A Parte

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Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ? Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans.  Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention.  Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information. A Parte est animé par Jean-Baptiste Diebold, journaliste et cofondateur de la startup Ginkio (https://ginkio.com/)la communauté des talents de l’information, et Elise Colette, journaliste passionnée par la révolution numérique dans les médias.

13 épisodes

18 juillet 2019 - 00:36:24
L’industrie du podcast a explosé depuis deux ans en France et il fallait donc bien que l’information s’y fasse une petite place. Au milieu des émissions intimistes, des reportages immersifs et des talks de potes, on voit éclore des programmes consacrés à l’actualité et à l’information. Parmi ceux-ci, Programme B - produit par le studio Binge Audio - est l’un des premiers à s’être imposé, bien avant que les médias plus connus s’y mettent. Thomas Rozec, le rédacteur en chef et animateur de Programme B, nous rejoint dans A Parte pour raconter la naissance de son émission quotidienne et les particularités du podcast par rapport à son ancêtre la radio. Il évoque aussi les particularités de la publicité incarnée, à laquelle il a bien voulu se plier, et les espoirs que font naître ces nouveaux formats de l’audio, canal d’information auquel il est tant attaché. ----- [00:03:01] Qu’est-ce que Programme B ? Sa ligne éditoriale, ses principes directeurs. [00:04:12] La fabrication de Programme B. La conférence de rédaction hebdomadaire, ouverte à tous les salariés de Binge Audio. Chercher des idées auprès de tout le monde, et pas seulement des journalistes.  Les enregistrements, le montage, les textes à écrire. L’organisation des journées. [00:08:58] L’historique de la création de l’émission. Les différentes test de Binge et l’élaboration d’une émission d’actu.  [00:12:47] Les reportages du vendredi, qui ne sont pas réalisés par l’équipe de Binge. Quelles particularités, comment sont-ils choisis?  La ligne éditoriale de Binge Audio [00:16:15] Les particularités du podcast. Les différences avec la radio. Son expérience dans les deux. La liberté de format du podcast. L’incarnation. Le bon équilibre à maintenir entre incarnation et entre-soi. Pourquoi quitter Radio France pour se lancer dans le podcast. [00:21:40] Les autres émissions d’actu. Code Source du Parisien. Les journaux quotidiens qui s’y mettent. [00:24:44] La question de la publicité. Accepter d’incarner la publicité en temps que journaliste. Le modèle économique des studios de podcast. Une charte éthique. La question des audiences du podcast. Les regarder, les connaître ? Les épisodes cross-over entre deux émissions. [00:31:43] - La diffusion des podcasts. Les nouvelles plateformes. Les formats à venir. Le reportage immersif. L’air frais venant de journalistes qui ne sont pas tous issus du même moule. Leur laisser de la place. ----- Pour aller plus loin  Découvrez le travail de Thomas Rozec sur son portfolio Ginkio (https://ginkio.com/thomas-rozec) Clap de fin pour cette première saison d'A Parte. Nous serions heureux de connaître vos retours sur notre podcast :  ----- Crédits  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible  (http://www.design216.com) Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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4 juillet 2019 - 00:18:59
La première édition du Festival de l’info locale a eu lieu les 27 et 28 juin à Nantes. Pas un congrès, des assises ou un salon, non ! Un festival, avec du far breton, du vin, des huîtres et des bulots. Mais aussi des ateliers, des intervenants et une bourse d’excellence. Le Ouest Médialab (https://www.ouestmedialab.fr/), organisateur de l’événement, tenait à cet esprit festif et convivial pour réunir des professionnels de médias locaux venus de toute la France en ce début d’été.  Niveau température, les 350 participants ont été servis. Niveau découvertes, plus de 70 ateliers leur ont permis de partager leurs expériences et leurs innovations. Du vélo-studio de Radio Méga Valence à l’utilisation de WhatsApp par 20Minutes dans les villes où la rédaction est présente, les thématiques étaient nombreuses et les discussions infinies. Dans cet épisode “hors-série” d’A Parte que nous avons - une fois n’est pas coutume - enregistré à chaud, nous recevons Julien Kostrèche, le directeur du Ouest Médialab et pilote de l’événement.  Il nous explique les défis spécifiques auxquels sont confrontés les médias locaux et revient sur la fabrication d’un festival de l’info. ----- À consulter :  Le site du Festival de l’info locale (https://www.festival-infolocale.fr/) Le site du Ouest Médialab (https://www.ouestmedialab.fr/) ----- [00:01:17] La spécificité d’un festival sur l’info locale  Dans les autres événement sur les médias à chaque fois l'info locale était un peu la portion congrue du programme. On avait vraiment envie d'un événement qui réunissent les médias locaux dans toute leur diversité. On va du grand groupe aux médias associatifs  Il y a aussi un peu de fierté du local, de dire que le local, on est là. C'est aussi une valeur d'avenir. Il y a des sujets forts en local comme la proximité avec le public, la relation publique, l'info service.  [00:02:56] Les défis que doivent relever les médias locaux On a effectivement plein de problématiques qui sont les mêmes que sur les médias internationaux ou nationaux. Les rédactions locales ressentent plus directement l’attente forte de la part des gens.  Les ressentis sont différents d'un territoire à l'autre d'une rédaction à l'autre.  L’enjeu du modèle économique : Beaucoup de médias existent aussi parce qu'ils sont aidés par des subventions. Les subventions vont en baissant, donc  il y a un besoin aussi de se diversifier.  On trouve pas mal de médias qui se sont lancés ou qui vont vers des opérations de financement participatif ou qui ont des modèles d'adhésions depuis longtemps parce qu'ils sont associatifs.  [00:05:11]  Hier soir on avait la soirée du fils donc tout le monde est venu prendre un verre échanger. Et je pense que ce qui ressortait c'est ce dont je parlais tout à l'heure l'envie d'être ensemble de partager la fierté du local et de dire il y a quand même plein d'innovations et de projets aussi dans les médias locaux. Les gens ont fait des découvertes et ça peut être que ça les a un peu surpris aussi parce qu'ils pensaient connaître l'info locale. Mais on cherchait vraiment ce décloisonnement. On espère que ça va faire naître aussi des collaborations et des partenariats. [00:06:59] Spécificités de Ouest Médialab et de l’approche pluridisciplinaire Cette diversité d'acteurs depuis le début nous donne envie de créer des événements où on ne sera pas que sur le journalisme. On dépasse aussi les chapelles habituelles ou les regroupements habituels. Tout ça c'est dans notre fonctionnement. On leur propose des terrains de jeu pour qu'ils puissent expérimenter des contenus, des services sur le numérique et donc une sorte de LAB mutualisé pour nos adhérents un labo ouvert sur les médias numériques  [00:08:09] Les Speed Media Training Sur des conférences assez courtes, il s’agit de vraiment de capter l'attention et d'éviter les moments d'ennui. On a une densité des programmes qui est assez forte et le média training est complètement axé sur les outils. La première édition il y a cinq ans on pensait réunir nos adhérents et il y a 300 ou 400 personnes qui sont venues. Donc on a appris à faire des événements de cette manière là. On trouvait que ce format fonctionnait et on avait envie de l’amener sur un autre terrain qui est celui de l'info locale où chemin faisant, on s'est quand même - à force de côtoyer aussi nos adhérents - on s'est forgé une expérience et peut être une culture aussi expertise plus forte sur ce sujet là  [00:10:07]  En termes de cible, on s'est dit tout de suite professionnels pour démarrer et si ça grandit ou pourrait demain avoir aussi des moments plus pour le grand public.  [00:10:33]  On s'est dit il y a déjà quand même quelques beaux événements sur le journalisme. Donc on est plutôt allé sur les enjeux de développement donc on a les questions de contenu, mais il y a les questions économiques, de la pub, de la diversification des activités, de l'organisation des équipes. Donc là oui ça va aussi toucher plus des décideurs. ça peut être le rédac chef, la patronne le patron le DG les gens en charge du marketing de l'innovation... [00:11:22] Le format du festival On avait envie d'afficher cette convivialité aussi qu'on doit trouver sur un festival. On avait envie d'avoir une tonalité. On peut se restaurer sur place et des petites choses sympa locales ou à manger d'avoir une soirée dans un lieu emblématique de la ville.  [00:12:39] - Les clés de la réussite C'est important la date. C'est une période aussi beaucoup de choses et de séminaires aussi. On a parlé du lieu : le Médiacampus. Le bâtiment il est chouette il se prête vraiment à ce type d'événements. Nantes est attractive aussi ça peut être une destination aussi. En plus c'est un super écosystème numérique à Nantes et on en profite.  [00:13:57] - Le financement Alors, les professionnels des médias sont plus ou moins prêts à payer pour ce genre d’événements. Parce que dans l'info locale, on va au moins aussi sur des événements pros que dans des médias nationaux. Parce qu'il y a beaucoup de TPE et PME ou des petites structures associatives. Donc là c'est aussi quelque chose qu'on doit qu'on doit travailler. On a des partenariats et heureusement qu'ils sont là aussi les partenaires parce que c'est un gros tiers du financement.  C'est un événement qui est à peu près 120-130 000 euros de budget qui repose sur la billetterie pour un tiers à peu près. Le sponsor c'est un gros tiers et donc on a à la fois des entreprises privées ou tech comme Google OutBrain Orange Syllabs. Et puis on a des entreprises aussi qui travaillent avec les médias locaux du territoire qui sont reconnus dans les valeurs de proximité. C'est le cas de la Caisse d'épargne ou d'Orange. Et puis on a un soutien aussi des collectivités locales de la région Nantes Métropole et la Drac.  [00:15:56] - Le rythme des deux jours Les ateliers courts d’une demi-heure, ça crée du rythme. Les intervenant.e.s vont à l'essentiel ça c'est ça les oblige aussi à réfléchir à faire des choix. Il y a un peu de frustration. Je pense que ça plaît bien.  [00:17:34.320] - La nécessité de montrer la diversité On a été pris au piège par le nombre d’ateliers mais l’un de nos objectifs, c’était d’avoir toutes les régions, toutes les tailles de médias, tous les supports. Et on a cinq thématiques à couvrir. En cochant toutes les cases, au début on partait sur 60 conférences ou conversations et puis en fait cela fait 72 et 83 intervenants plus 20 start up. Mais il y avait un enjeu aussi de montrer tout le potentiel pour une première édition. ----- Crédits Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com/)  Communication : Laurie Lejeune (https://www.linkedin.com/in/laurielejeune/) Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com/) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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27 juin 2019 - 00:20:33
