ARTE Radio - Nouveautés

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Pionnière du podcast, http://arteradio.com produit des créations originales sans formatage ni publicité : émissions régulières, reportages, documentaires, fictions, séries... Les auteur.e.s sont débutants ou professionnels et leur travail est rémunéré. Leurs podcasts sont produits par ARTE Radio à partir d'un projet écrit, et réalisés par les auteur.e.s que nous formons à la prise de son et au montage, sous la supervision du rédacteur en chef et des 2 réalisateurs salariés. Toutes nos créations (plus de 2000) produites depuis 2002 sont disponibles sous contrat Creative Commons sur notre site http://arteradio.com. Projet animé par une joyeuse petite équipe - 5 salariés sur 3,5 postes - ARTE Radio fait partie du service Web d'ARTE France, la branche française de la télévision publique culturelle européenne ARTE à Paris, France. Nos productions ont gagné de nombreux prix internationaux (Italia, Europa, Ondas...) en tant que "meilleur documentaire" ou "meilleure fiction radio". Nous avons coproduit avec BBC, NHK, YLE, Deutschland Radio Kultur, le Centre Pompidou... Nous avons initié des productions vidéo comme "New York Minute", ouvert une plateforme gratuite pour vos audioblogs, et nous animons de nombreuses séances d'écoute dans le monde entier, ainsi que des ateliers pour les scolaires et les adultes.

1089 épisodes

24 février 2021 - 00:09:04
Cette semaine, la France entière pleure la séparation des Daft Punk, sauf la rue entière qui s'en fout un peu. Après cette intro revigorante, Livo hallucine en voyant des cabris sur la place de l'Hôtel de Ville de Lyon. En effet la mairie écolo veut proposer pour raisons sanitaires des menus sans viande dans les cantines scolaires, ce qui provoque le courroux des éleveurs, lesquels, donc, manifestent avec des cabris qui font caca dans la main des Républicains. Même l'ancien maire Gérard Collomb est présent pour s'opposer à ce qu'il avait lui-même imposé il y a quelques mois... Pour calmer son manque de cinoche, Livo part à Paris rêver devant les écrans fermés du Quartier Latin. Soudain, une lumière : le cinéma La Clef, dernière salle associative, est occupé par le collectif Home Cinema pour éviter la vente des murs à SOS, figure de la start-up nation. De l'électro, des chevreaux et des luttes cinéphiles, voilà une bonne semaine pour la 101e de Dépêche ! "Dépêche", le podcast de la résistance, est à retrouver chaque mercredi sur ARTE Radio. Abonnez-vous sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 19, 20, 22, 23 février 21 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio
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24 février 2021 - 00:43:42
Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l'on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n'ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s'épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l'enfant choisi, désiré, et de son parent hyperinvesti, surinformé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande. Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos diisputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n'ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j'ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d'où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents. Avec : - Isabelle Roskam, psychologue clinicienne - Claude Martin, sociologue - Charlotte Debest, sociologue - Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip - Emilie S. Références : - Isabelle Roskam, Moïra Mikolajczak, "Le burn-out parental", De Boeck Supérieur - Claude Martin, « Être un bon parent » : une injonction contemporaine, Presses de l’EHESP - Charlotte Debest, Le choix d'une vie sans enfant, Presses universitaires de Rennes - Frank Furedi, Parents paranos: laissez tomber votre culpabilité, vous êtes très bien !, Aliasetc - Sharon Hays, The Cultural Contradictions of Motherhood, Yale University Press - Claude Martin et, Xavier Leloup, Le déterminisme parental en question : la « parentalisation » du social, Revue Erudit Vivons heureux avant la fin du monde Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Enregistrements : décembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio
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19 février 2021 - 00:30:59
Bookmakers #9 - L’écrivaine du mois : Marie Desplechin Née en 1959 à Roubaix, Marie Desplechin vit et travaille à Paris. Elle écrit depuis près de trente ans des histoires tendres, drôles, inquiétantes ou magiques à destination de la jeunesse – parmi lesquelles, outre les incontournables « Verte » (1996) et « Le Journal d’Aurore » (2006-2009), on recommande avec force « Le Sac à dos d’Alphonse » (1993), « Babyfaces » (2010), « Sothik » (2016, avec Sothik Hok et les illustrations de Tian), « Enfances » (2018, avec les dessins de Claude Ponti) ou « La Capucine » (2020). Adaptée au cinéma, à la télévision ou en bande dessinée, collaboratrice occasionnelle de Robert Guédiguian (« Le voyage en Arménie », 2006) ou de Sophie Calle (« Prenez soin de vous », 2007), elle écrit donc aussi parfois – mais, chut, ne le répétez pas – pour les adultes. En partenariat avec Babelio (1/3) Où l’on apprend comment poussa la capucine Elle dit qu’elle écrit souvent « avec une gamine de 9 ans dans la tête » et