afrique", avait insisté le chef de l’Etat.Désormais, la France va tenter de concrétiser ce regain de chaleur. Ce lundi 9 septembre, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, respectivement ministre français des Affaires étrangères et ministre de la Défense, se rendent à Moscou pour rencontrer leurs homologues russes dans le cadre d’une réunion du Conseil de coopération. Une première depuis cinq ans et l’invasion du Donbass ukrainien ainsi que l’annexion de la Crimée par la Russie, qui a replongé le monde dans un parfum de Guerre froide. La France veut tourner la page des sanctions. "Depuis 2014, il n’y a pas eu d’avancées. On est sur un statu quo stérile", a estimé Jean-Yves Le Drian. Au coeur des discussions, plusieurs dossiers épineux : Syrie, Iran, Centrafrique et surtout l’Ukraine.Mais ce Conseil de coopération franco-russe doit prendre en compte une nouvelle donne : L’échange de prisonniers, qualifié de "massif", entre Moscou et Kiev qui a eu lieu samedi et qui pourrait être le prélude à une relance des négociations dans ce dossier complètement gelé depuis les accords de Minsk en 2015. Ce rendez-vous sera aussi scruté de près par Washington. "Les Russes doivent changer de comportement. Nous ne pouvons pas ignorer les dernières années au cours desquelles la Russie a envahi la Géorgie, a annexé la Crimée, occupé des morceaux d’Ukraine, menacé les pays baltes et mené des patrouilles agressives le long des côtes américaines ou de pays alliés comme la Corée du Sud et le Japon", a lancé devant la presse Mark Esper, le secrétaire américain à la Défense, qui était reçu samedi à Paris par Florence Parly. Par ailleurs, la réouverture d’un canal de dialogue entre la France et la Russie est, sans doute, également une bonne nouvelle pour Vladimir Poutine. Car avec la perspective de la levée des sanctions européennes, le président russe pourrait sortir de son isolement diplomatique. Lui qui doit également faire face à des contestations au niveau national.Après un été de manifestations pro-démocratie durement réprimées, les Russes se sont rendus aux urnes ce dimanche pour élire leurs représentants locaux et régionaux. Selon les résultats provisoires donnés par les agences de presse russes, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins, les candidats soutenus par les autorités ont perdu dans au moins 20 des 45 districts de Moscou. Ils contrôlaient jusqu’à présent 38 sièges au Parlement. Un véritable revers donc pour le parti de Vladimir Poutine. Ces élections marquent aussi la victoire de la stratégie du principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, qui avait appelé à "voter intelligent", c’est-à-dire à soutenir les candidats les mieux placés pour battre ceux affiliés au pouvoir.Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il souhaité la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Ailleurs en Europe, comment le rapprochement franco-russe est-il perçu ? Quelles conséquences après ce revers électoral majeur pour le Kremlin ?--
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7 septembre 2019 - 01:04:57
Du jamais vu depuis six ans. Depuis la mi-août, l’once d’or (31 grammes environ) a atteint des sommets, autour de 1 500 dollars (soit 1 356 euros). Le cours du métal jaune s’est apprécié de plus 19% depuis le 1er janvier et même de plus 27% sur 12 mois.Une flambée telle qu’en début d’année, l’or était la quatrième solution d’épargne privilégiée par les Français après la pierre, l’assurance-vie et le dépôt d’argent, rapporte le site Capital.fr qui précise que les Français auraient le record mondial de la détention d’or. « 16% des Français déclarent posséder ou avoir possédé de l’or sous forme de pièces et lingots et cela concerne toutes les catégories sociales. Et ce n’est pas tout, puisqu’on estime que les particuliers français détiennent actuellement 3 000 tonnes d’or. Ce bas de laine en or représente un potentiel de 105 milliards d’euros détenu par les particuliers, et dans toutes les couches de la population : les ouvriers (13%), les employés (17%), les cadres (20%) », expliquait l’économiste Marc Touati au média spécialisé.Comment s’explique cette envolée du cours de l’or ? Tout simplement par le fait que le refuge dans la valeur or est un grand classique durant les périodes d’incertitudes économiques et politiques. Et dernièrement les facteurs d’inquiétudes ne manquant pas : guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, le Brexit en zone euro, ralentissement de l’économie chinoise et allemande, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient...Les cours de l’or sont également soutenus par les achats réguliers des banques centrales qui cherchent à sécuriser leurs réserves de change. Selon le World Gold Council (WGC), les banques centrales, Chine et Russie en tête, ont acheté plus de 374 tonnes d’or sur les six premiers mois de l’année, du jamais-vu en au cours des vingt dernières années. Mais le moteur le plus puissant pour les cours de l’or est certainement la dégringolade des taux d’intérêt, alimentée par les banques centrales qui cherchent par tous les moyens à relancer la croissance faiblissante.Est-ce le bon moment pour investir dans l’immobilier ? Les banques sont-elles les grandes perdantes de la conjoncture actuelle ? La baisse continue des taux d’intérêt annonce-t-elle une catastrophe économique ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 septembre 2019 - 01:04:00