Le “Sojo”(journalisme de solution) a le vent en poupe chez les journalistes. Cette façon d’aborder l’information en cherchant toujours à comprendre “comment” - comment on peut faire mieux - répond à un besoin pressant d’actualités pas seulement déprimantes du côté de l’audience. Avec cette conviction, Marine Mugnier a cofondé le collectif Antidotes, basé à Toulouse, avec Delphine Tayac. Toutes deux ont fait le choix d’être indépendantes en défendant un état d’esprit plus collaboratif, où chaque professionnel-le progresse en interagissant avec d’autres. Leur projet est en construction et elles cherchent maintenant à agréger d’autres journalistes et d’autres expertises. ----- À consulter :  Bio dans les cantines : comment Toulouse pourrait être meilleure élève (https://www.mediacites.fr/toulouse/solutions-toulouse/2019/01/02/bio-dans-les-cantines-comment-toulouse-pourrait-etre-meilleure-eleve/) Portfolio de Marine Mugnier  (https://ginkio.com/marine-mugnier) Portfolio de Delphine Tayac  (https://ginkio.com/delphine-tayac)----- [00:02:14] Quand on est journaliste en fait on veut décrire la réalité et la réalité ce n'est pas forcément que l'aspect négatif des choses c'est aussi parler des gens qui agissent pour trouver des solutions pour répondre aux problèmes de la société et donc c'est important aussi que nous journalistes ou s'empare de ces sujets et qu'on soit constructif. [00:04:20] Dans un article de solution, on va présenter les limites de la solution aussi. C'est pas grave aussi si la solution n'est pas parfaite il faut il faut aussi dire que dire la réalité des choses ça peut toujours inspirer. [00:05:22] Au fur à mesure des discussions et du travail d'enquête parce que c'est un réel travail d'investigation on a souvent le journalisme de solutions, on s'est rendu compte que finalement certes c'est une bonne élève la ville de Toulouse mais en fait elle n'avance plus elle ne progresse plus là où toutes les autres villes continuent de progresser.  [00:06:20] - Souvent on fait ça en journalisme de solution. C'est de dire qu'il y a un problème on se dit quelles autres villes disent qu'ils ont fait mieux. Quel acteur a fait mieux. Comment est ce qu'on pourrait s'inspirer pour faire mieux ? [00:09:38] - Après il faut faire attention à ne pas penser que c'est comme ça parce qu'on fait le journalisme de solutions peuvent vraiment être appliquées à tous les domaines. Par exemple, cétait un sujet sur l'intégration des personnes réfugiées dans la société allemande et en fait c'est un sujet sociétal. En fait il s'avère qu'après la crise des migrations en 2015 2016 en fait ils ont réussi en Bavière à bien intégrer une partie d'une partie de la population réfugiée et donc ils nous disent comment est ce qu'ils ont fait (...) ça nous montre une solution dans un sujet qui n'est pas écologique mais dans un sujet qui est sociétal. [00:10:25] - Sinon aux Etats-Unis le journalisme de solution parle aussi beaucoup d'éducation. Comment est ce qu'on peut faire pour pour mieux éduquer. Comment est ce qu'on peut faire pour dans une école faire en sorte qu'il y ait plus de mixité sociale... [00:11:25] Médiacités sont venus me chercher pour ouvrir la branche solution  [00:11:58] - Les plus durs à convaincre restent quand même les journalistes qui sont attachés à notre culture par nos écoles. Je ne sais pas d'où ça vient exactement mais ce côté il faut du sang, il faut des problèmes, plus c'est triste plus on est intello [00:12:29] Voilà le journalisme de solution pour ceux qui ne connaissent pas et peut être taxé de journalisme bisounours ou confondu avec des journalisme positif. [00:13:56] plein de gens se désintéressent du journalisme parce qu'ils n'ont pas envie de voir trop de négatif dans leur quotidien et j'ai vraiment cette impression qui est une nouvelle une nouvelle vague. [00:18:37] On a envie de s'ouvrir à d'autres compétences comme des photographes, des journalistes plus spécialisés dans la data, peut-être des JRI, des développeurs web... Pour la créativité c'est très important pour nous ne pas tourner en rond dans son propre métier c'est très important toujours se remettre en question  ----- Crédits :  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication : Laurie Lejeune (https://www.linkedin.com/in/laurielejeune/) Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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13 juin 2019 - 00:20:28
