Bleu Bonbon

4 abonnés
S'abonner
Bleu Bonbon est un podcast qui explore la construction de l’identité personnelle et des relations humaines au travers du genre.Être femme, homme ou autre nous permet de définir notre identité et de nous situer par rapport aux autres. Notre genre nous met également dans des "cases" auxquelles sont attachées des attentes quant à notre rôle, notre comportement ou encore notre image.Mais ces stéréotypes nous conviennent-ils vraiment? Est-ce facile de sortir des standards? Comment ces pressions sociales affectent-elles notre construction individuelle... et nos relations avec les autres individus? Qu'est-ce que le genre dit de nous et de nos sociétés?Dans chaque épisode, je reçois un ou une invité.e qui partage son expérience et ses réflexions personnelles. On parle de genre, de féminité, de masculinité, de féminisme, de société, de sexualité, de parentalité, d'éducation, de spiritualité, pour n'en citer que quelques exemples.Bonne écoute!

22 épisodes

11 septembre 2019 - 00:59:42
Voici le premier épisode de la deuxième saison de Bleu Bonbon!Pour cette première interview, j'ai reçu Willis, une personne que j’aime beaucoup et que j’ai eu la chance de rencontrer à Montréal dans un groupe de discussion auquel je participe régulièrement. Willis a souhaité intervenir sur beaucoup de sujets intéressants dans ce podcast, donc j’ai décidé d’en faire plusieurs épisodes. Je suis sûre qu’à la fin de celui-ci, tu vas avoir hâte de découvrir les autres.Dans ce premier volet donc, on a parlé de masculinité (vaste sujet!) et notamment de masculinité noire, Willis étant français d’origine camerounaise. Nous avons parlé d'image, de sport, d'alcool et de sobriété, de mode, de rap, de filles, de responsabilités, de valeurs. Permis quelques références citées dans l'épisode:L'album de Kanye West cité par Willis : https://open.spotify.com/album/3WFTGIO6E3Xh4paEOBY9OU L'épisode du podcast "Les couilles sur la table": https://www.binge.audio/il-a-bu-son-verre-comme-les-autres/Celles et ceux grâce à qui on s'est rencontrés : https://neverwasaverage.comN'oublie pas de me laisser 5 étoiles et un gentil commentaire, ça aide vraiment le projet à se faire connaître et à se développer. Merci infiniment!
like podcast

3 août 2019 - 00:48:29
Dans ce 20eme épisode, le dernier de la première saison du podcast, j’ai reçu Adrian. On a beaucoup parlé d’intersectionnalité, une notion qu’il a abordée dans ses études de littérature et qui l’intéresse beaucoup. Si tu ne sais pas de quoi il s’agit ça tombe bien, tu vas pouvoir en apprendre plus, mais pour résumer rapidement, ça touche à la construction de nos identités, aux privilèges et aux discriminations qui y sont associé.e.s. Adrian m’a également parlé de son désir de paternité, de politique et de féminisme.Structure de l'épisode:2’’20 C’est facile ou difficile d’être un homme?3’’00 Est-ce récent le fait que tu te sois rendu compte des avantages d’être un homme?4’’15 Peux-tu développer cette notion de ne jamais avoir eu à cacher qui tu es?6’’36 Tu ne t’es donc jamais vraiment identifié aux standards de la masculinité?8’’50 As-tu à certain moment souffert de ne pas entrer dans ces standards?10’’56 Pour toi, les relations avec les femmes ont toujours été faciles j’ai l’impression, non?12’’55 As-tu eu des modèles masculins?14’’00 As-tu eu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?16’’00 L’intersectionalité, c’était un thème imposé dans tes études ou tu as choisi de t’y intéresser?17’’00 Quand tu as choisi de l’étudier, c’était déjà des sujets auxquels tu pensais?20’’18 Le fait de l’étudier, est-ce que ça t’as amené à te poser des questions sur ta propre identité? 22’’57 Est-ce que tu voudrais des enfants?23’’33 Les questions du genre et de l’identité, tu voudrais les aborder avec tes enfants?25’’28 Tu penses que tu éduquerais une fille et un garçon de la même façon?26’’04 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être une femme?30’’56 Tu le vis comment en tant qu’homme, toutes ces avancées féministes?32’’17 Tu disais qu’il est important de ne pas prendre la place des autres, alors c’est quoi pour toi la place des hommes dans les mouvements féministes?36’’00 Est-ce que ces sujets sont abordés dans tes groupes d’amis?38’’17 As-tu constaté des différences entre la France et Montréal sur les questions de genre?44’’33 Est-ce que tu as des oeuvres à recommander sur la question de l’identité? 
like podcast

22 juin 2019 - 00:49:24
Dans ce 18eme épisode, je reçois Xavier, un homme de mon âge (29 ans) qui travaille dans la recherche. Xavier et moi, vous allez sûrement l’entendre, on est très différents, dans nos personnalités comme dans un certain nombre de nos idées. Mais il a souhaité se prêter au jeu du podcast et je pense pouvoir dire que ça a été bénéfique pour nous deux. Quel meilleur exercice que de prendre le temps de s’écouter, de se parler, et de finalement trouver quelques points d’accord alors qu’a priori, tout nous opposait?Structure de l’épisode:1’’55 Est-ce que c’est difficile pour toi d’être un homme?2’’12 Tu t’es déjà posé la question?3’’03 Il n’y a pas des situations où tu te serais dit que c’est plus simple d’être une femme?3’’35 Je ne vois pas ce que tu veux dire par « bitcher », je voudrais que tu m’expliques.3’’52 Et les mecs ne font pas ça?4’’22 Tu as l’impression que les filles se prennent plus la tête que les mecs alors?5’’04 C’est quoi ton rapport aux standards de la masculinité?5’’56 Tu n’as jamais ressenti de pression de conventions sociales qui font que tu aurais dû de comporter plus comme ci ou comme ça?6’’36 Tu as déjà trouvé cela difficile de ne pas suivre le chemin comme un « petit mouton »?6’’52 Peux-tu me parler de ton enfance? Comment tu as grandi comme mec?8’’46 As-tu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?9’’15 As-tu eu des modèles masculins?10’’15 Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?11’’45 Les rapports d’amitié tu trouves cela pareil entre les hommes et les femmes?11’’55 Pourquoi c’est plus compliqué avec les femmes au travail?12’’42 C’est quoi les différences de rapports que tu peux avoir entre les mecs et les filles?13’’41 Dans le travail trouves-tu que c’est plus compliqué avec les femmes uniquement parce que tu te sens plus proche des mecs?16’’04 Les femmes de qui tu parlais avec qui ça pouvait être compliqué, c’était des supérieures hiérarchiques? 17’’19 As-tu vu des différences dans les rapports entre les hommes et les femmes entre la France et le Canada?19’’47 Montréal a-t-elle eu une influence sur ton côté râleur et qui juge?21’’10 Tu t’es déjà battu toi?21’’43 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être une femme?23’’34 Tu trouves que les françaises ne sont pas légitimes à se plaindre?25’’17 C’est quoi ton rapport au féminisme?31’’13 Qu’est-ce que tu trouves trop, chez les femmes qui « ouvrent leurs gueules »?33’’05 Tu fais du sport? Tu as fait quoi?34’’50 Tu voudrais des enfants?37’’29 Réfléchir par soi-même, est-ce que tu as l’impression de l’avoir appris à l’école? 39’43 Si tu avais une fille ou un garçon, tu penses que tu les éduquerais pareil?40’’04 Qu’est-ce qui te fais dire qu’une fille est plus fragile sentimentalement?40’’48… Pour pouvoir arriver à coucher avec?41’’56 Et toi ça t’es déjà arrivé de juger une fille qui couche le premier soir?42’’27 Tu trouves que les filles ont plus de risques que les mecs?45’’21 Tu disais que les femmes sont moins libres de parler de leur sexualité, tu as toujours senti et pensé ça?46’’54 Par rapport à tes amis mecs, tu trouves qu’ils reflètent cette partie de la société?47’’35 Tu trouves qu’il y a un changement générationnel sur ces questions?
like podcast

1 juin 2019 - 00:42:00
Dans ce 17eme épisode, je reçois Sarah, une femme franco-canadienne de 29 ans. Sarah m’a parlé du fait d’être une fille qu’on qualifie de "garçon manqué", de la découverte de sa féminité, de sa réconciliation progressive avec les femmes, mais également de bissexualité et surtout, de patriarcat. Tu vas voir, ça revient souvent sur le tapis. Structure de l’épisode:2’’00 C’est facile ou difficile d’être une femme?3’’18 Qu’est-ce qui te gênait dans le fait d’être une femme?4’’06: Qu’est-ce qui a changé ta vision des choses?5’’43 Qu’est-ce qui t’as amenée à lire des livres féministes?6’’29 Voudrais-tu me parler un peu plus de cette relation et de ce qu’elle t’as apporté?7’’09 Crois-tu que puisque tu te rapprochais plus des hommes, tu as plus entendu ce message puisqu’il venait d’un homme?7’’47 Les relations avec les femmes ont-elles toujours été compliquées de la même façon?9’’53 Depuis cette prise de conscience, les relations avec les femmes sont-elles toujours aussi compliquées?10’’40 As-tu vécu des moments où tu étais clairement en compétition avec des femmes?11’’41 Tes rapports avec les standards de la féminité ont-ils changé?13’’24 C’est quoi pour toi le féminisme?14’’04 Quel genre d’idées ont fait que tu étais réfractaire aux idées féministes?16’’24 Ces évolutions ont-elles changé tes rapports avec les hommes?17’’23 Peux-tu me parler de ton enfance?17’’55 Etre sexuelle très tôt, ça a été facile à accepter?18’’40 Tu as l’impression que vous avez été éduqués de la même façon avec ton frère?19’’10 En as-tu parlé avec ta mère, des standards de la féminité?20’’20 Est-ce que tu as eu d’autres modèles féminins?22’’07 Ta bisexualité a été facile à accepter?22’’28 Et ça a été accepté par ton entourage ou pas?22’’54 Tu avais donc plus des modèles masculins alors?23’’33 Est-ce qu’il y a des choses que tu voudrais voir changer dans ta vie de femme?25’’59 Tu dis que tu t’intéresse à la question du genre depuis longtemps. A la fois tu me dis que tu voudrais que tout le monde soit traité pareil mais aussi qu’on respecte les différences de chacun…26’’50 Quelles différences trouves-tu saines à préserver et nécessaires à casser?27’’43 Tu as l’impression que tout est vraiment social et culturel dans ces questions-là?28’’12 Est-ce que tu veux des enfants?30’’05 Si tu avais des enfants, voudrais-tu leur parler du genre?31’’36 C’est quoi ton rapport à ton corps? Ça a été facile d’accepter ton corps de femme?33’’04 Est-ce que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?34’’18 Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être un homme?36’’16 Tu penses que c’est une projection du futur ou que c’est réel, la peur d’aborder les femmes?36’’51 Des hommes t’ont-ils parlé de leurs difficultés?38’’05 Est-ce que tu parles des mêmes sujets avec les hommes et les femmes?39’’19 Est-ce que c’est facile pour toi de parler de sexualité?
like podcast

