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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.Retrouvez C dans l’air en replay sur france.tv

346 épisodes

14 novembre 2019 - 01:04:06
SOCIAL : GARE AUX COLÈRES ! 14-11-2019Invités :Roland CAYROLPolitologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan)Cécile CORNUDETEditorialiste politique aux « Echos »Emmanuelle ANIZONGrand Reporter à « L’Obs »Jérôme FOURQUETDirecteur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPUn an après le début du mouvement des gilets jaunes, les foyers de contestations de multiplient en France. Ce jeudi, c’est le malaise des soignants qui s’exprime massivement dans le pays. A l’appel du collectif Inter-Urgence, à l’origine depuis huit mois d’une grève dans près de 300 services d’urgences, et du collectif Inter-Hôpitaux, médecins, personnels soignants, cadres hospitaliers, internes et étudiants en médecine défilent côte-à-côte pour "sauver l’hôpital public". Une mobilisation d’une ampleur inédite depuis une quinzaine d’années qui fédère l’ensemble des acteurs du monde hospitalier et donne à cette journée des allures de "santé morte" : les opérations non urgentes ont été déprogrammées, les cours reportés dans les facultés de médecine…Après la crise des urgences, ce sont tous les personnels de l’hôpital public qui se mobilisent pour obtenir un geste fort du gouvernement. Agnès Buzyn a promis l’annonce d’un nouveau "plan de soutien" qui mettra l'accent sur "un meilleur investissement courant" et "la revalorisation des salaires, notamment en début de carrière". Mais la ministre de la Santé a déjà échoué par deux fois à sortir de ce conflit : ni la prime mensuelle de 100 euros versée depuis juillet, ni le plan de "refondation" présenté en septembre n'ont suffi à faire baisser la tension. Les manifestants visent désormais plus haut, pour desserrer le verrou de Bercy. Ils espèrent être reçu par Matignon. Mais la clé pourrait venir d’Emmanuel Macron, qui ce jeudi a affirmé avoir "entendu la colère" et a annoncé la présentation mercredi prochain d’un "plan d'action" avec un "geste fort ".À trois semaines d'une grève massive dans les transports contre la réforme des retraites, il y a urgence pour l’exécutif. D’autant que malgré les milliards d’euros votés en un an, les braises des gilets jaunes ne sont pas éteintes et d’autres fronts menacent : agriculteurs, cheminots, enseignants, futurs retraités, policiers, pompiers mais aussi étudiants.Près d’une semaine après l’immolation par le feu d’un étudiant lyonnais, brûlé à 90 % et toujours entre la vie et la mort, pour dénoncer ses conditions de vie précaires, la colère monte dans les facs. Mardi à Lille, près de 400 personnes ont pénétré dans la faculté de droit où devait se tenir une conférence de François Hollande sur la crise de la démocratie. Celle-ci a été annulée, l’ancien président a été évacué et ses livres détruits. Le soir, à Paris, des manifestants ont arraché une grille d’entrée du ministère de l’Enseignement supérieur. Et mercredi, l’université Lyon 2 a été brièvement bloquée, puis évacuée par la police.Pour l’instant, le mouvement n’est pas structuré, mais la situation inquiète. Laurence Rossignol, sénatrice socialiste de l’Oise, prévenait hier : "Le gouvernement doit être très attentif à ce qui se passe dans les facs. La manière dont démarre un mouvement étudiant est souvent assez improbable et il y a un vrai sujet sur la précarité. […] Un an après, ce sont les enfants des gilets jaunes qui descendent dans la rue." Des gilets jaunes qui eux se préparent déjà à rejoindre la mobilisation du 5 décembre prochain.Personnels soignants, étudiants, cheminots, pompiers, agriculteurs, gilets jaunes… Quelles sont les raisons de la colère ? L’Exécutif peut-il déminer ces contestations ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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13 novembre 2019 - 01:04:04
Invités :François CLEMENCEAU Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »Ariane BONZONJournaliste pour Slate.fr et « Le Monde diplomatique »auteure de « Turquie, l’heure de vérité »Guillaume PERRIERJournalisteAuteur de « Dans la tête d’Erdogan »Jean-Dominique MERCHETEditorialiste à « L’opinion », spécialiste des questions Défense et DiplomatieAprès des semaines d'échanges tendus, Donald Trump reçoit ce mercredi à la Maison-Blanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour évoquer plusieurs sujets sensibles, à commencer par le dossier syrien, un peu plus d’un mois après l’offensive militaire turque en Syrie.A la suite du retrait des troupes américaines déployées dans le nord-est de la Syrie, et malgré les mises en garde, Ankara avait lancé le 9 octobre dernier une opération militaire visant à repousser les milices kurdes, alliées des Occidentaux dans la lutte anti-djihadistes, le plus loin possible des abords de sa frontière. Condamnée par la communauté internationale et le Congrès américain, cette intervention militaire a donné lieu depuis à des tractations pour le moins chaotiques entre les deux dirigeants et suscité de réelles interrogations sur leur stratégie dans la région.Dans une lettre au ton surprenant, Donald Trump avait ainsi lancé à son homologue turc : "Ne jouez pas au dur ! Ne faites pas l'idiot !". Fortement critiqué, y compris dans son propre camp, le président américain avait ensuite durci le ton, menacé de "détruire" l'économie turque et autorisé des sanctions contre la Turquie, qui ont été levées après qu’un accord a été conclu mi-octobre. Mais l'abandon des forces kurdes et la place laissée à la Russie dans le conflit syrien ont indigné de nombreux élus, démocrates comme républicains, qui s’élèvent aujourd’hui contre cette visite.D’autre part, les atermoiements de Donald Trump et l'offensive turque contre des alliés de la coalition ont aussi suscité de vives tensions au sein de l'Alliance atlantique, dont la Turquie est membre, qui redoute une résurgence du groupe État islamique. Ces derniers jours, Emmanuel Macron a notamment déploré en termes très vifs l'absence totale de coordination sur ce dossier, jugeant que l’Otan était en état de "mort cérébrale".Mais les problèmes auxquels sont confrontés les alliés de l'Otan s'étendent bien au-delà de la Syrie et concernent notamment le sort des prisonniers djihadistes. Le gouvernement turc affirme détenir encore 1200 membres de Daech, pour la plupart arrêtés sur le sol turc en tentant de rejoindre la Syrie ou en la fuyant. Un chiffre auquel s'ajouteraient 287 membres de l'EI échappés des prisons kurdes pendant l'offensive militaire du mois dernier, qu'Ankara affirme avoir rattrapés. Des djihadistes que l’Europe ne veut pas récupérer et que la Turquie ne veut plus garder. "Nous ne sommes pas un hôtel pour membres de Daech", disait récemment le ministre de l’Intérieur turc, Süleyman Soylu. Mettant ses menaces à exécutions, la Turquie a commencé lundi à renvoyer vers leurs pays d'origine les djihadistes étrangers, dont des Européens, détenus dans ses prisons. Parallèlement, le président Recep Tayyip Erdogan exhorte l'Occident à financer la construction de nouvelles villes dans le nord de la Syrie où il veut reloger 2 des 3,6 millions de Syriens réfugiés sur son sol et menace toujours d' "ouvrir les portes" aux migrants désireux de rejoindre l'Europe.Mais quelle réalité derrière ces menaces ? Que veut réellement Recep Tayyip Erdogan ? Pourquoi a-t-il lancé une offensive contre les kurdes en Syrie ? Quelle est son ambition dans la région ? Enfin quels sont ses points forts et ses points faibles ?