Aliénor Carrière est journaliste audiovisuelle. Elle pige pour le journal télévisé d’Arte - une forme assez classique de journalisme - et pour les web-émissions de la chaîne franco-allemande, Alternatives et Kreatur. Grâce à ces dernières, elle satisfait son désir de raconter l’info différemment. De sortir des formats corsetés et des tons uniformisés qu’on apprend dans les écoles de journalisme. Utiliser la BD, le graphisme, les dialogues en SMS ou les GIFs : oui, tout cela est possible pour donner de l’info et expliquer le monde aux jeunes générations.  Mais changer le journal télévisé n’est pas qu’une question de forme, c’est aussi un problème de fond. Avec Aliénor Carrière, nous parlons donc aussi de journalisme de solutions et de militantisme. Peut-on faire de l’info féministe, par exemple ? Est-ce choquant d’être engagé.e quand on est journaliste ? ----- À consulter : Le site d’Alternatives (https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015581/arte-alternatives/), la web-émission de solutions d’Arte Le site de Kreatur (https://www.arte.tv/fr/videos/RC-015860/kreatur/), le web-magazine féministe d’Arte Le podcast Et là c’est le drame (https://www.arteradio.com/son/61658634/et_la_c_est_le_drame) sur l’uniformisation de l’écriture audiovisuelle journalistique, par Victoire Tuaillon (6 avril 2017, 9 min, Arte Radio) Le portfolio Ginkio (https://ginkio.com/alienor-carriere)d’Aliénor Carrière ----- [00:02:46] Le but c'est de produire des contenus a priori uniquement pour le Web. En tout cas ils n'ont pas vocation à passer à la télé et donc ça peut être comme pour Alternative une série de vidéos sur un thème précis.  [00:03:50] On a une grande liberté dans la forme. On peut à la fois faire des interviews en texto et les rendre visibles en fait par du graphisme. On a la possibilité de faire des jump-cut, ce que l'on appelle donc des interviews très coupées de façon violente - ce qui ne passerait jamais à la télé. [00:06:04] Ce n'est pas pour eux [les spectateurs traditionnels de la télé], en fait. C'est pour les gens qui sont habitués au site Arte point TV. [00:07:53] On va dire que c'est un début parce que Arte est une chaîne de télé qui veut renouveler son audience. Les gens qui regardent Arte à la télé ont plus de 60 ans en moyenne. Même le journal des enfants est en moyenne vu par des gens de plus de 56 ans. [00:12:34] C'est compliqué de mettre quelque chose de purement Web à la télé pour des questions de format. Rien que pour ça mais aussi parce que dans le ton c'est complètement différent. [00:14:00] A l'origine, j'avais créé un site internet pour convaincre mon directeur de l'info. Je ne suis pas convaincue que des formats PDF de 60 pages arrivent à convaincre un chef de l'info qui en reçoit tous les jours beaucoup. Là j'avais donc avec ma collègue Dorothée Affner créé une sorte de plateforme - donc un Tumblr classique - avec tous mes arguments racontés avec des GIF parce que j'aime beaucoup les GIF et j'en mets un peu partout. [00:16:08]  Oui on peut aujourd'hui parler de féminisme à la télévision. On peut développer les enjeux autour de questions sur les femmes avec ce ton aussi. [00:16:54] C'est vraiment un choc de générations aussi parce que je pense que les plus anciens de la rédaction auraient tendance à trouver ça un peu bizarre et pas du tout objectif. [00:17:05] Je trouve que l'objectivité n'a plus de sens du moment qu'on arrive à faire notre travail correctement, que nos infos sont vérifiées. ça reste du journalisme  [00:19:27] En mettant en perspective avec des paroles de chansons je pense qu'on pourrait faire des choses incroyables de raconter la politique complètement différemment et ça c'est quelque chose qui est en vidéo ce serait très drôle à faire.  ----- Crédits :  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible  (http://www.design216.com) Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible ( http://www.borislaible.com) Production : Ginkio
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30 mai 2019 - 00:24:26
Jérôme Colombain est un bricoleur dans l’âme. Quand il n’observe pas les nouveautés techno et du numérique à la radio, le journaliste retrousse ses manches et teste de nouveaux outils. C’est ainsi qu’il a utilisé l’auto-édition pour publier sa grande enquête sur les réseaux sociaux.  Dans cet épisode d’A Parte, il raconte, un peu à la manière d’un tuto, comment auto-éditer un livre grâce à la plateforme Amazon Kindle Publishing. Son expérience va plus loin : ce livre a fini par sortir, au printemps 2019, dans une grande maison d’édition (Dunod) sous le titre “Faut-il quitter les réseaux sociaux?”. En comparant ses deux expériences pour un même ouvrage, il nous permet d’entrevoir le futur du monde du livre, entre auto-édition et édition classique, et entre papier et numérique. ----- Pour aller plus loin :  Faut-il quitter les réseaux sociaux ? Le livre dans sa version classique édité par Dunod Réseaux (a)sociaux: Faut-il quitter Facebook, Twitter, YouTube, Instagram ? Le livre dans sa version auto-éditée sur Amazon.  ----- 03:08:  Je suis un bricoleur je fais de l'informatique depuis des siècles donc j'ai cette appétence personnelle et aujourd'hui il est possible assez facilement de publier soi même ses propres livres en l'occurrence le dernier je l'ai fait sur Amazon. 04:34: Là sur Amazon vous envoyez votre PDF 48 heures après le livre disponible en numérique et les exemplaires papiers puisque quand on parle d'auto édition souvent on pense que ce n'est que du numérique pas du tout. Avec Amazon on crée les deux versions : la version digitale et la version papier qui peut être envoyée chez les gens qui l'achètent et qui choisissent ce format là. 06:07: Il y avait à chaque exemplaire vendu 5 euros dans ma poche. Grosso modo par un éditeur traditionnel je récolterais, je ne sais pas 40 centimes, 1 euro, quelque chose comme ça. En plus j'avais le même prix 5 euros que ce soit la version papier ou la version numérique alors que la version numérique est vendue moins cher. Mais évidemment les coûts sont nettement moindres. 