11 mai 2019 - 00:59:23
Dans ce 16eme épisode, je reçois Nicolas, un homme français de 29 ans qui travaille dans l’informatique. Cette discussion était riche et passionnante et cet épisode est, selon moi, d’utilité publique. Et oui, n’ayons pas peur des grands mots! En effet, Nicolas m’a parlé des tabous chez les hommes, comme la taille du sexe et le plaisir féminin, de son frère transsexuel, et de plusieurs prises de conscience qu’il a eu au cours de sa vie, notamment depuis qu’il vit avec une femme féministe. Structure de l’épisode:1’’39 - C’est facile ou difficile d’être un homme?2’’35 - Ça fait longtemps que tu portes la barbe? Tu trouves que ça a changé des choses dans le regard des autres?3’’11 - As-tu l’impression que tu corresponds aux standards de la masculinité?4’’00 - Tu ne t’ai jamais vraiment posé de questions par rapport à la masculinité?4’’21 - Y a-t-il des hommes dans ton entourage qui ont pu se poser ce genre de questions et souffrir de ne pas correspondre aux standards de la masculinité?5’’03 - Ces sujets ne sont pas abordés entre vous?5’’34 - As-tu le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?6’’02 - As-tu eu des modèles masculins?6’’47 - Peux-tu me parler de ton enfance et de comment tu as grandi en tant que garçon?7’’23 - Tu n’as jamais été confronté à une difficulté liée à ton genre?7’’52 - Quand tu étais petit, tu trouvais que les amitiés étaient aussi faciles avec les garçons qu’avec les filles?8’’50 - Les rapports entre les hommes et les femmes, tu les trouves faciles aujourd’hui?9’’59 - Tu n’as pas de souvenir de séparations entre les filles et les garçons à l’époque des cours de récré?11’’29 - Tu trouves qu’il y a des changements générationels sur ces questions d’éducation genre?12’’12 - A ton avis, quel est l’intérêt de garder ces schémas genres?12’’59 - Les relations entre les hommes et les femmes à l’âge adulte, qu’en penses-tu?15’’18 - Trouves-tu aussi que les femmes parfois ne comprennent pas les hommes?17’’07 - Quelles sont les situations de malaise dont tu parles?17’’59 - Les hommes en ont-ils conscience quand ils vont trop loin avec les femmes qui ne consentent pas? 20’’30 - Dans le milieu professionnel, les rapports entre les hommes et les femmes, tu en penses quoi?21’’38 - Quand tu as pensé cela, tu t’es rendu compte toi-même que c’était sexiste?22’’27 - Tu as observé des situations particulièrement sexistes dans le boulot?25’’28 - Tu trouves dans le milieu du jeu vidéo que les nouvelles générations sont plus sexistes?26’’33 - C’est quoi pour toi le féminisme?28’’47 - Le féminisme, c’est une affaire de femmes ou ça doit être une affaire des deux sexes et des deux genres?29’’20 - Pourquoi les hommes ne veulent pas comprendre ces problématiques?30’’06 - A part ce que tu as déjà évoqué, penses-tu à des difficultés liées au fait d’être une femme?31’’22 - Tu trouves que la situation est différente entre la France et Montréal?33’’33 - Tu voudrais des enfants?34’’22 - Est-ce bien perçu par ton entourage, le fait que tu ne veuilles pas d’enfants?35’’47 - Ta copine a-t-elle les mêmes réactions de son côté, concernant le fait de ne pas vouloir d’enfants?36’’29 - Qu’est ce que tu penses qu'il est important de transmettre aux enfants concernant le genre?37’’42 - Penses-tu qu’il est important d’être alerte face au monde extérieur très genré qui influence les enfants?38’’45 - Quels sont les rapports avec ton frère?40’’10 - C’était quand sa transition?42’’52 - Tu as accepté facilement sa transsexualité?46’’35 - Est-ce que les mêmes sujets sont abordés aujourd’hui dans tes relations avec les hommes et les femmes?48’’30 - Parler de sexualité entre hommes, est-ce que ça peut amener des discussions saines et utiles ou y a-t-il des tabous?50’’44 - Trouves-tu qu’il y a des lacunes dans l’éducation sexuelle?
like podcast

13 avril 2019 - 00:56:28
Dans ce 15eme épisode, je reçois Emilie, une comédienne française de 29 ans qui est également une de mes meilleures amies. Elle m’a parlé de confiance en soi dans le métier de comédienne, de faire du sport pour impressionner les garçons, du fait de se sentir belle, de harcèlement de rue, de règles, de contraception, de Béyoncé mais aussi (surprise!) de féminisme. Emilie m’a expliqué comment, progressivement, elle a pris conscience des empreintes du patriarcat dans notre société.Structure de l’épisode:1’’50: C’est facile ou difficile pour toi d’être une femme?2’’36: Quel genre d’évènement a fait que tu as pu te poser la question de savoir si les difficultés que tu as vécues sont genrées?4’’07: Tu as dit avoir remarqué que chez les hommes comédiens, c’était plus facile de se lâcher. Est-ce un ressenti personnel ou partagé par d’autres comédien.ne.s que tu connais?55’’22 As-tu remarqué les mêmes tendances dans d’autres situations que le théâtre?6’’53: Toi qui as des frères et une soeur, as-tu le souvenir de ce que vous pouviez faire de différent chacun dans le foyer? 9’’31: C’était quoi ton enfance avant qu’il y ait tes frères?10’’20: Ton adolescence comme fille, comment c’était?13’’13: Il y a un truc vraiment intéressant, tu dis qu’à l’époque du collège tu étais plus proche des garçons alors que c’est en général un moment où les filles et les garçons sont plutôt séparés. Est-ce que ça a continué comme ça? 16’’55: Tu saurais dire quand tu as eu cette prise de conscience?17’’35: Te souviens-tu d’un déclencheur ou bien cette prise de conscience a été progressive?18’’20: Comment tu gères avec tes potes qui voient les choses différemment?22’’40: À ton avis, pourquoi les hommes « tombent des nues » quand on parle de harcèlement de rue? 26’’48: Est-ce que tu as le souvenir que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être une femme?29’’59: Tu as plus l’impression d’avoir appris ce que c’est qu’une femme par opposition à ce que c’est qu’un homme? 30’’05: Est-ce que tu as eu des modèles de femme qui t’ont inspirée?32’’29: Est-ce que tu penses qu’il fallait chercher à être un mec?33’’55: Béyoncé, tu trouves qu’elle incarne quoi?36’’36: Tu me fais une transition toute trouvée sur ton rapport personnel aux standards de féminité. Quel est-il?40’’37: Est-ce que tu as l’impression que la beauté, c’est quelque chose qu’on a toujours en tête quand on est une fille? Et que c’est peut-être différent chez les mecs?41’’53: Tu te souviens quand tu as commencé à te maquiller toi?44’’16: Qu’est-ce que tu penses qui est difficile pour les mecs, dans leurs vies et dans leur condition sociale? 49’’40: J’ai envie de finir sur une note un peu plus positive… As-tu une pensée ou une réflexion à partager ?
like podcast

23 mars 2019 - 00:44:27
Dans ce 14eme épisode, je reçois Alexander, un français de 28 ans expatrié à Montréal, amoureux de voyages et de grands espaces. Il m’a parlé de différentes pressions qu’il a pu ressentir dans sa vie d’homme, comme par exemple quand il faisait de la danse classique dans son enfance, ou aujourd’hui, alors qu’approchant la trentaine, il ne souhaite pas avoir d’enfants. Des injonctions sociales qui donc, ne touchent pas uniquement les femmes que l’on presse à être mères sous la menace de la fameuse horloge biologique.Structure de l’épisode:2''28 Est-ce que c’est difficile d’être un homme?4’’14 A quelles attentes et à quelles cases penses-tu justement? 6’’28 Tu avais arrêté la danse classique à cause de cette pression ?6’’54 Tu dis que c’est resté un secret et que tu as ressenti une pression, mais c’est donc une pression que tu as imaginée?8’’36 Y a-t-il eu d’autres moments dans ta vie où tu as senti qu’il fallait que tu taises certaines choses ou que tu changes ton comportement pour rentrer dans les standards de la masculinité?9’’43 Sur quels points ressens-tu actuellement ces pressions?11’’15 Y a-t-il eu des situations dans ta vie où tu aurais pu te dire: ça aurait été plus simple si j’avais été une femme?11’’43 Peux-tu me parler de ton enfance?14’’46 As-tu le souvenir qu’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?16’’22 Tu as l’impression que tu as été éduqué différemment de ta soeur?17’’54 Tu as pas mal parlé de ta mère mais est-ce que ton père était dans le paysage?18’’58 As-tu eu des modèles masculins qui t’ont inspirés quand tu étais jeune, et qui peut-être t’inspirent toujours?21’’22 Ça t’as inspiré la valeur de "se battre pour ce qu’on veut"?22’’20 Trouves-tu que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées?24’’47 Pour toi, c’est quoi qui empêche cette bonne communication entre les hommes et les femmes dans un couple?26’’31 On n’oserait pas changer les règles du jeu alors?28’’38 Ces questions de rôles des hommes et des femmes, tu en parles avec ton entourage?29’’55 Concernant les relations hommes/femmes dans le monde du travail, quelle a été ton expérience?31’’37 Dans la formation contre le harcèlement que vous avez eue, qu’est-ce que vous avez appris?36’’07 C’est quoi pour toi les difficultés que peuvent vivre les femmes?40’’30 Les combats féministes, tu penses que les hommes doivent y prendre part?42’’04 Trouves-tu que les hommes ont du mal à s’emparer de ces questions-là?
like podcast