Après l'accalmie observée au sommet du G7 à Biarritz, l’escalade reprend entre les Etats-Unis et l’Iran. Mercredi, quelques heures après le rejet américain du plan français de médiation, le président de la République islamique a annoncé à la télévision d’Etat avoir "donné l’ordre" à l’Organisation de l’énergie atomique iranienne "de prendre toutes les mesures nécessaires en matière de recherche et de développement, et d’abandonner tous les engagements en place dans ce domaine", de façon à doter son pays de tout ce dont il a "besoin pour l’enrichissement" de l’uranium.Hassan Rohani a précisé enclencher la "troisième phase" du plan de réduction des engagements en matière nucléaire, car "nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions", dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France afin d’éviter que l’accord international sur le nucléaire, conclu en 2015 à Vienne, ne vole en éclats. Peu avant, à Washington, Brian Hook, "Monsieur Iran" au sein de l’administration Trump, avait exclu toute "dérogation" aux sanctions des Etats-Unis contre l’Iran pour faciliter l’octroi d’une ligne de crédit à Téhéran, dans le cadre de cette médiation française.L’accord de Vienne est menacé depuis que les Etats-Unis présidé par Donald Trump en sont sortis unilatéralement en 2018, avant de rétablir des sanctions économiques drastiques contre l’Iran, avec pour objectif de le forcer à renégocier un accord plus contraignant. Asphyxié par la politique américaine de "pression maximale", l’Iran a, à son tour, depuis mai fait monter la pression, en revenant sur certaines restrictions imposées à leur programme nucléaire (augmentation des stocks d’uranium enrichi au-delà de la limite fixée par l’accord de Vienne, enrichissement de ce minerai à un niveau prohibé par ce texte, soit plus de 3,67 %).Mais cette fois, l’Iran, dont l’économie est entrée dans une violente récession, durcit le ton. Avec cette troisième phase dont les détails seront précisés demain, le pays pourrait se placer clairement et délibérément en infraction de l’accord international. Un projet auquel l'Union européenne l'a sommé jeudi de renoncer. Pour Paris aussi, "l'Iran doit s'abstenir de toute action concrète non conforme à ses engagements, susceptible de nuire aux efforts de désescalade". "La France a engagé des efforts en vue d'une désescalade des tensions" et "des portes se sont entrouvertes", a précisé la porte-parole des du ministère des Affaires étrangères.Les diplomates français ne désespèrent pas de sauver leur médiation, mais cette affaire illustre bien la difficulté de négocier dans ce dossier hautement sensible. Aux États-Unis et en Israël, les opposants à tout relâchement dans la "pression maximale" exercée contre l’Iran sont très actifs. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réclamé jeudi plus de "pression" sur Téhéran. "Ce n'est pas le moment de tenir des pourparlers avec l'Iran, c'est le moment d'accroître la pression" sur la République islamique, a-t-il souligné.Alors jusqu’où ira l’escalade entre les Etats-Unis et l’Iran ? Quel rôle joue la France dans tout ça ? Enfin quelle est la capacité nucléaire de l'Iran aujourd'hui ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 septembre 2019 - 01:03:47
C DANS L'AIR DU 5 SEPTEMBRE : MUNICIPALES : VILLANI DÉFIE LA MACRONIELes élections municipales approchent et les candidats sortent du bois. Dans la capitale, le député-mathématicien Cédric Villani, resté silencieux tout l’été, a finalement mis fin, hier soir, au faux suspense qui planait sur sa décision : il sera candidat à la mairie de Paris. Au grand dam de Benjamin Griveaux, l’ancien porte-parole du gouvernement, que le parti présidentiel a officiellement mis sur orbite en juillet dernier au terme d’un grand oral devant une commission d’investiture. Un processus "vicié" avait alors dénonçé Cédric Villani.Quelques semaines plus tard, le Médaillé Fields (l’équivalent du prix Nobel de mathématiques) a fait ses calculs et a décidé de se lancer dans la bataille. Face à la maire sortante Anne Hidalgo, il y aura donc deux députés marcheurs aux municipales de mars prochain. Un duel fratricide qui pourrait coûter cher à LREM quand on sait l’enjeu que représente la mairie de Paris.Mais pour l’heure, si cette dissidence irrite les cadres du parti, qui craignent que cette fronde soit imitée dans d'autres communes de France, LREM a décidé de ne pas exclure Cédric Villani du mouvement. Interrogé sur ce point ce jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe est resté particulièrement prudent, affirmant n’avoir jamais été "à titre personnel" favorable aux "sanctions" dans les partis. Le chef du gouvernement a également adressé un message très clair à tous les ministres qui lorgnent sur une municipalité. "La règle selon laquelle lorsque l'on est ministre on ne peut pas cumuler sa fonction de ministre avec la tête d'un exécutif local restera valable", a-t-il déclaré. Il leur faudra donc "déterminer si oui ou non ils veulent rester membre du gouvernement ou si oui ou non ils choisissent d'exercer des fonctions à la tête de l'exécutif auquel ils auraient été élus". Le chef du gouvernement a par ailleurs indiqué que les ministres ou secrétaires d'Etat concernés pourront rendre publiques leurs velléités à partir de janvier.En attendant, les municipales occupent déjà beaucoup les états-majors politiques, Emmanuel Macron compris, qui arbitre les investitures dans les grandes villes. Et il n’y a pas qu’à Paris que les choses s’avèrent complexes. Ainsi à Bordeaux, Rennes, Toulouse ou encore Marseille, le choix des candidats suscite de nombreuses frictions, entre La République en marche, en quête d’ancrage local, et son allié le MoDem. Quand à droite, de nombreux élus locaux macron-compatibles cherchent leur place.Alors quels sont les enjeux des prochaines municipales ? Cédric Villani a-t-il ses chances ? Son duel avec Benjamin Griveaux à Paris sèmera-t-il la zizanie au gouvernement et dans la majorité ? Quelle stratégie pour LREM ? La politique se joue-t-elle désormais hors ou dans les appareils ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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4 septembre 2019 - 01:04:01