qu’elle n’est pas « tout à fait adulte ». Depuis 1993 et la sortie du « Sac à dos d’Alphonse », Marie Desplechin s’est imposée tranquillement comme la patronne enchanteresse de la littérature jeunesse hexagonale, recevant en décembre dernier le prix de « La Grande Ourse » pour l’ensemble de son œuvre au Salon du Livre de Montreuil. Deux générations de lecteurs – et ce n’est pas fini – lui doivent leurs premières émotions littéraires, via plus d’une trentaine de romans, contes, fables ou albums, illustrés ou non, où pullulent des lutins facétieux, des phacochères bavards, des maisons-champignons, des fées effrayantes ou une future championne d’athlétisme de la banlieue d’Amiens entraînée par un vigile de supermarché. L’Ecole des Loisirs, qui édite la quasi-totalité de ses ouvrages pour enfants, estime avoir vendu à ce jour 2,3 millions de livres signés Marie Desplechin, dont deux succès maousse costauds traduits dans plus de douze langues : « Verte », écoulé à 860 000 exemplaires, ou sa série « Le Journal d’Aurore » acclamée par (au moins) 267 000 personnes, grandes et petites. Un jour, cette ex-journaliste, fan transie des « Malheurs de Sophie » devenue l’humble héritière des leçons de « vérité » de la comtesse de Ségur, a noté : « L’enfance est une forêt profonde. » Dans ce premier épisode, promenons-nous dans les bois tantôt ténébreux tantôt lumineux de sa prime jeunesse, à Roubaix, au creux des années 60-70, où s’enracine et bourgeonne encore la meilleure part de son imaginaire, marquée par des nuits « d’angoisse » et des peurs « extraordinaires ». On y trouve une plante exemplaire, la capucine, qui lui offrit en 2020 le titre d’un roman d’émancipation ainsi qu’un possible autoportrait. « Les capucines sont des plantes robustes. Il ne faut pas se faire trop de souci pour elles. Elles savent se débrouiller seules. » Enregistrement : janvier 2021 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Delphine Saltel - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Percussions : Johan Guidou - Illustration : Sylvain Cabot - Remerciements très spéciaux : Sofia Girard-Bresson, Vadim Girard-Bresson, Joseph Hirsch, Lou Marcelet - Production : ARTE Radio
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19 février 2021 - 00:45:56
Bookmakers #9 - L’écrivaine du mois : Marie Desplechin Née en 1959 à Roubaix, Marie Desplechin vit et travaille à Paris. Elle écrit depuis près de trente ans des histoires tendres, drôles, inquiétantes ou magiques à destination de la jeunesse – parmi lesquelles, outre les incontournables « Verte » (1996) et « Le Journal d’Aurore » (2006-2009), on recommande avec force « Le Sac à dos d’Alphonse » (1993), « Babyfaces » (2010), « Sothik » (2016, avec Sothik Hok et les illustrations de Tian), « Enfances » (2018, avec les dessins de Claude Ponti) ou « La Capucine » (2020). Adaptée au cinéma, à la télévision ou en bande dessinée, collaboratrice occasionnelle de Robert Guédiguian (« Le voyage en Arménie », 2006) ou de Sophie Calle (« Prenez soin de vous », 2007), elle écrit donc aussi parfois – mais, chut, ne le répétez pas – pour les adultes. En partenariat avec Babelio (2/3) Derrière la porte « Verte » C’est l’histoire d’une jeune fille au prénom bizarre qui découvre, dans un accès de colère contre sa mère, qu’elle est une sorcière, issue d’une puissante lignée de femmes solitaires aux marmites centenaires. C’est aussi un best-seller intitulé « Verte », publié en 1996 à L’Ecole des Loisirs, qui ensorcela à 37 ans la vie de Marie Desplechin et connaîtra deux suites : Pome (2007) et Mauve (2014). Mais de quel chaudron est sortie cette potion, qui raconte si bien ce moment-clé où, d’un coup d’un seul et sans baguette magique, les enfants ne supportent plus leurs parents ? À partir de quels affects composa-t-elle, ensuite, les trois tomes du « Journal d’Aurore » (2006-2009), condensé intime des élans du cœur et des désespoirs d’une ado « jamais contente » et « révoltée partout », comique alter ego de son autrice ? « Être proche de son enfance pourrait paraître infantile, souligne-t-elle avec ferveur, mais c’est évidemment l’inverse. Cette fontaine de créativité, de joie, leur capacité d’adaptation… sont de super-outils pour les adultes. » Revenons alors à la source et grimpons, pour ce deuxième épisode, dans le « grenier d’images » de cette tendre et prolifique conteuse, qui confesse s’appuyer presque autant sur le rage d’Eminem que sur l’écriture dépouillée de « Jules et Jim ». Enregistrement : janvier 2021 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Delphine Saltel - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Percussions : Johan Guidou - Illustration : Sylvain Cabot - Remerciements très spéciaux : Sofia Girard-Bresson, Vadim Girard-Bresson, Joseph Hirsch, Lou Marcelet - Production : ARTE Radio
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19 février 2021 - 00:30:47