2 mars 2019 - 00:45:53
Dans ce 13ème épisode, je suis avec Josiane, une québécoise trentenaire d’origine haïtienne. Elle m’a parlé des difficultés qu’elle a rencontrées en tant que femme noire, notamment des injonctions à être forte et à masquer sa vulnérabilité, mais également et de façon plus générale, du manque de représentation des femmes noires dans les débats féministes. Une discussion donc à la fois personnelle et politique, dans laquelle nous avons également parlé des problèmes causés par la perception et la représentation du corps des femmes dans notre société. Structure de l'épisode:2’’06 Est-ce que c’est facile ou difficile pour toi d’être une femme?6’’13 Par rapport aux pressions que tu ressens en tant que femme noire, saurais-tu savoir d’où ça vient?8’’35 Arrives-tu aujourd’hui à être vulnérable et refuser d’être forte ou as-tu ce réflexe d’endurer?10’’35 Ça a été bien reçu par ton entourage, le fait d’en faire moins?11’’24 Ces pressions que tu as ressenties, tu les ressens surtout de la part des hommes ou également des femmes?13’’35 Peux-tu me parler de ton éducation, de comment tu as grandi comme fille?16’’04 As-tu l’impression d’avoir été éduquée différemment de tes frères?16’’46 Ton adolescence et ta puberté, ça a été difficile?18’’05 Tu penses quoi des standards de la féminité actuels?20’’28 As-tu souffert à certains moments de ta vie de ne pas rentrer dans ces critères?22’’36 C’est quoi pour toi le féminisme?27’’08 Arrives tu à trouver du soutien de femmes qui prennent en compte les réalités de chacune?28’’19 Si tu avais des enfants et notamment des filles, voudrais-tu leur parler de féminisme et de féminité?30’’05 Trouves-tu que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées?32’’02 Penses-tu que c’est difficile d’être un homme?35’’15 Parles tu de la masculinité toxique et des standards de la masculinité avec ton entourage?38’’12 Penses-tu que les hommes qui ont des comportements sexistes, déplacés, violents, ne se rendent pas compte de cela où font semblant car la vérité fait mal à entendre?40’’00 Et les enfants avec lesquels tu travailles, vois-tu chez eux certains comportements genrés?41’’04 As-tu des rapports avec leurs parents?41’’40 As-tu déjà parlé de ces sujets avec tes parents? 42’’30 As-tu eu des modèles féminins qui t’ont marquée et inspirée?
like podcast

