C dans l'air

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv

219 épisodes

19 juin 2019 - 01:03:43
TRUMP CANDIDAT : LA STRATÉGIE DU KO 19-06-2019Invités :François CLEMENCEAU Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Thomas SNEGAROFFHistorien, spécialiste des Etats-UnisLaure MANDEVILLEGrand reporter au « Figaro » – Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? »Anne DEYSINEJuriste et politologue spécialiste des Etats-UnisC’est parti pour un marathon qui va durer plus d’un an. Donald Trump l’a annoncé mardi soir devant 20.000 supporteurs réunis à Orlando, en Floride : "Je me tiens devant vous pour lancer officiellement ma campagne pour un second mandat de président des Etats-Unis". Une campagne qu’il n’a, en réalité, jamais vraiment cessée de mener depuis son entrée à la Maison-Blanche, et qui avait hier un air de déjà-vu.Car si Donald Trump a adopté un nouveau slogan pour 2020 ("Keep America Great", "Maintenir l’Amérique au sommet"), il a passé l’essentiel de son discours à rejouer la partition de la campagne précédente. Dénonçant dès son arrivée sur scène les médias "fake news", critiquant le "système corrompu" de Washington, promettant une politique encore plus dure envers l’immigration illégale, Donald Trump a attaqué l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, les démocrates "Sleepy (endormi) Joe Biden" et "Crazy (fou) Bernie Sanders" mais aussi Hillary Clinton, son adversaire lors de la dernière élection, plus du tout dans la course. On a pu ainsi entendre ses supporteurs entonner les tubes de 2016, "Lock her up !" ("enfermez-la") ou "Build the wall !" ("construisez le mur"). "Quatre ans de plus ! Quatre ans de plus !" reprenaient également régulièrement ses soutiens dans la salle, rythmant un discours à la tonalité très agressive.Accusant ses adversaires politiques d’être "guidés par la haine", le président sortant a prévenu ses supporters : "Voter pour un démocrate, quel qu’il soit, en 2020, c’est voter pour la montée du socialisme radical et la destruction du rêve américain".Cette fois la campagne est bien lancée aux Etats-Unis et elle promet d’être rude. Selon un sondage diffusé dimanche sur Fox News, Donald Trump serait à la traîne derrière cinq démocrates, dont Joe Biden qui mène la course dans les intentions de vote pour la primaire de son parti. Mais les électeurs démocrates ont encore de longs mois pour choisir parmi 23 candidats, un nombre inédit pour une ligne de départ affichant une diversité record. Du côté des Républicains, Donald Trump n’est plus le bouillonnant challenger qui en 2015 bousculait ses adversaires, faisant fi des codes de la bienséance politique. Le trublion est devenu le sortant, le détenteur d'un bilan. Il dispose maintenant d'une machine redoutable, celle du Parti républicain et sa collecte de fonds, et sa cote de popularité demeure stable, autour des 42 % d'opinions positives.Alors Donald Trump peut-il être réélu pour un second mandat ? Quels sont les atouts et les faiblesses de sa candidature ? A quoi ressemble l’Amérique de Trump ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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18 juin 2019 - 01:03:57
CHÔMAGE : LA FIN DES TABOUS 18-06-2019Invités :Dominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des EchosBernard VIVIERDirecteur de l'Institut supérieur du travailSophie FAYGrand reporter à « L’Obs »Mathieu PLANE Economiste- OFCEC’est le dernier gros chantier du gouvernement avant l’été. L’exécutif a présenté ce mardi son projet de décrets de la réforme de l’assurance-chômage, dernier pilier censé remodeler le marché du travail, après le bouleversement du Code du travail en 2017 et la réforme de l’apprentissage et de la formation. Après l’échec des négociations entre patronat et syndicats en février, l’Etat a décidé de redéfinir seul les règles qui régissent l’indemnisation des demandeurs d’emploi. Une première depuis 1982, et ce quelques mois après l’entrée en vigueur des derniers changements, à l’automne 2017. Car, pour le Premier ministre, "le système actuel dysfonctionne. Les règles d’indemnisation incitent trop souvent au maintien d’emplois précaires, et pas suffisamment au retour à l’emploi". "Avec cette réforme nous visons une baisse du nombre de chômeurs de 150.000 à 250.000 sur les trois ans à venir". "3,4 milliards d’euros d’économies" devraient également être réalisés de novembre 2019 à fin 2021, a expliqué Edouard Philippe.Mais comment le gouvernement compte-t-il y parvenir ? Quels sont les principaux points de la réforme ? L’exécutif entend mettre en place un système de bonus-malus sur les cotisations d’assurance-chômage. Concrètement, une entreprise qui abusera des contrats courts devra payer plus de cotisations. Mais cette sur-taxation ne concernera que sept secteurs : l'hébergement, la restauration, l'agroalimentaire, l'eau et les déchets, la plasturgie ou encore le bois et le papier. Pour ces activités, la taxe par CDD d’usage sera de 10 euros.Autre changement majeur apporté par le texte : le durcissement des règles pour bénéficier d’une indemnisation. Alors qu’il faut actuellement avoir travaillé au moins 4 mois au cours des 28 derniers mois pour accéder à l’assurance-chômage, il faudra à l’avenir avoir travaillé au moins 6 mois au cours des 24 derniers mois. Les conditions de "rechargement" des droits seront également durcies : il faudra avoir travaillé six mois au lieu d’un pendant sa période de chômage pour voir son indemnisation prolongée d’autant.L’exécutif souhaite également mettre en place une dégressivité des indemnisations les plus élevées – celles des cadres, dans la pratique. Les demandeurs d'emploi qui avaient un revenu de travail supérieur à 4500 euros brut par mois vont voir, avec la réforme, leur indemnisation réduite de 30 % à partir du septième mois. Cette mesure, qui ne concerne pas les chômeurs de plus de 57 ans, sera appliquée jusqu'à un plancher d'indemnisation de 2261 euros net.Enfin plus de 1000 nouveaux conseillers Pôle emploi seront recrutés pour mettre en place de nouveaux services d'accompagnement, a annoncé ce mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud, mettant ainsi fin à trois années de diminution des effectifs de l'organisme public.Quelques jours avant la présentation de cette réforme d’ampleur a été annoncée la démission du directeur général de l’Unédic, Vincent Destival, en poste depuis 2010. Il quittera ses fonctions en septembre, en pleine mise en place des nouvelles règles : un premier train devrait entrer en vigueur le 1er novembre 2019, puis l’ensemble de la réforme le 1er janvier 2020. Tenus à l'écart des arbitrages, les partenaires sociaux ont, eux, ce mardi vivement réagi. Les syndicats ont notamment fait part de leur "colère" contre une réforme "profondément injuste". De son côté, le Medef a critiqué l’instauration d’un mécanisme de bonus-malus qui sera "soit inefficace, soit au pire découragera l’emploi".Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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17 juin 2019 - 01:04:07