Bookmakers #9 - L’écrivaine du mois : Marie Desplechin Née en 1959 à Roubaix, Marie Desplechin vit et travaille à Paris. Elle écrit depuis près de trente ans des histoires tendres, drôles, inquiétantes ou magiques à destination de la jeunesse – parmi lesquelles, outre les incontournables « Verte » (1996) et « Le Journal d’Aurore » (2006-2009), on recommande avec force « Le Sac à dos d’Alphonse » (1993), « Babyfaces » (2010), « Sothik » (2016, avec Sothik Hok et les illustrations de Tian), « Enfances » (2018, avec les dessins de Claude Ponti) ou « La Capucine » (2020). Adaptée au cinéma, à la télévision ou en bande dessinée, collaboratrice occasionnelle de Robert Guédiguian (« Le voyage en Arménie », 2006) ou de Sophie Calle (« Prenez soin de vous », 2007), elle écrit donc aussi parfois – mais, chut, ne le répétez pas – pour les adultes. En partenariat avec Babelio (3/3) Le jardin fleuri Pour écrire, il faut dormir, selon Marie Desplechin. Si, si. En cas de blocage sur une phrase, une intrigue ou un personnage, la romancière recommande de faire la sieste vingt minutes ou deux bonnes heures afin de « laisser le cerveau avancer » dans ce qu’elle nomme avec amour son « jardin », paradis fleuri de ses souvenirs, de ses sensations et de son imagination, que cette mère de trois enfants visite et parcourt à loisir, depuis son fauteuil ou le secret de sa cuisine – « angoissée » à l’idée d’avoir un bureau, malgré de nombreuses tentatives. Cependant, dans le parc naturel de ses rêveries paisibles, il existe une serre ombragée qui lui inspire des sentiments mitigés. Celle qui abrite… ses trois livres pour adultes publiés aux éditions de l’Olivier, parfois couronnés de succès : le recueil de nouvelles « Trop sensibles » (1995) ainsi que ses romans « Sans moi » (1998, traduit en quatorze langues, cité pour les prix Goncourt, Femina, Médicis et Flore) et « Dragons » (2003). Comme elle nous l’explique dans ce troisième et dernier épisode : on ne l’y reprendra plus. Mais que s’est-il passé ? Pourquoi Marie Desplechin a-t-elle choisi par la suite d’affronter la littérature pour adultes, non plus seule mais à deux, pour cosigner, comme avec l’attachée de presse Lydie Violet, l’émouvant « La vie sauve » (2005, lauréat du prix Médicis essai, éditions du Seuil) ou avec la boxeuse Aya Cissoko, le frappant « Danbé » (2011, Calmann-Lévy) ? Sainte Marie, dormez pour nous. Enregistrement : janvier 2021 - Entretien, découpage : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Lectures : Jennifer Anyoh, Stella Defeyder, Richard Gaitet, Delphine Saltel - Réalisation, mixage : Charlie Marcelet - Musiques originales : Samuel Hirsch - Percussions : Johan Guidou - Illustration : Sylvain Cabot - Remerciements très spéciaux : Sofia Girard-Bresson, Vadim Girard-Bresson, Joseph Hirsch, Lou Marcelet - Production : ARTE Radio
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17 février 2021 - 00:08:23
Pour sa centième Dépêche, Livo cherche des messages forts à faire passer sur le vaccin, le vivre-ensemble, la laïcité, l'éducation... Au final il flashe sur les pecs du ministre de la santé, se débat sur le séparatisme avec Le Pen et Darmanin, et enregistre des profs en grève de la faim ignorés par Jean-Michel Blanquer... "Dépêche", le podcast de la résistance, est à retrouver chaque mercredi sur ARTE Radio. Abonnez-vous sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 11, 15, 16 février 21 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio
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4 février 2021 - 00:52:38
Il a interviewé James Brown, Bashung, Tupac et Biggie. Il possède une collection de disques faramineuse et a écrit une vingtaine de livres sur la musique. Surtout, il a imposé le rap à la télé et dans les kiosques à journaux, à une époque où la majorité des médias nationaux considérait le genre comme une abjecte sous-culture de banlieue. Moqué voire haï par certains pour son éternel costume-cravate, Olivier Cachin cultive son style, mélange de rigueur et d’enthousiasme. Il dirige le magazine "L’Affiche" à partir de 1988, puis l’émission TV Rapline sur M6 en 1990 dans laquelle il réalise et diffuse les premiers reportages sur Suprême NTM, IAM, Ministère A.M.E.R., Solaar… C’était un autre siècle où il fallait attendre le vendredi soir à minuit pour espérer voir le moindre clip de rap ! Toujours pas blasé ni aigri en 2021, ce puits de science musicale et d’anecdotes nous régale avec son histoire du hip-hop et des médias, et son analyse de l’évolution du rap français, passé de l’underground revendicateur hier à la nouvelle variété commerciale aujourd’hui. David Commeillas Producteur, réalisateur, journaliste, directeur artistique, David Commeillas navigue dans le monde de la musique au fil de ses coups de cœur. Il a été rédacteur en chef adjoint du mensuel Vibrations et publie depuis vingt ans de nombreux articles et reportages dans Libération, Le Monde Diplomatique, France Inter, France Culture et Radio Nova. Il a également réalisé des documentaires pour la télévision, dont « Kadans Kreyol » (2017) sur la musique antillaise des années 70 et 80, ou encore « Arte Rock Kingston » (2013), immersion dans les concerts et les clubs de la capitale jamaïquaine pour ARTE.  Depuis deux ans, il travaille comme directeur artistique chez Chapter Two, un label du groupe Wagram Music, et a donc suspendu toute activité journalistique sauf pour son média favori : ARTE Radio (la série Beatmakers, les docs "Eugène Mona : le nègre debout" et "Alain Peters : le clochard céleste"). Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (manager des Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements : 2020 - Entretien et montage : David Commeillas - Réalisation : Arnaud Forest - Illustrations : Hermione Volt - Production : ARTE Radio et La Fab.