06:59 : Il manque quelque chose qui n'est pas rien. C'est la distribution dans les librairies. 08:34: Du côté des journalistes et je le comprends parce que moi même je réagis comme ça. On accorde encore plus de crédit à un livre publié par un éditeur. 14:44: Là où j'ai buté personnellement ou je me suis dit merde quand même là il faut des compétences c'est vraiment pour la mise en page et je vous dis des trucs tout bêtes. 16:17: Il faut demander un petit coup de main par ci par là à la famille pour faire des commentaires des choses comme ça. Amazon vs'intéresse un peu à nous notamment pour les classements et autres à partir de 10 15 commentaires. 18:55: Mais je pense que c'est là où c'est vraiment intéressant sur des sujets de niche ou même des sujets par exemple des récits familiaux. 21:17: C'est dommage cette rivalité très forte entre Amazon et les libraires. Je pense que tout le monde aurait à y gagner. Amazon bien entendu mais pas seulement les libraires aussi auraient des intérêts . J'aimerais qu'il y ait plus de pont. 23:17: les éditeurs et même les libraires surveillent énormément ce qui se passe sur Amazon. ----- Crédits: Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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16 mai 2019 - 00:22:11
Rozenn Le Saint l’avoue sans ambages : elle n’était pas du tout prédestinée à manipuler des bases de données. Excel n’était pas son joujou préféré et elle n’éprouvait aucune attirance particulière pour les tableaux croisés dynamiques. Et pourtant, en bonne journaliste désireuse d’écrire des articles documentés, elle est tombée dans le datajournalisme comme une évidence. Elle a découvert une base de données publiques sur les questions de santé, a contribué à en faire un outil plus lisible et l’a désormais en permanence ouvert sur son ordinateur. Dans A Parte, celle qui est l’une des principales autrices des Pharma Papers nous dit tout sur son approche du datajournalisme, sur son sujet de prédilection (les liens d’intérêts entre l’industrie pharmaceutique et les professionnels de santé) et prodigue ses conseils avisés pour se lancer. Pour aller plus loin :  Rozenn Le Saint explique la démarche de EurosForDocs (https://www.facebook.com/disclose.ngo/videos/319403388651417/) lors d’une soirée organisée par Disclose Mieux comprendre le fonctionnement de EurosForDocs  (https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/l-argent-de-l-influence/eurosfordocs-une-base-de-donnees-d-utilite-publique/) Le dossier Pharma papers sur Basta (https://www.bastamag.net/webdocs/pharmapapers/)  La base Transparence Santé (https://transparence.sante.gouv.fr/)  Retrouvez Rozenn Le Saint (https://ginkio.com/rozenn-le-saint) sur Ginkio.com ----- Nos passages préférés :  04:09 : J’ai un ami datajournaliste qui m’a formée un minimum à Excel. Je me suis rendue compte que c’était magique. Moi qui n’adorais pas les chiffres, j’ai réussi à avoir des résultats incroyables.  05:38 : Datajournaliste, c’est peut-être un peu pompeux comme expression, ça peut faire peur. Mais ce n’est pas si compliqué que ça. Quand on comprend l’intérêt, on réussit à s’y mettre.Et cela offre un petit plus dans ce monde concurrentiel qu’est le journalisme. 12:07 : Comme je connais les potentialités de la base de données et de l’outil, j’ai envie d’aller creuser. Et ça me donne des idées de sujets à proposer aux rédactions. 16:00 : J’appelle toujours les personnes que je cite. Parfois ils oublient même qu’ils ont des liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique, mais quand je leur apporte les faits, ils ne peuvent pas passer outre. 21:09 : DollarsForDocs, notre modèle, a généré de nombreuses séries d’articles et de révélations aux Etats-Unis. 21:35 : A terme, EurosForDocs devrait réussir à se faire une petite place dans l’investigation journalistique en France. ----- Crédits : Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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2 mai 2019 - 00:28:05
Tous les matins vers 10 heures, Libération envoie à ses abonnés payants une newsletter 100% politique. En 15 minutes environ, les lecteurs y trouvent un résumé exhaustif de l’actu politique, des petites phrases piochées dans les matinales radios aux grands débats du moment. Chez Pol est concocté par une équipe de trois trentenaires, commentateurs mordus de la vie publique française. Dans cet épisode d’A Parte, Sylvain Chazot raconte comment l’idée a germé début 2018, au moment de la fermeture du Lab d’Europe 1, où les trois auteurs de ChezPol se sont rencontrés. Leur projet de départ était entrepreneurial, inspiré des newsletters Brief.me et Time To Sign Off, avant de devenir intrapreneurial et intégré dans l’offre numérique payante de Libé.   Avec ce format de newsletter, l’équipe a (re)découvert les affres du bouclage, inexistant sur le web, mais aussi les bonheurs des rendez-vous avec ses sources pour obtenir des infos chaudes. Presqu’un an après le lancement de ChezPol, Sylvain Chazot ne boude pas son plaisir de s’être lancé et d’avoir imaginé l’offre politique dont il rêvait avec ses deux camarades. ----- Pour aller plus loin :  Abonnez-vous à la newsletter ChezPol (https://www.liberation.fr/politiques/2018/09/10/chez-pol-la-nouvelle-newsletter-politique-de-libe_1677698) Retrouvez les réalisations de Sylvain Chazot (https://ginkio.com/sychazot) sur Ginkio.com----- Crédits :  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible  (http://www.design216.com) Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio
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18 avril 2019 - 00:26:36
Tout part d’une envie de partager avec le public sa passion de l’information, de montrer que la défiance vis-à-vis des médias peut être dangereuse et même nous empêcher de faire société. Ce devait être un livre et finalement le format documentaire s’est imposé. Anne-Sophie Novel, journaliste de l’écrit, s’est donc lancée dans une grande aventure où il lui a fallu penser en images, rédiger un synopsis et financer son projet pour faire exister “Les Médias, le monde et moi”. Comment crée-t-on un documentaire quand les chaînes de télévision ne sont pas prêtes à l’acheter ? Comment le diffuse-t-on, le fait-on exister ? Comment implique-t-on le public ? “Les Médias, le Monde et moi” existe aujourd’hui en version courte, 52 minutes en français et en anglais, et version longue de 70 minutes. Il a été diffusé à la télévision belge et peut-être bientôt dans d’autres pays. Sera-t-il finalement programmé sur une grande chaîne française ? Anne-Sophie Novel nous entraîne avec ce film, né de son envie et de sa ténacité, dans une aventure qui raconte en elle-même beaucoup de choses sur le monde des médias d’aujourd’hui. Découvrez "Les Médias, le monde et moi" sur : Lesmediaslemondeetmoi.com (www.lesmediaslemondeetmoi.com) Instagram (https://www.instagram.com/les_medias_le_monde_et_moi) Facebook (https://www.facebook.com/groups/lesmediaslemondeetnous/) ----- Pour vous repérer :  02:54 Le documentaire interroge notre rapport à l’info, la façon dont on s’implique dans le monde tout simplement 03:45 C’était une façon d’impliquer le public, pourquoi la défiance peut être dangereuse. On ne s’informe plus comme avant et on ne fait plus société comme avant non plus.  09:37 Le “et moi” a failli être “et nous”. Dans la communauté on a dit on sait que c’est toi mais aussi “et moi” moi public. 14:00 Trouver un mode de diffusion hors les clous. Ce sera à nous de trouver ce chemin-là. 16:55 Plein de choses à dire, je ferai beaucoup mieux sur le prochain. On est content d’arriver au résultat espéré que les gens se posent des questions.  21:15 Si la télé en France nous prend pas, ça fera partie de notre histoire. C’est quoi respecter une case dans un monde où tout part en vrille? C’est une vraie question que je pose. 24:56 Plein de jeunes viennent voir le film. Ecole ou pas école je sais pas, apprendre les fondamentaux du journalisme, avoir une bonne culture générale, se spécialiser. ----- Crédits : Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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4 avril 2019 - 00:21:19
Rendre la politique locale attractive pour le lecteur, c’est un défi permanent pour la presse régionale. Et c’est la raison pour laquelle Arnaud Wéry, qui officie depuis plus de dix ans à L’Avenir, le principal quotidien régional francophone en Belgique, a concocté avec quelques autres collègues… un jeu sérieux, plus communément surnommé newsgame ou serious game.  “Dans la peau d’un bourgmestre” (https://www.lavenir.net/extra/content/peau-bourgmestre/) a ainsi permis aux internautes de L’Avenir de se frotter aux dilemmes quotidiens des élus locaux, à la veille des élections communales de la fin 2018. Une expérience immersive que nous avons eu envie de détailler avec son créateur. Pourquoi faire jouer les lecteurs ? Qui se prête vraiment au jeu ? Peut-on résumer des enjeux de politique locale dans un jeu, même sérieux ? Comment s’y sont-ils pris ? L’expérience est-elle réplicable ? Qu’a-t-elle apporté au journal ? Toujours prompt à mettre en valeur les progrès réalisés par la bonne vieille presse papier sur le numérique, Arnaud Wéry détaille dans ce nouvel épisode d’A Parte la fabrication d’un jeu basé sur l’information et les faits. Découvrez le serious game “Dans la peau d’un bourgmestre (https://www.lavenir.net/extra/content/peau-bourgmestre/)” Lire l’article qu’Arnaud Wéry a écrit sur son blog (https://arnaudwery.wordpress.com/2018/09/18/pourquoi-et-comment-lavenir-net-a-lance-un-newsgame-pour-les-elections-communales/) au moment de la mise en ligne du newsgame, pour expliquer sa démarche  Jouer à “Le bon, la brute et le comptable (https://jplusplus.github.io/the-accountant/fr.html#/)”, qui a inspiré “Dans la peau d’un bourgmestre” Voir la vidéo tournée avec des lycéens (https://www.facebook.com/watch/?v=239073506769292) qui joue à “Dans la peau d’un bourgmestre”Retrouvez l'ensemble du travail d'Arnaud Wéry sur son portfolio Ginkio (https://ginkio.com/arnaudwery) ----- Pour vous repérer :  2’50 : Notre force, c’est l’information locale. On a regardé dans tous nos articles et on a tracé des thématiques 5’52 : Je me suis inspiré du jeu “Le bon, la brute et le comptable” et de ma dizaine d’années passées en agence locale.  7’34 : On ne voulait pas faire bricolage. Au contraire, on voulait montrer qu’on pouvait faire un média de presse quotidienne régionale qui abordait l’info autrement. C’est pour cela qu’on a intégré les infographistes de L’Avenir dans la conception. 9’07 : Tous les exemples sont basés sur des faits réels, donc des faits que j’ai eu l’occasion de couvrir (ou d’autres agences locales).  14’44 : C’est toujours compliqué de se faire comprendre avec d’autres métiers. Il y a beaucoup de discussions. Il faut prendre ce temps pour s’assurer qu’on se comprend bien. 17’25 : Au niveau de l’audience, on était vraiment dans ce qu’on attendait. ----- Crédits  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (www.twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (www.ginkio.com)