HONGKONG DÉFIE PÉKIN 17-06-2019Invités :Pascal BONIFACEDirecteur de l’Institut de Relations Internationales et StratégiquesAntoine BONDAZChercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste de la ChineFrançois BOUGONJournaliste- Auteur de « « La Chine sous contrôle, Tiananmen 1989-2019 »Alice EKMANChercheure, responsable des activités Chine au Centre Asie de l’IfriCe qu’il s’est passé hier à Hongkong restera dans l’histoire. L'ancienne colonie britannique a vu défiler deux millions de personnes, vêtues de noir et formant une foule compacte, dans ses rues, soit près de 30 % de la population, du jamais-vu sur ce territoire. Et le plus étonnant, c’est que ce rassemblement était deux fois plus important que celui du dimanche précédent alors que depuis le gouvernement local a reculé et a repoussé l’examen du projet de loi contesté facilitant des extraditions judiciaires vers la Chine.Mais la colère des Hongkongais va bien au-delà de cette loi et ils veulent désormais voir partir Carie Lam, la cheffe de l’exécutif local pro-Pékin. Cette dernière avait annoncé samedi le retrait du projet de loi pour tenter de désamorcer le mouvement. Puis voyant la marée humaine, elle a présenté hier ses excuses à la population. Un geste sans précédent. Mais cela suffira-t-il pour calmer les tensions ? En ébullition depuis plusieurs mois du fait de ce projet de loi, l’ex-colonie britannique a été le théâtre ces deux derniers dimanches de deux manifestations d'une ampleur record, et d’un rassemblement non autorisé mercredi qui a entraîné la plus violente répression policière depuis 1997 et sa rétrocession à la Chine, point de départ d'un bras de fer quasi constant entre Pékin et Hongkong sur la question des libertés publiques, notamment.Ainsi en 2014 déjà, pendant plus de deux mois, des centaines de milliers de personnes pro-démocratie avaient paralysé des quartiers entiers de Hongkong, réclamant l'élection du président du gouvernement local au suffrage universel, sans obtenir la moindre concession de Pékin. Cette fois, ils ne lâchent rien. Comme l’a montré Joshua Wong, l’une des figures de la contestation de 2014, dite "révolte des Parapluies", qui tout juste libéré de prison ce lundi, a rejoint les rangs de la mobilisation et a appelé à la démission de la cheffe de l'exécutif.Sous souveraineté chinoise, Hongkong jouit d'une semi-autonomie et de libertés qui n'existent pas en Chine continentale, et ce, en théorie, jusqu’en 2047. Mais voilà des années que de nombreux Hongkongais dénoncent une ingérence grandissante de Pékin, en violation du principe "Un pays, deux systèmes". Avec la mobilisation actuelle, les Hongkongais viennent rappeler qu’ils n’entendent nullement se faire absorber par le régime communiste. Un revers de taille pour le président chinois qui a fait de l’intégration de cette ville un modèle qu’il entend reproduire à Taïwan, et ce au moment où la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis connait un regain de tension. Pékin a ainsi exhorté Washington à "ne plus s'ingérer dans les affaires de Hongkong".Trente ans après le massacre de Tian'anmen, la génération Hongkong tient tête à Pékin. Que va faire le régime chinois ? Quels sont les enjeux de cette crise ? Hongkong peut-elle échapper à l’emprise de la Chine ? Enfin jusqu'où ira la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l'empire du Milieu ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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15 juin 2019 - 01:05:52
ROYAUME-UNI : LA FOLLE CAMPAGNE ANTI-EUROPE 15-06-2019Invités :Jean-Dominique GIULIANIPrésident de la Fondation Robert SchumanCatherine NORRIS-TRENTjournaliste britannique, France 24Jon HENLEYJournaliste, correspondant pour « The Guardian »Patrick MARTIN-GENIER Professeur à « Sciences Po » Auteur de « L’Europe a-t-elle un avenir ? »La succession de Theresa May agite un Royaume-Uni toujours empêtré dans son Brexit. Depuis que la première ministre britannique a annoncé son départ, le parti conservateur, organise des élections internes pour désigner son successeur à la tête du parti et donc du gouvernement. Sur la dizaine de candidats ayant déposé leur candidature, un seul s’est détaché : Boris Johnson.L’ancien maire de Londres a obtenu 114 des 331 voix des députés conservateurs, un score près de trois fois supérieur à celui de ses deux autres principaux adversaires : Jeremy Hunt, qui l’a remplacé au ministère des Affaires étrangères du gouvernement May (43 voix) et Michael Gove, l’actuel ministre de l’Environnement (37 voix).Le processus de désignation du successeur devrait s’étendre jusqu’à la fin du mois de juillet. D’ici là, en cinq tours de vote, les députés conservateurs auront dégagé deux candidats qui seront présentés au vote des 160.000membres du parti conservateur. Le vainqueur de ce duel deviendra le nouveau premier ministre.Boris Johnson est donc bien parti pour arriver au moins jusqu’à ce duel final. Reste à savoir si sa personnalité excentrique et ses positions dures sur le Brexit (et sur l’Europe en général) seront un atout ou un handicap pour séduire les adhérents du parti conservateur. Si Boris Johnson a assuré qu’il ne viserait pas une sortie sans accord, il a aussi déclaré « ne pas partager le pessimisme des milieux économiques sur les conséquences d’une sortie sans accord ».Le Brexit, dont la nouvelle date est fixée au 31 octobre, pourrait tout de même avoir des répercussions importantes sur l’économie britannique, mais pas uniquement. La France pourrait ainsi être un des six pays les plus touchés par le Brexit et certains économistes vont même jusqu’à prédire une perte de 3,2 milliards d’euros d’exportations pour les entreprises françaises.Alors, le possible avènement de Boris Johnson à la tête du gouvernement britannique est-il forcément synonyme d’un Hard Brexit ? Faut-il craindre la mise en place d’un nouvel axe américano-britannique suite à l’adoubement de Boris Johnson par Donald Trump ? Comment la France peut-elle tirer son épingle du jeu en cas de Brexit sans accord ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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14 juin 2019 - 01:03:55
C DANS L'AIR DU 14 JUIN : PÉTROLIERS ATTAQUÉS : UNE NOUVELLE GUERRE DU GOLFE ?Regain de tension dans le Golfe. Un mois après le sabotage de quatre navires au large des Emirats, deux nouveaux pétroliers, l’un japonais et l’autre norvégien, ont été pris pour cibles jeudi en mer d’Oman. Quelques heures seulement après les faits, les Etats-Unis ont accusé l’Iran d’être à l’origine de ces nouvelles attaques, qui n’ont pas fait de victimes. "Cette conclusion s’appuie sur des renseignements, sur les armes utilisées, sur le niveau de savoir-faire nécessaire pour mener à bien l’opération, sur les attaques iraniennes analogues et récentes contre la marine marchande et sur le fait qu’aucune organisation à la solde d’une puissance, dans la région, ne dispose des ressources et de l’efficacité requises pour passer à l’acte avec un tel degré de complexité", a expliqué le chef du département d’État américain, Mike Pompeo, à la presse. Selon lui, ces actes "représentent une menace claire pour la paix et la sécurité internationales, une attaque flagrante contre la liberté de navigation et une escalade des tensions inacceptable de la part de l'Iran".Pour appuyer ces accusations, le Pentagone a publié un peu plus tard dans la nuit une vidéo montrant, selon lui, l’équipage d’une vedette iranienne en train de récupérer une mine-ventouse qui n’aurait pas explosé sur une paroi d’un des deux pétroliers attaqués en mer d’Oman. Mais quelle valeur accorder à cette vidéo ?Si pour les Etats-Unis, ces images parlent d’elles-mêmes, l’Iran a balayé des accusations "sans fondement" et a accusé Washington de "sabotage diplomatique". Le ministre des Affaires étrangères iranien juge plus que "suspectes" ces attaques, survenues le jour même de la visite historique à Téhéran du Premier ministre japonais mandaté pour essayer de faire baisser les tensions entre Américains et Iraniens.Hier, devant le Conseil de sécurité, convoqué en urgence à la demande de Washington, l’ambassadeur américain réclamait une action forte, mais les autres Etats membres ont été plus prudents. Ils ont certes exprimé leurs inquiétudes face à l’escalade des tensions dans cette région stratégique où transite l’essentiel du pétrole mondial mais ils ont aussi réclamé une enquête indépendante.Alors que s’est-il passé dans le Golfe d’Oman ? Qui a attaqué jeudi les deux pétroliers ? Qui a intérêt à porter à une telle intensité une situation de crise ? Quelles peuvent en être les conséquences ? Une nouvelle guerre du Golfe est-elle possible ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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13 juin 2019 - 01:03:44