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11 février 2021 - 00:20:10
Un groupe d’adolescents de 15 à 18 ans découvre avec stupéfaction et humour, les pépites des archives de l’INA sur les jeunes. Que produit cette rencontre avec leurs alter-egos des années 60, 70, 80 ? Dans ce premier épisode, en s’amusant, s’émouvant, se questionnant, ils en viennent à comprendre comment chaque époque imprime sur le langage une marque particulière. Tout fout le camp Pourquoi a-t-on toujours l’impression que les gens parlaient mieux avant ? Et pourquoi ce sont toujours les jeunes qui « parlent mal » ? Des blousons noirs aux rappers, de « astap » à « wesh gros », une histoire ludique du langage des jeunes pour savoir, si, vraiment, tout fout le camp. Lauréate de la bourse INALAB 2019, Manon Prigent s’appuie sur les trésors des archives audiovisuelles de l’INA pour tendre son micro aux principaux intéressés, les jeunes d’aujourd’hui, avec le renfort de quelques spécialistes du langage. Une coproduction INA-ARTE Radio. Ce projet est lauréat de la bourse INALAB 2019. Manon Prigent Après une formation en lettres et en arts visuels, puis un passage dans diverses institutions d’art contemporain, Manon Prigent s’initie en 2018 à la prise de son et à la réalisation de documentaires. Elle entame alors ses premières collaborations avec ARTE Radio et France Culture. Avec : Aliocha, Ben Mohammed, Héloïse, Léonore, Mourad, Nathan, Sana, Toumany, Victoria, Yanis. Archives INA : extraits des émissions Qu’en pense la jeunesse, Radioscopie, Le Chemin des Ecoliers, Le Cahier à Spirales, Nuits Magnétiques, … Musique additionnelle (archive INA) : Daniel Teruggi, concert du 12/12/1998 Remerciements : Anne-Lise Alexis, Judith Chalier, Pauline Maucort, Romain Poulet, Mathias Théry, Elsa Vettier. Merci également au Centre d’animation Louis Lumière (Paris), à la Médiathèque Assia Djebbar (Paris) et au Lycée Eugène Delacroix (Drancy) Enregistrements : février—juin 2020 - Prises de son, texte, montage : Manon Prigent - Réalisation, mixage et musique originale : Charlie Marcelet - Archives INA : 1938—2008 - Illustration : Alice Meteignier - Production : INA & ARTE Radio
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11 février 2021 - 00:23:40
Pourquoi associe-ton toujours la jeunesse à la prétendue détérioration de la langue ? Comment est-on passé de l’expression « parler jeune » à « parler de banlieue » ? Quel dette ce langage doit-il à la gouaille populaire ? Dans ce deuxième épisode, les linguistes nous éclairent sur les évolutions naturelles de la langue. En se référant à l’histoire du cinéma, du théâtre ou de la radio, ils nous montrent comment la croyance en un « âge d’or de la langue » oriente notre regard sur le langage des jeunes. Tout fout le camp Pourquoi a-t-on toujours l’impression que les gens parlaient mieux avant ? Et pourquoi ce sont toujours les jeunes qui « parlent mal » ? Des blousons noirs aux rappers, de « astap » à « wesh gros », une histoire ludique du langage des jeunes pour savoir, si, vraiment, tout fout le camp. Lauréate de la bourse INALAB 2019, Manon Prigent s’appuie sur les trésors des archives audiovisuelles de l’INA pour tendre son micro aux principaux intéressés, les jeunes d’aujourd’hui, avec le renfort de quelques spécialistes du langage. Une coproduction INA-ARTE Radio. Ce projet est lauréat de la bourse INALAB 2019. Manon Prigent Après une formation en lettres et en arts visuels, puis un passage dans diverses institutions d’art contemporain, Manon Prigent s’initie en 2018 à la prise de son et à la réalisation de documentaires. Elle entame alors ses premières collaborations avec ARTE Radio et France Culture. Avec : - Michael Abecassis, linguiste et enseignant de langue française à Oxford - Philippe Boula de Mareüil, phonolinguiste et chercheur au CNRS - Maria Candea, sociolinguiste et directrice du département Langue et littérature françaises et latines – Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3 - Cyril Trimaille, sociolinguiste et responsable du Master Sciences du langage – Université Grenoble Alpes - Héloise, Mourad, Nathan, Yanis et Léonore. Et les voix de (Archives INA) : Renaud, Coluche, JoeyStarr, Arletty, André Malraux, des jeunes de Trouville et du Métropolis, … Archives INA : extraits des émissions Radioscopie, Dimanche dans un fauteuil, Nuits Magnétiques, Le Masque et la Plume, Les Pieds sur Terre… Musique additionnelle (archive INA) : Damia, Tout fout l’camp Extraits de films : Marcel Carné, Hôtel du Nord ; Edgar Morin & Jean Rouch, Chroniques d’un été Remerciements : Jean-Julien Aucouturier, Henri Boyer, Nathalie Chouchan, Marc Jacquin, Jean Lebrun, Agathe Maire, Irène Omelianenko, Edwige Roncière, Jacqueline Schaeffer, Mathias Théry, Jack Vidal, Elsa Vettier. Pour aller plus loin : - Michael Abecassis, Gudrun Ledegen, Les Voix des Français Volumes 1 & 2, Peter Lang, 2010 - Michael Abecassis, The Representation