Depuis trois ans, les rebondissements se succèdent au Royaume-Uni, mais ce n’est rien à côté de la guérilla parlementaire qui se déroule à Westminster, le cœur de la démocratie britannique. Hier, en plein discours du Premier ministre britannique, Philippe Lee, député conservateur et ancien ministre de la Justice, est allé s’assoir à côté des libéraux-démocrates. Au même moment, il annonçait sa démission du parti conservateur, l’accusant d’être "infecté par le populisme et le nationalisme anglais". Il faisait ainsi perdre à Boris Johnson sa majorité d’une seule voix.Un show à l’anglaise qui s’est poursuivi un peu plus tard avec l’adoption d’une motion trans-partisane, soutenue par un groupe de conservateurs rebelles, qui a mis en échec le Premier ministre. Cette motion autorise le Parlement à voter aujourd’hui une législation l’obligeant à aller demander un report du divorce avec l’Union européenne (UE), si aucun accord n’est conclu avant le 31 octobre, date prévue du Brexit.Une humiliation pour Boris Johnson qui a décidé d’exclure ce mercredi du parti conservateur les membres de sa majorité qui se sont opposés à lui. 21 élus qui ont préféré rejoindre une alliance trans-partisane et renoncer à leur étiquette plutôt que de voir leur pays prendre le chemin d’un Brexit sans accord. Parmi eux figurent de nombreuses personnalités importantes, dont le petit-fils de Winston Churchill, Nicholas Soames, et le doyen de la Chambre des communes Kenneth Clarke. Ancien ministre sous Margaret Thatcher, John Major et David Cameron, celui que certains surnomment "le Premier ministre que nous n’avons jamais eu" a expliqué hier avant de faire ce choix : "la stratégie du Premier ministre est donc clairement de faire en sorte que nous sortions de l’UE sans accord. Peut-il confirmer à la Chambre que dans ce cas, nous entrerons dans un cycle de plusieurs années de négociations difficiles avec l’UE et le reste du monde ?" Boris Johnson avait alors baissé la tête et murmuré une réponse inaudible.Désormais mis en minorité, Boris Johnson compte faire voler en éclats le Parlement actuel. Ce mercredi, il a proposé à la Chambre des communes de voter sur la tenue de nouvelles élections. Des élections législatives anticipées qui pourraient avoir lieu le 15 octobre prochain si deux tiers des députés se prononcent ce soir pour. Cependant pour l’heure, le parti travailliste (la principale force d’opposition) ne semble guère convaincu par la bonne foi du Premier ministre. "Nous ne votons pas ce mercredi pour organiser des élections. Nous ne danserons pas avec Boris Johnson car s’il affirme qu’elles se tiendront bien le 15 octobre, personne ne peut le croire", a par exemple affirmé le député du Labour Keir Starmer.Alors se dirige-t-on vers un brexit dur ou un nouveau vote ? Jusqu’où ira la crise au Royaume-Uni ? Quelles conséquences pour l’Europe ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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3 septembre 2019 - 01:03:55
Elles s'appelaient Céline, Sarah, Maguy, Clothilde, Eliane, Marianne…101 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint depuis le début de l’année d'après le compteur que tient à jour le collectif "féminicides par compagnons ou ex". Lundi, l’histoire d’une dame âgée de 92 ans, retrouvée rouée de coups dans le Tarn, étant venu s'ajouter à ce triste décompte, à la veille de l'ouverture du "Grenelle des violences conjugales".Annoncé par la secrétaire d'État Marlène Schiappa début juillet, ce grand chantier est lancé par le gouvernement ce mardi 3 septembre 2019, en écho au 3913, numéro national d’écoute destiné aux femmes victimes de violences. Objectif : réunir à Matignon différents ministères (Justice, Intérieur, Santé, Education…), responsables associatifs et proches des victimes. En parallèle, 91 réunions auront lieu partout en France sous l’égide des préfets pour faire reculer les violences physiques ou sexuelles dont sont victimes chaque année plus de 220 000 femmes. Ce grand raout doit durer jusqu’au 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.Que faut-il en attendre ? Cet exercice demande un "travail collectif", a estimé ce mardi le Premier ministre, Édouard Philippe, qui a d’ores et déjà annoncé plusieurs mesures pour répondre à l'urgence : création de 1000 hébergements d’urgence, lancement d’un audit dans 400 commissariats pour améliorer l’accueil des victimes, mise en place prochaine du bracelet électronique pour les hommes violents ou encore "suspension de l’autorité parentale de plein droit en cas d'homicide volontaire par le conjoint"."Ce qu'on attend, c'est des résultats", avait martelé lundi Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, lors d'une conférence de presse réunissant une dizaine d'associations mobilisées sur le sujet. Au vu de l’ampleur dramatique du nombre de féminicides, ces dernières réclament du concret, et vite. Avec un exemple en tête, l’Espagne.Ainsi les militantes demandent depuis des semaines la création, avant la fin de l'année, d'au moins 2 000 places d'hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l'école, et la création d'instances judiciaires spécialisées. Elles préconisent également de mieux former les policiers et gendarmes appelés à recueillir les plaintes des femmes victimes, afin d'éviter que celles-ci se voient éconduire ou répondre que porter plainte "ne sert à rien".Mais l'une des questions cruciales reste celle des moyens financiers. Marlène Schiappa a annoncé la semaine dernière la création d'un fonds spécial, baptisé "fonds Catherine", doté d'un million d'euros à destination des associations locales de terrain. Le chef du gouvernement vient d’annoncer une enveloppe supplémentaire de 5 millions d’euros. Mais les structures mobilisées sur le sujet souhaitent que l'événement débouche sur un "plan Marshall" doté d'"au moins" 500 millions, voire un milliard d'euros". D’après un rapport publié fin 2018 par le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes 506 millions d'euros au minimum (1,1 milliard pour l'hypothèse haute) seraient nécessaires chaque année pour prétendre lutter efficacement contre les violences conjugales. Le budget actuel est estimé par le HCE à 79 millions d'euros. Alors comment lutter contre les violences faites aux femmes ? Pourquoi la France n'y arrive-t-elle pas ? L'Espagne apparaît comme un modèle à suivre. Qu'en est-il vraiment ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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2 septembre 2019 - 01:04:13
