ARTE Radio - Nouveautés

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Pionnière du podcast, http://arteradio.com produit des créations originales sans formatage ni publicité : émissions régulières, reportages, documentaires, fictions, séries... Les auteur.e.s sont débutants ou professionnels et leur travail est rémunéré. Leurs podcasts sont produits par ARTE Radio à partir d'un projet écrit, et réalisés par les auteur.e.s que nous formons à la prise de son et au montage, sous la supervision du rédacteur en chef et des 2 réalisateurs salariés. Toutes nos créations (plus de 2000) produites depuis 2002 sont disponibles sous contrat Creative Commons sur notre site http://arteradio.com. Projet animé par une joyeuse petite équipe - 5 salariés sur 3,5 postes - ARTE Radio fait partie du service Web d'ARTE France, la branche française de la télévision publique culturelle européenne ARTE à Paris, France. Nos productions ont gagné de nombreux prix internationaux (Italia, Europa, Ondas...) en tant que "meilleur documentaire" ou "meilleure fiction radio". Nous avons coproduit avec BBC, NHK, YLE, Deutschland Radio Kultur, le Centre Pompidou... Nous avons initié des productions vidéo comme "New York Minute", ouvert une plateforme gratuite pour vos audioblogs, et nous animons de nombreuses séances d'écoute dans le monde entier, ainsi que des ateliers pour les scolaires et les adultes.

1021 épisodes

12 mai 2020 - 00:17:02
Anthropologue spécialiste des populations arctiques, Nastassja Martin vit loin des villes, près des montagnes. Depuis plusieurs années, elle travaille et vit auprès d’une communauté évène, en plein Kamchatcka. Si près qu’elle se fond dans celle-ci. Et quand, le 25 août 2015, alors qu’elle arpente le massif du Klioutchevskoï, elle croise la route d’un ours, ça n’est peut-être pas un hasard... L’ours ne l’a pas tuée ce jour-là, et ça non plus, ça n’est peut-être pas un hasard... Liens : - « Croire aux fauves », Collection Verticales, Gallimard. - Nastassja Martin dans 28 Minutes : youtu.be/_0NkSzJ48yQ Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 9 janvier 2020 - Interview & montage : Tom van Eersel et Farah Keram - Mixage : Benjamin Dubret - Fichiste : Lucas Andréac - Programmation : Pauline Muyl - Responsable éditorial : Tom van Eersel
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7 mai 2020 - 00:14:07
Les talents de braqueur de Jean-Pierre s’exportent à l’étranger. Mais dans certains pays, les sommations de la police sont parfois très sommaires. Retour en France à la case prison après 6 mois de coma. L’ordonnance est sévère : quinze piges au placard ! A la Centrale de Poissy, Jean-Pierre découvre le théâtre, le jeux et l’écriture. C’est une révélation, l’évasion est permanente… Jean-Pierre Tagliafferi est un ancien braqueur. Un titi de Paris 13e, un voyou à l’ancienne avec la gouaille d’Audiard qui raconte sa vie, les braquages et les kidnappings, les règlements de comptes et la prison, jusqu’à son mariage avec une femme trans… Un personnage étonnant et délicieux. Il a aussi raconté sa vie à sa femme dans « Je n’ai jamais tué quelqu’un qui ne le méritait pas » de Kristina Dariosecq, éditions Pascal Petiot (2007) Enregistrements : octobre-novembre 2019 - Interview et montage : Éric Robin - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Guitare : Clément Simounet - Production : ARTE Radio
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7 mai 2020 - 00:17:51
De belles rencontres et c’est la vie qui bascule du bon côté. Au sortir de prison, Jean-Pierre découvre une société nouvelle, rencontre l’amour sous toutes ses formes, le cinéma, mais surtout la sagesse. Aujourd’hui, à l’âge de 72 ans, le braqueur fait le bilan d’une vie sans regrets. De la cavale à la prison, du flingue au biberon. Et si c’était à refaire ? Jean-Pierre Tagliafferi est un ancien braqueur. Un titi de Paris 13e, un voyou à l’ancienne avec la gouaille d’Audiard qui raconte sa vie, les braquages et les kidnappings, les règlements de comptes et la prison, jusqu’à son mariage avec une femme trans… Un personnage étonnant et délicieux. Il a aussi raconté sa vie à sa femme dans « Je n’ai jamais tué quelqu’un qui ne le méritait pas » de Kristina Dariosecq, éditions Pascal Petiot (2007) Enregistrements : octobre-novembre 2019 - Interview et montage : Éric Robin - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Guitare : Clément Simounet - Production : ARTE Radio