of Parisian Speech in the Cinema of the 1930s, Peter Lang, 2005 - Philippe Boula de Mareüil, D’où viennent les accents régionaux ?, éd. Le Pommier 2010 - Maria Candea, Le français est à nous ! Petit manuel d’émancipation linguistique, La Découverte, 2019 - Maria Candea, L’Académie contre la langue française. Le dossier « féminisation », éd. Ixe, 2016 - Michel Chion, Le complexe de Cyrano, la langue parlée dans les films français, Cahiers du cinéma — Essais, 2008 - Cyril Trimaille, Études de parlers de jeunes urbains en France. Éléments pour un état des lieux, Presses Universitaires de Rennes, 2004 Enregistrements : février—juin 2020 - Prises de son, texte, montage : Manon Prigent - Réalisation, mixage et musique originale : Charlie Marcelet - Archives INA : 1938—2008 - Illustration : Alice Meteignier - Production : INA & ARTE Radio
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11 février 2021 - 00:20:10
Qu’est-ce qui aujourd’hui façonne « le langage des jeunes » ? Quels sont les mots nouveaux, quels sont les usages ? Dans ce troisième épisode, treize jeunes nous prennent par la main pour nous expliquer leur rapport avec ce langage. Leur plaisir et leur déplaisir à manier les mots qui circulent parfois à une vitesse vertigineuse, laissant les boomers sur le carreau. Et leurs stratégies à chacun et chacune pour se singulariser, ou passer incognito. Tout fout le camp Pourquoi a-t-on toujours l’impression que les gens parlaient mieux avant ? Et pourquoi ce sont toujours les jeunes qui « parlent mal » ? Des blousons noirs aux rappers, de « astap » à « wesh gros », une histoire ludique du langage des jeunes pour savoir, si, vraiment, tout fout le camp. Lauréate de la bourse INALAB 2019, Manon Prigent s’appuie sur les trésors des archives audiovisuelles de l’INA pour tendre son micro aux principaux intéressés, les jeunes d’aujourd’hui, avec le renfort de quelques spécialistes du langage. Une coproduction INA-ARTE Radio. Ce projet est lauréat de la bourse INALAB 2019. Manon Prigent Après une formation en lettres et en arts visuels, puis un passage dans diverses institutions d’art contemporain, Manon Prigent s’initie en 2018 à la prise de son et à la réalisation de documentaires. Elle entame alors ses premières collaborations avec ARTE Radio et France Culture. Avec : Aliocha, Amélie, Ben Mohammed, Héloïse, Léana, Léonore, Manel, Mourad, Nathan, Sana, Toumany, Victoria, Yanis. Archives INA : extraits des émissions Bien entendu, Radioscopie, Tribune de Paris, Le Chemin des écoliers, Le Masque et la Plume. Musique additionnelle (archive INA) : Damia, Tout fout l'camp Musique additionnelle : Jul, "BDG" ; Nicki Minaj, "Did It On'em" Extraits YouTube : OhPlai, Rayton. Remerciements : Anne-Lise Alexis, Judith Chalier, Lila Loupias, Pauline Maucort, Romain Poulet, Mathias Théry, Elsa Vettier. Merci également au Centre d’animation Louis Lumière (Paris), à la Médiathèque Assia Djebbar (Paris) et au Lycée Eugène Delacroix (Drancy) Enregistrements : février—juin 2020 - Prises de son, texte, montage : Manon Prigent - Réalisation, mixage et musique originale : Charlie Marcelet - Archives INA : 1938—2008 - Illustration : Alice Meteignier - Production : INA & ARTE Radio
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11 février 2021 - 00:20:28
Comment, à chaque époque, les jeunes se sont-ils emparés des mots pour se tailler une place dans le monde des adultes ? En nous confiant leur lien intime avec le langage, entre violence et aisance, les jeunes que l’on écoute nous montrent combien la bataille avec le langage est un enjeu intemporel. En entremêlant les voix des jeunes d’hier et d’aujourd’hui, il apparait plus clairement encore combien, plus que le temps, c’est surtout l’espace social qui détermine l’aisance avec laquelle on manie la langue. Saurez-vous dater les extraits qui composent ce dernier épisode ? Tout fout le camp Pourquoi a-t-on toujours l’impression que les gens parlaient mieux avant ? Et pourquoi ce sont toujours les jeunes qui « parlent mal » ? Des blousons noirs aux rappers, de « astap » à « wesh gros », une histoire ludique du langage des jeunes pour savoir, si, vraiment, tout fout le camp. Lauréate de la bourse INALAB 2019, Manon Prigent s’appuie sur les trésors des archives audiovisuelles de l’INA pour tendre son micro aux principaux intéressés, les jeunes d’aujourd’hui, avec le renfort de quelques spécialistes du langage. Une coproduction INA-ARTE Radio. Ce projet est lauréat de la bourse INALAB 2019. Manon Prigent Après une formation en lettres et en arts visuels, puis un passage dans diverses institutions d’art contemporain, Manon Prigent s’initie en 2018 à la prise de son et à la réalisation de documentaires. Elle entame alors ses premières collaborations avec ARTE Radio et France Culture. Avec : Aliocha, Ben Mohammed, Léana, Manel, Mourad, Sana, Toumany, Yanis. Archives INA : extraits des émissions Radioscopie, Nuits Magnétiques, Les Chemins de la connaissance, Mercredi Jeunesse, Inter Actualités… Remerciements : Anne-Lise Alexis, Judith Chalier, Lila Loupias, Pauline Maucort, Romain Poulet, Mathias Théry, Elsa Vettier. Merci également au Centre d’animation Louis Lumière (Paris), à la Médiathèque Assia Djebbar (Paris) et au Lycée Eugène Delacroix (Drancy) Enregistrements : février—juin 2020 - Prises de son, texte, montage : Manon Prigent - Réalisation, mixage et musique originale : Charlie Marcelet - Archives INA : 1938—2008 - Illustration : Alice Meteignier - Production : INA & ARTE Radio