9 février 2019 - 00:42:16
Dans cette 12ème interview, je reçois Taylor, un canadien de 35 ans originaire de Calgary. Taylor, c’est un homme qui a expérimenté d’être en difficulté face à une femme, ou désavantagé par rapport à d’autres. Malgré cela, il a conscience de ses privilèges et sait reconnaitre des comportements masculins qui sont faussement féministes, comme il l’explique dans notre échange.Traduction de l’épisode Je m’appelle Taylor, je travaille comme chef, j’ai 35 ans. Je suis blanc et hétérosexuel.2’’02 - Ma première question est une grosse question. Je voudrais savoir si c’est difficile d’être un homme.Non pas du tout! Par comparaison avec la difficulté d’être une femme, ce n’est pas du tout compliqué d’être un homme. Je jouis de tous les privilèges que je pourrais imaginer et je continue d’en découvrir de nouveaux. Je dirais que la vie est difficile pour tout le monde mais être un homme, c’est comme jouer un jeu difficile en mode facile avec tous les codes débloqués.2’’59 - As-tu ressenti dans certaines situations que ça aurait été plus simple pour toi si tu avais été une femme?Oui, une fois. Il y a longtemps, j’étais dans une mauvais relation qui s’est terminée de la pire manière qui soit je pense et, après la rupture, j’ai été harcelé, suivi, et ça s’est terminé à un point où j’ai du demander une ordonnance d’éloignement contre elle. Et lorsque j’ai parlé à la police… je ne sais pas… est-ce que ça aurait été plus simple si j’étais une femme? Est-ce qu’il m’aurait pris plus au sérieux? Est-ce qu’il auraient considéré que j’avais réellement peur pour ma sécurité? Je ne sais pas. J’ai aussi entendu des histoires de femmes dans la même situation pour qui ça s’est passé de la même façon. Est-ce que vous lui envoyez des messages? Ou toute sorte de questions qui impliquent celle-ci: Est-ce que tu ne l’as pas mérité? Donc je ne sais pas. 4’’44 - Mais tu as senti que peut-être ça aurait été plus simple?Peut-être. Parce qu’un des flics avec qui je parlais semblait trouver ça drôle que cette femme entre par effraction chez moi tous les soirs. Mais à part cette situation très spécifique, je n’ai jamais senti que ça aurait été plus simple d’être une femme.5’’12 - Qu’est-ce que tu penses des standards de la masculinité?Je travaille comme chef. La vie en cuisine est surtout dominée par les hommes. Donc dépendant de l’environnement de travail dans lequel tu es, il peut y en avoir de très toxiques. J’ai vu ce qui peut se passer… peut-être que c’est une question de génération. Dans la plupart des endroits où j’ai travaillé, la majorité de mes collègues avaient + de 40 ans et n’avaient peut-être pas eu l’opportunité d’éveiller leurs consciences, de ne pas apprendre suffisamment tôt que certains comportements sont juste dégueulasses.6’’23 - Quels genres de comportements?Je parle de « discussions de vestiaires », les blagues graveleuses, les sifflements et commentaires déplacés envers les serveuses, des choses du genre. Des attitudes toxiques envers les femmes et le féminisme en général. Ceci étant dit, travailler avec des personnes plus jeunes, c’est le jour et la nuit. Les standards de la masculinité sont vraiment différents. Avec des personnes plus âgées, il faut que tu prouves ta valeur en tant qu’homme, en parlant plus fort, en étant plus agressif, etc. 7’’38 - Est-ce que toi tu te sens confortable avec ces standards? Est-ce que c’est difficile de rentrer dans les cases?Ce n’est pas difficile avec les gens de mon âge. Et peut-être que c’est lié aussi aux gens que j’ai dans mon entourage.Les standards tels que je les vois aujourd’hui impliquent un sens des responsabilités, être capable de gérer ta vie avec de la confiance en soi. Je ne vois rien de mal à cela. Mais le revers de la médaille est peut-être la solitude. Peut-être que les hommes avec leurs standards ont moins de communautés, d’amitiés de longue durée. Les hommes dans la trentaine se plaignent beaucoup de la difficulté à se faire des amis et de garder ses amis. Parfois, c’est la conséquence de l’autonomie. 9’’46 - Tu vois une vraie différence entre les générations?Oui, vraiment. Dans le monde de la cuisine comme je l’ai dit. Mes parents par contre ne semblent pas tomber dans ces pièges, mais certains de mes amis, si. J’ai l’impression qu’ils combattent quelque chose qui est déjà acquis dans les générations les plus jeunes.10’’39 - On en parle plus aussi. Dans la génération de mes parents, ils ne pensaient pas aux questions de féminité et de masculinité et c’était moins commun d’en parler.C’est vrai. Mes parents m’ont dit la même chose, qu’ils n’en parlaient pas quand ils avaient mon âge. Pourtant, ce sont des choses tellement importantes. Je trouve ça bizarre que ça a été tu et caché pendant des générations. 11’’35 - Et pour toi, c’est facile d’en parler?Oui, dans mon groupe d’amis, le féminisme est un sujet très important. Tous mes amis se sentent à l’aise d’en parler.12’’04 - Peux-tu me parler de ton éducation comme garçon?Ecole catholique, puis l’Université de Calgary mais je n’ai pas gradué, puis 1 an d’école de cuisine et de pâtisserie. 12’’33 - As-tu le souvenir, quand tu étais plus jeune, que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme et comment te comporter?C’est une question intéressant… D’où ai-je pris ces standards? Probablement des autres enfants à l’école, plus que de la part des adultes. Je ne me souviens pas de grandes leçons de figures d’autorité, c’était plus dans la cour de récré où les garçons jouaient entre eux et les filles entre elles, où on faisait donc des « trucs de garçons ». 13’’48 - Et ces trucs de garçons, c’était un choix de les faire?Je me souviens avoir été… désenchanté par le sport assez jeune. Les sports d’équipe, c’était pas trop mon truc. Les garçons jouaient de façon agressive, ils étaient plutôt méchants et il fallait absolument gagner. Moi je n’étais pas très athlétique, donc je préférais faire d’autre types de jeux. Peut-être qu’à partir de là, ça marque une séparation entre les garçons qui continuent le sport et restent dans une sorte de bulle où ils deviennent plus agressifs et développent des standards de masculinité, comme la cruauté surtout. Et les garçons qui abandonnent le sport sortent de cela et s’élèvent un peu.15’’25 - Te souviens-tu d’avoir eu des modèles d’hommes qui t’ont inspirés plus jeune?Je me souviens d’un seul, et c’est assez bizarre que je me souvienne de cela. J’étais au lycée, c’était un activiste qui militait pour la légalisation du cannabis. Je me souviens d’avoir lu une histoire qui disait qu’il avait été arrêté pour avoir fumé du cannabis sur les marches de la mairie. J’ai demandé à mes parents pourquoi il avait fait ça. Ils m’ont expliqué ses raisons en tant qu’activiste. Je me souviens avoir été frappé par cette pensée que cet homme savait qu’il serait arrêté, qu’il enfreignait la loi et il a quand même agit pour ce qu’il pensait être juste et acceptable. Le fait que je me souvienne encore du nom de cet homme… ça doit vouloir dire quelque chose. Je ne savais même pas ce que c’était que le cannabis (mes parents ne m’ont pas expliqué cette partie de l’histoire…). C’est son raisonnement qui m’a marqué. Je me souviens m’être dit: Waouh, ça c’est un homme, c’est ça que ça prend. 17’’38 - Tu penses toujours que ce genre de comportement est quelque chose d’admirable et d’inspirant chez un homme? Se comporter de la façon que l’on croit être la bonne, la plus juste?C’est une question difficile, parce que ça dépend de la cause pour laquelle tu te bats. Il y a des hommes qui feraient des choses horribles. Je ne penses pas que ce soit tout noir ou tout blanc. Quelqu’un qui se soulève contre l’autorité peut être totalement en tort.18’’57 - Si tu pouvais changer des choses dans ta vie d’homme pour qu’elle soit plus belle et plus facile, quelles seraient-elles?Je vis une vie assez simple, honnêtement. Mais si je regarde au delà de ma vie, je pense à l’égalité entre les sexes, sur tous les plans. Ça sera bon pour tout le monde. Comment ça se reflèterai dans ma vie? Je ne sais pas… Sortir avec des filles serait plus simple? Ahah, honnêtement, c’est tout ce à quoi je peux penser, les relations intimes et amoureuses, qui sont complexes. Et je pense qu’une des raisons à cela est qu’on a encore du chemin à faire sur les questions de féminisme. 20’’32 - C’est cool parce que ma prochaine question a un lien avec ça. Je voulais te demander si tu trouves que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées.Tellement! Bien sûr qu’elles le sont! Je n’ai jamais eu de relations amoureuses avec un homme donc je ne peux pas dire si ça aurait été plus facile (probablement pas) mais la communication est une question importante. D’un côté ton coeur et ton esprit, de l’autre une vraie fidélité avec une autre personne. Et une mauvaise communication peut tuer cela.21’’30 - Oui. Je crois que la réponse la plus commune que j’ai à cette question des relations entre les hommes et les femmes est effectivement « oui, c’est compliqué, à cause de la communication »Ça ne m’étonne pas.Je pense que tout cela vient de l’idée d’être vraiment honnête. Donner une image sincère de tu ressens dans ton coeur et de ce que tu penses à quelqu’un. Dans le quotidien, avec les collègues, les amis, on ne communique pas de cette façon. Notre communication est plus « utile ». Parler des émotions… Un de mes amis m’a dit qu’il y avait 20.000 mots en anglais, ça me parait vraiment peu. Parfois tu te retrouves dans une situation où tu ne trouve pas de mot qui reflète ce que tu ressens à l’intérieur. Ça peut faire se sentir très seul. Le défi est de mettre cela en mot. 23’’33 - Tu trouves que les hommes et les femmes communiquent différemment et que parfois on ne se comprend pas à cause de cela?  C’est une bonne question. Je trouve que le spectre de la communication est très large. J’ai connu des hommes qui étaient fourbes, fiers, qui projetaient une certaine image, et je connais beaucoup de femmes qui communiquaient de la même façon. Je n’ai pas l’impression que les styles de communication ont rapport avec le genre.   25’’00 - Et les relations entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel, est-ce également compliqué?  Quand il s’agit du travail, ma philosophie est « traites chacun comme s’il était ton cousin ». Cela fonctionne plutôt bien pour moi je pense. Travailler en cuisine… Voilà où ça devient bizarre. Le travail en cuisine est stressant, bruyant, demandant et exige des compétences. En tant qu’homme, à chaque fois que j’entrais dans une nouvelle cuisine, on observait d’abord mes compétences, la manière dont j’allais faire mon travail. C’était la première question qui se posait. Quand une femme commence à travailler, la première question qu’on va lui poser c’est: peut-elle gérer la pression? La chaleur? Le stress? Ensuite on lui demande si elle a les compétences. C’est très bizarre à observer. J’ai eu des jobs où j’étais en charge du recrutement et j’ai essayé de rester très conscient de cela, car c’est très infériorisant.26’’52 - Est-ce difficile de rester conscient de cela quand tu es dans la position de recruter quelqu’un ou est-ce que c’est plus un réflexe?C’est un réflexe, parce que j’ai toujours la question du féminisme a l’esprit.27’’40 - Mais tu as vu des hommes dans ton environnement professionnel qui traitaient les femmes vraiment différemment des hommes?Oui, absolument. Quand une femme a fait ses preuves en ce qui concerne son comportement (gérer la pression etc), ensuite il faut challenger ça et ensuite on arrive dans une autre phase: les blagues sexistes, les sifflements, etc. C’est une chose vraiment dégueulasse à observer.28’’37 - As-tu déjà parlé de cela avec des femmes dans ton environnement professionnel?Oui, bien sûr, avec plus d’unes et dans plusieurs cuisines où j’ai travaillé, et elles peuvent toutes témoigner de ce genre de situations. Elles ont toutes travailler dans au moins une cuisine toxique. Et je pense que c’est pour cela que beaucoup deviennent pâtissière. Quand j’ai fait l’école pâtissière, il y avait réellement une séparation des genres: 30 femmes pour 3 hommes. De l’autre côté, en école de cuisine, c’était 30 hommes pour 3 femmes. Donc c’est bizarre de dire que l’industrie sélectionne en fonction du genre, mais voilà la situation. Je me souviens qu’en postulant dans des boulangeries, je suis allé à une entrevue dans un endroit qui faisait des donuts. Quand ils m’ont vu, ils ont dit: « oh, tu es un homme. On est vraiment désolés, on doit vous expliquer que l’ont est une cuisine uniquement pour femmes ». Immédiatement, j’ai été heureux que ce genre d’endroit existe parce que, ayant travaillé dans des cuisines toxiques, je peux totalement comprendre pourquoi certaines femmes voudraient travailler dans un endroit où elles se sentent en sécurité, avec un sens de communauté etc. Donc je suis parti sans faire de scandale. 31’’05 - C’est un exemple de situation où ça aurait été plus facile pour toi d’être une femme.Oh oui… Parce que j’aurais eu le job… Mais j’aurais aussi aussi eu à subir plein d’autres jobs dans des cuisines toxiques auparavant, et ce job serait devenu une nécessité. Donc avec du recul je ne penses pas que ça aurait été plus simple.31’’34 - C’est triste que l’on ai besoin d’avoir ce genre d’endroits non mixtes pour que les femmes se sentent en sécurité.Oui c’est bien que c’est endroits existent mais c’est triste que l’on ai besoin de cela. Et non ce n’est pas une solution.31’’56 - Je n’étais pas au courant d’une telle différence entre les milieux de la cuisine et de la pâtisserie.Oui, c’est une chose intéressante à observer. 32’’10 - Tu sais si cette séparation existe depuis longtemps? Est-ce que ça vient de centres d’intérêts différents?Je pense qu’il y a une raison historique, où des chefs professionnels étaient des hommes parce les chefs femmes professionnelles auraient simplement été des mères. Les femmes ont toujours été considérées comme moins compétentes pour ce métier. Concernant la pâtisserie, je ne comprend pas bien pourquoi il n’y a quasiment que des femmes. C’est étrange, les hommes peuvent le faire. Oui, on a tous vu le clichés de l’homme efféminé sortant des cookies du four, mais qui n’aime pas les cookies? Qu’est-ce qui manque de masculinité là dedans? Peut-être que ça a un rapport avec la culture, les chefs célèbres etc., qui inspireraient plus les hommes. Tous les cuisiniers veulent devenir le nouveau Gordon Ramsay, puis ils réalisent qu’ils peuvent être des connards maintenant et s’occuper de leurs compétences en cuisine ensuite.34’’11 - Ahah, parce que Gordon Ramsay est plus connu…… pour hurler sur les gens plutôt que pour cuire un steak, tu as compris!34’’40 - Qu’est ce que le féminisme pour toi? Une égalité entre les hommes et les femmes au niveau économique, social, politique et financier, en prenant en compte les questions d’intersectionalité sur les questions ethniques et de sexualité… Oui, ça me semble pas mal, tu peux mettre ça sur une carte de visite. 35’’08 - Quelle est ta position personnelle par rapport à cela: te considères-tu comme féministe?Oui, mais je sens qu’il y a une facette bizarre qui se dessine en ce moment. Ma philosophie est que le féminisme devrait être quelque chose que tu fais, pas quelque chose que tu te revendiques être. Ce n’est pas un badge que tu mets sur ta veste pour te sentir bien, plutôt que de faire en sorte que les gens se sentent bien avec toi. Ça devrait être quelque chose d’actif, de réel. Je ressens un vrai problème avec le syndrome du « gentil garçon » où ils vont dire qu’ils sont pour le respect des femmes, mais si ça ne leur permet pas de coucher avec des filles… Donne 5 minute à ce genre de gars et vois quel connard il est. J’ai vu ça des centaines de fois au moins. C’est vraiment dégoûtant. Pour ce qui est d’être féministe, certains hommes voient cela comme une stratégie à exploiter: il y a des règles à suivre et tu pourras baiser. Alors que bien sûr le féminisme n’a rien à voir avec cela. Ils ne vont retenir des discours féministes que les parties qui leur permettront de coucher et jeter le reste, en ce qui concerne le respect mutuel. Donc n’importe qui peut dire qu’il est féministe mais ça ne rend pas tes actions féministes pour autant. Non, pas de badges gratuits, ça ne fonctionne pas. Je pense que ça va être un des prochains sujets chauds.38’’28 - J’ai une dernière question: que serait le plus important à enseigner à des enfants sur ce que c’est qu’être un homme et une femme?Je ne sais pas… C’est une grosse question. Je dirais leur apprendre à être autonomes. Ce serait un très bon début. Abandonnons ce mantra « boys will be boys ». Je me souviens enfant avoir appris à me méfier des étrangers mais ce n’est rien comparé aux personnes que tu connais, à qui tu fais confiance, avec qui tu passes du temps et qui sont les personnes qui vont te faire du mal. Les étrangers? Pas vraiment. Donc oui, apprendre aux enfants que « non c’est non » et que quand tu entends ça et que tu l’as transgressé, qu’il faut corriger cela et dans le futur, le respecter à la lettre. Et aussi apprendre aux garçons et aux filles que quand ils disent non, ils doivent être assurés que cette demande soit respectée et que si ce n’est pas le cas, ils doivent se sentir tout à fait à l’aise d’en parler à quelqu’un qui pourra faire quelque chose pour régler cette situation. 
like podcast