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21 mars 2019 - 00:19:35
Martin Antoine, à côté de son travail matinal à la radio Nostalgie, a décidé d’explorer Instagram pour présenter l’info à sa génération, très présente sur ce réseau social. Depuis 2 ans, il défriche les potentialités d’Insta pour un journaliste : design, musique, sondages… Son format actuel se présente comme un tour du monde quotidien des grandes actus politiques, culturelles et sportives. Deux barres rouges permettent d’identifier ses stories ainsi qu’une musique choisie pour chaque histoire. Martin se demande maintenant comment il va pouvoir poursuivre l’aventure. Il voudrait pouvoir produire du contenu propre pour vraiment émerger et se dit que l’actu locale pourrait y trouver un beau terrain d’expression. Retrouvez Martin Antoine et Infostories sur Instagram bien sûr: @infostories ----- 03:20 Ce sont mes amis qui sont des auditeurs de la radio mais qui sont des gens de 25-35 qui m’ont donné cette idée de créer un compte sur Instagram. Et des médias se sont lancé sur Discover sur Snapchat. 04:52  j’avais pas la connaissance de formats de médias d’info (sur Insta) à part Hugo Travers, surtout sur Youtube qu’il était connu. 05:53 en fait j’ai essayé plusieurs choses, à un moment rdv quotidiens, ça évolué avec des posts localisés avec une info par pays, j’essaie d’en faire 4-5 par jour 07:08 j’ai un véritable intérêt pour musique, cinéma. À côté passionné d’info donc je voulais que ce soit intégré. Essayé de hiérarchiser les stories, en me rendant compte que l’intérêt des gens. Insta permet de voir gens qui te suivent. 07:40 sur Insta quand tu swipe, tu vois le nb de gens qui ont regardé le slide. Tu vois la perte de gens. Quand tu commences avec une actu lourde les gens ont tendance à partir 08:12 c’est encore plus immédiat que les audiences télé, ça permet de s’adapter. A moment il faut quand définir un format et s’y tenir. Sinon tu changes tous les jours Ce qui marche c’est de commencer par un sujet léger et aller vers une info plus lourde 09:50 Possibilité maintenant d’avoir les retours via les commentaires, petite communauté. Petits sondages auprès abonnés . Retour immédiat sur ce qui fonctionne 11:01 le graphisme j’y connaissais rien. J’ai 36 ans, j’ai vraiment accroché avec Insta, j’ai délaissé Facebook. L’esthétisme prisme, monde de l’image, un simple contenu info sans esthétisme ça marche pas 15:55 se lever tôt, faire la radio, faire ça à côté ça demande du temps, j’essaie de me limiter. Chaque jour je passe 2h aprèm pour faire mes stories. Faire des sujets, sortir, prendre rdv, pas le temps. Mais c’est quelque chose qui pourrait se faire à terme. 18:10 J’aime bien l’info locale. Je pense que de faire un Infostories Lille, Toulouse, Strasbourg, avec des infos localisés, ça me plairait d’accompagner ce type de développement. ----- Crédits: Réalisateur.rice.s : Elise Colette (http://www.twitter.co/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (http://www.twitter.co/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible  (http://www.design216.com) Communication : Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (http://www.ginkio.com)
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7 mars 2019 - 00:39:03
Avant même que 10 ministres soient invités sur sa chaîne lors d’une émission marathon à l'occasion du Grand débat national - c’était le 19 février -, A Parte avait rencontré Jean Massiet.  Comment trouver meilleur représentant de l’innovation dans le traitement de l’information que ce jeune homme qui a décidé de commenter les traditionnelles Questions au gouvernement du mercredi à l’Assemblée nationale… sur Twitch, une plateforme de gameurs ?  Depuis ses débuts en 2015, Jean Massiet a bien grandi, sa chaîne et sa petite entreprise aussi. Il n’est plus seul à commenter en direct des événements politiques, il s’est installé dans les studios d’une entreprise de gaming, il a été repéré par Public Sénat et même, très récemment donc, par le service d’information au gouvernement. Mais son objectif n’a pas changé : en s’incrustant sur une plateforme où on commente Fortnite ou League of legends, il cherche à rendre la politique intelligible et intéressante à un public qui la méconnaît entièrement. Beau challenge, qu’il nous raconte dans A Parte. ----- Retrouvez Jean Massiet et les autres membres de son équipe sur toutes les chaînes d’Accropolis, à commencer par Twitch (https://www.twitch.tv/accropolis) évidemment et :  Youtube (https://www.youtube.com/channel/UCqv_wXmLSFtTDA39HQaLssQ)  Facebook (https://www.facebook.com/Accropolis/)  Twitter (https://twitter.com/Accropolis)  Et bien sur le portfolio de Jean Massiet sur Ginkio (https://ginkio.com/jean-massiet) ----- 4:21 : J’ai vu la difficulté qu’ont les politiques à se faire comprendre des citoyens. Et c’est là que j’ai eu l’idée de faire se rejoindre deux idées complètement contraires : le jeu vidéo et la politique. 5:22 : J’ai rempli un manque exprimé par ceux de ma génération : aucun format médiatique ne s’adressait aux jeunes pour leur parler de politique. 