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16 février 2021 - 00:10:27
Une dame de 85 ans vient une fois, deux fois, trois fois à l’hôpital pour des malaises inexpliqués. Jusqu’à ce que Gabriel, son ami, vienne l’aider. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. À partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 4 janvier 2021 - Texte et voix : Élise Costa - Montage : Sara Monimart - Réalisation : Charlie Marcelet - Musique originale : Arnaud Forest et Charlie Marcelet - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio
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3 février 2021 - 00:07:25
En attendant les nouvelles mesures sanitaires, Livo se rend dans un resto qui a ouvert clandestinement dans le vieux Lyon suite à l'appel de Stéphane Turillon. Sur place, il trouve des piliers de comptoir, des steaks à cheval, un imitateur de Canteloup, et des résistant·e·s de l'andouillette. "Dépêche", le podcast de la résistance, est à retrouver chaque mercredi sur ARTE Radio. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 1, 2 février 21 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio
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2 février 2021 - 00:11:21
Un matin, Emeline a de fortes douleurs au ventre. Elle est à deux jours de son terme de grossesse. Les pompiers qui viennent la chercher, la gynécologue qui l’examine, la sage-femme qui la monte en chambre, tout le monde pense qu’Emeline est sur le point d’accoucher. Mais il n’en est rien. Le podcast des faits divers, des crimes et des procès. À partir d’une anecdote, d’un moment, d’un détail, la chroniqueuse judiciaire Elise Costa jure de raconter «sans haine et sans crainte» l’inhumain en chacun et l’humain en nous tous. En partenariat avec Slate. Enregistrement : 4 janvier 2021 - Texte et voix : Élise Costa - Montage : Sara Monimart - Réalisation : Charlie Marcelet - Musique originale : Samuel Hirsch - Illustration : Simon Leclerc - Production : ARTE Radio
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27 janvier 2021 - 00:08:36
Entre les gestes barrière et le suspense quant au re-reconfinement qui re-revient, Livo est au bord du burn-out. Pour s'immuniser contre les mauvaises nouvelles, il part au vaccinodrome pour tenter de choper en douce une dose du produit que tout le monde s'arrache. Il en profite pour apprendre à mélanger le vaccin avec du liquide physio, compter les millilittres de produit, et réouvrir les boîtes de nuit... Avec aussi des nouvelles du vaccin français et des étudiantes en marketing qui font un karaoké bien vénère. "Dépêche", le podcast qui modifie votre ADN, est à retrouver chaque mercredi sur ARTE Radio. Enregistrements : 5, 22, 25, 26 janvier 21 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE Radio
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21 janvier 2021 - 00:30:47
Alexandre est surveillant pénitentiaire depuis 20 ans. Fils de maton, la prison est sa maison, son repaire, son jardin bien gardé. Il la raconte de soin point de vue : entrez dans la tête d’un maton. Je m’appelle Alexandre et je vis en prison (« On sait quand on rentre, on sait pas quand on ressort »). Petit, j’ai vu mon père (« Mon père a gardé Mesrine ») puis mon frère habiter ces couloirs et ces cours de promenade. Alors, en dépit de mon passé de commercial (« Je voulais pas le faire, ce métier » ), me voici à mon tour surveillant pour l'administration pénitentiaire (« Comme chez les flics, on a un taux de suicide assez important »). Après des années enfermé, ma vision de la vie a changé et j'ai pas mal de choses à raconter : sur les détenus (« Je vais pas mettre une personne qui fait partie des gens du voyage avec un Maghrébin »). Sur leurs peines (« Y’en a un qui a carrément mis le feu à sa cellule pour rigoler, il en est mort »). Sur le cannabis (« Demain y’a plus de shit en prison, t’es mort. Le mec quand il fume son bordel, derrière il est calme et il te casse pas les bonbons »). Sur les conditions de détention (« On dispose de 5-6 douches pour 50 personnes »). A force de vivre devant des barreaux d'acier, mon caractère a changé. À l’instar des bandits que je surveille, la prison m’a rendu sec. Et pourtant, « La prison, ça doit être le dernier moyen de contrainte ». Enregistrements : 11 juillet 20 - Enretien & montage : Basil Burté et Killian Bonamy - Réalisation et musique originale : Arnaud Forest - Illustration : Jeeraf- Production : ARTE Radio