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12 novembre 2019 - 01:04:00
Invités :Elie COHEN EconomisteErwan BENEZET Journaliste au « Parisien » – Auteur de « Nucléaire : une catastrophe française »Nabil WAKIMJournaliste au « Monde» spécialiste de l'énergieBéatrice MATHIEUChef du service économie de « L'Express »Il était 11 h 52, lundi 11 novembre, lorsqu’un séisme de magnitude 5,4 sur l’échelle de Richter a été enregistré près de Montélimar dans la Drôme et en Ardèche a annoncé le Bureau central sismologique français (BCSF) de Strasbourg. La secousse, d’une intensité rare dans la région, a été ressentie jusqu’à Saint-Étienne, Lyon, et même dans le sud de la France, à Montpellier. Quatre personnes ont été blessées dont une gravement et le bilan matériel est important. Sur la commune ardéchoise du Teil, épicentre du tremblement de terre, de nombreuses maisons se sont effondrées, plusieurs bâtiments ont dû être sécurisés et près de 400 personnes ont dû passer la nuit dans des gymnases.Des techniciens sont sur place ce mardi pour évaluer les dégâts, et l’on continue aussi à surveiller les deux centrales nucléaires présentes dans la zone, celle du Tricastin à une vingtaine de kilomètres et celle de Cruas à une dizaine de kilomètres. Car si hier au moment du tremblement de terre, il n’y a pas eu d’alerte particulière au Tricastin, en revanche, à Cruas l’une des cinq alarmes s’est déclenchée. Les réacteurs de la centrale ont été depuis mis à l'arrêt pour un "audit approfondi". "C'est la procédure obligatoire", a affirmé la préfète de l'Ardèche sur France Bleu. Il s'agit de "faire un tour des installations et de confirmer le diagnostic et l'innocuité de ce séisme". De son côté, le groupe EDF explique dans un communiqué que "les premiers contrôles n'ont pas mis en évidence de dégât apparent. Des vibrations ont cependant été enregistrées, ce qui nécessite de procéder à des contrôles complémentaires et préventifs". Selon l’électricien, la relance de la centrale pourrait intervenir vendredi mais pour cela il faudra obtenir le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).Le secteur du nucléaire vit décidément un automne mouvementé. Quelques semaines après la publication d’un rapport d’audit sur l’EPR de Flamanville (Manche) dressant un bilan sans concession du premier chantier français d’un réacteur nucléaire de troisième génération, la sécurité des installations nucléaires suscite de nouvelles interrogations. Alors quels sont les effets de ce séisme sur les centrales nucléaires de la région ? A-t-on frôlé un accident grave ? Comment les centrales nucléaires font-elles face au risque sismique en France ? Faut-il s’inquiéter pour la sûreté du parc français ? Enfin en matière d’énergie renouvelable, où en est la France ? Comment le Portugal est-il devenu un champion des énergies propres ?
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11 novembre 2019 - 01:04:11
Invités :--Pascal BONIFACE-Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques--Général Vincent DESPORTES-Professeur des universités associé à Sciences Po – Ancien directeur de l’Ecole de guerre--Isabelle LASSERRE-Rédactrice en chef adjointe au service étranger du « Figaro »--Armelle CHARRIER-Éditorialiste en politique internationale à « France 24 »--Les commémorations du 11 novembre se déroulent cette année dans un climat assez tendu. Emmanuel Macron a présidé la cérémonie officielle de commémoration du 101ème anniversaire de l’Armistice de 1918 à l’Arc de Triomphe. Il doit ensuite inaugurer un monument pour les 549 militaires « morts pour la France » en opérations extérieures depuis 1963. Le dernier nom inscrit sur ce monument sera celui de Ronan Pointeau, tué au Mali le 2 novembre. Le président de la République va ensuite s’entretenir avec Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, avant de recevoir les dirigeants du monde entier pour le deuxième Forum de Paris pour la paix.Un agenda chargé donc, qui s’inscrit dans un contexte particulier. Dans une interview accordée à The Economist, Emmanuel Macron a déclaré que l’Otan était selon lui en état de « mort cérébrale », en regrettant notamment l’éloignement entre les Etats-Unis et l’Europe sur certaines positions ainsi que le comportement de la Turquie, membre de l’Alliance, en Syrie.Les propos du président de la République ont été jugés « radicaux » par la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une conférence de presse à Berlin. « Je ne pense pas qu'un tel jugement intempestif soit nécessaire, même si nous avons des problèmes, même si nous devons nous ressaisir », a ajouté la chancelière.Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a, pour sa part, tenu à rappeler que l’Otan était « historiquement un des partenariats stratégiques les plus importants » mais aussi qu’il « court toujours le risque de devenir obsolète », reprenant ainsi les mots employés par Donald Trump en avril dernier. Le seul acteur qui se réjouit directement des propos d’Emmanuel Macron est bien évidemment la Russie, qui évoque des « paroles en or, sincères et qui reflètent l’essentiel ».Dans son interview donné à The Economist, Emmanuel Macron ne s’est pas contenté de ses propos sur l’Otan, il a également appelé à « muscler » l’Europe de la Défense et à atteindre une « souveraineté militaire » en Europe. Le président français craint une « disparition géopolitique » de l’Union européenne si elle ne « se pense pas comme une puissance stratégique ». L’Europe de la Défense est pourtant encore loin d’être une réalité, même si un fonds européen de la Défense a été adopté en avril dernier. Doté de 13 milliards d’euros, il entrera en vigueur dès 2021.Où en est réellement l’Europe de la Défense ? L’OTAN est-elle encore pertinente ? Qui sont les alliés de la France aujourd’hui ? Où en est l’opération Barkane au Sahel ?-Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques Wehrlin-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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9 novembre 2019 - 01:06:38
C DANS L'AIR DU 9 NOVEMBRE : CHUTE DU MUR DE BERLIN : 30 ANS… ET APRÈS ?L’Allemagne célèbre aujourd’hui la chute du mur de Berlin. C’était il y a 30 ans… Le 9 novembre 1989, la frontière de béton, séparant la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique allemande (RDA), tombait définitivement et ouvrait la voie à la réunification après 28 ans de séparation. Des commémorations sont prévues tout au long de la journée, ce samedi 9 novembre, avec -pour point d’orgue- le discours d’Angela Merkel le long de l'ancien tracé du mur, à Berlin, aux côtés des dirigeants polonais, tchèque, slovaque et hongrois.Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte difficile pour la chancelière allemande qui, usée par le pouvoir et ses 4 mandats successifs, multiplie les revers électoraux. Le dernier en date : les élections régionales en Thuringe, le 27 octobre dernier, où le parti de Merkel (CDU) a été devancé par l’Afd (Alternative pour l’Allemagne), l’extrême droite allemande. Début septembre, ce parti enregistrait déjà de très bons scores aux élections régionales de Saxe et Brandebourg. Ce mouvement eurosceptique et anti migrants est en constante progression depuis 2013, notamment en Allemagne de l’Est. Il est aussi la conséquence de cette fracture évidente qui existe depuis la chute du mur, entre l’est et l’ouest du pays, et qui n’a toujours pas été résorbée. L’ex-RDA est encore aujourd’hui fortement marquée par le chômage de masse, les inégalités salariales ou encore la baisse démographique. Pour preuve, l’Est ne produit par habitant que les trois quarts des richesses de l’Ouest.A l’heure où l’Allemagne célèbre un moment important de son histoire, tout n’est pas rose pour le pays qui enregistre aussi une faible croissance économique. Le gouvernement a dû en effet revoir à la baisse ses prévisions faisant du pays l’un des plus mauvais élèves européens avec l’Italie. Pour 2020, Berlin pronostique désormais seulement 1 % de croissance, au lieu de 1,5 % encore espéré au printemps dernier. Et l’industrie automobile en est le symbole : Bosch, le premier équipementier automobile entend supprimer plus de 2 000 emplois en Allemagne pour répondre au ralentissement conjoncturel et à la baisse en popularité des voitures diesel et essence.30 ans après la chute du mur, que reste-t-il des engagements promis ? L’Allemagne est-elle à un tournant de son histoire économique ? La poussée de l’extrême droite dans les urnes peut-elle se poursuivre ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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8 novembre 2019 - 01:03:38