9 février 2019 - 00:42:16
Dans cette 12ème interview, je reçois Taylor, un canadien de 35 ans originaire de Calgary. Taylor, c’est un homme qui a expérimenté d’être en difficulté face à une femme, ou désavantagé par rapport à d’autres. Malgré cela, il a conscience de ses privilèges et sait reconnaitre des comportements masculins qui sont faussement féministes, comme il l’explique dans notre échange.Traduction de l’épisode Je m’appelle Taylor, je travaille comme chef, j’ai 35 ans. Je suis blanc et hétérosexuel.2’’02 - Ma première question est une grosse question. Je voudrais savoir si c’est difficile d’être un homme.Non pas du tout! Par comparaison avec la difficulté d’être une femme, ce n’est pas du tout compliqué d’être un homme. Je jouis de tous les privilèges que je pourrais imaginer et je continue d’en découvrir de nouveaux. Je dirais que la vie est difficile pour tout le monde mais être un homme, c’est comme jouer un jeu difficile en "mode facile" avec tous les codes débloqués.2’’59 - As-tu ressenti dans certaines situations que ça aurait été plus simple pour toi si tu avais été une femme?Oui, une fois. Il y a longtemps, j’étais dans une mauvais relation qui s’est terminée de la pire manière qui soit je pense et, après la rupture, j’ai été harcelé, suivi, et ça s’est terminé à un point où j’ai dû demander une ordonnance d’éloignement contre elle. Et lorsque j’ai parlé à la police… je ne sais pas… Est-ce que ça aurait été plus simple si j’étais une femme? Est-ce qu’ils m’auraient pris plus au sérieux? Est-ce qu’ils auraient considéré que j’avais réellement peur pour ma sécurité? Je ne sais pas. J’ai aussi entendu des histoires de femmes dans la même situation pour qui ça s’est passé de la même façon. Des questions posées comme: "Est-ce que vous lui envoyez des messages?" Ou toutes sortes d'autres qui sous-entendent celle-ci: "Est-ce que tu ne l’as pas mérité?". Donc je ne sais pas. 4’’44 - Mais tu as senti que peut-être ça aurait été plus simple?Peut-être. Parce qu’un des flics avec qui je parlais semblait trouver ça drôle que cette femme entre par effraction chez moi tous les soirs. Mais à part cette situation très spécifique, je n’ai jamais senti que ça aurait été plus simple d’être une femme.5’’12 - Qu’est-ce que tu penses des standards de la masculinité?Je travaille comme chef. La vie en cuisine est surtout dominée par les hommes. Donc, dépendamment de l’environnement de travail dans lequel tu es, il peut y en avoir de très toxiques. J’ai vu ce qui peut se passer… Peut-être que c’est une question de génération. Dans la plupart des endroits où j’ai travaillé, la majorité de mes collègues avaient + de 40 ans et n’avaient peut-être pas eu l’opportunité d’éveiller leurs consciences, de ne pas apprendre suffisamment tôt que certains comportements sont juste dégueulasses.6’’23 - Quels genres de comportements?Je parle de « discussions de vestiaires »: les blagues graveleuses, les sifflements et commentaires déplacés envers les serveuses, des choses du genre. Des attitudes toxiques envers les femmes et le féminisme en général. Ceci étant dit, travailler avec des personnes plus jeunes, c’est le jour et la nuit. Les standards de la masculinité sont vraiment différents. Avec des personnes plus âgées, il faut que tu prouves ta valeur en tant qu’homme, en parlant plus fort, en étant plus agressif, etc. 7’’38 - Est-ce que toi tu te sens confortable avec ces standards? Est-ce que c’est difficile de rentrer dans les cases?Ce n’est pas difficile avec les gens de mon âge. Et peut-être que c’est aussi lié aux gens que j’ai dans mon entourage.Les standards tels que je les vois aujourd’hui impliquent un sens des responsabilités, être capable de gérer sa vie avec de la confiance en soi. Je ne vois rien de mal à cela. Mais le revers de la médaille est peut-être la solitude. Peut-être que les hommes avec leurs standards ont moins de communautés, d’amitiés de longue durée. Les hommes dans la trentaine se plaignent beaucoup de la difficulté à se faire des amis et de les garder. Parfois, c’est la conséquence de l’autonomie. 9’’46 - Tu vois une vraie différence entre les générations?Oui, vraiment. Dans le monde de la cuisine comme je l’ai dit.Mes parents par contre ne semblent pas tomber dans ces pièges, mais certains de mes amis, si. J’ai l’impression qu’ils combattent quelque chose qui est déjà acquis chez les générations les plus jeunes.10’’39 - On en parle plus aussi. La génération de mes parents ne pensait pas aux questions de féminité et de masculinité et c’était moins commun d’en parler.C’est vrai. Mes parents m’ont dit la même chose, qu’ils n’en parlaient pas quand ils avaient mon âge. Pourtant, ce sont des choses tellement importantes. Je trouve ça bizarre que c'ait été tu et caché pendant des générations. 11’’35 - Et pour toi, c’est facile d’en parler?Oui, dans mon groupe d’amis, le féminisme est un sujet très important. Tous mes amis se sentent à l’aise d’en parler.12’’04 - Peux-tu me parler de ton éducation comme garçon?Ecole catholique, puis l’Université de Calgary mais je n’ai pas eu mon diplôme. Puis 1 an d’école de cuisine et de pâtisserie. 12’’33 - As-tu le souvenir, quand tu étais plus jeune, que l’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme et comment te comporter?C’est une question intéressante… D’où ai-je pris ces standards? Probablement des autres enfants à l’école, plus que de la part des adultes. Je ne me souviens pas de grandes leçons de figures d’autorité, c’était plus dans la cour de récré où les garçons jouaient entre eux et les filles entre elles, où on faisait donc des « trucs de garçons ». 13’’48 - Et ces trucs de garçons, c’était un choix de les faire?Je me souviens avoir été… désenchanté par le sport assez jeune. Les sports d’équipe, c’était pas trop mon truc. Les garçons jouaient de façon agressive, ils étaient plutôt méchants et il fallait absolument gagner. Moi je n’étais pas très athlétique, donc je préférais faire d’autre types de jeux. Peut-être qu’à partir de là, ça marque une séparation entre les garçons qui continuent le sport et restent dans une sorte de bulle où ils deviennent plus agressifs et développent des standards de masculinité, comme la cruauté surtout. Et les garçons qui abandonnent le sport sortent de cela et s’élèvent un peu.15’’25 - Te souviens-tu d’avoir eu des modèles d’hommes qui t’ont inspirés plus jeune?Je me souviens d’un seul, et c’est assez bizarre que je me souvienne de cela. J’étais au lycée, c’était un activiste qui militait pour la légalisation du cannabis. Je me souviens d’avoir lu une histoire qui disait qu’il avait été arrêté pour avoir fumé du cannabis sur les marches de la mairie. J’ai demandé à mes parents pourquoi il avait fait ça. Ils m’ont expliqué les raisons de son activisme. Je me souviens avoir été frappé par cette pensée que cet homme savait qu’il serait arrêté, qu’il enfreignait la loi... et il a quand même agit pour ce qu’il pensait être juste et acceptable. Le fait que je me souvienne encore du nom de cet homme… ça doit vouloir dire quelque chose. Je ne savais même pas ce que c’était que le cannabis (mes parents ne m’ont pas expliqué cette partie de l’histoire…). C’est son raisonnement qui m’a marqué. Je me souviens m’être dit: Waouh, ça c’est un homme, c’est ça que ça prend. 17’’38 - Tu penses toujours que ce genre de comportement est quelque chose d’admirable et d’inspirant chez un homme? Se comporter de la façon que l’on croit être la bonne, la plus juste?C’est une question difficile, parce que ça dépend de la cause pour laquelle tu te bats. Il y a des hommes qui feraient des choses horribles. Je ne penses pas que ce soit tout noir ou tout blanc. Quelqu’un qui se soulève contre l’autorité peut être totalement en tort.18’’57 - Si tu pouvais changer des choses dans ta vie d’homme pour qu’elle soit plus belle et plus facile, quelles seraient-elles?Je vis une vie assez simple, honnêtement. Mais si je regarde au delà de ma vie, je pense à l’égalité entre les sexes, sur tous les plans. Ça sera bon pour tout le monde. Comment ça se refléterai dans ma vie? Je ne sais pas… Sortir avec des filles serait plus simple? Ahah, honnêtement, c’est tout ce à quoi je peux penser, les relations intimes et amoureuses, qui sont complexes. Et je pense qu’une des raisons à cela est qu’on a encore du chemin à faire sur les questions de féminisme. 20’’32 - C’est cool parce que ma prochaine question a un lien avec ça. Je voulais te demander si tu trouves que les relations entre les hommes et les femmes sont compliquées.Tellement! Bien sûr qu’elles le sont! Je n’ai jamais eu de relations amoureuses avec un homme donc je ne peux pas dire si ça aurait été plus facile (probablement pas) mais la communication est une question importante. D’un côté ton cœur et ton esprit, de l’autre une vraie fidélité et honnêteté avec une autre personne. Et une mauvaise communication peut tuer cela.21’’30 - Oui. Je crois que la réponse la plus commune que j’ai à cette question des relations entre les hommes et les femmes est effectivement « oui, c’est compliqué, à cause de la communication »Ça ne m’étonne pas.Je pense que tout cela vient de l’idée d’être vraiment honnête. Donner une image sincère de tu ressens dans ton cœur et de ce que tu penses à quelqu’un. Dans le quotidien, avec les collègues, les amis, on ne communique pas de cette façon. Notre communication est plus « utilitaire ». Parler des émotions… Un de mes amis m’a dit qu’il y avait 20.000 mots en anglais, ça me parait vraiment peu. Parfois tu te retrouves dans une situation où tu ne trouve pas de mot qui reflète ce que tu ressens à l’intérieur. Ça peut faire se sentir très seul. Le défi est de mettre cela en mot. 23’’33 - Tu trouves que les hommes et les femmes communiquent différemment et que parfois on ne se comprend pas à cause de cela? C’est une bonne question. Je trouve que le spectre de la communication est très large. J’ai connu des hommes qui étaient fourbes, fiers, qui projetaient une certaine image, et je connais beaucoup de femmes qui communiquaient de la même façon. Je n’ai pas l’impression que les styles de communication ont rapport avec le genre.  25’’00 - Et les relations entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel, est-ce également compliqué?  Quand il s’agit du travail, ma philosophie est « traites chacun comme s’il était ton cousin ». Cela fonctionne plutôt bien pour moi je pense. Travailler en cuisine… Voilà où ça devient bizarre. Le travail en cuisine est stressant, bruyant, demandant et exige des compétences. En tant qu’homme, à chaque fois que j’entrais dans une nouvelle cuisine, on observait d’abord mes compétences, la manière dont j’allais faire mon travail. C’était la première question qui se posait.Quand une femme commence à travailler, la première question qu’on va lui poser c’est: peut-elle gérer la pression? La chaleur? Le stress? Ensuite on lui demande si elle a les compétences. C’est très bizarre à observer. J’ai eu des jobs où j’étais en charge du recrutement et j’ai essayé de rester très conscient de cela, car c’est très infériorisant.26’’52 - Est-ce difficile de rester conscient de cela quand tu es dans la position de recruter quelqu’un, ou est-ce que c’est plus un réflexe?C’est un réflexe, parce que j’ai toujours la question du féminisme à l’esprit.27’’40 - Mais tu as vu des hommes dans ton environnement professionnel qui traitaient les femmes vraiment différemment des hommes?Oui, absolument. Quand une femme a fait ses preuves en ce qui concerne son comportement (gérer la pression, etc.), ensuite il faut challenger ça et ensuite on arrive dans une autre phase: les blagues sexistes, les sifflements, etc. C’est une chose vraiment dégueulasse à observer.28’’37 - As-tu déjà parlé de cela avec des femmes dans ton environnement professionnel?Oui, bien sûr, avec plus d’unes et dans plusieurs cuisines où j’ai travaillé, et elles peuvent toutes témoigner de ce genre de situations. Elles ont toutes travaillé dans au moins une cuisine toxique. Et je pense que c’est pour cela que beaucoup deviennent pâtissière.Quand j’ai fait l’école pâtissière, il y avait réellement une séparation des genres: 30 femmes pour 3 hommes. De l’autre côté, en école de cuisine, c’était 30 hommes pour 3 femmes. Donc c’est bizarre de dire que l’industrie sélectionne en fonction du genre, mais voilà la situation.Je me souviens qu’en postulant dans des boulangeries, je suis allé à une entrevue dans un endroit qui faisait des donuts. Quand ils m’ont vu, ils ont dit: « Oh, tu es un homme. On est vraiment désolés, on doit vous expliquer que l’on est une cuisine uniquement pour femmes ». Immédiatement, j’ai été heureux que ce genre d’endroit existe parce que, ayant travaillé dans des cuisines toxiques, je peux totalement comprendre pourquoi certaines femmes voudraient travailler dans un endroit où elles se sentent en sécurité, avec un sens de communauté etc. Donc je suis parti sans protester. 31’’05 - C’est un exemple de situation où ça aurait été plus facile pour toi d’être une femme.Oh oui… Parce que j’aurais eu le job… Mais j’aurais aussi aussi eu à subir plein d’autres jobs dans des cuisines toxiques auparavant, et ce job serait devenu une nécessité. Donc avec du recul je ne penses pas que ça aurait été plus simple.31’’34 - C’est triste que l’on ai besoin d’avoir ce genre d’endroits non mixtes pour que les femmes se sentent en sécurité.Oui c’est bien que ces endroits existent mais c’est triste que l’on ai besoin de cela. Et non ce n’est pas une solution.31’’56 - Je n’étais pas au courant d’une telle différence entre les milieux de la cuisine et de la pâtisserie.Oui, c’est une chose intéressante à observer. 32’’10 - Tu sais si cette séparation existe depuis longtemps? Est-ce que ça vient de centres d’intérêts différents?Je pense qu’il y a une raison historique, où des chefs professionnels étaient des hommes parce les chefs femmes professionnelles auraient simplement été... des mères.Les femmes ont toujours été considérées comme moins compétentes pour ce métier.Concernant la pâtisserie, je ne comprend pas bien pourquoi il n’y a quasiment que des femmes. C’est étrange, les hommes peuvent le faire. Oui, on a tous vu le cliché de l’homme efféminé sortant des cookies du four, mais qui n’aime pas les cookies? Qu’est-ce qui manque de masculinité là dedans? Peut-être que ça a un rapport avec la culture, les chefs célèbres etc., qui inspireraient plus les hommes.Tous les cuisiniers veulent devenir le nouveau Gordon Ramsay, puis ils réalisent qu’ils peuvent être des connards maintenant et s’occuper de leurs compétences en cuisine ensuite.34’’11 - Ahah, parce que Gordon Ramsay est plus connu…… pour hurler sur les gens plutôt que pour cuire un steak, tu as compris!34’’40 - Qu’est ce que le féminisme pour toi? Une égalité entre les hommes et les femmes au niveau économique, social, politique et financier, en prenant en compte les questions d’intersectionalité sur les questions ethniques et de sexualité… Oui, ça me semble pas mal, tu peux mettre ça sur une carte de visite. 35’’08 - Quelle est ta position personnelle par rapport à cela: te considères-tu comme féministe?Oui, mais je sens qu’il y a une facette bizarre qui se dessine en ce moment. Ma philosophie est que le féminisme devrait être quelque chose que tu fais, pas quelque chose que tu te revendiques être. Ce n’est pas un badge que tu mets sur ta veste pour te sentir bien, plutôt que de faire en sorte que les gens se sentent bien avec toi. Ça devrait être quelque chose d’actif, de réel.Je ressens un vrai problème avec le syndrome du « gentil garçon »: ils vont dire qu’ils sont pour le respect des femmes, mais si ça ne leur permet pas de coucher avec des filles… Donne 5 minute à ce genre de gars et vois quel connard il est. J’ai vu ça des centaines de fois au moins. C’est vraiment dégoûtant.Pour ce qui est d’être féministe, certains hommes voient cela comme une stratégie à exploiter: il y a des règles à suivre et tu pourras baiser. Alors que bien sûr, le féminisme n’a rien à voir avec cela. Ils ne vont retenir des discours féministes que les parties qui leur permettront de coucher et jeter le reste, en ce qui concerne le respect mutuel.Donc n’importe qui peut dire qu’il est féministe mais ça ne rend pas tes actions féministes pour autant. Non, pas de badges gratuits, ça ne fonctionne pas.Je pense que ça va être un des prochains sujets chauds.38’’28 - J’ai une dernière question: que serait le plus important à enseigner à des enfants sur ce que c’est qu’être un homme et une femme?Je ne sais pas… C’est une grosse question. Je dirais: leur apprendre à être autonomes. Ce serait un très bon début.Abandonnons ce mantra « boys will be boys ». Je me souviens enfant avoir appris à me méfier des étrangers mais ce n’est rien comparé aux personnes que tu connais, à qui tu fais confiance, avec qui tu passes du temps et qui sont les personnes qui vont te faire du mal. Les étrangers? Pas vraiment.Donc oui, apprendre aux enfants que « non c’est non » et que quand tu entends ça et que tu l’as transgressé, il faut corriger cela et dans le futur, le respecter à la lettre.Et aussi apprendre aux garçons et aux filles que quand ils disent "non", ils doivent être certains que cette demande soit respectée et si ce n’est pas le cas, ils doivent se sentir tout à fait à l’aise d’en parler à quelqu’un qui pourra faire quelque chose pour régler cette situation. 
like podcast