C DANS L'AIR DU 13 JUIN : RETRAITES, FISCALITÉ, PMA… ATTENTION DOSSIERS SENSIBLESRetraites, PMA, baisse d’impôts, Edouard Philippe a annoncé hier dans son discours de politique générale à l’Assemblée nationale les futures grandes réformes de son gouvernement. Et l’opposition prépare déjà la riposte sur certaines mesures.Le Premier ministre a confirmé qu’il y aurait bien une baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes dont le coût est estimé à 5 milliards d’euros. Cette baisse d’impôts serait financée, en partie, par un grand coup de balai sur les niches fiscales. Seront principalement concernées les niches fiscales « concentrée sur les très grandes entreprises » ou encore celles jugées « anti-écologiques ». L’avantage accordé aux utilisateurs de gazole non routier (GNR) pourrait par exemple être supprimé. Les utilisateurs d’engins agricoles et industriels bénéficient actuellement d’un taux réduit de taxe intérieur de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) sur le gazole, payant ainsi moins de 20 centimes par litre au lieu de 60 litres pour le gazole « classique ». Alors qu’elle devrait être supprimée au 1er janvier 2019, cette niche fiscale a été maintenue, dans un contexte où la fiscalité des carburants était un sujet bien trop épineux.Le gouvernement va également s’attaquer à sa grande réforme des retraites. Dans son discours, Edouard Philippe s’est engagé à ne pas « bouger » l’âge légal de départ à la retraite, actuellement fixé à 62 ans. A la place, le gouvernement prévoit un nouvel « âge d’équilibre » censé inciter les Français à « travailler plus longtemps » : les personnes qui ne l’atteindraient pas se verraient appliquer un malus. Les syndicats dénoncent un « enfumage ».Enfin, Edouard Philippe a détaillé le calendrier du très attendu projet de loi de bioéthique. Il sera présenté en conseil des ministres fin juillet avant d’arriver à l’Assemblée nationale à la fin du mois de septembre. Si ce projet de loi est attendu, c’est parce qu’il prévoit d’autoriser « le recours à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes », comme l’a confirmé Edouard Philippe dans son discours. Cette mesure sociétale forte, très applaudie par une grande partie de la majorité, risque également de rencontrer de farouches opposants.Le début de cet acte II pour le gouvernement Philippe pose donc un certain nombre de questions : où le gouvernement va-t-il trouver l’argent pour financer ces réformes ? Emmanuel Macron arrivera-t-il à mener au bout toutes ses réformes sans faire tanguer le bateau gouvernemental ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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12 juin 2019 - 01:04:05
C DANS L'AIR DU 12 JUIN : PHILIPPE LANCE L’ACTE II DU QUINQUENNATAvec sa déclaration de politique générale, ce mercredi 12 juin, le Premier ministre, Edouard Philippe, fait entré le gouvernement et la majorité de plain-pied dans l’ acte II du quinquennat. Après des mois d’omniprésence présidentielle dans la foulée de la crise des gilets jaunes, c’est à lui qu’il revient aujourd’hui de préciser les réformes annoncées par Emmanuel Macron fin avril et de fixer le calendrier politique des douze mois qui viennent, juste avant les municipales. Au programme : réformes des institutions, de l’administration, des retraites, de l’assurance-chômage, de la dépendance, loi sur la bioéthique avec la PMA, sur l’économie circulaire, sur le statut de l’élu local, nouveaux engagements écologiques et fiscalité.C’est aussi à Edouard Philippe qu’il revient de décliner le changement de méthode qu’Emmanuel Macron a esquissé hier à l’Organisation International du Travail (OIT) : reconnaissant une "erreur fondamentale" celle d’"avoir construit des bonnes réponses, trop loin de nos concitoyens », le chef de l’Etat a promis plus "plus d'humanité et plus de proximité" pour la suite de son quinquennat.Retour donc au schéma classique de la Ve République avec un président qui préside, un Premier ministre qui coordonne et une majorité parlementaire très confortable (plus de 350 députés sur 577) mais dont l’exécutif voudrait voir les rangs grossir. D’où le choix d’engager la confiance du gouvernement ce mercredi à l’Assemblée et demain au Sénat. Après les européennes, il est temps de se compter…Alors que vont faire les députés centristes ou de droite qui se déclarent "Macron compatibles" hors de l’hémicycle ? Quels sont les chantiers prioritaires des douze prochains mois du quinquennat ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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11 juin 2019 - 01:04:02
URGENCES EN DÉTRESSE, BUZYN SOUS PRESSION 11-06-2019Invités :Yves THRÉARD Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro » Jean-Marc DANIELEconomiste, professeur associé à l'Ecole Supérieure de Commerce de ParisPierre-André JUVENSociologue au CNRS spécialiste des politiques de santéElodie LEPAGEJournaliste société /spécialisée santéLe malaise dans les hôpitaux s’amplifie. Après plus de deux mois de crise dans les services d’urgences, une journée de mobilisation nationale a lieu ce mardi 11 juin à l’appel des syndicats pour "élever le rapport de force" face à l’exécutif afin d’obtenir une hausse des effectifs, l'arrêt des fermetures de lits, et une revalorisation des salaires.Signe du ras-le-bol, le mouvement a pris ces derniers jours une forme inédite : les soignants posent désormais des arrêts de travail, au lieu de porter un brassard "personnel en grève" comme ils le font habituellement pour assurer la continuité des soins. Face à ce phénomène d’absentéisme soudain, à Lons-le-Saunier dans le Jura, le préfet a même été contraint fin mai de réquisitionner des personnels de santé, parfois sollicités par les gendarmes en pleine nuit.Si la ministre de la Santé n’a pas cautionné la méthode, qui revient à "dévoyer un arrêt maladie", elle a affirmé "comprendre l’impatience" des personnels des urgences face à "un quotidien devenu insupportable". Mais en annonçant jeudi dernier une mission de "refondation"des services d’urgences, avec un soutien financier aux établissements connaissant des surcroîts d’activité, Agnès Buzyn n’a pas convaincu. "Je suis très déçu" a ainsi affirmé Patrick Pelloux, le président de l’Association des médecins urgentistes de France, pour qui "le gouvernement ne mesure pas l’ampleur de la contestation". Christophe Prudhomme, de la CGT urgences, a lui fustigé "une vaste blague. Créer une mission c’est pour enterrer le problème".Ces annonces gouvernementales s’ajoutent aux dispositions de plus long terme comprises dans la loi santé 2022, actuellement en cours d’examen au Parlement, et qui doit réorganiser, entre autres, la médecine de ville pour désengorger en amont les urgences hospitalières. En vingt ans, les services d’urgences ont vu leur fréquentation doubler pour atteindre 21 millions de passages, et sont devenues le lieu de cristallisation des dysfonctionnements du système de santé.Depuis 2005, 10 milliards d’euros d’économies ont été demandées aux hôpitaux publics. Quelques crédits ont été accordés en début d’année par le ministère de la Santé, mais plus de la moitié des établissements sont aujourd’hui dans le rouge. Fermetures de lits au profit de l’ambulatoire, fermetures de maternités, heures d’attente aux urgences avec des couloirs surchargés… Les patients constatent les tensions et le malaise grandit chez les personnels hospitaliers, renforcé par une recrudescence des violences. Un médecin, deux aides-soignants et une infirmière ont ainsi porté plainte ce mardi après une agression au CHU de Rennes.Alors comment sortir de la crise ? Quel remède pour les urgences ? Faut-il réformer en profondeur notre système de santé ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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10 juin 2019 - 01:04:10