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27 janvier 2021 - 00:26:13
Bookmakers #8 - L’écrivain du mois : Nicolas Mathieu Né en 1978, Nicolas Mathieu vit et travaille à Nancy. Il est l’auteur de deux romans publiés aux éditions Actes Sud, « Aux animaux la guerre » (2014) et surtout « Leurs enfants après eux » (2018), écrit en dix-huit mois, et qui lui rapporte le Goncourt. Il a depuis signé deux livres : une excellente novella noire de 77 pages, « Rose Royal » (éditions In8, 2019, « histoire d’une quinqua qui boit trop et s’est jurée que plus jamais un mec ne lui mettrait la misère ») et un livre pour enfants, « La grande école », soit les drôles et tendres pensées d’un père célibataire qui regarde pousser son petit garçon, illustré par Pierre-Henry Gomont (Actes Sud, 2020). En partenariat avec Babelio (1/3) Le petit bleu du Grand-Est « C’est très intimidant d’écrire quand on vient d’un milieu modeste », rappelle, souvent, Nicolas Mathieu. On peut considérer sans se gourer que le petit bleu du Grand-Est a vaincu sa timidité. Deux romans, une novella, quelques nouvelles ici ou là et un récent livre illustré pour enfants : en seulement six ans, ce fils d’une comptable et d’un réparateur d’ascenseur syndiqué CFDT a su amorcer une œuvre reconnaissable au premier regard, à la jonction de sa passion libératrice pour le roman noir et des observations sociologiques « au couteau » d’Annie Ernaux. Après « Aux animaux la guerre », écrit au prix d’un burn-out et publié aux éditions Actes Sud en 2014, Nicolas Mathieu fait dévisser l’ascenseur social en remportant le Goncourt à 40 ans pour « Leurs enfants après eux », traduit en vingt langues et écoulé à 530 000 exemplaires. « J’écris à la place de mon père. J’écris pour celui que j’étais à chaque fois qu’on m’a humilié. J’écris pour les esclaves dont je suis et qu’on trouve dans le RER, les usines, les open spaces, ceux dont le temps est dévoré par une mécanique sans queue ni tête qui produit de la bêtise et dévore la terre sous nos pieds. J’écris pour tous ceux qui pourraient se dire en contemplant leur vie : est-ce tout ? », confie aussi celui dont la colère reste l’un des carburants. La colère contre « les mensonges, le tout falsifié », contre « ce que la vie fait à nos corps », mais aussi contre lui-même ; longtemps, Nicolas Mathieu a eu honte de ses origines sociales, puis il a eu honte d’avoir eu honte. Dans ce premier épisode, penchons-nous sur ses années lycée, en Lorraine, à Epinal, où tant de choses se sont cristallisées. Il l’avoue désormais avec fierté : « Tout ce que j’ai détesté pendant des années, eh bien, aujourd’hui, je l’ai dans la peau. Mon métier, c’est de montrer cette ambivalence. » Enregistrement : décembre 20 - Entretien, découpage, lectures : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Guitare, trompette : Fabien Girard - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio
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27 janvier 2021 - 00:41:18
Bookmakers #8 - L’écrivain du mois : Nicolas Mathieu Né en 1978, Nicolas Mathieu vit et travaille à Nancy. Il est l’auteur de deux romans publiés aux éditions Actes Sud, « Aux animaux la guerre » (2014) et surtout « Leurs enfants après eux » (2018), écrit en dix-huit mois, et qui lui rapporte le Goncourt. Il a depuis signé deux livres : une excellente novella noire de 77 pages, « Rose Royal » (éditions In8, 2019, « histoire d’une quinqua qui boit trop et s’est jurée que plus jamais un mec ne lui mettrait la misère ») et un livre pour enfants, « La grande école », soit les drôles et tendres pensées d’un père célibataire qui regarde pousser son petit garçon, illustré par Pierre-Henry Gomont (Actes Sud, 2020). En partenariat avec Babelio (2/3) Greffier de guerre Entre 2005 et 2008, après une pelletée de petits boulots plus ou moins liés à l’écriture, Nicolas Mathieu devient à 27 ans une sorte de greffier industriel : son taf principal est de retranscrire tout ce qui se dit dans des réunions de comité d’entreprise au cours de liquidations ou de plans sociaux. Tôt le matin, l’auteur en devenir débarque alors – avec sa « tête de bobo » et son « petit ordi » – dans des usines du Nord de la France. « Il y avait une dramaturgie intense, les directions qui licencient et des ouvriers qui résistent. Un théâtre cruel, avec ses codes et sa langue brutale : des verbes comme “impacter”, “implémenter”, des expressions comme “je prends note”, formulées face à des mecs en bleu de travail, avec leurs grosses pognes et leurs chaussures de sécu, des braves types qui allaient peut-être perdre leur job. Je me suis vraiment plu en leur compagnie. Je retrouvais des allures, des paroles, des corps familiers : c’était mon père, mes oncles, leurs copains. » De ces retrouvailles adossées au regrettable crépuscule de la classe ouvrière, Nicolas