19 janvier 2019 - 00:52:08
Dans ce 11ème épisode, j’ai échangé avec Matildé, une pétillante Montréalaise de 34 ans. Résumer son parcours et sa vie en quelques minutes est impossible, je vais donc te laisser la découvrir dans cette discussion. Matilde m’a raconté comment elle s’est affirmé face aux hommes quand elle travaillait dans la police, de la difficile acceptation de son corps de femme à l’adolescence, de l’indépendance dans un couple et des femmes fortes de sa famille qui l’ont guidée et inspirée.Structure de l'épisode:2’’18: Est-ce facile ou difficile pour toi d’être une femme?4’’24: Quand tu travaillais dans la police, c’était compliqué par rapport à tes collègues hommes ou les gens avec qui tu travaillais?6’’56: Tu dirais donc que tu aurais été acceptée « comme un gars »?8’’09: Quand tu travaillais là bas, t’es-tu dit « ça aurait été plus simple si j’avais été un homme »?11’’22: Il y a d’autres moments à part cette période où tu as trouvé ça difficile d’être une femme?15’’14: C’est quoi ton rapport avec les standards de la féminité?21’’59: Ce serait quoi pour toi la féminité? Tu saurais le définir?22’’40: Comment tu définirais le côté masculin chez une femme?24’’45: As-tu des modèles de femmes qui t’ont inspiré quand tu as grandi, et peut-être encore maintenant?31’’36: S’excuser d’exister, tu penses que c’est propre aux femmes ou que ça touche tout le monde?33’’23: Les rapports entre les hommes et les femmes, tu trouves ça compliqué?40’’49: A part la place dans le couple, vois-tu d’autres situations où ça pourrait être compliqué d’être un homme?46’’00: Est-ce que tu voudrais des enfants?
like podcast