LA DROITE TENTÉE PAR MACRON 10-06-2019Invités :Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Soazig QUÉMÉNER Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »Jean GARRIGUESHistorien, spécialiste de la vie politiqueFrédéric SAYSEditorialiste à « France Culture »Accentuée par la perspective des municipales, la décomposition politique se poursuit à droite. Deux semaines après la cuisante défaite du parti Les Républicains aux européennes (8,48 % des voix), une semaine après la démission de son président Laurent Wauquiez, et quelques jours après le départ de Valérie Pécresse, 72 élus locaux ont exprimé hier leur soutien à Emmanuel Macron. Issues de la droite et du centre, ces 72 personnalités - pour la plupart maires (plus quelques autres élus locaux) - ont signé dans le Journal du Dimanche une tribune appelant à la réussite du président de la République et du gouvernement. Emmenées par le maire d'Angers Christophe Béchu, qui apparaît en première position de la liste des signataires, ces défections sont un nouveau coup dur pour l’ex-grand parti de gouvernement à droite, désormais sans chef et en phase de dépeçage.Du côté de LREM où l’on multiplie depuis des mois les appels du pied à la droite, on se félicite de ces ralliements qui offrent l’opportunité de muscler un ancrage local encore très faible. "Cela met un point final au procès qui a été adressé au macronisme pendant les deux premières années, sur l’idée que nous serions hors-sol, coupés des territoires, coupés des élus", a ainsi estimé le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.Reste à savoir s’ils seront suivis par d’autres. Invitée hier du Grand Jury LCI/RTL/ Le Figaro, la présidente Les Républicains (LR) de la région Ile-de-France a été très claire : "Je quitte Les Républicains, mais je reste de droite et je reste dans l'opposition, et donc je ne partage pas du tout leur appel (…) Ma démarche ne brise pas l’unité", a ainsi assuré l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy qui entend s’investir dans le cadre de l’alliance que veut construire Gérard Larcher, président du Sénat, avec la droite conservatrice qu’incarne LR, le centre et la droite moderne qu’elle souhaite représenter. Valérie Pécresse ne fait donc pas de sécession et il n’y aura pas de groupe "Libres !" du nom de son mouvement politique, à l’Assemblée nationale.Néanmoins cette clarification n’a pas calmé les adhérents Les Républicains, qui ne décolèrent pas, à l’image de Nadine Morano. "Valérie Pécresse ne veut pas le débat, elle veut une cour", a réagi la députée européenne. Deux semaines après la débâcle des européennes, le parti LR s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise, et beaucoup se demandent : jusqu’où ira l'hémorragie ? A cet égard, le camp présidentiel va scruter de près le vote des députés et des sénateurs LR sur la déclaration de politique générale d’Édouard Philippe ce mercredi.Deux ans après la présidentielle, les élections européennes semblent concrétiser une nouvelle étape dans la décomposition du paysage politique amorcée en 2017 avec le nouvel effondrement de la droite, mais aussi le recul massif de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Le coup de massue des élections européennes (6,3% des voix) a fortement fragilisé cette force politique où les critiques pleuvent en interne et ont conduit à plusieurs départs ces derniers mois. Dernier en date ce samedi, avec celui de l'ancienne porte-parole de la présidentielle de 2017, Charlotte Girard. Figure importante du parti d'extrême gauche, elle était notamment co-auteure du programme originel de LFI en 2016.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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8 juin 2019 - 01:06:02
C DANS L'AIR DU 8 JUIN : IMMOBILIER : DES TAUX AU PLUS BAS ET DES PRIX QUI FLAMBENTLes taux de crédit immobilier ont atteint au mois de mai leur plus bas niveau historique, avec un taux moyen de 1,29%, battant ainsi le record établi en novembre 2016 (1,33%), selon les chiffres de l’observatoire Crédit logement/CSA. Et les taux pourraient encore baisser dans les prochains mois, les conditions étant réunies avec notamment la décision de la Banque centrale européenne de ne pas toucher à ses taux directeurs avant juin 2020 afin de lutter contre des perspectives de croissance en baisse.Ces taux bas sont donc une très bonne nouvelle pour le marché immobilier, incitant ainsi les potentiels acheteurs à sauter le pas pour l’appartement ou la maison dont ils rêvent. Mais malheureusement pour eux, ces taux d’intérêts au plus bas entraînent une explosion des prix dans les grandes villes et agglomérations. Paris va ainsi bientôt passer la barre des 10.000 euros le m2 en moyenne… Mais toutes les zones ne sont pas concernées par cette hausse des prix, et une ville comme Mulhouse a par exemple vu les prix s’effondrer de 20% en dix ans. Face à ces prix de l’immobilier qui flambent et qui pourraient pousser les investisseurs à répercuter la hausse des prix à l’achat sur le niveau des loyers, l’encadrement des loyers devrait revenir sur le devant de la scène dans les prochaines semaines. Instauré par la loi Alur, l’encadrement des loyers avait été effectif à Paris et à Lille entre 2015 et 2017, avant d’être annulé par le tribunal administratif.Le gouvernement avait d’ores et déjà prévu de le réinstaurer via la loi Elan à la fin de l’année 2018. Les loyers devraient donc être à nouveau encadrés dès le 1er juillet à Paris. Les propriétaires qui ne respecteraient pas les critères de l’encadrement s’exposent à des sanctions financières comprises entre 5.000 et 15.000 euros.Comment expliquer une telle chute des taux de crédit immobilier ? Quelles en sont les conséquences économiques ? Est-ce que les prix de l’immobilier peuvent baisser également ? Faut-il craindre une nouvelle bulle immobilière ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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7 juin 2019 - 01:03:44
URGENCES SURCHARGÉES, PATIENTS EN DANGER ? 07-06-2019Invités :André GRIMALDIProfesseur d’Endocrinologie à la Pitié Salpêtrière, ancien chef du service de diabétologie.Jean VIARDSociologue, directeur de recherche au CNRSMelanie GOMEZ Journaliste santé à Europe 1Jean-Paul HAMONMédecin généraliste, Président de la Fédération des médecins de FranceJeudi, 200 personnels des services d’urgence ont défilé à Paris pour défendre une profession qu’ils jugent méprisée. Et cette manifestation n’est qu’une partie d’une grande mobilisation commencée il y a trois mois et pour laquelle 80 hôpitaux de France sont en grève afin de réclamer plus de moyens pour les services d’urgence ainsi que des hausses de salaire. Et selon les informations dévoilées par Mediapart ce matin, une grève générale de 150 hôpitaux est à attendre pour le mardi 11 juin.La ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé jeudi le lancement d'une mission de "refondation" des services d'urgences accompagnée d’un soutien financier aux établissements connaissant des surcroîts d'activité, lors du congrès des urgentistes organisé à Paris. Cette annonce n’a pas suffi à calmer la colère du personnel hospitalier, le président des urgentistes Christophe Prudhomme est allé jusqu’à parler d’une « vaste blague ». La ministre reste donc sous pression alors que son