Si Emmanuel Macron et le gouvernement ont déjà effectué leur premier Conseil des ministres le 21 août dernier, le calendrier va s’accélérer cette semaine, marquée par la rentrée scolaire, le Grenelle des violences faites aux femmes et un séminaire gouvernemental mercredi pour "aborder en profondeur" l’agenda des réformes à venir. Au menu de cette réunion présentée par l’Elysée comme le véritable coup d’envoi de l’acte II : des arbitrages budgétaires, les grands projets de loi examinés au Parlement (lois bioéthiques comprenant la PMA pour toutes, loi anti-gaspillage...) et la réforme des retraites.Le chef de l’Etat a demandé à ses ministres de garder "beaucoup de détermination" à réformer le pays tout en ayant "le souci constant de la concertation et du respect des différentes parties prenantes". Dans cette perspective, les partenaires sociaux seront reçus par le Premier ministre à Matignon jeudi et vendredi pour déminer la déjà controversée réforme des retraites, tandis qu’un processus de "concertation citoyenne" doit être lancé à l’automne. Mais FO et la CGT ont déjà appelé à descendre dans la rue, respectivement le 21 et le 24 septembre.Autre dossier sensible : l’éducation. Deux mois après la crise inédite autour du bac, le ministre de l’Education nationale tente de renouer le lien avec les enseignants et les syndicats, promettant écoute et concertation. Mais cette volonté de faire retomber la pression laisse sceptiques certaines organisations syndicales. "On est inquiets", a confié ainsi à France info Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, "les motifs de mobilisation qui existaient l'année dernière n'ont pas miraculeusement disparu pendant l'été". D’ailleurs de nombreux enseignants du secondaire étaient en grève ce lundi de rentrée ou refusent d'endosser le rôle de professeur principal pour protester contre la réforme du lycée et du baccalauréat qui doit être mise en œuvre cette année.A l’hôpital également, la torpeur de l'été n'a pas eu raison de la mobilisation des services d'urgences. Quasiment six mois après le début du mouvement initié à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, le nombre de services en grève n'a cessé d'augmenter pour atteindre une ampleur inédite. Le collectif Inter Urgences prédit même 250 services d'urgences mobilisés sur 474 touchés par la grève des personnels paramédicaux (infirmières et aides-soignantes) d'ici la fin de semaine. Soit plus d'un service sur deux. Du jamais-vu. Et pour compliquer les choses, voilà que les médecins urgentistes restés à l'écart menacent d'entrer dans la danse si des moyens ne sont pas dégagés dans le prochain budget alloué à la santé. Ce lundi, syndicats d'urgentistes et collectif des grévistes se retrouvent pour envisager des actions communes.Mobilisés depuis fin juin, les pompiers professionnels ont eux aussi prolongé leur mouvement de grève, jusqu’à fin octobre. Ils dénoncent les "sous-effectifs, sur-sollicitations professionnelles et violences" à leur encontre. Enfin, si les "gilets jaunes" ont été moins actifs pendant l’été, ils ont aussi promis un "septembre noir" au gouvernement avec une nouvelle journée d'action déjà prévue le 7 septembre à Montpellier, dans l’Hérault, pour "l’acte 43" du mouvement.Retraites, hôpitaux, écoles, pompiers, gilets jaunes... Alors, à quoi faut-il s'attendre sur le front social en cette rentrée ? Quels sont les prochains chantiers de réforme du gouvernement ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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31 août 2019 - 01:05:59
Invité :- -NICOLAS BOUZOU-Economiste – Cabinet de conseil « Asterès »--FLAVIEN NEUVY-Economiste, directeur de l’Observatoire Cetelem--CHRISTINE KERDELLANT-Directrice de la rédaction de « L’Usine nouvelle »- -ERIC CHAMPARNAUD- Economiste, président de « C-WAYS »--Entre la question de l’ouverture le dimanche, la multiplication des caisses automatiques, l’évolution de la consommation et le développement du commerce en ligne, la grande distribution est un secteur en profonde remise en question.Un de ses plus grands groupes, Carrefour, va tenter de se relancer via le discount, un an après avoir fermé l’intégralité de ses magasins « low-cost » Dia. Carrefour va importer son concept de supermarché discount Supeco, que le groupe a lancé en Espagne en 2012. « Ce sera un concept adapté au marché français, avec un modèle hybride, entre le supermarché traditionnel et le cash & carry [point de vente en gros] qui associe des prix bas avec des bons produits », a affirmé un porte-parole de Carrefour au journal Le Monde. Le premier Supeco français ouvrira ses portes le 4 septembre à Valenciennes.Si Carrefour relève un peu la tête, le groupe est toujours en crise et 3.000 départs sont prévus dans les magasins estampillés Carrefour. C’est pourquoi le groupe teste, en parallèle du lancement de Supeco, trois nouveaux modèles de magasins : Essentiel, axé sur le discount et le libre-service ; Rebond, qui concerne 39 magasins en perte d’activité ; et enfin Next, qui mise sur une simplification du parcours client et un plus grand cloisonnement entre la section alimentaire et la partie "expert", qui pourra être consacrée à l’animalerie ou la beauté.Le groupe Casino, lui aussi en difficulté financière, a décidé d’ouvrir un de ses hypermarchés Géant Casino le dimanche après-midi sans aucun caissier en magasin et donc uniquement avec des caisses automatiques. Salariés et syndicats se sont indignés contre cette expérimentation faite à Angers, qui a même fait réagir le maire LR de la ville, Christophe Bechu, qui a déclaré sur Twitter : «Qu’une grande surface veuille ouvrir le dimanche après-midi relève d’un non-sens économique et social. Cette décision participe à une surenchère dont personne ne sortira gagnant, car une société déshumanisée n’a pas d’avenir.» Invitée de BFM Business, la secrétaire d’Etat à l’Economie Agnès Pannier-Runacher a pour sa part déclaré qu’on ne pouvait « pas ignorer les évolutions de la consommation » mais aussi qu’un équilibre devait être respecté « entre indépendants et grandes surfaces d'une part, et d'autre part de entre physique et digital, parce que le digital, c'est ouvert tout le temps ».Amazon est allé encore plus loin avec sa boutique Amazon Go, située à Seattle (ville dans laquelle la firme a son siège social). Destiné à l’origine aux salariés de l’entreprise, Amazon Go permet au client de faire ses courses sans passer en caisse grâce aux caméras et capteurs présents sur les étagères de produits. Et Amazon envisagerait d’ouvrir 3.000 magasin de ce type aux Etats-Unis d’ici 2021.Ces magasins d’un genre nouveau vont-ils se généraliser ? Faut-il s’inquiéter de la disparition progressive du métier de caissier ? Doit-on lutter contre cette forme de progrès ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv- 