C DANS L'AIR DU 8 NOVEMBRE : LA MAUVAISE SEMAINE DE TRUMPDonald Trump a connu des semaines difficiles depuis son arrivée à la Maison-Blanche, mais rarement comme celle qui s’achève. Après avoir vu la Chambre des représentants approuver l’enquête d’impeachment qui le vise, de nouveaux témoignages accablants sont venus compléter la procédure de destitution. Il y a notamment eu mardi, Gordon Sondland, ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne et proche de Donald Trump, qui a modifié son témoignage et confirmé qu’il avait bien demandé un "donnant-donnant" à l'Ukraine, en sollicitant une enquête sur la famille Biden contre le déblocage d’une aide militaire américaine. On a également appris que George Kent, un responsable du département d'État en charge de l'Ukraine, s’était inquiété des pressions exercées pour que Kiev enquête sur un rival de Donald Trump et avait alerté sa hiérarchie dès la mi-août. Et ce jeudi, les parlementaires ont entendu à huis clos une conseillère du vice-président américain Mike Pence, qui avait écouté en direct l'appel téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien qui a déclenché cette enquête. Jennifer Williams, premier témoin employé par les services de Mike Pence à accepter la convocation des démocrates, a confirmé que cet échange était "inhabituel" et très "politique", a rapporté CNN sur la base de sources anonymes.Ces dernières semaines, le président et son entourage ont vivement critiqué le secret de ces auditions, accusant les démocrates de distiller des éléments choisis. Mais ces entretiens devraient être les derniers menés à huis clos, avant l'entrée dans une nouvelle phase plus spectaculaire encore avec les premières auditions publiques à partir du 13 novembre. En attendant, les investigations se poursuivent, et les nuages s'amoncellent dans le ciel du président des Etats-Unis. Condamné par un tribunal de New York à payer 2 millions de dollars pour utilisation politique de sa fondation, Donald Trump vient également de connaître deux revers électoraux dans les Etats du Kentucky et de Virginie. A un an de l'élection présidentielle, le coup est rude pour le locataire de la Maison-Blanche, qui s'était personnellement engagé dans la campagne. Néanmoins ces performances n'arrêtent pas Donald Trump qui est reparti en campagne, quand du côté des démocrates, on célèbre ces victoires dans des bastions Républicains. De quoi donner de l’espoir au parti progressiste qui est néanmoins encore bien loin d’avoir désigné celui ou celle qui aura pour mission de défier Donald Trump.Alors qui sont les candidats lancés dans la primaire démocrate ? Où en est-on de l’enquête sur la procédure d’impeachment ? Que s'est-il passé cette semaine ? Pourquoi les auditions publiques inquiètent-elles Donald Trump ? Enfin, où en est l’accord de Paris, après le retrait annoncé des Etats-Unis ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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7 novembre 2019 - 01:04:03
C DANS L'AIR DU 7 NOVEMBRE : BREXIT : LA PAROLE AUX ANGLAISAlors que les 27 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert pour accorder un report de la date de sortie jusqu'au 31 janvier 2020, outre-Manche la situation politique est toujours floue, et la campagne pour les élections générales anticipées du 12 décembre a démarré hier dans une ambiance extrêmement tendue, et par des invectives. Quelques heures après avoir comparé dans la presse son rival travailliste, Jeremy Corbyn, à "Staline", Boris Johnson a poursuivi devant ses supporters ses attaques en dénonçant le "socialisme révolutionnaire bolivarien" du Labour. Promettant aux électeurs des lendemains qui chantent après un Brexit "réalisé en janvier", il s’est aussi gaussé de la position de son rival sur ce point : “Il a déclaré aujourd’hui qu’il voulait un autre report pour une nouvelle négociation. Mais il n’est pas clair sur ses objectifs et nous ne savons pas ce qu’il veut obtenir de cette négociation. Nous ne savons même pas quelle est sa position. Est-il pour le maintien ou la sortie, dedans ou dehors, en avant ou en arrière ? Je ne sais pas. Et je pense qu’il ne le sait pas lui-même.” a-t-il affirmé.A l'inverse, Jeremy Corbyn a attaqué Boris Johnson sur ce qu'il souhaite faire du Brexit : le détourner, en privatisant le NHS, le service public de santé britannique, dans le cadre du futur accord de libre-échange qu'il veut concocter avec les Etats-Unis : "Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit : faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations, du thatchérisme sous stéroïdes".Mais si la campagne électorale a démarré sur les chapeaux de roue ce mercredi après la dissolution au Parlement, elle a aussi connu ses premiers ratés. Le numéro deux du Labour Tom Watson, fervent partisan du maintien dans l'UE, a annoncé sa démission et décidé de ne pas affronter les urnes. "Cette décision est personnelle, pas politique", a assuré ce poids lourd centriste mais elle constitue un coup dur pour Jeremy Corbyn, avec qui il a souvent été en porte-à-faux.Et la journée n’a pas non plus été simple pour Boris Johnson, qui a dû encaisser “la démission d’un ministre” – du jamais-vu pendant une campagne électorale. Le ministre chargé du pays de Galles, Alun Cairns, a finalement jeté l’éponge, accusé d’avoir eu connaissance – malgré ses démentis – du rôle de l’un de ses conseillers dans le sabotage d’un procès pour viol. Une démission qui survient après des propos très critiqués du ministre en charge des Relations avec le Parlement et du président du parti conservateur, et ce alors que l'ex-speaker de la Chambre des communes a dit tout le mal qu'il pensait du Brexit. "C'est la plus grosse erreur de ce pays depuis la Seconde guerre mondiale." "Quitter l'UE ne va pas nous aider", a expliqué cet ex-conservateur devenu indépendant.À mi-chemin entre l’échéance ratée du 31 octobre et la nouvelle fixée au 31 janvier, cette campagne des législatives pourrait être dominée par la question de la sortie de l’Union européenne. Que vont décider les Britanniques ? A cinq semaines du scrutin, les conservateurs (38 %) sont toujours placés en tête des intentions de vote avec une dizaine de points d'avance sur les travaillistes (26 %), mais les politologues ne cessent de conseiller la prudence dans les pronostics pour ces élections. D’autant que le nombre d’indécis seraient anormalement haut, et que d’autres partis pourraient venir faire dérailler leurs rêves de conquérir une majorité. Troisième dans les sondages (17 %), les europhiles libéraux démocrates, emmenés par l’écossaise Jo Swinson, veulent annuler le Brexit et peuvent ravir les voix de conservateurs europhiles modérés et de travaillistes déçus des atermoiements de leur leader sur la question. De l’autre côté de l’échiquier politique, le Parti du Brexit de Nigel Farage menace de prendre des voix à Boris Johnson en prônant une coupure plus nette avec l'UE que celle prévue dans l'accord de divorce négocié avec les Européens. Dans ce contexte, la campagne qui débute s’annonce sans précédent et son issue reste totalement ouverte.Alors quels sont les enjeux de ces élections ? Qu’attendent les Britanniques de ce scrutin ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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6 novembre 2019 - 01:04:01