projet de loi Santé est examiné par le Sénat depuis le début de la semaine.Ce projet de loi Santé passera notamment par le développement des maisons de santé afin de lutter contre les déserts médicaux. Le Premier ministre Edouard Philippe avait déclaré au mois de février qu’il voulait que ces maisons de santé, dans laquelle l’ensemble du personnel est salarié y compris les médecins, deviennent « la norme ». La France comptait déjà 910 maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) début 2018, avec plus de 300 en cours de création.Reste donc à savoir si un effort suffisant sera fait en parallèle pour les services d’urgence, confrontés à une hausse considérable de leur charge de travail en 20 ans : le nombre de patients pris en charge aux urgences est en effet passé de 10 millions en 1996 à 21 millions en 2016.Comment le gouvernement peut-il calmer la colère des urgentistes ? Faut-il réformer en profondeur notre système de Santé ? Quelles solutions innovantes, notamment grâce à l’intelligence artificielle, pourraient simplifier le quotidien des professionnels de santé ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 juin 2019 - 01:04:04
MACRON / TRUMP : TRÊVE... POUR LES VÉTÉRANS 06-06-2019Invités :François CLEMENCEAURédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Thomas SNEGAROFFHistorienIsabelle LASSERREResponsable des questions de diplomatie et de stratégie au « Figaro »Jean-Vincent BRISSETDirecteur de recherche à l’IRIS, spécialiste des questions de défense C’est le Jour-J. Après la cérémonie internationale qui a eu lieu à Portsmouth hier en présence de nombreux chefs d’Etat, c’est au tour de la France de commémorer le débarquement allié qui a lieu le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie. Emmanuel Macron et Donald Trump ont donc rendu hommage aux milliers de soldats alliés qui ont aidé à libérer le pays du joug nazi. Etaient présents quelque 500 vétérans, la plupart centenaires, de cette grande opération militaire.Cependant, si l’heure est au souvenir et à l’hommage rendu à ces héros de la seconde guerre mondiale, la visite du président américain Donald Trump en France pour la commémoration des 75 ans du débarquement se déroule dans un contexte diplomatique compliqué. La remise en cause, de plus en plus forte, du multilatéralisme par Donald Trump irrite les chefs d’Etat européens, Emmanuel Macron compris. Le président américain semble en effet « tourner le dos à l’Europe », comme l’analyse le journal Le Monde.Les deux chefs d’Etat se sont appliqués à rappeler les liens forts qui unissent les deux pays. « Je tiens beaucoup à cette relation historique » a déclaré Emmanuel Macron, alors que Donald Trump a parlé pour sa part de « liens incassables ». Mais dans son discours de commémoration, Emmanuel Macron a tout de même eu une déclaration lourde de sens dans le contexte actuel d’isolationnisme américain : « L’Amérique n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle se bat pour la liberté des autres ».Une réunion bilatérale entre Trump et Macron a eu lieu à la préfecture de Caen dans la foulée de la cérémonie.Le multilatéralisme hérité de la victoire des alliés lors de la seconde guerre mondiale est-il en danger ? La commémoration du débarquement est-elle l’occasion de renouer des liens diplomatiques forts entre la France et les Etats-Unis ? La France peut-elle se passer de son allié américain dans le contexte géopolitique actuel ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 juin 2019 - 01:04:12
6 JUIN 44 : QUELLE HISTOIRE ! 06-06-2019Invités :Olivier WIEVIORKA Historien spécialiste de la Seconde guerre mondialeCorentin SELLINHistorien spécialiste des Etats-UnisSylvie KAUFFMANNEditorialiste au « Monde »Jean-Dominique MERCHETJournaliste à « L’Opinion » spécialiste des questions de défenseA la veille des commémorations en Normandie, Emmanuel Macron, la Reine Elizabeth II, Donald Trump et Angela Merkel se retrouvent ce mercredi à Porstmouth, dans le sud de l’Angleterre, pour donner le coup d'envoi du 75e anniversaire du Débarquement du 6 juin 1944, étape clé de la libération de l'Europe. Sont aussi présents la cheffe du gouvernement britannique Theresa May et plusieurs autres dirigeants de pays alliés, dont les Premiers ministres canadien Justin Trudeau et australien Scott Morrison.Lors de la cérémonie, seule la Reine d’Angleterre a prononcé un discours. Les prises de parole des autres chefs d’Etat se sont limitées à la lecture de textes d’époque. Donald Trump a ainsi lu des propos de Franklin Roosevelt. Emmanuel Macron a choisi la lettre d’un jeune résistant, Henri Fertet, à ses parents.Portsmouth fut le port de départ des troupes alliées pour Sword Beach, une des cinq plages normandes choisies pour le Débarquement. L’opération « Overlord », nom de code de l’offensive des alliés pour ouvrir un front à l’ouest face aux troupes allemandes, est une des plus grandes opérations militaires de l’Histoire. 156.000 soldats ont débarqué le 6 juin 1944, 8.500 sont morts, blessés ou portés disparus. 3.000 victimes civiles sont également à déplorer.Malgré ces importantes pertes humaines, l’opération est considérée comme un succès car les Alliés accèdent dès le 6 juin aux portes de Bayeux, dans le Calvados. Et ce succès est en partie dû au grand secret dans lequel elle a été lancée. Les alliés avaient en effet entrepris dès août 1943, via l’opération Fortitude, de leurrer les Allemands sur le lieu du débarquement en leur envoyant de fausses informations. Ainsi, les Allemands étaient persuadés que les troupes alliées allaient débarquer dans le Nord-Pas-de-Calais.Quels sont les enjeux de ces commémorations dans le contexte actuel, sur fond de litiges entre l’Europe et les Etats-Unis et de Brexit? Comment cette grande offensive militaire a-t-elle été organisée ? Comment la désinformation a permis aux alliés d’avoir un coup d’avance ? Que reste-t-il aujourd'hui de ces heures où tout a basculé ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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4 juin 2019 - 01:04:00
TRUMP DÉBARQUE... ET DÉFIE L'EUROPE ! 04-06-2019Invités : Pascal BONIFACEDirecteur de L’Institut de Relations Internationales et StratégiquesJean-Bernard Cadier correspondant de BFM TV à WashingtonAuteur de « Neron à la maison Blanche » Laure MANDEVILLEGrand reporter au « Figaro » – Auteure de « Qui est vraiment Donald Trump ? » Philip TURLE Journaliste britanniqueChroniqueur international à France 24Le président américain est arrivé à Londres lundi pour une visite officielle. Si Donald Trump a eu des mots très flatteurs envers la reine Elizabeth II, qui l’a accueilli lundi matin, parlant d’une « femme formidable » ayant eu un « règne remarquable » depuis son couronnement en 1953, c’est une des seules personnalités britanniques ayant eu droit aux louanges de Donald Trump.Le président américain avait en effet préparé son arrivée avec fracas en s’en prenant notamment au maire de Londres Sadiq Khan (« un loser total ») et à la première ministre Theresa May, à qui il reproche la façon dont elle a mené les négociations sur le Brexit avec l’Union européenne. Il conseille au Royaume-Uni de sortir sans accord et a donc adoubé les deux plus célèbres chantres du Hard Brexit : Boris Johnson et Nigel Farage.L’arrivée de Donald Trump en Europe est également tendue en raison de la guerre commerciale que mène le président américain avec la Chine, marquée par une nouvelle hausse des droits de douane au 1er juin. Trump souhaite notamment que Londres exclue Huawei de son futur réseau 5G. Il y a quelques semaines, le président américain avait également fait pression sur l’Allemagne pour qu’elle ne noue pas d’accord avec le géant chinois des télécoms pour la mise en place de son réseau 