19 janvier 2019 - 00:52:08
Dans ce 11ème épisode, j’ai échangé avec Matildé, une pétillante Montréalaise de 34 ans. Résumer son parcours et sa vie en quelques minutes est impossible, je vais donc te laisser la découvrir dans cette discussion. Matilde m’a raconté comment elle s’est affirmé face aux hommes quand elle travaillait dans la police, de la difficile acceptation de son corps de femme à l’adolescence, de l’indépendance dans un couple et des femmes fortes de sa famille qui l’ont guidée et inspirée.Structure de l'épisode:2’’18: Est-ce facile ou difficile pour toi d’être une femme?4’’24: Quand tu travaillais dans la police, c’était compliqué par rapport à tes collègues hommes ou les gens avec qui tu travaillais?6’’56: Tu dirais donc que tu aurais été acceptée « comme un gars »?8’’09: Quand tu travaillais là bas, t’es-tu dit « ça aurait été plus simple si j’avais été un homme »?11’’22: Il y a d’autres moments à part cette période où tu as trouvé ça difficile d’être une femme?15’’14: C’est quoi ton rapport avec les standards de la féminité?21’’59: Ce serait quoi pour toi la féminité? Tu saurais le définir?22’’40: Comment tu définirais le côté masculin chez une femme?24’’45: As-tu des modèles de femmes qui t’ont inspiré quand tu as grandi, et peut-être encore maintenant?31’’36: S’excuser d’exister, tu penses que c’est propre aux femmes ou que ça touche tout le monde?33’’23: Les rapports entre les hommes et les femmes, tu trouves ça compliqué?40’’49: A part la place dans le couple, vois-tu d’autres situations où ça pourrait être compliqué d’être un homme?46’’00: Est-ce que tu voudrais des enfants?
like podcast

27 décembre 2018 - 00:41:42
Dans ce 10ème épisode, tu vas découvrir William, un de mes amis. On n’avait pas prévu de faire une interview, ça a commencé comme une discussion a propos de mon podcast et j’ai fini par lui poser la plupart de mes questions. Et comme il voulait tester mon micro, j’ai pu enregistrer notre conversation et en faire un épisode. William a 24 ans, il vient de terminer ses études et de quitter Montréal pour de nouvelles aventures dans lesquelles je lui souhaite tout le meilleur. Car sous ses faux airs de méchant, c’est une très belle personne!Structure de l'épisode:1’’10: Est-ce que c’est difficile d’être un homme?1’’38: Tu ne t’es jamais dit que ça aurait été plus simple d’être une femme?2’’02: C’était quoi de grandir comme un garçon?3’’00: As-tu des souvenirs qu’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?03’’53: Tu n’avais pas besoin de modèles masculins à imiter?04’’25: C’est quoi ton rapport avec les standards de la masculinité?7’’16: Parles moi de ta méchanceté...7’’59: Ça te viens d’où ce besoin de revanche contre l’autorité?8’’25: Tu t’es calmé ensuite au pensionnat?9’’43: T’es-tu déjà senti en insécurité?10’’41: Vivre en tant que mec dans tous les endroits où tu as vécu: as-tu vu des différences importantes?11’’26: Quels niveaux d’adaptation ont été compliqués?14’’04: Tu travaillais plus avec des femmes en Asie alors? Et elles assurent en plus leurs rôles de mères?15’’35: Les relations entre les hommes et les femmes, tu trouves ça compliqué?16’’48: Le sexe, tu n’en parles pas avec des mecs ou avec des mecs hétéros?17’’52: Cette peur que l’on se moque de toi, c’est basé sur quelque chose qui ne s’est jamais passé?19’’40: Est-ce que ça a été différent de vivre son homosexualité dans les différents endroits où tu as vécu?23’’25: Tu penses que c’est difficile d’être une femme?25’’23: Pour toi, les hommes doivent prendre part aux débats féministes?26’’30: Tu penses que ça va être facile d’intéresser les hommes aux enjeux féministes?31’’15: Est-ce que c’est du déni de la part des hommes de ne pas croire que les femmes se fassent importuner par des hommes?34’’48: La question du consentement dans les bars homos dont tu parles, elle est respectée?35’’19: C’est un peu tabou de parler de ce consentement entre homos?36’’32: Si tu avais des enfants, tu leurs apprendrais quoi sur leurs conditions féminines et masculines?37’’45: Tu trouverais ça plus simple d’avoir un garçon?37’’58: Tu éduquerais tes enfants différemment alors?39’’58: Tes parents avaient peur pour toi? Ils t’ont transmis ça?
like podcast

27 décembre 2018 - 00:41:42
Dans ce 10ème épisode, tu vas découvrir William, un de mes amis. On n’avait pas prévu de faire une interview, ça a commencé comme une discussion a propos de mon podcast et j’ai fini par lui poser la plupart de mes questions. Et comme il voulait tester mon micro, j’ai pu enregistrer notre conversation et en faire un épisode. William a 24 ans, il vient de terminer ses études et de quitter Montréal pour de nouvelles aventures dans lesquelles je lui souhaite tout le meilleur. Car sous ses faux airs de méchant, c’est une très belle personne!Structure de l'épisode:1’’10: Est-ce que c’est difficile d’être un homme?1’’38: Tu ne t’es jamais dit que ça aurait été plus simple d’être une femme?2’’02: C’était quoi de grandir comme un garçon?3’’00: As-tu des souvenirs qu’on t’ai appris ce que c’est qu’être un homme?03’’53: Tu n’avais pas besoin de modèles masculins à imiter?04’’25: C’est quoi ton rapport avec les standards de la masculinité?7’’16: Parles moi de ta méchanceté...7’’59: Ça te viens d’où ce besoin de revanche contre l’autorité?8’’25: Tu t’es calmé ensuite au pensionnat?9’’43: T’es-tu déjà senti en insécurité?10’’41: Vivre en tant que mec dans tous les endroits où tu as vécu: as-tu vu des différences importantes?11’’26: Quels niveaux d’adaptation ont été compliqués?14’’04: Tu travaillais plus avec des femmes en Asie alors? Et elles assurent en plus leurs rôles de mères?15’’35: Les relations entre les hommes et les femmes, tu trouves ça compliqué?16’’48: Le sexe, tu n’en parles pas avec des mecs ou avec des mecs hétéros?17’’52: Cette peur que l’on se moque de toi, c’est basé sur quelque chose qui ne s’est jamais passé?19’’40: Est-ce que ça a été différent de vivre son homosexualité dans les différents endroits où tu as vécu?23’’25: Tu penses que c’est difficile d’être une femme?25’’23: Pour toi, les hommes doivent prendre part aux débats féministes?26’’30: Tu penses que ça va être facile d’intéresser les hommes aux enjeux féministes?31’’15: Est-ce que c’est du déni de la part des hommes de ne pas croire que les femmes se fassent importuner par des hommes?34’’48: La question du consentement dans les bars homos dont tu parles, elle est respectée?35’’19: C’est un peu tabou de parler de ce consentement entre homos?36’’32: Si tu avais des enfants, tu leurs apprendrais quoi sur leurs conditions féminines et masculines?37’’45: Tu trouverais ça plus simple d’avoir un garçon?37’’58: Tu éduquerais tes enfants différemment alors?39’’58: Tes parents avaient peur pour toi? Ils t’ont transmis ça?
like podcast

2 décembre 2018 - 00:46:57
Dans ce 9ème épisode, je reçois Aïcha, une jeune montréalaise étudiante en cinéma.Aïcha m’a parlé de sa vie de jeune femme métisse, d'afroféminisme, de sa mère et de ses soeurs. Elle m’a raconté sa douloureuse expérience d’agression sexuelle quand elle était plus jeune et des conséquences que cet évènement a eu sur sa vie. Je la remercie encore d’avoir accepté de se livrer car ce partage pourra peut-être aider certaines personnes et nous faire tous et toutes réfléchir à cela. Voici la structure de l’épisode pour t'y retrouver:1’’40 Est-ce que c'est facile pour toi d'être une femme?2’’13 Est-ce que tu veux me parler de ces difficultés que tu as commencé à évoquer?11’’05 Est-ce que tu te sens en danger, vulnérable, attaquable depuis cet évènement?12’’55 Est-ce que tu saurais expliquer pourquoi les gens se sont rangés en masse derrière cette personne?15’’50 J’imagine que cet évènement t’as fait te sentir féministe, y en a-t-il d’autres?16’’59 Ta mère et tes soeurs sont-elles aussi féministes? En parlez-vous ensemble?17’’46 Comment vis-tu ton féminisme dans ta vie quotidienne?18’’58 Tu me disais que tu te considère comme afroféministe, est-ce que tu veux en parler?20’’44 Est-ce que tu as déjà été confrontée à des femmes qui n'avaient pas la même vision du féminisme que toi?22’’42 As-tu l'impression que tu rentres dans les normes de la féminité?22’’37 Connais-tu des femmes qui ne rentrent pas dans ces standards et qui en souffrent?24’’44 Vois-tu des changements de mentalités sur ces questions liées au féminisme et à la féminité?26’’22 Si tu avais une fille, voudrais-tu aborder ces sujet avec elle?27’’31 Quand tu étais petite, as-tu eu l'impression de ne pas avoir eu accès à certaines choses quand tu étais petite parce que tu étais une fille?28’’12 Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?29’’25 Avec tes amis garçons, en parles-tu? Est-ce qu'ils se confient à toi?30’’06 Est-ce que tu penses que c'est difficile d'être un homme?30’’32 Penses-tu que le manque de communication peut-être une souffrance chez les hommes?33’’31 Si tu avais un fils, voudrais-tu encourager cette communication?34’’40 As-tu vu des difficultés relationnelles entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel ou à l'université?39’’25 Quand ça t'étais arrivé cette histoire au travail, en as-tu parlé aux femmes dans ton entreprise?40’’42 Ton rapport à ton corps, il a évolué comment?43’’06 Aujourd'hui, sais-tu mieux réagir quand tu es face à des réactions racistes?45’’07 Les gens réagissent comment quand tu es dans cette ouverture au dialogue?
like podcast