C DANS L'AIR DU 6 NOVEMBRE : PRIVATISATION DE LA FDJ : BONNE OU MAUVAISE ACTION ?À partir de ce jeudi 7 novembre, débute la privatisation de la Française des Jeux. À l’issue de l’opération, l’État, qui possédait 72 % de l’entreprise, restera actionnaire à hauteur de 20 %. Concrètement, jusqu’au mercredi 20 novembre, les actions de la Française des Jeux vont être mises en vente, notamment auprès des particuliers. La FDJ est une entreprise très rentable : son chiffre d’affaires a augmenté de 5 % par an en moyenne au cours des vingt-cinq dernières années et le groupe a distribué 130 millions d’euros de dividendes l’an dernier.Il s’agit d’un pari budgétaire pour l’Etat qui va perdre 93 millions d'euros de dividendes annuels mais espère profiter de plus d'un milliard d'euros de recettes immédiates. Mais aussi d’un test pour la politique de privatisation relancée par Emmanuel Macron. La loi Pacte, promulguée par le chef de l’Etat, prévoit en effet pour alimenter un fonds de 10 milliards d’euros consacré à l’innovation, l’ouverture au capital privé de la Française des jeux mais aussi d’Engie et du gestionnaire des Aéroports de Paris qui se heurte à un référendum d’initiative partagée…Aujourd’hui, l’exécutif espère faire de la privatisation de FDJ un "succès populaire". Mais quel va être le comportement des petits porteurs, mis à mal par la crise de 2008 et inquiets de la décote des dernières privatisations comme Orange (ex France Telecom) ou EDF ? Pour inciter les particuliers à tenter le pari, le gouvernement offre un bonus : 2 % de décote sur les titres s’ils sont conservés 18 mois et une action gratuite pour dix achetées.Cela suffira-t-il à attirer les petits porteurs ? Acheter l’une des 191 millions d’actions vaut-il le coup ? Pourquoi le gouvernement lance-t-il la privatisation de la Française des Jeux ? Est-ce une bonne ou mauvaise opération pour l’Etat ? Avant la privatisation de la Française des Jeux, plusieurs vagues de cessions d’entreprises publiques ont été réalisées en France depuis les années 1980. Quel est le bilan de ces précédentes privatisations ? Enfin pourquoi le projet de privatisation des Aéroports de Paris est-il au centre d’une bataille politique ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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5 novembre 2019 - 01:03:53
C DANS L'AIR DU 5 NOVEMBRE : IMMIGRATION : MACRON FAIT LE CHOIX DES QUOTASLe Premier ministre dévoilera, ce mercredi 6 novembre, vingt mesures, sur l’immigration. Annoncées officiellement à l’issue d’un comité interministériel, elles ont déjà été présentées lundi soir à des parlementaires de la majorité. Parmi ces décisions, l'Assemblée votera chaque année des quotas d'immigration économique par secteur d'activité. Ces quotas, qui seront déterminés et réévalués chaque année par les parlementaires, s'appliqueront pour un certain nombre de métiers dont les offres d'emplois ne sont pas pourvues : sont concernés les aides à domicile, les métiers du bâtiment, de la restauration, les chauffeurs routiers, les médecins généralistes, les vétérinaires, les ingénieurs informatiques… La liste des métiers "en tension" datant de 2011 va devoir être revue. Elle sera désormais actualisée chaque année par décret du gouvernement après consultation du Parlement.Réclamée depuis des années par Les Républicains, l’instauration de quotas d’immigration constitue un tournant dans la politique migratoire de la France et un changement de pied d’Emmanuel Macron. Lors de la dernière campagne présidentielle, le candidat Macron y était réticent. Il jugeait alors le dispositif "quasiment impossible à piloter" et fustigeait une mesure "idéologique". Aujourd'hui, le président s'est donc fait un autre avis sur la question.L’exécutif a aussi tranché les questions qui fâchent et qui concernent la santé des étrangers. Il a ainsi acté l’instauration pour les demandeurs d’asile d’un délai de carence de trois mois pour accéder à la Protection universelle maladie (PUMa), la Sécu de base. Jusque-là, ils y avaient droit dès le dépôt de leur demande d’asile. D’autre part, en ce qui concerne l’aide médicale d’Etat (l’AME), désormais certains actes non urgents pourront faire l’objet d’un accord préalable de la Sécurité sociale.Un mois après son débat sur l’immigration à l’Assemblée, le gouvernement entend donner un contenu plus concret à son virage régalien. Présentées demain, ces mesures suscitent déjà de nombreuses réactions. A droite, si on en salue certaines, on les juge néanmoins encore insuffisantes, quand à gauche des voix s'élèvent contre une "stigmatisation" et une "instrumentalisation" de ce thème de l'immigration pour détourner les Français des préoccupations sociales. Alors de quoi parle-t-on sur le fond ? Quelle est la politique migratoire d’Emmanuel Macron ? Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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4 novembre 2019 - 01:04:08
C DANS L'AIR DU 4 NOVEMBRE : MACRON EN CHINE, ENTRE BUSINESS ET DIPLOMATIE ?Un an et demi après sa première visite d’Etat, Emmanuel Macron est de retour en Chine, ce lundi 4 novembre, pour une rencontre avec son homologue chinois Xin Jinping. Une visite de trois jours dans le but de renforcer les liens qui unissent la France et la Chine alors que Pékin se trouve dans une situation particulièrement tendue, notamment avec la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis et les émeutes à Hong Kong. Cette visite sera d’ailleurs surtout à visée commerciale puisque le président français se rend sur place avec de nombreux patrons français dans l’optique de signer des contrats. « On attend une quarantaine de contrats », indique l’Élysée, dans des secteurs traditionnels de la relation franco-chinoise comme l’agroalimentaire, le tourisme ou la santé. Elle sera aussi culturelle avec l’inauguration d’une antenne du Centre Pompidou à Shangaï.Depuis le début de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, l’économie chinoise a ralenti au troisième trimestre : à 6 % de croissance sur un an, contre 6,2 % au trimestre précédent. Ce ralentissement est dû en partie à la mise en place de taxes lourdes sur les importations chinoises par Donald Trump. Pour s’en sortir, le gouvernement a donc décidé de se concentrer sur la consommation intérieure et ainsi favoriser l’achat de produits chinois (téléphones mobiles Huawei plutôt qu’Apple).Autre volet important abordé lors de cette visite : la question des droits de l’Homme. L'Elysée a affirmé qu'Emmanuel Macron devrait aborder « sans tabou », « dans un cadre respectueux et franc », les questions sensibles liées à la situation à Hong Kong et au Xinjiang avec les Ouïghours. « Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine, il n'est pas pertinent que ce soit à l'ordre du jour diplomatique », a toutefois averti le diplomate chinois Zhu Jing ». Le 2 novembre dernier, une nouvelle marche pour la démocratie a rassemblé des centaines de milliers de Hongkongais masqués, pour le 22e weekend consécutif, alors que les autorités ont interdit de manifester dans les rues de la ville.La France peut-elle tirer son épingle du jeu dans un contexte tendu pour Pékin ? Comment la Chine contre-attaque dans cette guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis ? Comment Pékin gère la crise hongkongaise ?Un an et demi après sa première visite d’Etat, Emmanuel Macron est de retour en Chine, ce lundi 4 novembre, pour une rencontre avec son homologue chinois Xin Jinping. Une visite de trois jours dans le but de renforcer les liens qui unissent la France et la Chine alors que Pékin se trouve dans une situation particulièrement tendue, notamment avec la guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis et les émeutes à Hong Kong. Cette visite sera d’ailleurs surtout à visée commerciale puisque le président français se rend sur place avec de nombreux patrons français dans l’optique de signer des contrats. « On attend une quarantaine de contrats », indique l’Élysée, dans des secteurs traditionnels de la relation franco-chinoise comme l’agroalimentaire, le tourisme ou la santé. Elle sera aussi culturelle avec l’inauguration