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30 août 2019 - 01:06:01
Invités :--Christophe BARBIER-Editorialiste à « L’Express »--Pierre-Emmanuel BEGNY-Maire de Saâcy-sur-Marne--Perrine TARNEAUD-Directrice de l’information de Public Sénat--Jean GARRIGUES- Historien, spécialiste de la vie politique--La liste des élus qui mènent la fronde contre les phytosanitaires s'allonge. Ce mardi, le maire de Val-de-Reuil Marc-Antoine Jamet a signé un arrêté contre l'épandage de pesticides à moins de 150 mètres des lieux de vie. À Parempuyre, la maire Béatrice de François vient aussi de prendre un arrêté interdisant "formellement" les produits phyto-pharmaceutiques "à moins de 100 mètres de toute habitation ou espace public". Au total, une vingtaine d’élus ont décidé d’interdire l'usage des pesticides sur une partie de leur commune, et ce malgré la suspension mardi de l’arrêté pris par le maire de la petite ville de Langouët, dans le Finistère, au motif que cette décision ne relevait pas de la compétence du maire.Une décision qui laisse "perplexe" l’élu Daniel Cueff. "On a d’un côté des annonces du président de la République et de la ministre de l’Ecologie qui disent que le maire de Langouët a raison, qu’il faut prendre des arrêtés pour protéger la population des pesticides de synthèse. Et dans le même temps, ce même gouvernement saisit le tribunal administratif pour supprimer un arrêté dont on nous dit que ce sera la loi demain. On me dit donc que j’ai à la fois raison et à la fois tort, c’est un peu complexe à comprendre. Mais le fait est que l’Etat m’empêche aujourd’hui de protéger ma population, c’est grave" a déclaré l’édile bien décidé à faire appel de cette décision.Alors de quels pouvoirs dispose un maire ? Quelle est la situation actuelle de premier édile en France ? S’ils sont de plus en plus nombreux à monter en première ligne dans le dossier des pesticides ou à refuser la pose des compteurs Linky dans leur commune, dans nos campagnes beaucoup d’édiles sont surtout en colère et fatigués. Car tous font le même constat, le manque de moyens, l’accroissement des normes et des lois, la centralisation de la prise de décision à Paris, un transfert des compétences aux communautés de communes rendent le travail de plus en plus difficile.Être élu aujourd’hui est loin d’être un long fleuve tranquille et de nombreux maires se disent également inquiets devant la recrudescence des violences : en 2018, 361 maires et adjoints ont été victimes d’atteintes volontaires à l’intégrité physique, selon une note du ministère de l’intérieur révélée le 11 août par le Journal du dimanche (JDD). Après la mort tragique du maire de Signes, dans le Var, cet été, le Sénat a envoyé un questionnaire aux élus pour recenser les agressions et les violences dont ils sont victimes. Une plateforme en ligne a aussi été mise en place pour qu'ils puissent répondre à plusieurs questions d'ici le 15 septembre prochain. De son côté, le ministre des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu s’est rendu ce vendredi à Saubens où le maire a été victime d’une agression, en juillet dernier, pour faire "acte de solidarité". En septembre, il présentera un projet de loi visant à répondre au mal-être des édiles qui seraient nombreux à vouloir à ranger l’écharpe tricolore au placard. Selon une enquête de l’Observatoire de la démocratie de proximité, un maire sur deux ne souhaiterait pas se représenter lors des prochaines élections municipales en mars prochain.Le maire est souvent cité comme l’élu préféré des Français, cependant la fonction ne fait plus rêver. Pourquoi ? C’est quoi être maire aujourd’hui ? Enfin que prévoit la refonte de la fiscalité locale lancée par l’exécutif ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv- 
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29 août 2019 - 01:06:08
Invités :--Patrick MARTIN-GENIER-Enseignant en droit public-Auteur de « L’Europe a-t-elle encore un avenir ? »--Philip TURLE-Journaliste, chroniqueur britannique pour France 24--Pauline SCHNAPPER-Professeure de civilisation britannique-Auteure de « Où va le Royaume-Uni ? Le Brexit et après »--Marc EPSTEIN-Rédacteur en chef du service Monde à « L'Express »--Le Royaume-Uni est en ébullition. Mercredi, le Premier ministre Boris Johnson a décidé de suspendre le Parlement britannique entre le 9 septembre et le 14 octobre, deux semaines avant la sortie prévue de l'Union européenne, provoquant un tollé général. Députés et responsables politiques de tous bords ont estimé antidémocratique cette manœuvre destinée à faire passer un Brexit sans accord. Le speaker de la Chambre des communes, John Bercow, a ainsi qualifié la démarche du Premier ministre d’"outrage constitutionnel". La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a traité Boris Johnson de "dictateur au petit pied" et a appelé les députés à se rassembler pour contrer cette décision sous peine de voir "cette date rester dans l’histoire comme un jour sombre pour la démocratie britannique". L’opposition crie au coup d’Etat déguisé et évoque le dépôt d’une motion de défiance contre le gouvernement. Des manifestations spontanées de citoyens indignés ont eu lieu hier soir dans plusieurs grandes villes et une pétition de protestation a rassemblé plus d’un million de signatures en quelques heures.La procédure dont se prévaut Boris Johnson est néanmoins légale : la reine Elizabeth a d’ailleurs apposé son sceau royal au bas de la lettre décrétant la prorogation du Parlement pendant cinq semaines. Même si, une fois encore, nul ne sait ce qu’elle pense de ce nouveau rebondissement dans la saga du Brexit qui plonge un peu plus la Grande-Bretagne dans la crise et l’incertitude.Décrié jusque dans son camp, Boris Johnson justifie sa décision par la nécessité de "ne pas attendre jusqu’au Brexit pour mettre en œuvre nos plans pour faire avancer ce pays" et assure qu'il y aura "amplement le temps" pour les députés de discuter du Brexit. "La première chose que nous ferons, c'est légiférer pour essayer d'empêcher ce qu'il fait", a indiqué Jeremy Corbyn, chef de l'opposition travailliste. Les députés ont jusqu'au 9 septembre pour trouver une solution.Alors la manœuvre de Boris Johnson va-t-elle se retourner contre lui ? En quoi cette décision est inquiétante ? La reine pouvait-elle refuser de signer la prorogation ? Quel avenir pour le Royaume-Uni ?Alors que la bataille entre Boris Johnson et les députés est engagée, en Italie une coalition chasse l’autre. Hier le Mouvement 5 étoiles a conclu un nouvel accord avec le Parti démocrate prévoyant la reconduction de Giuseppe Conte, à la tête de l'exécutif. On se dirige donc vers un gouvernement de centre gauche à Rome qui vient dynamiter la stratégie de Matteo Salvini. En août, le chef de la Ligue et ministre de l’Intérieur avait fait exploser la coalition de gouvernement pensant pouvoir ainsi provoquer des élections qu'il s'imaginait gagner et, du même coup, exercer la présidence du Conseil. Décidées à faire barrage à l’extrême droite, les deux formations ont finalement trouvé un accord de gouvernement. Elles doivent maintenant mettre sur pied un programme et une nouvelle équipe gouvernementale.