5G. La chancelière allemande Angela Merkel s'en est d'ailleurs prise au président américain et à sa politique commerciale dans un discours donné à Harvard le 31 mai. Si elle ne cite pas directement Donald Trump dans son discours, ses mots laissent peu de place au doute : «Le protectionnisme et les conflits commerciaux menacent les bases de notre prospérité », a déclaré la chancelière. «Plus que jamais nous devons agir de manière multilatérale plutôt qu’unilatérale, globale plutôt que nationale, ouverte plutôt qu’isolée», a-t-elle ajouté.Même son de cloche du côté d’Emmanuel Macron lors de son discours prononcé lundi à l’Elysée : « les Etats-Unis ont décidé de mettre en place des droits de douane avec des arguments pas raisonnables », a déclaré le président, en anglais. « Ils vont détruire beaucoup de richesse et de croissance pour eux et les autres. L'Europe doit préserver ses intérêts, en érigeant de nouvelles protections », a poursuivi Emmanuel Macron, qui rencontrera Donald Trump jeudi à l’occasion du 75ème anniversaire du débarquement.La visite de Donald Trump en Europe se fait donc dans un contexte très tendu qui soulève bon nombre de questions : Jusqu’où ira la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis ? L’Europe va-t-elle être impactée par cette guerre ? Faut-il, comme le suggère Macron, répondre à l’isolationnisme de Trump par des mesures protectionnistes envers notre industrie ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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3 juin 2019 - 01:04:13
C DANS L'AIR DU 3 JUIN : DÉMISSION DE WAUQUIEZ : QUI POUR DIRIGER LA DROITE ?« Les victoires sont collectives, les défaites sont solitaires. Il faut que je prenne mes responsabilités : (…) je vais prendre du recul. » Par ces mots, Laurent Wauquiez a annoncé dimanche sa démission du poste de président du parti Les Républicains. Cette annonce fait suite au score très décevant réalisé par la liste menée par François-Xavier Bellamy lors des élections européennes la semaine précédente, arrivant quatrième avec 8,48% des voix. Le président démissionnaire a justifié sa décision par sa volonté ne pas être « un obstacle » à la reconstruction de la droite.Si le départ de Laurent Wauquiez ne fera pas que des malheureux au sein des Républicains, il laisse toutefois le parti dans le flou total quant à sa succession. Et le parti aura besoin de quelqu’un rapidement pour mener à bien le défi de la reconstruction. Si certains militants espèrent un retour de Nicolas Sarkozy, d’autres personnalités politiques pourraient en profiter pour s’imposer : Xavier Bertrand, François Baroin ou encore Valérie Pécresse. La présidente de la région Ile-de-France s’était toutefois prononcé la semaine dernière en faveur de la nomination du président du Sénat Gérard Larcher à la tête du parti car il serait capable de « tous [les] rassembler ».La jeune génération pointe également le bout de son nez et de nouvelles têtes pourraient prendre une place plus importante. Les jeunes députés LR ont d’ailleurs publié le 30 mai un appel aux cadres du parti rappelant la nécessité pour la nouvelle génération de « contribuer à reconstruire la droite ».La débâcle des européennes et la démission de Laurent Wauquiez laissent donc la droite face à un grand nombre de questions : quelle personnalité sera la plus compétente pour diriger les Républicains ? Quel avenir pour la droite à moyen et long terme ? Pourra-t-elle se reconstruire à temps pour les Municipales ? Qu’attendent les militants pour la suite ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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1 juin 2019 - 01:06:23
C DANS L'AIR DU 1ER JUIN : UNE VAGUE VERTE AUX EUROPÉENNES... ET MAINTENANT ?Une vague verte qui ne finit plus de déferler. Il y a une semaine, liste Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) créait la surprise aux élections européennes en terminant en troisième position, derrière Le Rassemblement national (23,3%) et La République en marche (22,4%). Ainsi, avec 13,47% des voix, EELV fait mieux que son résultat des européennes 2014 où elle avait terminé à 8,95%. Le bon score des Verts cette année n’est pas notable qu’en France puisque les partis écologistes ont fait encore mieux en Finlande et en Allemagne. Mais dans l’Hexagone désormais, les regards se tournent vers Yannick Jadot. Sa campagne pro-européenne, située « ni à droite ni à gauche », a porté ses fruits. Au lendemain du scrutin, l’eurodéputé de 51 ans déclarait sur France Inter : « L’écologie est en train de devenir le centre de gravité du paysage politique européen. (…) Notre responsabilité est la construction d’une alternative afin de conquérir le pouvoir pour sortir la France du face-à-face entre le libéralisme et le populisme ».Et cette semaine, le leader écologiste a été auréolé d’un nouveau signal positif. Selon un sondage Odoxa, publié jeudi 30 mai, Yannick Jadot est devenu la personnalité politique préférée des Français. Au total, il cumule 32% d’opinions positives, ce qui constitue une progression inédite de + 20 points en un mois.Quand on regarde les chiffres des européennes de plus près, on remarque que le score d’EELV a été largement porté par les jeunes électeurs. D’après un sondage Ipsos/Sopra Steria, la liste verte est arrivée en tête du scrutin chez les 18-24 ans avec 25% des voix. La tendance est encore plus vraie chez les 25-34 ans (28%). Des scores qui s’expliquent, sans doute, par « l’effet Greta » (du nom de Greta Thunberg, la jeune militante suédoise contre le réchauffement climatique), c’est-à-dire de la montée des préoccupations environnementales, ces derniers mois, notamment chez les nouvelles générations. Fin mai, une grève scolaire internationale pour le climat avait réuni 1,6 millions de jeunes dans plus de 120 pays. Cette seconde manifestation faisait suite à celle du 15 mars dernier qui, elle, avait rassemblé près de 1,8 millions de jeunes, un record. En France, lancée par quatre ONG, une pétition en ligne appelant à une action en justice contre l’Etat pour « inaction climatique » a récolté plus de 2 millions de signatures.Ces préoccupations environnementales et la percée verte n’a évidemment pas échappé aux autres partis qui veulent séduire Yannick Jadot. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a multiplié cette semaine les appels du pied envers les écologistes pour envisager des rapprochements entre La République en marche et EELV dans l’hémicycle de Strasbourg et en vue des élections municipales de mars 2020. De son côté, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé au micro de Sud Radio que « la social-démocratie doit maintenant se marier avec l’écologie politique ».Outre EELV, les élections européennes ont révélé une autre surprise. Pour sa deuxième participation à un scrutin, le Parti animaliste a recueilli près d’un demi-million de voix (2,2%). Ainsi, le jeune parti créé en novembre 2016, qui n’a été invité à aucun des débats télévisés entre candidats, a presque fait jeu égal avec le Parti communiste (2,49%). Et sa tête de liste, l’avocate Hélène Thouy, qui a notamment défendu l’association L214, peut se targuer d’avoir réalisé un meilleur score que des candidats plus médiatisés comme François Asselineau (1,17%) ou Florian Philippot (0,65%).Sans alliance, les écologistes peuvent-ils transformer l’essai lors des élections municipales, en mai 2020 ? EELV peut-elle devenir une force centrale à gauche ? Y-a-t-il une fracture générationnelle sur la question environnementale ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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31 mai 2019 - 01:04:40