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6 mai 2020 - 00:06:32
Cette semaine, Livo qui ne rate jamais une manif (voir son documentaire "La révolution ne sera pas podcastée") a couvert celle du 1er-mai à Lyon. Une manif réduite et distanciée, mais une manif quand même. L'occasion comme toujours chez Livo d'entendre des voix diverses et joyeuses, rebelles ou inquiètes, en contrepoint au bruit médiatique. Car la grande peur du déconfinement le 11 mai est dans toutes les têtes. Sueurs froides, suspense et montage virtuose : le combat continue. Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 1er, 3, 4, 5 mai 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Production : ARTE Radio
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3 mai 2020 - 00:11:24
La récolte fut difficile mais intense : de fin mars à mi-avril, on a reçu 229 messages vocaux venus de 61 contributeurs, soit 3 heures et 54 minutes de rushes qui racontent les vies confinées de la plupart d’entre nous. Mais aussi celles de soignants, caissière et factrice qui continuent à travailler sur le terrain. L'éloignement, la peur, mais aussi les joies imprévues et l'humour intact... Ces voix pleines d'émotions passent entre les ciseaux de Mathilde Guermonprez, autrice de podcasts sur le même principe ("C'est maman", etc), pour donner « C'est confiné » : un concentré de 10 minutes sur nos vies altérées pendant la pandémie. Enregistrements : mars-avril 20 - Mix : Samuel Hirsch - Collectage, sélection et montage : Mathilde Guermonprez - Merci : aux 61 contributeurs - Production : ARTE Radio
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30 avril 2020 - 00:20:25
Comment entre-t’on dans le grand banditisme ? Jean-Pierre débute sa carrière au sortir de l’enfance. Dans le Paris des années 60, le garçon fait très vite ses premiers pas de travers. Le blouson noir comme uniforme, l’adolescent fréquente les bars et les mauvais garçons. Fascination des aînés, attrait de l’action, de l’adrénaline et de l’argent, il ne lui en faut pas plus pour plonger dans le grand bain. La vocation lui vient très vite, le jeune homme est doué. Mais à l’école du banditisme, on ne badine pas sur la méthode… Jean-Pierre Tagliafferi est un ancien braqueur. Un titi de Paris 13e, un voyou à l’ancienne avec la gouaille d’Audiard qui raconte sa vie, les braquages et les kidnappings, les règlements de comptes et la prison, jusqu’à son mariage avec une femme trans… Un personnage étonnant et délicieux. Sa vie est racontée à sa femme dans « Je n’ai jamais tué quelqu’un qui ne le méritait pas » de Kristina Dariosecq, éditions Pascal Petiot (2007) Enregistrements : octobre-novembre 19 - Interview et montage : Éric Robin - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Guitare : Clément Simounet - Production : ARTE Radio
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30 avril 2020 - 00:15:04
Années 70 : passage à la vitesse supérieure. Dans une France prospère, l’argent se prend facilement. Les braquages s’enchaînent, banques, fourgons, kidnapping ; l’argent coule à flots. C’est le plein emploi ! Le braqueur est prudent, ne travaille que sur tuyaux. C’est le temps de la fête, de la flambe et des copains. Jusqu’à quand ? Premières arrestations, premiers pas dans les palais de justice, règlement de compte entre voyous. On n'enfreint pas les règles du milieu. Il y a la mort qui rode… Jean-Pierre Tagliafferi est un ancien braqueur. Un titi de Paris 13e, un voyou à l’ancienne avec la gouaille d’Audiard qui raconte sa vie, les braquages et les kidnappings, les règlements de comptes et la prison, jusqu’à son mariage avec une femme trans… Un personnage étonnant et délicieux. Sa vie est aussi racontée à sa femme dans « Je n’ai jamais tué quelqu’un qui ne le méritait pas » de Kristina Dariosecq, éditions Pascal Petiot (2007). Enregistrements : octobre-novembre 19 - Interview et montage : Éric Robin - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Guitare : Clément Simounet - Production : ARTE Radio