--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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28 août 2019 - 01:06:12
Invités :- -FRANCOIS CLEMENCEAU-Rédacteur en chef au « JDD » en charge de l’actualité internationale--CHRISTOPHE VENTURA-Directeur de recherche à l’ « IRIS », spécialiste de l’Amérique latine--JULIETTE DUMONT-Historienne, spécialiste de l’Amérique latine--DANILO ROCHA LIMA-Journaliste brésilien, ancien reporter pour RFI--Alors que des milliers de feux continuent de toucher la forêt amazonienne, le Brésil a fini par entrer en action. 43 000 militaires basés dans la région sont maintenant mobilisés pour aider les pompiers qui s’activent dans les Etats concernés à lutter contre le feu. Mais jusqu’à présent l’action humaine est peu opérante contre ces "mégafeux" souvent difficiles d'accès. Près de 5000 ont été comptabilisés uniquement sur les cinq derniers jours et "beaucoup d'experts redoutent qu'il s'agisse d'un tournant décisif" pour la plus grande forêt tropicale au monde, a estimé ce mercredi le patron de l'Organisation internationale pour les bois tropicaux (Itto), appelant le monde à redoubler d'efforts pour sa sauvegarde.Lundi, les sept pays participants au G7 se sont mis d'accord sur une aide d'urgence de 20 millions d'euros à destination du Brésil, principalement pour y envoyer des avions bombardiers d'eau pour tenter d'éteindre les flammes. Une aide financière d'abord refusée, avant d'être finalement acceptée ce mercredi par le président bresilien Jair Bolsonaro. Mais sous conditions : "Le point essentiel est que cet argent n’aille pas à l’encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité", a fait savoir un porte-parole de la présidence.Ce revirement de Brasilia intervient alors que les feux ont provoqué une indignation internationale et une crise diplomatique entre la France et le Brésil. Vendredi dernier, alors que les images de la forêt en flammes tournaient sur les réseaux sociaux, l’Elysée a accusé le président brésilien d’avoir « menti » sur le respect des engagements environnementaux du Brésil lors du sommet du G20 d’Osaka, et a annoncé que dans ces conditions, la France s’opposait au traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Emmanuel Macron a parlé de « crise internationale », Jair Bolsonaro l’a traité de « colonialiste ». Par la suite le président de la République a été insulté par le fils Bolsonaro (« idiot »), par son ministre de l’Education ( « crétin »)… et le chef de l’Etat brésilien s’est amusé d’une publication sur Facebook qui laisse entendre qu’Emmanuel Macron serait jaloux de le voir avec une femme plus jeune que la sienne : « Ne l’humilie pas, mec, lol » a-t-il écrit. « Comme j’ai beaucoup d’estime pour les Brésiliens j’espère qu’ils auront très rapidement un président à la hauteur » a réagi lundi Emmanuel Macron.Depuis, sur les réseaux sociaux, les internautes brésiliens ont été nombreux à exprimer leur indignation devant l'attitude de leur chef d'Etat et à présenter leurs excuses à Brigitte Macron. Jair Bolsonaro est revenu lui-même ce mercredi sur la polémique, assurant ne pas avoir "voulu offenser" la première dame. Mais la surenchère verbale de l’ancien militaire et son traitement de la crise en Amazonie ont laissé des traces. Huit mois après son élection, sa cote de popularité s’effondre dans les sondages. Pour la première fois, une majorité de Brésiliens désapprouvent l’action du président d’extrême droite ( 54 % en août contre 28 % en février).Alors est-ce le dérapage de trop ? Qui est Jair Bolsonaro ? La protection du "poumon de la planète" est-elle compromise par sa politique ? Pourquoi la forêt amazonienne brûle-t-elle ? La proposition de Paris de former une coalition pour la reforestation de l'Amazonie va-t-elle se concrétiser ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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27 août 2019 - 01:06:04
Invités :- Dominique SEUX-Directeur délégué de la rédaction des Echos-- Raymond SOUBIE-Président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo- Sophie FAY-Grand reporter à « L’Obs »--Soazig QUÉMÉNER- Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »--Quelques semaines après la remise de la copie du haut-commissaire à la réforme des retraites, Emmanuel Macron a décidé de prendre la main sur ce dossier sensible et de rectifier le tir. Plus question d’un âge pivot fixe, à 64 ans, pour être indemnisé à taux plein à partir de 2025 comme le préconise Jean-Paul Delevoye, le président de la République "préfère qu'on trouve un accord sur la durée de cotisation". "Cela me semble plus juste" a-t-il expliqué hier soir sur France 2.Voilà qui rebat les cartes de la réforme la plus attendue du moment et relance le débat. Actuellement, la durée de cotisation pour partir avec une retraite complète est de 41,5 ans. Elle doit atteindre progressivement 43 ans pour les travailleurs nés après 1973. En privilégiant la durée de cotisation dans la prochaine réforme des retraites, le chef de l’Etat choisit de prolonger le système actuel : un âge variable de départ à taux plein en fonction des carrières de chacun. Un mode de calcul qui a les faveurs de la CFDT. "Il a dit que l'âge pivot n'était pas une bonne chose. Tant mieux, on l'a dit aussi", se félicite son secrétaire général Laurent Berger qui