2 décembre 2018 - 00:46:57
Dans ce 9ème épisode, je reçois Aïcha, une jeune montréalaise étudiante en cinéma.Aïcha m’a parlé de sa vie de jeune femme métisse, d'afroféminisme, de sa mère et de ses soeurs. Elle m’a raconté sa douloureuse expérience d’agression sexuelle quand elle était plus jeune et des conséquences que cet évènement a eu sur sa vie. Je la remercie encore d’avoir accepté de se livrer car ce partage pourra peut-être aider certaines personnes et nous faire tous et toutes réfléchir à cela. Voici la structure de l’épisode pour t'y retrouver:1’’40 Est-ce que c'est facile pour toi d'être une femme?2’’13 Est-ce que tu veux me parler de ces difficultés que tu as commencé à évoquer?11’’05 Est-ce que tu te sens en danger, vulnérable, attaquable depuis cet évènement?12’’55 Est-ce que tu saurais expliquer pourquoi les gens se sont rangés en masse derrière cette personne?15’’50 J’imagine que cet évènement t’as fait te sentir féministe, y en a-t-il d’autres?16’’59 Ta mère et tes soeurs sont-elles aussi féministes? En parlez-vous ensemble?17’’46 Comment vis-tu ton féminisme dans ta vie quotidienne?18’’58 Tu me disais que tu te considère comme afroféministe, est-ce que tu veux en parler?20’’44 Est-ce que tu as déjà été confrontée à des femmes qui n'avaient pas la même vision du féminisme que toi?22’’42 As-tu l'impression que tu rentres dans les normes de la féminité?22’’37 Connais-tu des femmes qui ne rentrent pas dans ces standards et qui en souffrent?24’’44 Vois-tu des changements de mentalités sur ces questions liées au féminisme et à la féminité?26’’22 Si tu avais une fille, voudrais-tu aborder ces sujet avec elle?27’’31 Quand tu étais petite, as-tu eu l'impression de ne pas avoir eu accès à certaines choses quand tu étais petite parce que tu étais une fille?28’’12 Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?29’’25 Avec tes amis garçons, en parles-tu? Est-ce qu'ils se confient à toi?30’’06 Est-ce que tu penses que c'est difficile d'être un homme?30’’32 Penses-tu que le manque de communication peut-être une souffrance chez les hommes?33’’31 Si tu avais un fils, voudrais-tu encourager cette communication?34’’40 As-tu vu des difficultés relationnelles entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel ou à l'université?39’’25 Quand ça t'étais arrivé cette histoire au travail, en as-tu parlé aux femmes dans ton entreprise?40’’42 Ton rapport à ton corps, il a évolué comment?43’’06 Aujourd'hui, sais-tu mieux réagir quand tu es face à des réactions racistes?45’’07 Les gens réagissent comment quand tu es dans cette ouverture au dialogue?
like podcast

14 novembre 2018 - 00:45:16
Dans ce 8ème épisode, je reçois Thomas, un français de 27 ans arrivé à Montréal depuis quelques mois.Ensemble, nous avons beaucoup parlé de relations entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel, dans lequel se cristallisent souvent des tensions, du fait d’incompréhensions et d’un dialogue difficile à établir. Dans cette interview, Thomas m’a également parlé de son rapport à la masculinité et au féminisme. Structure de l’épisode:2’’00: Est-ce que c’est difficile d’être un homme?3’’40: Vois-tu des critères de la masculinité qui peuvent être des pressions pour les hommes?4’’33: C’est important de s’imposer quand on est un homme?7’’27: Dans ta vie perso, les pressions liées à la masculinité, est-ce que tu les ressens?8’’23: Est-ce que dans ton enfance ou ton adolescence on t’as appris ce que c’est qu’être un homme?9’’45: Ces questions de masculinité, tu les abordes avec ton entourage?12’’05: Sens-tu la même compétition avec les femmes dans ton milieu professionnel?13’’18: Face à des femmes qui s’imposent dans la profession, est-ce que chacun se braque ou est-ce que ça peut amener un dialogue?17’’43: Si ton opinion est associée à du sexisme, est-ce facile de rester sur ses positions et ne pas tomber dans le piège de cette association d’idées?20’’40: C’est récent que tu te rendes compte du harcèlement que subissent les femmes et que celles-ci t’en parlent?24’’49: Ces hommes qui ne veulent pas entendre parler de sexisme, ils réagissent comme ça parce qu’ils pensent que ça n’existe pas ou parce que ça les met face à une réalité désagréable à entendre?31’’19: Le féminisme est-il une affaire de femmes ou les hommes doivent prendre place au débat?34’’16: Sens-tu des changements de mentalité générationnels sur ces questions là?36’’06: Si tu avais des enfants, tu voudrais aborder ces questions là?36’’36: Est-ce que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?42’’49: Tu penses que c’est difficile d’être une femme?
like podcast

14 novembre 2018 - 00:45:16
Dans ce 8ème épisode, je reçois Thomas, un français de 27 ans arrivé à Montréal depuis quelques mois.Ensemble, nous avons beaucoup parlé de relations entre les hommes et les femmes dans le milieu professionnel, dans lequel se cristallisent souvent des tensions, du fait d’incompréhensions et d’un dialogue difficile à établir. Dans cette interview, Thomas m’a également parlé de son rapport à la masculinité et au féminisme. Structure de l’épisode:2’’00: Est-ce que c’est difficile d’être un homme?3’’40: Vois-tu des critères de la masculinité qui peuvent être des pressions pour les hommes?4’’33: C’est important de s’imposer quand on est un homme?7’’27: Dans ta vie perso, les pressions liées à la masculinité, est-ce que tu les ressens?8’’23: Est-ce que dans ton enfance ou ton adolescence on t’as appris ce que c’est qu’être un homme?9’’45: Ces questions de masculinité, tu les abordes avec ton entourage?12’’05: Sens-tu la même compétition avec les femmes dans ton milieu professionnel?13’’18: Face à des femmes qui s’imposent dans la profession, est-ce que chacun se braque ou est-ce que ça peut amener un dialogue?17’’43: Si ton opinion est associée à du sexisme, est-ce facile de rester sur ses positions et ne pas tomber dans le piège de cette association d’idées?20’’40: C’est récent que tu te rendes compte du harcèlement que subissent les femmes et que celles-ci t’en parlent?24’’49: Ces hommes qui ne veulent pas entendre parler de sexisme, ils réagissent comme ça parce qu’ils pensent que ça n’existe pas ou parce que ça les met face à une réalité désagréable à entendre?31’’19: Le féminisme est-il une affaire de femmes ou les hommes doivent prendre place au débat?34’’16: Sens-tu des changements de mentalité générationnels sur ces questions là?36’’06: Si tu avais des enfants, tu voudrais aborder ces questions là?36’’36: Est-ce que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués?42’’49: Tu penses que c’est difficile d’être une femme?
like podcast

24 octobre 2018 - 00:38:56
Voici donc la seconde partie de l’interview avec Alizée. Si tu n’as pas encore écouté la première, je ne peux que te conseiller de le faire car tout a été enregistré au cours d’une même discussion. Dans cette seconde partie donc, nous avons parlé des hommes et des difficultés qu’ils pouvaient vivre, de rapports entre les sexes, de maternité, de transmission de nos bagages émotionnels et familiaux, et toujours de féminisme bien-sûr. Je ne doute pas que tu vas être touché(e) par la suite de son témoignage.Bonne écoute!Structure de l’épisode:1’19: Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être un homme et quelles pourraient être les difficultés?13’24: Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués, au-delà des questions liées au féminisme?18’04: Le mariage en soi cristallise-t-il les rôles dans un couple ou est-ce le fait de se mettre en couple?20’16: Avec ton partenaire, vous parlez de ces questions de couple et de normes sociales?29’06: Voudrais-tu transmettre à tes enfants les mêmes messages que ceux que tu transmets dans ton travail et tes écrits?33’14: As-tu parlé de maternité et de transmission avec ta mère?35’20: Avoir un garçon te semblerait moins compliqué qu’avoir une fille?
like podcast

24 octobre 2018 - 00:38:56
Voici donc la seconde partie de l’interview avec Alizée. Si tu n’as pas encore écouté la première, je ne peux que te conseiller de le faire car tout a été enregistré au cours d’une même discussion. Dans cette seconde partie donc, nous avons parlé des hommes et des difficultés qu’ils pouvaient vivre, de rapports entre les sexes, de maternité, de transmission de nos bagages émotionnels et familiaux, et toujours de féminisme bien-sûr. Je ne doute pas que tu vas être touché(e) par la suite de son témoignage.Bonne écoute!Structure de l’épisode:1’19: Est-ce que tu penses que c’est difficile d’être un homme et quelles pourraient être les difficultés?13’24: Trouves-tu que les rapports entre les hommes et les femmes sont compliqués, au-delà des questions liées au féminisme?18’04: Le mariage en soi cristallise-t-il les rôles dans un couple ou est-ce le fait de se mettre en couple?20’16: Avec ton partenaire, vous parlez de ces questions de couple et de normes sociales?29’06: Voudrais-tu transmettre à tes enfants les mêmes messages que ceux que tu transmets dans ton travail et tes écrits?33’14: As-tu parlé de maternité et de transmission avec ta mère?35’20: Avoir un garçon te semblerait moins compliqué qu’avoir une fille?
like podcast

20 / 22 épisodes
1 2
Scroll to top