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29 avril 2020 - 00:06:22
Cette semaine Livo fait comme tout le monde, il commence à en avoir marre. Marre du confinement, de l'éloignement de son amoureuse, de la difficulté à faire son métier de reporter sonore, bref, Livo est en bad. Heureusement il lui reste le monde à enregistrer, à monter, à remixer. Il lui reste sa fille, les chansons détournées, les apéros illégaux, les aide-soignantes des EHPAD, les bavures policières, les boums clandestines, le discours d'Edouard Philippe et le son des grenouilles. Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 28 mars, 20, 23, 24, 27, 28 avril 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Production : ARTE Radio
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28 avril 2020 - 00:05:26
La violence d’un crime engendre souvent cette question: " Pourquoi moi ? ”. La réponse peut se trouver partout, même dans les anciennes superstitions... Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Élise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 12 février 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio
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23 avril 2020 - 00:13:52
Journaliste financier pour l'agence Reuters, Tassilo travaille pendant des mois confiné dans un bureau avec des alertes qui sonnent en permanence. Selon ces alertes, qui signalent des infos politiques ou économiques, il doit réagir et publier en quelques secondes une dépêche d’information, si possible avant la concurrence. De ces quelques secondes dépendent des milliards de dollars : le trading à haute fréquence utilise en effet des robots et des algorithmes qui scannent les dépêches et agissent en conséquence pour acheter ou vendre. Des milliards sont en jeu, mais aussi parfois la survie des entreprises clientes… Récit rare d’une économie et d'une info accélérées devenues folles. Enregistrements : janvier 20 - Musique originale et réalisation : Samuel Hirsch - Texte & voix : Tassilo Hummel
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22 avril 2020 - 00:07:29
Cette semaine, Livo fait l'école à la maison et comprend mieux le concept de "continuité pédagogique". Rien n'a changé, les profs râlent, les parents râlent, les élèves râlent... Tout est comme avant. Même la police recommence ses bavures. Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 16, 17, 18, 20, 21 avril 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Production : ARTE Radio
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16 avril 2020 - 01:12:35
Il y a quelques mois éclatait au sein du mouvement féministe un conflit lancé par certaines militantes qui remettaient en question la place des femmes trans dans les milieux féministes. Cet épisode de "Un podcast à soi" aborde cette question et tente de comprendre ce qui se joue dans ces prises de positions. Mais plutôt que d'insister sur les divisions, il interroge avant tout les alliances possibles, en donnant la parole à des personnes trans et féministes. Leurs témoignages et leurs analyses ne sont pas représentatives de l'ensemble des personnes trans ou des théories transféministes, mais elles permettent de nous interroger : qu'est-ce que les luttent trans et féministes peuvent s'apporter mutuellement ? qu'est-ce que les parcours trans racontent de notre rapport au genre, à la masculinité, à la féminité, à la binarité ? Les personnes que vous entendez dans cet épisode ont été enregistrées juste avant que nous soyions confiné.e.s. J'ai ensuite réécouté et monté les sons chez moi, comme d'habitude. Pourtant, rien n'était pareil. Tout était plus lent. Il a fallu aussi enregistrer les textes de la comédienne à distance, sur des micros de téléphone. Les récupérer, espérer que ça fonctionne. Transmettre