affirme néanmoins attendre "les concertations avec le Premier ministre la semaine prochaine pour voir comment ça va bouger". Les 5 et 6 septembre prochains, les partenaires sociaux seront reçus à Matignon, tandis qu'un processus de "concertation citoyenne" doit être lancé à l'automne. Les syndicats ont rejeté l'hypothèse d'un âge de "taux plein" à 64 ans pour tous, y compris la CFDT qui y a vu un "point rouge", et plusieurs journées de mobilisation se préparent, notamment le 21 septembre à l’appel de FO et le 24 pour la CGT.De son côté, le président du Medef estime que l'allongement de la durée de cotisation ne suffira pas. "On a une impasse financière en 2025 et il faudra augmenter le nombre d'annuités et passer à 43 ans, mais on ne fera pas l'économie de l'âge et c'est mentir par omission aux Français que de dire le contraire", a déclaré ce matin sur France Inter Geoffroy Roux de Bézieux. "Je ne vais pas accuser le président de la République de mensonge par omission, je veux simplement dire que la vérité c'est qu'on est dans un système" où ce sont "les actifs qui payent pour les retraités", a-t-il déclaré.Alors la retraite, c’est pour quand ? Pourquoi Emmanuel Macron privilégie-t-il désormais la durée de cotisation ? Que signifie ce virage ? A-t-il convaincu les syndicats ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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26 août 2019 - 01:07:02
Invités :-- Philippe DESSERTINE-Directeur de l’institut de Hautes Finances--Thomas SNEGAROFF-Historien--Armelle CHARRIER-Editorialiste en politique internationale à France 24--Jean-Dominique MERCHET-Editorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et Diplomatie--C'est le dernier jour du G7 à Biarritz. La cité balnéaire du sud-ouest de la France, transformée le temps d’un week-end en un théâtre diplomatique ultra-sécurisé, vit ses dernières heures au rythme d’un sommet qui s'achèvera en milieu d'après-midi par une série de conférences de presse. Temps fort de ce lundi, Emmanuel Macron, le président hôte, va tenir une conférence de presse commune avec l'hôte du prochain G7, Donald Trump. Deux dirigeants qui ont montré au cours des dernières quarante-huit heures leurs approches très différentes de ce que doit être un G7. Donald Trump a tenu des réunions bilatérales et a parlé surtout d'économie et de commerce. Emmanuel Macron s’est mobilisé sur la question climatique, avec en toile de fond, les incendies géants en Amazonie, et les vives tensions entre la France et le Brésil.Avant même l’ouverture officielle du sommet samedi, Emmanuel Macron avait appelé à une "mobilisation de toutes les puissances" en faveur de l’Amazonie. "Nous sommes tous concernés. La France l’est sans doute encore plus que d’autres autour de cette table, puisque nous sommes Amazoniens" avait lancé le chef de l’Etat, déclenchant la colère de son homologue brésilien qui avait défendu un sujet d’ordre national. "Le feu le plus brulant est celui de notre souveraineté sur l’Amazonie" avait déclaré Jair Bolsonaro après avoir dénoncé la "mentalité colonialiste" du Français.Depuis, le président brésilien a autorisé la mobilisation de l'armée pour lutter contre les incendies, et à Biarritz où le sujet a été placé ce lundi au centre des discussions, le G7 a décidé de débloquer une aide d'urgence de 20 millions de dollars, principalement afin d'y envoyer des avions bombardiers d'eau Canadair basés dans la région. Outre cette flotte aérienne, le G7 est tombé d'accord sur un volet d'aide à moyen terme destiné à la reforestation, qui sera présenté à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre et pour lequel il faudra l'accord du Brésil et travailler en lien avec les ONG et les populations locales, a précisé l'Elysée.Autre dossier abordé ce week-end : la taxe GAFA. Depuis le vote au Sénat d'une taxe sur le chiffre d'affaires des entreprises du numérique, visant d'abord des firmes américaines, le sujet ne passe pas à la Maison Blanche. Donald Trump a brandi avec force et à plusieurs reprises la menace de représailles douanières à l'encontre de la France. Néanmoins ce lundi le président américain a indiqué que les deux pays "approchent" d'un accord sur la taxation des géants américains de l'Internet.Mais l’image qui restera de ce sommet sera celle de l’avion de la République islamique d’Iran sur le tarmac de l’aéroport de Biarritz ce dimanche. Le chef de la diplomatie iranienne a rencontré hier Jean-Yves Le Drian et Emmanuel Macron. Il est reparti le soir pour Téhéran. Et si Donald Trump a déclaré ce lundi avoir dit à Emmanuel Macron "Allez-y" lorsque ce dernier lui a annoncé la visite surprise du chef de la diplomatie iranienne, dans un signe d'apaisement apparent après l'envolée des tensions de cet été dans le Golfe, le résultat de ce coup de poker apparaît, à cette heure, incertain.Alors que s’est-il joué à Biarritz ? Quel bilan tirer de ce G7 ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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24 août 2019 - 01:06:10
Invités :--Pascal BONIFACE-Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques-Auteur de « Comprendre le Monde »--Anne TOULOUSE-Journaliste franco-américaine-Auteure de « Bienvenue en Trumpie »--Corentin SELLIN-Historien, spécialiste des Etats-Unis-Auteur de « « Les Etats-Unis et le monde »--Jean Marc DANIEL-Economiste--"Notre monde est à un moment de bascule, notre vocation c’est d’être dans la proposition". Ce samedi 24 août, jour d’ouverture du G7 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a pris la parole pour s’adresser aux Français et expliquer les enjeux et les objectifs de ce sommet qui réunit les dirigeants des sept pays les plus riches de la planète. Economie, climat, lutte contre le terrorisme… Les sujets épineux au menu des discussions ne manqueront pas. Et le président de la République est déterminé à se poser en médiateur dans le grand chamboulement mondial. "Nous devons obtenir des accords utiles, défendre la paix", a-t-il insisté.Mais Emmanuel Macron aura fort à faire, notamment face à un Donald Trump qui n’entend pas renoncer à son style combatif et provocateur. En quittant la Maison Blanche pour se rendre au G7, vendredi au soir, le président américain a de nouveau