C DANS L'AIR DU 31 MAI : ELECTRICITÉ : POURQUOI LES PRIX FLAMBENT ?Il s’agit de la plus forte hausse depuis 20 ans. Les tarifs réglementés de l’électricité vont augmenter de 5,9% en moyenne ce samedi 1er juin. Ils correspondent au "tarif bleu" appliqués par EDF à quelques 25 millions de foyers. Or, de nombreuses offres concurrentes (d’Engie, de Total Direct Energie ou d’Eni, par exemple) sont indexées sur ces tarifs et seront donc, elles aussi, mécaniquement amenées à augmenter. Concrètement, cela va se traduire par environ 85 euros de plus sur la facture pour un ménage possédant un chauffage électrique. Proposée dès février par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la nouvelle offre tarifaire avait été gelée cet hiver par le gouvernement, englué en pleine contestation des Gilets Jaunes. Les tarifs de l’électricité sont établis selon un mode de calcul complexe, voté par le Parlement, qui prend en compte l’évolution du marché de gros. Son objectif ? Favoriser la concurrence et défendre la position d’EDF. "En 2018, les prix de gros de l’électricité ont notablement augmenté en France, comme dans toute l’Europe, du fait de l’augmentation des prix des combustibles et du carbone, a fait valoir le gouvernement. La hausse proposée par la CRE est du même ordre de grandeur que les hausses répercutées dans les autres pays". Mais cette augmentation des tarifs réglementés est qualifiée "d’injuste" et de trop brusque par des associations de consommateurs. "La moitié de la hausse n’a rien à voir avec l’augmentation des coûts d’EDF. C’est simplement que les opérateurs alternatifs n’ont pas accès à autant qu’ils le voudraient au nucléaire et augmentent leurs coûts. Et donc en compensation, pour que la concurrence puisse continuer à survivre, on augmente de 6% au lieu de 3% le tarif de l’électricité d’EDF. C’est tout à fait injuste et anormal", a regretté sur Franceinfo François Carlier, délégué général de l’association CLCV. Pour contrer cette hausse des tarifs réglementés, l’association UFC-Que Choisir a lancé pour sa part, le 28 mai dernier, une opération de commande de gaz et d’électricité groupée. Ces offres d’achats groupés consistent à réunir un maximum de clients pour obtenir des prix réduits. "En moyenne, au vu des expériences passées, c’était 200 euros d’économies par souscripteur", a affirmé Cédric Muso de l’UFC-Que Choisir, au micro d’Europe 1.Par ailleurs, cette première hausse des tarifs devrait être suivie d’une seconde, autour de 1%, début août, liée aux coûts de transport de l’électricité. Mais le gouvernement, par la voie du ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, avait indiqué le mois dernier vouloir revoir la méthode de calcul des tarifs réglementés.L’une des solutions pour faire baisser le prix de la facture d’électricité pourrait être d’accélérer la transition écologique. Car selon un rapport de l’IRENA (Agence internationale de l’énergie renouvelable), publié jeudi, produire des énergies renouvelables, telles que l’éolien, la bioénergie, l’hydroélectricité ou le solaire, coûte de moins en moins cher. Ainsi, ces énergies vertes deviennent plus compétitives face aux énergies "traditionnelles". Pourtant, avec seulement 16,3% de sa consommation finale d’énergie provenant de sources vertes, la France figure parmi les cancres au niveau européen. Par rapport à leurs voisins européens, les Français paient-ils plus ou moins cher leur électricité ? Le gouvernement peut-il stopper les hausses des tarifs ? Quels recours pour les consommateurs ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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30 mai 2019 - 01:03:24
C DANS L'AIR DU 30 MAI : DJIHADISTES CONDAMNÉS À MORT : QUE DOIT FAIRE LA FRANCE ?Sept des onze djihadistes Français transférés de Syrie en Irak ont été condamnés à mort, entre le dimanche 26 et le mercredi 29 mai, pour avoir rejoint le groupe Etat islamique. La loi irakienne prévoit cette sanction pour quiconque appartient à une « organisation terroriste ».Alors que les avocats des sept ressortissants dénoncent une justice irakienne expéditive et réclament un jugement en France, le Quai d’Orsay, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, assure mettre tout en œuvre pour leur éviter la peine de mort. Ce dernier a toutefois assuré, à l’Assemblée Nationale, l’équité du procès de ces français condamnés. Dans un point presse organisé à l’Elysée, le mercredi 29 mai, le président Emmanuel Macron a, quant à lui, confirmé que Paris demanderait que la peine de mort « soit commuée en prison à perpétuité ». Il avait indiqué plus tôt qu’il ne lui appartenait pas « de qualifier le fonctionnement de la justice irakienne ».Ces derniers rebondissements relancent le débat sur la question des djihadistes étrangers et de leur retour dans leur pays d’origine qui suscite un vif rejet dans l’opinion publique en Europe. De son côté, la France refuse la peine de mort et tout retour – et jugement – de ses ressortissants affiliés à l’EI.Ce mercredi, Jean-Yves Le Drian a rappelé que seuls les enfants, s’ils sont orphelins ou si leur mère donne leur accord, étaient susceptibles d’être rapatriés. Saisi par plusieurs familles, le Défenseur des Droits Jacques Toubon a estimé que la France devait faire cesser les « traitements inhumains » subis par les enfants de djihadistes dans les camps en Syrie. Il a donné un mois à l’exécutif pour qu'il fasse suite à ses "recommandations". Depuis plusieurs mois déjà, les familles et des ONG alertent sur les conditions déplorables dans lesquelles ces enfants sont retenus en Syrie (malnutrition, manque de soins, absence de scolarisation, etc.).C’est d’ailleurs la mission principale de l’organisation humanitaire EliseCare. Grâce aux dons récoltés, elle soigne les réfugiés et déplacés, notamment les enfants de Mossoul, abandonnés et livrés à eux-mêmes. Cette dernière explique que ce sont des « bombes à retardement » si l’on ne s’occupe pas d’eux. Sillonnant les routes à l’aide de cliniques mobiles, elle prodigue des soins réguliers aux populations et construit des cliniques fixes dans le but d’offrir un accès permanent aux soins pour les populations n’ayant pas la possibilité de regagner leur région d’origine.Dans le même temps, alors que la ville de Lyon a été le théâtre d’un attentat au colis piégé vendredi 24 mai, le principal suspect, un algérien de 24 ans, vient de reconnaitre avoir conçu l’explosif qui a fait 13 blessés légers. Pour l’heure, ses motivations restent encore très mystérieuses mais le matériel informatique saisi au cours des perquisitions a toutefois révélé « des recherches sur Internet relatives au djihad et à la fabrication d’engins explosifs ». Les enquêteurs tentent encore d’éclaircir les raisons de son acte.Alors quel sort doit être réservé aux djihadistes français ? La justice française doit elle se saisir de l’affaire ? Quelle est la responsabilité de la France dans le rapatriement des enfants de djihadistes français ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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29 mai 2019 - 01:03:51