d’une antenne du Centre Pompidou à Shangaï.Depuis le début de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, l’économie chinoise a ralenti au troisième trimestre : à 6 % de croissance sur un an, contre 6,2 % au trimestre précédent. Ce ralentissement est dû en partie à la mise en place de taxes lourdes sur les importations chinoises par Donald Trump. Pour s’en sortir, le gouvernement a donc décidé de se concentrer sur la consommation intérieure et ainsi favoriser l’achat de produits chinois (téléphones mobiles Huawei plutôt qu’Apple).Autre volet important abordé lors de cette visite : la question des droits de l’Homme. L'Elysée a affirmé qu'Emmanuel Macron devrait aborder « sans tabou », « dans un cadre respectueux et franc », les questions sensibles liées à la situation à Hong Kong et au Xinjiang avec les Ouïghours. « Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine, il n'est pas pertinent que ce soit à l'ordre du jour diplomatique », a toutefois averti le diplomate chinois Zhu Jing ». Le 2 novembre dernier, une nouvelle marche pour la démocratie a rassemblé des centaines de milliers de Hongkongais masqués, pour le 22e weekend consécutif, alors que les autorités ont interdit de manifester dans les rues de la ville.La France peut-elle tirer son épingle du jeu dans un contexte tendu pour Pékin ? Comment la Chine contre-attaque dans cette guerre commerciale qui l’oppose aux Etats-Unis ? Comment Pékin gère la crise hongkongaise ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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2 novembre 2019 - 01:06:05
C DANS L'AIR DU 2 NOVEMBRE : NUCLÉAIRE : UN FIASCO ET DES QUESTIONSLe secteur du nucléaire vit un automne mouvementé. Lundi, un rapport d’audit sur l’EPR de Flamanville (Manche) a été publié et il dresse un bilan sans concession du premier chantier français d’un réacteur nucléaire de troisième génération. A son lancement en 2006, l’EPR de Flamanville était prévu pour entrer en service en 2012 et le chantier devait coûter 3,3 milliards d’euros. Depuis l’EPR a multiplié les déboires. Le démarrage du réacteur devrait finalement intervenir à la fin de l’année 2022. Et le coût du chantier a été réévalué à 12,4 milliards d’euros…Le gouvernement a exigé lundi d’EDF qu’elle établisse un « plan d’action » sous un mois. L’entreprise publique est notamment priée d’investir dans les compétences et les métiers qu’elle sous-traite actuellement. EDF sous-traite par exemple 80% de la maintenance sur ses installations nucléaires. Le 18 septembre dernier, les syndicats du secteur ont organisé une journée de mobilisation pour sensibiliser sur les conditions de travail des sous-traitants et aussi sur les risques pour la sécurité des installations qu’elles impliquent.Alerter sur la question de la sécurité des installations nucléaires, c’était également l’objectif des militants de l’ONG Greenpeace qui s’étaient introduits en 2017 sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle. Ils comparaissaient mercredi en appel devant le tribunal de Metz, après avoir été condamné à deux mois de prison ferme en première instance. Les militants devraient échapper à la prison car l’avocat général n’a requis que des « jours amendes » contre les prévenus. Leur action avait donné lieu à la mise en place d’une commission parlementaire sur la sureté nucléaire, qui avait dans un rapport préconisé 33 mesures afin de renforcer la sécurité des centrales.Comment expliquer les déboires de l’EPR de Flamanville ? Faut-il s’inquiéter pour la sureté du parc français ? Quel avenir pour la filière nucléaire ? Comment le nucléaire peut-il se réinventer ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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1 novembre 2019 - 01:05:41
C DANS L'AIR DU 1ER NOVEMBRE : TRUMP : LA DESTITUTION ET "LA CHASSE AU SORCIÈRE"Donald Trump dénonçait depuis des semaines une "procédure illégitime". Jeudi, la Chambre des représentants a approuvé par un vote formel l’enquête d’impeachment qui vise le président américain. À 232 voix contre 196, les élus américains, dans une Chambre à majorité démocrate, ont donné un nouveau souffle à cette procédure en posant un cadre formel aux investigations. Ils ouvrent aussi grand la porte à la tenue d’audiences publiques en vue de cette destitution, et ce, après cinq semaines de témoignages reçus à huis clos par les membres du Congrès.Donald Trump - qui devient ainsi le quatrième président de l'histoire des Etats-Unis à faire l'objet d’une telle procédure après Andrew Johnson, Richard Nixon et Bill Clinton - a immédiatement dénoncé sur Twitter "la plus grande chasse aux sorcières dans l’histoire des États-Unis". Grâce à ce texte, "les Américains vont pouvoir entendre par eux-mêmes comment le président a abusé de ses pouvoirs", a répliqué de son côté dans un tweet Nancy Pelosi la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants.La mise en accusation du président, l’"Impeachment", a été lancée en septembre dernier par les démocrates après des révélations sur la teneur d’une conversation téléphonique qui s’est tenue cet été entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky. Dans celle-ci, le président américain demande à son homologue ukrainien de "se pencher" sur son rival politique Joe Biden et sur les affaires de son fils Hunter en Ukraine.Depuis, une dizaine de diplomates et anciens conseillers ont été entendus par la commission du Renseignement, composée d’une trentaine d’élus, démocrates et républicains. Selon les éléments qui ont fuité, ils auraient livré des témoignages parfois accablants contre Donald Trump. Ils auraient notamment révélé les efforts déployés pendant plusieurs mois par des proches du président, dont son avocat personnel Rudy Giuliani, en marge des canaux de la diplomatie officielle, pour convaincre Kiev de fournir des informations embarrassantes sur Joe Biden.Un conseiller à la Maison-Blanche spécialiste de la Russie, Tim Morrison, était à son tour entendu jeudi. Il aurait été témoin des pressions exercées par Donald Trump sur Kiev, en mettant une importante aide militaire américaine dans la balance, selon d'autres personnes auditionnées. Tim Morrison a démissionné à la veille de cette audition, a indiqué un haut responsable de la Maison-Blanche. Il travaillait avec l'ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton, qui a été appelé à témoigner à son tour le 7 novembre prochain.Le président et son entourage ont vivement critiqué ces dernières semaines le secret de ces auditions, accusant les démocrates de distiller des éléments choisis. La résolution votée ce jeudi prive l'administration Trump de cette ligne de défense, en autorisant l'organisation d'auditions publiques. Mais elle élargit également les pouvoirs des Républicains siégeant au sein de la commission du renseignement. Ils auront désormais le droit d'interroger les témoins aussi longtemps que les démocrates qui mènent l'enquête, pourront convoquer leurs propres témoins et saisir des documents. Ils devront toutefois obtenir l'aval des démocrates pour que leurs requêtes soient validées, ce qui était le cas lors des précédentes procédures de destitution.Les première audiences publiques et télévisées pourraient débuter au plus tôt le 12 novembre prochain. Davantage que le Sénat, c'est désormais l'opinion publique qui jouera un rôle crucial sur la suite. Actuellement, entre 43 et 48 % des Américains soutiendraient cette démarche. En 1974, les audiences publiques avaient fait grimper de 10 points dans les sondages l’opinion favorable à la destitution de Richard Nixon et fait tourner le vent qui a ultimement forcé sa démission.Alors est-ce un tournant dans la procédure d’Impeachment ? Quelles seront les prochaines étapes ? Cette procédure peut-elle influencer l’opinion publique ? Quelles conséquences sur la campagne électorale de 2020 ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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31 octobre 2019 - 01:04:09