brandi, devant des journalistes, la menace de représailles à l’imposition d’une taxe française sur les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), les géants américains du numérique. "Je ne veux pas que la France impose des taxes sur nos entreprises. C’est très injuste. S’ils le font, nous imposerons des tarifs douaniers sur leurs vins", a déclaré Donald Trump. Et d’ajouter : "Des tarifs douaniers comme ils n’en ont jamais vu".Mais ce n’est pas la seule sortie fracassante du président républicain. Ces derniers jours, le locataire de la Maison Blanche a également, une nouvelle fois, soufflé sur les braises de la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine, avec une série de tweets à la tonalité particulièrement agressive. Et même si Donald Trump affiche publiquement qu’il considère le G7 comme une perte de temps, il n’hésite pas faire valoir ses positions, à les marteler, ou à s’immiscer dans plusieurs dossiers comme celui sur l’Iran, l’Amazonie ou encore le Brexit. Le président américain réclame aussi le retour de la Russie autour de la table, sans contrepartie – alors que Moscou avait été exclu en 2014 pour avoir envahi la Crimée.Donald Trump, un trouble-fête des sommets internationaux et des initiatives communes. Lors du précédent G7, au Québec, il avait refusé de signer le communiqué commun final et s’était lâché à coups de tweets d’insultes à l'encontre du Premier ministre canadien, Justin Trudeau. En mai 2017, en Italie, les Etats-Unis s'étaient démarqués des six autres puissances au sujet de la lutte contre le changement climatique. A peine revenu du sommet, Donald Trump annonçait le retrait de son pays de l’accord de Paris.Des postures et des actes justifiés par un Donald Trump qui continue de suivre la ligne de conduite ainsi que le slogan qui l’avaient mené à la victoire en 2016, "America first" (comprenez, "les Etats-Unis et leurs intérêts d’abord"). Car, à un an de la présidentielle de novembre 2020, le milliardaire est en campagne pour sa réélection. Une route qui pourrait être plus sinueuse que prévue. Selon des économistes, la menace d’une récession plane sur l’économie américaine.Au G7, Donald Trump va-t-il chahuter Emmanuel Macron ? Alors que son mandat touche presque à sa fin, quel est le bilan du président américain ? Qui pour incarner une opposition à Trump à la présidentielle de 2020 ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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23 août 2019 - 01:07:10
Invités :--FREDERIC DENHEZ-Journaliste spécialiste des questions environnementales--ANNE-LAURE BARRAL-Journaliste environnement à « france info »-AZIZA AKHMOUCH-Responsable du programme de l'OCDE sur la gouvernance de l'eau--BENOIT HARTMANN-Ancien porte-parole de « France nature environnement » - géographe spécialiste des questions environnementales--Tempêtes, incendies, sécheresses, inondations… Les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et les alertes d’ONG, de scientifiques ainsi que de la communauté internationale se multiplient. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Ce jeudi 22 août, Jair Bolsonaro, président brésilien d’extrême-droite et climato-sceptique, a accusé Emmanuel Macron d’avoir une "mentalité colonialiste". En cause, un rendez-vous donné par le président français aux membres du G7 pour "parler de l’urgence" en Amazonie. Car depuis plusieurs semaines, la forêt amazonienne, temple de la biodiversité abritant des millions d’espèces animales et des milliards d’arbres, est en proie aux flammes. "Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu", a tweeté Emmanuel Macron. Mais d’après Jair Bolsonaro, son homologue français "instrumentalise une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens" avec un "ton sensationnaliste qui ne contribue en rien à régler le problème".Le président du Brésil essuie des critiques de toutes parts, y compris dans son propre pays. Car la principale cause de ces feux est la déforestation de la forêt amazonienne, qui augmenté de 83% depuis la prise de fonction de Jair Bolsonaro en janvier 2019, selon les données de l’Institut national de recherche spatiale brésilien. Depuis le début de l’année, ce sont près de 73 000 départs de feu qui ont été comptabilisés, contre un peu moins de 40 000 en 2018. Et alors que se tenait une réunion de crise à Brasilia hier soir, le président d’extrême-droite a lancé une nouvelle charge contre les défenseurs de l’environnement, qui ont appelé à des manifestations vendredi dans le monde. Par ailleurs, une pétition pour "stopper l’incendie" a récolté plus de deux millions de signatures.Autre phénomène inquiétant : La pollution de l’eau. Dans un rapport publié mardi 20 août, la Banque mondiale s’alarme de la mauvaise qualité de l’eau, polluée par les nitrates, les métaux lourds et les microplastiques. Un phénomène généralisé à la plupart des pays du monde, riches comme pauvres. D’après l’institution financière internationale, outre les conséquences sur la santé, cette "crise invisible" peut coûter jusqu’à un tiers de la croissance économique dans les régions les plus touchées. Et, sur la carte mondiale de la qualité de l’eau, il apparaît que l’Europe, au même titre que la Chine ou le Moyen-Orient, est classée en zone rouge. Explication : Les pays riches ont déployé une agriculture intensive il y a plusieurs décennies et l’utilisation massive d’engrais azotés a entraîné un excès de nitrates dans l’eau.Parallèlement, en France, en cette fin août, 85 départements sont désormais concernés par des mesures de restriction d'eau à cause de la sécheresse, peut-on lire sur le site gouvernemental Propluvia. En tout, pas moins de 186 arrêtés ont été pris dans le pays pour inciter ou obliger les professionnels et particuliers à économiser l'eau. C’est notamment le cas dans le Gard, où 100 communes ont été placées en "crise" hydrologique. Seuls les usages prioritaires de l’eau sont désormais autorisés.La forêt amazonienne est-elle en train d’atteindre un point de non-retour ? Quelles solutions existent pour rendre l'eau potable ? Comment agriculteurs et viticulteurs s’adaptent face aux restrictions ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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