le tout au réalisateur, pour travailler les musiques et le mixage sans être ensemble, cette fois-ci. Tenir encore plus à l'importance de ce travail à quatre oreilles, qui a aussi été rendu possible grâce à l'aide matérielle, la présence, et les encouragements de mon compagnon et de mes proches, ainsi qu'à la détermination du réalisateur Charlie Marcelet, des comédiennes Estelle Clément Béalem et Mya Bollaert et de toute l'équipe d'ARTE Radio, Silvain Gire, Chloé Assous-Plunian, Sara Monimart, Stella Defeyder et Marion Metz. Avec : - Héloise et Dal - Emmanuel Beaubatie, socilogue, post doctorant à l'INED. - Karine Espiniera, sociologue des médias, co-fondatrice de l'Observatoire des Transidentités - Maud Yeuse Thomas, co-fondatrice de l'Observatoire des Transidentités Textes : - On a que deux vies, journal d'un transboy, Adel Tincelin - Stone Butch Blues, Leslie Feinberg - Un Appartement sur Uranus, Paul B Preciado Remerciements : - Mya Bollaers, actrice du film Lola vers la mer - Juliet Drouar, qui tient un blog sur Médiapart - Perrine Kervran, autrice de l'importante série « Les transidentités racontées par les trans » Liens : - Le film d'Océan - « Manifeste d'une femme trans », de Julia Serrano - Le fond d'aide sociale trans - L'Observatoires des transidentités - « L'espace social du genre », Emmanuel Beaubatie - « Changer de sexe et de sexualités » , Emmanuel Beaubatie - Les travaux de Karine Espiniera sur les transféminismes - Les trans comme parias, Maud Yeuse Thomas et Karine Espiniera - « Testo Junkie » Paul B Preciado - « Homo Inc-corporated » , Sam Bourcier - Queer Zone, Sam Bourcier - Compte Instagram de Leslie, Agressively Trans Associations transgenres et intersexes : - Genre Pluriel (Belgique) - Acceptess-T (Paris) - C'est pas mon genre ! (Lille) - Trans Posé·e·s (Tours) - Collectif Des Raciné·e·s (Lyon) - Prendre Corps (Picardie) - Ouest Trans (Ouest) - RITA (Grenoble) Enregistrements : février-mars 20 - Prise de son, montage, textes et voix : Charlotte Bienaimé - Réalisation et mixage : Charlie Marcelet - Musique originale : Samuel Hirsch - Lectures : Estelle Clément Béalem - Accompagnement éditorial : Juliette Hamon - Illustrations : Anna Wanda Gogusey - Production : ARTE Radio
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15 avril 2020 - 00:33:45
Dans son panthéon : Tolkien, Zola, Faulkner ou Apollinaire, tous découverts durant l’enfance par cette lectrice et autrice précoce pour qui l’écriture a toujours été « le plus drôle de tous les jeux ». Sa rencontre à l’école primaire avec la romancière et dramaturge Géva Caban la conforte dans son désir d’explorer l’art du récit, en se posant les questions élémentaires. Peut-on chiper des idées à Stephen King ? Lui-même, n’aurait-il pas barboté quelques trucs et astuces à ses illustres prédécesseurs ? À qui envoyer sa prose, quand on a terminé ? Car c’est la règle, pour Alice : « Il faut d’abord apprendre à finir un texte. » Passée l’évocation de cette jeunesse normande, ce premier épisode s’attarde sur la « danse de l’hésitation » qui précéda la conception de son cinquième roman, « L’Art de perdre », lié à son histoire familiale, ses deux voyages nécessaires en Algérie, le choc ressenti devant le film « La Bataille d’Alger » (Gillo Pontecorvo, 1966) et ses recherches « totalement bordéliques ». L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? En partenariat avec Babelio Entretien : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot
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15 avril 2020 - 00:25:45
Après l’origine de sa vocation, ses voyages en Algérie et sa documentation somme toute assez anarchique, Alice Zeniter revient en détails sur la structure de son best-seller, la naissance des personnages, l’intérêt – ou non – de puiser dans sa mythologie familiale, le juste dosage du style, voire sa maîtrise secrète du vers classique français, cachée (du bon pied) sous les phrases de son roman « L’Art de perdre ». L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? Parions que la réponse est dans Bookmakers. En partenariat avec Babelio Enregistrements : janvier-mars 2020 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio
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15 avril 2020 - 00:22:06
Dans cette dernière partie de ce contrôle technique sur l’art littéraire d’Alice Zeniter, la romancière développe, toujours à propos de « L’Art de perdre », quels ont été les conseils de son éditrice, sa lecture commentée à voix haute du manuscrit entier à son compagnon, sa discipline quotidienne dans sa maison bretonne (repoussant très loin les limites de la semoule), l’accompagnement musical d’Idir ou de Dr. Dre, sa passion naturelle pour l’humour animalier, sa vision « fantasmée » du texte deux ans plus tard, son rapport à l’argent, ou encore sa décision de ne pas avoir d’enfant, liée, elle aussi, à l’écriture. L’écrivaine du mois : Alice Zeniter Romancière, dramaturge, metteuse en scène, traductrice et scénariste, Alice Zeniter, 33 ans, est l’un des voix les plus énergiques de la littérature francophone. Née d’un père algérien et d’un mère française, diplômée de l’École Normale Supérieure, elle publie un premier roman confidentiel à 16 ans puis signe à 23 chez Albin Michel pour le second, « Jusque dans nos bras » (2010), dans lequel elle aborde la question du mariage blanc avec un héros malien menacé d'expulsion. Elle s’installe ensuite pendant trois ans à Budapest où elle enseigne le français, étudie le théâtre et « flâne ». Viendra « Sombre dimanche » (2013), roman d’une famille hongroise sur trois générations, puis « Juste avant l’oubli » (2015), à propos du suicide étrange d’un maître du polar sur une île brumeuse des Hébrides. Tout s’accélère deux ans plus tard avec « L’Art de perdre », prix Goncourt des lycéens, dont nous parlerons ici de A jusqu’à Z. « L’Art de perdre » (Flammarion, 2017) « Ai-je oublié d’où je viens ? », se demande Naïma, trentenaire parisienne en sévère gueule de bois. « Ma détresse n’aurait-elle pas la taille d’un pays manquant, d’une religion perdue ? » Par sa voix, L’Art de perdre suit le destin d’une famille kabyle sur trois générations – des années 40 à nos jours, sur 500 pages, en trois parties. Il y a d’abord Ali, le grand-père, harki, c’est-à-dire « supplétif indigène au service de l’armée française » comme dit le dico, contraint de fuir ses montagnes avec femme et enfants face au FLN et ses « règlements de compte au milieu de la nuit », à l’heure de l’indépendance de 1962. La deuxième partie se focalise sur Hamid, le père, qui n’oubliera jamais leur installation dans « la France froide », dans ces camps d’accueil insalubres et surpeuplés des Bouches-du-Rhône, entourés de barbelés, dans le silence de ceux qui attendent, humiliés, parqués « dans le royaume de la boue », « comme des bêtes nuisibles » ; Hamid, qui se politisera et s’en sortira grâce à ses études, et qui épousera une Française. Il y a enfin Naïma, la petite-fille, qui cherche sa place dans cet héritage. Sacré du Goncourt des lycéens et du prix du journal Le Monde, « L’Art de perdre » a beaucoup gagné : le roman se vend à plus de 580 000 exemplaires et décroche des récompenses en Espagne, en Suisse ou en Pologne, tandis que Barbet Schroeder obtient les droits d’adaptation au cinéma. Le succès critique n’a d’égal que sa reconnaissance publique, voire intime, lorsqu’au premier rang de certains festivals où Alice Zeniter est invitée, d’anciens harkis s’assoient parfois, en uniforme, la poitrine chargée de médailles, comme jadis son propre grand-père. Mais comment s’est-elle jetée dans cette fresque romanesque à haute teneur documentaire ? Parions que la réponse est dans Bookmakers. En partenariat avec Babelio Enregistrements : janvier-mars 2020 - Entretien, découpage et lectures : Richard Gaitet - Prises de son : Sara Monimart - Montage : Antoine Larcher - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Illustrations : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio
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14 avril 2020 - 00:10:34