C DANS L'AIR DU 31 OCTOBRE : IMMIGRATION, LAÏCITÉ, VOILE : LES "VALEURS" DE MACRONDepuis son élection à la présidentielle de 2017, les Français attendaient les réflexions d’Emmanuel Macron sur la laïcité, le droit d’asile, l’immigration, l’islam et le communautarisme. Vendredi 25 octobre, dans le vol qui le ramenait de son déplacement à La Réunion, c’est à Valeurs actuelles que le chef de l’Etat a accordé un entretien exclusif sur ces thèmes.Une très longue interview de 12 pages, publiée ce jeudi, dans laquelle Emmanuel Macron déroule sa vision : une maman qui porte le voile en sortie scolaire ? "Ce n'est pas un problème", répète-il, "celle-là n'est pas perdue : elle a mis son enfant à l'école de la République". L'humilier, lui dire "vous n'êtes pas la bienvenue", serait "une énorme erreur". De même, il condamne la "sécession" communautariste, mais appelle à ne "pas tomber dans le piège communautarisme = islam" et juge "contre-productif" le vote par le Sénat d’une loi interdisant les signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires.Sur l'immigration, le président réaffirme son crédo "d'accueillir moins pour accueillir mieux", insistant sur la nécessité de mieux lutter contre l'immigration illégale et de réduire les "abus" de l'aide médicale d'État. La question "des gens qui viennent avec un visa touristique, qui restent trois mois et ensuite se mettent à l'AME", il veut la régler "vite" : "Personne ne défendra ces cas. Ils sont indéfendables". Pas d'objectif chiffré pour les reconduites à la frontière, mais cette intention : "Sortir tous les gens qui n'ont rien à faire là". En même temps, le chef de l’Etat se dit prêt à des "quotas" économique, pour occuper des emplois non-pourvus : "Je préfère avoir des gens qui viennent de Guinée ou de Côte-d’Ivoire légaux, qui sont là et qui font ce travail, que des filières bulgares ou ukrainiennes clandestines".Mais plus que le contenu, ce qui interpelle aujourd’hui, c’est le choix de s’exprimer dans les colonnes de Valeurs actuelles, une première pour un président de la République. Tollé à gauche qui juge cet hebdomadaire d’extrême droite et voit là un nouveau palier dans la banalisation du pire, embarras dans la majorité et opération déminage à l'Élysée qui martèle "que le président parle à tous les Français, sans ostracisme".Arrivé à mi-mandat, Emmanuel Macron semble mettre le cap sur la présidentielle 2022 en poursuivant son duel avec Marine Le Pen, alors qu’un dernier sondage les donne désormais au coude à coude, et en ne laissant pas à la droite et à l'extrême droite l'apanage des thématiques régaliennes, sécurité et immigration en tête. Désireux d’occuper le terrain, il multiplie ces derniers jours les interviews et les déplacements, tout en tentant de déminer plusieurs dossiers sociaux explosifs (retraites, hôpitaux…).Mais cette stratégie sera-t-elle payante ? Parviendra-t-il à contenir les contestations sociales qui émergent dans le pays ? Enfin, quel cap pour la politique migratoire en France ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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30 octobre 2019 - 01:04:10
C DANS L'AIR DU 30 OCTOBRE : SNCF : LE GRAND RAS-LE-BOL !Toujours pas de retour à la normale pour le trafic SNCF... Comme la veille 1 TGV sur 3 circule aujourd’hui sur l’axe Atlantique. Le service est très perturbé sur cet axe reliant Paris à la Bretagne, aux Pays-de-la-Loire et au Sud-Ouest à la suite d’un mouvement social dans un centre de maintenance des Hauts-de-Seine.Depuis le lundi 21 octobre, 200 cheminots en charge de la maintenance des TGV Atlantique ont cessé le travail. Leur grève, déclenchée spontanément et sans l’aval des syndicats, a ralenti depuis le trafic des TGV Atlantique de 70 %. En cause ? La volonté de la direction de mettre fin à un accord local qui leur octroie 12 jours de repos supplémentaires, et ce sans concertation préalable, selon les cheminots. La direction est revenue sur cette décision dès le lendemain, mais le mouvement se poursuit, témoignant d’un ras-le-bol général : "Nous ne pouvons plus accepter de travailler avec des salaires proches du SMIC et gelés depuis cinq ans, en sous-effectifs et avec des agents qui démissionnent de plus en plus", ont fait savoir les grévistes dans un communiqué. Avant de déclarer avoir "honte de voir comment la SNCF joue avec la sécurité ou encore le confort des voyageurs, pour des questions de flexibilité et de rentabilité".La pression monte avant le pont de la Toussaint alors que la direction de la SNCF entend rester fermer. Guillaume Pépy l’a affirmé ce matin sur Europe 1, il n’y aura pas de paiement des jours de grève. "Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève" a expliqué le directeur de la SNCF, qui quittera ses fonctions le 1er novembre prochain. Face à cette situation de blocage, la direction de l’entreprise ferroviaire adopte sur une stratégie en deux temps : d’abord mettre plus de trains en circulation d’ici la fin de la semaine en réorientant des TGV d’autres lignes vers la façade Atlantique et miser sur l’exaspération des voyageurs pour faire plier les grévistes. Mais dans d’autres centres de maintenance la colère gronde et les syndicats paraissent dépassés. La SNCF est comme "une Cocotte-Minute", s’inquiète le secrétaire général SUD-Rail.Alors que se passe-t-il à la SNCF ? Quelles sont les revendications des cheminots ? A la veille du départ de Guillaume Pépy, quel bilan faire de ses onze ans à la tête de l’entreprise ferroviaire ? Pourquoi ce malaise à la SNCF ? Jusqu’où peut aller la contestation ? Faut-il s’attendre à un mouvement de grande ampleur le 5 décembre prochain ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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29 octobre 2019 - 01:04:59
C DANS L'AIR DU 29 OCTOBRE : LA MOSQUÉE ATTAQUÉE ET LE DÉBAT PIÉGÉLa condamnation de l’attaque de la mosquée de Bayonne hier est unanime. Deux hommes âgés de 74 et 78 ans qui préparaient la salle avant la prière ont été gravement blessés. C’est un octogénaire qui leur a tiré dessus après avoir tenté de mettre le feu à la mosquée. Interpellé peu après les faits à son domicile, l’homme a reconnu en garde à vue être l’auteur des tirs. Agé de 84 ans, Claude Sinké avait été candidat du Front national (FN) en 2015 aux élections départementales des Landes, canton de Seignanx, avant d’être écarté du parti.La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a immédiatement dénoncé "un acte inqualifiable absolument contraire à toutes les valeurs portées par notre mouvement". "Nous condamnons avec la plus grande fermeté toutes les violences d’une manière générale. En politique comme ailleurs, elles sont absolument condamnables. Cette personne a été adhérente il y a quelques années au RN. Il est parti du RN parce que, semble-t-il, il avait des idées qui n’avaient rien à voir avec les nôtres" a réagi de son côté l'eurodéputé RN Nicolas Bay. "Quand il y a quelques années, un adhérent des Verts a décimé la moitié du Conseil municipal de Nanterre, il n'est venu à l’esprit de personnes de dire que c’était le parti EELV qui était responsable ! On n’est jamais à l’abri d’avoir quelqu’un qui ne partage pas nos idées et nos valeurs. Et qui prend sa carte dans nos rangs" a poursuivi l’élu d’extrême droite.Mais si l’état-major de RN rejette tout lien entre l’attaque et le RN, plusieurs responsables politiques estiment le contraire. "Voilà où mènent les discours de haine et la stigmatisation ! À Bayonne, un ex-candidat RN est passé des paroles aux actes et a ouvert le feu devant une mosquée, faisant deux blessés", s’est ainsi indigné le député insoumis, Michel Larive. “Le suspect serait un ancien candidat RN. Quand on permet que des propos racistes soient tenus tranquillement à des heures de grande écoute, il ne faut pas s’attendre à autre chose", a renchéri le porte-parole du PCF et ex-tête de liste aux européennes, Ian Brossat. Même son de cloche du côté de la majorité. Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, fait également le parallèle. "Je viens d’apprendre que l’auteur de l’attaque contre la mosquée de Bayonne serait un ancien candidat du FN aux élections locales. Ce n’est pas un hasard. Nous devons collectivement en tirer les conséquences", a tweeté l’élu macroniste."La République ne tolèrera jamais la haine" a écrit hier soir sur Twitter le président de la République qui venait de recevoir les représentants du culte musulman pour leur demander de mieux combattre l’islamisme et le communautarisme. Des représentants qui ne s’étonnent guère de cette attaque de la mosquée de Bayonne vu le "climat actuel" et disent leur inquiétude."Nous devons faire très attention, élus ou responsables politiques, à ce que nous disons" sur toutes les religions a déclaré cet après-midi le Premier ministre à l’Assemblée nationale, alors qu’au même moment, au Sénat à majorité de droite, est examinée une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires. La sénatrice socialiste avait demandé à la droite de retirer ce texte "pour l'apaisement des esprits". Mais la demande a été refusée par le chef de file du groupe LR au Sénat, pour qui "le débat doit se passer en toute sérénité au Parlement, sinon il aura lieu dans la rue avec le risque de violences que cela comporte". Bruno Retailleau a également annoncé qu’il allait prochainement déposer une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" aux élections, afin de "contrer ce qui est une forme de sécession".Invités :Pascal PERRINEAU - PolitologueHakim EL KAROUI – Essayiste et auteur de L’islam, une religion françaiseAnne ROSENCHER - Directrice déléguée de la rédaction de L’ExpressJérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOPDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal Productions
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29 octobre 2019 - 01:03:42
C DANS L'AIR DU 28 OCTOBRE : MORT D’AL-BAGHDADI : DAECH TOUCHÉ MAIS PAS COULÉAbou Bakr Al-Baghdadi, calife autoproclamé de Daech, a trouvé la mort à la suite d’une opération militaire menée par l’armée américaine samedi 26 octobre. C’est Donald Trump lui-même qui a annoncé la mort du chef de l’organisation terroriste lors d’une conférence de presse organisée le lendemain depuis la maison blanche.« Capturer ou tuer Baghdadi était la priorité absolue de mon administration », a déclaré le président des Etats-Unis, ajoutant que Baghdadi était « sous surveillance depuis deux semaines », notamment grâce aux « informations utiles » fournies par les Kurdes syriens. Le raid des forces spéciales américaines a poussé le chef de l’EI à s’enfuir par un tunnel. Il s’y donne la mort en déclenchant une ceinture d’explosifs, tuant également trois de ses enfants. Donald Trump a ajouté qu’aucun soldat américain n’était mort dans l’opération, à l’inverse de nombreux combattants de Daech.« La mort d'Al-Baghdadi est un coup dur porté contre Daech, mais ce n'est qu'une étape Le combat continue », a réagi Emmanuel Macron. Boris Johnson a pour sa part évoqué « un moment important dans notre combat contre la terreur » tout en rappelant que « la bataille contre le fléau de Daech n'est pas terminée ».Et il est vrai que la mort du leader de l’organisation terroriste ne signifie pas pour autant que cette dernière va s’éteindre. Si le califat a perdu son dernier fief syrien, Baghouz, il y a plus de six mois, il conserve encore de nombreux combattants et s’est étendu dans d’autres pays. L’organisation est désormais présente au Yémen, en Afrique, où elle se développe de la Somalie au Nigéria, mais aussi en Asie et en particulier aux Philippines.La mort d’Al-Baghdadi représente-t-elle un coup fatal à Daech ? Les djihadistes peuvent-ils se réorganiser en Irak et en Syrie ? Comment l’organisation terroriste peut-elle être définitivement vaincue ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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26 octobre 2019 - 01:04:05
C DANS L'AIR DU 26 OCTOBRE : BREXIT : LE ROYAUME-DÉSUNI"Je préfère être mort au fond d’un fossé" plutôt que de reporter le Brexit. Au début du mois de septembre, le premier ministre britannique Boris Johnson croyait dur comme fer à un Brexit au 31 octobre. A l’approche de cette énième date fatidique, on se dirige vers un nouveau report de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Et l’UE s’est même accordé un délai sur ce délai, car on ne saura que la semaine prochaine si elle accepte de reporter la date du Brexit et si c’est le cas, de quelle durée sera ce report.L’Europe étudie donc cette possibilité. Alors que certains pays européens, dont l’Allemagne, sont prêts à accorder un report jusqu’au 31 janvier, la France a, pour sa part, estimé "qu’il faut une justification pour l’extension (de la date de sortie, ndlr), qu’elle n’est pas automatique et que les discussions se poursuivent", comme l’a fait savoir l’Elysée dans la soirée du vendredi 25 octobre.Sans majorité absolue, Boris Johnson a de son côté proposée jeudi dernier d’organiser des élections législatives anticipées dès le 12 décembre afin de trouver une solution pour sortir de l’impasse parlementaire dans laquelle il se trouve.Mais pendant tous ces reports, votes et discussions en série, les Britanniques et les Européens sont partagés entre lassitude et résignation. De nombreux Britanniques ont en marre d’entendre parler du Brexit et Skynews a même lancé une nouvelle chaîne baptisée « Sky News Brexit Free », qui émet du lundi au vendredi de 17h à 22h et qui est garantie sans informations sur le Brexit. Les questions sur le Brexit se font donc toujours plus pressantes : reporter mais pour quels changements ? Faut-il encore croire à la sortie sans accord ? Le Royaume-Uni peut-il imploser ? Quel délai l’UE peut accorder ?Invités : Anne-Elisabeth MOUTETJournaliste, éditorialiste au « Daily Telegraph »Marc EPSTEINJournaliste franco-britannique, ancien grand Reporter pour « L’Express »Philippe DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceClémentine FORISSIERRédactrice en chef du journal en ligne « Contexte », spécialiste des questions européennesDiffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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25 octobre 2019 - 01:04:06
C DANS L'AIR DU 25 OCTOBRE : FRAUDE FISCALE : BERCY A-T-IL TROUVÉ LA RECETTE ?Sur les neuf premiers mois de l’année, le fisc a fait rentrer dans les caisses publiques 5,6 milliards d'euros de recouvrement d'impôts, contre 4 milliards d’euros sur la même période en 2018. "C'est une hausse de 40 % de l'argent qui est dans les caisses de l'Etat", s'est félicité mercredi le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui présentait le premier bilan de la loi anti-fraude votée l’an dernier. Vincent Drezet, secrétaire national du syndicat Solidaires finances, nuance toutefois ce résultat : "A ce rythme-là, il n’est pas dit que nous arrivions à un résultat équivalent à 2018" qui était déjà à la baisse par rapport aux années précédentes, et ce alors que le montant de la fraude fiscale est estimé à 80 milliards d’euros environ.Alors d’où viennent ces 6 milliards d’euros ? Ce montant comprend notamment les 465 millions d'euros réglés par Google (en sus d'une amende de 500 millions d'euros) pour clore les procédures de redressement engagées à son encontre. Ce règlement a été obtenu en application d'une des nouvelles dispositions de la loi antifraude, qui permet à une entreprise de négocier une amende sans procès et sans passer par une procédure de "plaider coupable".La loi antifraude a aussi assoupli le dispositif du "verrou de Bercy", obligeant désormais l'administration fiscale à transmettre à la justice les faits de fraudes fiscales les plus graves (au-delà d'un montant de 100 000 euros). Cet assouplissement a ainsi entraîné 587 dénonciations entre le 1er janvier et le 30 septembre, qui correspondent à environ 211 millions d'euros de droits rappelés et de pénalités. Au total, l'autorité judiciaire a été saisie plus de 1 100 fois pour des affaires de fraude fiscale entre le 1er janvier et le 30 septembre, soit deux fois plus que l'an dernier à la même date.Parallèlement au travail du service d'enquêtes judiciaires des finances (SEJF) qui dispose désormais de moyens renforcés (perquisitions, filatures, écoutes téléphoniques, géolocalisation ou même balisage d'une voiture…) pour mener ses investigations, le fisc mise de plus en plus sur l'exploration de données — le "data mining" — et n'hésite pas à croiser des informations fiscales issues de plusieurs fichiers : 640 millions d’euros ont d'ores et déjà été recouvrés grâce à ce système cette année. Et le gouvernement veut aller plus loin. L'article 57 de son projet de loi de finances pour 2020 prévoit d'autoriser l'administration à collecter en masse les informations publiées sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, et les sites de vente en ligne comme Le Bon Coin. "Il s'agit d'utiliser ces armes pour mieux contrôler les grands fraudeurs fiscaux", a expliqué Gérald Darmanin.Mais qu’est-ce que le data mining ? La lutte contre la fraude fiscale s’accélère-t-elle ? Le nouvel arsenal voté il y a un an est-il efficace ? Qui sont les plus gros fraudeurs ? Enfin, qu’est-ce que la fraude à la TVA dite "carrousel" ?Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele et Jacques WehrlinProductions : France Télévisions / Maximal ProductionsRetrouvez C dans l'air sur France.tv
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24 octobre 2019 - 01:04:05
Invités :--Magali REGHEZZA-Géographe, spécialiste des risques naturels-Benoît HARTMANN-Géographe-Sébastien LÉAS-Prévisionniste à Météo France-Stéphane PENET-Directeur des assurances de biens et de responsabilité de la Fédération Française de l’Assurance--Toits arrachés, routes coupées, murs effondrés, hélitreuillages d’habitants, portions de chemin de fer emportées par les eaux… Les images des fortes pluies, des tornades et des orages qui se sont abattus depuis mardi dans le sud de la France, sont impressionnantes, et beaucoup de départements sortent sonnés de cet épisode méditerranéen qualifié de "critique" par Météo France et qui a couté la vie à trois personnes.Ce jeudi matin, un seul département demeure en vigilance orange pour pluie-inondation et orages : la Haute-Corse. "De forts orages se maintiennent toute la journée en Corse, et se renforcent ce soir. Le vent d'est instable se renforce avec des cumuls importants en 24h, avant une amélioration rapide vendredi matin", prédit la Chaîne Météo dans son bulletin. Les prévisions Météo France se veulent en revanche rassurantes pour la région Occitanie, de Montpellier à Béziers, ainsi qu'en PACA où les dégâts des intempéries sont considérables.Des inondations sont ainsi à déplorer en Occitanie et en région PACA, où par endroits, il est tombé jusqu'à quatre mois de pluie en vingt-quatre heures. Dans l'Hérault, 1000 personnes ont dû être évacuées. Par ailleurs, un "torrent d'eau" entre Agde et Bézier a emporté la voie de chemin de fer par endroits, a annoncé la SNCF. Conséquence : en pleines vacances de la Toussaint, il n'y aura plus de trains entre Montpellier et Toulouse, Montpellier et l'Espagne, ainsi que Narbonne et Sète au moins jusqu'à la rentrée des classes le 4 novembre. Des vidéos impressionnantes du déluge d’eau ont été publiées sur les réseaux sociaux, comme celles montrant des vagues violentes à Banyuls-sur-mer et Cerbère, non loin de la frontière espagnole, ou encore celles du Vieux-Port de Marseille en train de déborder...Des intempéries qui viennent nous rappeler une fois encore combien la France dans son ensemble est vulnérable aux inondations, avec des zones inondables qui s’étendent sur plus de 27.000 km2. Le risque inondation est ainsi le premier risque naturel en France, il concerne une commune sur trois à des degrés divers, dont 300 grandes agglomérations.Et le réchauffement climatique ne devrait rien arranger. Selon le GIEC (Groupe intergouvernemental sur le climat), si rien n’ai fait pour inverser les tendances, nous allons connaître à l’avenir un renforcement des précipitations et des évènements extrêmes. Les scientifiques estiment également, dans un dernier rapport, que la montée des eaux pourrait atteindre 1,10 mètre en 2100. Les côtes françaises subiraient alors de plein fouet l’érosion et la submersion.Alors quelle est la situation dans le sud de la France après ces intempéries ? Avec le réchauffement climatique, notre littoral risque-t-il vraiment de disparaître sous les eaux ? Face à la montée des eaux, les Hollandais se préparent. Comment ? Devons-nous suivre leur exemple ?--
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23 octobre 2019 - 01:04:08
Invités :--Bruno JEUDY- Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »-Fanny GUINOCHET- Journaliste en charge des questions économiques et sociales à « L’Opinion »-Mathieu PLANE-Economiste à l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE)-Robin RIVATON-Essayiste--Après Mayotte et un crochet par les îles Éparses, Emmanuel Macron arrive ce mercredi 23 octobre à la Réunion. Mais pour sa première visite en tant que président, et en guise de cadeau d'accueil en quelque sorte, l’ensemble des syndicats réunionnais ont lancé un appel à la grève générale demain pour dénoncer les inégalités sociales et la vie chère.Seul territoire d’outre-mer à avoir connu l’an dernier un mouvement des gilets jaunes important, la Réunion fait face à de vraies difficultés économiques : 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et selon l'Insee, le coût de la vie, pour un ménage réunionnais moyen est 7,1 % plus élevé que dans l’Hexagone. Ce alors que le revenu médian y est inférieur de 30 % au niveau national (AFD, 2015). Et qu’2018 les prix avaient même connu une inflation record de 1,8 %. Cette année, le coût de la vie a continué d'augmenter de 0,6 % et il est l'une des principales préoccupations des Réunionnais.Les attentes autour de la venue du président de la République sont donc très fortes sur la question du pouvoir d’achat. Un sujet également au centre des débats en France. Alors que la première partie du budget 2020 consacrée aux impôts a été adoptée hier à l’Assemblée, une étude montre que les Français savent très bien ce qu’ils veulent : du pouvoir d’achat en plus ! Selon le Baromètre des décideurs réalisé par Viavoice, 50 % des ménages considéraient même que ce devait être la priorité des priorités de la loi de finances, loin devant la réduction des dépenses publiques (36 %) ou la baisse du déficit (31 %). Aussi plébiscitent-ils toutes les mesures permettant d’y parvenir : la suppression du 3e tiers de la taxe d’habitation, la baisse de 5 milliards de l’impôt sur le revenu, la suppression des hausses de la fiscalité écologique, revalorisation du minimum vieillesse…Mais si l’OFCE prévoit une hausse de pouvoir d'achat de 240 euros par ménage l'an prochain, un Français sur deux seulement pense que les mesures du gouvernement impacteront leur pouvoir d’achat d’après le baromètre CSA/Cofidis, et trois sur quatre affirment ne pas croire à une amélioration de leur situation d’ici 2022. Ils seraient même de plus en plus nombreux à se considérer comme des ménages "modestes" selon une étude de l’Ifop. Ainsi, la proportion de Français déclarant appartenir à la classe moyenne est passée de 70 % en 2008 à 58 % en 2019. Inversement, ceux qui se déclarent "modestes" ont augmenté de 23 % à 38 %. Parmi ces Français, on compte nombre d’agriculteurs qui manifestaient hier un peu partout en France leur colère.Alors quels sont les ressorts de la crise sociale à la Réunion ? Et en métropole, qu’en est-il du pouvoir d’achat ? Qui sont les gagnants et les perdants du budget 2020 ? Enfin comment répondre à la crise du monde agricole ?--Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45-Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30-Format : 65 minutes-Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé-Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin et Nicolas Ferraro-Productions : France Télévisions / Maximal Productions-Retrouvez C dans l'air sur France.tv-
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