DROITE : APRÈS LA CLAQUE... LES GRANDES MANŒUVRES 29-05-2019Invités :Bruno JEUDY Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »Vanessa SCHNEIDERGrand Reporter au « Monde »Jean GARRIGUESHistorien de la vie politiqueJérôme FOURQUET Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPLa pression s’accroît sur les épaules de Laurent Wauquiez. Son parti, Les Républicains (LR), est plongé dans une crise politique après la débâcle historique aux élections européennes. La liste menée par François-Xavier Bellamy n’a récolté que 8,48% des voix ce dimanche, terminant en quatrième position derrière les Écologistes. Jamais la droite n’avait réalisé un score aussi bas dans ce scrutin. Un camouflet pour le président des Républicains qui se retrouve fragilisé. Lundi soir, Laurent Wauquiez a proposé la tenue "d’états généraux" en septembre pour "tout remettre à plat". Une tentative pour s’offrir un sursis et balayer les appels plus ou moins explicites à sa démission."En 1999, Nicolas Sarkozy avait démissionné avec un score de 13% [aux Européennes]. C’est une question d’éthique", a lancé Valérie Pécresse sur France 2, ce mardi 28 mai. "A échec exceptionnel, mesure exceptionnelle, sinon nous disparaîtrons. (…) A la place de Laurent Wauquiez, j’espère que j’aurais démissionné", a abondé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, au micro d’Europe 1. Les deux cadres du parti ont appelé à se rassembler derrière Gérard Larcher. Valérie Pécresse a ainsi estimé que le président du Sénat était "une figure morale qui a la capacité de nous rassembler tous, qu’on soit dedans ou dehors".  Gérard Larcher est passé lui-même à l’offensive après les Européennes. D’abord, en affichant son désaccord avec la ligne politique de Laurent Wauquiez. Puis, en adressant une lettre aux élus afin de "reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre" pour conquérir les territoires. Il a proposé aux présidents des groupes parlementaires et aux présidents des trois grandes associations d’élus de se réunir la semaine prochaine. "Nous n’avons pas trois ans pour reconstruire Les Républicains. Il y a urgence pour préparer les municipales de 2020", a-t-il insisté.Car une droite à couteaux tirés et un chef sous pression, c’est la situation dont compte bien profiter le gouvernement. Dans un texte, publié dans Le Monde, le parti de centre-droit Agir, allié de La République En Marche, a appelé les maires LR à quitter Laurent Wauquiez pour rejoindre Emmanuel Macron en vue des municipales de mars 2020. Un appel réitéré ce matin par le ministre de la Culture Franck Riester, co-fondateur d’Agir, sur France Info : "Si vous voulez être fidèle aux valeurs, aux idées et aux principes qui étaient ceux de la droite républicaine de Jacques Chirac, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et même Nicolas Sarkozy, venez nous rejoindre !". Un appel du pied qui fait craindre à des départs dans les rangs des Républicains. A gauche de l’échiquier politique, la situation n’est guère meilleure. Dans une interview à L’Obs, au lendemain des élections européennes, Clémentine Autain a évoqué une "défaite cinglante" pour la France insoumise (LFI) qui a terminé en cinquième position avec seulement 6,3% des voix. La députée de Seine-Saint-Denis a remis en cause la ligne politique de son parti estimant qu'il avait trop privilégié le "recours au registre du ressentiment et du clash". Ces derniers mois, le parti de Jean-Luc Mélenchon a connu des divisions en interne et enregistré les départs de certains de ses membres dénonçant une organisation trop verticale et "antidémocratique".  Laurent Wauquiez peut-il rester à la tête des Républicains après cette débâcle électorale ? Avec les municipales en ligne de mire, y-aura-t-il de nombreux départs d’élus de la droite et du centre vers d’autres partis ? Le fonctionnement de La France insoumise sera-t-il remis en question après ces élections européennes ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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28 mai 2019 - 01:03:55
FIAT-RENAULT : POURQUOI ILS SE MARIENT ? 28-05-2019Invités :Dominique SEUXDirecteur délégué de la rédaction des EchosJean-Rémy MACCHIA Journaliste, spécialiste automobileBéatrice MATHIEU Rédactrice en chef du service économie de « L'Express »Christine KERDELLANTDirectrice de la rédaction de « L’Usine nouvelle » et « L’Usine digitale »C’est une union qui, si elle voit le jour, risque de faire des étincelles. Ce lundi 27 mai, le conseil d’administration du groupe Renault a exprimé son « intérêt » pour le projet de fusion à 50-50 proposé par l’italo-américain Fiat Chrysler. L’objectif étant de créer le troisième groupe automobile mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus chaque année et un chiffre d’affaires de 170 milliards d’euros. Mais quid de Nissan, embarqué à son insu dans ce mariage ? Car c’est bien là que réside le sujet épineux. Renault a déjà formé une alliance avec deux constructeurs japonais : l’entreprise française détient en effet 43% de Nissan, lequel possède 15% de Renault et 34% de Mitsubishi. Une alliance qui bat de l’aile depuis l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, le 19 novembre dernier, pour malversations financières. Et les relations entre les deux groupes sont au point mort depuis fin avril lorsque le constructeur français a proposé une fusion capitalistique avec Nissan. Fusion dont les Japonais ne veulent pas entendre parler.En tout cas, si le processus d’union entre les constructeurs Renault et Fiat va jusqu’au bout, les actionnaires majoritaires de Renault-Fiat-Chrysler seront le groupe Exor, qui passe de 29% actuellement à 14,5%, l’Etat français, qui ne détiendra plus que 7,5% du capital (contre 15% aujourd’hui) et Nissan qui passe de 15% à 7,5%, rapporte Le Monde. Par ailleurs, le quotidien explique même que cette union, dans le cadre de l’alliance formée par Renault avec Nissan et Mitsubishi, contribuerait à former une entité à 15 millions de véhicules, ce qui en ferait le numéro un de l’automobile devant les groupes Volkswagen et Toyota, qui ont vendu chacun un peu plus de 10 millions de voitures en 2018.Côté italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, patron de la Ligue (parti d’extrême-droite) qui a décroché une large victoire aux élections européennes, a qualifié cette éventuelle fusion entre Fiat Chrysler et Renault d’« opération brillante qui protège les emplois dans notre pays et conduit à la naissance d’un géant européen de l’automobile ». Interrogé sur ce sujet, le ministre des Finances a posé ses conditions et tenté de répondre aux craintes des syndicats. Au micro de RTL, ce mardi, Bruno Le Maire a exigé que le projet de fusion entre les deux constructeurs n’entraine aucune fermeture d’usine dans l’Hexagone et que l’opération « se fasse dans le cadre de l’alliance entre Renault et Nissan », sans donner plus de précision. Il a aussi demandé au président de Renault que le groupe né de cette fusion participe à l’initiative de fabrication des batteries électriques engagée avec l’Allemagne.Ce projet de mariage entre Renault et Fiat Chrysler s’inscrit dans un secteur automobile de plus en plus concurrentiel dicté par la révolution électrique et les investissements colossaux. Et cette fusion représenterait une véritable chance pour le constructeur italo-américain qui se trouve dans une situation délicate en raison d’une gamme de véhicules âgée et d’une absence d’investissement dans l’électrique. Quand Renault, lui, est le leader de ces technologies en Europe. Pour le constructeur français, l’avantage serait double : accéder à une taille considérable pour supplanter Nissan en tant que plus gros actionnaire de leur alliance et s’offrir un accès au marché américain, réputé très verrouillé.  Mais pour les Echos, le nouveau couple franco-italien joue une partition délicate rappelant que les alliances à 50-50 ont toutes échoué depuis la création d’Airbus, à la fin des années 1960. Le quotidien économique donne ainsi les exemples de nombreuses tentatives de rapprochements paritaires qui ont volé en éclats et se sont transformés en prises de contrôle déguisées.  Dans le secteur de l’automobile, faut-il être un géant pour survivre ? Pourquoi ces fusions entre grands groupes sont-elles en vogue ? Nissan verra-t-il ce rapprochement entre Renault et Fiat Chrysler d’un bon œil ? L’affaire Ghosn va-t-elle peser dans les discussions ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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