Un soir de printemps, Jacques Avenel, 77 ans, disparaît au sein d’un hôpital. Personne ne sait ce qu’il est devenu... Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 12 février 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio
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8 avril 2020 - 00:06:57
Cette semaine, Livo coupe la radio pour s'occuper de sa fille qui lui annonce de bonnes nouvelles. Mais quand il remet les infos, rien n'a changé : confinement, nouvelles restrictions, amendes, revirement sur les masques et pénuries de matériel à l'hôpital public. Alors, de nouveau seul, il finit par entendre des loups-garous dans la nuit et la reprise d'un tube africain jouée sur les balcons. Livo a besoin de repos. Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 1, 4, 6, 7 avril 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, prises de son, réalisation : Olivier Minot - Production : ARTE Radio
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7 avril 2020 - 00:13:19
Dilués dans les profondeurs des océans, ils ignorent peut-être tout du coronavirus ou des mesures de confinement… Car ils sont eux-mêmes déjà confinés ! Coupés du monde pendant 70 jours, sans aucun contact avec la terre ferme et ses humains, 111 hommes de la marine nationale française ont une mission : naviguer le plus loin possible à bord de leur sous-marin nucléaire lanceur d’engins pour dissuader l’ennemi, sans jamais être vus, ni entendus. Après plus de vingt ans passés en mer, ces patrouilles n’ont plus de secret pour l’amiral François Dupont. Aux commandes du Triomphant, il a guidé son équipage à travers ces parties de cache-cache sous-marines et appris la colocation à 111, dans cette deuxième maison pas comme les autres. Écoutez donc à quoi ressemble le quotidien confiné de ces marins - menaces invisibles à bord d’un mastodonte d’acier. Liens : - « Commandant de sous-marins, Du Terrible au Triomphant, la vie secrète des sous-marins » , aux Éditions Autrement. - François Dupont dans 28 Minutes : https://www.youtube.com/watch?v=UuujQ9vgQlU Comment le serial killer Michel Fourniret a dépouillé le gang des Postiches... Comment j’ai aidé mon enfant harcelée à l’école... Qu’ils soient journalistes, écrivains ou grands témoins, les invité.e.s de l’émission 28 minutes d'ARTE ont des histoires formidables à raconter. Voici leur podcast ! 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l'émission le samedi. "Les histoires de 28’" est un podcast coproduit par KM et ARTE Radio. Enregistrement : 28 novembre 2019 - Interview & montage : Marie-Hélène Gallay - Mixage : Mathieu Deron - Fichiste : Lucas Andreac - Programmation : Julie Joffres - Responsable éditorial : Tom van Eersel
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1 avril 2020 - 00:07:33
Révolté par la fermeture des marchés, Livo essaie cette semaine de se fournir en légumes locaux auprès de son maraîcher habituel qui risque de devoir jeter sa marchandise. Dans le même temps, le ministère de l'Agriculture et la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) lancent un appel aux Français pour aller rejoindre les champs grâce à une start-up (sic). Livo appelle Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA, pour s'inscrire à "Des bras pour ton assiette". Avec aussi un TGV médicalisé, une cagnotte en ligne pour sauver la France, des échanges sur internet, et "La 5 G", chanson de Jean-Gabriel Delpuech écrite entre deux vidéos "scientifiques"... Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 27, 28, 29, 30, 31 mars 20 - Mix : Charlie Marcelet - Texte, voix, prises de son et réalisation : Olivier Minot - Illustration : BnF - Production : ARTE Radio
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31 mars 2020 - 00:10:12
Une phrase suffit parfois à engendrer un meurtre. Voire un double meurtre. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. A partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 12 février 20 - Texte et voix : Élise Costa - Musique originale et réalisation : Arnaud Forest - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio
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