Mathieu tire la matière d’un premier roman publié après quatre ans de travail acharné, dont il puise le titre dans une fable de La Fontaine. « Aux animaux la guerre » conte sur 450 pages la fermeture d’une usine de sous-traitance automobile des Vosges aux airs de « baleine échouée », la lassitude d’un syndicaliste pugnace en butte à de jeunes consultants parisiens aux « chaussures pointues » qui viennent « retailler l’organigramme », les combats d’une inspectrice du travail un chouïa alcoolo et les sévices d’un réseau de prostitution auquel est mêlé un ancien membre de l’OAS, qui fraye avec de violents margoulins... Dans le mille : son style ample et sombre est vite remarqué, le livre se vend au fil des années à 60 000 exemplaires et devient une série sur France 3 avec Roschdy Zem, Olivia Bonamy, Rod Paradot et Tchéky Karyo, qu’il co-écrit avec le réalisateur Alain Tasma. Ce qu’il nous raconte dans ce deuxièmle épisode en réglant son ardoise à l’un des patrons du polar français, Jean-Patrick Manchette (1942-1995), qui l’a aidé à établir « une position de tir ». Enregistrement : décembre 20 - Entretien, découpage, lectures : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Guitare, trompette : Fabien Girard - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio
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27 janvier 2021 - 01:06:20
Bookmakers #8 - L’écrivain du mois : Nicolas Mathieu Né en 1978, Nicolas Mathieu vit et travaille à Nancy. Il est l’auteur de deux romans publiés aux éditions Actes Sud, « Aux animaux la guerre » (2014) et surtout « Leurs enfants après eux » (2018), écrit en dix-huit mois, et qui lui rapporte le Goncourt. Il a depuis signé deux livres : une excellente novella noire de 77 pages, « Rose Royal » (éditions In8, 2019, « histoire d’une quinqua qui boit trop et s’est jurée que plus jamais un mec ne lui mettrait la misère ») et un livre pour enfants, « La grande école », soit les drôles et tendres pensées d’un père célibataire qui regarde pousser son petit garçon, illustré par Pierre-Henry Gomont (Actes Sud, 2020). En partenariat avec Babelio (3/3) Leurs enfants après eux : avant, pendant et après C’est un livre solaire, sensuel et brutal. Une histoire de bécane volée, d’ados « jeunes à crever » et d’amour à sens unique sous l’œil de fer d’un haut-fourneau éteint des Vosges. La tentative réussie, soignée, tendue, de « restituer », dans le bain des années 90, le sentiment d’abandon d’une population de « cocus de la mondialisation » souvent au bord de l’implosion, le temps de quatre étés décisifs, entre « monde finissant de la classe ouvrière » et « vies en devenir » qui bouillonnent de désirs – et, déjà, de désillusions. « Leurs enfants après eux », second roman de Nicolas Mathieu publié à la rentrée 2018 chez Actes Sud, traverse la « malédiction lente » de ce territoire armé d’une langue rapide, impure et vénère, qui brasse avec fougue argot et verlan, références populaires et punchlines nonchalantes, tout en conservant l’aplomb et le tranchant de ses maîtres franco-américains, mais sans virer à l’exercice de style, sans rouler des mécaniques – l’important, c’est le récit, toujours, riche en rebondissements, de la part d’un auteur qui dit avec joie avoir appris davantage en matant « Les Soprano » qu’en étudiant Tolstoï. Cela lui vaudra l’extrême-onction : le Goncourt, couronne qui, aujourd’hui encore, lui « pèse lourd ». Mais quelle fut sa discipline, pour un tel tour de force ? Comment travaille-t-il, lui qui « n’aime pas écrire, qui préfère avoir écrit ou réécrire », qui déteste « ce moment pénible où il faut arracher de la matière au vide » ? Lui qui, comme beaucoup d’entre nous, doit maintenant gérer aussi sa dépendance aux réseaux sociaux ? « Leurs enfants après eux » : avant, pendant et après, c’est maintenant. Enregistrement : décembre 20 - Entretien, découpage, lectures : Richard Gaitet - Prise de son, montage : Sara Monimart - Réalisation, musique originale et mixage : Samuel Hirsch - Guitare, trompette : Fabien Girard - Illustration : Sylvain Cabot - Production : ARTE Radio
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20 janvier 2021 - 00:08:23
Cette semaine Livo est un brin mélancolique sur l'actu culturelle, estudiantine et sanitaire. La France pleure Jean-Pierre Bacri et les amateurs de SF redoutent le variant comme un nouveau mutant. Livo reprend espoir en dansant dans les cortèges techno aux cotés des teufeurs et des teufeuses qui défendent leurs camarades interpellés suite à la rave party du Nouvel an à Lieuron, et dont l'organisateur présumé est toujours en détention. Chaque mercredi, Dépêche découpe l'actu avec un micro. Abonnez-vous à ce podcast sur notre site, Apple Podcasts, SoundCloud ou Deezer. Enregistrements : 16, 18, 19 janvier 21 - Texte, voix, réalisation : Olivier Minot - Mix : Charlie Marcelet - Production : ARTE France
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