11:08 : Nous avons 80% de garçons et on en est très tristes. On a notre part de responsabilité, parce qu’on est essentiellement des garçons. On cherche à féminiser notre audience. Mais on subit le sexisme inhérent au web, au jeu vidéo et au monde politique, qui fait que les hommes s’intéressent au pouvoir et les femmes un peu moins et c’est très malheureux. Il faut qu’on touche plus de filles et qu’on convainquent les filles à regarder plus la politique.  21:31 : Pendant longtemps, il y avait de la condescendance de la part des journalistes et médias traditionnels par rapport à ce qu’on faisait. Puis on a sorti nos chiffres d’audience et quand ils ont vu qu’on faisait 2 à 5 fois plus d’audience que la chaîne parlementaire, ils ont commencé à se dire que c’était intéressant. Et maintenant il y a de la curiosité. Du coup les journalistes m’invitent dans leur podcast. Il y a un changement qui est en train de s’opérer. 37:00 : Les pouvoirs publics sont eux mêmes en train de pivoter. Ils cherchent d’autres agences d’engagement citoyen comme le nôtre, qui sont capables de toucher une audience jeune et qualifiée compliquée à toucher. Avec les gilets jaunes, c’est particulièrement visible. ----- Crédits :  Réalisateur.rice.s : Elise Colette (https://twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (http://www.design216.com)  Communication: Laurie Lejeune Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com) Production : Ginkio (http://ginkio.com)
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20 février 2019 - 00:32:52
Aude Favre est la première invitée d’A parte. Pourquoi ? Parce que c’est une journaliste qui n’a pas eu peur de mouiller la chemise et de passer de l’autre côté de la caméra pour défendre une cause qui nous est chère, à nous tous journalistes : la lutte contre les fake news. Non seulement lutte-t-elle, mais elle a même choisi les armes de l’ennemi : YouTube !  En créant sa chaîne “What The Fake”, devenue “WTFake”, juste avant l’élection présidentielle de 2017, Aude voulait aller là où sont ceux qui ne consultent pas forcément les médias traditionnels. Avec humour et enquêtes à l’appui.  Un an et demi plus tard, sa (toute) petite entreprise a pris de l’ampleur et ses vidéos sont aujourd’hui présentées dans la nouvelle chaîne (web) de France Télévisions, Slash.  Elle nous raconte son aventure dans A Parte. ------------------------------------------------------------- 2:46 : Je suis sur Youtube parce que c’est le média plus fun, le plus moderne, celui qui offre le plus de liberté 3:57 : Je ne me suis pas tout de suite dit : je vais aller sur YouTube. Mais à un moment donné, je me suis regardée dans la glace et je me suis dit : “Aude, c’est toi, tu dois le faire !” 06:07 : Passer des coups de fil à des politiques, c’est un truc que tous les journalistes font. Mais je le faisais sur YouTube et un peu marrant. Cela a marché 08:10 : J’aime les gens, je suis souriante naturellement, j’ai un côté love power 13:56 : Je considère que je fais du journalisme à 4000%. Je ne crois pas qu’un peu de mise en scène remette en cause quoi que ce soit de la légitimité de ce que je fais. 27:39 : Il faut innover. Il y a des milliards de formes de journalisme qui peuvent parler aux gens 28:09 : Les petites mains du journalisme, il faut qu’elles se racontent, qu’elles fassent surface 29:26 : A la fois c’est compliqué d’intégrer une rédaction mais il y a aussi aujourd’hui beaucoup plus d’outils qu’avant pour entrer en contact avec les responsables des médias ------------------------------------------------------------- Retrouvez Aude Favre sur :  YouTube (https://www.youtube.com/channel/UC8Ux-LOyEXeioYQ4LFzpBXw) France TV Slash (https://www.france.tv/slash/wtfake/) Facebook (https://www.facebook.com/AudeWhatTheFake/) Et consultez son portfolio sur Ginkio (https://ginkio.com/aude-favre)  ------------------------------------------------------------- Réalisateur.rice.s : Elise Colette (https://twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx) Réalisation et post-production : Raphaël Bellon Design graphique : Benjamin Laible (https://www.design216.com) Générique et habillage sonore : Boris Laible (https://www.borislaible.com) Production : Ginkio (https://www.ginkio.com)
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5 février 2019 - 00:01:25
Au commencement - vers l’an 2000 - il y eut les blogs… Puis vinrent les outils infographiques en ligne et les quiz interactifs.  Les webdocs ont eu leur petite heure de gloire. Mais Twitter a tout écrasé. Jusqu’à ce que... les vidéos carrées sous-titrées et les lives mettent tout le monde d’accord - et que les stories se popularisent.  Alors aujourd’hui, qu’est-ce qu’on fait de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ? Pour aborder toutes ces questions, nous avons décidé de nous lancer dans ce qui est le format du moment : un podcast. Avec ce podcast nous voulons prendre le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans, en leur demandant de nous faire entrer dans une de leurs productions particulièrement innovante.  Elise Colette (@elizco) et Jean-Baptiste Diebold (@xjbdx) --- Le flux RSS d'A parte : https://feed.ausha.co/yp0DZckRJxg3 (https://feed.ausha.co/yp0DZckRJxg3) Le site de Ginkio (https://ginkio.com/), les talents de l'information
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